dimanche 16 janvier 2011

BIENVENUE - GOODBYE! COMMANDANT

Marie Cinq-Mars aurait-elle pris de nouvelles résolutions pour 2011? On peut toujours rêver. Quoi qu'il en soit, lors de la séance du conseil de lundi dernier, Mme la Mairesse était toute frétillante d'émotions lorsqu'elle nous a présenté le nouveau commandant du poste 24, M. Martin Desbiens-Côté.

Les fins observateurs auront toutefois remarqué une chose. La première dame n'a même pas versé une petite larme pour son prédécesseur, le commandant Vincent Richer qui a pourtant été un fidèle compagnon d'armes.

Pour l’avoir vu de mes propres yeux, lundi soir, je dois admettre que notre nouveau commandant du 24 a l’air d’avoir une bonne bouille. Ça m’attriste tout de même de savoir qu’il vaudra mieux ne pas trop s’attacher à lui si on ne veut pas souffrir.

Dans son entrevue de bienvenue au journal L’Express d’Outremont, le commandant Desbiens-Côté nous avertit d’avance : «C’est mon cinquième poste de commandement en quatre ans et demi». Ça se peut-tu? C’est à peu près le taux de roulement des femmes de ménage chez ma pauvre mère!

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Dans le monde financier, on est habitué de voir les directeurs de succursales bancaires jouer à la chaise musicale. Je me suis déjà laissé dire par une caissière que c’était pour éviter qu’ils ne deviennent trop «copains-copains» avec les clients et qu’ils ne soient tentés, tantôt, de fermer les yeux sur des activités suspectes, tantôt d’être moins tatillons lorsque vient le temps d’accorder un prêt ou une hypothèque, par exemple. C’est vrai que lorsque l’on passe la journée à brasser de l’argent, on finit par se salir les doigts.

Mais au poste 24, il n’y a pas de danger qu’un gars se salisse les mains. Tout le monde sait qu'ici, tout est propre, propre, propre et que la justice est la même pour tout le monde, qu'importe son sexe, sa langue ou sa religion. D'ailleurs, le nouveau commandant ne nous rappelle-t-il pas que dans le jargon policier, le poste 24 d’Outremont est qualifié de «secteur de jour», c'est-à-dire que l’activité policière est surtout sollicitée pendant qu’il fait beau soleil. Peut-on espérer trouver un endroit plus transparent que ça? Alors, pourquoi un tel siège éjectable au 12 mois? Notre bonne mairesse craindrait-elle qu'il trouve des choses qui ne sentent pas très bon dans l'arrondissement?

Le commandant Desbiens-Côté a véritablement su faire vibrer ma corde la plus sensible lorsqu’il a révélé la priorité qu’il s’est fixée dans le cadre de son mandat. «Je compte travailler sur... le respect des citoyens.»

Mais là où le perspicace haut gradé m’a littéralement fait tomber en bas de ma chaise, c’est lorsqu’il a mis le doigt en plein sur le bobo qui ronge Outremont : «Comment être respecté, dit-il, si on n’est pas respectable? » Tiens! Je ne pensais pas qu’il connaissait déjà si bien Marie Cinq-Mars.
Malheureusement pour nous, citoyens et citoyennes, il ne reste plus que 47 semaines au nouveau venu pour faire passer ses messages subliminaux à la mairesse. Ça doit être un peu aussi pour ça que Marie ne pleure pas de les voir partir aussi rapidement. Bienvenue, goodbye, M. le Commandant!

jeudi 6 janvier 2011

DES NOUVELLES DE NACHMAN

En novembre dernier, j’ai reçu un courriel en provenance d’Israël. Un courriel tout simple qui se lisait comme suit:

Hi Pierre,


My new book - THEOCRATIC DEMOCRACY - has just been published by Oxford University Press.


Nachman


Il y a plus d’un an, Nachman Ben-Yehuda m’avait annoncé qu’il allait publier ce fameux bouquin sur l'édification de l'extrémisme religieux et séculier en Israël. Encore l'été dernier, lors de son passage à New York, le professeur au département de sociologie et d'anthropologie de l'Université hébraïque de Jérusalem m'avouait qu'il me faudrait patienter encore un peu avant de mettre la main sur son dixième ouvrage!

Il m'est (enfin!) arrivé par la poste, juste à temps pour trôner sous l'arbre de Noël. Ai-je besoin de vous dire que le «nouveau-né» a fait partie de mes lectures du temps des fêtes?

Ayayae! Nachman Ben-Yehuda a fait l'inventaire des comportements déviants et aberrants de membres de la secte hassidique qui ont été rapportés par les médias au fil des 50 dernières années.
Je vous le dis tout de suite, c'est pas jojo!

Le prof de socio a constaté que les gestes illicites de la communauté extrémiste sont de plus en plus fréquents. Pire. Il a observé que la caractéristique la plus saillante est l'augmentation de la violence. Une violence qui n'est pas le fruit du hasard ou commise sous le coup de l'émotion, mais délibérément planifiée pour atteindre un but politique.

Un sondage de 1998 avait révélé que 70% des hassidim interrogés étaient favorables au recours à la violence et au non-respect des lois à des fins politiques, ce qui avait amené Rav
Kislev à publier dans Ha'aretz un article intitulé L'imminence d'un État d'Ayatollahs.

Les injures, l'intimidation, les menaces, les incendies criminels, le lancement de pavés, les passages à tabac, les méfaits commis en groupe et le reste, rien n'est épargné pour pousser Israël vers une société théocratique.

Devant de tels agissements et pour préserver leur sacrosainte réputation d'hommes pieux, on ne s'étonnera pas qu'en 1998 et en 2001, des représentants politiques hassidiques, membres du Parlement, aient proposé que l'identité des suspects traduits en justice ne soit pas dévoilée avant leur condamnation.

L'Omerta, la loi du silence, ne s'applique pas qu'à la maffia italienne. Les journaux hassidiques veillent à ce que tous les méfaits commis au sein de la communauté intégriste ne soient pas ébruités. La devise numéro 1 des journaux hassidiques est "Le droit du peuple de ne pas savoir"! Ainsi, le commun des hassidim n'entendra pas parler des injustices faites aux femmes, du terrorisme religieux, de la corruption, de la fraude dans les yeshivas, du trafic de drogue, du blanchiment d'argent, de la violence familiale, des agressions sexuelles, de la pédophilie et j'en passe. Les dirigeants hassidiques font tout pour que leurs ouailles demeurent convaincues que la secte et ses rabbins représentent ici-bas ce qui se rapproche le plus du paradis. Pauvres croyants!

Si ce livre vous intéresse, cliquez ici. Vous en apprendrez des vertes et des pas mûres. Après cela, vous risquez de vous demander pourquoi diable nos élus sont si pressés de courtiser et de "faire la belle" aux dirigeants intégristes hassidiques. Ce ne sont pourtant pas les Juifs modérés et laïcs qui manquent.

Après le mystère de la Caramilk, voici celui de la Kabbale, la Loi orale et... secrète (!) donnée par Yahvé à Moïse
sur le mont Sinaï.

P.-s.: J'y pense! Certains d'entre vous connaissez déjà Nachman Ben-Yehuda. Mais si! Rappelez-vous. C'est lui qui était le protagoniste dans le documentaire intitulé Les hommes en noir produit par la télévision suisse, il y a une quinzaine d'années.

lundi 13 décembre 2010

LA "PARTIS-ÂNERIE" DE MARIE CINQ-MARS

Le 6 décembre dernier, si vous n’avez pas assisté à l’assemblée du conseil d’arrondissement du Plateau Mont-Royal, vous avez raté une méchante occasion de cerner l'exceptionnelle personnalité de la mairesse Marie Cinq-Mars.

Ce soir-là, il a suffi de l’intervention d’un commerçant de la rue Laurier pour que toute l’assistance prenne la mesure de la légèreté, de l’inconsistance et de la «partisânerie» de la première (?) dame d’Outremont. C’était pathétique et gênant.

Imaginez. Des commerçants, gros et petits, font des pieds et des mains pour entreprendre une revitalisation de la rue Laurier, du boulevard Saint-Laurent au Chemin de la Côte-Sainte-Catherine. Que voilà une belle initiative.

Pour la période des Fêtes, ces commerçants (qui ont pignon sur rue tant du côté du Plateau que d’Outremont) souhaitaient une uniformisation des décorations de Noël.

Certains de ces négociants sont donc allés présenter leur plan de décoration aux deux arrondissements. C’était tout ce qu’il y a de plus logique. Après tout, ne scande-t-on pas «Une île, une ville»?

Comment a réagi la mairesse d’Outremont à cette proposition? Plutôt que de respecter les vœux de ses commerçants, Marie-Antoinette Cinq-Mars a sauté sur l’occasion pour faire un power trip de petit potentat frustré.



Cliquer sur le triangle ci-haut pour voir la vidéo (7 minutes) du témoignage d'un commerçant et d'Alex Norris, le 6 décembre 2010.

Pas question que la mairesse se laisse damer le pion par les élus du Plateau. Elle s’est occupée elle-même de passer un sapin à ses adversaires du Plateau en donnant l’ordre aux cols bleus d’Outremont d’installer des sapins plus beaux, plus hauts et plus magnifiquement éclairés que ceux de ses rivaux du Plateau. Tiens, toé! Pour Cinq-Mars, la devise serait-elle «Une île, une fille»?

Du côté du Plateau, les élus de Projet Montréal s’étaient pourtant montrés favorables à la requête des commerçants de la rue Laurier. Alex Norris, le conseiller de la Ville (Mile-End) avait même pris la peine d’accompagner des commerçants de la rue Laurier à une séance qui s’est tenue à l’Hôtel de Ville d’Outremont.

Mal lui en prit, car Marie Cinq-Mars l’a reçu comme un chien dans un jeu de quilles. Alex Norris, lui-même, ne s’attendait pas à une telle réception. «Je pense, a-t-il dit, que tout le monde a été un peu étonné de l’attitude de la mairesse d’Outremont qui a d
éploré que j’avais [sic] été invité à cet événement.».

C’est drôle, mais... quand il s’agit de manigancer un «comité bicéphale Outremont-Le Plateau» pour faire renaître de ses cendres le tristement célèbre comité sur les relations intercommunautaires destiné à satisfaire les quatre volontés d’un nabab hassidique, la Mère supérieure d’Outremont perd soudainement son air gribiche et se montre pas mal moins sainte-nitouche!

C'est à en perdre son yiddish!


Cliquer sur la caricature pour zoomer

dimanche 5 décembre 2010

D'ACCOMMODEMENTS ET DE LAÏCITÉ PASSOIRE

Le 20 octobre 2010, un lobby voué à favoriser et promouvoir les intérêts de la communauté orthodoxe et hassidique participait à un débat devant une commission parlementaire de l’Assemblée nationale du Québec. Il s’agissait d’une première sur la colline du Parlement.
Craignant comme la peste que le gouvernement du Québec ne force les ultrareligieux à prendre des cours de conduite aux côtés d’examinateurs du sexe opposé, que l’égalité homme/femme ne prime sur la liberté de religion, que la kippa ne prenne le bord comme les crucifix et les hidjabs dans l’administration gouvernementale, le Conseil orthodoxe juif pour les relations communautaires du Québec (COJRCQ) défendait son mémoire contre l’adoption du projet de loi 94.

Au même moment, à Montréal, le Centre des sciences présentait (et présente toujours) Sexe, l’expo qui dit tout! Grâce à une cinquantaine de jeux interactifs, de vidéos et de produits multimédias, garçons et filles de plus de 12 ans obtiennent des réponses franches à une centaine de questions qui leurs brûlent les lèvres : l’orientation sexuelle, l’âge du premier baiser, le développement des seins, les premières menstruations, la biologie des caresses, le mécanisme de l’érection, le rôle des fantasmes et quoi encore.

S'il vous plaît, rassurez-moi. T
out ce beau monde habite-t-il la même galaxie?
Flanqué du rabbin Moshe Martin Glustein et de l’intégriste hassidique Max Lieberman, Me Lionel Perez
a sonné la charge destinée à établir les balises encadrant les demandes d’accommodements dans les services gouvernementaux et dans certains établissements. On comprend aisément toute l'horreur que ressentent les orthodoxes juifs et les hassidim à l'idée que l'État pourrait refuser à une fonctionnaire islamiste de porter le niqab sur les heures de bureau.Dans la vidéo officielle de l'Assemblée nationale du Québec, M. Perez - qui est qualifié de «président du COJRCQ» - n'a pas manqué de rappeler que «L'histoire a démontré au peuple juif et à d'autres que dès qu'on légifère pour cibler un groupe de personnes à cause d'une certaine différence, cela peut dégénérer vers un chemin que l'on voudrait éviter.»

Quoi?
Le gouvernement Charest se serait-il inspiré d'un passage de Mein Kampf pour rédiger le projet de loi 94? Non, mais quoi encore? Allez donc revisionner Defamation, le documentaire du jeune cinéaste israélien Yoav Shamir qui raconte que l’antisémitisme est une industrie qui tourne à plein régime. Son documentaire a justement été diffusé la semaine dernière aux Grands Reportages sur RDI. Vous le trouverez dans ma chronique du 14 octobre dernier.

Il est assez ironique d'entendre Me Lionel Perez (qui est aussi le conseiller municipal d'Union Montréal du district de Darlington -
invoquer la Charte des droits et libertés de la personne et parler d'entorse à la liberté de religion dans le cas du voile intégral. Rappelez-vous. Pas plus tard que le 15 juin 2010, le conseiller de Ville Alex Norris s'était présenté sans sa cravate à l'assemblée du conseil municipalEn chambre, ce même Lionel Perez  avait déchiré sa chemise publiquement. Oh! Blasphème. M. Norris ne portait pas le nœud coulant sous sa pomme d'Adam.


  Pour ne pas froisser la liberté de religion et pour empêcher que l'on refoule une fonctionnaire qui ne présente que deux trous pour les yeux, Lionel Perez se battrait jusqu'en Cour suprême. Mais pour un élu municipal qui croit sincèrement que la cravate ne fait pas le moine, Perez était prêt à réclamer son expulsion manu militari (voir la vidéo de l'incident vestimentaire). Cherchez la logique là-dedans.

Le COJRCQ est beaucoup mieux connu sous l’acronyme anglais JOCC. Question de vous rafraîchir la mémoire, le JOCC est ce groupe de lobbyistes ultraorthodoxes qui, en 2005, avait offert un voyage au rabais à New York à des fonctionnaires municipaux d’Outremont, dont un conseiller élu, un prétendant au poste de conseiller municipal, un lieutenant de police, un directeur de la Sécurité publique et j’en passe. Tout ce beau monde avait même été reçu à bras (et à bar !) ouverts à l'hôtel new-yorkais du célébrissime Michael Rosenberg.
À l'époque, tout comme aujourd'hui d'ailleurs, Michael Rosenberg est l'un des principaux administrateurs du JOCC. Ce n'est que peu de temps avant de se présenter devant la Commission des institutions que le groupe de lobbyistes a entrepris d'élargir ses rangs en y ajoutant une ribambelle d'administrateurs et, semble-t-il,un président en la personne de M. Perez.


Dans un article publié à la suite de sa victoire électorale de 2009, le Canadian Jewish News indique, entre autres, que M. Perez est membre de l’exécutif de l’école Yeshiva Gedola. Deux articles du quotidien Le Devoir publiés le 4 juin 2009 et le 5 juin 2009 signalent que cette même institution fait partie de la liste des écoles récalcitrantes qui ne respecteraient pas le régime pédagogique du ministère de l'Éducation.

Entre vous et moi, si mon dossier contenait ce genre de taches et qu'il fallait que je me présente sur la colline parlementaire pour plaider ma cause d'accommodements religieux et de laïcité passoire, je pense que je réclamerais moi aussi que la burka soit permise. Je me cacherais dessous pour être bien certain que personne ne puisse me reconnaître sur la rue!

jeudi 2 décembre 2010

2007 - 2010 : TROIS ANS D'INDIGNATION

Il y a exactement trois ans aujourd'hui, le 2 décembre 2007, j’inaugurais ce blogue, sans tambours, ni trompettes. À l’époque, je croyais que ce ne serait qu’une histoire de quelques mois tout au plus. Jamais je n’aurais imaginé une seule seconde franchir un jour le cap des 235 chroniques.

Eh! Bien, voilà, c’est fait!
Pour célébrer ce troisième anniversaire, je m’en voudrais de ne pas rendre à César ce qui appartient à César.

Sans les accointances, les complicités et les courbettes électorales, sans les bourdes et les bévues, sans les cafouillages, les contradictions et les dérapages, sans le «
give & take», le grenouillage, les magouillages et la mauvaise foi, sans la sottise et le mépris grossier d’un bon nombre d’acteurs qui sous-estiment le bon peuple, rien de ce que vous avez pu lire et de ce que vous pourrez encore apprendre dans ce blogue n’aurait vu le jour.

Sans les Marie Cinq-Mars et Louis Moffatt, sans les feux Stéphane Harbour et Claude B. Piquette, sans les Pierre Beaudet et Pierre A. Chapuis, sans les Gérald Tremblay, Helen Fotopulos et Richard Bergeron, sans les Jean Charest, Michelle Courchesne et Lucien Bouchard, sans les Thomas Mulcair et Stephen Harper, sans les aplaventristes, les politiquement corrects et les multiculturalistes « coast to coast », sans les Martin Patriquin et Pierre Anctil, sans les Julius Grey, Michael Rosenberg, Alex Werzberger, Mayer Feig, Max Lieberman et leurs suites, cette grande aventure n’aurait jamais franchi le cap des 1000 jours de rebondissements. Aussi, je m’en voudrais de ne pas les remercier pour leurs «généreuses contributions»!

Comment enfin ne pas exprimer ma gratitude à tous les citoyens et toutes les citoyennes du Plateau, d’Outremont , d’ailleurs au Québec et jusqu'en Israël qui, tantôt très ouvertement, tantôt en toute discrétion, me sont venus en aide.

Pour cette cause qui est la vôtre, vous m’avez prodigué encouragements, soutien moral et, quand il le fallait, appui financier. Plusieurs sources se sont fait un devoir de me refiler une foule de renseignements et de documents précieux. Qu’ils m’aient été transmis de bouche à oreille, de main à main (parfois même dans des enveloppes brunes!), ou par le truchement d’Internet, ils m’ont permis d’étoffer, d’enrichir et de contre-vérifier les faits et les propos que j’avance dans ces pages. Je nous souhaite de nous retrouver encore plus nombreux lorsque nous soufflerons la quatrième bougie d’anniversaire de ce blogue.

Si vous me le permettez, je souhaiterais rendre un hommage posthume à Mme Simone Rouillard. Cette citoyenne d’Outremont dont j’ai appris tardivement le décès m’a toujours assuré de son appui et m’a aidé chaque fois qu’elle l’a pu, en dépit de la maladie qu’elle combattait courageusement. Elle aurait été heureuse de lire l'article du Point d'Outremont paru aujourd'hui même. Merci 1000 fois, Simone.

mardi 23 novembre 2010

LA CHUTE DES TITANS?

Hier matin, pour une troisième fois en autant de mois, j’étais assigné à la Cour du Québec. Suis-je donc un vilain criminel? Un délinquant récidiviste? Un ennemi public à qui il faut passer la camisole de force? Woe! Les moteurs. On respire par le nez, s’il vous plait!

Je comprends que lorsque vous avez lu votre journal en buvant votre café, ce matin, vous ayez pu vous dire « Hey, chérie, viens voir ça. T’sé Lacerte, le gars qui reste sur Hutchison, y’é accusé de harcèlement au criminel. Sak! Y’é-tu tombé s’a tête? »

Moi aussi, si je lisais :
«Bien qu'il fasse l'objet d'une poursuite civile et d'une plainte criminelle, Pierre Lacerte continue de photographier le leader de la communauté hassidique montréalaise, Michael Rosenberg, et son fils Martin, lorsque ces derniers vont prier dans une synagogue d'Outremont», je ne pourrais pas faire autrement que de me poser des questions sur mon comportement ou sur ma santé mentale. Sauf que...

Sauf que cette fameuse plainte criminelle qu’avait portée M. Rosenberg contre moi, le procureur de la Couronne ne l'a jamais acceptée. Il l’a rejetée il y a déjà très très longtemps. Si bien qu’au moment où vous lisez ces lignes, je ne suis sous le coup d’aucune plainte ou accusation criminelle.

Qui d’entre vous l’aura compris en lisant l’article publié dans le journal, ce matin? Personne. Et je tiens à vous rassurer tout de suite, ce n’est pas parce que vous êtes niaiseux que vous n’avez pas compris. La phrase est conjuguée au subjonctif présent, ce qui signifie que selon le journal, la plainte criminelle est toujours active et que je pourrais encore être accusé de harcèlement. Or c’est faux! Archi faux! Totalement faux! Si j'affronte toujours les Rosenberg devant les tribunaux, c'est simplement parce que le juge de la Cour du Québec doit déterminer si, par mesure préventive, il y a lieu ou non d'émettre une ordonnance de garder la paix.


Vous remarquerez aussi que les allégations les plus préjudiciables que M. Rosenberg fait sur mon compte sont présentées sans guillemets, comme s’il s’agissait de faits établis. Ainsi, je le prendrais en photo quand il va prier dans une synagogue d’Outremont, c'est-à-dire deux fois par jour, sauf le dimanche. Avouez que dit comme ça, j’ai l’air d’un bel écœurant qui s’en prend à un pieux homme simplement parce qu’il va se recueillir au temple.

Dans le journal, on ne dit pas non plus Prétendant craindre pour sa sécurité et celle de sa famille, mais bien Craignant pour sa sécurité... et celle de sa famille, Michael Rosenberg... s'est tourné vers les tribunaux pour empêcher Pierre Lacerte de l'approcher. On se garde bien de rajouter que durant toute la journée, hier, mes témoins et moi avons prétendu tout le contraire, soit que c’est M. Rosenberg et son fils qui ont eu l’audace de venir m’intimider chez moi, à ma propre résidence (cliquer ICI et ICI). Un détail négligeable, bien sûr.

Pas de guillemets non plus quand le président de l’empire Rosdev me qualifie de raciste. En revanche, lorsque je dis, preuves à l’appui, que le puissant dirigeant de la secte hassidique et son fils commettent des actes illégaux ou procèdent à des travaux illégaux pas seulement dans cette synagogue qui se trouve pile-poil devant chez moi, les guillemets sont utilisés comme des gilets pare-balles. Tout le monde sait que c’est beaucoup plus grave pour un journal de se faire poursuivre pour avoir parlé de travaux illégaux que pour avoir traité quelqu’un de raciste et d’antisémite, n’est-ce pas?

Bref, faut faire avec, semble-t-il. De toute façon, ce qui importe, à la fin, c’est que vous sachiez que je ne suis pas un criminel, que je ne suis accusé d’aucun crime, quel qu’il soit et que ce que je place sur ce blogue est documenté, véridique et vérifiable. Écoutez l'entrevue que j'ai accordée à Benoît (alias Robert!) Dutrizac cet après-midi à son émission La puissance des mots.

Et si, un jour, on devait m’accuser de quelque chose, ce serait d’avoir utilisé mon droit à la liberté d’expression et à m’indigner devant le laxisme dont font preuve les autorités gouvernementales à l’égard des synagogues et des écoles illégales, des autobus clandestins, de l’annulation de constats d'infraction, de travaux illégaux et de non-respect des permis de construction. C’est sans parler, bien sûr, de l’intimidation, des menaces et du vandalisme dont sont victimes des citoyens et citoyennes qui dénoncent les abus et qui revendiquent leurs droits de façon légale et légitime.

En attendant que la Cour du Québec tranche, à savoir qui, de M. Rosenberg ou de moi, a des raisons légitimes de craindre l’autre, je ne peux vous cacher comment mon subconscient imagine l’issue de cette saga judiciaire. Voici ce que le capteur de rêves installé au-dessus de mon lit a attrapé dans son filet la nuit dernière.

 
Cliquer ICI pour voir l'interprétation du tableau La chute des Titans, de Cornelis Cornelisz van Haarlem.

P.-S.: Lors de son témoignage à la Cour du Québec, Michael Rosenberg a donné sa définition d'un antisémite: «Dans le dictionnaire, dit-il, c'est le fait de s'en prendre à une personne juive».

OUPS! Est-ce à dire qu'un homme comme Sydney Pfeiffer, ex-conseiller municipal dans Outremont, n'aurait pas dû être condamné pour une fraude de 1,25 M$ parce qu'il est juif ultraorthodoxe?

Ciel alors! Allons vite aviser le juge qui l'a trouvé coupable. Il faudrait qu'il détricote son jugement avant de se faire traiter d'antisémite.


jeudi 18 novembre 2010

LA CHARTE DE BABEL


En occident, partout où l’on a voué un culte au multiculturalisme, on s’aperçoit aujourd’hui qu’il s’est avéré un terreau fertile pour la ghettoïsation, le repli communautaire et l’extrémisme religieux. Oubliez l’égalité homme/femme, l’intégration sociale, professionnelle et culturelle des nouveaux (ou moins nouveaux) venus. C’est le royaume des exceptions, des passe-droits, de la loi des prophètes (et du Talion) qui gagne la sphère publique et les prosélytes.

Alors que des Guy Rocher, Djemila Benhabib, Daniel Baril, Claudette Carbonneau, Jacques Godbout, Marie-Michelle Poisson, et d’innombrables autres personnalités québécoises prônent la laïcité « tout court »
, des tenants de la complaisance béate et de l’allocentrisme suprême besognent pour que tous les cultes — du vaudou à Vishnou — puissent revendiquer la Charte de Babel. Le 8 novembre dernier, au Centre interuniversitaire d’études sur les lettres, les arts et les traditions de l’Université Laval (CELAT), Pierre Anctil donnait une conférence intitulée « Judaïsme hassidique et laïcité dans l'espace public à Outremont ».

Pierre Anctil, le 8 novembre 2010


Affublé d’un sombre feutre à la loubavitch, le professeur titulaire au département d’histoire de l’Université d’Ottawa a profité de la tribune universitaire pour prêcher la laïcité ouverte qu’il oppose à ce qu’il qualifie malicieusement de « laïcité intégriste ».


Inspiré par les manuscrits de la mer Morte et la littérature yiddish montréalaise, Pierre Anctil a voulu montrer que la « laïcité ouverte et inclusive » peut servir d’étoile des Mages à tous les citoyens désireux de profiter d’un « vivre en commun pleinement satisfaisant et stimulant ». Cliquer ICI
pour accéder à la vidéo de cette conférence.
 
Aux dires d’Anctil, les hassidim sont tout à fait ouverts à la laïcité. «Maintenant que la société laïque est détachée des poncifs religieux, dit-il, ça leur donnera plus d’espace pour occuper une position minoritaire à l’intérieur de cette société.» En deux mots, maintenant que le catholicisme n’exerce plus son hégémonie, les bonzes de l’ultraorthodoxie ont les coudées franches. Ils vont enfin pouvoir exulter et proliférer sans retenue. Avouez que c’est un vibrant plaidoyer pour la laïcité. On sent chez lui que la laïcité est une «valeur de foi trempée», comme on entamait jadis.

Pierre Anctil tient aussi à rassurer ses auditeurs sur un autre point essentiel. Ses protégés louangent notre système démocratique. La raison est simple. « Les droits fondamentaux et les droits de la personne jouent en leur faveur, explique tout bonnement le professeur. Ils [les hassidim] se servent de ces droits pour poursuivre l’État ou les gouvernements qui tentent de limiter leurs actions. » Et ça marche. La preuve, raconte Anctil, c’est que «la plupart du temps, les hassidim ont gain de cause». Vive la démocratie théocratique et frileuse!

Pierre Anctil ne cache pas où il loge. « Je suis contre la hiérarchie des droits. Je ne souhaite pas que l’égalité des sexes prime sur la liberté religieuse. » Comment réagit-il devant la stricte division entre les sexes prônée par les intégristes de tous poils ? Tout au plus, le fait qu’un homme ne puisse pas saluer une femme sur la rue, qu’il ne puisse pas s’asseoir ou prier en sa présence l’indiffère. Il se limite à constater et à prendre acte du fait que dans leur société, hommes et femmes sont programmés pour accomplir des tâches différentes et bien spécifiques. Il ne lui reste plus qu’un pas à franchir pour s’accommoder de l’infibulation.


Alors que les ultrareligieux ont le droit divin de se hérissonner pour contrer les influences extérieures, en revanche, Anctil estime que les citoyens d’une démocratie ont « le devoir et l’obligation de s’informer sur ce qui motive ces communautés à agir différemment et à occuper l’espace de manière particulière, plutôt que d’alimenter des tensions et de maintenir des préjugés ». Sortez les fouets et les cilices qu’on s’automutile!

Parlant de châtiments, Pierre Anctil explique que les hassidim ont une martyrologie particulière qui ne se limite pas à l’holocauste. « [Pour eux], le rapport avec l’extérieur est difficile, car [ils attendent] une persécution qui peut arriver n’importe quand. »

Comment penser qu’un début de rapprochement soit même envisageable quand on apprend que «l’autre» fait ses ablutions dans un bain de psychose collective?

Et ce n’est pas demain que ça va s’arranger.

Pour s’en convaincre, il suffit de cliquer ICI
pour prendre connaissance du message vidéo hallucinant que diffuse la Ligue de défense juive américaine (JDL).


En prévision de la prochaine apocalypse qui, selon les leaders schizophréniques du JDL, s’abattra vraisemblablement sur ses ouailles en perdition, le mot d’ordre de Shelley Rubin, la présidente du JDL, est simple :
« Fuyez vers Israël ou achetez-vous des armes maintenant 
». Méchant beau programme !



mardi 9 novembre 2010

L'ATOMISATION DES MASSES

Quand ils ont besoin de montrer aux autorités goyim qu’ils pèsent lourd dans la balance électorale, les dirigeants hassidiques se tiennent les coudes jusqu’aux épaules. Dans ce temps-là, les amis, il n’y a plus de Bobov, de Belz, de Satmar, de Vizhnitz, de Skver, de Spinka, de Ger, de Munkacz, de Klausenburg, ni de Puppa. Les Hommes en noir ne forment plus alors qu’un seul et unique noyau dur, indissociable, indestructible.

Nos élus y voient une telle boule d’énergie tellement dense qu’ils se sentent comme des quilles vacillantes au fond d’une longue allée qui rétrécit. Ils sont tellement convaincus que la boule noire va leur passer dessus et faire un abat, qu’ils se jettent d'eux-mêmes dans le dalot. « OK! OK! Fâchez-vous pas. On va faire tout ce que vous demander et plus! Mais pitié, lancez-pas votre boule contre nous. On n’aime pas ça, L’heure des quilles. » Et vous savez quoi? Ça marche à tout coup.

Cliquer sur la photo pour le détail

D’autres fois, quand le sourd grondement de l’opinion publique se fait entendre et que les fumerolles d’impatience commencent à sortir d’entre les craques d’asphalte ou des nids de poules, les dirigeants hassidiques usent de la technique inverse.

Pour rassurer le petit peuple païen, les intégristes purs et durs s’inspirent de la fission nucléaire. D’un seul coup, ils s’atomisent. Pouuuuf! La grosse boule noire menaçante se désagrège en milliers de petites grenailles barbues. Il ne reste plus que d'
insignifiantes nanoparticules Bobov, Belz, Satmar, Vizhnitz, Skver, Spinka, Ger, Munkacz, Klausenburg et Puppa perdues dans les confins de l’univers. Et vous savez quoi? Ça marche aussi bien que l’autre approche.

Les élus reçoivent et transmettent alors l’impression que la menace s’est volatilisée. Mieux! Elle n’a jamais existé. Les Cinq-Mars, Tremblay et Charest de ce monde se décarcassent pour expliquer à leur bon peuple qu’il n’y a aucune raison de s’inquiéter. Du favoritisme? Ben, voyons donc! « C’est pas des passe-droits que vous avez vus, chers très petits électeurs. Vous avez été victimes d’hallucinations laïques. » Alors, nos zélés élus se remettent à distribuer les faveurs religieuses comme des bonbons d’Halloween.

Cliquer sur la photo (non truquée!)

Combien de fois n’avons-nous pas été témoins de cette façon qu’ont les ultrareligieux de se faire tout petits petits quand ça les arrange?

Prenez les Bobov du 5363 Hutchison, par exemple. Ces trois dernières années, dans l’espoir qu’on leur permette d’agrandir leur synagogue dans cette zone strictement résidentielle, ils ont même fait croire aux élus qu’avec 6,3 enfants par femme en âge de procréer, leur communauté est en pleine décroissance démographique et que, par conséquent, après l’agrandissement, il y aura de moins en moins de bruit et d'achalandage. Le plus surprenant c’est que les élus nous resservent à leur tour cet argument stupéfiant dans l’espoir de nous anesthésier. Faut le faire.

Lorsqu’il a été interviewé à la télé pour plaider sa cause, le 9 juillet 2008, Moshe Englander a voulu nous faire avaler qu’il n’y aura pas de club échangiste dans sa nouvelle synagogue. « Même après les rénovations, jure-t-il, une personne qui n’est pas de la secte hassidique Bobov ne viendra pas dans la synagogue ». L’honneur est sauf, et la décence, donc. C’est intéressant d’apprendre que chaque petite sous-secte est imperméable aux autres sous-sectes hassidiques. Mais plutôt que d’en débattre, rejetez donc un petit coup d’œil aux photos de cette chronique. Vous verrez qu'il y a une promiscuité patente entre les sous-sectes.

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Je parlais d’Halloween un peu plus haut. Vous auriez dû voir la face de Carême de Marie Cinq-Mars à l’assemblée du conseil d’Outremont du 1er novembre. C’était pas beau à voir. Et ce n’était pas parce qu’on entamait le mois des morts...

La veille, le 31 octobre, une famille du clan Satmar de la rue Querbes qui s’était saignée pour offrir une nouvelle Torah à la synagogue Satmar du 5555, rue Hutchison avait prévu faire une fête digne de sa dépense.

Plus de 500 personnes étaient attendues. Les rues seraient fermées à la circulation, on allait danser sur un rythme klezmer endiablé. Même avec les poussettes doubles.
Pour l’occasion, on a mobilisé la lieutenant de police du poste 24 et sa suite, sans compter l'escouade de la Sécurité publique.

Mais, bien sûr, pour pouvoir s’approprier le domaine public pour un party privé, ça prenait un permis. La mairesse, très à cheval sur les principes et les règlements, parlait d’une ordonnance en bonne et due forme.
Tout avait été négocié jusque dans le menu détail.

On avait prévu une foule de 500 à 800 personnes. Le trajet avait été fixé. Tout ce beau monde pourrait chanter et se déhancher à souhait, MAIS... les systèmes d’amplification sont formellement INTERDITS.

Cliquer ICI pour voir le photoroman du fameux party

Deux fois plutôt qu’une, la greffière, Louis Moffatt, le directeur Beaudet, le chef de la Sécurité publique Ramirez et Cinq-Mars s’étaient assurés auprès des organisateurs hassidiques que l’ordonnance était bel et bien comprise. « No problem », qu’ont répondu les organisateurs à rouflaquettes en paraphant l'ordonnance à la vitesse grand V. Z’étaient pressés que la fête commence.



Cliquer sur la vidéo ci-haut pour être témoin du bonheur
que procure le non respect des ordonnances le la mairesse Cinq-Mars.


Et ça a fêté en grand! Let’s go, toi. La remorque 4WD était là pour tirer les quatre gros amplificateurs formellement interdits. C’était beau de voir Mayer Feig, le Bobov faire le trafic et swinguer au milieu de la rue avec Max Lieberman, le Satmar. Quoooi? Un Bobov en transe acoquiné avec un Satmar? C’est-tu ça l’inceste? En tout cas, on voyait que ça leur crevait le cœur de piétiner l’ordonnance de la belle Marie.

Lundi soir, à l’assemblée du conseil, le bon Mayer Feig était là dans la salle avec ses grands yeux de blanchon. Et il faisait des p'tits
« bôbails » à Marie. Un beau couple, je vous le jure.