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vendredi 2 juin 2023

PETIT CACA DEVIENDRA GRAND


Comme ça, ma conseillère Mindy Pollak a failli faire une syncope en prenant connaissance du dépliant que l’administration d’Outremont a fait distribuer la semaine dernière. Il s’agissait pourtant d’inviter les citoyens à participer à la consultation publique sur le Plan d’urgence climatique 2024-2030.

À titre simplement informatif, le dépliant donnait quelques exemples de mesures qui permettraient de réduire notre impact sur l’environnement. On y apprenait, par exemple, que les ampoules écoénergétiques comptaient pour moins de 200 kg équivalent de gaz à effet de serre (GES) par année (0,2tCO2e). Un pet! 

 Mis ensemble, l’utilisation d’une corde à linge, le recyclage, le lavage à l’eau froide et le remplacement d’un véhicule à essence par un modèle hybride permettent tout juste de retirer 800 kg (0,8tCO2e) de GES de l’atmosphère. Pas très consistant.

En revanche, devenir végétarien subtilise 800 kg de GES par an. Abandonner la voiture électrique au profit du transport en commun soulage la planète d’un peu plus d’une tonne de GES (1,1tCO2e). Prendre un vol transatlantique de moins par année équivaut à 1,6 tonne. Vivre sans voiture empêche une fuite de 2,5 t de GES. Finalement, toujours selon le dépliant, choisir d’avoir un enfant de moins correspondrait à 4 t de GES en moins annuellement. Ça, c'est du solide.

Il n’en fallait pas plus pour que Pollak crie à l’infanticide et transforme un argumentaire scientifique en une hérésie blasphématoire. L’ancienne technicienne d’ongles accuse même le maire Laurent Desbois d’incompétence. Quand on sait combien elle a donné de maux de tête aux élus de Projet Montréal chargés de lui inculquer un minimum d’éducation séculière de base, Pollak ne manque pas de toupet… artificiel. Demandez-le à l’ex-conseiller du Mile-End, Richard Ryan.


Cliquer sur la photo pour l'agrandir

Qu’y a-t-il d’horrifiant à publier des données analysées, compilées et contre-vérifiées par des spécialistes du domaine climatique ? À ce que je sache, la consultation publique de dimanche dernier n’avait rien d’un programme d’éthique et de culture religieuse. Même le pape est favorable au planning familial et à la régulation des naissances… sans capote ou pilule ! C’est vrai que dans la Genèse (1 :28, 9 :1,7), avoir un maximum d’enfants est un commandement religieux ultra important pour les hassidim : « Croissez et multipliez ! »

On n’est pas en Chine maoïste ! Personne n’impose l’enfant unique ni ne recommande d’en produire 13 à la douzaine. On se demande bien ce qui a pu piquer la bonne Mindy. Se sentirait-elle coupable de sa propre situation ? La trentaine bien entamée, elle n’a toujours pas de progéniture connue. Si on se fie aux femmes de sa tribu, elle aurait déjà dû en concevoir au moins cinq ou six. Peut-être son lit n’est-il pas orienté nord-sud comme le prescrit le livre saint. Si elle continue à faire de la peine à Yahvé, Dieu sait qu’elle épargnera peut-être la planète de 20 à 25 tonnes de GES par année ! En fait, on devrait la féliciter pour son coming-out étouffé.

D’autres ne méritent pas d’applaudissements. Pensons à Sarah Dorner, une groupie hystérique de Mindy et de Projet Montréal/Outremont. Professeure au département des génies civil, géologique et des mines à Polytechnique Montréal, Dorner n’a jamais raté une occasion pour se ridiculiser publiquement.

Sans parler des innombrables fois où Dorner a porté des accusations sans fondement et où elle a menti à plein nez par pure partisannerie politique déloyale, voici que la spécialiste du dépistage des sources de contamination fécale dans les eaux usées de Montréal dérape encore.

Dans une interview accordée à CBC News, Sarah Dorner pousse le bouchon muqueux jusqu’à pervertir le sens des données scientifiques fournies dans le dépliant de l’arrondissement. Écoutez-la. « Quand vous suggérez d’avoir un enfant de moins par famille [eh bien] lequel de mes enfants est de trop ? ». C’est comme ça que raisonne une prof titulaire de Polytechnique ? Allo la rigueur scientifique ! Quelqu’un devrait aviser son directeur avant qu'elle n'empoisonne l'ensemble de la métropole.

Dans ce cas spécifique, le tableau du dépliant distribué référait évidemment à la planification familiale. Rappelons à Sarah (qui a elle-même fait le choix de n’avoir qu'un ou deux enfants) que le planning familial est l’ensemble des moyens qui concourent au contrôle des naissances. Cela permet justement aux familles de choisir d’avoir ou non un enfant.

De toute évidence, la « savante » est restée traumatisée par le roman (ou le film) Le choix de Sophie. De mauvaise foi (à moins qu’il ne s’agisse d’un trouble dissociatif de l’identité), elle se prend pour la belle Polonaise, survivante d’un camp de concentration nazi, qui a été forcée de choisir entre sauver la vie de son fils ou de sa fille. C’est plutôt répugnant ou, pour reprendre l’expression de Mindy Pollak, « particulièrement horrifiant ». Elle ne reculera jamais devant rien. C’est vrai que pour les fins de ses études, elle a peut-être besoin de beaucoup plus de petits cacas.



Aussi abjects et fallacieux qu’aient été les pseudos arguments soulevés par Pollak et Dorner, il nous faut, hélas !, constater que l’esclandre a porté ses fruits.

À preuve, le maire Laurent Desbois et la conseillère Caroline Braun se sont empressés de faire avorter l’envoi des fameux dépliants qui étaient pourtant arrivés à terme. Pire, ils se sont carrément dissociés des faits scientifiques présentés, ont exprimé leur « profond désaccord » avec l’option d’un enfant en moins et ont demandé aux citoyens « de ne pas prendre en considération cette option». Pourtant, l’un et l’autre ont donné dans la planification de leurs familles respectives, non ? Et puis, il ne s’agit pas d’une question d’opinion ou de
croyance. Le tableau ne nous donne que des faits objectifs. Pour paraphraser Molière, faut-il couvrir cette science qu’on ne saurait voir ? Cela pourrait-il nous faire venir de coupables pensées ?

Les élus ont-ils fait des études avant de nous demander de ne pas tenir compte de cette donnée scientifique ? Ils nous invitent plutôt « à examiner notre taux de consommation pour protéger notre belle planète ». La belle affaire !

Le graphique qui a été distribué nous révèle pourtant que contrairement à ce que nous aurions pu croire, les ampoules écoénergétiques, la corde à linge, le recyclage, le lavage à l’eau froide et même notre voiture électrique ont un impact insignifiant sur le climat comparé à d’autres mesures plus conséquentes.

Je suis aussi néophyte que le maire en la matière, mais j’ai retrouvé la source de ces chiffres qui ont fini dans les poubelles de l’hôtel de ville. Ils proviennent d’une étude extrêmement sérieuse entreprise par des scientifiques de l’Université de Lund (Suède), la plus grande institution d’enseignement et de recherche des pays scandinaves et l’une des 100 universités les mieux cotées du monde.

Pour mener leur étude, les chercheurs ont considéré un très large éventail de choix de modes de vie individuels. Ils ont calculé le potentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les pays développés sur la base de 148 scénarios provenant de 39 sources !

En analysant les résultats qu’ils ont obtenus, ils ont réalisé que les mesures préconisées par nos gouvernements (incluez Outremont, là-dedans !) pour réduire les émissions de gaz à effet de serre en dessous des niveaux nécessaires pour empêcher un réchauffement climatique de 2 °C ne sont pas efficaces.

Pour éviter l’hécatombe, ils recommandent quatre actions largement applicables à fort impact (c’est-à-dire à faibles émissions) susceptibles de contribuer au changement systémique et de réduire considérablement les émissions personnelles annuelles.

Mais tout n'est pas perdu. Sans le vouloir, le maire a fait une bonne affaire en nous demandant de ne pas tenir compte de l’option d’avoir un enfant de moins. Vous savez pourquoi? Tout simplement parce que le graphique distribué contenait une erreur de taille. Ce ne sont pas quatre tonnes d’équivalent CO2 par an que cela permettrait d’éviter, mais bien 58,6 tonnes (tCO2e), soit 15 fois plus ! La colonne de ce graphique montait si haut que l’arrondissement a peut-être cherché à économiser sur le papier.

Dans le dépliant qui devait vous être livré, il manquait la portion du haut (voir la flèche rouge). Vous auriez alors pu constater que l'option de la planification familiale est de très loin la mesure individuelle la plus efficace pour diminuer notre impact sur les changements climatiques

À quelque chose, malheur est bon. Dans l’état actuel des choses, ce ne sont pas 20 à 25 tonnes de CO2 équivalent que Mindy fait épargner chaque année à la planète, mais bien plutôt de 234 à 293 tonnes ! Bravo! Mazel tov!


dimanche 30 janvier 2022

LE LOBBY AMICAL


Depuis dimanche dernier, une minorité des camionneurs transfrontaliers s’insurge contre la vaccination obligatoire lors de leur retour au pays. Selon leur conception de la « Libarté » démocratique, c’est à chacun que revient la décision de se faire vacciner ou non. Ce serait un droit sacré et inaliénable. Le même principe s’applique pour le port du masque ou le droit de fréquenter l’école en chair et en os en période de confinement.

Dans plusieurs pays, les antivax et anti-masques se braquent. Il y a les complotistes, bien sûr, mais on trouve un plus grand nombre de passifs agressifs, ceux qui se rebiffent pour se rebiffer ou qui rejettent toute autorité qui n’émane pas d’eux. Pensons à la comédienne Anne Casabonne qui qualifie le vaccin de « grosse marde ».

À Outremont, comme à certains autres endroits, le consensus et la cohésion sociale ne vont pas de soi. À preuve, lors de la séance du conseil d’arrondissement du 10 janvier, le nouveau maire Laurent Desbois a constaté que tout le monde ne faisait pas sa part dans ce qu’il qualifie de corvée collective. À titre d’exemple, citant les données de Santé Montréal, il nous a appris que seulement 39 % des enfants âgés de 5 à 11 ans résidant à Outremont ont reçu une première dose de vaccin contre 51 % sur le Plateau Mont-Royal. Il a aussi déploré que certaines écoles de la communauté hassidique n’avaient pas suivi le décret gouvernemental forçant la suspension de l’enseignement en direct.

Bien sûr, l’ensemble des membres des communautés hassidiques ne peut être mis dans le même sac Glad. Si le propriétaire de la boulangerie Cheskie défie avec arrogance l’obligation du port du masque dans sa boutique, cet autre propriétaire ultraorthodoxe de la poissonnerie Océan de l’avenue du Parc affiche à sa porte (même si en anglais seulement !) l’exigence du masque pour entrer dans son commerce.

On constate cependant qu’à l’instar de l’an dernier, plusieurs fidèles hassidiques défient toujours la fermeture des lieux de culte décrétée par le gouvernement, et ce, avec la bénédiction implicite du Conseil des juifs hassidiques du Québec (CJHQ) qui soutient que ses ouailles sont forcées de «faire un choix intenable entre l’exercice de leurs droits fondamentaux et le respect de la loi».

Au registre des entreprises, ce lobby de fondamentalistes purs et durs se qualifie d’organisation «civique et amicale» ! Faut vraiment que les Shrage Muller (directeur général), Max Lieberman (vice-président), Abraham Ekstein (administrateur), Baruch Posner (président et trésorier) prennent les gens pour des cons ! Voyez vous-mêmes. A
rie Rangott, par exemple, le secrétaire de leur organisation, est vice-président aux opérations d’une société de conseil en sécurité « qui emploie des experts de premier plan tel d’anciens opérateurs militaires, des services secrets, des forces de l’ordre, des experts en cybersécurité, des criminologues et des directeurs de la sécurité de multinationales ». Allo les bisounours!  Saluez bien le Mossad pour nous!

Pas plus tard que le 9 janvier dernier, ce groupe de négationnistes accusait le gouvernement d’«exacerber les tensions entre les communautés» pour avoir fait fermer les lieux de culte. 

Ces pieux hommes qui croient dur comme fer que la Terre a été créée il y a 6 000 ans ont pourtant dénoncé le fait que les autorités sanitaires ne leur ont fourni aucune donnée scientifique avant de faire fermer les lieux de culte. Arrêtez, les bouffons ! À force de nous faire rire, vous nous donnez mal au bide!

Dans le cadre d’un reportage de TVA (voir la vidéo), on aura bien remarqué que le lobbyiste hassidique qui, comme des dizaines d’autres, défiait ouvertement l’interdiction n’était nul autre qu’Hersber Hirsch, cet ancien truand jugé et condamné à des années de prison aux États-Unis pour une fraude de plusieurs millions de dollars. Essaie-t-il de chausser les raquettes de Novak Djokovic ?

Si le virus qui déferle sur le monde n’est pas une raison suffisante pour empêcher les dirigeants hassidiques d’investir les synagogues comme bon leur semble, qu’est-ce qui pourrait bien leur faire entendre raison? La rupture des chaînes d’approvisionnement ? Hummm.

De gauche à droite: Mayer Feig, Baruch Posner, Shrage Muller, Max Lieberman, Abraham Ekstein, Aron Friedlander et Hersber Hirsch. 

Les pénuries causées par la pandémie mondiale n’ont pas encore sensiblement dégarni les tablettes de nos épiceries, mais imaginons l’hypothèse où les ruptures de stock devenaient telles que les gouvernements seraient forcés de décréter le rationnement obligatoire. Que feraient-ils si à travers le pays chaque famille n’avait plus droit qu’à 100 g de café, 200 g de sucre, 500 g de farine, 1 kg de poulet, 5 litres de lait et, pire encore, un seul rouleau de papier de toilette par semaine ?

Suffirait-il, par exemple, qu’un des commandements de la Torah dicte aux fidèles de faire bombance le jour du sabbat pour qu’ils se mutinent et refusent de se soumettre au rationnement parce que cela brimerait leur liberté de religion ? Au diable le reste de la société ?
 Les verrait-on sans masque faire déborder leurs paniers d’épicerie à la Fooderie et chez Lipa’s ? Que les goys se serrent la ceinture ! Let’s go les ribotes casher!

On remarquera tout de même que contrairement aux camionneurs qui défilent en ce moment en faisant s’époumoner leurs klaxons Vulcain deux trompes 118 dB, les administrateurs des lieux de culte rebelles tentent de passer sous le radar de la solidarité collective.

Pas question pour eux de souffler dans leurs sept trompettes de Jéricho pour détruire les décrets gouvernementaux. L
es insoumis hassidiques se contentent de mettre des sourdines sur leurs shofar, de déambuler comme si de rien n'était, le schtreimel et les yeux fixés au trottoir pour se rendent chez Cheskie, à l’école ou à leurs synagogues officielles, clandestines ou improvisées. 

Le 22 janvier dernier, c'est bien peinards et sans masque que les fidèles faisaient la queue pour s'engouffrer à la synagogue improvisée au sous-sol de la résidence du 5270 Durocher. Une affichette en yiddish leur indiquait par où entrer. On aurait dit un line-up de discothèque!

Les laïcards peuvent toujours gueuler, protester et se scandaliser. Les intégristes, eux, ne s'émeuvent pas. Comme si de rien n'était, ils n’écoutent que les directives divines de leurs rabbins tout puissants. Cause toujours, mon Legault!

Même la conseillère Mindy Pollak de Projet Montréal joue à la morte. Toujours durant cette séance du conseil du 10 janvier, une citoyenne lui a demandé si elle avait participé aux nombreuses rencontres organisées par le maire pour convaincre les dirigeants hassidiques de respecter le décret sur la fermeture des école. Pollak n'a pas hésité à mentir devant les caméras, prétendant qu'elle n'y avait pas été invitée. Hélas pour elle, le maire Desbois lui a rappellé que le 29 décembre, il avait communiqué avec elle pour l'y convier, mais la conseillère de l'opposition lui a fait entendre qu'elle n'était pas disponible. Oups! Mindy a été forcée de boire son vilain mensonge jusqu'à la lie.

Cliquez sur l'une des têtes de Mindy Pollak pour l'entendre mentir et se faire gentiment rabrouer par le maire.

Durant les Fêtes, il y en a quand même un a qui ça démangeait de jouer les matamores et de ne pas avoir la langue dans sa poche. Il s'agit de Lieby Lewin, un molosse qui soutient avoir fait ses études religieuses à la yeshiva Belz Talmud Torah D’chassisei, du secteur Atlantic d'Outremont. Belle formation, à ce que l'on voit!

Lieby Lewin tournant un «reportage» depuis le balcon de son appartement de l'avenue Bernard.

Le 5 janvier dernier, se présentant comme membre d'un média, le rouquin mal dégrossi s'est amusé à emmerder et à poursuivre le journaliste Yves Poirier qui terminait un reportage. Filmant avec son cellulaire, Lieby prétendait que le journaliste de TVA s'était rendu à une école juive pour harceler des enfants parce qu'ils n'auraient pas obéi au décret de fermeture de l'école.

Le «reporter» formé sur le tas a transmis sa vidéo (à écouter absolument!) à Rebel News, un site Web canadien d'extrême droite fondé par l'imbuvable Ezra Levant et parfois présenté comme la version canadienne de Breitbart News et du mouvement alt-right. Gavin McvInnes, le fondateur de l'organisation néo-fasciste d'extrême droite Proud Boys a déjà été l'un des contributeurs de Rebel News.  Des adorateurs de Donald Trump! 

Du bien bon monde, quoi. Et ce sont les Québécois francophones qui se font traiter de racistes et de bigots à tour de bras. Avec ce type de pieux hommes dans les parages, l'harmonie intercommunautaire est à portée de main, c'est sûr. Alléluia!

mercredi 5 janvier 2022

QUAND L'HARMONIE PART EN BRIOCHE!


Imaginez que vous allez faire vos courses cet après-midi. Vous arrivez chez Première moisson, chez Jean Coutu ou à la quincaillerie du coin et vous tombez sur une grande affiche placée bien en vue à la porte d’entrée.

«Chers clients, les directives sanitaires du gouvernement exigent le port obligatoire du masque à l’intérieur de ce commerce. Si vous refusez de vous y conformer, veuillez acheter ailleurs. Merci. La direction.»

Comment réagiriez-vous? Si vous êtes un antivax, vous allez pester contre ce régime liberticide et jurerez sur la tête des complotistes que vous n’y refoutrez plus jamais les pieds. Si vous êtes d’accord avec la consigne, cela vous rassurera très certainement. Mais, mais, mais quand même… peut-être trouveriez-vous le ton un peu sec. Un commerçant a-t-il vraiment besoin d’être aussi discourtois à l’égard d’une partie de la clientèle qui, en temps normal, l’a fait vivre grassement?

Maintenant, que diriez-vous, si en allant acheter vos babkas russes sur l’avenue Bernard, le pâtissier casher vous flanquait sous le nez la mise en garde suivante :

«Dear Customers,
Regarding masks, please take care of yourself ONLY!
Please don’t harass customers and/or employees.
If you find it hard to comply, please shop elsewhere.
Thank you. Management.»

En traduction libre, le propriétaire de Cheskie nous intime de nous mêler de nos oignons, de ne pas emmerder les clients ou ses employés qui refusent de porter le masque et d’aller nous faire voir ailleurs si nous ne sommes pas d’accord avec ses ouailles qui revendiquent le droit inaliénable de contaminer les autres. Live and let live Omicron! Un p’tit crachat bien raclé avec ça?



On croit rêver. Voilà maintenant que ce sont les citoyens qui respectent les contraintes sanitaires que l’on pointe du doigt. Cheskie Lebowitz retourne comme une crêpe le civisme et la préséance du bien commun sur les droits individuels de certaines de nos sectes intégristes. Le boulanger nous fait aujourd'hui porter l’odieux de ne pas souhaiter être accommodants à l’égard des négationnistes antimasques. Le monde à l’envers, je vous dis!


3 janvier 2022: l'affiche à la porte de la boulangerie Cheskie. En médaillon (grossissement), une cliente hassidique passe sa commande sans porter de masque. Des témoins en ont aperçu plusieurs sans masque à l'intérieur. 

En 2020, le Times of Israel avait pourtant publié un article qui vantait «la boulangerie casher de Montréal qui bâtit des ponts, une babka à la fois.» La fille de Cheskie y avait même affirmé que l’une des raisons principales pour lesquelles la pâtisserie avait une clientèle aussi diverse était que les gens se sentent à l’aise pour revenir. Heuuuuu! Redites-nous donc ça aujourd'hui, ma p'tite dame.

Faudrait inviter la journaliste Aviva Engel à revenir faire une virée dans notre arrondissement plus covidé que jamais. Parions que le comportement de certains obligerait la journaliste à badigeonner de liquide correcteur son article déjà ranci. Elle réaliserait peut-être que de chercher à bâtir des ponts sur de la pâte levée, c’est prendre le risque de voir toute l'oeuvre se lézarder avant de se dessouffler. 

À l'heure ou Justin Trudeau gazouille (3 janvier 2022) que le variant Omicron se propage rapidement et force de nouvelles restrictions un peu partout au pays, nous aimerions bien voir si le ministre canadien de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie accepterait, ces jours-ci, de se farcir une autre petite séance de relations publiques chez Cheskie en sachant que ce dernier laisse le virus entrer à pleine porte dans son établissement.

François-Phillippe Champagne, ministre canadien de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie, Eli Cohen, ministre israélien de l’Économie et de l’Industrie et Anthony Housefather, Secrétaire parlementaire du ministre canadien du Travail se sucrant allègrement le bec avec Cheskie Lebowitz, en 2018.

Quand même le tenancier d'une institution dont la réputation dépasse nos frontières se permet d'afficher ouvertement qu'il se fout des mesures sanitaires, peut-on vraiment s'étonner de lire dans The Gazette que des commerçants auraient pu refuser l'accès à leurs magasins à des membres des communautés hassidiques?  

Hélas, le virus de l'insoumission ne se limite pas à ce haut lieu de la sucrerie dégoulinante. 

Alors que toutes les écoles du Québec sont obligatoirement fermées, dans la communauté hassidique d'Outremont, les élèves s'y rendent comme s'ils vivaient sur une autre planète.

Il n'y a qu'à visionner le reportage de TVA Nouvelles du 4 janvier pour comprendre ce qui se passe en ce moment dans les écoles et les synagogues hassidiques du quartier. La situation y est tout simplement hors de contrôle... comme l'est le virus dans l'arrondissement. Hors caméra, le journaliste a même avoué que sur place, son caméraman a été menacé par des ultrareligieux rageurs. Un classique, quoi.

Informé de la situation, le ministre de l'Éducation a déchiré sa chemise. Mais une fois le clip terminé et les projecteurs éteints, parions que Jean-François Roberge sera aussi mordant que ses prédécesseurs. Tout comme les Jean-Marc Fournier, Michelle Courchesne, Line Beauchamp, Marie Malavoy, Yves Bolduc, François Blais, Pierre Moreau et Sébastien Proulx, Roberge se révèlera un pit-bull avec un dentier sans Polygrip. Face aux intégristes, tout ce beau gratin d'élus se transforme en minous dégriffés, voire carrément castrés. 

Du côté du SPVM, en dépit des amendes prévues pour le non-respect des règles sanitaires, les forces policières se montrent tout aussi tétanisées. Les délinquants multirécidivistes ont encore de beaux jours devant eux. Lamentable! Pitoyable!
 

jeudi 30 décembre 2021

LES AUTOBUS IMMUNISÉS


Hier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) disait craindre que les variants Delta et Omicron provoquent un tsunami d’infections. Et l’alerte ne vaut pas que pour les pays du bout du monde.

Au 19 décembre, sur les 33 administrations constituant l’Île de Montréal, Outremont arrivait au 4e rang pour le taux d’infection à la COVID-19. On y comptait 718 cas par 100 000 habitants. C’était 49% de plus que pour la moyenne montréalaise! Une bagatelle ou une bageltelle?

Confrontés à cette nouvelle vague, les hôpitaux réactivent fébrilement leurs unités COVID et les zones chaudes. Mais ils ne sont pas les seuls à s’inquiéter. Les écoles appréhendent, elles aussi, l’impact de la maladie sur leurs effectifs d’enseignants et leur personnel.

Au niveau du primaire et du secondaire, non seulement l’enseignement de la semaine du 3 janvier se fera-t-il à distance, mais on envisage maintenant de reporter le retour en classe jusqu’au 17 janvier. Une décision qui, vous en conviendrez, serait très très sage. Après tout, sur l’île de Montréal, au cours des 24 dernières heures, on rapporte 3 826 nouveaux cas d’infection. Et encore, cela ne représente qu’une partie des cas réels puisque dans le bilan officiel, cela ne tient pas compte du manque de places dans les centres de dépistage et du nombre de personnes s’étant testé à la maison.

Pourtant, à Outremont et dans le Mile-End, c’est געשעפט וויגעוויינטלעךbusiness as usual, comme on dit en yiddish. Chaque jour depuis le 20 décembre, pas moins d’une cinquantaine d’autobus jaunes continue de sillonner nos rues résidentielles comme si tout baignait, Madame la Rebbetzin! C’est vrai que certains gourous ultraorthodoxes soutiennent que Hashem (Dieu) protège ses ouailles du méchant virus laïque !

Aujourd’hui comme hier, non seulement les enfants et les ados hassidiques continuent-ils à se faire bourrer le crâne six jours par semaine, mais ils sont très nombreux à ne même pas porter le masque ou alors à le porter sous le menton. Dans leurs autobus, même les accompagnateurs peuvent se balader sans se soucier de s’accrocher ce bout de protection terrestre derrière les oreilles.

23 décembre 2021: une accompagnatrice d'écolières hassidiques ne porte aucune protection. Elle doit sûrement avoir été immunisée par son rabbin.

Alors que les écoles, les bars, les cinémas, les gym, les salles de spectacles, les spas, les casinos sont fermés et que la capacité des restaurants est déjà réduite de moitié en attendant qu'on leur mette la clé dans la porte dans les prochaines heures, personne au gouvernement, ni même au sein de l’arrondissement ne semble s’en inquiéter. 

Pourtant, il y a quelques mois à peine, les médias rapportaient que les cinq établissements scolaires affichant les pires taux de vaccination de la métropole appartenaient tous à des communautés ultra-orthodoxes d’Outremont et des arrondissements voisins. Le bonnet d’âne revenait à l’école communautaire Belz dont à peine 6,6% des élèves avaient vu la couleur d’une seringue alors que le taux moyen de vaccination des écoles de l’île était de 70,8%.

Puisque rien ne bouge, prenons les grands moyens. Appelez-moi Max. Et que ça saute! 

Comment ça, Max Lieberman est introuvable? Ben voyons. Le porte-parole hassidique le plus à cheval sur les principes sanitaires est disparu de la carte? Ne me dites pas qu'en plus de son maire, Projet Montréal Outremont a perdu le plus fier délinquant de son conseil exécutif. Hein? Même sa page Facebook s'est désintégrée dans le vide cybernétique? Ça parle au gripette!

La pandémie aura achevé de péter la bulle toxique de Max Lieberman.  

Je fais le gars qui tombe des nues, mais c'est par fausse modestie. Le 2 mai 2021, j'en avais eu la prémonition. Je vous avais même mis la puce à l'oreille. Si, si, souvenez-vous. À la toute fin de ma chronique, j'anticipais que les huiles hassidiques finiraient par le condamner à un exil forcé à... Babylone ou à Brooklyn. Il faudra aviser les médias pour qu'ils ajoutent son nom au traditionnel reportage du 31 décembre sur les grands disparus de l'année.

N'allez surtout pas croire que je m'en réjouis. D'une part, je n'aurai pas eu la chance de lui faire mes adieux, mouchoir à la main. Mais surtout, surtout, je perds une bête de cirque sans pareil pour alimenter mon blogue. Ouain, l'exil est tough, hein mon Max. Mazel tough! 

Bonne année quand même, les zamis.es!

mardi 9 novembre 2021

LES MANÈGES D'OUTREMONT


C'est pratiquement écrit dans le ciel. Dans les prochains jours, Philipe Tomlinson demandera un recomptage. Défait par 23 voix, l'ancien maire autocrate a tout sauf envie de laisser Laurent Desbois monter sur ses manèges.

Les jeux sont faits! Rien ne va plus!

Voici, en deux Polaroïds, l'ambiance qui règne dans le parc Outremont.

Philipe The Last, s'accroche tant qu'il peut pour faire un autre tour de manège. Pendant ce temps-là...


 ... Laurent l'attend à l'intérieur du chalet non rénové pour trancher le noeud gordien.


Chose certaine, qu'importe le verdict final, les citoyens d'Outremont continueront encore longtemps à assister aux séances mouvementées du conseil d'arrondissement. Une pièce de théâtre burlesque mensuelle qu'il serait triste de rater. D'autant plus que l'entrée est déjà défrayée par nos taxes.

N'oubliez pas. Si vous êtes allés voter, vous avez automatiquement droit à votre Passeport de chiâlage qui vous permettra, chaque premier lundi du mois, d'occuper les premières loges de la salle du conseil. Voyez, j'ai déjà le mien. Vous avez le droit d'amener vos pinottes!




 



lundi 16 août 2021

LE VACCIN ANTI-RELÈVE


La semaine dernière, un reportage télévisé portant sur la crise épidémique au Bangladesh faisait frémir. Dans ce pays maudit, 160 millions d’habitants sont entassés dans une cuvette étouffante de pauvreté et soumise aux cyclones, aux inondations catastrophiques et à un flot de près d’un million de réfugiés. Submergé par le variant Delta, le gouvernement de Dhaka annonçait un blitz de huit jours de vaccination et ce, jusque dans les camps de réfugiés rohingyas!

Pendant ce temps-là, à Montréal, ville du premier monde privilégié, 30 000 élèves n’avaient toujours pas reçu une première dose de vaccin contre la COVID-19. Vous ne le croirez pas, mais les cinq établissements scolaires affichant les pires taux de vaccination de la métropole appartiennent tous à des communautés ultra-orthodoxes d’Outremont et des arrondissements voisins. 

Selon Le Devoir, le bonnet d’âne revenait à l’école communautaire Belz dont à peine 6,6% des élèves avaient vu la couleur d’une seringue. La honte quand on sait que le taux moyen de vaccination des écoles de l’île était de 70,8%. On y apprend aussi que la couverture vaccinale des élèves reflète celle des parents. Tiens donc! Qui l’eût cru?

Vous comprendrez qu’après avoir vu leur image ternie de la sorte, les lobbyistes ultras religieux se sont vite attelés à lécher un communiqué de presse pour désamorcer la mauvaise publicité. Une dépêche de pure propagande que Le Devoir  et le site The Canadian News se sont empressés de reproduire presque intégralement. Encore une fois, nos intégristes devaient se taper dans les mains.

Imaginez. Plus de 17 mois après le début de la crise, ils nous racontent qu’une mobilisation vaccinale se déroule chez les juifs hassidiques. Qui découvrait-on en Une du Devoir pour illustrer ce blitz de relations publiques? Nul autre que Shrage, alias Sam Muller. La dernière recrue des lobbyistes ultraorthodoxes se faisait vacciner dans une synagogue du Mile-End.

En se mettant ainsi en scène, Muller nous révélait son insouciance et sa propre négligence. Comme ça, le 3 août 2021, Sam n’avait toujours pas reçu ses doses? Allo l’exemple, toi! Et il a le culot d’essayer de nous faire gober que plein de ses ouailles «attendaient avec impatience la campagne de vaccination» You bet!

Le 11 mars 2020, en pleine pandémie, Shrage Muller jouait les preux chevaliers lors de la fête de Pourim. Il attendra jusqu'en août 2021 pour se faire vacciner.

Ça fait pourtant plus d’un an que le relationniste hassidique et ses acolytes Max Lieberman, Mayer Feig et Abraham Ekstein nous serinent a capella qu’en bons citoyens responsables, ils prêchent le respect des règles sanitaires et la vaccination dans leur communauté. Mieux! Depuis le tout début de la pandémie, ils nous racontent «se conformer aux lois divines et prier avec l'ensemble des Québécois pour que notre pays puisse passer à travers ces difficiles épreuves». Un petit chapelet en famille, avec ça?

Parlons-en de ces lobbyistes qui prétendent remuer ciel et terre pour que leurs ouailles se fassent immuniser contre ce «virus laïc» tout en se préoccupant au plus haut point, bien évidemment, de protéger l’ensemble de la société.

Rappelez-vous. Alors que le 18 mars 2020, le Conseil des juifs hassidiques du Québec  prétendait agir «comme des citoyens responsables et solidaires» en fermant leurs centres culturels et leurs écoles, quelques mois plus tard, ces fins finauds violaient le décret du gouvernement, qui imposait la fermeture complète des écoles.
Ils copiaient tout bonnement l’exemple de leurs coreligionnaires récalcitrants d’Israël.

Ce sont ces mêmes porte-parole qui ont fait des pieds et des mains pour couvrir la fuite de leurs coreligionnaires qui se réunissaient illégalement dans leurs lieux de culte. Un jeu du chat et de la souris qu’ils se sont amusés à jouer avec ces policiers «nazis».

Ces agents politico-religieux ont fait preuve d’un zèle remarquable pour défier, bafouer, contourner et réinterpréter à leur avantage les règles concernant le nombre de personnes autorisées lors d'événements intérieurs et extérieurs dans des lieux publics. 

Sur les ondes de 98,5 FM, même Luc Ferrandez, l’ancien maire du Plateau déplorait leurs stratagèmes de délinquants. «C’est très difficile d’en arriver à des ententes avec les hassidim parce qu’ils réinterprètent constamment la loi en fonction de leurs besoins… [Ils se disent] ça, c’est la loi, maintenant qu’est-ce qu’on peut faire pour la contourner ? Dès que tu oublies une virgule quelque part dans un texte qui leur permet de faire quelque chose qui est contre l’esprit de la loi, ils vont le faire.»

Vous ne vous souvenez plus ce que mange le 
Conseil des juifs hassidiques du Québec dont Shrage Muller a été sacré directeur général? Ce noyau dur des forces hassidiques est un organisme que l'on jurerait issu d'un véritable phénomène de génération spontanée. Il a pris naissance — quelle coïncidence! — quelques jours seulement avant que Philipe Tomlinson ne révèle publiquement au bon peuple sa décision de mettre sur pied sa table de concertation sur le bon voisinage. On y reviendra bientôt, juré craché! 

En attendant, Sam Muller tient à ce que nous comprenions que pour les communautés hassidiques, le plus grand tiraillement ressenti par ses coreligionnaires vis-à-vis le vaccin, concerne «les enjeux de fertilité». On comprend qu'avec une famélique moyenne de 6,2 enfants par femme en âge de procréer, l'espèce risque sérieusement de manquer de relève. 
 

lundi 7 juin 2021

DÉGAGE, MAUDIT COCHON!


En septembre 2013, lorsqu'il s'était porté candidat à titre de conseiller municipal dans le district Joseph-Beaubien d'Outremont, Philipe Tomlinson nous avait assuré qu'il miserait sur les orientations qui le guidaient au quotidien, soit «le partage, l’éthique et la transparence». Il avait alors mordu la poussière. Ce n'est qu'en 2017 qu'il a enfin eu la possibilité de nous prouver la substance de ses valeurs cardinales.


Hélas pour nous, ses quatre années à la tête de l'arrondissement auront plutôt permis de montrer aux citoyens son côté fourbe, dissimulateur et hypocrite. Pensons à ses dénégations dans le dossier de l'îlot Saint-Viateur, à sa façon méprisante de procéder dans son plan de stationnement forcé ou à ses entourloupettes pour autoriser une nouvelle synagogue sur Bernard malgré le résultat référendaire. Philipe aura fait la quasi-unanimité contre lui. Et ça se dit expert-conseil en communication!

Même l'aménagement de nos parcs aura mis Tomlinson dans l'embarras et soulevé l'indignation des résidents d'Outremont. Faut le faire! Rappelez-vous le tollé qu'a suscité Philipe avec son sondage incroyablement biaisé sur le sort qu'il réservait au chalet créé par l'illustre architecte Aristide Beaugrand-Champagne. Heureusement, les résidents n'ont pas mis longtemps à comprendre que le jupon de Projet Montréal dépassait comme une longue traîne de mariée.

Mais outre la délicate question du chalet, le maire avait dans le collimateur l'idée de mettre sa grosse patte sur l'aire de jeu du parc. Ce diplômé de 2e cycle en gestion et développement durable trouve que les jeux actuels ne sont plus au goût du jour. Pire. Selon Philipe, ils ne respecteraient pas les principes d’inclusion et d’accessibilité. C'est ce qui ressort de la question 4 de son fameux sondage.

Saviez-vous ça, vous, que les jeux d'enfants du parc Outremont pouvaient être exclusifs? Et ben oui!

Après l'histoire du chalet, Tomlinson a sûrement rêvé que le cochon du parc lui réserverait un autre stampede. Il l'a donc envoyé à l'abattoir avant que les citoyens s'en aperçoivent. 

Imaginez-vous qu'avant même d'avoir dévoilé son processus de conception de la nouvelle aire de jeux, Projet Montréal vient de déboulonner (de nuit?) le fameux cochon sale comme s'il s'agissait d'un personnage aussi politiquement odieux que John A. Macdonald, l'un des architectes des pensionnats et de la politique d’assimilation des autochtones.

Voici ce qu'on appelle un enterrement de première classe. Ni vu ni connu!

Vous l'aurez compris. L'aire de jeu n'était pas kosher au goût des dirigeants hassidiques qui sont les ventriloques de Projet Montréal/Outremont. À moins que vous soupçonniez Luc Plamondon, notre grand parolier national, de ne plus supporter ce relent de porcherie devant chez lui.


Cliquer sur la photo de Tomlinson enfourchant le cochon pour entendre son discours de la campagne 2017 sur le sujet.

Le maire sortant va-t-il tenter de nous faire croire que c'est son sondage qui l'aura incité à procéder à cet enterrement de première? Sachez qu'à peine 27 personnes interrogées dans son sondage se sont montrés ouvertes à l'idée de renouveller les jeux dans la section enfants. C'était à peine 6,5% des répondants!

Entre la moto et l'éléphant, le vide ultra religieux. Un grand pas vient d'être franchi dans l'atteinte du bien-vivre ensemble! 

Pour avoir donné quelques conférences sur les changements climatiques durant ses études, Tomlinson estime peut-être pouvoir se permettre de flirter avec la surconsommation et le tout-au-rebut pour satisfaire le goût du jour.

Puisqu'on s'intéresse au parc Outremont et à ce qui est religieusement correct, Projet Montréal semble bien fier d'annoncer que le chalet du parc aura une activité supplémentaire. En plus des toilettes «non genrées», on y aménagera un espace d'allaitement. Mais dites-nous: existe-t-il un règlement qui interdit l'allaitement maternel sur les rues ou dans les espaces publics? Vous l'aurez deviné, c'est la trouvaille puritaine de Fanny Magini, la conseillère de Projet Montréal. Elle s'est vraiment surpassée, celle-là.








lundi 22 mars 2021

LES VARIANTS D'ABRAHAM


«Il est temps pour le gouvernement du Canada
de s’ajuster à la réalité de la pandémie.
Il est temps d'écouter la science et les faits.
Fini le confinement et le couvre-feu.
C’est l’heure des vaccins et de la réouverture.
Donnez la liberté aux citoyens vaccinés.
Arrêtez d’être trop prudents. »*

Cet appel à la résistance, on aurait fort bien pu l’entendre dans une manifestation d’anti-masques complotistes où l’on agite des drapeaux pro-Trump et dénonce la tyrannie et la pandémie programmée.

Mais ce cri de « Libarté! » lancé en anglais sur Facebook, le 8 mars dernier, est sorti tout droit de la bouche de Max Lieberman, vice-président du Conseil des juifs hassidiques du Québec (CJHQ) et membre de l’exécutif de Projet Montréal/Outremont.

Si la situation sanitaire, économique et sociale n’était pas si dramatique et si une bonne proportion de hassidim ne s’opposait pas à la vaccination, on poufferait de rire. Imaginez. Ce gars qui nous dit «[qu’] il est temps d'écouter la science et les faits.» croit dur comme fer que le monde a été créé en huit jours il y a 5781 ans. On hallucine.

Pour Max, le Big Bang est pure foutaise, tout comme le réchauffement climatique. À l’instar de ses coreligionnaires, il réfute les données scientifiques voulant qu’un volcan soit considéré comme éteint après 100 000 ans sans éruption. Et ne lui parlez pas des dinosaures qu’il jure n’avoir été mis sur terre qu’au sixième jour de la création. Dans la soirée du 27 mars prochain, pour éviter le courroux de Yahvé et se retrouver spirituellement mis au ban du peuple d’Israël, il fera la chasse aux hametz à la chandelle dans le fond de ses armoires de cuisine. Le matin du 28 mars, lorsque le soleil se trouvera au même endroit qu'au moment de la création (!), Max fera brûler ses croutons devenus pestiférés.

On croit rêver. Bien sûr, nous ne sommes pas surpris une seconde que la mère de Mindy Pollak (la conseillère bien-aimée de Projet Montréal/Outremont) applaudisse aux propos de Lieberman. Encore heureux que le cinéaste Eric Scott se permette de rappeler au lobbyiste que «ce que tu proposes va à l'encontre de la réflexion scientifique actuelle, surtout en ce qui concerne la propagation des variants».

Chose certaine, Max est en beau fusil. À voir le pitbull hassidique mordre tout ce qui bouge sur son passage, on pourrait même dire que le lobbyiste est en beau bazooka!

Après avoir bafoué les directives sanitaires, accusé le gouvernement de racisme et dénoncé les interventions policières dans les écoles et les synagogues récalcitrantes, Max Lieberman continue de japper sur Facebook et dans les médias. Et, allez hop!, une demande d’injonction n’attend pas l’autre. À le voir sévir, on croirait un virulent variant d’Abraham! 

Pourtant, Tomlinson ouvre grand les portes à ce bourru hurleur qui participe aux côtés de l'Institut du nouveau monde à une réunion concernant la table de concertation sur le bon voisinage au sein de l'arrondissement. Ça promet!

En plus de péter sa coche, Lieberman et ses colobbyistes font des pieds et des mains pour faire éclater les bulles dans lesquelles ils sont confinés. Par ordre de gouttelettes d’aérosols: Max Lieberman, Sam Muller, Mayer Feig et Abraham Ekstein.

Tout en se disant très actif pour combattre la Covid-19, Lieberman fait dans la mutinerie de gros butors. 

Il fallait le voir se mettre en scène, le 17 février dernier à l’entrée de l’hôtel Sheraton de l’aéroport Dorval. Se prenant pour Superman, le macho sectaire volait au secours d’un de ses coreligionnaires en isolement «forcé». Celui-ci s’était présenté à la frontière terrestre sans avoir en main le test de dépistage de la COVID-19 exigé par la Loi sur la mise en quarantaine. 

17 février 2021: Les lunettes embuées d'arrogance, d'insolence et de mépris, Lieberman a beau porter un masque, il entendait faire la loi au Sheraton de l'aéroport et outrepasser les directives de Santé Canada.

Se faisant passer pour le président du CJHQ, l'intégriste de la secte satmar bulldozait les agents du Bureau de la sécurité privée (voir la vidéo) et une fonctionnaire de Santé Canada, les menaçant de les traîner en cour s’ils ne le laissaient pas récupérer son ami Shmarya Plotkin soi-disant «illégalement détenu» et p
rivé de nourriture cachère depuis 24 heures. Un peu plus, Lieberman demandait un Habeas corpus!

Quand on sait la lutte qu'il mène pour combattre et contourner les mesures de confinement, il est encore plus troublant de savoir que c'est à ce même Lieberman que Tomlinson a confié 9 700$ pour l'établissement d'une ligne de référencement pour lutter contre la Covid-19 auprès des communautés hassidiques. Projet Montréal n'est vraiment plus à une contradiction près.

Avec les dirigeants hassidiques et leurs porte-parole, ce n’est pas compliqué. Ou bien on capitule sans condition à leurs revendications intégristes ou alors ils traînent tout le monde devant les tribunaux. 

Ils n’ont pas un rond pour entretenir leurs lieux de culte aux airs de taudis, mais pour soumettre les autorités à leurs caprices fantasques et prendre en otage le reste de la société, ils n'ont aucun problème à délier les cordons de la bourse et à inviter leurs avocats à piger dans la corne d’abondance pour débarquer en force au palais de justice.

Dans un autre coup de gueule, l'intégriste intempestif dénonce le gouvernement et les policiers qui, prétend-il, veulent tout simplement empêcher les fidèles de prier le samedi. Mais tout le monde ne semble pas de l'avis du «Gaslighting Master».

On en a passablement soupé de leurs menaces constantes. D’autant plus que, peu importe qu’ils aient gain de cause ou non, ils finissent souvent par faire à leur tête. Ne comptez pas sur le vice-président du CJHQ, pas plus que sur Mayer Feig, Abraham Ekstein et Sam Muller (la récente recrue qui fait ses classes) pour inciter leurs ouailles à respecter la loi.

Nous en avons encore eu la preuve dimanche dernier. En zone rouge, la directive a beau décréter une limite de 25 personnes pour des funérailles, les autorités théocratiques ont décidé que le cortège funèbre se ferait à 100 personnes sans distanciation sociale! La loi d’Abraham a priorité sur tout. Que le diable emporte la loi des goys! Et ne cherchez pas les contraventions. On rapporte dans les médias qu'ils n'en ont pas eu.

Le 14 mars dernier, lors des funérailles hassidiques illégales, les lobbyistes Mayer Feig (au centre) et Sam Muller (à droite) faisaient du contrôle de dommages auprès des policiers. Pas de danger qu’ils incitent leurs ouailles à respecter les consignes sanitaires.

En défiant, contournant et contestant sans cesse les lois, règlements et directives, les instances ultraorthodoxes instillent juste ce qu’il faut de sentiment d’insoumission à leurs ouailles qui se sentent ainsi justifiées de se réunir clandestinement, de célébrer en catimini des mariages et autres célébrations religieuses avec moult invités. 

Mais il y a aussi tout ce qui se produit dans la vie de tous les jours. Vous passerez devant cette boutique de chaussures de l’avenue du Parc fréquentée pratiquement exclusivement par les ultraorthodoxes. À toute heure du jour, vous y verrez quelques hommes, des grappes de femmes, d’adolescents et d’enfants agglutinés en surnombre sans aucun respect des normes de distanciation et du port du masque.

À gauche : Tout comme ce garçon, les clients embrassent l’un après l’autre la mezouzah à la porte du magasin. Allo la transmission!  À droite : Les masques brillent par leur absence ou sont portés sous le menton. Et personne ne semble préoccupé le moins du monde. À coup sûr, Yahvé les protège!

Le 26 février, pendant que Lieberman claironnait faussement que les enfants ne se promèneraient pas déguisés pour la fête de Pourim, à la résidence de Rosenberg Jr, le vice-président de Rosdev, des hommes entraient chez lui comme dans un moulin. Et ça défilait, messieurs! En milieu d'après-midi, on s’y adonnait à des séances de prières à haute voix. Zéro distanciation sociale et pas l’ombre d’un masque à l’horizon. L’exemple de papa qui a bien failli être emporté par la Covid-19 lors d’un grand mariage célébré en contravention du confinement semble n’avoir rien appris à son pieux fils.

Derrière son lutrin à prière, Martin Rosenberg (médaillon) et ses acolytes chantaient des prières à voix haute, collés les uns sur les autres. Distanciation physique oblige, nous nous excusons de la piètre qualité des photos et des vidéos qui nous ont été remises.  

S’ils ne se la refilaient qu’entre eux, certains diraient que leur incurie est leur problème. Le hic, c’est que toutes ces entorses ne favorisent pas seulement la propagation de l’épidémie au sein de leurs sectes, mais aussi dans la population en général. Une insouciance très difficile à digérer pour bien des gens. Et tout particulièrement pour tous ceux et celles qui se sont retrouvés seuls en fin de vie. Bien sûr, il n'y a pas que des hassidim à ne pas respecter les règles sanitaires. Pensons aux manifestants de la fin de semaine qui ont envahi l'avenue du Parc. 

Comme si la désobéissance civile ne suffisait pas, le site ultraorthodoxe montréalais Bill 613 diffuse sur sa page Facebook une vidéo concoctée par le groupe d’extrême droite RebelNews de l’ultraconservateur Ezra Levant

Dans un yiddish pas même digne d’une vache espagnole, Levant invite les membres de la communauté hassidique de Montréal à contester les contraventions dont ils auraient écopé durant le confinement. Mieux. La campagne de financement Fight the Fines! qu’il a mise sur pied sert à payer des avocats qui défendront les contrevenants qui s'estiment injustement lésés.


Êtes-vous vraiment surpris que les dirigeants hassidiques de chez nous se servent de la grosse droite pour se rebeller?

Rappelons que les sectes ultrareligieuses d’Outremont ont leur maison mère à New York. Et que durant la dernière campagne électorale américaine, les grands rabbins Satmar, Viznitz, Bobov, Munkacs ainsi que d’autres rabbins ultraorthodoxes parmi les plus vénérés ont fait l'éloge de Trump. Si bien qu’à quelques jours du vote, un sondage du Ami Magazine, un important mensuel orthodoxe, révélait que 83% des répondants orthodoxes prévoyaient voter pour Donald Trump, ce qui s'est avéré. Ils ont heureusement perdu leurs élections.

Mais il ne faut pas être naïf. Qu'ils soient des States, d'ici ou d'ailleurs dans le monde, les ultrareligieux ne mettent jamais tous leurs oeufs dans le même panier. Ils courtisent toutes les instances du pouvoir, qu'elles soient en place ou susceptibles de prendre un jour le pouvoir. Comme tous les lobbyistes, ils cherchent à tirer tous les marrons du feu sans en laisser un seul tomber.

Ce qui étonne tout de même, c'est de voir qu'à leur égard, les politiciens habituellement si frileux n'ont aucune gêne à «dealer» avec des interlocuteurs au pedigree parfois troublant, sulfureux et très controversé. 


Sur cette photo publiée le 18 décembre 2017, le site ultraorthodoxe Bill 613 met en avant-plan quatre de
ses «leaders de la communauté hassidique de Montréal». Avouons qu'à les regarder comme ça, ils ont tous l'air de gentlemen tout à fait fréquentables par des politiciens. Et pourtant...

Hersber Hirsch, le premier à gauche, est un ancien truand de l'important gang mafieux de Mordechai Samet. Depuis Kiryas Joel (NY) la très délinquante et la plus pauvre ville des États-Unis, le groupe a volé au moins 5,5 millions $ US par le biais de diverses escroqueries, notamment la collecte de prêts commerciaux et de crédits d'impôt frauduleux et la tenue de fausses loteries. Après s'être réfugié à Montréal auprès de membres de la synagogue Amour pour Israël de l'avenue Durocher, Hirsch s'est fait coincer par la GRC et a été extradé aux États-Unis. Accusé de 29 chefs d'accusation pour complot de blanchiment d'argent, racket et fraude postale, il a été condamné à 30 mois de prison.

Mordecai Samet, le chef de la bande criminelle dont a fait partie Hersber Hirsch. On apprend dans ce tableau que durant son incarcération, Samet a raté 1013 shabbats et 173 fêtes juives. Avouez que c'est à vous briser le coeur.

Depuis son retour à Montréal, Hirsch a siégé au Conseil juif du Québec (CJQ) destiné, à l'époque, à proposer des solutions pour des relations harmonieuses dans notre beau quartier. Il a aussi oeuvré au sein d'au moins une école illégale avec Abraham Ekstein, en plus de jouer les activistes dans les affaires municipales d'Outremont. Comble de malchance, le 10 mars 2020, jour de la Pourim, son véhicule a été à l'origine d'un délit de fuite qui s'est produit juste devant ma fenêtre.

À gauche, le propriétaire éploré de l'Audi bossée. À droite, la trace de la collision sur le véhicule de Hirsch. Ça n'aurait pas plus mal tomber. J'étais à la maison. C'est à croire qu'ils le font exprès! Les policiers l'ont retracé.

Pour le potinage, exactement 30 jours après ce délit de fuite, un voisin hassidique de Hirsch a accidentellement arraché une partie du pare-chocs de sa voiture en effectuant une mauvaise manoeuvre de stationnement. Oups! Ce voisin est allé porter ses sacs d'emplettes chez lui avant de vite ressortir. Il a gauchement replacé le pare-chocs de la voiture de Hirsch avant de déguerpir pour se stationner sur une autre rue et de rentrer chez lui à pied. Ni vu ni connu. Est-ce ce que l'on appelle la justice réparatrice?

Deuxième sur la photo ci-haut, Mayer Feig. Dans le couple de lobbyistes qu'il forme avec Max Lieberman, on pourrait dire qu'il tient le rôle du «bon cop» alors que Lieberman joue le «bad cop». Moins bouillant et impétueux que son collègue devant les caméras de télévision, Feig n'en demeure pas moins retors.


On a bien vu comment il s'est interposé lors de descentes de police dans quelques synagogues. Plutôt que de collaborer avec les policiers, il a donné l'impression de couvrir la fuite de ses ouailles délinquantes dans les ruelles. Revoyez en vidéo son comportement avec un policier lors de la descente qu'ils ont faite le soir de l'Halloween.

Il n'est pas superflu non plus de raconter à ceux et celles d'entre vous qui ne se souviendraient plus ou qui n'habitaient pas l'arrondissement qu'en 2005, ce bon Mayer avait organisé et offert un superbe voyage à New York à une quinzaines de personnes d'Outremont parmi lesquelles figuraient le conseiller politique du maire de l'arrondissement, le directeur de l’arrondissement, le directeur de la Sécurité publique, un lieutenant de police du poste 24 et deux conseillers (un élu et un autre qui se fera élire peu après).

Ce «cadeau» douteux d'au moins 6 000$ avait pour but d'influencer les participants. Une véritable tentative de corruption de fonctionnaires. Il s'agissait d'une gracieuseté de nul autre que Michael Rosenberg. Pour séduire tout ce gratin outremontais, le nabab de Rosdev les avait invités à loger à son hôtel quatre étoiles de New York, bar ouvert, bien entendu. Vraiment pas cachère tout ça. Dans cette histoire, Mayer Feig était le complice et l'exécutant des basses œuvres de Rosenberg.

Tout ce beau monde avait entre autres été amené à apprécier l'enclave pourrie de Kiryas Joel, la ville même d'où ce bon Hersber Hirsch avait justement perpétré ses fraudes avec le clan Samet. Voyez donc, ci-dessous, ce fameux reportage qu'avait réalisé quelques années plus tôt 60 Minutes, la célèbre émission d'affaires publiques américaine. Un voyage paradisiaque, vous verrez.
 
Voici le reportage de 60 Minutes.


Max Lieberman est le troisième à figurer sur cette photo parue sur le site Bill 613. Nous avons déjà esquissé quelques traits de son profil caractériel dans ces lignes. Cela n'empêche pas de rappeler que Max alias Menachem se trouve toujours sous le coup d'une accusation de manœuvre dolosive (fraude) pour la coquette somme de 310 688 $. En attendant que son cas soit réglé devant les tribunaux, il est tout de même extrêmement troublant de voir que Tomlinson n'exige pas que ce membre du conseil exécutif de Projet Montréal/Outremont se retire en attendant le dénouement de cette affaire. Notre maire serait-il à ce point soumis aux diktats des ultraorthodoxes? L'idée fait frémir.

Max Lieberman a contribué à faire coffrer David Ranta pendant près d'un quart de siècle pour un crime qu'il n'avait pas commis. Y aura-t-il un jour un juste retour des choses?

Enfin, deux mots sur Shrage alias Sam Muller, le quatrième larron de la photo. Il est en quelque sorte le p'tit stagiaire qu'élèvent les lobbyistes chevronnés du clan hassidique de Montréal affilié à celui de New York.

Feig et Lieberman le traînent un peu partout dans leurs missions de pression sur les pouvoirs publics pour obtenir des accommodements religieux et satisfaire leurs intérêts particuliers.


Le 24 mai 2016, en plein milieu d’une soirée de consultation publique sur la question des lieux de culte sur l’avenue Bernard, il a suffi que Michael Rosenberg donne le signal pour que Sam Muller et la groupie Diane Shea (robe verte) soient les premiers à se lever et quitter la salle alors que Lieberman et Hirsch (photo ci-dessus, rangée du haut) déroulaient des bannières comme un rouleau de Torah

Un autre de ses mandats est, bien sûr, de jouer les sismographes enregistrant les supposés pics d'incidents haineux secouant la communauté hassidique d'Outremont. Vous pourrez toujours nous dire ce que vous en pensez, mais il nous semble qu'au cours des trois dernières décennies, Outremont est demeurée extrêmement calme et sereine.

Avez-vous vu ou lu dans les médias des événements choquants dignes de ce nom? Avez-vous été témoins d'actes haineux sur votre rue? À mon souvenir, il est vrai qu'il s'est déjà produit une bataille rangée sur Durocher. C'était en 2007. Il s'agissait de deux groupes opposés
du clan Satmar qui en avaient décousu physiquement entre eux à la suite d'un différend à propos du successeur du grand rabbin Teitelbaum décédé à New York. C'est vrai qu'il s'agissait d'un héritage de 600 millions US!

La chose la plus digne de mention dans les nobles activités charitables de Muller demeure très certainement son activisme pour faire libérer deux des pires truands hassidiques des États-Unis. Remarquez qu'il est de son devoir religieux de tout mettre en oeuvre pour faire libérer tout juif qui serait détenu par des Gentils (non-juifs). C'est ce qu'on appelle faire son Pidyon Shvuyim.

Sam n'a pas choisi n'importe qui pour ses bonnes actions. Comme son pote Mayer Feig, il a milité pour faire libérer Sholom Rubashkin, le «vibrant pilier» d'une communauté ultraorthodoxe des États-Unis tombé en disgrâce après avoir été déclaré coupable de 86 chefs d'accusation de fraude pour des dizaines de millions de dollars et condamné à 27 ans de prison. Bien sûr, on ne parle même pas de ses procès pour la maltraitance des animaux de ses abattoirs cachers de Postville (Iowa) et de ses abus à l'égard de ses employés.

Sa deuxième bonne action a concerné le chef mafieux Mordechai Samet, le «parrain» pour qui œuvrait justement son acolyte Hersber Hirsch dont on a parlé plus haut.
 
Dans son billet Facebook du 21 décembre 2017, Muller rendait grâce au président Trump qui a fait sortir de prison Sholom Rubashkin. Le 17 septembre, le bon Sam demandait la même chose pour Mordechai Samet. 

Bref, que voilà de beaux et bons personnages dont nos politiciens de tous les paliers s'entourent. Ils les écoutent religieusement et les accommodent avec une foi trempée pour les élections qui viennent toujours si vite. Et on ne parle même pas de leurs supporteurs Woke et autres bien-pensants du quartier. Un autre mystère aussi insondable que celui de la Caramilk!

*  «Time for the government of Canada to get real about the pandemic. Time to listen to science and facts. Lockdowns and Curfew are the past. Vaccines and opening is the current. Give the citizens who are vaccinated freedom. Don't just be so called over cautious.» Max Lieberman