dimanche 10 août 2008

ALLO, POLICE? ICI MICHAEL ROSENBERG. ON FAIT DES TRAVAUX ILLÉGAUX DEVANT MA SYNAGOGUE. AU SECOURS!

Aujourd'hui, c'est dimanche, journée du Seigneur... pour les catholiques pratiquants.

Michael Rosenberg a dû se laisser dire que les catholiques n'avaient pas le droit de bosser le dimanche. Voyez un peu...

Son fils Martin n'avait pas réussi à prendre en défaut un citoyen qui les dérange dans leurs activités clandestines, Michael, s'estimant bien plus malin que son rejeton a donc choisi de le coincer lui-même. Dimanche serait la journée rêvée pour m'attraper dans ses filets. Today was to be the day!
Il s'en frottait déjà les mains.

En début d'après-midi, Michael Rosenberg est sorti de sa synagogue du 5253 Hutchison. Il s'est aventuré jusqu'au milieu de la rue et s'est immobilisé entre les pots de fleurs qui séparent les deux voies (cliquer sur la photo pour voir où il se trouvait). Il était juste devant sa victime. Le conducteur d'un gros véhicule noir s'est arrêté à sa hauteur. Dommage, nous n'avions pas notre appareil sous la main.

Pendant que le citoyen bricoleur était perché sur ses échafaudages, le président de Rosdev le regarde du coin de l'oeil et, feignant téléphoner, il le prend en photo (ou le filme, va savoir). Fier comme un gosse, il est reparti tout jouissif.


Il semble que le roitelet du super ghetto ait pris goût au plaisir de la photographie. L'aurions-nous contaminé? Lui qui menace de harcèlement criminel justement parce qu'on l'immortalise contrevenant aux lois et règlements de la société civile, il semble s'être piqué au jeu.

Ragaillardis par son exemple, deux de ses sbires qui se trouvaient à l'intérieur de la synagogue se sont mis à filmer à leur tour et à dire que nous n'avions pas le droit de travailler le dimanche. Voyant qu'ils nous cherchaient, France et Michel, deux de nos bons voisins leur ont demandé de se calmer le pompon et se sont offert d'appeler la police pour moi.


Mais puisque nous n'avions pas de temps à perdre, nous avons décliné leur offre.



Voici les deux hassidim qui ont cru pouvoir nous intimider en me filmant (cliquer sur la photo) avec leur cellulaire.












L'un d'eux, moins en rondeur, mais plus frondeur a carrément traversé la rue et s'est appuyé sur la voiture d'un autre de mes voisins pour filmer de plus près et pour faire la bravade.

Là encore, Jean-Marc Corbeil, un autre de voisins
(cliquer sur la photo) est intervenu. Ayant assisté à la scène, il s'est lui aussi proposé pour donner son aide si nous avions besoin d'un témoin. Nous devrons bientôt faire un méga party de témoins. Peut-être nous faudra-t-il louer le centre intergénérationnel d'Outremont si nous voulons faire entrer tout ce beau et bon monde.

C'est peu de temps après ces épisodes que le plaisir a vraiment commencé.

Une voiture de police du poste 24 s'est arrêtée devant le 5258 Hutchison. Avant que le couple de policiers n'ait le temps d'ouvrir la bouche, nous leur avons dit: "C'est sûrement notre bon ami Rosenberg qui vous envoie". En plein dans le mille! Michael les avait ameutés parce qu'un goy faisait des travaux un dimanche. "Vite! Vite! Police. Vous allez pouvoir le pogner. Il est suspendu à ses échafaudages!"


Quand ces policiers (très charmants, soit dit en passant) ont vu que nous avions un permis tout beau tout propre, que nous vissions des planches de bon pin frais sur mon balcon, que nous ne faisions ni du marteau piqueur sans permis, ni de coupe d'arbres matures comme venait de le faire le bon citoyen Rosenberg deux semaines plus tôt devant chez moi, ils nous ont fait un grand sourire et... nous ont donné leur bénédiction. Après tout, c'était dimanche!

Croyant avoir fait un coup fumant, Michael Rosenberg n'a pas pu résister. Comme le font souvent les pyromanes, le nabab est revenu sur les lieux du crime pour voir de ses yeux le résultat de sa dénonciation. Il s'attendait à trouver un chantier désert.

Quand notre copain Fernando l'a vu passer dans sa nouvelle Lexus noire, nous étions perchés dans les échafaudages, outils à la main. Michael n'avait manifestement pas la tête à la fête. Il a filé à l'anglaise sans même s'arrêter ni donner un petit coup de klaxon.

Dommage. Nous lui aurions bien payé une bonne Récidive
, cette bière produite à Dunham que l'on dirait brassée spécialement pour lui. On se reprendra, Mike! Nous la gardons au frais.

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