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vendredi 2 juin 2023

PETIT CACA DEVIENDRA GRAND


Comme ça, ma conseillère Mindy Pollak a failli faire une syncope en prenant connaissance du dépliant que l’administration d’Outremont a fait distribuer la semaine dernière. Il s’agissait pourtant d’inviter les citoyens à participer à la consultation publique sur le Plan d’urgence climatique 2024-2030.

À titre simplement informatif, le dépliant donnait quelques exemples de mesures qui permettraient de réduire notre impact sur l’environnement. On y apprenait, par exemple, que les ampoules écoénergétiques comptaient pour moins de 200 kg équivalent de gaz à effet de serre (GES) par année (0,2tCO2e). Un pet! 

 Mis ensemble, l’utilisation d’une corde à linge, le recyclage, le lavage à l’eau froide et le remplacement d’un véhicule à essence par un modèle hybride permettent tout juste de retirer 800 kg (0,8tCO2e) de GES de l’atmosphère. Pas très consistant.

En revanche, devenir végétarien subtilise 800 kg de GES par an. Abandonner la voiture électrique au profit du transport en commun soulage la planète d’un peu plus d’une tonne de GES (1,1tCO2e). Prendre un vol transatlantique de moins par année équivaut à 1,6 tonne. Vivre sans voiture empêche une fuite de 2,5 t de GES. Finalement, toujours selon le dépliant, choisir d’avoir un enfant de moins correspondrait à 4 t de GES en moins annuellement. Ça, c'est du solide.

Il n’en fallait pas plus pour que Pollak crie à l’infanticide et transforme un argumentaire scientifique en une hérésie blasphématoire. L’ancienne technicienne d’ongles accuse même le maire Laurent Desbois d’incompétence. Quand on sait combien elle a donné de maux de tête aux élus de Projet Montréal chargés de lui inculquer un minimum d’éducation séculière de base, Pollak ne manque pas de toupet… artificiel. Demandez-le à l’ex-conseiller du Mile-End, Richard Ryan.


Cliquer sur la photo pour l'agrandir

Qu’y a-t-il d’horrifiant à publier des données analysées, compilées et contre-vérifiées par des spécialistes du domaine climatique ? À ce que je sache, la consultation publique de dimanche dernier n’avait rien d’un programme d’éthique et de culture religieuse. Même le pape est favorable au planning familial et à la régulation des naissances… sans capote ou pilule ! C’est vrai que dans la Genèse (1 :28, 9 :1,7), avoir un maximum d’enfants est un commandement religieux ultra important pour les hassidim : « Croissez et multipliez ! »

On n’est pas en Chine maoïste ! Personne n’impose l’enfant unique ni ne recommande d’en produire 13 à la douzaine. On se demande bien ce qui a pu piquer la bonne Mindy. Se sentirait-elle coupable de sa propre situation ? La trentaine bien entamée, elle n’a toujours pas de progéniture connue. Si on se fie aux femmes de sa tribu, elle aurait déjà dû en concevoir au moins cinq ou six. Peut-être son lit n’est-il pas orienté nord-sud comme le prescrit le livre saint. Si elle continue à faire de la peine à Yahvé, Dieu sait qu’elle épargnera peut-être la planète de 20 à 25 tonnes de GES par année ! En fait, on devrait la féliciter pour son coming-out étouffé.

D’autres ne méritent pas d’applaudissements. Pensons à Sarah Dorner, une groupie hystérique de Mindy et de Projet Montréal/Outremont. Professeure au département des génies civil, géologique et des mines à Polytechnique Montréal, Dorner n’a jamais raté une occasion pour se ridiculiser publiquement.

Sans parler des innombrables fois où Dorner a porté des accusations sans fondement et où elle a menti à plein nez par pure partisannerie politique déloyale, voici que la spécialiste du dépistage des sources de contamination fécale dans les eaux usées de Montréal dérape encore.

Dans une interview accordée à CBC News, Sarah Dorner pousse le bouchon muqueux jusqu’à pervertir le sens des données scientifiques fournies dans le dépliant de l’arrondissement. Écoutez-la. « Quand vous suggérez d’avoir un enfant de moins par famille [eh bien] lequel de mes enfants est de trop ? ». C’est comme ça que raisonne une prof titulaire de Polytechnique ? Allo la rigueur scientifique ! Quelqu’un devrait aviser son directeur avant qu'elle n'empoisonne l'ensemble de la métropole.

Dans ce cas spécifique, le tableau du dépliant distribué référait évidemment à la planification familiale. Rappelons à Sarah (qui a elle-même fait le choix de n’avoir qu'un ou deux enfants) que le planning familial est l’ensemble des moyens qui concourent au contrôle des naissances. Cela permet justement aux familles de choisir d’avoir ou non un enfant.

De toute évidence, la « savante » est restée traumatisée par le roman (ou le film) Le choix de Sophie. De mauvaise foi (à moins qu’il ne s’agisse d’un trouble dissociatif de l’identité), elle se prend pour la belle Polonaise, survivante d’un camp de concentration nazi, qui a été forcée de choisir entre sauver la vie de son fils ou de sa fille. C’est plutôt répugnant ou, pour reprendre l’expression de Mindy Pollak, « particulièrement horrifiant ». Elle ne reculera jamais devant rien. C’est vrai que pour les fins de ses études, elle a peut-être besoin de beaucoup plus de petits cacas.



Aussi abjects et fallacieux qu’aient été les pseudos arguments soulevés par Pollak et Dorner, il nous faut, hélas !, constater que l’esclandre a porté ses fruits.

À preuve, le maire Laurent Desbois et la conseillère Caroline Braun se sont empressés de faire avorter l’envoi des fameux dépliants qui étaient pourtant arrivés à terme. Pire, ils se sont carrément dissociés des faits scientifiques présentés, ont exprimé leur « profond désaccord » avec l’option d’un enfant en moins et ont demandé aux citoyens « de ne pas prendre en considération cette option». Pourtant, l’un et l’autre ont donné dans la planification de leurs familles respectives, non ? Et puis, il ne s’agit pas d’une question d’opinion ou de
croyance. Le tableau ne nous donne que des faits objectifs. Pour paraphraser Molière, faut-il couvrir cette science qu’on ne saurait voir ? Cela pourrait-il nous faire venir de coupables pensées ?

Les élus ont-ils fait des études avant de nous demander de ne pas tenir compte de cette donnée scientifique ? Ils nous invitent plutôt « à examiner notre taux de consommation pour protéger notre belle planète ». La belle affaire !

Le graphique qui a été distribué nous révèle pourtant que contrairement à ce que nous aurions pu croire, les ampoules écoénergétiques, la corde à linge, le recyclage, le lavage à l’eau froide et même notre voiture électrique ont un impact insignifiant sur le climat comparé à d’autres mesures plus conséquentes.

Je suis aussi néophyte que le maire en la matière, mais j’ai retrouvé la source de ces chiffres qui ont fini dans les poubelles de l’hôtel de ville. Ils proviennent d’une étude extrêmement sérieuse entreprise par des scientifiques de l’Université de Lund (Suède), la plus grande institution d’enseignement et de recherche des pays scandinaves et l’une des 100 universités les mieux cotées du monde.

Pour mener leur étude, les chercheurs ont considéré un très large éventail de choix de modes de vie individuels. Ils ont calculé le potentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les pays développés sur la base de 148 scénarios provenant de 39 sources !

En analysant les résultats qu’ils ont obtenus, ils ont réalisé que les mesures préconisées par nos gouvernements (incluez Outremont, là-dedans !) pour réduire les émissions de gaz à effet de serre en dessous des niveaux nécessaires pour empêcher un réchauffement climatique de 2 °C ne sont pas efficaces.

Pour éviter l’hécatombe, ils recommandent quatre actions largement applicables à fort impact (c’est-à-dire à faibles émissions) susceptibles de contribuer au changement systémique et de réduire considérablement les émissions personnelles annuelles.

Mais tout n'est pas perdu. Sans le vouloir, le maire a fait une bonne affaire en nous demandant de ne pas tenir compte de l’option d’avoir un enfant de moins. Vous savez pourquoi? Tout simplement parce que le graphique distribué contenait une erreur de taille. Ce ne sont pas quatre tonnes d’équivalent CO2 par an que cela permettrait d’éviter, mais bien 58,6 tonnes (tCO2e), soit 15 fois plus ! La colonne de ce graphique montait si haut que l’arrondissement a peut-être cherché à économiser sur le papier.

Dans le dépliant qui devait vous être livré, il manquait la portion du haut (voir la flèche rouge). Vous auriez alors pu constater que l'option de la planification familiale est de très loin la mesure individuelle la plus efficace pour diminuer notre impact sur les changements climatiques

À quelque chose, malheur est bon. Dans l’état actuel des choses, ce ne sont pas 20 à 25 tonnes de CO2 équivalent que Mindy fait épargner chaque année à la planète, mais bien plutôt de 234 à 293 tonnes ! Bravo! Mazel tov!


jeudi 26 janvier 2023

LE PAVÉ DE L'ENFER


Au XVIIIe siècle, à l’époque où les sectes hassidiques étaient tout juste inventées, l’expression biblique «L’enfer est pavé de bonnes intentions» était déjà consacrée. En clair, on rappelait que les paroles ne suffisent pas; seuls les gestes comptent!

Lorsqu’elle s’est fait élire comme conseillère de Projet Montréal/Outremont, Mindy Pollak s’était empressée d’affirmer qu’elle se ferait un devoir de représenter tous les citoyens
de son district. La belle affaire, toi ! Le temps nous a prouvé que ses bottines n’avaient pas du tout l’intention de suivre ses babines. On ne s’étonnera donc pas que certains dossiers dans lesquels elle est allée se foutre le nez soient carrément partis en couilles.

On ne parlera pas ici de la saga de la synagogue controversée au coin de Bernard et Champagneur dans laquelle la conseillère Pollak est fortement soupçonnée d’avoir coulé de l’information privilégiée au nabab Michael Rosenberg. Limitons-nous à soulever le scandaleux dossier de la «dérogation mineure» que Mindy Pollak a fait voter à la 
séance du conseil du 9 avril 2018.

Ce soir-là, par favoritisme, la conseillère de Projet Montréal allait permettre aux propriétaires hassidiques du 367 Querbes (ils étaient membres de la famille de Michael Rosenberg) d’agrandir leur résidence unifamiliale dont la superficie au sol 

dépassait déjà largement le maximum autorisé.

Les problèmes avec la propriété du 367 Querbes ont commencé peu de temps après l’octroi de cette dérogation pour un projet qui contrevenait à plusieurs articles du règlement de zonage 1177 et qui avait été
 rejeté à l’unanimité par les experts de la commission consultative d’urbanisme (CCU).

Le plus récent épisode problématique résultant de cette dérogation a été dénoncé par des citoyens en juillet 2020, puis en mai 2022. Les propriétaires avaient entrepris de couvrir de gravier une partie du gazon de façade. Le tout, évidemment, sans aucun permis. On les soupçonnait de vouloir y aménager un stationnement sur la marge de recul et jusqu’au trottoir. Or, le Règlement de zonage 1177 (art. 7.4 et 7.5) interdit formellement de construire un stationnement dans les marges de recul.


Les faits ont été rapportés aux autorités d’Outremont qui, alors sous la gouverne du maire Philip Tomlinson, se sont montrées rassurantes. Les propriétaires auraient raconté ne pas avoir l’intention d’aménager un stationnement à cet endroit.

Force est de constater que les propriétaires ont finalement aménagé un espace de stationnement en blocs de béton ajourés dans la cour avant de l’immeuble résidentiel. Aujourd’hui, c’est sans aucun complexe qu’ils y stationnent un VUS gros comme un char d’assaut.


Hormis certains aménagements bien spécifiques (dont l’usage stationnement ne fait pas partie), l’article 7.4 du règlement de zonage stipule que «Toute la surface des marges de recul doit être aménagée en gazon et en plantations et aucun autre usage n’y est permis.» L’article 7.5 n’autorise les espaces de stationnement extérieurs que dans les marges latérales.

La fiche sur les marges et les cours du Service de l’aménagement urbain et du patrimoine d’Outremont montrent clairement ce qui constitue les marges de recul. Dans le cas précis de la résidence unifamiliale du 367 Querbes, la deuxième illustration (voir ci-dessous) basée sur l’implantation en mode contigu de la fiche 1 montre clairement que les blocs de béton ont été installés à l’intérieur de la marge de recul, en façade.




Ne reste plus à Jean-François Meloche, responsable de la gestion du territoire, du patrimoine et du soutien administratif qu’à intimer les propriétaires de démolir l’espace de stationnement illégal et exiger le réaménagement en gazon et en plantations sur toute la marge de recul.

Nous avons finalement appris que 
l’agrandissement avait été accordé à des fins religieuses.

La dérogation a été demandée uniquement pour des motifs religieux. 

Or les considérations religieuses ne constituent pas un préjudice sérieux permettant d'accorder une telle dérogation.

Quoi qu'il en soit, en octroyant un tel privilège, les élus de Projet Montréal condamnaient de facto l’usage du garage. Même une toute petite voiture ne pouvait plus se faufiler dans l’embrasure. 

D'ailleurs, lors d’une assemblée du conseil, nous avons lancé un défi au maire Tomlinson et à son directeur de l’aménagement urbain. S’ils parvenaient à y faire entrer une Smart, nous étions prêts à lâcher le morceau. Mais ils n'avaient rien à cirer de notre proposition. On sait pourquoi! Ils auraient perdu la face et mécontenté leurs électeurs ultrareligieux.

Il était écrit dans le ciel que la dérogation «mineure» qu’a fait voter Mindy Pollak allait créer un vrai problème de stationnement.

L'article 9.1.1 du règlement 1177 est on ne peut plus clair : «Un permis de construction ne peut être émis à moins que n’aient été prévues des cases de stationnement hors-rue». Or l’étroitesse de l’allée menant au garage empêche les résidents des deux propriétés de s’y stationner puisque cela bloquerait le passage au propriétaire voisin. Ne serait-ce que pour cette raison, la dérogation dite mineure n’aurait jamais dû être accordée.

Si Mindy Pollak n'avait pas poussé le vote pour accorder la dérogation, le garage des propriétaires aurait pu continuer à servir de stationnement à une voiture comme c'est toujours le cas pour leur voisin (photo de gauche). L'entrée trop étroite ne permet plus aux propriétaires avantagés par Projet Montréal de s'y garer.


Pollak, Tomlinson, Patreau et Magini ont maintes fois fait la preuve qu’ils pouvaient se moucher avec la réglementation et octroyer les passe-droits qui arrangeaient certains de leurs précieux électeurs. Quitte à ce que cela entraîne éventuellement des problèmes de tout ordre. «Après nous, le déluge!», n'est-ce pas? En fait, Projet Montréal/Outremont a pavé la voie pour l'enfer. Attention! C'est toujours chaud!





dimanche 30 janvier 2022

LE LOBBY AMICAL


Depuis dimanche dernier, une minorité des camionneurs transfrontaliers s’insurge contre la vaccination obligatoire lors de leur retour au pays. Selon leur conception de la « Libarté » démocratique, c’est à chacun que revient la décision de se faire vacciner ou non. Ce serait un droit sacré et inaliénable. Le même principe s’applique pour le port du masque ou le droit de fréquenter l’école en chair et en os en période de confinement.

Dans plusieurs pays, les antivax et anti-masques se braquent. Il y a les complotistes, bien sûr, mais on trouve un plus grand nombre de passifs agressifs, ceux qui se rebiffent pour se rebiffer ou qui rejettent toute autorité qui n’émane pas d’eux. Pensons à la comédienne Anne Casabonne qui qualifie le vaccin de « grosse marde ».

À Outremont, comme à certains autres endroits, le consensus et la cohésion sociale ne vont pas de soi. À preuve, lors de la séance du conseil d’arrondissement du 10 janvier, le nouveau maire Laurent Desbois a constaté que tout le monde ne faisait pas sa part dans ce qu’il qualifie de corvée collective. À titre d’exemple, citant les données de Santé Montréal, il nous a appris que seulement 39 % des enfants âgés de 5 à 11 ans résidant à Outremont ont reçu une première dose de vaccin contre 51 % sur le Plateau Mont-Royal. Il a aussi déploré que certaines écoles de la communauté hassidique n’avaient pas suivi le décret gouvernemental forçant la suspension de l’enseignement en direct.

Bien sûr, l’ensemble des membres des communautés hassidiques ne peut être mis dans le même sac Glad. Si le propriétaire de la boulangerie Cheskie défie avec arrogance l’obligation du port du masque dans sa boutique, cet autre propriétaire ultraorthodoxe de la poissonnerie Océan de l’avenue du Parc affiche à sa porte (même si en anglais seulement !) l’exigence du masque pour entrer dans son commerce.

On constate cependant qu’à l’instar de l’an dernier, plusieurs fidèles hassidiques défient toujours la fermeture des lieux de culte décrétée par le gouvernement, et ce, avec la bénédiction implicite du Conseil des juifs hassidiques du Québec (CJHQ) qui soutient que ses ouailles sont forcées de «faire un choix intenable entre l’exercice de leurs droits fondamentaux et le respect de la loi».

Au registre des entreprises, ce lobby de fondamentalistes purs et durs se qualifie d’organisation «civique et amicale» ! Faut vraiment que les Shrage Muller (directeur général), Max Lieberman (vice-président), Abraham Ekstein (administrateur), Baruch Posner (président et trésorier) prennent les gens pour des cons ! Voyez vous-mêmes. A
rie Rangott, par exemple, le secrétaire de leur organisation, est vice-président aux opérations d’une société de conseil en sécurité « qui emploie des experts de premier plan tel d’anciens opérateurs militaires, des services secrets, des forces de l’ordre, des experts en cybersécurité, des criminologues et des directeurs de la sécurité de multinationales ». Allo les bisounours!  Saluez bien le Mossad pour nous!

Pas plus tard que le 9 janvier dernier, ce groupe de négationnistes accusait le gouvernement d’«exacerber les tensions entre les communautés» pour avoir fait fermer les lieux de culte. 

Ces pieux hommes qui croient dur comme fer que la Terre a été créée il y a 6 000 ans ont pourtant dénoncé le fait que les autorités sanitaires ne leur ont fourni aucune donnée scientifique avant de faire fermer les lieux de culte. Arrêtez, les bouffons ! À force de nous faire rire, vous nous donnez mal au bide!

Dans le cadre d’un reportage de TVA (voir la vidéo), on aura bien remarqué que le lobbyiste hassidique qui, comme des dizaines d’autres, défiait ouvertement l’interdiction n’était nul autre qu’Hersber Hirsch, cet ancien truand jugé et condamné à des années de prison aux États-Unis pour une fraude de plusieurs millions de dollars. Essaie-t-il de chausser les raquettes de Novak Djokovic ?

Si le virus qui déferle sur le monde n’est pas une raison suffisante pour empêcher les dirigeants hassidiques d’investir les synagogues comme bon leur semble, qu’est-ce qui pourrait bien leur faire entendre raison? La rupture des chaînes d’approvisionnement ? Hummm.

De gauche à droite: Mayer Feig, Baruch Posner, Shrage Muller, Max Lieberman, Abraham Ekstein, Aron Friedlander et Hersber Hirsch. 

Les pénuries causées par la pandémie mondiale n’ont pas encore sensiblement dégarni les tablettes de nos épiceries, mais imaginons l’hypothèse où les ruptures de stock devenaient telles que les gouvernements seraient forcés de décréter le rationnement obligatoire. Que feraient-ils si à travers le pays chaque famille n’avait plus droit qu’à 100 g de café, 200 g de sucre, 500 g de farine, 1 kg de poulet, 5 litres de lait et, pire encore, un seul rouleau de papier de toilette par semaine ?

Suffirait-il, par exemple, qu’un des commandements de la Torah dicte aux fidèles de faire bombance le jour du sabbat pour qu’ils se mutinent et refusent de se soumettre au rationnement parce que cela brimerait leur liberté de religion ? Au diable le reste de la société ?
 Les verrait-on sans masque faire déborder leurs paniers d’épicerie à la Fooderie et chez Lipa’s ? Que les goys se serrent la ceinture ! Let’s go les ribotes casher!

On remarquera tout de même que contrairement aux camionneurs qui défilent en ce moment en faisant s’époumoner leurs klaxons Vulcain deux trompes 118 dB, les administrateurs des lieux de culte rebelles tentent de passer sous le radar de la solidarité collective.

Pas question pour eux de souffler dans leurs sept trompettes de Jéricho pour détruire les décrets gouvernementaux. L
es insoumis hassidiques se contentent de mettre des sourdines sur leurs shofar, de déambuler comme si de rien n'était, le schtreimel et les yeux fixés au trottoir pour se rendent chez Cheskie, à l’école ou à leurs synagogues officielles, clandestines ou improvisées. 

Le 22 janvier dernier, c'est bien peinards et sans masque que les fidèles faisaient la queue pour s'engouffrer à la synagogue improvisée au sous-sol de la résidence du 5270 Durocher. Une affichette en yiddish leur indiquait par où entrer. On aurait dit un line-up de discothèque!

Les laïcards peuvent toujours gueuler, protester et se scandaliser. Les intégristes, eux, ne s'émeuvent pas. Comme si de rien n'était, ils n’écoutent que les directives divines de leurs rabbins tout puissants. Cause toujours, mon Legault!

Même la conseillère Mindy Pollak de Projet Montréal joue à la morte. Toujours durant cette séance du conseil du 10 janvier, une citoyenne lui a demandé si elle avait participé aux nombreuses rencontres organisées par le maire pour convaincre les dirigeants hassidiques de respecter le décret sur la fermeture des école. Pollak n'a pas hésité à mentir devant les caméras, prétendant qu'elle n'y avait pas été invitée. Hélas pour elle, le maire Desbois lui a rappellé que le 29 décembre, il avait communiqué avec elle pour l'y convier, mais la conseillère de l'opposition lui a fait entendre qu'elle n'était pas disponible. Oups! Mindy a été forcée de boire son vilain mensonge jusqu'à la lie.

Cliquez sur l'une des têtes de Mindy Pollak pour l'entendre mentir et se faire gentiment rabrouer par le maire.

Durant les Fêtes, il y en a quand même un a qui ça démangeait de jouer les matamores et de ne pas avoir la langue dans sa poche. Il s'agit de Lieby Lewin, un molosse qui soutient avoir fait ses études religieuses à la yeshiva Belz Talmud Torah D’chassisei, du secteur Atlantic d'Outremont. Belle formation, à ce que l'on voit!

Lieby Lewin tournant un «reportage» depuis le balcon de son appartement de l'avenue Bernard.

Le 5 janvier dernier, se présentant comme membre d'un média, le rouquin mal dégrossi s'est amusé à emmerder et à poursuivre le journaliste Yves Poirier qui terminait un reportage. Filmant avec son cellulaire, Lieby prétendait que le journaliste de TVA s'était rendu à une école juive pour harceler des enfants parce qu'ils n'auraient pas obéi au décret de fermeture de l'école.

Le «reporter» formé sur le tas a transmis sa vidéo (à écouter absolument!) à Rebel News, un site Web canadien d'extrême droite fondé par l'imbuvable Ezra Levant et parfois présenté comme la version canadienne de Breitbart News et du mouvement alt-right. Gavin McvInnes, le fondateur de l'organisation néo-fasciste d'extrême droite Proud Boys a déjà été l'un des contributeurs de Rebel News.  Des adorateurs de Donald Trump! 

Du bien bon monde, quoi. Et ce sont les Québécois francophones qui se font traiter de racistes et de bigots à tour de bras. Avec ce type de pieux hommes dans les parages, l'harmonie intercommunautaire est à portée de main, c'est sûr. Alléluia!

mercredi 5 janvier 2022

QUAND L'HARMONIE PART EN BRIOCHE!


Imaginez que vous allez faire vos courses cet après-midi. Vous arrivez chez Première moisson, chez Jean Coutu ou à la quincaillerie du coin et vous tombez sur une grande affiche placée bien en vue à la porte d’entrée.

«Chers clients, les directives sanitaires du gouvernement exigent le port obligatoire du masque à l’intérieur de ce commerce. Si vous refusez de vous y conformer, veuillez acheter ailleurs. Merci. La direction.»

Comment réagiriez-vous? Si vous êtes un antivax, vous allez pester contre ce régime liberticide et jurerez sur la tête des complotistes que vous n’y refoutrez plus jamais les pieds. Si vous êtes d’accord avec la consigne, cela vous rassurera très certainement. Mais, mais, mais quand même… peut-être trouveriez-vous le ton un peu sec. Un commerçant a-t-il vraiment besoin d’être aussi discourtois à l’égard d’une partie de la clientèle qui, en temps normal, l’a fait vivre grassement?

Maintenant, que diriez-vous, si en allant acheter vos babkas russes sur l’avenue Bernard, le pâtissier casher vous flanquait sous le nez la mise en garde suivante :

«Dear Customers,
Regarding masks, please take care of yourself ONLY!
Please don’t harass customers and/or employees.
If you find it hard to comply, please shop elsewhere.
Thank you. Management.»

En traduction libre, le propriétaire de Cheskie nous intime de nous mêler de nos oignons, de ne pas emmerder les clients ou ses employés qui refusent de porter le masque et d’aller nous faire voir ailleurs si nous ne sommes pas d’accord avec ses ouailles qui revendiquent le droit inaliénable de contaminer les autres. Live and let live Omicron! Un p’tit crachat bien raclé avec ça?



On croit rêver. Voilà maintenant que ce sont les citoyens qui respectent les contraintes sanitaires que l’on pointe du doigt. Cheskie Lebowitz retourne comme une crêpe le civisme et la préséance du bien commun sur les droits individuels de certaines de nos sectes intégristes. Le boulanger nous fait aujourd'hui porter l’odieux de ne pas souhaiter être accommodants à l’égard des négationnistes antimasques. Le monde à l’envers, je vous dis!


3 janvier 2022: l'affiche à la porte de la boulangerie Cheskie. En médaillon (grossissement), une cliente hassidique passe sa commande sans porter de masque. Des témoins en ont aperçu plusieurs sans masque à l'intérieur. 

En 2020, le Times of Israel avait pourtant publié un article qui vantait «la boulangerie casher de Montréal qui bâtit des ponts, une babka à la fois.» La fille de Cheskie y avait même affirmé que l’une des raisons principales pour lesquelles la pâtisserie avait une clientèle aussi diverse était que les gens se sentent à l’aise pour revenir. Heuuuuu! Redites-nous donc ça aujourd'hui, ma p'tite dame.

Faudrait inviter la journaliste Aviva Engel à revenir faire une virée dans notre arrondissement plus covidé que jamais. Parions que le comportement de certains obligerait la journaliste à badigeonner de liquide correcteur son article déjà ranci. Elle réaliserait peut-être que de chercher à bâtir des ponts sur de la pâte levée, c’est prendre le risque de voir toute l'oeuvre se lézarder avant de se dessouffler. 

À l'heure ou Justin Trudeau gazouille (3 janvier 2022) que le variant Omicron se propage rapidement et force de nouvelles restrictions un peu partout au pays, nous aimerions bien voir si le ministre canadien de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie accepterait, ces jours-ci, de se farcir une autre petite séance de relations publiques chez Cheskie en sachant que ce dernier laisse le virus entrer à pleine porte dans son établissement.

François-Phillippe Champagne, ministre canadien de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie, Eli Cohen, ministre israélien de l’Économie et de l’Industrie et Anthony Housefather, Secrétaire parlementaire du ministre canadien du Travail se sucrant allègrement le bec avec Cheskie Lebowitz, en 2018.

Quand même le tenancier d'une institution dont la réputation dépasse nos frontières se permet d'afficher ouvertement qu'il se fout des mesures sanitaires, peut-on vraiment s'étonner de lire dans The Gazette que des commerçants auraient pu refuser l'accès à leurs magasins à des membres des communautés hassidiques?  

Hélas, le virus de l'insoumission ne se limite pas à ce haut lieu de la sucrerie dégoulinante. 

Alors que toutes les écoles du Québec sont obligatoirement fermées, dans la communauté hassidique d'Outremont, les élèves s'y rendent comme s'ils vivaient sur une autre planète.

Il n'y a qu'à visionner le reportage de TVA Nouvelles du 4 janvier pour comprendre ce qui se passe en ce moment dans les écoles et les synagogues hassidiques du quartier. La situation y est tout simplement hors de contrôle... comme l'est le virus dans l'arrondissement. Hors caméra, le journaliste a même avoué que sur place, son caméraman a été menacé par des ultrareligieux rageurs. Un classique, quoi.

Informé de la situation, le ministre de l'Éducation a déchiré sa chemise. Mais une fois le clip terminé et les projecteurs éteints, parions que Jean-François Roberge sera aussi mordant que ses prédécesseurs. Tout comme les Jean-Marc Fournier, Michelle Courchesne, Line Beauchamp, Marie Malavoy, Yves Bolduc, François Blais, Pierre Moreau et Sébastien Proulx, Roberge se révèlera un pit-bull avec un dentier sans Polygrip. Face aux intégristes, tout ce beau gratin d'élus se transforme en minous dégriffés, voire carrément castrés. 

Du côté du SPVM, en dépit des amendes prévues pour le non-respect des règles sanitaires, les forces policières se montrent tout aussi tétanisées. Les délinquants multirécidivistes ont encore de beaux jours devant eux. Lamentable! Pitoyable!
 

jeudi 30 décembre 2021

LES AUTOBUS IMMUNISÉS


Hier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) disait craindre que les variants Delta et Omicron provoquent un tsunami d’infections. Et l’alerte ne vaut pas que pour les pays du bout du monde.

Au 19 décembre, sur les 33 administrations constituant l’Île de Montréal, Outremont arrivait au 4e rang pour le taux d’infection à la COVID-19. On y comptait 718 cas par 100 000 habitants. C’était 49% de plus que pour la moyenne montréalaise! Une bagatelle ou une bageltelle?

Confrontés à cette nouvelle vague, les hôpitaux réactivent fébrilement leurs unités COVID et les zones chaudes. Mais ils ne sont pas les seuls à s’inquiéter. Les écoles appréhendent, elles aussi, l’impact de la maladie sur leurs effectifs d’enseignants et leur personnel.

Au niveau du primaire et du secondaire, non seulement l’enseignement de la semaine du 3 janvier se fera-t-il à distance, mais on envisage maintenant de reporter le retour en classe jusqu’au 17 janvier. Une décision qui, vous en conviendrez, serait très très sage. Après tout, sur l’île de Montréal, au cours des 24 dernières heures, on rapporte 3 826 nouveaux cas d’infection. Et encore, cela ne représente qu’une partie des cas réels puisque dans le bilan officiel, cela ne tient pas compte du manque de places dans les centres de dépistage et du nombre de personnes s’étant testé à la maison.

Pourtant, à Outremont et dans le Mile-End, c’est געשעפט וויגעוויינטלעךbusiness as usual, comme on dit en yiddish. Chaque jour depuis le 20 décembre, pas moins d’une cinquantaine d’autobus jaunes continue de sillonner nos rues résidentielles comme si tout baignait, Madame la Rebbetzin! C’est vrai que certains gourous ultraorthodoxes soutiennent que Hashem (Dieu) protège ses ouailles du méchant virus laïque !

Aujourd’hui comme hier, non seulement les enfants et les ados hassidiques continuent-ils à se faire bourrer le crâne six jours par semaine, mais ils sont très nombreux à ne même pas porter le masque ou alors à le porter sous le menton. Dans leurs autobus, même les accompagnateurs peuvent se balader sans se soucier de s’accrocher ce bout de protection terrestre derrière les oreilles.

23 décembre 2021: une accompagnatrice d'écolières hassidiques ne porte aucune protection. Elle doit sûrement avoir été immunisée par son rabbin.

Alors que les écoles, les bars, les cinémas, les gym, les salles de spectacles, les spas, les casinos sont fermés et que la capacité des restaurants est déjà réduite de moitié en attendant qu'on leur mette la clé dans la porte dans les prochaines heures, personne au gouvernement, ni même au sein de l’arrondissement ne semble s’en inquiéter. 

Pourtant, il y a quelques mois à peine, les médias rapportaient que les cinq établissements scolaires affichant les pires taux de vaccination de la métropole appartenaient tous à des communautés ultra-orthodoxes d’Outremont et des arrondissements voisins. Le bonnet d’âne revenait à l’école communautaire Belz dont à peine 6,6% des élèves avaient vu la couleur d’une seringue alors que le taux moyen de vaccination des écoles de l’île était de 70,8%.

Puisque rien ne bouge, prenons les grands moyens. Appelez-moi Max. Et que ça saute! 

Comment ça, Max Lieberman est introuvable? Ben voyons. Le porte-parole hassidique le plus à cheval sur les principes sanitaires est disparu de la carte? Ne me dites pas qu'en plus de son maire, Projet Montréal Outremont a perdu le plus fier délinquant de son conseil exécutif. Hein? Même sa page Facebook s'est désintégrée dans le vide cybernétique? Ça parle au gripette!

La pandémie aura achevé de péter la bulle toxique de Max Lieberman.  

Je fais le gars qui tombe des nues, mais c'est par fausse modestie. Le 2 mai 2021, j'en avais eu la prémonition. Je vous avais même mis la puce à l'oreille. Si, si, souvenez-vous. À la toute fin de ma chronique, j'anticipais que les huiles hassidiques finiraient par le condamner à un exil forcé à... Babylone ou à Brooklyn. Il faudra aviser les médias pour qu'ils ajoutent son nom au traditionnel reportage du 31 décembre sur les grands disparus de l'année.

N'allez surtout pas croire que je m'en réjouis. D'une part, je n'aurai pas eu la chance de lui faire mes adieux, mouchoir à la main. Mais surtout, surtout, je perds une bête de cirque sans pareil pour alimenter mon blogue. Ouain, l'exil est tough, hein mon Max. Mazel tough! 

Bonne année quand même, les zamis.es!

vendredi 5 novembre 2021

LA LISTE DE VINCENT


Le 9 juin 2019, Caroline Braun lançait sur Facebook Décidons Outremont ensemble, une page qui allait lui servir de tremplin pour se lancer en politique municipale. Prenez-en ma parole, la fille de l’ex-mairesse Marie Cinq-Mars n’a pas fait les choses à moitié. 

Elle a mis en place rien de moins que le système Ceinture et bretelles. D’abord, elle se réservait le droit de trier ceux et celles qu’elle jugerait présentables pour être accueillis au sein de son fan-club sélect. Une fois acceptés dans son petit cocon ouateux (les Woke appellent ça un «Safe Space»), les privilégiés ont appris que certains sujets seraient tabou. Il faudra montrer patte blanche avant de s’exprimer, sans quoi, ce sera le bâillon.

Voulant surtout éviter de faire de la grosse pépène à des gens vulnérables qui pourraient avoir l’épiderme ultrasensible, «l’ardente défenderesse de la charte» a sondé les cœurs et a conclu qu’il fallait exclure des débats la question de la «cohabitation entre les différentes communautés». Tiens donc. Au sein de notre arrondissement, éprouverions-nous un problème de convivialité avec les Vietnamiens, les Portugais, les Italiens, les Grecs, les Canadians, les Haïtiens, les Afghans, les Maghrébins? Avec les Mongols, peut-être? Pas avec les infirmes, quand même? Fait-elle référence aux gais, aux bi, aux trans, aux queers? Je vous le demande.

Avez-vous déjà ressenti un tel vent mauvais, vous, envers toutes ces communautés? Vous aurez compris que jamais de la sainte vie la candidate de Denis Coderre n’aurait osé, même en pensée, faire référence aux hassidim. C’est drôle. Ça ne me serait pas venu en tête moi non plus de penser à cette communauté qu’une des membres du club Braun a appelée «l’éléphant dans la pièce».

N’écoutant que ses «valeurs profondes», Caroline Braun a édicté deux grands principes qui seront sacrés dans sa Table de la loi: la courtoisie et le bannissement des propos haineux. Comme elle le dit si bien : «Cette page ne sert vraiment pas à pointer ‘celui’ qui laisse trainer ses déchets ou à dénoncer ceux qui ne respectent pas la distanciation sociale. Elle sert à pointer du doigt l’administration actuelle.»

Et pour être bien certaine que les discussions et les échanges ne dérapent pas vers l’horreur absolue, Caroline montera elle-même la garde devant la porte de la bienséance. Et cela, même si elle considère que c’est toute une responsabilité.

Rassuré de savoir qu’une telle matonne filtrerait les mauvaises pensées des gens de son entourage, je ne me doutais pas que dans le feu de l’action politique, dans le dernier corps à corps de la guerre au pouvoir, Caroline Braun baisserait la garde et foulerait au pied sa propre Convention de paix sociale.


Le 30 octobre, sur sa page de bonnes et belles intentions pieuses, celle qui «déteste que l’on pointe un individu, sauf les élus» a laissé des malfrats de son entourage commettre l’irréparable. L’un d’eux, s’en prenant à des candidats du Parti Outremont, s’est servi de ouï-dire et d’accusations à peine voilées d’antisémitisme pour les dénigrer. Il a eu carte blanche sur la page de Cinq-Mars-Braun. Mieux. La candidate de Denis Coderre a laissé Vincent Lieudit vomir sa bile.



J
’adore écouter Vincent Lieudit raconter son épopée de pourfendeur de nazillons. Quelle source d’inspiration pour la jeunesse que de le voir sans peur et sans reproche — et au péril de sa vie! — monter aux barricades avec son glaive de la Justice éternelle pour secourir de pauvres hères sans défense.

Croyez-moi. Il faudrait se mettre à dix pour le retenir de prendre le maquis et de décapiter au couteau de chasse les charognards de l’infamie. C’est simple, ce n’est pas une communauté qu’il aspire à sauver, mais tout un peuple. Que dis-je, un peuple? L’humanité tout entière. Et à lui tout seul, en plus. On aurait envie de lui lester le poitrail d’un régime d’Étoiles de platine tellement il est brave. À côté de lui, vous m’excuserez, mais Oskar Schindler est un nain!

Entendez-le : «Les 3 mandats de Madame Céline Forget à titre de conseillère indépendante d'Outremont (1999-2002, 2009-2013, 2013-2017) furent essentiellement marqués au fer… jaune [de la] protestation [des] carrés jaunes [de] 2019, par ses éternelles et acharnées luttes (ou guérillas?) envers la communauté juive orthodoxe d'Outremont.»

À peine commencé, son réquisitoire est déjà cul-de-jatte. Le dernier mandat de Forget s’étant terminé en 2017, il le lui prolonge d’office jusqu’en 2019, question de lui faire porter un évènement insignifiant qui s’est produit bien après son passage à l’hôtel de ville.

Et de poursuivre : «Depuis quelques jours, l'on entend ici et là que Monsieur Simon Latraverse, candidat de Parti Outremont… et collègue de Madame Céline Forget, tiendrait des propos pour le moins disgracieux à l'endroit de la communauté juive orthodoxe d'Outremont lorsqu'il effectue ses séances de porte-à-porte. Ouï-dire diront certains. Mais la force du nombre semble ici confirmer la véracité et l'authenticité des propos malveillants tenus par Monsieur Latraverse, rapportés par une quinzaine de citoyens.» 

L’avocate modératrice de cette page aurait-elle oublié la foi qu’il faut porter à la rumeur? C’est de mauvais augure si, d'aventure, Caroline désire suivre les traces de M. le Juge, son papa.

Puis, se retournant dans ma direction, Vincent Lieudit me pointe de son doigt accusateur, me qualifiant de «grand ami du parti 
aussi son cofondateur?  Maître du sarcasme et de l’antisémitisme subtil et doucereux… constamment armé d’un flagrant mépris et d'une perpétuelle condescendance envers cette communauté, sinon en ayant quelque propension antisémite.» 

Ben, dites donc! Me v’là tout à coup lancé dans la course sans avoir pris soin de me déclarer au DGEQ. Zut! Je sens que je vais être dans la m….

Concluant sa plaidoirie, Lieudit reprend ses esprits et sa diplomatie de bon aloi : «Oui, subsistent toujours aujourd'hui quelques conflits intercommunautés. Mais la solution réside avant tout dans le dialogue, certes avec fermeté, mais aussi avec ouverture d'esprit, ouverture à l'autre, sinon, point de salut.»

On sent que l’assemblée des Bisounours s’apprête à lui faire une ovation debout. Je me serais bien laissé gagner par le charisme et la verve du héros Lieudit, sauf que… Vincent n’existe pas.

Dans sa vraie vie, Lieudit s’appelle Stéphane Hébert. Un faux jeton, un hypocrite (je m’excuse auprès des hypocrites), un imposteur simulateur comme il ne s’en fait plus depuis, peut-être, la fin de la Seconde Guerre.


Je médis, vous dites? Je voudrais bien que tout cela soit faux, sauf qu’il s’adonne que je connais l’énergumène. Non pas que j’aie cherché à l’approcher. Et je vous jure que je ne l’ai jamais rencontré. Mais il s’avère que ledit «Vincent Lieudit» m’a contacté par Messenger le 1er janvier 2021. Il ne désirait pas me souhaiter la bonne année, mais bien plutôt se vanter de son coup fumant de la veille. 

Party terminé? Je ne sais pas pour qui!

Voici comment il m'a abordé le 1er janvier dernier. Ne le connaissant ni d'Ève ni d'Adam, il s'est tout de même confié à moi, se pétant les bretelles en me racontant que c'était lui qui s'était décarcassé dans son bunker pendant dix jours pour que se produise la spectaculaire descente de police à l'école Skver du 940 avenue Outremont. Il en jouissait de savoir que l'école avait été encerclée par 11 patrouilles de police. Au point de me faire parvenir la vidéo de l'embuscade.

Toujours en se présentant sous son pseudonyme de pissou, Stéphane Hébert a entrepris de m'écrire et de me téléphoner épisodiquement entre le 1er janvier (11 h 19) et le 26 août 2021 (21 h 17). J'en ai conservé chaque minute, chaque seconde si ça vous intéresse!

Savez-vous ce que m'a raconté durant tout ce temps ce finfinaud sournois qui m'a répété sans cesse que son action était absolument apolitique? Prenez connaissance de certains extraits que je «déclassifie» juste pour vous simplement parce que ce «Poker face» joue double jeu tout en me traitant publiquement d'indécrottable antisémite et en faisant de même avec des candidats qui, comme partout au Québec, sont victimes de sales langues diffamantes.

Vous m'excuserez d'avance si ce qui suit vous semble un peu long, mais je vous jure que je me suis forcé à n'écumer qu'une toute petite partie de ses confessions. 

1 jan 2021 à 11 :25
Vincent Lieudit

Nos actions, nos stratégies n'ont absolument rien de politique, je vous le rappelle. 
 
6 jan 2021, à 23:14
Vincent Lieudit 
Totalement apolitiques nous sommes, serons, et demeurerons. Pour de très nombreuses raisons. Dont celle-ci: https://www.journaldemontreal.com/2021/01/06/le-gouvernement-ordonne-la-fermeture-des-ecoles-juives-recalcitrantes. Aucun partie politique ou entité près du politique n'aurait pu remporter cette victoire. Nous, apolitisés, oui.

6 jan 2021, à 23:33
Vincent Lieudit
Je vous répète ceci, aussi : vous êtes le « Père Fondateur » de tout ça. Sans votre travail acharné des 10-15 dernières années, notre « mission » serait encore plus difficile à accomplir qu'elle ne l'est présentement! 👌

8 février, à 12:42
Vincent Lieudit
La crainte d'être taxé d'antisémite motive Caroline [Braun] et [Marc] Poulin à censurer les pages Décidons Outremont et le nouveau parti Citoyen’ne’s Outremont.

28 février, à 15:56
Vincent Lieudit
Je vous mets sur des pistes, à vous de creuser, d'explorer. La source de ma dernière info est facilement trouvable. C'est déjà ça de gagner. Nous, on travaille les dossiers juifs orthodoxes. Rien d'autres.

21 juin, à 11:42
Vincent Lieudit
On sait tous que le municipal, qu'il s'agisse de Projet Montréal, Ensemble Montréal ou Citoyen’ne’s Outremont, ne réglera rien, parce que ces 14% de vote en bloc de la communauté juive orthodoxe. On continue donc à râler et qu'à râler contre cette communauté qui nous traite comme des palestiniens, pour ensuite encore gueuler contre l'adminsitration municipale qui ne fait rien pour que cette communauté cesse de nous traiter comme des palestiniens ? On ne fait que râler ad nauseam. Pendant ce temps, rien ne se règle, et ça prend de l'ampleur à chaque jour qui passe, jusqu'à atteindre tout bientôt un point de non-retour. Citoyens, citoyennes, achetez-vous une bonne paire de couilles — Bezos doit assurément en vendre ! — et prenez vous-mêmes les choses en main. Oui, ça sera parfois inconfortable. Oui, frontal. Ça exigera un peu de temps et d'énergie. On se fera traiter de nazis, d'antisémites, on tentera aussi de nous intimider. So what! C'est ça, ou on disparaît totalement de la mappe d'ici 10 ou 15 ans.

23 juin à 15:22
Vincent Lieudit
Je le dis depuis le début : Décidons Ensemble Outremont, créée il y 2 ans, ne servait qu'à mousser sa candidature. Si quelqu'un de votre entourage souhaitait faire une jambette à Ensemble Montréal et Caroline Braun, 2 opportunités : a) porter plainte au Directeur général des élections pour dépenses électorales non comptabilisées, car la page FaceBook Décidons Outremont Ensemble! est une plateforme électorale dissimulée d'Ensemble Montréal, Caroline B. Jack Houille y intervenait encore pas plus tard qu'hier — qui plus est sous un pseudonyme. Les administrateurs et modérateurs de la page FaceBook Décidons Outremont Ensemble! : - Caroline B. Jack Houille (Caroline Braun) - Foooooo-Xooooor Hooooo, beau-frère de Caroline Braun b) porter plainte auprès de FaceBook pour les mêmes motifs, mais aussi parce qu'une canditate d'Ensemble Montréal, Caroline Braun — à laquelle fut offert le poste de Mairesse de l'arrondisement d'Outremont —, y agit sous une fausse identité, Caroline B. Jack Houille, ce qui va à l'encontre de régles FaceBook.

Écoutez, les amis. Je sais que c'est addictif de lire les histoires du gars certainement le plus couillu de l'arrondissement. C'est humain d'être boulimique d'autant de révélations déjantées. Croyez-moi. Ça me fait mal au coeur de devoir vous enlever cette boîte de friandises sûrettes, mais, voyez-vous, je n'ai pas que ça à faire aujourd'hui. Il fait si beau. Je vous en conterai peut-être davantage une autre fois. Pas trop fâchés contre moi? Allez donc dehors, vous aussi avant qu'il neige.

Ah! Une dernière chose avant que j'oublie. Il y en a un autre qui s'amuse aussi sur la page de Miss Braun (non, non, pas Eva!). Il s'agit de Guy Patenaude, un autre partisan qui joue à la téléphoniste pour faire sortir le vote en faveur de Caro et qui, m'a-t-il dit, travaille dans un bureau de scrutin du quartier. 

Guy Patenaude rêve peut-être de voir un jour une autre Mme Cinq-Mars se hisser jusqu'à la mairie de notre bel arrondissement.

Comme ça ne lui suffit pas d'épancher sa partisanerie sur sa page à elle, Guy l'a aussi déversée sur ma page Facebook à la suite de ma dernière chronique. 

Guy a le talent qu'il faut pour se faire un nom en rédaction de communiqués politiques, ne trouvez-vous pas?

À l'en croire, je serais le scribe des communiqués du Parti Outremont. Il dit y déceler mon type d'humour. C'est flatteur, petit flagorneur! Écoutez-le:

Guy Patenaude
Quel bonheur de savoir que vous n'avez rien à voir avec le Parti Outremont!!! J'aurais juré le contraire! Surtout que vous semblez mariner dans les mêmes eaux [fétides?]* que Céline Forget... [qui] sprésente aux élections comme dans le bon vieux temps où, conseillère municipale, elle passait le plus clair de ses loisirs à s'en prendre à la communauté hassidique. Vous seriez en bonne compagnie avec Mme Forget et M. Latraverse.»

Par considération pour son épouse avec qui, il y a fort longtemps de cela, j'ai eu le bonheur indiscible de passer un moment inoubliable, je n'irai pas plus avant dans ce qui pourrait devenir une passe de fleurets (je n'ai pas dit fleurette!). 

Tout ce que je répondrai à M. Patenaude, c'est que j'ai été tellement happé par le tourbillon de cette campagne électorale tumultueuse que du 1er au 15 octobre dernier, je me suis payé le luxe de découvrir la Gaspésie avec mon fils. Sans Internet, ni radio, ni journaux. La sainte paix dans la nature. Vous devriez aussi y faire un tour avec Madame, Guy. J'ai de bonnes adresses. 

Tenez! Juste pour vous faire saliver un peu, voici une très courte vidéo que j'ai réalisée avec fiston à la suite de notre passage à Lac-au-Saumon, le long de la Matapédia. Cela vous donnera, je l'espère, le goût de partir tout de suite.

Cliquer sur la photo


* NDLR: le mot entre crochets, en noir et non italique est de moi. Je l'ai mis de peur que M. Patenaude en eut en tête un, plus sordide encore :-)







mercredi 3 novembre 2021

LES SALES COULISSES DU POUVOIR


Dans ma chronique du 24 octobre, j’ai soutenu la candidature de Laurent Desbois à la mairie d’Outremont contre Philipe Tomlinson. Comme la très grande majorité d’entre vous, je ne connais que très peu de choses sur l’homme. Mais, comme je le disais, après la dévastation Tomlinson qui a méprisé la démocratie et la volonté de la majorité des Outremontais au-delà de toutes les appréhensions et de tout ce que l’on aurait pu imaginer dans les pires cauchemars, on ne peut qu’espérer ardemment la déconfiture du maire sortant. Même 
s’il le voulait, Desbois ne pourrait faire pire.

Je m’étais également engagé à vous donner mon humble avis sur les candidats qui se présentent aux postes de conseillers de l’arrondissement. J’annonçais que ce n’est pas le choix qui nous manquerait. C’était sans compter la subite démission de Dan Kraft qui s’était enrôlé au sein des troupes de Denis Coderre pour affronter Mindy Pollak, cette « formidable » bête politique totalement inféodée aux dictats des rabbins ultraorthodoxes.

C’est de l’antisémitisme que de dire ça? Je ne fais pourtant que répéter ce que Dan Kraft lui-même avait constaté lorsqu’il a démissionné du Comité «Bon voisinage» présidé par nul autre que le maire Philipe Tomlinson. Voyez un peu ce que Kraft, un juif libéral, écrivait à titre de membre du groupe Facebook privé Dialogue Citoyen des Outremontais :

«Je suis navré de voir la conseillère et son maire manipuler le texte essayant de faire coller l'idée qu'il y aurait de l'antisémitisme systémique à Outremont. C'est faux! … Mme Pollack extrapole trop souvent le côté ultra-sectaire de son mandat, désirant étendre un conflit très localisé, d'une communauté très spécifique, à d'autres pour le légitimer comme étant d'origine religieuse. Il ne l'est pas. Je vous propose de boycotter ces comités, bidons car ils n'aboutiront absolument rien avant les prochaines élections, surtout en raison de la pandémie.»

Ishhhhh! Comme on disait dans notre jeunesse : «Ça fesse dans l’dash»! Il est bien dommage que l’homme qui œuvre dans le domaine des énergies renouvelables depuis plus de 20 ans ait manqué de jus juste avant d’entrer en gare. Il invoque une campagne de salissage impitoyable.

C’était pourtant écrit dans le ciel. Peu importe ce qu’il ferait, il allait se faire écorcher dans ce district politiquement toxique, gracieuseté de la clique des partisans diffamants de Projet Montréal/Outremont. Il n’y a donc pas de surprise là. Assis dans le wagon de queue dans le district Claude-Ryan, il valait mieux, pour ne pas mettre en péril sa santé, sa réputation et son avenir professionnel, qu’il laisse Coderre le larguer. Il l'a échappé belle.

Tout ça pour dire que dans mon district, il ne me reste plus qu’à voter fièrement pour ma chère Mindy! Sa réélection assurée, Pollak pourra enfin mettre à exécution ce que son parti prône ostentatoirement depuis 2017, soit de restituer aux Mohawks le territoire non cédé du district Claude-Ryan. Juste pour ça, je vous jure que je voterais pour elle.

Ce ne sont pas les jeux de coulisse qui ont manqué durant cette course outremontaise. Parlez-en à Caroline et Marie Cinq-Mars-Braun!

Il reste encore tout de même trois districts pour lesquels Projet Montréal, Ensemble Montréal et le Parti Outremont jouent à la chaise musicale dans l’espoir de s’assurer une place de conseiller autour de la table.

À toute dame (féminin de seigneur), tout honneur. Commençons donc par les candidates de Projet Montréal, le parti (encore!) au pouvoir. Oublions Pollak dont on a déjà vidé la coquille. Puisque les Fanny Magini et Valérie Patreau ont pu se faire valoir depuis 2017, je serai bref.

Il fallait les voir, ces deux-là, aux séances du conseil. Durant tout leur mandat, elles ont bu jusqu’à la lie les paroles de leur «maître à dépenser» en cillant des yeux. Tellement écolos, ces groupies de Tomlinson, qu’on aurait juré deux plantes vertes absorbant le carbone.

Comme ces petites figurines hawaïennes sur les tableaux de bord des voitures vintage, Magini a dodeliné de la frimousse pour 67 805 $ par an. Pleine d’audace et de cœur au ventre, en quatre ans, elle aura presque réussi à instaurer des postes d’allaitement dans l’arrondissement pour satisfaire une clientèle ultra bigote. Cachez ce sein qu’ils ne sauraient voir!

Quant à Patreau, on la croirait tout droit sortie d’un épisode de Passe-Partout. Trop fière d’exhiber le certificat de reconnaissance de la Fondation David Suzuki, on eût dit qu’elle venait de sauver de l’extinction les papillons monarque de l’Amérique. C’est vrai que pour ce geste écologique méritoire, 77 927 $ par année, c’était pas cher payé. C’est sans compter sa ridicule et éphémère guinguette à 20 000 $ installée sur l’asphalte de l'avenue Dollard.

L'écologie selon Projet Montréal Outremont sur l'avenue Bernard. On aimerait bien entendre l'équipe Tomlinson nous dire: «On pensait que les artistes avaient utilisé de la gouache!»

Vient enfin Jill Lance, la toute nouvelle candidate de Projet Montréal, une urbanologue descendue du ciel états-unien comme un bouton de fleur. Dans une vidéo tournée au sommet du mont Royal, on a droit à une Jill particulièrement à l’aise en matière d’affaires autochtones. D’une seule traite, elle a su articuler sans s’enfarger «ogoge ogogegani», l’appellation mohawk de l’endroit d’où elle nous faisait sa toute première profession de foi. Par contre, quand est venu le temps de prononcer le nom de Robert-Bourassa (le district qu’elle convoite!) ou du parc Pierre-Dansereau et de son «lèdejou» (aire de jeu), ça s’est un peu morpionné. Mais soyons indulgents et donnons-lui la chance de percer ses premières dents de lait en politique municipale.

Outre les candidats de Projet Montréal, il y a ceux et celles d’Ensemble Montréal et du Parti Outremont. Les trois formations revendiquent les postes de conseillers de l’arrondissement. Mais avant de commenter l’inspiration des aspirants, impossible de passer sous silence le soi-disant spectre de la «division du vote» que martèlent les instances de Denis Coderre.

Les éminences grises qui se sont inféodées à Ensemble Montréal dénoncent, fustigent et condamnent catégoriquement les candidats du Parti Outremont. On leur reprochera peut-être leur droit à vouloir défendre les intérêts de l’arrondissement sans être à la solde de l’appétit de pouvoir de la ville-centre?

Disons les choses franchement. Si l’équipe de feu Citoyen’ne’s Outremont (lui-même un tiers parti!) qui cherchait tant à ne pas diviser le vote ne s’était pas écrasée devant Coderre, elle n’aurait pas expulsé de ses rangs le conseiller toujours légitimement en poste dans le district Robert-Bourassa et la passionaria impliquée depuis 22 ans et élue à plusieurs reprises dans le district Joseph-Beaubien.

D’ailleurs, de quoi peut bien se plaindre Ensemble Montréal? Le Parti Outremont ne présentant pas de candidat à la mairie de l’arrondissement, il ne trouble en rien l'eau dans laquelle Desbois et Tomlinson s'ébattent. Le maire sortant, pauvre de lui, n’en tire absolument aucun avantage.

En ce qui concerne les districts, ben oui, il y a lutte à trois. Pis? S’agit-il d’une trahison? Même Marc Poulin a admis qu’il ne doutait pas de la sincérité de ces candidats rivaux. Si l’idéal réside dans le fait de ne pas présenter d’opposition, on dira chapeau à Coderre qui n’oppose plus personne à Mindy Pollak. Vive la non-division du vote, hein, Denis! En passant, les boys, une petite devinette. Combien compte-t-on de partis politiques au Québec? Quatre? Pfffff! Pas moins de 24 dont cinq sont représentés à l'Assemblée nationale du Québec. Ça peut en déranger certains et en arranger d’autres, mais y’a-t-il mort d’hommes? Ça s’appelle la démocratie, pour ceux qui ne le sauraient pas!

La démocratie à l'oeuvre! Dans Joseph-Beaubien, comme dans n'importe quel autre district qui se respecte.

Les cartes étant mises sur table, allons-y avec les candidats d’Ensemble Montréal.

En raison de mes liens (presque) de sang avec mon ancienne mairesse, je commencerai avec JackHouille! Comment? Vous ne connaissez pas JackHouille? Ben voyons! Ça fait 24 mois que Caroline Cinq-Mars-Braun prépare son entrée politique sous ce pseudonyme qu’elle aurait adopté, raconte-t-on, en mémoire d’un de ses chiens. D’où, peut-être, sa lutte épique pour sauver Mali, le parc canin d’Outremont.

En lisant sa mini biographie, on apprend que «les citoyens d’Outremont retrouveront chez Caroline une maman engagée». Mais pour rendre à Cléopâtre ce qui revient à Cléopâtre,
pourquoi ne pas faire saliver les électeurs en leur disant qu'ils retrouveront aussi une grand-maman engagée en la personne de l’ancienne mairesse Marie Cinq-Mars ? Du deux pour un!

Devenue avocate, l’ex-membre des Scouts de la 55e Guynemer prétend sur la page Décidons Outremont ensemble que c’est Coderre qui est venu la chercher. On sait bien. En politique comme en d’autres domaines, il est toujours de bon ton de se forger un mythe fondateur. Mais la réalité diffère parfois du pedigree. Et n'est pas Robin des Bois ou Che Guevara qui veut.

Selon des sources très bien informées, c’est Marie Cinq-Mars elle-même qui aurait envoyé le CV de sa fille aux instances du parti pour mousser sa candidature. Lorsqu’il est ressuscité, Denis a eu toutes les raisons du monde de lui accorder sa faveur. Comment aurait-il pu en être autrement? Après tout, la bonne Marie, fervente de Gérald Tremblay, ne lui avait-elle pas gaiement remis les clés de la ville d’Outremont qui, comme nous le rappelle si joliment le site Ensemble Montréal, a alors «cessé d’exister en tant que municipalité autonome»?

JackHouile alias Caroline B peut bien faire avaler à ses disciples qu’elle n’a pas été imposée par Coderre 0.2. Dans les faits, avant de se rabattre sur Laurent Desbois, Denis a demandé à Caroline Cinq-Mars de se présenter à la mairie d’Outremont sous sa bannière. Elle a quand même eu la décence de décliner la demande en «mairiage».

Grâce aux trois machines (Libérale, Maman Cinq-Mars et Coderre), la candidate qui a flushé son JackHouille a de bonnes chances de se faire élire. D’autant plus qu’au cours des deux dernières années, elle a systématiquement bâillonné et censuré les membres de sa page Facebook qui souhaitaient aborder, même de façon polie et respectueuse, les problématiques hassidiques. «On a assez de travail sur la planche, écrivait-elle le 6 juillet 2019, pour se chicaner sur ce sujet. J'aimerais qu’on le mette de côté.».Telle mère, telle fille! Cela dit entre nous, quand on la regarde aller, force est d’admettre que JackHouille a du chien!

Après tout cela, que pourra-t-on encore dire d’intéressant sur Philippe Guertin et Marie Potvin, respectivement candidats de Coderre dans les districts Joseph-Beaubien et Robert-Bourassa? Pas facile. C’est tout juste si j’ai pu serrer la pince de Guertin-le-Jovialiste sur l’avenue Bernard. Si jamais il devait être élu, Philippe 
(avec deux p, celui-là!), le diplômé en gestion d’entreprise et relations publiques «en contact permanent avec une multitude de cultures à travers le monde» aura besoin de tout son petit change pour mettre à profit sa grande capacité d’écoute et de négocier, car certains ne veulent rien entendre dans le district. On lui souhaite, de profiter au maximum des plaisirs de la vie politique.

Quant à Marie Potvin avec qui j’aime bien placoter dans le parc Outremont, j’avoue rester mâchoire pendante. En dépit de sa «collaboration fructueuse tant avec les milieux culturel et économique que communautaire et politique» et de son talent à «regrouper les forces vives de ces divers milieux autour d’objectifs communs», ses années de service passées à la table du conseil d’arrondissement, ne m'auront laissé aucun souvenir impérissable. Si, quand même, soyons honnête. Bien qu'elle ait échoué à se faire élire mairesse d'Outremont en 2017, elle a eu le mérite et le flair de recruter Jean-Marc Corbeil dans son équipe. Au moins, lui, s'est fait élire.

Parlant du loup, ça m'amène à dire un mot sur ledit Corbeil, ainsi que sur Céline Forget et Simon Latraverse. Les trois candidats du Parti Outremont provoquent de telles convulsions au sein des troupes de Coderre que cela frise l’apoplexie. On se calme, les amis. On se calme. Prenez un sac de papier brun (écologique) et respirez len-te-ment. Voilà... c'est bien.

Il y a tellement d’électricité dans l’air de cette campagne que l’on croirait que les pôles ont viré de bord «boutte pour boutte». 

Au cours des quatre dernières années, ce sont Philipe Tomlinson et ses sbires qui se sont acharnés à sauter à pieds joints sur Jean-Marc Corbeil, le seul conseiller de l’opposition de l’arrondissement. Dès la campagne électorale de 2017, Tomlinson qui partageait sa paillasse avec les leaders hassidiques a tout fait pour salir sa réputation. Dans un courriel fielleux, il avait même incité ses candidats et exécutants de basses œuvres à propager la rumeur qu’il était un anti-juif notoire, ami de Pierre Lacerte (Honnnn!) et de Céline Forget (Wouache!). Il serait même un dangereux harceleur. Quatre ans plus tard, la police n'est pas encore venue l'embarquer.

Et il faut connaître les coups fourrés que le maire Tomlinson a ourdi avec la complicité cafardeuse de Joël Simard-Ménard, son chef de cabinet. On s'étonne même qu'un conseiller de l'opposition ait survécu à autant de coups bas. Malgré tout, il s'est avéré un conseiller très articulé, capable de faire face à la musique et à dénoncer les nombreuses irrégularités et les deals sous la table du maire Tomlinson et de ses disciples. Comme, par exemple, l'affaire de l'îlot Saint-Viateur, une grosse vite que le maire avait voulu passer aux citoyens.



Aujourd’hui, ce sont les partisans de l’équipe Coderre qui ont pris la relève dans l’obscénité diffamatoire. À leur tour, des disciples de Coderre ne se gênent pas pour éclabousser les candidats du Parti Outremont qui leur donnent des crises d’urticaires jusqu’au trognon. 

La candidate Céline Forget, elle, ça fait longtemps qu'elle s'est faite une carapace plus épaisse que celle des tortues géantes de Magadascar. Élue à trois reprises à titre de conseillère indépendante du district Joseph-Beaubien et en dépit des menaces de mort, de l'intimidation et du vandalisme dont elle a été victime pendant de nombreuses années, aujourd'hui, elle remet ça. 

Forget essuie ce type d’intimidation ordurière depuis qu'elle a eu le culot de faire fermer la synagogue que la secte Amour pour Israël opéraient en toute illégalité au coin des rues Lajoie et Durocher depuis les années 1980. 
En 2012, c’était la huitième fois que des membres de la secte ultraorthodoxe déposaient une plainte criminelle contre elle. Un détail: elle a toujours gagné!

Vous avez oublié ce que la candidate du Parti Outremont a vécu et enduré pendant plus de 15 ans 
simplement parce qu'elle revendiquait le respect des lois municipales et provinciales sur le territoire d'Outremont? Ce serait plus que le temps que vous visionniez le reportage diffusé en 1999 dans le cadre de l'émission J.E. (journalisme d'enquête) sur les ondes de TVA. Vous pouvez aussi cliquer ici pour lire un autre épisode de l'acharnement de certains membres de la communauté à son égard. Charmant, vous allez voir.

Le reportage de J.E. a dévoilé jusqu'où des dirigeants hassidiques sont près à aller pour faire leur loi à Outremont en bafouant nos règlements.

Comment dites-vous? Une tête de cochon, Forget? Mettez-en! Ça doit être pour ça que les leaders hassidiques ne la digèrent pas. En voilà une qui tient son bout et qui connait ses dossiers. Et pas seulement ceux qui concernent les communautés hassidiques.

Pour finir, il me reste à vous glisser un mot à propos de Simon Latraverse, candidat, lui aussi, du Parti Outremont dans le district Jeanne-Sauvé. 

Le pauvre ne peut pas compter sur sa maman pour mousser sa candidature. Et contrairement à Caroline Braun, sa rivale, il ne s'est pas fait remettre une médaille par la députée fédérale d’Outremont pour son bénévolat lors de la première vague de la Covid. Par contre, si vous cherchez un économiste qui a voyagé de par le monde ( plus de 30 pays) pour son travail, en voilà un dans votre cour. C'est à la mode, y paraît, les économistes.

Avant de revenir à Outremont en 1987, il a exercé la fonction de conseiller municipal à Varennes qui connaissait de très graves problèmes de pollution industrielle. Son action a eu un impact majeur sur la qualité de l’environnement et sur la planification du territoire. Ce n'est pas rien. Ces années-ci, il s'est mis le nez dans les affaires de l'arrondissement et il a constaté que ça ne sentait vraiment pas bon.

Ces derniers jours, en prenant connaissance des propos diffamatoires et les ragots que ses adversaires colportent sur son compte et sur celui de ses partenaires, il s'aperçoit que les effluves nauséabondes sont peut-être encore plus pestilentielles ici qu'à Varennes. Il souhaiterait bien y faire un bon p'tit ménage.  

D'ici la fin de la semaine, ne le dites à personne, mais je me promets de réserver une petite surprise de mon cru aux diffamants. Hi! Hi! Hi! Ils vont aimer ça.