samedi 2 décembre 2017

JE PARDONNE


Est-ce Dieu possible? Aujourd’hui, 2 décembre 2017, je célèbre le dixième anniversaire de la création de mon blogue qui dénonçait, au départ, les incivilités, délits et canailleries dont j’avais été le témoin «privilégié», juste devant chez moi.

Voilà exactement 3287 jours, je mettais en ligne la toute première chronique de cette page Web. C’était 13 jours après que le président de la multinationale milliardaire Rosdev m’eut menacé de poursuites extrêmement agressives et intimidantes et cinq jours après ma participation publique à la Commission Bouchard-Taylor. J’y avais défendu, au nom de 150 citoyens d’Outremont, un mémoire intitulé «Malaise persistant à Outremont : le laisser-faire des autorités publiques».

Jamais en 100 ans, je n’aurais pu imaginer que ces évènements m’auraient conduit à mener pendant une décennie cette lutte absolument inégale destinée à dénoncer le poids politique injustifié que les autorités (civiles, politiques et policières) accordent à un groupe réfractaire et extraordinairement déterminé qui, mû par une foi aveugle, revendique son isolement social, culturel, éducationnel et linguistique alors qu’il se développe en ghetto au beau milieu d’une société ouverte et pluriethnique.





Que de chemin parcouru! Grâce à la collaboration de très nombreuses personnes que je ne saurais suffisamment remercier, j’ai pu soulever ou mettre à jour des tonnes de questions, retourner d’innombrables cailloux, démasquer des pratiques douteuses et révoltantes. C'est sans compter les surprises qui n’ont jamais cessé de fuser et de ressurgir chaque fois que je croyais le gisement épuisé, le volcan éteint. 

Ce qu’on ne sait pas ne fait pas mal, c’est bien connu. Et quand on se contente de faire son petit bonhomme de chemin sans se préoccuper de ce qui se passe autour de soi, il est possible de ne pas voir ce qui cloche et de rester
«tête heureuse».

Hélas! Avec le temps et à force d’observer mon entourage, je n’ai pu faire autrement que de constater que les choses allaient que de mal en pis.

Année après année, je vois le fossé se creuser davantage. J’entends bien tous ces gens que je ne connaissais pas et qui m’écrivent, me téléphonent ou sollicitent une rencontre pour me faire part des problèmes de cohabitation qu’ils vivent et subissent. Deux plaques tectoniques sont entrées en collision.

Aujourd’hui, avec cette cause que je défends à bras-le-corps depuis décembre 2007, je n’ai d’autre prétention que de considérer avoir été un lanceur d’alerte qui a dérangé (ou plu à) bien du monde. Suffisamment, en tout cas pour me constituer un bon auditoire.



Trois jours avant l’élection, 1123 pages de mon blogue ont été vues. Le 22 novembre, bien après la fièvre électorale, c’était 1381 pages. Au cours de son histoire, plus de 617 000 pages ont été consultées. Paraît qu'on a vu pire pour un blogue supposément d'intérêt local!

Quoi qu’en dise Projet Montréal, j’ai bien peur que ce ne sera pas demain que l’harmonisation des relations intercommunautaires et le mieux-vivre ensemble prévaudront dans le quartier. Tant s’en faut. Et ce n’est certainement pas en fermant les yeux sur les illégalités et en cédant aux pressions permanentes du lobby hassidique que fleurira la bonne entente.

S’il m’est difficile d’être optimiste, je suis, malgré tout, disposé à donner la chance et l’opportunité aux élus du nouveau conseil d’arrondissement de mettre en œuvre toutes les initiatives qui permettraient d’aplanir l’énorme le choc culturel et idéologique qui a contribué à l’augmentation des tensions au fil des trois dernières décennies.

En dépit du taux de lectorat très satisfaisant de mon blogue et bien que rien ne soit encore réglé, je vous annonce que cette chronique devrait être la dernière d'une série de 431 «mini reportages» que j’ai commis à titre de lanceur d’alerte.

Je considère avoir atteint mon objectif de secouer le cocotier, d'éveiller quelque peu les citoyens et de dénoncer le laisser-faire intéressé de trop de politiciens.


Pour tout dire, je suis plutôt fier d’avoir pu mener ce combat difficile et extrêmement exigeant sans qu’aucun de mes détracteurs n’ait jamais été en mesure de me prendre en défaut, ni devant les tribunaux, ni ailleurs. 

N’en déplaise à ce bon Julius Grey et à tous les autres protagonistes qui priaient avec ferveur pour que je trébuche, tous les faits, documents et propos que j’ai soulevés, brandis ou rapportés dans ce cybercarnet au fil de toutes ces années n’ont jamais pu être démentis, mis en pièces ou désavoués par qui que ce soit. Je m’en réjouis. Tout comme je ne regrette pas une seconde d’avoir foncé tête baissée (mais yeux bien ouverts!) au cœur de ce tumultueux problème de société qui crée un malaise croissant non seulement dans notre quartier, mais dans plusieurs autres villes, régions et pays du monde.

Pour cette dernière chronique, vous me permettrez de référer à Voltaire qui, mieux que quiconque, a eu les mots justes pour exprimer ce que je ressens.


Lui qui désignait la vertu comme principal ressort du fanatisme de toutes les religions monothéistes, a pondu cette phrase sublime d'ironie que je considère aussi pertinente que jouissive:

«Je pardonne de tout mon cœur
à tous ceux dont je me suis moqué.
»

Voilà qui est dit!
 

J’ai piqué de ma plume bien des gens qui, par leurs propos tordus, dissonants, contradictoires (quand ils n’étaient pas carrément faux, méprisants ou insultants pour l’intelligence), méritaient bien qu’on les épingle.
 
Croyez-moi sur parole. Manier l'humour et l'ironie pour dénoncer des choses choquantes et inacceptables, ça soulage 1000 fois plus que toute action répréhensible de la gaugauche régressive. Aussi, je recommande à tout le monde de s'exercer à l'escrime des mots.

Bien sûr, ceux qui suivront feront les choses à leur façon. D'une autre manière et encore mieux! J’ai hâte de les voir aller.

Mais attention! Au risque d’en décevoir quelques-uns, il n’est pas dit que je ne me permettrai pas, lors d’occasions spéciales, de rajouter un mot ou mon grain de sel. Considérons donc le repos de ma plume comme une résolution du Nouvel An. 

Après les pardons, viennent, évidemment, les salamalecs.

À tout seigneur tout honneur. C’est d’abord à Michael Rosenberg que je dois offrir mes remerciements les plus sincères.


Michael Rosenberg (à l'extrême droite), en conciliabule guerrier avec son fils, le vieil Alex Werzberger et leur avocat, Julius Grey pendant l'un de mes procès.

Sans son arrogance de potentat, son hypocrisie torve, ses finasseries cousues de fil blanc et sa délinquance systémique, jamais il ne m’aurait été donné de vivre autant d’expériences aussi diversifiées qu’instructives.

Depuis que j'ai découvert, en 2015, l'existence de cette eau de cologne, je ne peux plus voir Michael Rosenberg de la même façon. Nous sommes tous les deux de la cuvée 1954, mais je ne porterai jamais le bouchon!

Sans les poursuites que le nabab m’a collées aux fesses, je ne me serais jamais replongé dans mes premières amours du droit. Je serais passé à côté d'une expérience politique très riche. L’idée de me porter candidat à des élections municipales ne m’aurait jamais effleuré l’esprit. Sans lui, comment aurais-je pu connaître, fréquenter et apprécier autant de gens du quartier? Jamais je n’aurais pu être quotidiennement si près de mon père qui vivait ses deux dernières années. Vraiment, Mike, je t’en dois une, pis une autre!


Souvenir impérissable d'une séance du conseil d'Outremont où Michael Rosenberg avait mobilisé ses sbires et gonflé ses muscles sectaires pour intimider les élus et l'assistance.

Vient ensuite tout ce chapelet de lobbyistes à rouflaquettes qui marchent au doigt et à l’œil, au plus grand bonheur des rabbins de pâtés de rues.

En premier lieu, mes pensées vont à Matricule M-11, alias Mayer Feig. Il est beau à voir, roucoulant comme un pigeon faisant une cour assidue à tout ce qui bouge et qui est en autorité.


Même le commandant du poste 24 se doit de présenter ses respects à deux des huit garçons de Mayer Feig lors du dernier Pourim. Amenez-vous vos enfants au poste de police à l'Halloween, vous? C'est vrai qu'il doit les habituer à prendre la relève et à enjôler les goys là où ça compte.

Il y a également l'intégriste Max Lieberman, ce manipulateur de première qui, malgré l’interdit formel, peut vous dégoter la liste électorale d’Outremont en un rien de temps. On l'utilise aussi comme figurant pour faire l’apologie des écoles illégales avec son acolyte Abraham Ekstein ou, mieux encore, s’adonner à de l’intimidation sur Hutchison et ailleurs.

J'espère que Max continuera quand même à me téléphoner à la maison, comme il l'a fait, tôt, au lendemain de l’élection du 5 novembre dernier, pour me narguer.



 
Sacré Max, va. Tu es chanceux que je ne m'appelle pas Dorner. Elles, c'est certain qu'elles seraient débarquées au poste 24 pour déposer une plainte de harcèlement contre toi!

Il y aurait tant à dire sur ce qui se trame encore et toujours sur le Plateau et à Outremont. Tant à raconter sur le comportement des politiciens qui, pour un biscuit électoral, battent de la queue et font la belle dès qu'un fondamentaliste se dresse devant eux en disant «Viens chercher! Viens chercher!»

Ai-je un conseil ou deux à donner à ceux qui monteront au front pour la suite?

Hummm! D'abord, ils ne devront jamais sous-estimer la détermination, les complicités et la fourberie dont sont capables les hautes instances sectaires. Il leur faudra aussi tenir compte de la faiblesse des élus devant ce rouleau compresseur théocratique qui les menace sans cesse de recourir à cette accusation d'antisémitisme. Une menace qui tétanise les politiciens des trois niveaux de gouvernements, y compris le fougueux maire Ferrandez.

Par ailleurs, il faut savoir que ce n'est pas le travail qui manquera au cours des prochaines années. Des exemples de dossiers qu'il faudra suivre?

Il y a quatre jours à peine, j'ai appris qu'en 2015, des promoteurs hassidiques étaient passés à deux doigts de mettre la main sur l'édifice du 5584 avenue du Parc qui abrite depuis 1948 le magasin de vélos ABC Cycles et Sports ltée. On voulait y faire une école... religieuse! 

ABC Cycles et Sports ltée, à deux pas du YMCA de l'avenue du Parc.
 
L'affaire ne s'était pas concrétisée, mais des membres de la secte sont tout récemment revenus à la charge. Le propriétaire m'a confirmé que la date butoir pour cette transaction était le 30 novembre dernier. Je n'ai pas eu le temps de m'informer du dénouement de la transaction. Je laisserai à ceux que cela intéresse de s'enquérir du sort de l'édifice et de sa vocation (sans jeu de mots!).

On vient de découvrir qu'un autre espace a été investi par les ultraorthodoxes. Il s'agit du 5658a, avenue du Parc. L'affiche en yiddish collée sur la porte et le délabrement des lieux est une indication que l'on pourrait vouloir y aménager un autre lieu de culte miteux. 



Le 5658a du Parc deviendra-t-il un autre sanctuaire de bondieuserie?

Dans un autre domaine, il y a la question de la circulation d'un grand nombre d'autobus scolaires qui sillonnent toutes nos rues résidentielles en s'arrêtant à la porte de chaque enfant qui doit se rendre à l'école.

Cela fait longtemps que les citoyens se plaignent de leur nombre et de la vitesse à laquelle ils circulent. Pourtant, rien n'est fait. La conseillère Mindy Pollak a même dit publiquement qu'elle refusait de s'en mêler puisqu'il s'agissait d'autobus qui desservent la communauté hassidique. Elle est pourtant une élue de Projet Montréal qui ne cesse de décourager le transport motorisé dans son fief du Plateau pour des raisons de pollution (de l'air et sonore), de sécurité et de congestion. Trouvez l'erreur!



En plus d'être très nombreux et de rouler vite sur nos rues résidentielles, certains empruntent même quotidiennement les ruelles comme c'est le cas ici, entre de l'Épée et Bloomfield, juste au nord de la rue Lajoie.

Sur ce dossier, le lobbyiste Mayer Feig a, comme par hasard, avoué son impuissance à y trouver une solution. Au micro, lors d'une période de questions de l'hôtel de ville d'Outremont, il en a été réduit à inviter (pffff!) les citoyens à proposer des options pour pallier le problème. 

Même Mindy Pollak, qui est pourtant la présidente du Comité sur le transport actif n'a eu aucun éclair de génie. 
Pire! Lors de la séance du conseil du 9 janvier 2017, Mme Suzanne Simard qui est membre du comité sur le transport actif et vice-présidente du sous-comité vélos a dénoncé le désintéressement total de Mme Pollak pour son mandat. Écoutez son intervention pas piquée des vers.

Une solution simple serait que les enfants se rendent au coin des rues collectrices pour monter dans leurs autobus. S'agit-il d'une mesure révolutionnaire, farfelue ou inapplicable? Pas du tout. La preuve, c'est que nous avons vu la communauté hassidique la mettre en pratique à certains endroits.


À gauche, sur la rue Fairmount, au coin de Casgrain, de jeunes filles hassidiques se rendent à leur garderie du Plateau. À droite, ce sont des garçons en provenance de la rue Fairmount qui sont raccompagnés à pied sur l'avenue Durocher, à Outremont.

Il y a aussi la ghettoïsation galopante. Ces trois derniers mois, j'ai été approché par trois femmes qui ne se connaissaient pas. Ne sachant trop comment se défendre contre des propriétaires hassidiques agressifs et mal embouchés qui voulaient les foutre dehors des appartements (deux sur l'avenue du Parc, un dans Rosemont) qu'elles occupaient depuis 10 et 25 ans, elles m'ont tour à tour contacté.

L'avenue du Parc, un ghetto en chantier.

Non seulement l'un de ces propriétaires qui venait de reprendre le commerce de la mercerie italienne qui avait pignon sur rue au coin de Saint-Viateur et Parc s'est autorisé à faire des travaux sans permis pour son nouveau commerce, mais il a fait de même chez sa locataire terrorisée qui y habite depuis plus d'un quart de siècle.


Plusieurs se souviendront de la Fée du Mile-End qui avait organisé une «Vague d'amour» pour ce vieux couple de «gardiens des seins» de l'avenue du Parc.

Certains se disent que Patsy van Roost pourrait organiser une vague de solidarité pour ces femmes qui seront jetées à la rue. Hélas! J'ai bien peur que la Fée n'ait pas le cœur à la fête. On vient de m'apprendre qu'elle-même se fera éjecter de son appartement de l'avenue du Parc (et de trois!) par son propriétaire qui serait, lui aussi, ultraorthodoxe. 

C'est vraiment pas de chance, hein? Sinon, dans le quartier, tout va bien!

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P.s.: J'oubliais de vous dire que ce blogue ne fermera pas ses portes. 

En raison de la grande quantité d'information qu'il contient (documents officiels, faits avérés, personnages incontournables plus grands ou plus petits que nature!, histoires vécues, lieux ou édifices d'intérêt, etc.), ce site servira d'archives pour quiconque souhaiterait retracer, valider ou recouper de l'information.


Afin de vous faciliter la vie, la façon la plus simple de vous y retrouver, c'est encore de taper le mot qui vous intéresse dans l'outil de recherche qui se trouve tout au haut de la page d'accueil de mon blogue.  

Par exemple, pour savoir si on parle de Philippe Tomlinson dans l'une des 431 chroniques de mon blogue, il suffit de taper «tomlinson» dans la case et de cliquer sur la petite loupe (voir l'illustration ci-dessus). Toutes les chroniques contenant ce nom vous apparaîtront. Il ne vous restera plus qu'à rigoler un bon coup ou vous morfondre, c'est selon. Si vous tapez «philippe», vous tomberez aussi sur Tomlinson, mais vous en apprendrez aussi sur... Couillard!

Par principe, la machine étant idiote, il faut vous assurer de bien épeler le mot recherché, sinon... zéro résultat! Ainsi, si vous voulez retracer mon bon ami Alex Werzberger, ne l'appelez surtout pas WerTzberger, car vous allez rater le meilleur.


Il y a des cas ou je me suis aperçu qu'au fil des ans, j'ai écrit certains mots de façon différente. Ainsi, la secte «wiznitz» apparaît parfois sous la forme «vizhnitz». Idem pour le terme «cachère» que l'on retrouve parfois épelé «kasher», «cacher» ou «kosher». Dans mes temps libres, je tâcherai d'uniformiser ces mots.

Vous pouvez également faire une recherche par thème. Voyez la colonne de droite sur ma page d'accueil. Vous trouverez un tas de chroniques sous des rubriques telles que Dégradation du parc immobilier, Écoles ou dortoirs illégaux, Infractions – construction et occupation Le lobby hassidique, Menaces et intimidation, Poursuites judiciaires Synanogues illégales...

Toujours dans la colonne de droite, tout au bas,
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Allez! Ce n'est qu'un au revoir, comme dit la chanson.