vendredi 30 avril 2010

SÉISME À OUTREMONT

Le 26 avril 2010, Outremont a été secouée par un tremblement de terre politique de 7,3 sur l'échelle Union Montréal. L'épicentre du séisme se trouvait juste sous l'hôtel de ville de l'arrondissement.

Depuis
que l'ex-maire Harbour a été arrêté par l'escouade Marteau, les sysmologues s'attendent à ce que de nouvelles secousses ne viennent briser davantage la cage de verre qui abrite Marie Cinq-Mars.

Cliquer sur la photo pour constater l'ampleur des dégâts

Les yeux se tournent aujourd'hui vers M. Pierre Beaudet, le directeur de l'arrondissement qui, le 25 novembre 2009, avait signé une entente secrète avec Jean-Claude Patenaude arrêté le même jour que Stéphane Harbour. Lire la suite sur le blogue de la conseillère d'arrondissement Céline Forget.

mercredi 28 avril 2010

LA TÉNACITÉ DES UNS ET LA MOLLESSE DES AUTRES

Des deux côtés de la frontière entre les arrondissements du Plateau Mont-Royal et d'Outremont, nous assistons à une véritable explosion du nombre de lieux de culte «minoritaires». Ça pousse comme des champignons et, parfois même , comme de la mauvaise herbe.

Saviez-vous que
les arrondissements montréalais délivrent trois fois plus de permis d'aménagement de lieux de cultes «minoritaires» par année qu'il y a dix ans?
Saviez-vous qu'entre 1994 et 1999, 69 dossiers d'aménagement de lieu de culte ont été approuvés contre plus de 314, entre 2000 et 2009?

Saviez-vous que
ces chiffres ne sont que la pointe de l'iceberg, puisque plusieurs lieux de culte actifs qui «existent sans avoir de permis, depuis parfois plus de 15 ans»?

Saviez-vous que
plusieurs de ces nouveaux lieux de culte se trouvent dans des bâtiments délabrés et que même si ces établissements sont non conformes, les arrondissements n'envoient pas d'inspecteur la plupart du temps?

Saviez-vous que
plusieurs arrondissements ne connaissent même pas le nombre de lieux de culte présents sur leur territoire puisqu'un grand nombre sont clandestins?

Saviez-vous que
dans le traitement des demandes pour exploiter un commerce, par exemple, les arrondissements savent exactement combien de magasins compte le quartier alors qu'ils ne le savent pas pour les lieux de culte?

Saviez-vous que
les arrondissements ferment les yeux pour «conforter l'harmonie intercommunautaire et pour éviter que des situations de tensions se multiplient inutilement»?

Ces données, nous ne les avons pas inventées. Elles sont le résultat d'une étude entreprise par des chercheurs du Centre urbanisation, culture et société de l'INRS, pour le compte du Conseil interculturel de Montréal. Ils y traitent sur le même pied mosquées, synagogues, temples hindous, sikhs et bouddhistes, églises chrétiennes orientales et orthodoxes, ainsi que d'autres lieux de prière et de rassemblement fréquentés par les groupes de communautés ethnoculturelles.

Depuis juillet 2007, les citoyens du Plateau et d'Outremont se battent afin d'empêcher l'agrandissement d'une des quatre synagogues déjà existantes sur le simple tronçon de la rue Hutchison compris entre les rues Fairmount et Saint-Viateur.

Cliquer sur la photo pour accéder au dossier illustré relatant les innombrables nuisances et illégalités reliées à ces lieux de culte sur de ce bout de la rue Hutchison.

Et les élus du Plateau voudraient autoriser la dérogation de zonage à cette synagogue du 5363 Hutchison et permettre son agrandissement sur une rue dont le zonage est classé strictement résidentiel?

Pour avoir passé plus d'une heure avec le maire Ferrandez, en compagnie de l'architecte Benoît Dupuis, ce citoyen de la rue Hutchison qui gagné son procès en Cour supérieure contre le référendum bidon de 2008, il est fort à craindre que le nouveau maire du Plateau fasse exactement la même erreur que les Fotopulos, Tremblay, Bourque, Doré et Drapeau ont commise avant lui. Au Conseil interculturel de Montréal, on appelle ça "Fermer les yeux pour «conforter l'harmonie intercommunautaire et pour éviter que des situations de tensions se multiplient inutilement».


Pourtant, la preuve a été faite 10 fois que cette dérogation ne règlera pas le problème vécu sur nos rues résidentielles. Bien au contraire. À ceux qui ont la mémoire courte ou qui ont une vision à courte vue, rappelons seulement le gâchis de la rue Jeanne-Mance.

cliquer sur la photo de la synagogue Belz de la rue Jeanne-Mance pour un aperçu de la "vision idyllique" d'une rue de quartier

Il y a une dizaine d'années, les résidents de la rue Jeanne-Mance s'étaient insurgés contre l'agrandissement d'une synagogue déjà agrandie une dizaine d'années plus tôt. Lors du premier agrandissement, les propriétaires de la synagogue avaient été avertis qu'on ne leur permettrait plus de nouvel agrandissement. Qu'à cela ne tienne, les propriétaires du lieu de culte sont revenus à la charge à la fin des années 1990.
En dépit des nombreuses plaintes des résidents, d'un avis défavorable de la part de la Commission de développement urbain et aussi du Service de développement économique et urbain de la ville qui s'y opposaient "pour préserver l'équilibre fragile du quartier entre les fonctions résidentielles et religieuses", les représentations faites par un certain Saulie Zajdel, ancien porte-parole de la Congrégation Belz devenu responsable de l'urbanisme au Comité exécutif de la Ville (!!!) ont porté fruit. La synagogue s'est propagée à cinq duplex de la rue résidentielle avec les inconvénients que l'on sait aujourd'hui.

Ceux qui tiennent mordicus à prier sur nos rues résidentielles ont compris une chose. Leur ténacité, couplée à la mollesse des "autres", est une stratégie gagnante. Elle ne fera que les renforcer dans leur détermination de récidiver de plus belle sur la prochaine rue ou... sur l'immeuble d'à côté!
Si le nouveau maire pense accorder cette dérogation comme une lettre à la poste et calmer le jeu en nous promettant de "gérer les conséquences », comme il le dit si bien, qu'il donne un petit coup de fil à sa vis-à-vis d'Outremont. Elle le mettra au parfum des misères qu'elle subit chez elle et de la grogne qui monte.
N'oubliez pas d'assister, demain soir ( jeudi 29 avril 2010), à la séance d'information publique sur cette nouvelle demande de dérogation de zonage pour l'agrandisssement de la synagogue du 5363 Hutchison. Elle se tiendra à 19 heures au 201, rue Laurier Est (entre Saint-Laurent et Saint-Denis).

En passant, quelqu'un aurait-il vu passer la politique-cadre sur la présence des lieux de culte en milieux résidentiel que Montréal promettait aux résidents de la rue Jeanne-Mance de déposer en 2000?

lundi 19 avril 2010

LE LOBBY DE LA PEUR

Comment Diable! les dirigeants hassidiques peuvent-ils se permettent de faire à peu près tout ce qu'ils veulent sans être embêtés par les autorités politiques. Avouez que c'est un mystère. Ils ont beau bafouer les lois, ignorer les règlements et faire litière des codes qui s'appliquent au reste de la société, ça passe comme dans du beurre.
La rue Hutchison fermée par le "clan" Rosenberg pour une fête privée. De gauche à droite, Michael, Martin et David, trois générations de Rosenberg dansant, entourés de fidèles. Cliquer sur la photo pour zoomer.

Ça fait plus d'un demi-siècle que plusieurs de leurs écoles fonctionnent en toute illégalité. Pourtant, encore aujourd'hui, it's Torah as usual! Ça fait 28 ans que la synagogue du 1030-1032 Saint-Viateur opère en contravention du règlement de zonage. N'empêche que les fidèles font toujours trempette dans leur mikvé (bain rituel). Ça fait six ans que la synagogue du 5555 Hutchison tient une "auberge de jeunesse hassidique" en dépit de l'interdiction formelle de la Ville. Ce soir, lorsqu'ils fermeront leurs petits yeux, les 60 adolescents de New York qui y crèchent vont roupiller du sommeil du juste.

Même les jugements de cour semblent ne valoir guère plus que le papier sur lequel ils sont livrés. À la fin des années 1980, par exemple, la secte Amour pour Israël avait acquis l'édifice au coin des rues Durocher et Lajoie pour, soi-disant, en faire une croissanterie cachère. En 1999, Alex Werzberger, le porte-parole hassidique admettait ouvertement dans un reportage incriminant (cliquer ici pour l'écouter) que la "croissanterie" était en fait une synagogue illégale et que la secte avait usé de fausses représentations pour l'implanter dans une rue strictement zonée résidentielle. "C'était toujours l'espérance que le zonage allait être changé", avouait Werzberger. Aujourd'hui, 20 ans après le début de cette saga rocambolesque, les intégristes ont-ils digéré le jugement leur ordonnant de fermer boutique? Vous voulez rire.

Malgré son abandon apparent, plusieurs citoyens confirment que "l'ancienne" synagogue n'accueille pas que des fantômes. Les fenêtres sont enduites d'une pellicule de plastique, certes, mais à l'intérieur, l'éclairage, les tables, les chaises et les restes de festin aperçus entre les craques témoignent des activités religieuses clandestines qui s'y déroulent encore, plus de dix ans après sa fermeture forcée par les tribunaux. Reste à savoir si les squatteurs sont ceux de la secte Amour pour Israël ou de celle qui s'est récemment fait prendre pour contrebande d'alcool?

Cliquer sur la photo prise le 21 mars 2010 pour accéder à trois prises de vue.


Coriace, la secte! Et toujours pas d'autorités en vue pour prendre le taureau par les cornes!

La semaine dernière, je me suis replongé dans un essai qu'un de mes enfants doit lire pour l'école. C'est La Peur, de Jean-Charles Harvey. J'ai trouvé dans ce réquisitoire contre l'emprise du cléricalisme sur la société québécoise d'après-guerre, une piste d'explication de l'inertie de nos élus qui restent bras ballants devant "l'omnipotence" des intégristes.

Pas question de vous assommer avec ce pamphlet qu'avait prononcé Harvey en 1945 à l'Institut démocratique canadien de Montréal. Mais dans le contexte actuel, je ne peux résister à vous faire partager ces quelques lignes glanées dans son réquisitoire contre l'emprise du cléricalisme sur la société de l'époque:

"Quand un gouvernement adopte des lois imparfaites, par­fois absurdes, dans le seul but de plaire à la puis­sance cléricale, il n'est pas libre : il a peur;"Quand ce même gouvernement recule devant l'adoption de certaines mesures essen­tielles au progrès, parce qu'il importe de ne pas déplaire au power behind the throne, il n'est pas libre : il a peur;

"Je vois une question dans vos yeux. « Que voulez-vous que nous fassions? » me demandez­-vous. Je vous demande simplement de savoir prendre des risques et de vous tenir debout."
Ayoye! Avouez que dans notre ère de surconsommation où l'individualisme est devenu la valeur suprême, ces propos n'ont pas pris une ride. Ils nous arrivent comme un uppercut au menton.

Comme nous, nos politiciens ont peur. Peur de perdre leurs privilèges, leurs gadgets, leur "pouvoir". Voilà ce qui se passe, messieurs, dames. Nos politiciens ont les quételles devant un bloc intégriste. Se sentent-ils coupables? Sont-ils cupides? Possiblement un peu des deux. En tout cas, ils semblent plus préoccupés par leurs visées électoralistes à courte vue que par les conséquences à long terme de leur bonasserie et de leur laxisme ahurissant face à des lobbies religieux puissants. Comme Harvey, nous pourrions souhaiter qu'arrive un jour où nous pourrons "faire la différence entre l'autorité spirituelle et la domination économique".



Parlant de lobby puissant, avez-vous eu la chance de voir l'émission Une heure sur Terre, le 9 avril dernier? Le reportage intitulé Le Canada sous influence - Le poids du lobby juif pro-Israël au Canada nous montre les liens de plus en plus étroits qui se tissent entre des groupes de pression, comme le B'nai B'rith, et la droite conservatrice canadienne. D'ailleurs, dans notre patelin, Michael Rosenberg en est un exemple parfait.


Cliquer sur la photo du parlement fédéral pour suivre certains ténors de ce lobby

Un reportage tout simplement saisissant. On nous résume, entre autres, l'incroyable tourmente qui, depuis janvier 2010, secoue Droits et Démocratie, un organisme public canadien destiné à la promotion des droits humains dans le monde, mais qui, actuellement étouffe systématiquement les organismes d'aide qui osent se plaindre de la politique de droite du gouvernement israélien. Bref, voilà un documentaire qui permettra à plusieurs citoyens de répondre aux interrogations qu'ils se posent depuis déjà belle lurette.Ils comprendront aussi d'où provient le gros nuage noir qui fait pleuvoir des accusations d'antisémitisme sur tout ce qui respire. Parlez-en à Guy A. et Dany qui se font chauffer les fesses par Ian Halperin qui est passé à Tout le monde en parle dimanche dernier.

Cliquer sur la photo pour lire l'article de Nathalie Petrowski



dimanche 11 avril 2010

LE JOYAU DU MILE-END

Si vous avez l'habitude de vous balader sur l'avenue du Parc, vous êtes passés1000 fois devant chez Rose-Marie. Tous les aficionados des dessous féminins affriolants connaissent le 5614 avenue du Parc. Entre la boutique de vélos ABC et le Marché 4 Frères, les Wonderbra et Warners pigeonnants font de la haute voltige en vitrine. Dans le coin, le commerce de phantasmes en dentelle et froufrou est qualifié de "Joyau du Mile-End". De l'aveu même de Rose et de sa fille Nora, les propriétaires de ce cocon douillet, leur plus gros vendeur est le plus petit string au monde, le String Minimum d'Aubade.

Vous n'y avez jamais fait du lèche-vitrine? Dommage! Vous ne savez pas ce que vous avez perdu. Mais, je vous avertis tout de suite, il ne sert plus à rien de vous y rendre les pattes au fesses. Rose et Nora ont fermé boutique.

On pourrait même dire qu'elles ont verrouillé à double tour puisque leur fonds de commerce est passé aux mains de... la secte hassidique Satmar! Bye! Bye! bas résille et déshabillés de satin rouge. Bonjour les ceintures de chasteté noires!

Que pensez-vous que les intégristes font avec cette ancienne boutique d'Éros? Eh! oui. Une autre école talmudique.


Sera-t-elle illégale, celle-là aussi? Les paris sont ouverts. Si ça peut aider les inspecteurs de la ministre Courchesne, la beit midrash (maison des sermons) s'appelle "Que Moïse soit loué!"
.

Sachez qu'elle servira aussi de synagogue. Je dis "servira", mais je devrais plutôt dire qu'elle est déjà occupée.

En dépit du fait que les lieux sont un véritable chantier, ça grouille d'activité.

Au milieu de la poussière de plâtre et de ciment, des murs "strippés" ou défoncés, une "bima" (équivalant à la chaire d'église), une armoire à rouleau de prières, une bibliothèque de livres sacrés, des tables couvertes de restes de festins témoignent du fait que les lieux ont été pleinement investis.

Cliquer sur la photo pour découvrir d'autres clichés.

D'ailleurs, en plus du 5614, nos intégristes ont aussi mis la main sur le 5616 du Parc, l'étage au-dessus de la boutique des petits dessous.
Le mur séparant les deux adresses a été abattu, donnant accès à l'étage depuis l'intérieur. Encore quelques milliers de pieds carrés de lieu de culte qui viennent s'ajouter aux centaines de milliers de pieds carrés déjà voués aux rites hassidiques sur un territoire à peine plus grand qu'un mouchoir de poche.

Une petite devinette. Avec cette nouvelle école-synagogue, cela nous fait combien de lieux de culte ultras orthodoxes sur moins d'un kilomètre carré? Un indice? C'est davantage que les doigts de vos deux mains et de vos deux pieds! C'est ce qu'on appelle de la concentration! Revoyez-les et refaites le compte en cliquant sur la carte ci-contre.

samedi 3 avril 2010

L'INCLINAISON DE MICHAEL ROSENBERG

Les 27 et 28 février dernier, vous le savez, Marie Cinq-Mars a refusé aux dirigeants hassidiques l’autorisation de circuler dans les rues de son arrondissement à bord d’autobus illégaux pour la fête du Pourim. Qu’ont fait les chefs intégristes devant ce refus? Ils ont envoyé promener la mairesse.

C’est quand même pas une femme (une goy, en plus!) qui va donner des ordres aux Rosenberg, Werzberger et aux rabbins ultras orthodoxes du ghetto. Ne manquerait plus que ça.

Pendant 24 heures, donc, les intégristes religieux ont fait leur «run de lait» avec leurs autobus à six roues. Partout où ils en ont eu envie. Vroum! Vroum! Pout! Pout! Ôtez-vous de d’vant... on passe!
Regardez bien cette photo rarissime de Michael Rosenberg s'inclinant devant quelqu'un. N'y aurait-il qu'un rabbin de haut rang qui puisse imposer au célèbre mécène de la Torah d'adopter un profil bas? Cliquer sur la photo pour zoomer sur cette vision exceptionnelle.

Cinq-Mars n’est pas à sa première rebuffade avec ses citoyens ultras pieux. Elle subit (ou autorise) depuis longtemps le ronronnement des autobus intercités communautaristes qui relient son territoire à New York.

Ces derniers mois, la mairesse assiste, toujours aussi impuissante, à l’apparition (réapparition?) d’un terminus d’autobus qui semble opérer dans la plus totale clandestinité et en violation des règlements du transport.

Des mastodontes des firmes Monsey Tours et La Chaudière utilisent des terrains privés se trouvant juste au nord de Van Horne, entre l’avenue du Parc et la rue Durocher. Comme par hasard, ces terrains appartiennent à nul autre que Michael Rosenberg. Welcome to the Rosy-US/CAN Bus Terminal!

Le 29 mars dernier, par exemple, un autobus intercité de la firme Monsey Tours a jeté l’ancre durant trois jours sur un terrain asphalté où une plaque indique le numéro de téléphone de l’entreprise de Michael Rosenberg. Une autre plaque menace de remorquage tout véhicule qui n'a pas la permission de s'y garer.

Cliquer sur l'autobus pour admirer les trois photos commentées.


Le nabab hassidique envisagerait-il de greffer une flotte roulante (six roues et plus!) à son empire immobilier? Une flotte qui ferait la navette Montréal-New York sur une base quotidienne?

Des citoyens qui ont porté plainte contre la présence de ce mastodonte se sont fait raconter par les autorités policières qu’elles ne pouvaient pas intervenir puisque l’objet du délit se trouvait... sur un terrain privé!

Le 29 mars, pas de contravention. Le 30 mars, rien non plus. Le 31 mars, toujours rien. Ce n'est que vers 18h qu'un résident a finalement aperçu un
« ticket » sous l'essuie-glace. Il aura fallu trois jours avant que les autorités ne sévissent sous la pression des résidents. C'est bien la preuve qu'il était totalement faux de prétendre que les autorités n’avaient pas le droit d’émettre un constat d’infraction. Craignait-on d'indisposer le propriétaire du terrain?


Au cours des derniers mois, des citoyens ont remarqué une hausse du niveau d'activité de gros autocars destinés à la communauté hassidique sur un deuxième terrain appartenant à Rosdev, au coin nord-ouest de l'intersection Van Horne et Parc.

Cliquer sur l'autobus pour voir les cinq photos de l'activité du terminus d'autobus Rosy-US/CAN.

Le 6 avril prochain, est-ce pour récompenser l’insubordination et la désobéissance civile des hauts dirigeants récidivistes que Marie Cinq-Mars a l'intention de donner le feu vert à la dérogation qu'elle tient tant à apporter au règlement 1171 sur la circulation des autobus dans l’arrondissement?

Elle aura eu beau se faire prendre le jupon baissé avec son prétexte abracadabrant de modification pour
« régulariser » le statut des autobus pour handicapés, Cinq-Mars fera comme la ministre Courchesne. Elle niera tout en bloc, jurera sur la tête de sa mère qu’elle n’a pas émasculé son règlement pour accommoder un groupuscule d'extrémistes ultra-religieux.

Et si elle ne pète pas un autre plomb, elle se composera un air de vierge offensée devant les citoyens réunis dans la salle du conseil d’arrondissement. Ce sera un autre spectacle pathétique que nous proposera celle qui a tous les airs d'être la marionnette laïque des intégristes hassidiques. Malheureusement, ligne de parti oblige, aucun autre élu d'Union Montréal à Outremont n'aura osé aller à l'encontre de la volonté de la mairesse. Michael Rosenberg pourra dès lors faire rouler les autobus-navettes de ses hôtels dans nos rues résidentielles sans qu'on ne puisse plus dire qu'il agit dans l'illégalité. Il sera mort de rire.

Avec cette dérogation, la vie de notre pacha sera probablement un peu moins excitante car, avouons-le, on avait de plus en plus l'impression qu'il manifestait une inclinaison particulière pour les choses pas toujours très catholiques.

Si vous aimez les histoires troubles et truffées de magouilles, réservez votre soirée pour la représentation du mardi 6 avril qui se tiendra à 19h à la salle du conseil de l'hôtel de ville (505, Davaar). Tous les citoyens sont bienvenus. C'est la mairesse qui paye la tournée! Parions que, comme dans le cas des contraventions de stationnement, elle contrôlera elle-même chacun de ces autobus pour s'assurer qu'ils auront au plus cinq rangées de sièges comme le permettra la dérogation injustifiée. Pauvres de nous.

En attendant, je vous souhaite, à tous et toutes, de très joyeuses Pâques. Happy Passover.
פסח כשר ושמח

mardi 30 mars 2010

LA DÉTRESSE DE CINQ-MARS ET LA SOLUTION MIRACLE

À la suite du cafouillage sans nom de la cérémonie de la crémation du pain qui s'est déroulée hier à Outremont, Benoît Dutrizac a interviewé la mairesse Cinq-Mars sur les ondes de 98,5 FM. Cliquer sur la photo de Mme Cinq-Mars pour entendre l'entrevue.

D'entrée de jeu, pompée à bloc,
la mairesse a exigé des excuses de M. Dutrizac. Selon elle, le journaliste aurait permis la diffusion de propos qu'elle m'attribue et qui auraient entaché sa réputation de première dame d'Outremont. Elle a mis presqu'un mois pour s'en plaindre... à tort! Écoutez cette entrevue que j'avais accordée à M. Dutrizac, le 2 mars 2010.

Piqué au vif, M. Dutrizac a fait rejoué l'extrait du 2 mars et a remballé la mairesse en deux temps, trois mouvements. Il appert que ce sont plutôt les propos de Marie Cinq-Mars qui sont totalement faux et calomnieux. Ça faisait pitié à entendre.

Vers 13h, M. Dutrizac m'a demandé de lui accorder une entrevue sur les accusations infondées de la mairesse Cinq-Mars et sur les évènements qui ont tourné au vinaigre lors de la cérémonie du pain brûlé. (cliquer sur la photo de Dutrizac pour entendre l'entrevue qui débute à 6 minutes 45)

Cela dit, à la suite de
ma chronique d'hier, un lecteur vient de nous signaler l'existence d'un site Web destiné à rendre les fêtes de Pessa'h (Pâques juive) agréables et relaxantes pour tout le monde, y compris pour la mairesse, les policiers et les pompiers de l'arrondissement. Il s'agit du site no-hametz.com, une initiative du Beth 'Habad-Lubavitch de Neuilly sur Seine, en France. La chose absolument géniale dans tout ça, c'est qu'il ne s'agit pas d'une blague. (Noter que durant les huit jours de fêtes juives, le site est inopérant. Mais vous pouvez procéder à la vente en ligne de vos Hametz en cliquant ICI)

Puisqu'il est interdit de posséder du Hametz* durant la Pâque juive, un p'tit vite a développé une astuce du tonnerre.

Par l'intermédiaire d'un rabbin habilité à cette tâche, il est désormais possible de vendre son Hametz à un non-juif, le matin précédent la période du Pessa’h et de le lui racheter la nuit suivant la fin de fête. Le stratagème vaudrait également pour les ustensiles qui n’ont pas été nettoyés de façon cachère.

Nous suggérons donc à Marie Cinq-Mars d'inviter (une fois de plus) Alex Werzberger, Mayer Feig et Michael Rosenberg à son bureau d'arrondissement après les heures d'ouverture aux citoyens et de leur vendre l'idée d'une adaptation québécoise de cette pratique française qui, nous en sommes certains, fera fureur. C'est bien lorsque l'on pense que tout est perdu que les solutions miraculeuses descendent sur nous comme des langues de feu!

* Les Hametz sont les produits composés de blé, d'orge, d'avoine, d'épeautre et de seigle (appelés Hametz) strictement interdits durant la Pâque juive. Les adeptes de cette secte ont non seulement l'interdiction d'en posséder, mais l'obligation de détruire toute nourriture à base de levure avant le début du Pessa'h.

lundi 29 mars 2010

LA FIN DU MONDE EST À... 11h40

DEUX CENTS chroniques! Oui, messieurs, dames, vous lisez aujourd'hui la 200e chronique de ce blogue sur les accommodements religieux qui a vu le jour en décembre 2007, à la suite de notre passage devant la Commission Bouchard-Taylor. Je m'étonne moi-même d'avoir été le protagoniste d'autant de "représentations". Il semble bien que cela n'ait pas été superflu puisque nos autorités ont fait la preuve qu'elles sont aussi dures d'oreille que de "comprenure".

En fait, pour être honnête, je devrais plutôt donner le crédit à nos élus municipaux et provinciaux qui, sans relâche et sans vergogne, font preuve d'un laxisme et d'un parti-pris inadmissible à l'endroit des dirigeants d'une secte rétrograde qui font la pluie et le mauvais temps dans les arrondissements où ils mettent pied. Pour ne rien arranger, ces derniers se complaisent à agir dans le mépris répété des règles établies et auxquelles tous les autres citoyens sont tenus de se soumettre.


Hier encore, je n'aurais jamais cru que cette chronique porterait sur la fameuse cérémonie de la crémation du pain qui s'est officiellement déroulée ce matin sur les terrains des Travaux publics d'Outremont.

Pourquoi je n'envisageais pas de parler de crémation du pain? C'est simple. Après les abus occasionnés par cet évènement en 2008, puis en 2009, j'étais convaincu que la mairesse Cinq-Mars, le directeur Pierre Beaudet et le conseiller Louis Moffatt auraient enfin fait le nécessaire pour que cette journée ne connaisse pas de débordements inacceptables.

Hélas! En dépit de tous les avertissements, des critiques répétées et des mauvaises expériences des dernières années, les élus d'Union Montréal de l'arrondissement d'Outremont n'ont vraisemblablement rien appris des erreurs passées. Au contraire, ils ont prouvé une fois encore leur incapacité à empêcher que le début de la Pâque juive ne se transforme en quasi-émeute.

Le téléjournal de Radio-Canada nous a montré ce soir les images désolantes de la fête religieuse qui a viré au chaos. Une pagaille sans nom aux frais des contribuables, bien sûr.

Ce matin, il aura fallu l'intervention d'une quinzaine de policiers et de deux camions de pompiers pour rétablir l'ordre sur le terrain boueux des Travaux publics.


Pourtant,
comme le dit la mairesse, il ne devait s'agir que de "brûler quelques petites tranches de pain". Pour donner une soi-disant légitimité à son acquiescement à cette pratique accommodante, Cinq-Mars n'a pas raté l'occasion de faire la lecture d'un avis juridique. "L'avis dit exactement que la pratique de l'accommodement répond à (notre) obligation d'accommodement raisonnable et ne cause pas une contrainte excessive." Ah! bon. Devoir mobiliser 15 policiers et recourir d'urgence à deux camions de pompiers pour des tranches de pain, c'est ça, une contrainte normale?

Cette fois, il semble que le problème ait été lié à l'une de leurs croyances. Rappelons que selon les convictions de ces intégristes religieux, les produits composés de blé, d'orge, d'avoine, d'épeautre et de seigle (appelés Hametz) sont strictement interdits durant Pessa'h (la Pâque juive). Les adeptes de cette secte auraient non seulement l'interdiction d'en posséder, mais l'obligation de détruire toute nourriture à base de levure avant le début du Pessa'h qui, cette année, a été fixé à 11h40.

À "minuit moins une", la panique s'est emparée des ouailles hassidiques. Policiers ou non, risque d'incendie ou non, l'heure n'était plus à l'ordre établi. Dans un Sauve qui peut généralisé, les ultras religieux
se sont dardés sur les canalisations de béton enflammées. Après tout, la fin du monde guettait et ce n'était plus uniquement les petits croutons qui risquaient d'être embrasés.

Dans le reportage du journaliste Davide Gentile, j'ai particulièrement apprécié la mise en garde qu'ont émise certains hassidim à la suite du "flop" du rituel de ce matin:
" [L'an prochain] certains pourraient être tentés d'organiser ces feux sur leurs propriétés privées, ce qui pourrait présenter des risques pour la sécurité privée."


Drôle de menace. Surtout que durant tout l'avant-midi, d'autres policiers et d'autres pompiers ont du courir dans tous les sens pour éteindre des feux de croutons allumés dans les cours arrières, les "drive ways" et les ruelles d'Outremont et du Mile-End.





Cliquer sur la photo ci-dessus pour voir les quatre (!) voitures de police et de la sécurité publique qui sont intervenues pour éteindre un feu de croutons dans l'entrée de garage d'une résidence privée de la rue Durocher (entre Fairmount et Saint-Viateur). Plusieurs autres feux ont été allumés dans les cours arrière des résidences de la rue Durocher.




Voici ce qui reste d'un autre feu de croutons fait ce matin au milieu de la ruelle Hutchison- Durocher (entre Fairmount et Saint-Viateur. Au diable le contenant d'aluminium et les cendres noircies. Avec les tonnes de déchets de la Pâque juive, les dévots ont dû se dire que les éboueurs ne déchireront pas leur chemise pour si peu.







Nous sommes ici derrière la synagogue fantôme qui se cache au coin des avenues du Parc et Van Horne. Il ne s'agit pas d'un B-B-Q de côtelettes de porc, mais bel et bien d'un feu de croutons sacramentels. Il n'a pas non plus été allumé en représailles contre les pompiers "casseux de party" puisque la rumeur de sacrilège ne s'était pas encore propagée à l'arrondissement.



Autre foyer d'incendie et pas le moindre, celui-là. Il a été allumé devant un édifice appartenant au très honorable citoyen Michael Rosenberg qui, comme à son habitude, fait preuve de beaucoup de civisme et de respect à l'égard des règlements qui s'appliquent... aux autres citoyens.

Ici encore, les pompiers ont dû intervenir pour éteindre les braises talmudiques.
Nous nous trouvons au coin nord-ouest de l'intersection des avenues du Parc et Van Horne.

Cliquer sur la photo pour zoomer.

Petite pub gratuite pour M. Rosenberg: si vous connaissez des gens qui souhaiteraient louer des locaux, contactez-le. Il cherche des locataires. Son numéro de téléphone figure sur l'affiche placée sur l'immeuble décrépi.




Pensez-vous qu'il faudra 200 autres chroniques avant que les autorités en place finissent par entendre raison? Au train où vont les choses, c'est fort possible. Bof! Pendant que je m'amuse ici, je ne fais pas de mauvais coups, non?

mercredi 24 mars 2010

LA COMPRO-MISSION ÉDUCATIVE

Grâce à de nouveaux documents obtenus par Radio-Canada et La Presse canadienne, il ne fait plus de doute que la réforme a été taillée sur mesure pour répondre aux revendications des directeurs des sept écoles juives orthodoxes illégales.

Dans ces deux lettres datées du 28 juillet et du 29 septembre 2009 et adressées à la ministre Courchesne, il est largement fait état des « exigences » religieuses des écoles juives, reliées au calendrier scolaire. Écoutez le reportage du téléjournal de Radio-Canada. Seule la ministre de l'Éducation se complaît encore dans le déni. Serait-elle allée à la même école que la mairesse d'Outremont?


Bref, on ne parle plus de mission éducative, mais bien de compromission éducative. Le terme s'applique d'autant mieux ici que le dictionnaire décrit la compromission comme étant un "accommodement avec sa conscience fait par lâcheté ou par intérêt."
Comme l'écrivait ce matin un commentateur qui réagissait au reportage de Radio-Canada sur le blogue de la société d'État: "Nous acquiesçons à la demande d'un contrôle patriarcal, misogyne et non démocratique."



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QUI SE CACHE SOUS LE BOUCHON de L'ACCOMMODANTE



Pensez-vous une seule seconde que d'étirer le calendrier scolaire sur sept jours va permettre aux jeunes hassidim de se mettre à niveau et de satisfaire aux exigences du ministère de l'Éducation? Au cas où vous ne le sauriez pas, tous ces enfants de la secte intégriste vont déjà à l'école talmudique le dimanche. Durant l'été, ils font encore ça dans le cadre champêtre de leurs camps des Laurentides. Ils étudient la Torah sept jours sur sept et même là, en une vie entière, ils n'en verront jamais le bout.



Dans ces conditions, ils ne peuvent certainement pas se permettre de prendre une prière de retard pour se consacrer au nouveau programme d'éthique et culture religieuse et à l'étude du darwinisme. Autant aller en enfer tout de suite!


Même Lysiane Gagnon, l'a reconnu dans sa chronique du 23 février 2010. Les hassidim «sont à des années-lumière des juifs laïques» et l'éventuel changement du calendrier scolaire «leur permettront de continuer à consacrer la majeure partie de leur temps aux études religieuses et aux rituels exubérants qui marquent leurs fêtes.» Plus clair que ça, tu meurs!

Michelle Courchesne peut bien continuer à faire des courbettes devant les intégristes religieux - ils adorent ça! - mais, nous pouvons déjà lui faire une prédiction. Ça ne mènera nulle part. Les dirigeants des sept écoles illégales parlent de se mettre au pas d'ici deux ans? On s'en reparlera dans... dix ans.


Évidemment, l'intention de la ministre n'excuse pas la façon dont elle s'y est prise pour faire passer son sapin en douce. Il y a au moins 25000 profs qui ne digèrent pas son tour de passe-passe.


Cliquez sur la photo de Manon Bernard, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement, pour entendre l'entrevue qu'elle a accordée à Radio-Canada.





Aujourd'hui même, l'émission Maisonneuve en direct traite évidemment du tollé soulevé par le projet de règlement sur la modification du calendrier scolaire. Prêtez particulièrement attention aux propos de Mathieu Bock-Côté. Ça déménage!

Cliquer sur l'image pour entendre les entrevues accordées à Pierre Maisonneuve.

samedi 20 mars 2010

UNE FEMME SATISFAITE...

Depuis qu'elle est mairesse, Marie Cinq-Mars répète sans arrêt et sur toutes les tribunes qui lui sont offertes qu'il n'y a pas de politique des deux poids, deux mesures dans son arrondissement.

Que ce soit pour la question des billets de courtoisie, des synagogues illégales, de la salubrité publique, des voyages douteux, des autobus intercités, des feux de joie ou de pain brulé non réglementaires, des édifices non entretenus et bien d'autres choses encore, Cinq-Mars nie favoriser la communauté hassidique au détriment des autres citoyens.

cliquer sur la photo pour voir l'ensemble du "tableau"


Aujourd'hui, elle s'attaque au règlement 1171 pour permettre aux dirigeants de la secte hassidique de faire circuler leurs autobus à six roues et plus sur n'importe quelle rue résidentielle de l'arrondissement.

En dépit du fait que le journal Le Point d'Outremont explique clairement dans sa dernière édition que les autobus que veulent "chauffer", les hassidim n'ont rien à voir avec les minibus déjà permis dans Outremont et malgré le fait que Pierre Beaudet, le "directeur" de l'arrondissement ait catégoriquement refusé de sévir contre les autobus illégaux qui ont sillonné à qui mieux mieux dans nos rues lors de la fête du Pourim, madame Cinq-Mars annonce fièrement à la Une de L'Express d'Outremont qu'elle est une femme satisfaite. Satisfaite de la non application de ses règlements. Et elle va continuer de nous dire en pleine face qu'elle n'exerce pas la politique des deux poids, deux mesures? Faut le faire!

En passant, avez-vous oublié que c'est la deuxième fois en un peu plus d'un an que la mairesse tente de charcuter le règlement 1171 pour ses boss hassidiques? Si, si, rappelez-vous. En décembre 2008, la mairesse avait essayé de faire inverser le sens unique de la rue Champagneur afin de permettre aux autobus intercités illégaux de pouvoir se stationner sur le côté d'une école hassidique
qui n'avait jamais fait de demande de permis même si elle est en activité depuis... 1956!


Plus ça change, plus c'est pareil, vous ne trouvez pas? Le 6 avril prochain, allez-vous laisser la mairesse vous tondre comme des moutons de Panurge lorsqu'elle voudra annoncer qu'elle et ses petits amis ont décidé de charcuter le règlement qui protège notre qualité de vie? Une autre belle histoire nauséabonde à suivre.

lundi 15 mars 2010

LA REQUÊTE D'UN ILLÉGAL

Comme vous avez pu le constater lors de la fête du Pourim, le 27 et 28 février dernier, les hassidim ont carrément envoyé paître la mairesse qui leur avait refusé la permission de se servir de ce type d'autobus à six roues illégaux dans l'arrondissement. Pourtant, Marie Cinq-Mars a donné à Pierre Beaudet, le directeur de l'arrondissement, la consigne de ne pas intervenir et encore moins de sévir. Les contraventions, on le sait bien, c'est pas pour les ultras orthodoxes!

Le 1er mars dernier, en dépit de leur désobéissance civile, Marie Cinq-Mars a tout de même déposé un avis de motion afin de permettre aux dirigeants de la communauté hassidique de trimbaler leurs fidèles en goguette dans les rues résidentielles avec des autobus qui sont actuellement formellement interdits. Au diable le règlement 1171!

Qui donc a réclamé cette émasculation du règlement? D'après Cinq-Mars, ce serait le fait d'un seul et unique membre de la secte hassidique. Le secret d'État empêcherait la mairesse d'en dire davantage.

On sait cependant que dans le cadre de l'assemblée du conseil d'arrondissement d'Outremont de février 2010, un citoyen hassidique s'est présenté au micro. Le hasard faisant bien les choses, M.
Jakob Karmel a justement demandé à la mairesse d'assouplir le règlement 1171 que ses coreligionnaires allaient pourtant bafouer allègrement sans la moindre conséquence.

Malgré cette immunité extraordinaire, M. Karmel s'est plaint que le règlement outremontais sur la circulation
d'autobus était bien trop sévère et que ça rendait la vie impossible aux membres de sa secte. Ah! Bon?

Pendant qu'il se lamentait, on voyait la tristesse et la pitié monter au cœur et aux yeux de Marie Cinq-Mars. On l'aurait cru sur le point de verser une larme. Elle semblait trouver que l'arrondissement faisait souffrir le pauvre homme à outrance.

Savez-vous qui est le citoyen Jakob Karmel qui cherchait à faire pleurer l'assistance? Vous parieriez qu'il s'agit, comme vous, d'un simple citoyen sans torts et sans reproches, n'est-ce pas? Et pourtant...

Si vous allez pitonner sur le système CIDREQ du registraire des entreprises, vous apprendrez, comme nous, des choses fort intéressantes.

Comme, par exemple, le fait que M. Karmel est le vice-président de la congrégation Munchas Elozer Munkas.

Cliquer sur le document ci-contre pour voir (page 2) le rôle de M. Karmel dans cette congrégation

Avez-vous une petite idée de l'endroit où cette congrégation ultra orthodoxe a pignon sur rue? Assoyez-vous bien. Il s'agit de la fameuse synagogue illégale du 1030 - 1032, rue Saint-Viateur Ouest. Oui! Oui! Celle-là même qui coul
e des jours paisibles depuis plus de 28 ans, en contravention totale du règlement de zonage qui, à cet endroit, n'autorise qu'une occupation strictement résidentielle.

cliquer sur la photo pour zoomer

Avouez que c'est fort. Le vice-président d'une congrégation délinquante qui se plaint publiquement à une assemblée du conseil d'arrondissement d'Outremont que le règlement que lui et les siens bafouent à tour de bras l'emmerde au plus haut point.

Et c'est Marie Cinq-Mars qui, dans sa miséricorde infinie, va rendre
cul-de-jatte son règlement 1171 pour satisfaire les si faibles et si démunis dirigeants intégristes. Faudra la canoniser à côté du Frère André!


samedi 6 mars 2010

LA STHS (SOCIÉTÉ DE TRANSPORT HASSIDIQUE SÉGRÉGUÉE)


Si on emmenait Marie Cinq-Mars, Louis Moffatt et Alex Werzberger au poste de police 24 pour un test de vérité, vous pouvez être certains d'une chose: le polygraphe ferait des freegames et l'arrondissement serait obligé de se racheter des détecteurs de mensonges tout neufs.



Cette histoire de dérogation au règlement existant pour permettre d'accueillir de plus gros autobus pour la fête du Pourim dans les rues d'Outremont ne tient tout simplement pas la route... même pas avec les engins à six roues! Avez-vous entendu Werzberger, le porte-parole de la Coalition d'organisation hassidiques d'Outremont (COHO), jouer ad nauseam la victime éplorée à l'émission de Jean-Luc Mongrain, le 5 mars dernier? Tout simplement pathétique.

Il ne manque pas une occasion pour tout mélanger et faire de la désinformation. Écoutez ça: 
«C'est juste des petits minibus adaptés aux handicapés...»
 
Ah! ben là, fallait nous le dire que c'était pour que les petits enfants hassidiques infirmes puissent aller donner ou recevoir des bonbons à l'halloween juive.
On aurait dit oui tout de suite.

C'est ça les petits enfants handicapés?

Le hic, ici, c'est que Werzberger ne réclame pas le droit à se promener partout dans les rues résidentielles avec des autobus à six roues pour les enfants malades. Voyons donc!

Dans un premier temps, c'est
pour permettre aux grands adolescents et aux hommes de faire une espèce de «tournée des grands-ducs". En plus de procéder à un certain échange de cadeaux, les fidèles vont de porte en porte avec leurs mégas amplificateurs qu'ils traînent avec eux d'un rez-de-chaussée au troisième étage. Une fois n'étant pas coutume (?), chacun a l'obligation de se saouler la binne durant la fête. Au fait, j'y pense. Alex, c'est à ça que sert votre réseau de contrebande d'alcool dans les synagogues?

Pendant ce temps-là, à Jérusalem...

Voyons donc! Voir si les dirigeants intégristes font tout ça uniquement pour la fête du Pourim. Gober ça, c'est très mal connaître la secte. Ce que souhaite, le pieux homme, c'est que de plus gros et plus puissants autobus puissent avoir carte blanche pour couvrir le territoire quand bon leur semble, sans avoir à quémander les permis spéciaux. 

De toute façon, règlement, pas règlement, permis, pas permis, ils l'ont-tu faite ou s'ils ne l'ont pas faite leur fête du Pourim avec les autobus interdits, les 27 et 28 février dernier? 

Dans son entrevue à Mongrain, Werzberger n'a même pas eu une petite gêne pour affirmer que «sans la permission écrite de la ville, ces autobus ne peuvent pas entrer dans l’arrondissement». Sacré Alex, va. T'es pas battable. Law and order, lui y connait ça!

Si Cinq-Mars et Moffatt lui accordent cette faveur pour des autobus à six roues (rappelez-vous bien: un minibus n'a que quatre roues),
pensez-vous une seule seconde que cette nouvelle STHS (Société de transport hassidique ségrégé) se limitera à la seule fête du Pourim?

Ne vous faites pas d'illusions. Le temps de crier Diésel, vous allez voir se développer devant chez vous un réseau de transport en circuit fermé. D'ailleurs, au cas où vous ne l'auriez pas déjà remarqué (vous passez vos soirées dans la cave?), ce réseau existe déjà. Promenez-vous le soir sur Saint-Viateur ou Lajoie ou ailleurs. Vous verrez descendre de ces autobus tantôt de grands ados, tantôt des mères de famille, tantôt des hommes à redingote. C'est sans compter les grands autobus jaunes qui font leurs 
«run de lait» à 20h, 21h, 22h ou 23h. Ils ne respectent peut-être pas le régime pédagogique, nos amis à rouflaquettes, mais bon sang!, ils en font en titi des heures supplémentaires dans leurs écoles religieuses.

Les dirigeants hassidiques sont passés maîtres
dans la stratégie des petits pas (écouter l'entrevue donnée par Céline Forget à Jean-Luc Mongrain). Tranquillement pas vite (assez vite quand même!), ils grignotent du terrain laïc. Une bouchée ici pour l'érouv, une bouchée là pour leur soukkah, une autre bouchée dans le zonage pour installer une synagogue illégale par-ci, puis, un coup parti, pourquoi pas une autre mordée pour une école illégale, un accommodement pour le déneigement, la tolérance au stationnement, les autobus intercités, les fêtes au milieu de nos rues sans permis, trafic d'alcool, Alouette! Comment il dit ça, encore Werzberger, chez Mongrain? «On paye nos taxes, on est tranquille, on vit là. On veut nos droits comme tous les autres». Comme tous les autres, hein!


Voici un de ces autobus interdits sur le territoire d'Outremont. Cette navette qui dessert habituellement des hôtels de Michael Rosenberg, le hassidim-in chief, est ici réquisitionnée pour le Pourim, à Outremont.


Eh! puis... si nous ne nous tenons pas tranquille, il va nous arriver ce qui est arrivé vendredi dernier à Jean-Luc Mongrain.

Lorsque le journaliste a contacté Max Lieberman pour l'interviewer sur cette histoire de dérogation au règlement sur les autobus, le porte-parole a tout de suite sorti les gros mots, traitant M. Mongrain d'antisémite et le menaçant de le traîner en cour.

Max, mon ami Max. Je te connaissais pas comme ça. Come down, my friend. Come down.



Pour écouter ce qu'a dit Mongrain au sujet des propos belliqueux de Max Lieberman, cliquer sur la vidéo ci-dessous.

https://www.youtube.com/watch?v=ZAAuCM4xTEA&feature=youtu.be

Dire qu'il aura suffi d'un seul courriel envoyé par un ultra orthodoxe hassidique à la mairesse Cinq-Mars pour que cette dernière mette en branle ce processus de dérogation au règlement sur le transport par autobus.

Quand on sait qu'une pétition de 4171 citoyens d'Outremont n'a pas suffi à faire fléchir
la mairesse pour que l'arrondissement conserve son camion-échelle, on voit entre les mains de qui repose le pouvoir dans l'arrondissement
. Le calcul est simple. C'est un ratio de 1:4171! Y'a encore un peu de travail à faire, non?