mardi 24 mars 2009

L'HOMME DE MAIN D'UNION MONTRÉAL

Depuis qu'elle a été couronnée mairesse d'Outremont, Marie Cinq-Mars règne sans partage sur les destinées de l'arrondissement. Elle et tous les conseillers d'Outremont, sans exception, défendent les couleurs du parti du maire Tremblay.

Pourtant, il semble que la mairesse ne se satisfait pas du monopole absolu qu'elle exerce. Pour être heureuse, il lui faudrait en plus pouvoir mater les citoyens qui n'ont pas d'affiliations politiques.
De simples résidents osent-ils réclamer de leurs représentants qu'il rendent des comptes sur leurs faits et (absence de) gestes? La mairesse ne le prend pas. Elle vient donc de passer la commande à Jean-Richard Bélanger, son organisateur politique, de faire une job de bras.

Dans l'édition du 20 mars 2008 du journal Le Point d'Outremont, le président rémunéré (?) d'Union Montréal - Outremont mitraille comme un forcené les citoyens qui assistent aux séances du conseil d'arrondissement.

Ce que Jean-Richard Bélanger ne peut pas blairer, ce sont les résidents qui s'intéressent à la chose publique sans flatter dans le sens du poil le parti unique au pouvoir.


Le président d'Union Montréal dénigre, méprise et condamne plusieurs citoyens qui ne sont liés d'aucune façon entre eux, sinon que par le fait qu'ils habitent tous le même quartier. Faut-il être de connivence pour dénoncer les façons de faire (ou de ne rien faire) des élus? Il est particulièrement odieux que M. Bélanger n'ait même pas le courage d'identifier ses victimes par leur nom. En dégorgeant sa bile partisane, le directeur de conscience de Marie Cinq-Mars craindrait-il les poursuites?


Je figure en première place sur sa liste des citoyens à éliminer. Je suis celui que M. Bélanger accuse de n'être qu'un vulgaire voyeur raciste qui s'excite à épier les rituels kabbalistiques d'une secte. Qu'il sache, le pauvre homme, que je ne me scandalise pas des pratiques rigoristes d'un groupe ultra religieux, mais bien plutôt des moeurs très relâchées des politiciens qui traitent ou maltraitent les citoyens selon qu'ils sont du bon ou du mauvais bord.

Le président d'Union Montréal me reproche d'alimenter un blogue et d'alerter les médias. Tiens donc. Serait-il contre la liberté d'expression, ce démocrate à temps perdu? Faut-il faire "couche couche panier" parce que nos questions sont susceptibles de mettre les élus face à leurs propres contradictions? Que je sache, ni moi, ni les autres citoyens qu'il dénigre ne sommes à la tête de Power Corporation ou de Radio-Canada et n'avons aucun ascendant sur les artisans de l'actualité qui, depuis les audiences de la commission Bouchard-Taylor, ont braqué si souvent leurs objectifs et leurs plumes sur nos élus municipaux et leurs amis. Pourquoi donc cette phobie des médias puisque vous êtes blanc comme neige?


Le justicier de l'UCIM soutient que je "ne respecte pas les règles civiques qui prévalent aux assemblées du conseil" et que je bénéficie de "la patience de la mairesse qui répond à (mes) questions". Laissez-moi rire. Je rappellerai à M. Bélanger que si Mme Cinq-Mars avait une seule fois répondu avec un minimum d'honnêteté ou de transparence à nos questions au cours des 15 derniers mois, nous n'aurions pas eu à revenir à la charge pour tenter de percer son mur du silence. Dire qu'on pensait que l'Omerta, c'était en Sicile!


En passant, à quoi peut bien faire allusion M. Bélanger lorsqu'il écrit que nous sommes "outragé à outrance pour la moindre petite erreur sans grande conséquence"? Sans doute veut-il parler du petit dépassement de coût de 6 millions de dollars pour notre merveilleux centre communautaire intergénérationnel (CCI). À moins que ce ne soit le fait que depuis les neuf ans qu'elle est en politique active, Marie Cinq-Mars a "oublié" de traiter de la question des lieux de culte et des dortoirs illégaux.


C'est vrai que l'application d'une politique des Deux poids, deux mesures en matière de contravention de stationnement, de travaux sans permis ou de non-respect d'ordonnances de fermeture de chantiers, c'est un pet qu'il ne vaut pas la peine de renifler.


À quoi bon aussi faire des chichis pour des conseillers municipaux, des policiers, des agents de la Sécurité publique qui se font offrir au rabais un voyage à New York par les dirigeants d'une secte religieuse qui cherche, en retour, à obtenir des faveurs particulières. Ça ne valait sûrement pas non plus la peine de dénoncer nos élus qui calaient à notre santé des caisses de Scotch Glenfiddich sur les heures de bureau. C'est aussi des enfantillages que de demander la destitution d'un homme qui siège à un comité destiné à rapprocher les communautés alors qu'il a fait cent fois la preuve qu'ils se foutait éperdument des règlements municipaux. Il a raison, M. Bélanger. Nous nous agitons pour des vétilles.


Et toute cette belle élite voudrait que nous lui fassions des courbettes? Si la classe politique souhaite que les citoyens respectent scrupuleusement leurs représentants et les règles de procédure, peut-être faudrait-il qu'elle fasse elle-même preuve d'un minimum de respect à l'égard de ces mêmes citoyens.


Jean-Richar Bélanger a-t-il déjà oublié qu'il a lui même chahuté des résidents qui étaient au micro? Il était aussi présent à l'assemblée du conseil de février dernier lorsque Cinq-Mars, sa protégée, m'a publiquement - et à tort! - traité de menteur. Et deux fois plutôt qu'une. Je défie quiconque de nous donner un exemple, hors Outremont, d'un président d'assemblée qui se permet de tels propos calomnieux. Dans ce contexte, il faut être drôlement gonflé pour pointer du doigt et blâmer les citoyens.

Avant que je n'oublie, ne manquez pas la prochaine séance du conseil, le 6 avril. Ça promet! Entre temps, vous aurez droit à une chronique bien sentie sur le thème du MENSONGE qui finit toujours par rattraper son auteure.

À une époque où les démocrates se préoccupent de la désaffection et du cynisme des citoyens à l'égard de la chose publique, il faut avoir du front tout le tour de la tête pour accuser ceux qui se donnent encore la peine d'assister aux séances du conseil "de se réunir dans le vestibule de la salle du conseil" entre deux périodes de questions.

C'est totalement faux, mais supposons un instant que cela se soit avéré. C'est quoi son problème? Les élus ont une batterie de fonctionnaires pour préparer leur cirque pendant des semaines. Les résidents, eux, ont à peine quelques minutes par mois pour poser leurs questions à des élus fuyants comme des anguilles. Il est où le scandale sinon le fait même que les élus nous prennent pour des valises?


Ce qui est honteux, c'est que la mairesse en soit réduite à demander à son directeur de parti d'arroser ses propres citoyens et de tirer sur les messagers plutôt que de combattre les véritables foyers d'incendie. En agissant ainsi, elle ne fait qu'ajouter de l'huile sur le feu. À huit mois des élections, on le voit, le torchon brûle et Marie Cinq-Mars a perdu le contrôle du brasier. Remarquez que si vous le souhaitez, et jusqu'au jour où sera remis à l'arrondissement de Verdun le camion-échelle dont les résidents d'Outremont ont défrayé l'achat, nous pouvons encore appeler les pompiers!

samedi 14 mars 2009

LE DÉPOTOIR D'OUTREMONT VICTIME DE CONCURRENCE DÉLOYALE

Le 18 avril 2008, des membres de la secte hassidique, Mayer Feig en tête, se donnaient rendez-vous au dépotoir municipal d'Outremont pour la cérémonie de la crémation du pain. Bien sûr, la fête ne s'était pas limitée au dépotoir. On en a pour preuve les tonnes de déchets cachers balancés dans les ruelles de l'arrondissement et qui, trois jours durant, avaient permis à la vermine et aux rongeurs de faire bombance.

Moins de trois semaines plus tôt, dans un article publié dans Le Devoir, Marie Cinq-Mars vantait les efforts déployés par son arrondissement auprès de la communauté hassidique en matière de recyclage sur le territoire.

Même s'il manque encore un bon mois avant l'édition 2009 de la cérémonie de la crémation du pain et la "Passover", des montagnes de déchets s'accumulent déjà dangereusement dans l'arrière cour de la synagogue Satmar Yetev Lev, au coin des rues Hutchison et Saint-Viateur. S'agirait-il d'une simple pratique en vue des célébrations qui s'en viennent? Depuis les fenêtres dégivrées du YMCA de l'avenue du Parc, ce n'est pas beau à voir.

Vous vous souvenez de la publicité électorale (cliquer sur la photo ci-haut) que Marie Cinq-Mars avait fait imprimer pour annoncer son intention de briguer la mairie d'Outremont? Toute souriante aux côtés de son mentor Gérald Tremblay, elle dénonçait
ses "adversaires politiques qui tentent de salir Outremont". On en vient à se demander aujourd'hui à qui la future mairesse faisait vraiment allusion.


Comment une telle insalubrité peut-elle être tolérée par l'administration du maire Tremblay? Comment se fait-il que celui qui se targue de faire de la propreté sa priorité ferme les yeux sur ce mini dépotoir?

On comprend d'autant moins cette situation que M. Feig a longtemps siégé au comité sur les relations intercommunautaires d'Outremont en plus d'être un dirigeant du Jewish orthodox community council (JOCC) et un porte-parole de la synagogue en question.


En passant, M. Tremblay, dix mois après le reportage de Radio-Canada du 26 mai 2008 qui nous avait confirmé l'existence d'un dortoir totalement illégal annexé à cette synagogue, qu'avez-vous fait? Rien, semble-t-il, puisque ses squatteurs clandestins y coulent toujours des jours paisibles. Qu'attendez-vous pour faire barricader ce repère infect?. Qu'on oublie son existence? Pas de chance. L'été prochain, même les yeux fermés, les effluves fétides qui s'en échapperont nous sauteront toujours au nez!

Maintenant, si vous avez le coeur bien accroché, jetez un coup d'oeil aux photos qui suivent. N'oubliez pas de prendre un grand respire et de vous pincer le nez.





Le 15
février 2009, les pigeons se payaient la traite avec les restes de table de la synagogue du 5555 Hutchison. Le bout de ruelle qui sépare le YMCA de la synagogue est un véritable dépotoir.













Les femmes en shorts de gym du YMCA se seraient-elles mises au Kedem?


















Voici la cour du dortoir mitoyen à la synagogue du 5555 Hutchison, le 1er mars 2009. Un fatras de sacs de déchets et de carcasses de vieux néons s'empilent par couches successives dans la cour.










Une partie des néons fragiles jetés tout bonnement à la ruelle. Ce n'est pas d'aujourd'hui que les choses sont jetées à la ruelle.

Les vidangeurs s'arrangeront bien. C'est leur job, non?















Vue impayable de la cour arrière de la synagogue depuis le YMCA. Les sacs s'accumulent jusque dans l'escalier de secours.







Avec le redoux, les sacs de poubelles empilés refont surface. Notez qu'il s'agit ici de la cour du
dortoir illégal qu'avait débusqué le journaliste Alain Picard dans son reportage du 26 mai 2008 diffusé sur les ondes de la télévision de Radio-Canada.








En façade, les fenêtres du dortoir du 5565 Hutchison qui donnent sur la rue servent de régrigérateur pour le lait Mehadrin et quoi d'autre encore! Ragoutant, non?


















Au deuxième aussi les pensionnaires ont faim!

vendredi 6 mars 2009

LE BRAS DE FER ENTRE LES CITOYENS ET LA VILLE



À 13h, cet après-midi (vendredi), l'honorable juge Hélène Le Bel de la Cour supérieure du Québec a mis fin à l'audition de
la cause Benoît Dupuis c. la Ville de Montréal et l'arrondissement du Plateau Mont-Royal. Le résident de la rue Hutchison représenté par Me Ricardo Hrtschan conteste la légalité du processus référendaire tenu par l'arrondissement du Plateau Mont-Royal à l'automne 2008. Il estime qu'en refusant le droit aux citoyens qui habitent du côté ouest de la rue Hutchison de se prononcer sur l'agrandissement d'une synagogue établie sur sa rue zonée strictement résidentielle, la Ville a agi illégalement. M. Dupuis soutient que le geste de la Ville a lésé les résidents de la rue Hutchison qui subiront les nuisances qui résulteront de l'agrandissement éventuel de cette synagogue. 

Le 4 et le 6 mars dernier, l'aura de Me Hrtschan planait au-dessus de la Salle des Pas Perdus du palais de Justice de Montréal

L'enjeu de cette cause va bien au-delà du simple cas de l'agrandissement de la synagogue du 5363 Hutchison. Il soulève le problème qui se présente le long de toutes les frontières des arrondissements des plus importantes municipalités fusionnées du Québec. Ce n'est pas pour rien que cette cause, débattue dans la salle 15.01 du 
palais de Justice de Montréal, avait déjà mobilisé les énergies du juge et des deux procureurs adverses durant toute la journée du mercredi précédent. Chaud, chaud, chaud, le dossier!

Les procureurs Hrtschan et son vis-à-vis, Me Éric Couture, le 4 mars 2009, lors d'une trève de plaidoirie dans la salle 15.01 du palais de Justice de Montréal.

Rappelons que le 29 novembre 2008, l'avocat de M. Dupuis a déjà obtenu l'interdiction pour la Ville de délivrer un permis de construction aux administrateurs de la synagogue du 5363 Hutchison. Ces derniers ne pourront entreprendre aucuns travaux tant que jugement sur le fond du litige ne sera pas rendu par le juge Le Bel. Le magistrat a six mois pour rédiger son jugement fort attendu tant par les résidents d'Outremont, du Plateau et de plusieurs autres arrondissements à travers le Québec que par les autorités de plusieurs municipalités.

Sans évidemment pouvoir présumer du résultat de cette cause, les citoyens présents aux audiences ont tout de même eu le sentiment que les arguments de Me Hrtschan étaient très solides, fort bien étayés et... très porteurs d'espoir. Nous croisons les doigts... mais pas les bras!


samedi 28 février 2009

LA TACHE ORIGINELLE

Depuis qu'elle occupe le poste de maire de l'arrondissement d'Outremont, Marie Cinq-Mars se gargarise de sa vertu et se drape du blanc manteau de l'intégrité.

Chaque fois qu'une question lui est adressée à propos de la politique des Deux poids, deux mesures qui sévit depuis des décennies, la mairesse a pris l'étonnante habitude de commencer ses réponses par un "Depuis que je suis mairesse..." Belle façon de prendre ses distances d'avec l'administration précédente dont elle a pourtant été un élément charnière pendant plus de huit ans.

Mais qui est dupe d'une telle entourloupette destinée à nous faire croire que l'histoire d'Outremont commence avec le début de son propre règne?

Dans l'entrevue qu'elle a accordée à L'Express d'Outremont, le 12 février dernier, Marie Cinq-Mars en profite une fois encore pour tenter de se refaire une virginité politique.

La mairesse peut bien répéter que c'est pas beau "de faire des allégations qui sont fausses", en moins de 305 mots, elle a trouvé le tour de déformer la réalité, de désinformer la population, de nier l'évidence et de nous abreuver de contrevérités quand ce n'est pas tout simplement des faussetés. Faut le faire!

Par où commencer? Par la fin, tiens! Lorsque le journaliste lui demande si elle a étudié les preuves qui sont incriminantes pour Michael Rosenberg qui siège au comité des affaires intercommunautaires d'Outremont, Cinq-Mars prend bien soin de ne pas répondre à la question.

Elle préfère nettement y aller d'une allégation plus que douteuse. Voyez sa réponse: "M. Rosenberg est membre d'un comité comme Mme (Céline) Forget est membre d'un comité... ce sont aux bénévoles eux-mêmes, entre eux, de décider si jamais ils ne veulent pas que quelqu'un fasse partie du comité."

Tiens! Tiens! Ce sont les copains bénévoles siégeant ensemble au comité qui décident entre eux d'actionner la trappe pour chasser un des leurs qui nuirait à la bonne marche du processus? Elle est bien bonne, celle-là!

Cette "blague" qui a fait sursauter Mme Forget (cliquer ici pour lires sa réplique dans L'Express d'Outremont) ferait certainement pouffer de rire Jean-Claude Patenaude, l'ancien conseiller politique du maire Harbour à qui Marie Cinq-Mars vouait alors une loyauté sans faille.

Imaginez. En 2005, alors qu'elle était membre d'un des comités (appelés commissions, à l'époque) de l'arrondissement, Mme Céline Forget, une ancienne conseillère municipale d'Outremont, reçoit une lettre provenant du cabinet même du maire Harbour.


La missive, datée du 22 décembre 2005, lui annonce qu'elle est tout bonnement éjectée du comité dans lequel elle était impliquée bénévolement.

(cliquer sur le document ci-contre)

La raison "officielle" stipulée dans la lettre signée par le conseiller politique du maire Harbour? L'implication de la rivale politique du parti au pouvoir ne s'inscrit pas dans la logique d'aide de prise de décisions souhaitée par le Conseil.

Quant à M. Rosenberg, lui, son mandat est renouvelé automatiquement d'année en année. C'était encore le cas en 2008, en dépit de la crise qu'il a lui-même suscitée au sein de l'arrondissement en raison de son comportement délinquant, de son mépris pour les lois, les règlements et les citoyens envers qui s'était engagé sur la voie du rapprochement intercommunautaire.

Il a beau être au centre d'une controverse qui a cours depuis maintenant plus de 16 mois, ses confrères bénévoles, tout comme les élus municipaux n'ont jamais osé le destituer. Il semble que ce soit Business as usual. C'est vrai que dans le cas du président de Rosdev, on peut se demander si ce n'est pas le dirigeant hassidique lui même qui "calle les shot" à l'arrondissement.

Quoi qu'il en soit,
on réalise de plus en plus qu'un hymen politique, ça ne se recoud pas aussi facilement qu'on le voudrait. Ce serait déjà un bon départ si Marie Cinq-Mars arrêtait de crier "Au menteur!" à tort et à travers à ses concitoyens. À moins, bien sûr, qu'elle parvienne à nous convaincre que, contrairement au reste de l'humanité, elle n'a pas été souillée par la tache originelle!

dimanche 22 février 2009

LE ROULEAU COMPRESSEUR

Ça fait des lustres que M. Alex Werzberger nous joue sa vieille cassette comme un mantra rabbinique. À tel point que lorsqu'il répond aux questions des journalistes, on pourrait faire du lipsing ou du karaoke sur ses belles paroles.

Beau temps, mauvais temps, Werzberger
chante la bonne foi, le respect, la sincérité et les mœurs élevées de sa "petite communauté paisible". Et que dire de son envie irrépressible de tisser des liens étroits avec le reste du monde.

Pourtant, si vous avez lu l'entrevue que le porte-parole hassidique a donné à L'Express d'Outremont, le 12 février dernier, vous devrez convenir avec nous que son prêchi-prêcha n'est que bouillie pour les chats.

Werzberger veut faire sa loi qu'importe si, pour cela, il lui faut piétiner les lois démocratiques en place.

Faisant allusion à la règlementation municipale qui interdit les synagogues dans les zones résidentielles, Werzberger est intraitable: "Les empêchements légaux ou l'activisme soi-disant laïciste... ne représentent que des problèmes contingents à renverser ou à contourner". En d'autres mots, si vous vous mettez en travers de notre chemin, nous vous passerons sur le corps.
Plus clair que ça, tu meurs!

Werzberger s'engage à combattre tout ce qui pourrait entraver ce qu'il appelle le "libre développement des lieux de culte" en milieu résidentiel. On ne pourra plus dire qu'il ne nous a pas averti. Pourtant, les Cinq-Mars, Moffatt et compagnie restent prosternés à quatre pattes devant ce théocrate de première.

Démagogue au point d'en être risible, le dirigeant Satmar mise sur la méconnaissance des goys pour nous faire croire qu'il est impensable pour ses ouailles de
déménager leurs rouleaux de prières et leurs pénates sur les rues commerciales.

Son argument? Les hassidim sont forcés par leur religion d'habiter à proximité de leurs synagogues. Essaie-t-il encore de nous faire gober que ses pieux coreligionnaires ne peuvent marcher un coin de rues pour aller prier? Foutaise!
Qu'il gèle ou qu'il tombe des cordes, même Michael Rosenberg qui habite à près d'un kilomètre de sa synagogue du 5253 Hutchison se tape le parcours à pied, chaque jour de Sabbat que le petit Jésus amène.

Et puis d'ailleurs, rappelez-vous. Il y a déjà 20 ans, même l'ancien maire Jérome Choquette avait compris la "game". Dans une entrevue accordée à La Presse, le 14 septembre 1988, Choquette ne s'en était pas laissé compter. "Le problème, dit-il, c'est que les juifs préfèrent les avenues résidentielles, plus propices aux activités religieuses. Pourtant, continue-t-il, ils ont déjà des synagogues dans les rues commerciales. Je ne crois pas que cette objection soit majeure pour eux." S'il vous plaît, M. Werzberger épargnez-nous donc vos histoires à dormir debout.

On en a aussi jusque là de sa stratégie aussi grossière que naïve qui consiste à qualifier
de malveillants, de fauteurs de trouble et d'antisémites, les "hors caste" qui ne se laissent pas rouler dans sa farine cachère.

En bon prédateur, Werzberger est passé maître dans l'art de cibler un coupable, de chercher à l'isoler et
à le démoniser à qui mieux mieux. Qu'importe que 40, 158 ou plus de 250 citoyens signent une demande de destitution, un mémoire pour la commission Bouchard-Taylor ou une pétition exigeant la fermeture d'une synagogue illégale, le président du Conseil d'organisations hassidiques d'Outremont (COHO) n'y voit toujours que l'œuvre diabolique d'un seul empêcheur de prier en rond. Nous serions 20 000 à contester sa mauvaise foi qu'il chercherait encore à jeter le blâme sur un seul individu. C'est tellement plus facile à combattre et combien plus rassurant.

De grâce, Marie,
Louis, Michael, Max, Mayer, Moshe et tous ceux qui l'aiment, changez-lui sa cassette rayée. Vous lui rendrez un service qui vous sera certainement rendu au moment du Jugement dernier.

lundi 16 février 2009

LE FESTIVAL DU CROUTON PLASTIFIÉ

La semaine dernière, dans l'entrevue qu'il a accordée à L'Express d'Outremont, le conseiller Louis Moffatt se pétait les bretelles. Faut dire qu'il en a abattu du travail en trois ou quatre ans passés à la tête du Comité permanent sur les relations intercommunautaires.

Voyez un peu. Lorsque le journaliste lui demande de donner des exemples de ce qu'il a accompli avec son Comité, Moffatt ne trouve rien de mieux à présenter que le rituel de la crémation du pain. "C'est un événement public où tout le monde peut aller; juifs et non juifs", dit-il fièrement.

C'est tout ce qui lui est venue à l'esprit pour vendre les mérites et la pertinence de son comité? On ne voudrait pas faire les rabat-joie, mais c'est pic-pic comme bilan, vous ne trouvez pas?

Si vous voulez trouver un spécimen non-hassidique dans la masse des joyeux fêtards qui se sont réunis le 18 avril 2008, sortez vos microscopes. On les cherche encore.

Me semble de voir nos petites familles arméniennes, maronites, grecques, italiennes, chinoises et francophones se "greyer de botterleaux" et s'en aller gaiement faire une
sortie au dépotoir municipal. Félicitation pour votre beau programme, Louis! Ça c'est définitivement voué à rapprocher les communautés d'Outremont.

Chevauchant les sapins rouillés du dernier Noël, les sacs Glad éventrés, les vieux rouleaux de tapis maculés de boue, les carcasses de pneus usés à la fesse et les restes de gyproc bouffi, tout ce beau monde se réunirait autour d'un bout de tuyau centenaire exhumé des entrailles de l'avenue Bernard. On y ferait un espèce de feu de la Saint-Jean que nos concitoyens hassidim alimenteraient en lançant des croutons de pain emballés dans des sacs de plastique de chez Benty's. À côté de ça, c'est sûr, le Festival mondial de folklore de Drummondville a des croutes à manger s'il ne veut pas se faire damer le pion par Outremont.

Qu'attendent Moffatt et le conseil d'arrondissement uni sous la bannière de l'UCIM pour réclamer une place de choix dans la prochaine édition du Guide Michelin? Outremontais de bonne volonté, avouez que vous brûlez d'envie d'entrer dans la ronde et de danser au milieu de ce décor de rêve.


mercredi 11 février 2009

LES LUNDIS DE LA MATRAQUE

Au cours des deux dernières assemblées du conseil (janvier et février 2009), la mairesse d'Outremont a manifestement perdu tout sens de la mesure. À CINQ reprises, Marie Cinq-Mars a réclamé l'intervention de ses agents de la Sécurité publique pour renvoyer s'asseoir ou bouter hors de la salle du conseil autant de citoyens qui avaient pris leur tour au micro. Même Stéphane Harbour, son prédécesseur déchu, n'était jamais descendu si bas pour bâillonner les citoyens.

Un citoyen présent à la séance du conseil a immortalisé l'instant où un agent de la Sécurité publique exécutait l'ordre d'expulsion abusif lancé par la mairesse d'Outremont.

Pourtant, les résidents sur place ne s'étaient pas adonnés à une séance du lancer du soulier contre l'autorité en place, pas plus qu'ils n'avaient usé d'un langage ordurier ou obscène. Ce fut la présidente de l'assemblée elle-même qui, moutarde au nez, a lancé les hostilités en insultant tout d'abord un membre du parti Vision Montréal venu au micro au début de la première période de questions."Je suis tannée des mensonges qui passent partout", tonna-t-elle.

Était-ce bien la même femme qui, cinq minutes plus tôt, avait récité son oraison laïque, implorant qu'il lui soit donné de ne désirer que ce qui est juste, d'agir avec prudence et de fonder ses décisions sur un savoir éclairé?

Ne venait-elle pas aussi de nous rappeler que les débats entre les membres du conseil et les citoyens étaient prohibés?

Je laisserai aux autres intervenants pris à partie le soin de se défendre eux-mêmes. Pour ma part, je me dois de dénoncer le comportement hystérique et les accusations fallacieuses de la présidence de cette assemblée à mon endroit. Ses grossières allégations sans fondement n'avaient pour but que de me discréditer et de salir ma réputation (lire la chronique du 29 janvier du site Outremont autrement)

Rétablissons les faits. C'est pendant que le conseiller Louis Moffat tentait de se dépêtrer d'une question que je lui posais que Mme Cinq-Mars a choisi de s'auto dégoupiller en m'accusant d'avoir menti sur deux faits qui, de surcroît, n'avaient aucun lien avec la question que j'avais amené devant le conseil.

Marie Cinq-Mars m'a d'abord accusé d'avoir dit qu'un autobus intercité illégalement stationné sur la rue Champagneur, le 14 novembre 2008, n'avait pas reçu de contravention. Or il s'avère que je n'ai jamais dit ou écrit une telle chose.

Pour vous en convaincre, retournez lire notre chronique du 11 janvier 2009 à propos du sondage réalisé par les élus d'Outremont sur l'inversion d'une portion de l'avenue Champagneur. Dans son emportement, la mairesse a versé dans la grossière calomnie.

Contrairement à ce qu'elle a colporté, ce n'était pas moi
qui avait soulevé cette question lors de l'assemblée du conseil de janvier 2009. De mémoire, c'était plutôt un jeune père de famille habitant sur ce tronçon de l'avenue Champagneur qui en avait fait allusion.

Poursuivant sa charge hargneuse, la mairesse m'a aussi accusé d'avoir faussement rapporté sur mon blogue qu'il arrivait à l'arrondissement de recourir à des interprètes pour envoyer des documents traduits en yiddish aux membres de la communauté hassidique. Pourtant, si vous réécoutez bien les propos qu'elle a prononcés le 27 octobre 2008, lors de la séance du conseil de la ville centre, Mme Cinq-Mars a dit textuellement, et je cite: "On a des fois des communications qui leur (les hassidim) sont envoyés dans leur langue avec un interprète". Éclairez-nous, Mme Cinq-Mars. Quelle est la langue des hassidim d'Outremont si ce n'est le yiddish? Peut-être soutiendrez-vous que vous vous êtes très mal exprimée. Ayez au moins la décence de ne pas en blâmer vos concitoyens attentifs.

Quant à votre menace de recourir à des moyens légaux contre les gens qui font des allégations, comme vous vous en êtes confiée aux journalistes présents dans la salle, nous vous invitons à y penser à deux fois. Rappelez-vous que châtiment bien ordonné commence par soi-même.

Le 2 février dernier, le poste que vous occupez ne vous dispensait pas de la probité, de l'intégrité et du décorum que vous exigez de vos "sujets". Et puis, de grâce... à l'avenir, épargnez-nous vos parodies de justice expéditive à la chinoise. C'est la dernière chose dont Outremont a besoin en cette année d'élection.

mercredi 4 février 2009

LE BLOC HASSIDIQUE

Vous avez lu la chronique de Gil Courtemanche publiée dans Le Devoir de samedi dernier? Ça s'intitule La médiocrité. Le journaliste dénonce les considérations bassement électoralistes qui ont amené le gouvernement Harper à accoucher de son dernier budget. Courtemanche déplore le fait que ledit budget n'est rien d'autre qu'un exercice comptable destiné à gagner les votes nécessaires à sa survie politique.

Cette médiocrité dont parle le chroniqueur ne se limite pas à la politique fédérale. Elle dégouline par gravité au niveau provincial pour se répandre jusqu'au petit monde municipal.

Quelques temps après notre passage à la commission Bouchard-Taylor, un conseiller du ministre libéral Raymond Bachand nous avait rencontrés dans un café d'Outremont. Il minimisait le poids de la représentation hassidique dans le cadre d'une élection provinciale. "Les gens en font tout un plat, disait-il, mais ils ne sont guère plus de 2 000 à voter dans la circonscription d'Outremont".

Présenté ainsi, c'est vrai que cela ne semble pas peser très lourd dans la balance démocratique. Mais dans le contexte où à peine 57,3% des 40 498 citoyens inscrits sur la liste électorale se sont prévalu de leur droit de vote à la dernière élection provinciale, 2 000 ultra religieux qui tracent leur croix à l'unisson selon les directives de leur rabbin et de quelques dirigeants de la secte, cela constitue un bloc sur lequel les politiciens ne relèvent pas le nez, bien au contraire.

Pour vous en convaincre, jetez donc un coup d'œil au cliché qui a immortalisé la soirée électorale du 8 décembre 2008 (le Point d'Outremont
). Qui voit-on célébrer aux côtés de Raymond Bachand? Nul autre que le président de la Coalition des organismes hassidiques d'Outremont (COHO), le Satmar Alex Werzberger. Il est accompagné de Mayer Feig (derrière le ministre), l'ultra orthodoxe Bobov qui administre le Jewish orthodox community council (JOCC) avec nul autre que le puissant et célèbre Michael Rosenberg, président de l'empire immobilier Rosdev. Flanqué d'une telle garde rapprochée, le ministre ne peut être qu'entre bonnes mains!

Ci-contre, une page du News Flash distribué de porte à porte à Outremont. Ilrend ici hommage à Mayer (Meir) Feig, émissaire diplomatique émérite de la communauté hassidique auprès de l'hôtel de ville d'Outremont. Rappelons que M. Feig a été l'organisateur du très controversé voyage des autorités municipales outremontaises dans les enclaves hassidiques de New York, à l'été 2005. Il fraye aussi dans l'entourage de Steven Harper (cliquer ici pour voir une autre photo)

Au niveau municipal, la pression du bloc hassidique se fait sentir de façon nettement plus aigüe. Imaginez. Lors de la dernière élection partielle de décembre 2007, à peine 4 425 électeurs outremontais inscrits se sont prévalus de leur droit de vote. C'est un taux de participation d'à peine 28,77%. Face à un tel scénario, quelques 2000 religieux intégristes qui ne reculent devant aucune tempête hivernale (fût-elle un déluge de neige, un verglas apocalyptique ou autre), cela ne représente plus une simple balance du pouvoir, mais bien plutôt une quasi majorité. Forts d'environ 45% des votes exprimés, les dirigeants ultra orthodoxes ne demandent pas de faveurs. Ils dictent leurs exigences. Et, de toute évidence, il n'y a pas de Choquette, d'Unterberg, de Harbour, de Cinq-Mars ou de Tremblay qui sache résister et se tenir debout face à cette vague théocratique qui, si on se fie à leurs projections démographiques, s'apprête à devenir rien de moins qu'un tsunami.

Qui doit-on blâmer pour ce foutoir urbain? Les hassidim? Mais non, chers citoyens, mais non! Eux ne font que profiter de la situation qui se présente à eux.

Mais si ce ne sont pas les ultra orthodoxes qu'il faut pointer du doigt, qui alors? Nos élus qui veulent s'accrocher au pouvoir? Là, vous commencez sérieusement à brûler.

Écoutez. Ne le répétez pas trop fort mais, entre nous, les vrais responsables de la triste situation qui règne dans nos arrondissements c'est... NOUS! Nous qui restons assis sur notre steak et qui négligeons, par cynisme, défaitisme, je-m'en-foutisme, nombrilisme ou enfant-gâtisme, d'exercer notre droit de vote, ce levier formidable qui,
pour paraphraser un Archimède un peu fleur bleue, pourrait nous permettre de soulever nos aspirations jusqu'à la lune.

Si nous ne réagissons pas, les spectateurs qui, de là-haut, nous regarderont nous avachir pour de bon n'auront qu'un seul commentaire à nous faire: "Votre performance a été médiocre, alors... bien fait pour vous!"

jeudi 29 janvier 2009

LES FRÈRES TREMBLAY ET LES COMMUNAUTÉS CULTURELLES


Gérald Tremblay vient de muter son frère Marcel. Des souffleuses, le frère du maire glisse du côté des communautés culturelles. Après toutes ces années de pelletage éreintant, certains pourraient croire que cette mutation est une semi-retraite bien méritée. Ce serait trop beau. La pente des communautés culturelles est au moins aussi glissante que les trottoirs de Montréal.

Ce n'est pas à ce poste que Marcel pourra "souffler". Et, malheureusement pour lui, sur le Plateau, comme à Outremont, le délicat dossier de la secte hassidique débordera à l'occasion sur ses anciennes fonctions.
Pour s'en convaincre, qu'il suffise de voir les avalanches d'ordures qui s'accumulent semaine après semaine derrière le dortoir (dont l'un est illégal) de la synagogue Satmar voisine du YMCA de l'avenue du Parc. La masse de détritus est telle qu'elle nuit même au déneigement de la ruelle. Non, Marcel Tremblay n'y échappera pas.

Comble de la défiance et du mépris de certaines personnes de la secte face à la réglementation: les gros sacs sont empilés autour du poteau marqué d'une plaque municipale interdisant justement qu'on y ... dépose des ordures!

Le 29 janvier 2009, la montagne de sacs verts atteignaient presque le haut de la clôture de bois derrière le dortoir hassidique.

25, 26, 27, 28.... Combien comptez-vous de sacs Glad autour du poteau (ne comptez pas les sacs appuyés contre le mur de la synagogue)?









Comment expliquer que les dirigeants ultra orthodoxes de cette synagogue favorisent le "tout au dépotoir" alors que dans Le Devoir du 29 mars 2008, la mairesse d'Outremont n'avait que des félicitations à faire à la communauté hassidique pour sa conscience sociale en matière de recyclage?

En sachant combien les frontières des arrondissements sont étanches pour Gérald Tremblay et ses émules Fotopulos et Cinq-Mars, on pourrait tenter une explication: la synagogue fautive se trouve sur le côté de la rue Hutchison qui appartient à l'arrondissement du Plateau. Marie Cinq-Mars sauve donc la face puisqu'elle parlait des hassidim d'Outremont. Vive les frontières d'arrondissements!

Nous suggérons donc à Marcel Tremblay de faire comme Cinq-Mars. Puisque de très nombreuses écoles hassidiques illégales n'enseignent ni le français, ni l'anglais, il pourra faire financer
des dépliants en yiddish par l'ensemble des contribuables. Félicitations pour votre promotion, M. Tremblay.

jeudi 15 janvier 2009

LA PIRE CHOSE AU MONDE

Lorsqu'il prêche la vertu devant caméras, le bon peuple aimerait bien l'avoir comme "mononcle".

Ce libre penseur qui n'a aucune espèce de sympathie pour
les fanatismes religieux, l'extrémisme politique ou les bars de danseuses, est l'adversaire
avoué d'une rectitude politique qui force les gens à se taire par crainte d'être pointé du doigt par un groupe hypersensible.

Ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir un "mononcle" à
Westmount qui appuie le NPD,
qui raconte sur You Tube que Françoise David est "cette lueur d'espoir du combat contre les années de néo-libéralisme cruel basé sur les intérêts des riches et des puissants" et qui s'insurge contre la manipulation par les plus riches et la corruption qui gangrène notre démocratie moderne.

Pas plus tard que le 8 janvier dernier, Me Julius Grey a profité de l'émission
Club social
sur TV5 (avancer jusqu'à la 35e minute du reportage) pour rajouter une épaisse couche de vernis sur sa réputation de grand sage. "Le ghetto, dit-il, est la pire chose au monde. Je ne pardonnerai jamais à Jean Charest d'avoir voulu subventionner à 100% les écoles ethniques. Cela sépare les gens."
Parti sur sa lancée, il en rajoute: "Il ne faut pas donner aux communautés le contrôle de ces écoles, car cela leur permet de maintenir leur petit empire. En leur donnant une éducation très accapparante, les jeunes ne peuvent plus en sortir."
Il avoue aussi dans le cadre de cette émission que "la religion organisée, surtout celle de mon enfance (il est issu d'une famille juive polonaise qui a immigré au Canada en 1957) n'a aucun intérêt pour moi."

Tous ces beaux énoncés de principes lui ont valu le titre de "rabbin de la société médiatique" de la part de l'interviewer François Parenteau. Et pourtant...

Pourtant, c'est ce même Julius Grey qui a convaincu la ville d'Outremont de tolérer l'érouv, ce "fil à pêche" qui donne une raison supplémentaire aux hassidim de se regrouper en ghetto puisque l'érouv leur permet de vaquer à leurs occupations le jour du sabbat.

C'est aussi lui qui a accepté de représenter la direction de l'Académie Beth Esther, une école ultra orthodoxe dont le 38e rapport annuel de la Commission consultative de l'enseignement privé rapporte que l'établissement ne répond pas aux exigences posées par l'article 12 de la Loi concernant la clientèle du deuxième cycle du secondaire.

C'est encore lui qui a défendu bec et ongles la secte hassidique de Val-Morin qui, maintient une synagogue illégale depuis 20 ans dans une zone strictement résidentielle.

C'est toujours Julius Grey qui, après avoir prêté son image pour mousser la campagne de publicité que le mouvement solidarité AQLPA - CRRE a élaboré pour s'opposer aux poursuites abusives, accepte de représenter le président de la firme milliardaire Rosdev pour me coller une poursuite-baillon de 375 000$.

Qui est le vrai Julius Grey? Pour commencer l'enquête, visionnez donc cet extrait de 1969 tiré des archives de Radio-Canada. Plus il change, plus il se ressemble, non?



dimanche 11 janvier 2009

LE NON-SENS DU SENS UNIQUE

En décembre dernier, le service de la Sécurité publique d'Outremont a concocté un sondage destiné à des résidents du tronçon de la rue Champagneur. On leur demande de se prononcer sur l'inversion du sens unique sur l'avenue Champagneur, entre Van Horne et Ducharme.

Ah! bon. Inverser le sens unique soulagerait la circulation sur Champagneur? On aura tout entendu.


Dans sa légendaire planification à long terme, le conseil d'arrondissement a tenu ce sondage "porte à porte" juste avant la période des Fêtes. Pas étonnant alors qu'aujourd'hui
encore, la veille de la séance de l'assemblée du conseil d'arrondissement de janvier 2009, bien des citoyens n'ont même pas vu la couleur du fameux sondage.

On comprend qu'il ne fallait pas trop ébruiter l'affaire auprès des citoyens, car la modification au règlement 1171 relatif à la circulation et au stationnement devait passer comme une lettre à la poste.

Pour les élus d'Outremont, il ne fallait pas que ça traîne. Après tout, il s'agit d'accommoder au plus vite l'école Beth Esther. Il s'agit de cette école ultra orthodoxe qui, selon les termes mêmes du 38e rapport annuel de la Commission consultative de l'enseignement privé "n'a jamais fait de demande de permis auparavant même si elle est en activité depuis 1956" et "qui ne répond pas aux exigences posées par l'article 12 de la Loi concernant la clientèle du deuxième cycle du secondaire".

Gageons que les dirigeants de la secte hassidique ont, une fois de plus, mis toute la gomme pour que les élus se retournent sur un dix cents pour faire faire un 180 degrés au sens unique.


C'est vrai qu'en inversant le sens unique, ça faciliterait le stationnement des autobus intercités illégaux comme celui-ci, photographié sur le tronçon de Champagneur au coin de Van Horne, le 14 novembre dernier.


Dans le paragraphe contextuel qui figure au-dessus du sondage, les autorités osent faire croire aux résidents que la mesure réduirait les impacts sur la circulation sur l'avenue Champagneur.

Actuellement les voitures qui s'y engagent proviennent de la petite avenue Ducharme. Une fois le sens unique inversé, la circulation sur Champagneur proviendrait de l'artère commerciale Van Horne.


Bonne chance à ceux qui voudront faire gober aux résidents de la rue Champagneur que cela réduirait l'impact sur la circulation. C'est tout le contraire qui se produira. On parie?

Voici, au même moment, un deuxième autobus intercité illégalement stationné sur Van Horne, au coin de Champagneur

Venez faire un tour au spectacle donné à l'assemblée du conseil d'arrondissement. Dépêchez-vous! C'est dans quelques heures à peine (12 janvier, à 19h) au 530, avenue Davaar.

mercredi 31 décembre 2008

LE PREMIER BYE! BYE! DES ACCOMMODEMENTS DÉRAISONNABLES


1 an, les amis! Ça fait un an que l'aventure des accommodements déraisonnables a débuté pour nous. Qui eût cru que cette commission mise sur pied, puis tablettée par Jean Charest, nous aurait conduits jusqu'ici.

Mine de rien, nous en avons fait du chemin en 12 mois. Nous en avons soulevé des questions, retourné des cailloux, démasqué des pratiques douteuses et révoltantes. C'est fou le nombre de bibites qui sont sorties en courant lorsque nous avons braqué nos lampes de poche dans les coins d'ombre.

Le plus incroyable, c'est que si la tendance se maintient, nous serons encore plus étonnés à la fin de 2009, quand nous fêterons notre deuxième BYE! BYE!
Ci-haut: C'est Le Devoir qui vient de couler la recette
TOP SECRET de l'ascendant qu'exerce
Michael Rosenberg sur les élus municipaux
et le bon Julius Grey.
Il a emprunté la recette
afghane de la CIA! Et ça marche en grand!


Mais ne brûlons pas les étapes. Pour finir cette première année selon la tradition bien de chez nous, nous vous proposons ce premier BYE! BYE! tout en en images et en caricatures. Un retour sur les moments forts (ou risibles) de cette première année de prise de conscience. Après tout, l'humour n'est-il pas l'arme décapante des sans pouvoirs?

Bonne année à vous tous, citoyens du monde! Que la fête commence!


LA COMMISSION BOUCHARD-TAYLOR:



Juste une petite question, M. Bouchard... Vous aviez plus de 400 mémoires à vous mettre sous la dent, à Montréal. Pourquoi avoir privilégié le nôtre si c'était pour nous dire qu'on ne frappait pas à la bonne porte? Avouez. Y'avait du Werzberger sous la table pour vous souffler les réponses, hein?




LA JAGUAR À 75 000$:




Comment on appelle ça, déjà? Paranoïa? Non. Intimidation, délinquance, terrorisme institutionnel. Tout ça emballé dans des colis signifiés par avocats interposés et... en anglais seulement!









LE BEAU VOYAGE À NEW YORK:


À défaut d'avoir été invités à participer à ce fabuleux Breakfast in kosher America avec vos élus, votre police et des membres de la commission interculturelle d'Outremont, nous allons tout de même vous mettre dans l'ambiance avec une musique de circonstance. Cliquez ici et... attachez vos ceintures de chasteté. On part! Premier arrêt: Kiryas Joel.








LE DÉPART EN DOUCE




















LE PARTY DANS LA GROSSE POMME


Remarquez que Louis Moffatt était du voyage alors qu'il n'était ni élu municipal, ni chef de police, ni membre d'une commission consultative, ni conjoint de l'un ou l'autre des invités. Il dormira tout de même à l'hôtel 4 étoiles de Michael Rosenberg, à New York. Écoutez Oh! Darling, de Supertramp. C'est de circonstance.


Le chic restaurant cachère Wolf & Lamb, au coin de la 5th Avenue. Qui est le loup? Qui sont les moutons? Nos amis y ont fait bombance.





Vous vous souvenez de la chanson Lord is it mine?


















LE RETOUR AU BERCAIL -
LA FABRICATION DU VOYAGE MISÉRABILISTE:


Quand le chat est sorti du sac, les autorités municipales ont vite tenté de récupérer l'histoire d'une belle fin de semaine à NY. Ils en ont tiré une version que l'on pourrait appeler 40 heures de vaches maigres.











C'est l'heure d'écouter
Take the long way home



Marie Cinq-Mars accueillant les rescapés du week-end qui hallucinent à leur arrivée à l'hôtel de ville.








Un autre petit coup de Supertramp? Écoutez Just another nervous wreck











Si jamais Louis Moffat voulait récidiver et retourner faire trempette dans les enclaves hassidiques de NY, voici ce que le comité consultatif permanent intercommunautaire lui suggèrera pour éviter les vagues d'excès et les conflits d'intérêts: Le cyclobus!





















PAS BESOIN DE PERMIS NI DE PERMISSION POUR LES VRAIS CROYANTS:



La mairesse ne jure plus que par l'écologie, la nature, l'odeur enivrante des tulipes hollandaises et le bon compost maison. Mais quand une clôture de vieilles planches pourries est en péril, on attaque le problème à la racine, à Outremont. On coupe l'arbre cinquantenaire. L'affaire est tranchée. C'est la loi du lumberjack qui mène. Le courriel provenant du bureau du maire est explicite. Lisez-le.













LA CRISE FINANCIÈRE:




LA MULTIPLICATION DES SYNAGOGUES EN ZONE RÉSIDENTIELLE:


"Notre communauté... n'est composée que de descendants de la congrégation Bobov de Galicie occidentale. Aucun autre groupe hassidique ne le fréquente."

Moshe Englander, l'entrepreneur immobilier qui travaille chez Rosdev, l'entreprise de Michael Rosenberg.











Vous aimez les synagogues en milieu résidentiel? Voici l'état des lieux en cette fin de 2008. Ne désespérez pas. Il y en aura encore plus l'an prochain!










LE PRIX DU POUVOIR:
























Après un an au pouvoir, on doit malheureusement se rendre à l'évidence.
Plus ça change, plus c'est pareil. Pour du vrai ménage, faudra repasser.



Voilà pour ce premier BYE! BYE! Nous vous souhaitons de vous amuser tout votre saoul cette nuit. À l'année prochaine.

Votre tout dévoyé!