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vendredi 2 juin 2023

PETIT CACA DEVIENDRA GRAND


Comme ça, ma conseillère Mindy Pollak a failli faire une syncope en prenant connaissance du dépliant que l’administration d’Outremont a fait distribuer la semaine dernière. Il s’agissait pourtant d’inviter les citoyens à participer à la consultation publique sur le Plan d’urgence climatique 2024-2030.

À titre simplement informatif, le dépliant donnait quelques exemples de mesures qui permettraient de réduire notre impact sur l’environnement. On y apprenait, par exemple, que les ampoules écoénergétiques comptaient pour moins de 200 kg équivalent de gaz à effet de serre (GES) par année (0,2tCO2e). Un pet! 

 Mis ensemble, l’utilisation d’une corde à linge, le recyclage, le lavage à l’eau froide et le remplacement d’un véhicule à essence par un modèle hybride permettent tout juste de retirer 800 kg (0,8tCO2e) de GES de l’atmosphère. Pas très consistant.

En revanche, devenir végétarien subtilise 800 kg de GES par an. Abandonner la voiture électrique au profit du transport en commun soulage la planète d’un peu plus d’une tonne de GES (1,1tCO2e). Prendre un vol transatlantique de moins par année équivaut à 1,6 tonne. Vivre sans voiture empêche une fuite de 2,5 t de GES. Finalement, toujours selon le dépliant, choisir d’avoir un enfant de moins correspondrait à 4 t de GES en moins annuellement. Ça, c'est du solide.

Il n’en fallait pas plus pour que Pollak crie à l’infanticide et transforme un argumentaire scientifique en une hérésie blasphématoire. L’ancienne technicienne d’ongles accuse même le maire Laurent Desbois d’incompétence. Quand on sait combien elle a donné de maux de tête aux élus de Projet Montréal chargés de lui inculquer un minimum d’éducation séculière de base, Pollak ne manque pas de toupet… artificiel. Demandez-le à l’ex-conseiller du Mile-End, Richard Ryan.


Cliquer sur la photo pour l'agrandir

Qu’y a-t-il d’horrifiant à publier des données analysées, compilées et contre-vérifiées par des spécialistes du domaine climatique ? À ce que je sache, la consultation publique de dimanche dernier n’avait rien d’un programme d’éthique et de culture religieuse. Même le pape est favorable au planning familial et à la régulation des naissances… sans capote ou pilule ! C’est vrai que dans la Genèse (1 :28, 9 :1,7), avoir un maximum d’enfants est un commandement religieux ultra important pour les hassidim : « Croissez et multipliez ! »

On n’est pas en Chine maoïste ! Personne n’impose l’enfant unique ni ne recommande d’en produire 13 à la douzaine. On se demande bien ce qui a pu piquer la bonne Mindy. Se sentirait-elle coupable de sa propre situation ? La trentaine bien entamée, elle n’a toujours pas de progéniture connue. Si on se fie aux femmes de sa tribu, elle aurait déjà dû en concevoir au moins cinq ou six. Peut-être son lit n’est-il pas orienté nord-sud comme le prescrit le livre saint. Si elle continue à faire de la peine à Yahvé, Dieu sait qu’elle épargnera peut-être la planète de 20 à 25 tonnes de GES par année ! En fait, on devrait la féliciter pour son coming-out étouffé.

D’autres ne méritent pas d’applaudissements. Pensons à Sarah Dorner, une groupie hystérique de Mindy et de Projet Montréal/Outremont. Professeure au département des génies civil, géologique et des mines à Polytechnique Montréal, Dorner n’a jamais raté une occasion pour se ridiculiser publiquement.

Sans parler des innombrables fois où Dorner a porté des accusations sans fondement et où elle a menti à plein nez par pure partisannerie politique déloyale, voici que la spécialiste du dépistage des sources de contamination fécale dans les eaux usées de Montréal dérape encore.

Dans une interview accordée à CBC News, Sarah Dorner pousse le bouchon muqueux jusqu’à pervertir le sens des données scientifiques fournies dans le dépliant de l’arrondissement. Écoutez-la. « Quand vous suggérez d’avoir un enfant de moins par famille [eh bien] lequel de mes enfants est de trop ? ». C’est comme ça que raisonne une prof titulaire de Polytechnique ? Allo la rigueur scientifique ! Quelqu’un devrait aviser son directeur avant qu'elle n'empoisonne l'ensemble de la métropole.

Dans ce cas spécifique, le tableau du dépliant distribué référait évidemment à la planification familiale. Rappelons à Sarah (qui a elle-même fait le choix de n’avoir qu'un ou deux enfants) que le planning familial est l’ensemble des moyens qui concourent au contrôle des naissances. Cela permet justement aux familles de choisir d’avoir ou non un enfant.

De toute évidence, la « savante » est restée traumatisée par le roman (ou le film) Le choix de Sophie. De mauvaise foi (à moins qu’il ne s’agisse d’un trouble dissociatif de l’identité), elle se prend pour la belle Polonaise, survivante d’un camp de concentration nazi, qui a été forcée de choisir entre sauver la vie de son fils ou de sa fille. C’est plutôt répugnant ou, pour reprendre l’expression de Mindy Pollak, « particulièrement horrifiant ». Elle ne reculera jamais devant rien. C’est vrai que pour les fins de ses études, elle a peut-être besoin de beaucoup plus de petits cacas.



Aussi abjects et fallacieux qu’aient été les pseudos arguments soulevés par Pollak et Dorner, il nous faut, hélas !, constater que l’esclandre a porté ses fruits.

À preuve, le maire Laurent Desbois et la conseillère Caroline Braun se sont empressés de faire avorter l’envoi des fameux dépliants qui étaient pourtant arrivés à terme. Pire, ils se sont carrément dissociés des faits scientifiques présentés, ont exprimé leur « profond désaccord » avec l’option d’un enfant en moins et ont demandé aux citoyens « de ne pas prendre en considération cette option». Pourtant, l’un et l’autre ont donné dans la planification de leurs familles respectives, non ? Et puis, il ne s’agit pas d’une question d’opinion ou de
croyance. Le tableau ne nous donne que des faits objectifs. Pour paraphraser Molière, faut-il couvrir cette science qu’on ne saurait voir ? Cela pourrait-il nous faire venir de coupables pensées ?

Les élus ont-ils fait des études avant de nous demander de ne pas tenir compte de cette donnée scientifique ? Ils nous invitent plutôt « à examiner notre taux de consommation pour protéger notre belle planète ». La belle affaire !

Le graphique qui a été distribué nous révèle pourtant que contrairement à ce que nous aurions pu croire, les ampoules écoénergétiques, la corde à linge, le recyclage, le lavage à l’eau froide et même notre voiture électrique ont un impact insignifiant sur le climat comparé à d’autres mesures plus conséquentes.

Je suis aussi néophyte que le maire en la matière, mais j’ai retrouvé la source de ces chiffres qui ont fini dans les poubelles de l’hôtel de ville. Ils proviennent d’une étude extrêmement sérieuse entreprise par des scientifiques de l’Université de Lund (Suède), la plus grande institution d’enseignement et de recherche des pays scandinaves et l’une des 100 universités les mieux cotées du monde.

Pour mener leur étude, les chercheurs ont considéré un très large éventail de choix de modes de vie individuels. Ils ont calculé le potentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les pays développés sur la base de 148 scénarios provenant de 39 sources !

En analysant les résultats qu’ils ont obtenus, ils ont réalisé que les mesures préconisées par nos gouvernements (incluez Outremont, là-dedans !) pour réduire les émissions de gaz à effet de serre en dessous des niveaux nécessaires pour empêcher un réchauffement climatique de 2 °C ne sont pas efficaces.

Pour éviter l’hécatombe, ils recommandent quatre actions largement applicables à fort impact (c’est-à-dire à faibles émissions) susceptibles de contribuer au changement systémique et de réduire considérablement les émissions personnelles annuelles.

Mais tout n'est pas perdu. Sans le vouloir, le maire a fait une bonne affaire en nous demandant de ne pas tenir compte de l’option d’avoir un enfant de moins. Vous savez pourquoi? Tout simplement parce que le graphique distribué contenait une erreur de taille. Ce ne sont pas quatre tonnes d’équivalent CO2 par an que cela permettrait d’éviter, mais bien 58,6 tonnes (tCO2e), soit 15 fois plus ! La colonne de ce graphique montait si haut que l’arrondissement a peut-être cherché à économiser sur le papier.

Dans le dépliant qui devait vous être livré, il manquait la portion du haut (voir la flèche rouge). Vous auriez alors pu constater que l'option de la planification familiale est de très loin la mesure individuelle la plus efficace pour diminuer notre impact sur les changements climatiques

À quelque chose, malheur est bon. Dans l’état actuel des choses, ce ne sont pas 20 à 25 tonnes de CO2 équivalent que Mindy fait épargner chaque année à la planète, mais bien plutôt de 234 à 293 tonnes ! Bravo! Mazel tov!


jeudi 26 janvier 2023

LE PAVÉ DE L'ENFER


Au XVIIIe siècle, à l’époque où les sectes hassidiques étaient tout juste inventées, l’expression biblique «L’enfer est pavé de bonnes intentions» était déjà consacrée. En clair, on rappelait que les paroles ne suffisent pas; seuls les gestes comptent!

Lorsqu’elle s’est fait élire comme conseillère de Projet Montréal/Outremont, Mindy Pollak s’était empressée d’affirmer qu’elle se ferait un devoir de représenter tous les citoyens
de son district. La belle affaire, toi ! Le temps nous a prouvé que ses bottines n’avaient pas du tout l’intention de suivre ses babines. On ne s’étonnera donc pas que certains dossiers dans lesquels elle est allée se foutre le nez soient carrément partis en couilles.

On ne parlera pas ici de la saga de la synagogue controversée au coin de Bernard et Champagneur dans laquelle la conseillère Pollak est fortement soupçonnée d’avoir coulé de l’information privilégiée au nabab Michael Rosenberg. Limitons-nous à soulever le scandaleux dossier de la «dérogation mineure» que Mindy Pollak a fait voter à la 
séance du conseil du 9 avril 2018.

Ce soir-là, par favoritisme, la conseillère de Projet Montréal allait permettre aux propriétaires hassidiques du 367 Querbes (ils étaient membres de la famille de Michael Rosenberg) d’agrandir leur résidence unifamiliale dont la superficie au sol 

dépassait déjà largement le maximum autorisé.

Les problèmes avec la propriété du 367 Querbes ont commencé peu de temps après l’octroi de cette dérogation pour un projet qui contrevenait à plusieurs articles du règlement de zonage 1177 et qui avait été
 rejeté à l’unanimité par les experts de la commission consultative d’urbanisme (CCU).

Le plus récent épisode problématique résultant de cette dérogation a été dénoncé par des citoyens en juillet 2020, puis en mai 2022. Les propriétaires avaient entrepris de couvrir de gravier une partie du gazon de façade. Le tout, évidemment, sans aucun permis. On les soupçonnait de vouloir y aménager un stationnement sur la marge de recul et jusqu’au trottoir. Or, le Règlement de zonage 1177 (art. 7.4 et 7.5) interdit formellement de construire un stationnement dans les marges de recul.


Les faits ont été rapportés aux autorités d’Outremont qui, alors sous la gouverne du maire Philip Tomlinson, se sont montrées rassurantes. Les propriétaires auraient raconté ne pas avoir l’intention d’aménager un stationnement à cet endroit.

Force est de constater que les propriétaires ont finalement aménagé un espace de stationnement en blocs de béton ajourés dans la cour avant de l’immeuble résidentiel. Aujourd’hui, c’est sans aucun complexe qu’ils y stationnent un VUS gros comme un char d’assaut.


Hormis certains aménagements bien spécifiques (dont l’usage stationnement ne fait pas partie), l’article 7.4 du règlement de zonage stipule que «Toute la surface des marges de recul doit être aménagée en gazon et en plantations et aucun autre usage n’y est permis.» L’article 7.5 n’autorise les espaces de stationnement extérieurs que dans les marges latérales.

La fiche sur les marges et les cours du Service de l’aménagement urbain et du patrimoine d’Outremont montrent clairement ce qui constitue les marges de recul. Dans le cas précis de la résidence unifamiliale du 367 Querbes, la deuxième illustration (voir ci-dessous) basée sur l’implantation en mode contigu de la fiche 1 montre clairement que les blocs de béton ont été installés à l’intérieur de la marge de recul, en façade.




Ne reste plus à Jean-François Meloche, responsable de la gestion du territoire, du patrimoine et du soutien administratif qu’à intimer les propriétaires de démolir l’espace de stationnement illégal et exiger le réaménagement en gazon et en plantations sur toute la marge de recul.

Nous avons finalement appris que 
l’agrandissement avait été accordé à des fins religieuses.

La dérogation a été demandée uniquement pour des motifs religieux. 

Or les considérations religieuses ne constituent pas un préjudice sérieux permettant d'accorder une telle dérogation.

Quoi qu'il en soit, en octroyant un tel privilège, les élus de Projet Montréal condamnaient de facto l’usage du garage. Même une toute petite voiture ne pouvait plus se faufiler dans l’embrasure. 

D'ailleurs, lors d’une assemblée du conseil, nous avons lancé un défi au maire Tomlinson et à son directeur de l’aménagement urbain. S’ils parvenaient à y faire entrer une Smart, nous étions prêts à lâcher le morceau. Mais ils n'avaient rien à cirer de notre proposition. On sait pourquoi! Ils auraient perdu la face et mécontenté leurs électeurs ultrareligieux.

Il était écrit dans le ciel que la dérogation «mineure» qu’a fait voter Mindy Pollak allait créer un vrai problème de stationnement.

L'article 9.1.1 du règlement 1177 est on ne peut plus clair : «Un permis de construction ne peut être émis à moins que n’aient été prévues des cases de stationnement hors-rue». Or l’étroitesse de l’allée menant au garage empêche les résidents des deux propriétés de s’y stationner puisque cela bloquerait le passage au propriétaire voisin. Ne serait-ce que pour cette raison, la dérogation dite mineure n’aurait jamais dû être accordée.

Si Mindy Pollak n'avait pas poussé le vote pour accorder la dérogation, le garage des propriétaires aurait pu continuer à servir de stationnement à une voiture comme c'est toujours le cas pour leur voisin (photo de gauche). L'entrée trop étroite ne permet plus aux propriétaires avantagés par Projet Montréal de s'y garer.


Pollak, Tomlinson, Patreau et Magini ont maintes fois fait la preuve qu’ils pouvaient se moucher avec la réglementation et octroyer les passe-droits qui arrangeaient certains de leurs précieux électeurs. Quitte à ce que cela entraîne éventuellement des problèmes de tout ordre. «Après nous, le déluge!», n'est-ce pas? En fait, Projet Montréal/Outremont a pavé la voie pour l'enfer. Attention! C'est toujours chaud!





jeudi 25 novembre 2021

LA FESSÉE


OUTREMONT A UN NOUVEAU MAIRE

Après dépouillement judiciaire à la mairie suite à la requête de Projet Montréal, Laurent Desbois est officiellement proclamé vainqueur de l’élection municipale du 7 novembre dernier.


« C'est avec beaucoup d'enthousiasme que j'accueille mon nouveau rôle de maire d'Outremont! Notre parti sera majoritaire au conseil d’arrondissement. Nous allons ramener la fierté et le sentiment d'appartenance à Outremont, avancer dans la transition écologique, améliorer la propreté des lieux publics, réformer le plan de stationnement, revitaliser les artères commerciales et exercer une gestion serrée des finances publiques en toute transparence.»

Pendant ce temps-là, à la résidence de l'ex-maire d'Outremont...

D'après Fessée, l'oeuvre de Pavel Kovalevsky, 1880


mardi 9 novembre 2021

LES MANÈGES D'OUTREMONT


C'est pratiquement écrit dans le ciel. Dans les prochains jours, Philipe Tomlinson demandera un recomptage. Défait par 23 voix, l'ancien maire autocrate a tout sauf envie de laisser Laurent Desbois monter sur ses manèges.

Les jeux sont faits! Rien ne va plus!

Voici, en deux Polaroïds, l'ambiance qui règne dans le parc Outremont.

Philipe The Last, s'accroche tant qu'il peut pour faire un autre tour de manège. Pendant ce temps-là...


 ... Laurent l'attend à l'intérieur du chalet non rénové pour trancher le noeud gordien.


Chose certaine, qu'importe le verdict final, les citoyens d'Outremont continueront encore longtemps à assister aux séances mouvementées du conseil d'arrondissement. Une pièce de théâtre burlesque mensuelle qu'il serait triste de rater. D'autant plus que l'entrée est déjà défrayée par nos taxes.

N'oubliez pas. Si vous êtes allés voter, vous avez automatiquement droit à votre Passeport de chiâlage qui vous permettra, chaque premier lundi du mois, d'occuper les premières loges de la salle du conseil. Voyez, j'ai déjà le mien. Vous avez le droit d'amener vos pinottes!




 



mercredi 3 novembre 2021

LES SALES COULISSES DU POUVOIR


Dans ma chronique du 24 octobre, j’ai soutenu la candidature de Laurent Desbois à la mairie d’Outremont contre Philipe Tomlinson. Comme la très grande majorité d’entre vous, je ne connais que très peu de choses sur l’homme. Mais, comme je le disais, après la dévastation Tomlinson qui a méprisé la démocratie et la volonté de la majorité des Outremontais au-delà de toutes les appréhensions et de tout ce que l’on aurait pu imaginer dans les pires cauchemars, on ne peut qu’espérer ardemment la déconfiture du maire sortant. Même 
s’il le voulait, Desbois ne pourrait faire pire.

Je m’étais également engagé à vous donner mon humble avis sur les candidats qui se présentent aux postes de conseillers de l’arrondissement. J’annonçais que ce n’est pas le choix qui nous manquerait. C’était sans compter la subite démission de Dan Kraft qui s’était enrôlé au sein des troupes de Denis Coderre pour affronter Mindy Pollak, cette « formidable » bête politique totalement inféodée aux dictats des rabbins ultraorthodoxes.

C’est de l’antisémitisme que de dire ça? Je ne fais pourtant que répéter ce que Dan Kraft lui-même avait constaté lorsqu’il a démissionné du Comité «Bon voisinage» présidé par nul autre que le maire Philipe Tomlinson. Voyez un peu ce que Kraft, un juif libéral, écrivait à titre de membre du groupe Facebook privé Dialogue Citoyen des Outremontais :

«Je suis navré de voir la conseillère et son maire manipuler le texte essayant de faire coller l'idée qu'il y aurait de l'antisémitisme systémique à Outremont. C'est faux! … Mme Pollack extrapole trop souvent le côté ultra-sectaire de son mandat, désirant étendre un conflit très localisé, d'une communauté très spécifique, à d'autres pour le légitimer comme étant d'origine religieuse. Il ne l'est pas. Je vous propose de boycotter ces comités, bidons car ils n'aboutiront absolument rien avant les prochaines élections, surtout en raison de la pandémie.»

Ishhhhh! Comme on disait dans notre jeunesse : «Ça fesse dans l’dash»! Il est bien dommage que l’homme qui œuvre dans le domaine des énergies renouvelables depuis plus de 20 ans ait manqué de jus juste avant d’entrer en gare. Il invoque une campagne de salissage impitoyable.

C’était pourtant écrit dans le ciel. Peu importe ce qu’il ferait, il allait se faire écorcher dans ce district politiquement toxique, gracieuseté de la clique des partisans diffamants de Projet Montréal/Outremont. Il n’y a donc pas de surprise là. Assis dans le wagon de queue dans le district Claude-Ryan, il valait mieux, pour ne pas mettre en péril sa santé, sa réputation et son avenir professionnel, qu’il laisse Coderre le larguer. Il l'a échappé belle.

Tout ça pour dire que dans mon district, il ne me reste plus qu’à voter fièrement pour ma chère Mindy! Sa réélection assurée, Pollak pourra enfin mettre à exécution ce que son parti prône ostentatoirement depuis 2017, soit de restituer aux Mohawks le territoire non cédé du district Claude-Ryan. Juste pour ça, je vous jure que je voterais pour elle.

Ce ne sont pas les jeux de coulisse qui ont manqué durant cette course outremontaise. Parlez-en à Caroline et Marie Cinq-Mars-Braun!

Il reste encore tout de même trois districts pour lesquels Projet Montréal, Ensemble Montréal et le Parti Outremont jouent à la chaise musicale dans l’espoir de s’assurer une place de conseiller autour de la table.

À toute dame (féminin de seigneur), tout honneur. Commençons donc par les candidates de Projet Montréal, le parti (encore!) au pouvoir. Oublions Pollak dont on a déjà vidé la coquille. Puisque les Fanny Magini et Valérie Patreau ont pu se faire valoir depuis 2017, je serai bref.

Il fallait les voir, ces deux-là, aux séances du conseil. Durant tout leur mandat, elles ont bu jusqu’à la lie les paroles de leur «maître à dépenser» en cillant des yeux. Tellement écolos, ces groupies de Tomlinson, qu’on aurait juré deux plantes vertes absorbant le carbone.

Comme ces petites figurines hawaïennes sur les tableaux de bord des voitures vintage, Magini a dodeliné de la frimousse pour 67 805 $ par an. Pleine d’audace et de cœur au ventre, en quatre ans, elle aura presque réussi à instaurer des postes d’allaitement dans l’arrondissement pour satisfaire une clientèle ultra bigote. Cachez ce sein qu’ils ne sauraient voir!

Quant à Patreau, on la croirait tout droit sortie d’un épisode de Passe-Partout. Trop fière d’exhiber le certificat de reconnaissance de la Fondation David Suzuki, on eût dit qu’elle venait de sauver de l’extinction les papillons monarque de l’Amérique. C’est vrai que pour ce geste écologique méritoire, 77 927 $ par année, c’était pas cher payé. C’est sans compter sa ridicule et éphémère guinguette à 20 000 $ installée sur l’asphalte de l'avenue Dollard.

L'écologie selon Projet Montréal Outremont sur l'avenue Bernard. On aimerait bien entendre l'équipe Tomlinson nous dire: «On pensait que les artistes avaient utilisé de la gouache!»

Vient enfin Jill Lance, la toute nouvelle candidate de Projet Montréal, une urbanologue descendue du ciel états-unien comme un bouton de fleur. Dans une vidéo tournée au sommet du mont Royal, on a droit à une Jill particulièrement à l’aise en matière d’affaires autochtones. D’une seule traite, elle a su articuler sans s’enfarger «ogoge ogogegani», l’appellation mohawk de l’endroit d’où elle nous faisait sa toute première profession de foi. Par contre, quand est venu le temps de prononcer le nom de Robert-Bourassa (le district qu’elle convoite!) ou du parc Pierre-Dansereau et de son «lèdejou» (aire de jeu), ça s’est un peu morpionné. Mais soyons indulgents et donnons-lui la chance de percer ses premières dents de lait en politique municipale.

Outre les candidats de Projet Montréal, il y a ceux et celles d’Ensemble Montréal et du Parti Outremont. Les trois formations revendiquent les postes de conseillers de l’arrondissement. Mais avant de commenter l’inspiration des aspirants, impossible de passer sous silence le soi-disant spectre de la «division du vote» que martèlent les instances de Denis Coderre.

Les éminences grises qui se sont inféodées à Ensemble Montréal dénoncent, fustigent et condamnent catégoriquement les candidats du Parti Outremont. On leur reprochera peut-être leur droit à vouloir défendre les intérêts de l’arrondissement sans être à la solde de l’appétit de pouvoir de la ville-centre?

Disons les choses franchement. Si l’équipe de feu Citoyen’ne’s Outremont (lui-même un tiers parti!) qui cherchait tant à ne pas diviser le vote ne s’était pas écrasée devant Coderre, elle n’aurait pas expulsé de ses rangs le conseiller toujours légitimement en poste dans le district Robert-Bourassa et la passionaria impliquée depuis 22 ans et élue à plusieurs reprises dans le district Joseph-Beaubien.

D’ailleurs, de quoi peut bien se plaindre Ensemble Montréal? Le Parti Outremont ne présentant pas de candidat à la mairie de l’arrondissement, il ne trouble en rien l'eau dans laquelle Desbois et Tomlinson s'ébattent. Le maire sortant, pauvre de lui, n’en tire absolument aucun avantage.

En ce qui concerne les districts, ben oui, il y a lutte à trois. Pis? S’agit-il d’une trahison? Même Marc Poulin a admis qu’il ne doutait pas de la sincérité de ces candidats rivaux. Si l’idéal réside dans le fait de ne pas présenter d’opposition, on dira chapeau à Coderre qui n’oppose plus personne à Mindy Pollak. Vive la non-division du vote, hein, Denis! En passant, les boys, une petite devinette. Combien compte-t-on de partis politiques au Québec? Quatre? Pfffff! Pas moins de 24 dont cinq sont représentés à l'Assemblée nationale du Québec. Ça peut en déranger certains et en arranger d’autres, mais y’a-t-il mort d’hommes? Ça s’appelle la démocratie, pour ceux qui ne le sauraient pas!

La démocratie à l'oeuvre! Dans Joseph-Beaubien, comme dans n'importe quel autre district qui se respecte.

Les cartes étant mises sur table, allons-y avec les candidats d’Ensemble Montréal.

En raison de mes liens (presque) de sang avec mon ancienne mairesse, je commencerai avec JackHouille! Comment? Vous ne connaissez pas JackHouille? Ben voyons! Ça fait 24 mois que Caroline Cinq-Mars-Braun prépare son entrée politique sous ce pseudonyme qu’elle aurait adopté, raconte-t-on, en mémoire d’un de ses chiens. D’où, peut-être, sa lutte épique pour sauver Mali, le parc canin d’Outremont.

En lisant sa mini biographie, on apprend que «les citoyens d’Outremont retrouveront chez Caroline une maman engagée». Mais pour rendre à Cléopâtre ce qui revient à Cléopâtre,
pourquoi ne pas faire saliver les électeurs en leur disant qu'ils retrouveront aussi une grand-maman engagée en la personne de l’ancienne mairesse Marie Cinq-Mars ? Du deux pour un!

Devenue avocate, l’ex-membre des Scouts de la 55e Guynemer prétend sur la page Décidons Outremont ensemble que c’est Coderre qui est venu la chercher. On sait bien. En politique comme en d’autres domaines, il est toujours de bon ton de se forger un mythe fondateur. Mais la réalité diffère parfois du pedigree. Et n'est pas Robin des Bois ou Che Guevara qui veut.

Selon des sources très bien informées, c’est Marie Cinq-Mars elle-même qui aurait envoyé le CV de sa fille aux instances du parti pour mousser sa candidature. Lorsqu’il est ressuscité, Denis a eu toutes les raisons du monde de lui accorder sa faveur. Comment aurait-il pu en être autrement? Après tout, la bonne Marie, fervente de Gérald Tremblay, ne lui avait-elle pas gaiement remis les clés de la ville d’Outremont qui, comme nous le rappelle si joliment le site Ensemble Montréal, a alors «cessé d’exister en tant que municipalité autonome»?

JackHouile alias Caroline B peut bien faire avaler à ses disciples qu’elle n’a pas été imposée par Coderre 0.2. Dans les faits, avant de se rabattre sur Laurent Desbois, Denis a demandé à Caroline Cinq-Mars de se présenter à la mairie d’Outremont sous sa bannière. Elle a quand même eu la décence de décliner la demande en «mairiage».

Grâce aux trois machines (Libérale, Maman Cinq-Mars et Coderre), la candidate qui a flushé son JackHouille a de bonnes chances de se faire élire. D’autant plus qu’au cours des deux dernières années, elle a systématiquement bâillonné et censuré les membres de sa page Facebook qui souhaitaient aborder, même de façon polie et respectueuse, les problématiques hassidiques. «On a assez de travail sur la planche, écrivait-elle le 6 juillet 2019, pour se chicaner sur ce sujet. J'aimerais qu’on le mette de côté.».Telle mère, telle fille! Cela dit entre nous, quand on la regarde aller, force est d’admettre que JackHouille a du chien!

Après tout cela, que pourra-t-on encore dire d’intéressant sur Philippe Guertin et Marie Potvin, respectivement candidats de Coderre dans les districts Joseph-Beaubien et Robert-Bourassa? Pas facile. C’est tout juste si j’ai pu serrer la pince de Guertin-le-Jovialiste sur l’avenue Bernard. Si jamais il devait être élu, Philippe 
(avec deux p, celui-là!), le diplômé en gestion d’entreprise et relations publiques «en contact permanent avec une multitude de cultures à travers le monde» aura besoin de tout son petit change pour mettre à profit sa grande capacité d’écoute et de négocier, car certains ne veulent rien entendre dans le district. On lui souhaite, de profiter au maximum des plaisirs de la vie politique.

Quant à Marie Potvin avec qui j’aime bien placoter dans le parc Outremont, j’avoue rester mâchoire pendante. En dépit de sa «collaboration fructueuse tant avec les milieux culturel et économique que communautaire et politique» et de son talent à «regrouper les forces vives de ces divers milieux autour d’objectifs communs», ses années de service passées à la table du conseil d’arrondissement, ne m'auront laissé aucun souvenir impérissable. Si, quand même, soyons honnête. Bien qu'elle ait échoué à se faire élire mairesse d'Outremont en 2017, elle a eu le mérite et le flair de recruter Jean-Marc Corbeil dans son équipe. Au moins, lui, s'est fait élire.

Parlant du loup, ça m'amène à dire un mot sur ledit Corbeil, ainsi que sur Céline Forget et Simon Latraverse. Les trois candidats du Parti Outremont provoquent de telles convulsions au sein des troupes de Coderre que cela frise l’apoplexie. On se calme, les amis. On se calme. Prenez un sac de papier brun (écologique) et respirez len-te-ment. Voilà... c'est bien.

Il y a tellement d’électricité dans l’air de cette campagne que l’on croirait que les pôles ont viré de bord «boutte pour boutte». 

Au cours des quatre dernières années, ce sont Philipe Tomlinson et ses sbires qui se sont acharnés à sauter à pieds joints sur Jean-Marc Corbeil, le seul conseiller de l’opposition de l’arrondissement. Dès la campagne électorale de 2017, Tomlinson qui partageait sa paillasse avec les leaders hassidiques a tout fait pour salir sa réputation. Dans un courriel fielleux, il avait même incité ses candidats et exécutants de basses œuvres à propager la rumeur qu’il était un anti-juif notoire, ami de Pierre Lacerte (Honnnn!) et de Céline Forget (Wouache!). Il serait même un dangereux harceleur. Quatre ans plus tard, la police n'est pas encore venue l'embarquer.

Et il faut connaître les coups fourrés que le maire Tomlinson a ourdi avec la complicité cafardeuse de Joël Simard-Ménard, son chef de cabinet. On s'étonne même qu'un conseiller de l'opposition ait survécu à autant de coups bas. Malgré tout, il s'est avéré un conseiller très articulé, capable de faire face à la musique et à dénoncer les nombreuses irrégularités et les deals sous la table du maire Tomlinson et de ses disciples. Comme, par exemple, l'affaire de l'îlot Saint-Viateur, une grosse vite que le maire avait voulu passer aux citoyens.



Aujourd’hui, ce sont les partisans de l’équipe Coderre qui ont pris la relève dans l’obscénité diffamatoire. À leur tour, des disciples de Coderre ne se gênent pas pour éclabousser les candidats du Parti Outremont qui leur donnent des crises d’urticaires jusqu’au trognon. 

La candidate Céline Forget, elle, ça fait longtemps qu'elle s'est faite une carapace plus épaisse que celle des tortues géantes de Magadascar. Élue à trois reprises à titre de conseillère indépendante du district Joseph-Beaubien et en dépit des menaces de mort, de l'intimidation et du vandalisme dont elle a été victime pendant de nombreuses années, aujourd'hui, elle remet ça. 

Forget essuie ce type d’intimidation ordurière depuis qu'elle a eu le culot de faire fermer la synagogue que la secte Amour pour Israël opéraient en toute illégalité au coin des rues Lajoie et Durocher depuis les années 1980. 
En 2012, c’était la huitième fois que des membres de la secte ultraorthodoxe déposaient une plainte criminelle contre elle. Un détail: elle a toujours gagné!

Vous avez oublié ce que la candidate du Parti Outremont a vécu et enduré pendant plus de 15 ans 
simplement parce qu'elle revendiquait le respect des lois municipales et provinciales sur le territoire d'Outremont? Ce serait plus que le temps que vous visionniez le reportage diffusé en 1999 dans le cadre de l'émission J.E. (journalisme d'enquête) sur les ondes de TVA. Vous pouvez aussi cliquer ici pour lire un autre épisode de l'acharnement de certains membres de la communauté à son égard. Charmant, vous allez voir.

Le reportage de J.E. a dévoilé jusqu'où des dirigeants hassidiques sont près à aller pour faire leur loi à Outremont en bafouant nos règlements.

Comment dites-vous? Une tête de cochon, Forget? Mettez-en! Ça doit être pour ça que les leaders hassidiques ne la digèrent pas. En voilà une qui tient son bout et qui connait ses dossiers. Et pas seulement ceux qui concernent les communautés hassidiques.

Pour finir, il me reste à vous glisser un mot à propos de Simon Latraverse, candidat, lui aussi, du Parti Outremont dans le district Jeanne-Sauvé. 

Le pauvre ne peut pas compter sur sa maman pour mousser sa candidature. Et contrairement à Caroline Braun, sa rivale, il ne s'est pas fait remettre une médaille par la députée fédérale d’Outremont pour son bénévolat lors de la première vague de la Covid. Par contre, si vous cherchez un économiste qui a voyagé de par le monde ( plus de 30 pays) pour son travail, en voilà un dans votre cour. C'est à la mode, y paraît, les économistes.

Avant de revenir à Outremont en 1987, il a exercé la fonction de conseiller municipal à Varennes qui connaissait de très graves problèmes de pollution industrielle. Son action a eu un impact majeur sur la qualité de l’environnement et sur la planification du territoire. Ce n'est pas rien. Ces années-ci, il s'est mis le nez dans les affaires de l'arrondissement et il a constaté que ça ne sentait vraiment pas bon.

Ces derniers jours, en prenant connaissance des propos diffamatoires et les ragots que ses adversaires colportent sur son compte et sur celui de ses partenaires, il s'aperçoit que les effluves nauséabondes sont peut-être encore plus pestilentielles ici qu'à Varennes. Il souhaiterait bien y faire un bon p'tit ménage.  

D'ici la fin de la semaine, ne le dites à personne, mais je me promets de réserver une petite surprise de mon cru aux diffamants. Hi! Hi! Hi! Ils vont aimer ça.

lundi 7 juin 2021

DÉGAGE, MAUDIT COCHON!


En septembre 2013, lorsqu'il s'était porté candidat à titre de conseiller municipal dans le district Joseph-Beaubien d'Outremont, Philipe Tomlinson nous avait assuré qu'il miserait sur les orientations qui le guidaient au quotidien, soit «le partage, l’éthique et la transparence». Il avait alors mordu la poussière. Ce n'est qu'en 2017 qu'il a enfin eu la possibilité de nous prouver la substance de ses valeurs cardinales.


Hélas pour nous, ses quatre années à la tête de l'arrondissement auront plutôt permis de montrer aux citoyens son côté fourbe, dissimulateur et hypocrite. Pensons à ses dénégations dans le dossier de l'îlot Saint-Viateur, à sa façon méprisante de procéder dans son plan de stationnement forcé ou à ses entourloupettes pour autoriser une nouvelle synagogue sur Bernard malgré le résultat référendaire. Philipe aura fait la quasi-unanimité contre lui. Et ça se dit expert-conseil en communication!

Même l'aménagement de nos parcs aura mis Tomlinson dans l'embarras et soulevé l'indignation des résidents d'Outremont. Faut le faire! Rappelez-vous le tollé qu'a suscité Philipe avec son sondage incroyablement biaisé sur le sort qu'il réservait au chalet créé par l'illustre architecte Aristide Beaugrand-Champagne. Heureusement, les résidents n'ont pas mis longtemps à comprendre que le jupon de Projet Montréal dépassait comme une longue traîne de mariée.

Mais outre la délicate question du chalet, le maire avait dans le collimateur l'idée de mettre sa grosse patte sur l'aire de jeu du parc. Ce diplômé de 2e cycle en gestion et développement durable trouve que les jeux actuels ne sont plus au goût du jour. Pire. Selon Philipe, ils ne respecteraient pas les principes d’inclusion et d’accessibilité. C'est ce qui ressort de la question 4 de son fameux sondage.

Saviez-vous ça, vous, que les jeux d'enfants du parc Outremont pouvaient être exclusifs? Et ben oui!

Après l'histoire du chalet, Tomlinson a sûrement rêvé que le cochon du parc lui réserverait un autre stampede. Il l'a donc envoyé à l'abattoir avant que les citoyens s'en aperçoivent. 

Imaginez-vous qu'avant même d'avoir dévoilé son processus de conception de la nouvelle aire de jeux, Projet Montréal vient de déboulonner (de nuit?) le fameux cochon sale comme s'il s'agissait d'un personnage aussi politiquement odieux que John A. Macdonald, l'un des architectes des pensionnats et de la politique d’assimilation des autochtones.

Voici ce qu'on appelle un enterrement de première classe. Ni vu ni connu!

Vous l'aurez compris. L'aire de jeu n'était pas kosher au goût des dirigeants hassidiques qui sont les ventriloques de Projet Montréal/Outremont. À moins que vous soupçonniez Luc Plamondon, notre grand parolier national, de ne plus supporter ce relent de porcherie devant chez lui.


Cliquer sur la photo de Tomlinson enfourchant le cochon pour entendre son discours de la campagne 2017 sur le sujet.

Le maire sortant va-t-il tenter de nous faire croire que c'est son sondage qui l'aura incité à procéder à cet enterrement de première? Sachez qu'à peine 27 personnes interrogées dans son sondage se sont montrés ouvertes à l'idée de renouveller les jeux dans la section enfants. C'était à peine 6,5% des répondants!

Entre la moto et l'éléphant, le vide ultra religieux. Un grand pas vient d'être franchi dans l'atteinte du bien-vivre ensemble! 

Pour avoir donné quelques conférences sur les changements climatiques durant ses études, Tomlinson estime peut-être pouvoir se permettre de flirter avec la surconsommation et le tout-au-rebut pour satisfaire le goût du jour.

Puisqu'on s'intéresse au parc Outremont et à ce qui est religieusement correct, Projet Montréal semble bien fier d'annoncer que le chalet du parc aura une activité supplémentaire. En plus des toilettes «non genrées», on y aménagera un espace d'allaitement. Mais dites-nous: existe-t-il un règlement qui interdit l'allaitement maternel sur les rues ou dans les espaces publics? Vous l'aurez deviné, c'est la trouvaille puritaine de Fanny Magini, la conseillère de Projet Montréal. Elle s'est vraiment surpassée, celle-là.








lundi 26 octobre 2020

LE BINGO DES FANATIQUES


Mercredi 14 octobre, les policiers de Saint-Jean-sur-Richelieu ont interrompu une soirée de bingo qui avait rassemblé 170 personnes. Même si la zone n’était classée qu’orange, on se surprend que les organisateurs n’aient pas été plus soucieux du danger qui rôde. Pas fort! Vraiment pas fort! Mais il y a bien pire.

Le samedi précédent (10 octobre), 1 000 intégristes de la secte Tosh de Boisbriand se sont agglutinés pour festoyer autour d'une synagogue ne pouvant en accueillir que 25 selon les normes sanitaires imposées. Un samedi soir de confinement et en pleine zone rouge, par-dessus le marché. C’est vrai qu’un bingo qui fait miroiter la vie éternelle, c’est pas mal plus attirant que le jack pot qu’offrait le promoteur montérégien.

Il aura fallu que les policiers de Boisbriand appellent en renfort la Sûreté du Québec pour parvenir à disperser la foule qui, selon le ministre de la Santé, Christian Dubé, ne respectait pas du tout les mesures sanitaires. Bien sûr, après ce pow-wow divin, les organisateurs n’ont eu qu’à feindre un acte de contrition. Et comme la mesirah, la dénonciation d’un juif à des autorités non juives est l’un des crimes les plus odieux de la Torah, les noceurs ont eu beau jeu de prétendre vouloir coopérer à l’enquête. Ils doivent être morts de rire.

Pendant ce temps-là, à Outremont, le maire Tomlinson sautille comme un moineau sur des braises ardentes et 
évite comme la peste de prononcer le mot «hassidim» pour expliquer, ne serait-ce qu’en partie, qu’avec ses 254,65 cas par 100 000 habitants, son fief trône sur la première marche du palmarès des arrondissements les plus contaminés de Montréal.

Sur Twitter, il fallait lire l'indignation de Max Lieberman à l'égard d'Aaron Derfel, le journaliste du Montreal Gazette qui a publié un article associant la communauté hassidique d'Outremont à l’explosion de cas de COVID-19.
C’était d’autant plus maudissant pour le vice-président du nouveau Conseil juif hassidique du Québec que son organisme se faisait «pogner» du même coup pour avoir diffusé une lettre anonyme affirmant faussement qu’une entente avait été conclue avec le gouvernement Legault et que les synagogues seraient «autorisées à accueillir jusqu'à 250 personnes» plutôt que 25.

Devant un hôtel de ville au paysage dévasté, Max Lieberman exhibe ses stigmates qui le font souffrir le martyre. Viens, on va becquer bobo!

Lieberman a crié à la stigmatisation immonde. À l’écouter, l’article n'est rien de moins qu'un assassinat en règle, un reportage mensonger dont les hassidim sont les boucs émissaires. Pour le lobbyiste pitbull de la secte Satmar, cette profanation est d’autant plus scandaleuse qu’elle a été le fait d’un journaliste juif, ce qui en fait un «moser», un «snitch», un mouchard, quoi. Cette trahison semble l’avoir encore plus irrité que notre récente révélation sur l'accusation de manoeuve dolosive (fraude) qui pèse contre lui devant les tribunaux. Ce n'est pas peu dire.

Le twitt victimaire de Max Lieberman, auquel s’associent les sœurs Dorner, deux de ses groupies bien-pensantes qui propagent aussi le virus du Safe Space.

On peut comprendre que ce pavé dans la mare le fasse suer au plus haut point.
Max qui serait capable de vendre du soufre au diable avait fait des pieds et des mains pour limiter les dégâts. Il était même parvenu a fourguer une autre contre-vérité dans les médias en y affirmant «qu’aucune éclosion [n’a] été signalée dans la communauté hassidique. Outremont vit le même phénomène d’augmentation des cas que le reste du Québec». You bet! 

Début octobre, Max Lieberman a été surpris tenant une conversation téléphonique en mode conférence. Le lobbyiste cherchait désespérément une façon de faire analyser en douce 5 000 échantillons (!) pour la Covid 19. Il ne souhaitait pas passer par le CIUSSS Centre-Ouest. Il soutenait même que la clinique de dépistage de la rue Davaar ne convenait pas. À l’en croire, sa communauté disposait des effectifs qualifiés pour faire les prélèvements sur place. On voit déjà le slogan : «Dans une synagogue près de chez vous!».

En attendant que la synagogue de Michael Rosenberg soit prête, Tomlinson voudrait peut-être qu'elle serve de clinique pour l'épidémie de COVID-19 qui fait rage dans la communauté.

À qui diable Lieberman demandait-il de l’aide? À l’autre bout du fil, une certaine Claire se creusait les méninges pour l’aider à trouver une solution discrète. Cette femme que Max connaissait visiblement, semble n’avoir été nulle autre que sa bedfellow Claire Trottier, l’activiste prohassidique qui, en plus de faire partie du Dream Team de Philipe Tomlinson, est administratrice patentée du groupe Friends of Hutchison Street fondé par Mindy Pollak, la conseillère de Projet Montréal Outremont. Max espérait sans doute que la professeure adjointe au Département de microbiologie et d'immunologie de l'Université McGill, dispose des contacts nécessaires pour le sortir du bourbier dans lequel l’avaient placé ses coreligionnaires.

Véritable union contre nature, la scientifique de McGill épouse la cause de l’ignorance. En haut, à droite, le 6 décembre 2016, Claire Trottier manifestait avec Max Lieberman et Leila Marshy au moment même où le conseil d’Outremont votait contre l’établissement de nouveaux lieux de culte sur l’avenue Bernard. Elle est également abonnée à Outremont Hassid.

Max parviendra-t-il un jour à s'extirper de ce bourbier ? La question se pose d’autant plus qu’il y a une semaine, sur Twitter, l’association ultraorthodoxe Outremont Hassid, qu’apprécient de toute évidence les sœurs Dorner, Claire Trottier et les autres Friends of Hutchison Street, faisait la promotion de la Great Barrington Declaration, qui s’oppose aux politiques de confinement mises en place par la plupart des gouvernements du monde. Welcome Home, SARS-CoV-2!

Cheskie Weiss et Hirsh Teitelbaum, deux des trois fondateurs de Outremont Hassid qui, le 15 octobre 2020, fait la promotion de la Great Barrington Declaration sur son fil Twitter.

Dans ce contexte, comment s’étonner que le 12 octobre dernier, les policiers aient encore dû débarquer dans une synagogue de la rue Bates pour mettre fin au rassemblement d’une centaine de personnes de la communauté ultraorthodoxe. Et ces coups de filet ne représentent probablement que la pointe de l’iceberg. 

Même les adorables exhortations de Géraldine Morel, membre toute en finesse du Comité bon voisinage du maire Tomlinson, semblent n'avoir aucun effet sur les récalcitrants. 

De la façon dont c'est parti, ce ne sera ni à Pâques ni à la Trinité que les choses reviendront à la normale. 

Après la première vague pestilentielle, voyez comment les choses se passaient à l'école pour filles Bnot of Jerusalem d'Outremont, les 3 et 4 août 2020. Hatzoloh ne chômera pas!

Encore aujourd'hui, pas besoin d'aller loin. Il suffit de se balader, ne serait-ce que dans la ruelle de Mindy Pollak pour réaliser qu’elle bourdonne d’activité (on parle de la ruelle, pas de Mindy qui n'a vraiment pas fait grand-chose au cours de ses sept premières années de mandat).

Aucun masque, aucune distanciation. En haut, à gauche : le 4 octobre dernier, 17 personnes sont sorties d’une résidence privée par la ruelle Hutchison-Durocher, au nord de Saint-Viateur. À droite et en bas : le 11 octobre, une grappe d’hommes s’agglutine à la sortie arrière de la synagogue du 5682, avenue du Parc qui jouxte la papeterie Zoubris. Ils s'y sont réengouffrés quelques minutes plus tard.

Mais il y a des signes qui sont nettement plus révélateurs que les va-et-vient des fidèles : les déchets que ceux-ci laissent trainer après leur passage. 

À titre d’exemple, le dimanche 11 octobre, en début d’après-midi, la synagogue du 5896 - 5906 avenue du Parc avait déjà empilé dans la ruelle l'équivalant de 5 040 litres de déchets (14 conteneurs d’une capacité de 360 litres chacun). Et ça ne tient même pas compte des quelque 25 gros sacs Glad jetés au sol ou par-dessus les bacs. C’est ça, dites, le confinement en zone rouge écarlate? On se fout de notre gueule et des mesures sanitaires. Quel mépris pour la santé! La leur et la nôtre!

En façade de la synagogue du 5896 - 5906 avenue du Parc, rien ne bouge. En ruelle, c’est le party d’asticots qui bat son plein. 5 040 litres d’ordures, sans compter 25 gros sacs Glad... deux jours après la dernière cueillette des ordures.

Avec le comportement désinvolte d’une partie des «craignant-Dieu», Max Lieberman n’a pas à craindre pour la survie de Chevra Hatzoloh, le service de premiers soins ultraorthodoxe fondé à Brooklyn en 1969 par le rabbin Hershel Weber. D'autant moins qu'en tant que vice-président et administrateur du service de la section Outremont, Lieberman s'est fait confier 9 700$ par Tomlinson pour une ligne téléphonique de référencement pour sa communauté aux prises avec la COVID-19.

Depuis les premières lignes de cette chronique, je sens que mes détracteurs sécrètent l'écume, piaffent d'indignation et ruent dans les brancards (attention aux malades!). Je les entends d'ici répéter jusqu'à l'extinction de voix qu'à l'instar des Québécois, je suis raciste, xénophobe, antisémite, borné, bref, «hate monger»! 

Obsédé par la doctrine du racisme systémique qu'il utilise à tort et à travers, gavé du culte du Safe Space par son entourage idéologique Woke, Tomlinson voudrait bien en finir avec ces citoyens de plus en plus nombreux qui n'adhèrent pas à son dogme.

On connait la chanson du Dream Team de Tomlinson et de la  meute d'activistes qui gravitent dans son giron en s'offusquant du moindre mot qui pourrait faire de la grosse pepeine aux licornes de la planète. Que suggérer à tout ce beau monde si ce n'est d'aller voir comment ça se passe partout ailleurs sur terre?    


Le 7 octobre, Andrew Cuomo, le gouverneur de l'État de New York, accusait de négligence la population ultraorthodoxe en raison d’un taux de contamination six fois plus élevé que pour le reste de la population de l’état. Même Bill de Blasio, le maire de la Grosse Pomme, y déplorait l’aggravation flagrante de la propagation.

Remarquez que cela n’a pas impressionné quelques 500 zélotes hassidiques de Brooklyn, grands admirateurs de Trump. Ils ont manifesté contre le confinement en brulant des masques au milieu de la rue et en attaquant sauvagement un journaliste. La déclaration d’un manifestant intégriste à la Une du Daily News en disait long :


«Here in Borough Park, we don’t go by the laws of America.
We have our own laws.» 


Peu de temps après, New York a dû faire interdire le mariage du petit-fils de Zalman Leib Teitelbaum, l'un des plus importants rabbins hassidiques de la secte Satmar. Pour ce mariage limité aux «membres de la famille proche», on s'attendait à accueillir jusqu'à 10 000 invités! Vous imaginez bien que les autorités municipales et de l'État se sont fait accuser par les dignitaires de la synagogue de Brooklyn d'avoir mené des «attaques injustifiées» contre ce mariage.

En Australie, des articles de journaux et des vidéos montrent que les choses ne se passent guère mieux. Même que ça barde. 

Heureusement qu'il y a Israël. Là, au moins, ça doit bien aller. D'autant plus qu'en Terre sainte, ils ne sont pas antisémites, puisque fils d'Abraham!

Et ben non, même au pays de Bibi, de coriaces noyaux d'ultraorthodoxes s'avèrent très durs de comprenure en ces temps de fléau biblique. Imaginez. Pas moins de 40% de toutes les infections récentes proviennent du secteur ultra-orthodoxe qui ne constitue pourtant que 12% de la population.

Émeutes anti-confinement à Bnei Brak

Comment s’en surprendre quand le Times of Israël nous apprend, le 23 octobre, que pour se marier sans se faire repérer par les autorités sanitaires, des hassidim vont jusqu’à convoler dans le village arabe de Kafr Qassim en y faisant jouer de la musique... arabe! D’autres parlent de pressions des dirigeants ultraorthodoxes qui leur a valu des passe-droits et des faveurs qui vont à l’encontre mêmes des recommandations des comités scientifiques israéliens.

Quelques semaines plus tôt, le directeur d'un hôpital de la ville de Bnei Brak qui n’en pouvait plus a accusé la communauté hassidique de «tuer des gens» en bafouant de façon massive les directives sur le coronavirus. Comment dites-vous ? Il a dû démissionner ? Ah oui, mais ça se comprend très bien. Là-bas, les ultrareligieux ont atteint une belle masse critique. Ils sont puissants. Soyez patients. Ça viendra ici aussi.