vendredi 16 mars 2012

LA MARIE-O-NETTE

Après un silence radio interminable, Marie Cinq-Mars a fini par sortir de son mutisme. Avait-elle le choix? Alors que la commotion s’est produite dans sa propre cour, le congrès juif a été plus vite qu’elle à décrier « ce comportement de meute inexcusable ». Même Richard Martineau et Jean-Luc Mongrain ont pu m’interviewer avant que la mairesse n’ouvre le bec publiquement.





Écoutez les entrevues télévisées que j’ai accordées à
Mongrain et à Martineau, le 14 mars 2012.




Interviewée par Michel Desautels sur les ondes de Radio-Canada, la mairesse a bien été forcée d’avouer que les vidéos des actes d’agression d’une quarantaine d’hommes de la communauté hassidique contre la conseillère Céline Forget étaient «une très triste scène d’intimidation et un spectacle désolant ». Mais à peine a-t-elle prononcé les mots d’indignation d’usage, le sous-fifre de Gérald Tremblay saute à son tour à pieds joints sur la victime de l’agression. Prenant bien soin de rappeler que Madame Forget n’est pas de son parti, Cinq-Mars l’accuse d’aller «photographier les gens de la communauté hassidique qui se sentent épiés.»

D'une part, rappelons que Mme Forget ne photographiait pas les gens, mais bien les autobus en contravention.

D'autre part, les propos de la mairesse me font penser à ceux de certains hommes qui, accusés d’avoir agressé une femme, se justifient en disant que la fille avait juste à ne pas se promener en mini-jupe. Tous les intégristes savent ça. La testostérone, ça ne se contrôle pas. Ben bon pour la petite agace!


Ces temps-ci, Outremont souligne la tenue du 7e festival international Les Trois jours de Casteliers.

Marie Cinq-Mars accuse encore et toujours certains citoyens de jeter de l’huile sur le feu. Mais, sait-elle seulement que de l’huile ça ne s’enflamme pas au soleil? Il faut d’abord qu’il y ait un incendie. Les Forget, les Lacerte et les dizaines d’autres citoyens qui se présentent aux assemblées du conseil d’arrondissement ne sont pas les pyromanes que décrit la mairesse. Nous avons toujours tiré la sonnette d’alarme dans l’espoir que les pompiers arrivent avant que le brasier ne prenne des proportions incontrôlables.

Ça fait des années que nous crions Au feu! Il y a plus de dix ans que Cinq-Mars siège au conseil d’Outremont. Qu’a-t-elle fait durant toutes ces années? Elle est restée assise dessus (son siège!). Tour à tour, elle nous a dénigrés, accusés de partisanerie politique, qualifiés de menteurs, de fauteurs de trouble, sans parler des insinuations qu’elle utilise pour paraphraser les qualificatifs haineux et inacceptables que les agresseurs de Madame Forget n’ont pas hésité à lui cracher au visage et à placer sur YouTube.

Comme ça, la mairesse veille à « appliquer sévèrement la réglementation à tous les citoyens, de façon équitable » et son conseiller Louis Moffatt (écouter l'entrevue donnée à Dutrizac) est prêt à jurer sur la tête de ses enfants que les élus ne font pas de passe-droits aux hassidiques.

Pourtant, Alex Werzberger, le lobbyiste hassidique a avoué à la journaliste Émilie Dubreuil qu’ils [les hassidim] avaient «une entente tacite avec les autorités pour cette fête ».

Pour montrer qui dirige à Outremont, Werzberger a indiqué qu’il ne garantit pas que ce soit la dernière fois qu’un tel spectacle dégradant se produise : « Si elle vient chez nous et nous provoque… ». Cliquer ICI pour lire l'article. Méchant acte de contrition de la part du pieux homme.

Quand je pense qu'il raconte que c'est Mme Forget qui aurait intimidé ces 40 hommes. C’est fort en ketchup! Pour être encore un peu plus baveux, Werzberger ajoute que
«Certains Canadiens-Français ne peuvent accepter que nous achetions toutes les maisons»
Cliquer sur la photo ci-haut pour zoomer


À Crown Heights (New York), voici l'avertissement que le rabbin Joseph Spielman fait au femmes (goys) qui osent ne pas s'habiller modestement. Les femmes de Mile End/Outremont seront-elles les prochaines à se faire dicter la morale?.


Avez-vous écouté l'impayable Alex, à l’émission de Jean-Luc Mongrain? Alex Werzberger ment comme il prie. Ce n'est pas peu dire. (cliquer ICI pour entendre l'interview)

Des synagogues illégales sur le territoire d’Outremont? Ben voyons donc. « Il peut y avoir une synagogue sans permis, admet-il, mais c’est pas illégal. » Le fanatique-en-chef soutient même que c’est avec la bénédiction des autorités municipales que le duplex du 1030-1032 Saint-Viateur avait été transformé en synagogue voilà plus de 20 ans. Alors, je lui demande une chose à ce bon vieux renard. S’il dit vrai, comment peut-il expliquer qu’après des années de dénonciation de notre part, Cinq-Mars et la Ville centre ont fini par traîner en Cour les propriétaires de cette synagogue afin de la faire fermer?

La mairesse Cinq-Mars peut bien nous traiter de tous les noms lorsque nous soulevons les problèmes vécus avec les dirigeants intégristes. Elle mourrait bien d’une syncope si elle entendait ce que Ghila Sroka dit des sectes hassidiques qui font la pluie et le mauvais temps en Israël et ailleurs.


Juive de gauche qui a grandi dans un kibboutz israélien, Mme Sroka vit au Québec depuis 1981. Cette femme que le magazine Châtelaine a classé en 2008 parmi les vingt femmes «décoiffantes » de la planète fête en ce moment les 30 ans du magazine Tribune Juive qu’elle a fondé. Décoiffante ou déboudinante?

Le 17 février dernier, Mme Sroka était interviewée par Catherine Perrin, dans le cadre de son émission Médium Large.

La mâchoire m’a quasiment décroché lorsque j’ai entendu Sroka mitrailler en ondes les intégristes hassidiques d’Israël : « Non seulement ces gens ne travaillent pas… ils font 16 -18 enfants parce que leurs femmes sont de véritables vaches à lait. Moi je dis qu’il faudrait tous les mettre dans un avion et les envoyer en Iran. »

Wouppelaie! Une chance que ce n'est pas moi qui ai pensé à une telle chose. Je ne donnerais pas cher de ma peau!

mardi 13 mars 2012

LA BOMBE INTÉGRISTE

Le 8 mars, journée internationale de la Femme, est célébré depuis plus de 100 ans dans le monde. À Outremont, deux femmes l'ont vécu de façon très spéciale. Et elles ne sont pas près de l'oublier.

Céline Forget (voir son blogue), la conseillère municipale indépendante du district Joseph-Beaubien ainsi qu’une autre citoyenne du quartier se sont fait apostropher brutalement en plein après-midi par de nombreux hommes de la communauté hassidique alors qu'elles déambulaient sur le trottoir de la rue Saint-Viateur.


Avec à leur tête nul autre que le lobbyiste Mayer Feig, cette meute d'intégristes religieux a pris à partie ces deux citoyennes, leur criant des insanités, les menaçant et les intimidant physiquement en les filmant à bout portant.

Ci-haut, Mayer Feig repoussé par un agent de sécurité

Rappelons que lors de la dernière séance du conseil de l’arrondissement d’Outremont, ce même « dignitaire » hassidique avait fait une sortie publique contre Mme Forget qui, voilà presque 15 ans, avait fait fermer une synagogue illégale au coin des rues Lajoie et Durocher. Qu'une femme leur tienne tête, ça, les ultraorthodoxes ne l’ont jamais digéré.

Sur les vidéos que ces intégristes ont eux-mêmes pris et mis en ligne sur Internet, on les entend crier « Nazi, Forget sale, Hund (chien, en allemand), Get out of here, Hitler, etc.). L'un des hommes portant une grande redingote couleur cuivre a même craché en direction de Madame Forget, ce qui, dans l’univers hassidique, s'avère l'insulte suprême.
(pour visionner les vidéos retirés de YouTube, voir les hyperliens au bas de la chronique)

Visionnez le reportage de TVA en cliquant ICI.

Voilà un vibrant témoignage du respect fait aux femmes lorsqu’elles n’obéissent pas au doigt et à l’œil aux volontés des sectaires de tout poil. Pas de danger qu’ils se seraient risqués à me faire goûter à une telle médecine. C’est plus facile de faire peur aux femmes « impures ».

Tous ces fous d’Abraham devaient d’autant plus rager que les deux citoyennes sont demeurées d’un flegme à faire rougir d’envie le plus british des gentlemen (voir, ci-contre, l'agression contre la dame qui accompagnait Mme Forget). Aucun geste provocateur et bouches cousues. Elles étaient presqu’aussi immobiles que les statues de sel de Sodome et Gomorrhe !

C’est ça qu’on souhaite à Montréal? Que chaque groupe de religieux fanatiques soit en mesure de faire sa loi dans son ghetto? Qu’il bafoue les règlements adoptés démocratiquement? Qu’il ait son propre service d’ordre? Ses propres services d’urgence? Sa propre milice prête à intervenir sur un simple coup de fil?

Avez-vous déjà vu les hassidim «pacter » une salle du conseil avec 100 personnes en moins de 15 minutes pour intimider et faire pression sur les citoyens ou leurs élus?

Voir la photo ci-contre, prise il y a exactement un an,
où le leader Michael Rosenberg était entouré de ses fantassins, puis cliquer ICI.

Il ne manquait plus qu'une chose. Que ceux et celles qui ne sont pas à quatre pattes devant ces théocrates finis se sentent étrangers et indésirables à l’intérieur du périmètre de l’érouv. On y est presque, semble-t-il. Boro Park (Brooklyn), Kiryas Joel (30 minutes de New York où des élus et des fonctionnaires d’Outremont toujours en poste ont été invités en grande partie sur le bras de Michael Rosenberg), Mea Charim (Jérusalem), Bnei Brak (Israël), Outremont… même combat, même destin divin?

La zone hassidique du Plateau et d’Outremont s’aligne-t-elle sur le ghetto ultraorthodoxe de Boisbriand? En vous baladant dans les Laurentides, avez-vous déjà essayé d’y aller faire un tour en bagnole sans être suivi, voire intercepté et interrogé par des rangers à boudins si vous ne portez pas casque de poil et rouflaquettes?

Je ne peux pas croire que c’est encore nous qui devons nous battre la coulpe, faire les underdog et ramper, de peur de passer pour des intolérants et des racistes? Avec une mentalité comme celle-là, nos gouvernements, qui traficotent à qui mieux mieux avec tout ce qui grouille d'intégristes dans notre cour, nous préparent un sacré bel avenir !

Quand je pense que M. Werzberger a le culot de demander démission de la conseillère Forget alors que ce sont ses ouailles qui ont eu un comportement inadmissible. On croit rêver. C'est d'autant plus ironique que plus de 200 citoyens d'Outremont viennent de réclamer la destitution de ce même dirigeant hassidique qui siège au Comité consultatif d'urbanisme d'Outremont.

D'ailleurs, tous les Outremontais qui souhaiteraient prendre connaissance de cette pétition et la signer n'ont qu'à
cliquer ICI .



Voici maintenant les vidéos qui font tant de bruit:


Vidéo 1: Le cracheur et les insultes des hassidim de tous âges (cliquer ICI)

Vidéo 2: L'intervention du lobbyiste hassidique Mayer Feig (cliquer ICI)

Vidéo 3: L'hystérie collective lorsque les policiers mettent la conseillère municipale en sécurité dans une voiture de patrouille (cliquer ICI)

Vidéo 4: Madame Forget interpellée par les automobilistes et la foule (cliquer ICI)

Vidéo 5: Beugler pour effrayer (cliquer ICI)

dimanche 11 mars 2012

DES AUTOBUS... AUX BROSSES À DENTS



AVERTISSEMENT: Cette chronique comporte des scènes explicites
qui ne conviennent pas aux bondieusards.
La supervision d'un chef spirituel est recommandée.
Nous préférons vous en avertir.




« Ce n’est pas un procès ici, Madame Forget… À moins que je sois Alzheimer, j’ai pas eu de rencontre à date [sic] pour parler de la Pourim [avec le commandant du poste 24]. Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise? Voulez-vous savoir à quelle heure je me lève et à quelle heure je me brosse les dents? »


Voilà le ton qu’a réservé Marie Cinq-Mars à la conseillère indépendante Céline Forget et aux citoyens présents dans la salle du conseil d’arrondissement, le 5 mars dernier (cliquer ICI pour entendre les 18 secondes de la transcendante prestation de notre brillante Première dame!). On aura au moins appris qu’elle ne met pas son dentier
dans un verre d’eau, sur le bord de son lit!

À deux jours de la fête du Pourim (du 7 au 9 mars 2012), Mme Forget voulait pourtant simplement s’assurer que la mairesse allait faire appliquer le règlement 1171 qui interdit la présence d’autobus sur les rues d’Outremont.

Marie Cinq-Mars pouvait bien s’étouffer de rage avec son Oral-B! Ses bottines ne suivent pas ses babines.

En 2010, pour épater la galerie, elle avait explicitement refusé aux hassidim le droit de rouler avec leurs autobus illégaux. Ça ne l’avait pas empêchée de se laisser passer sur le corps par les autobus à doubles essieux que les dirigeants hassidiques réclamaient à grands cris. Ils s’en étaient donné à cœur joie.

L’an dernier, bien que sa tentative de faire modifier le règlement 1171 pour ses petits amis ait avorté, Cinq-Mars avait fermé les yeux fort, fort, fort. Si bien que les intégristes religieux avaient pu organiser ce grand Carnaval du diesel comme si la modification qu’ils réclamaient ne leur avait pas été refusée.


Lors de l’assemblée du 5 mars (sans jeu de mots!), même si la marionnette des hassidim a mollement dit qu’elle « demande que tous les règlements de l’arrondissement soient appliqués… Pas plus un que l’autre
[??!]», personne ne se faisait la moindre illusion. Heureusement d’ailleurs, car pendant deux jours, nous avons vu les autobus illégaux tourner dans nos rues comme un carrousel de cirque. Et jusqu’au petit matin, s’il vous plaît.

Alors que certains propriétaires de voitures non hassidiques se sont fait remettre des contraventions pour avoir stationné le nez un peu de travers en raison des bancs de neige non ramassés sur la rue Hutchison, les autobus illégaux immobilisés en double deux jours durant n’ont pas subi les foudres des petits bonhommes verts.

Cliquer sur la photo pour d'autres clichés


Ci haut, le party bat son plein à la Congrégation Toldos Yakov Yosef (coin Lajoie et Durocher), condamnée pour contrebande d'alcool. Voir le reportage


Les concerts de klaxons de conducteurs exaspérés par les embouteillages n’auront pas non plus attiré l’attention des autorités policières.

Même les conducteurs qui
sentaient le fond de tonne n’ont pas été ennuyés. Après tout, notre très accommodante mairesse avait bien averti qu’il s’agissait « d’encadrer » les fêtards, non pas de les coffrer ou de suspendre leurs permis pour conduite avec facultés affaiblies.

Cliquer ICI pour voir la vidéo israélienne intitulée «Je ne suis pas une pute; c'est Pourim»


Question de se mettre dans l'ambiance, les membres de la secte Satmar (coin Hutchison et Saint-Viateur) avaient fait une répétition générale dans la soirée du 3 mars. À 20 h 20, sans même avoir demandé l’autorisation aux autorités municipales et policières, une meute d'adultes et d’étudiants talmudiques du 5563-5565 a festoyé aux quatre vents et à grand renfort d’amplificateurs. L'histoire ne dit pas s'ils s'étaient réchauffés à même la réserve de spiritueux de contrebande qui s'est déjà faite dans la synagogue.

Se foutant éperdument des automobilistes et de l’opération de déneigement qui battait son plein à cet endroit, ils ont tout bonnement bloqué la rue Hutchison.

Cliquer sur la photo pour d'autres prises de vue

Il fallait voir M. Aaron Katz, le directeur du « Satmer Institutions Of Rabbini Yoel » prendre ses jambes à son cou et filer à l’anglaise lorsqu’il a vu l’une de ces voitures de police s’approcher d’un peu trop près de la très très longue limousine blanche depuis laquelle il semblait diriger les opérations. Il aura fallu quatre voitures de patrouille des postes 24 et 37 et près d’une heure pour que tout rentre dans l’ordre.


Aaron Katz, ça ne vous dit rien? Et le dortoir illégal du 5446 Hutchison? Eh! bien… imaginez-vous donc qu’Aaron Katz est le fameux homme de paille qui avait signé le bail de l’appartement qu’il destinait à une vingtaine d’étudiants pensionnaires expulsés du dortoir illégal du 5569-5571 Hutchison par la Cour supérieure. Pour réussir son coup, M. Katz avait prétendu faussement qu'il voulait l'appartement… pour lui et son fils! Avouez qu’ils n’ont pas froid aux yeux nos amis les intégristes. Au fond, c'est comme ça qu'on les aime, non?

mercredi 7 mars 2012

LES REPRÉSAILLES DE MARIE CINQ-MARS

Comment diable vous décrire l'ambiance qui régnait lors de la séance du conseil d'arrondissement de lundi dernier (5 mars)? Tout simplement en vous rapportant trois courts échanges entre la mairesse et trois citoyens qui se sont présentés au micro lors de la période de questions.

Résidant à Montréal depuis de nombreuses années, M. Mayer Feig a été l'un des premiers à intervenir. Administrateur du Jewish Orthodox Community Council, le lobbyiste hassidique bilingue (yiddish et anglais) s'est fait plaisir. Dans la langue de Shakespeare, il s'est lancé dans une charge bien sentie. Écoutez-le:


«Chaque mois, dans cette salle, il y a un petit groupe de gens qui s’en prend à notre communauté. Ces gens soulèvent un problème d’ordre privé parfois calomnieux, mensonger, voire fabriqué de toutes pièces et le retourne contre notre communauté. À la tête de ce groupe, on retrouve un blogueur notoire et notre conseillère indépendante.» *

Lorsque le blogueur et la conseillère municipale ont fait remarquer à l’intègre mairesse que M. Feig venait de les accuser de calomnie, de mensonges et de fabrication de faux, Marie Cinq-Mars a soutenu qu’elle n’avait rien entendu de tel. La mairesse a plutôt invité M. Feig à poursuivre son intervention. Morale de cette histoire, pour Marie Cinq-Mars, il y a des allégations vertueuses et d’autres qui sont immorales.

Quant au porte-parole hassidique, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a l’indignation vachement élastique. Pour vous en convaincre, il vous faut absolument cliquer ici pour voir la cause vertueuse que Mayer Feig défendait encore les 22 et 23 novembre 2011. Un véritable contorsionniste à gogo.


Comparez maintenant le comportement mielleux qu’a eu notre bonne mairesse à l’égard de l’ultrareligieux avec l’attitude qu’elle a manifesté face à un autre intervenant qui a senti le besoin de lui dire une de ses quatre vérités.

« Madame Cinq-Mars, lui a-t-il rappelé, quand vous avez voulu être élue mairesse, vous êtes venue [chez moi] et vous avez déclaré publiquement : « Moi, je vais les écouter les citoyens. » Les citoyens vous ont parlé, Madame Cinq-Mars. Quand allez-vous cesser de trahir la confiance que vous avez vous-même sollicitée? »

Piquée à vif, Cinq-Mars a apostrophé le citoyen d’âge vénérable :

« Je vous demanderais de retirer vos propos… Allez vous asseoir. Je n’accepte pas des questions avec [sic] des allégations. Je n’ai jamais trahi les citoyens. »

Oups! Demeurée sourde aux accusations de calomnie et de mensonge lancées aux autres, la première dame semble porter un appareil auditif dont le volume lui pète les tympans lorsque les épithètes lui sont destinées. L'orgueil et l'amour propre seraient-ils un remède miracle pour les durs de la feuille?

La troisième intervention que je vous soumets est celle que j’ai moi-même faite au micro.

D’entrée de jeu, j’ai présenté aux membres du conseil la pétition contenant plus de 200 signatures de citoyens demandant la destitution d’un membre du comité consultatif d’urbanisme d’Outremont.

Mais avant même que j’aie le temps de lui demander comment elle comptait répondre à la requête d’un si grand nombre de citoyens, Marie Cinq-Mars m’a délibérément interrompu. Pour tenter de me discréditer, Cinq-Mars a cru bon s’adresser au public assis dans la salle dans ces termes : « Monsieur Lacerte demande la destitution de notre seul citoyen juif hassidique siégeant sur [sic] un comité. »

À mots à peine couverts, Marie Cinq-Mars qualifie donc la pétition de geste raciste et antisémite. Si ce n’est pas une allégation vicieuse de la part d’une élue, dites-moi ce que c’est. Après tout, le « Monsieur Lacerte » qu’elle pointe explicitement du doigt compte pour moins de ½ de 1 % des citoyens qui demandent l’exclusion de M. Werzberger. Ce n’est pas tant pour moi que pour les quelque 200 Outremontais signataires que l’insinuation est particulièrement malveillante et outrageante. Avouez que ça a dû être doublement insultant pour le membre de la famille de Marie Cinq-Mars qui a bel et bien signé cette pétition!

Tout indique que Cinq-Mars et son conseiller Moffatt ont délibérément orchestré cette attaque en règle contre les citoyens venus manifester leur mécontentement à l’égard des agissements du conseil d’arrondissement.

Contrairement à ce que l’on aurait pu croire, l’intervention de M. Feig a été tout sauf fortuite. Nous savons aujourd’hui que Louis Moffatt et Marie Cinq-Mars étaient au courant des intentions du porte-parole hassidique qui s’est présenté au micro.

Nous en avons pour preuve que plusieurs heures avant la tenue de la séance du conseil, M. Moffatt a contacté une citoyenne d’Outremont qui allait justement être mise en cause par M. Feig au cours de la soirée. Selon cette citoyenne, c’était la première fois que M. Moffatt se donnait la peine de l’inviter à venir faire un tour à cette soirée du conseil. Que faut-il de plus pour conclure que la mairesse et son valet Moffatt avaient planifié cette séance de dénigrement de leurs opposants? Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que la mairesse racontait dans l'édition du 8 mars de L'Express d'Outremont que
«En politique, le but premier est de foncer et de ne pas se laisser distraire par ses opposants, qui nous éloignent de nos objectifs.» On aurait envie d'ajouter qu'elle parle probablement de ses objectifs... électoralistes!

Qu’à cela ne tienne. La colère manifestée quelques jours plus tôt par les citoyens à propos du projet de règlement que Cinq-Mars cherchait à faire passer en douce aura réussi à le faire sauter de l’ordre du jour. De toute évidence, la mairesse ne l’a pas encore digéré.



* «Sometime in this room, or many times, there is a small group of people that come here on a monthly agenda to attack our community. They take a personal issue sometime based on slander, or lies or fabricated and turn it against the community. It is a group led by a notorious blogger and our independent city councillor.»



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dimanche 4 mars 2012

LE PRÊT-À-CONTOURNER

Pour tenir une séance « d’information publique » sur son projet de règlement fait sur mesure pour court-circuiter la réglementation d’urbanisme en vigueur depuis des décennies, Marie Cinq-Mars a choisi le 1er mars 2012.

La ratoureuse mairesse d’Outremont avait-elle consulté le calendrier inca pour en déterminer la date? En tout cas, ça tombait pile avec la Semaine de relâche. Même le ciel lui est venu en aide en lui offrant une bordée de neige inespérée. Pour ne rien laisser au hasard et éviter que sa manigance soit ébruitée dans les chaumières de son bon peuple, Cinq-Mars n’a fait publier aucun avis dans les journaux locaux qu’elle ne néglige pourtant jamais lorsqu’il s’agit de se pavaner et d’entretenir sa « popularité » électorale.

Ce soir-là, Marie Cinq-Mars a fait bien pire encore. Alors que c’est elle qui a personnellement porté à bout de bras ce projet de règlement prêt-à-contourner, elle, a brillé par son absence. Tout comme sa coéquipière Ana Nunes. « Pas là, pas là, pas là, n’est jamais là », comme disait la chanson de Christine Chartrand. C'était la deuxième fois en autant de mois que la mairesse faisait faux bond aux citoyens venus à sa rencontre à l'hôtel de ville. Peut-être la mairesse était-elle convaincue que cela ne valait pas la peine de s’y montrer le bout du nez étant donné la discrétion qui avait été entretenue sur cette soirée top secret. Peut-être craignait-elle aussi que le nez lui allonge en public?

Manque de pot, certains citoyens ont fait la job à sa place avec le résultat que la salle du conseil a été assiégée par plus d’une cinquantaine de résidents dont certains désespéraient de se trouver une chaise libre.

Question d’expédier la séance, la mairesse a mandaté le conseiller Louis Moffatt. Ce dernier l’a vraiment prise au mot. S’adressant aux citoyens venus au micro poser leurs questions et exposer leurs préoccupations, Moffatt n’a pas mis de gants blancs. Avec un sans-gêne sidérant, le président d’assemblée par défaut a ni plus ni moins demandé aux intervenants de se grouiller : « Nous n’avons pas envie d’être ici jusqu’à 10 h! » Ah bon? L’était pressé d’aller au resto dépenser le salaire que nous lui versons?

C’était vraiment trop de considération pour les citoyens inquiets des dérapages que ce Règlement sur les Projets Particuliers de Construction, de Modification ou d’Occupation d’un Immeuble (PPCMOI) pourrait engendrer. Après tout, ne s’agit-il pas d’un mécanisme qui pourrait permettre de faire indirectement ce qu’il n’est pas permis de faire directement? Pensons à la tentative d’agrandissement de la synagogue du 5363 Hutchison que le Plateau a voulu accorder à la communauté hassidique en utilisant justement un PPCMOI pour contourner le zonage strictement résidentiel en vigueur.

Il est vrai que le projet de règlement que veut adopter Cinq-Mars a prévu exclure la possibilité de construire, de modifier ou d’occuper un immeuble à des fins de lieu de culte. Mais est-ce rassurant pour autant? Pas du tout. Il n’y a que les élus du clan Cinq-Mars pour prétendre qu’il n’y a pas de crainte à y avoir de ce point de vue.

Pour se convaincre qu’il y a toujours péril en la demeure, il suffit de voir avec quelle facilité désarmante les sectes hassidiques ont su contourner cet obstacle sur l’Avenue du Parc.

Sur cette artère, au nord de la rue Bernard, le zonage interdit explicitement l’implantation d’un lieu de culte. Qu’ont fait les dirigeants des synagogues intégristes pour s’y installer les doigts dans le nez? Ils ont simplement rebaptisé leurs synagogues « centres communautaires », ce que permet le zonage. Ah! la belle entourloupette. Richard Bergeron, le chef de Projet Montréal n’y a vu que du feu. Si bien que les synagogues illégales pullulent désormais dans ce secteur de l’Avenue du Parc.

Pensez-vous vraiment que les dirigeants hassidiques sont plus respectueux des règlements à Outremont? Et ce cher Moffatt qui nous demande, sérieux comme un pape, de lui faire confiance (lisez le billet de la conseillère Céline Forget à ce sujet). Parfois, Louis, sans le savoir, t'es pas mal rigolo.

Ne manquez pas la séance du conseil de demain soir (lundi, 5 mars ) Si la mairesse est revenue (de vacances ?), vous pourrez la questionner sur son fameux projet qu'elle veut faire adopter sur place. Venez lui faire sa fête. C'est pas tous les jours 5 mars!

mardi 28 février 2012

DÉTOURNEMENT DE RÈGLEMENT

J'ai trois petites questions pour vous. Répondez-y le plus sincèrement possible.

1) Si vous habitez sur une rue dont le zonage permet uniquement une occupation résidentielle, trouveriez-vous acceptable que, sur un simple vote du Conseil, la mairesse permette qu’une petite école ou un commerce puisse s’établir au rez-de-chaussée de l’immeuble à côté de chez vous?

2) Si vous vivez sur une rue où tous les immeubles sont des triplex. Seriez-vous d’accord pour que vos voisins puissent ajouter un 4e étage à leurs immeubles?

3) Souhaiteriez-vous que votre mairesse et ses conseillers autorisent la construction d’un triplex dans un secteur de maisons unifamiliales?

Si vous avez répondu NON à l'une de ces questions et que vous résidez à Outremont, vous devriez vraiment assister à la soirée d'information publique qui se tiendra demain, jeudi le premier mars 2012, à 19h, à la salle du Conseil,
située au 530, avenue Davaar (derrière l’Hôtel de Ville).

Imaginez-vous donc que notre
bonne mairesse Cinq-Mars s'est mis en tête de faire passer un projet de règlement qui, s’il est adopté, pourrait lui permettre de détourner le règlement de zonage actuel et de «
scraper » votre environnement immédiat. Cliquez ICI pour consulter son fameux projet de règlement.

D'après vous, serait-il raisonnable de donner carte blanche à des élus qui souhaitent pouvoir modifier la réglementation de notre arrondissement au cas par cas?


S’il est adopté, ce règlement ouvrira à coup sûr la porte à des passe-droits indus. Par pur électoralisme, les élus du parti au pouvoir pourraient être tentés (forcés?) d’accorder des dérogations qui vont à l’encontre de l’intérêt public.

Je vous suggère fortement de lire le billet de la conseillère indépendante Céline Forget sur cette tentative de détournement de règlement en cliquant ICI
.

En passant, aviez-vous vu l’annonce de cette réunion spéciale d'information? Elle n’a surtout pas été publiée dans les journaux locaux. Vous ne pouviez la trouver que dans l’édition du Devoir de lundi dernier ! La mairesse voulait être bien sûre que tous ses concitoyens soient au courant de ses intentions de saboter le règlement de zonage actuel qui a été mis en place pour orchestrer un développement cohérent et harmonieux de l'arrondissement.

Votre présence à la soirée de consultation publique de jeudi est importante. Vous pourrez écouter les arguments qui y seront présentés, puis poser des questions et émettre vos commentaires. Le projet peut encore être modifié avant son adoption prévue le 5 mars 2012.

jeudi 23 février 2012

LE COÛT DES MATIÈRES SACRÉES

Je suis tombé, tout récemment sur une manchette diffusée par Guysen News International. Le titre, en grosses lettres bleues, allait comme suit: «Israël - des anciens ultra-orthodoxes veulent poursuivre l’État». Intrigué, je n'ai pas pu m'empêcher d'y jeter un œil.

« Des dizaines d'hommes et de femmes anciennement ultra-orthodoxes... veulent poursuivre l’État pour ne pas avoir imposé l'enseignement des matières profanes comme l'hébreu, les mathématiques ou l'anglais aux écoles ultra-orthodoxes. Ils considèrent que l’État doit les indemniser pour le temps qu'ils ont passé pour rattraper les manques de leur éducation. »

Ma première réaction? Jamais en cent ans il me serait venu à l'esprit de qualifier les maths, le français, l'histoire ou la chimie de matières... profanes. C'est dire combien même ceux et celles qui parviennent à s'extirper des sectes ultraorthodoxes restent marqués à vie par le gavage de bondieuseries et l'overdose de
pharisaïsme depuis leur plus jeune âge
.

Sur le fond, cette manchette ne devrait rien à voir avec une anecdote régionale. Comment exclure que de telles poursuites puissent être intentées contre le gouvernement du Québec?

Imaginez un peu si les enfants hassidiques du Mile-End, d'Outremont et de quelques autres arrondissements de Montréal qui se
sont fait lessiver le ciboulot dans des écoles talmudiques décidaient, du jour au lendemain, de poursuivre le gouvernement québécois, nos tribunaux seraient engorgés pour les 15 prochaines années. Comme je l'avais évoqué dans Le Devoir, en 2006, des cuvées de jeunes enfants et d'adolescents hassidiques sont sacrifiées sur l'autel de la claustration et de l'ignorance crasse. Depuis des décennies, ce sont des milliers de cerveaux assoiffés de connaissances qui ont été atrophiés, asphyxiés et réduits en bouillie pour les dieux.

Vous croyez qu'il s'agit d'une mauvaise blague? Allez donc jeter un coup d’œil au
42e rapport de la Commission consultative de l’enseignement privé 2010-2011 qui vient tout juste d'atterrir sur le bureau de Line Beauchamp, la nouvelle Ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport. Le gouvernement n'a vraiment pas de quoi se péter les bretelles.

Le 3 décembre 2008, Michelle Courchesne, la ministre de l'Éducation de l'époque, avait annoncé que les intégristes d'une dizaine d'écoles ultraorthodoxes non conformes s'engageaient à respecter le régime pédagogique et la loi sur l'enseignement privé. Mme Courchesne avait même montré les dents: « Ils devront se conformer à nos solutions [d'ici septembre 2009] sinon, nous couperons les subventions à toutes les [dix] écoles et pas à une seule école.»

Hélas! Quand on lit le nouveau rapport, on est forcé de conclure que la ministre a dû manquer de Poli-Grip. Pour s'en faire une idée, prenons le cas de l'Académie Beth Esther (photo), située au 1239, avenue Van Horne, à Outremont.

Rappelons d'abord que l'établissement a fait son petit bonhomme de chemin pendant 47 ans sans même détenir de permis du Ministère. En 2003, le ministère a fini par se réveiller. Après sept ans de reprise par le gouvernement, on pourrait affirmer que les progrès restent... à venir!

L'Académie Beth Esther ne se conforme toujours pas à
plusieurs conditions imposées par le Ministère. Encore aujourd'hui, seulement quatre des vingt-deux enseignants ont une autorisation légale pour enseigner. Une seule des cinq personnes qui constituent l'équipe de direction possède une formation pertinente pour occuper ces fonctions. Le calendrier scolaire? Il n'est pas conforme aux exigences légales.

Et les enfants là-dedans? Ils n'ont même pas les 50 minutes obligatoires pour la pause du midi. Par contre, en matinée, les classes sont entièrement consacrées aux études religieuses. En ce qui concerne les
«matières profanes», le temps d’enseignement est très inférieur aux exigences minimales du Régime pédagogique. Évidemment, quand on ne jure que par le créationnisme, à quoi pourrait bien servir un laboratoire de sciences respectant les normes prescrites? Idem pour une bibliothèque qui pourrait contenir des livres subversifs sur Darwin, Shakespeare ou le corps humain.

Des histoires pas vraiment plus reluisantes, vous en trouverez toute une série dans ce rapport. L'École première Mesifta du Canada, 2325, avenue Ekers, le Collège rabbinique du Canada, 6405, avenue Westbury, l'École communautaire Belz,1495, avenue Ducharme (photo), la Yeshiva Gedola-Merkaz Hatorah, 6155, chemin Deacon...

Pendant que les enfants de cette communauté ultraorthodoxe sont préparés à vivre dans l'indigence et à ne pas pouvoir s'intégrer à la société québécoise, Alex Werzberger, le président de la Coalition d'organisations hassidiques d'Outremont, lui, prend le parti des dortoirs clandestins tout en nous réclamant des subventions pour pallier la pauvreté et les carences de ses jeunes éclopés. Et il a l'audace de dire en interview:
«Comme nous autres on a besoin de s'adapter à la réalité québécoise, le Québec a besoin de nous donner une chance de vivre.»

Une chance de vivre? Vous voulez dire vivre aux crochets de la société, j'imagine. Y'en a qui sont vraiment culottés!

mardi 14 février 2012

LE MARATHON COMMUNAUTARISTE

La course à la présidentielle française bat son plein. Le 8 février dernier, les Sarkozy et Hollande se faisaient un devoir d'assister à la prestigieuse réception du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).
Dominique de Villepin, lui, s'est contenté de faire acte de présence au cocktail avant de filer à l'anglaise, tandis que François Bayrou a brillé par son absence.

Pendant ce temps-là,
Jean-Luc Mélanchon, le candidat Front de gauche, critiquait les aspirants à la présidence qui acceptaient de se prêter à ce petit concours de popularité communautariste. Voici ce qu'il déplorait: «Je suis, d'une manière générale, peu favorable à ce que la république participe à des assemblées communautaires. Ce n'est pas un bon signe qui est donné. Après, on n'en finit plus. On va aller au CRIF, puis au CRAN*, puis on finit par se traîner de synagogues en mosquées, d'églises en temples... C'est malsain.» (Cliquer ICI pour l'entendre)

Mon propos n'a rien à voir avec le CRIF, le CRAN ou l'un ou l'autre des candidats. Je relève simplement la déclaration de Mélanchon parce que je déplore que nos politiciens semblent, eux aussi, se sentir obligés de faire la tournée des synagogues, églises et temples de tout acabit pour leurs fins électoralistes.

Les candidats ne se limitent pas aux lieux de culte
«mainstream». Ils s'aventurent jusqu'au royaume des sectes qui ont pignon sur rue dans des cagibis de quartiers industriels, quand ce n'est pas dans les prémisses de commerces désaffectés ou dans un sous-sol de résidence délabrée. Pensons à Thomas Mulcair qui, après avoir été publiquement réprimandé par le puissant Michael Rosenberg, est allé faire amende honorable pendant une heure dans la synagogue-taudis de la secte Bobov du 5363 Hutchison. Les Gérard Tremblay, Jean Charest et Stephen Harper ne sont pas en reste en flirtant avec les intégristes évangéliques, hassidiques ou sikhs. Encore s'ils faisaient du pied aux élites modérées des différentes communautés. Pensez-vous? Les fanatiques, c'est bien plus payant pour les politiciens. Il suffit de promettre des petits passe-droits pour s'assurer qu'ils vous soutiendront en bloc. Mais est-ce une stratégie intelligente pour le pays que de tabler sur les purs et durs des diasporas établies chez nous? David Carment, rédacteur en chef du Canadian Foreign Policy Journal est loin d'en être convaincu, ne serait-ce, entre autres, parce que cela encourage les diasporas à importer chez nous leurs disputes internes.

Au Québec, il ne manquait plus que les islamistes. C'est aujourd'hui chose faite.

Le 11 février dernier, à quelques jours de la Saint-Valentin, nous apprenions dans La Presse que l'élite québécoise se laisse volontiers chanter la pomme par le mouvement Gülen

Kathleen Weil, la ministre de l'Immigration du Québec, au «Souper annuel du dialogue et de l'amitié», le 26 janvier 2012
Photo: Marco Campanozzi, La Presse


Selon la journaliste du quotidien montréalais, ce fameux mouvement, intimement lié à l'avènement du gouvernement pro-islamique en Turquie,
parle des deux côtés de la bouche. Alors que le mouvement prône publiquement la tolérance et l'égalité entre les sexes, à l'intérieur de ses rangs, il étoufferait les libertés civiles et prêcherait la ségrégation des sexes de ses membres.

Innocente comme un agneau pascal, la ministre Weil s'est fait un plaisir et un bonheur de prononcer le discours d'ouverture du
«s
ouper du dialogue et de l'amitié » organisé par l'Institut du dialogue interculturel de Montréal derrière lequel se cache... le mouvement Gülen.

Je vous jure, on a encore du chemin à faire avant de pouvoir chasser les vendeurs du Temple!


* Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN)

mardi 7 février 2012

ALLÉGATION D'ALLÉGATIONS

Il y a exactement 52 mois, un groupe de près de 40 citoyens d'Outremont avait signé une requête de destitution à l'encontre d'un individu qui, selon nous, n'avait pas sa place au sein d'un comité consultatif d'Outremont. Ayant jugé son comportement inadéquat, nous avions alors déposé ce dossier lors de la séance du conseil d'arrondissement du premier octobre 2007.

À l'époque, il nous avait fallu réitérer notre demande à 17 reprises en autant de mois devant les élus d'Union Montréal pour que quelque chose se produise enfin.
Pour sortir de l'impasse, le 11 janvier 2010, la mairesse Cinq-Mars avait annoncé, de façon anodine, la dissolution de tous les comités consultatifs. Le puissant citoyen n'aurait ainsi donc pas à démissionner. Son
«honneur» serait sauf et son ego, épargné.

Lundi soir dernier (6 février 2012), des citoyens se sont à nouveau présentés à la séance du conseil d'arrondissement avec une requête similaire. Cette fois, il s'agissait de demander la destitution de M. Alex Werzberger qui, lui, siège au Comité consultatif d'urbanisme d'Outremont (CCU).

Comme nous nous y attendions, Cinq-Mars n'avait aucune envie de se retrouver avec cette autre patate chaude entre les mains. Il lui fallait à tout prix protéger ce haut dirigeant hassidique sans lequel sa survie politique ne vaudrait peut-être pas cher.

Aussi, alors que nous présentions notre requête signée par plus de 130 citoyens (pas mal en six jours, non?), la mairesse ne s'est pas gênée pour m'interrompre, me couper cavalièrement le micro à plusieurs reprises et parler à Madame la Greffière alors que je m'adressais à elle. On se souvient pourtant de la sainte colère qu'elle avait faite le 18 février 2008 lorsqu'un citoyen avait eu le malheur de chuchoter quelque chose à l'oreille de son voisin assis dans la salle. « Je ne tolère pas que l'on parle en même temps que moi, avait-elle lancé, hystérique. Ça m'empêche de me concentrer. Quand je parle, on se tait. »
Le pouvoir semble lui faire perdre les bonnes manières qu'elle cherchait pourtant à nous inculquer à la dure il n'y a pas si longtemps.

Son autre tactique éculée a été de prétendre que ce que je relatais au micro était
«malveillant à propos d'autrui». Continuant sa charge, Cinq-Mars a rajouté: «Je ne peux laisser un citoyen déblatérer sur un autre citoyen en lui prêtant des intentions. Ce sont des allégations».

C'est fou ce qu'elle peut avoir le scandale et l'indignation facile pour certaines choses et être tout à fait réfractaire, sourde et impénétrable pour d'autres comportements insoutenables dans une société qui se prétend démocratique.

Je tiens à ce que l'on sache que ce que j'ai relaté au micro à propos de M. Werzberger ne relevait absolument pas de prétendues allégations que m'accusait de tenir une mairesse en panique. Les faits que j'ai rapportés dans l'enceinte de l'assemblée municipale étaient des mots, des phrases et des citations sortis tout droit de la bouche même de M. Werzberger dans le cadre d'entrevues qu'il a accordées à la télévision et aux journaux au fil des mois et des dernières années.

Sa compétence et ses capacités dans son domaine professionnel ne sont aucunement mises en doute ici. Nous ne nous en prenons pas au citoyen Werzberger comme se plaît à le faire croire malicieusement Mme Cinq-Mars, mais bien plutôt au lobbyiste et au président de la Coalition d'organisations hassidiques d'Outremont (COHO) qui n'a rien à faire au sein d'un comité de citoyens.

La présence de M. Werzberger au sein d'une instance consultative à laquelle siègent des élus est éthiquement inconcevable et inadmissible. C'est ce qu'il représente qui le disqualifie.

Au meilleur de notre connaissance, lui mis à part, aucun autre des citoyens qui y sont nommés n’œuvre en tant que porte-parole ou représentant d'un lobby quelconque. Si c'était le cas, il faudrait aussi exiger sa destitution avec autant de vigueur.

Pour déterminer qui a raison dans cette affaire, vous n'avez qu'une chose à faire: consulter le dossier de destitution que nous avons fait circuler parmi des résidents d'Outremont en cliquant ICI. Il contient des hyperliens vous permettant d'avoir accès à plus d'information pertinente. En moins de six jours, plus de 130 personnes l'ont étudié, puis décidé de plein gré et en connaissance de cause de signer cette pétition.


Lorsque vous aurez lu le dossier et si vous habitez Outremont, vous pourrez, vous aussi, signer cette pétition qui demeure ouverte. Il vous suffit de copier la phrase ci-dessous, d'y inscrire votre nom complet et votre adresse civique et de me la faire parvenir par courriel à l'adresse suivante: pilac@hotmail.com
Lien
Voici le libellé de la pétition à nous retourner:

Je, soussigné (e), [inscrire ici votre prénom et votre nom de famille], résidant au [inscrire ici votre adresse civique], demande la destitution de Monsieur Alex Werzberger pour les raisons mentionnées dans le document Pétition pour la destitution de M. Alex Werzberger dont j’ai pris connaissance.



En dernier lieu, si vous souhaitez vous abonner à ce blogue, je vous invite à le faire dès maintenant. Il n'y a rien de plus facile. Inscrivez votre adresse courriel dans la case se trouvant dans le coin supérieur droit de la page d'accueil (voir photo ci-contre), puis cliquez sur «SOUMETTRE». Et c'est parti!

mercredi 1 février 2012

CEUX QUI FONT COMME BON LEUR SEMBLE

Avant-hier, au TVA Nouvelles, mon bon ami Julius Grey souhaitait répudier (en vertu du droit musulman?) le multiculturalisme. Chaque fois que je lis les homélies de Julius dans les médias, je sais que je vais être de bonne humeur, car nous sommes sur la même longueur d'onde. Lui, comme moi, avons besoin d'une injection d'ÉpiPen lorsque les mots «secte», «ghetto», «intégrisme», «théocratie», «favoritisme» et «ultraconservatisme» nous piquent dans l'oreille.

Cha
que fois que je vois sa bouille à la télé, je ne peux m'empêcher d'avoir une bonne pensée pour Michael Rosenberg. Comment faire autrement? En janvier 2013, c'est Julius qui prendra fait et cause pour le nabab hassidique qui m'accuse d'avoir porté atteinte à sa réputation. Comme si le président de Rosdev n'avait pas veillé lui-même à se gosser une réputation discutable.

C'est vrai que depuis que j'ai gagné le premier procès que m'avait malicieusement intenté le puissant homme d'affaires, celui-ci se faisait un peu plus discret. Mais, c'est bien connu, chassez le naturel, il revient au galop.

Le 27 janvier dernier, au radiojournal de Radio-Canada, qui est-ce qui était interviewé pour parler de la problématique de l'installation sauvage d'antennes de télécommunications à Outremont?
Sylvain Leclerc, le chargé de communications de la mairesse Cinq-Mars. Voici ce qu'il racontait au journaliste Marc Verreault:
«Un beau matin, les antennes étaient [installées] là, sans même que l’arrondissement ait été prévenu. On a émis des constats [d'infraction] et la compagnie de télécommunication en a payé un. Les antennes sont toujours là. Le différend se poursuit parce que cela implique aussi le propriétaire qui a laissé l’espace à la compagnie de télécommunications.»

Le
«propriétaire» auquel réfère le porte-parole de Cinq-Mars, n'est nul autre que Michael Rosenberg. Dans le reportage, le nom de Rosenberg n'est pas mentionné, mais c'est, entre autres, de lui dont il est question lorsque je journaliste dit qu'en dépit du fait que l'installation d'antenne est soumise au règlement de zonage, «cela n'empêche pas certains propriétaires d'immeubles... de faire comme bon leur semble». (cliquer ICI pour écouter le reportage)

Les antennes installées sans permis sur l'immeuble de Rosenberg.

Faire comme bon lui semble. Ayaye! Ayaye! Ayaye! J'ai hâte de l'entendre plaider sa bonne réputation devant le juge. Il a encore un an pour se pratiquer.

Entre les antennes installées sur son toit et le demi-sous-sol qui abrite la synagogue qu'il fréquente régulièrement depuis qu'il a perdu son premier procès contre moi, les étages supérieurs servent de résidences pour personnes âgées. Sympathique, avouez.

Mais les nuisances des fameuses antennes se font sentir dans un rayon plus large. À tel point que
Mme Anne Farkas, une résidente qui habite près de là a décidé d'aller se plaindre auprès de la mairesse Cinq-Mars des sons qui émanent des antennes. Cette dernière n'ayant démontré aucune intention de sévir, Mme Farkas s'est rendue à la séance du conseil de Montréal pour demander au maire Tremblay d'intervenir.
Hélas, le maire d'Union Montréal ne s'est même pas donné la peine de répondre à la question qui lui était explicitement adressée, le 23 janvier 2012.
N'ajustez pas votre appareil. Le brouillage de cette image de Mme Farkas interpellant le maire de Montréal est possiblement causé par les antennes de Rosenberg

Pour plus de détails sur cette histoire d'antennes illégales, visitez le
site de la conseillère indépendante Céline Forget.