mercredi 24 décembre 2014

L'ÉDUCATION PAR LES LIVRES, M. BOLDUC




Depuis que Yohanan Lowen a servi une mise en demeure au gouvernement du Québec qu’il accuse de l’avoir abandonné aux mains des écoles religieuses, la roue semble commencer à tourner.

Nous apprenions, il y a cinq jours, que si le gouvernement Couillard ne propose pas d’ici quelques semaines un règlement pour dédommager M. Lowen, c’est un recours collectif qui pourrait être brandi (voir le reportage de TVA).

Selon Me Marc-Antoine Cloutier, le président-directeur général de la Clinique juridique Juripop, il s’agirait d’un recours collectif majeur, voire historique dans l’histoire du Québec,  puisque de nombreuses victimes de ces écoles pourraient décider de se joindre à la poursuite. L’avocat de Yohanan Lowen se prépare donc à déposer une demande d’autorisation pour intenter ce recours collectif.

Quelque chose me dit que l’affaire risque de prendre des proportions que le gouvernement ne soupçonnait pas.

Mais à quelques heures de Noël, vous entretenir de contentieux judiciaires n’est pas vraiment de circonstance. Que diriez-vous plutôt de quelques suggestions de livres pour découvrir quelques tranches de vie au sein des sectes hassidiques? Vous pourrez dévorer ces petits bijoux pendant vos vacances de Noël.


Une conception de la liberté
Pour se mettre dans l’ambiance, je ne peux résister à la tentation de vous présenter le choix de lecture de la fille de Yohanan. Un amour d’enfant que son père a immortalisée en train de décrypter à sa façon un gros livre en hébreu. 

Sur une vidéo d’à peine neuf secondes, vous la verrez enfiler de gauche à droite un ouvrage qui devrait plutôt se lire de droite à gauche. Voici ce que ça donne : «Liberty  is really important for these Jews. Now, it is time to stop this hashem*.»  Wouppelai!  Il n'y a pas d'erreur; c'est la fille de son père!
* Hashem signifie Dieu
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Deborah Feldman

Il est fort possible que vous n’ayez jamais entendu parler de Deborah Feldman. Mais au sein de la secte satmar de Brooklyn, cette jeune femme a créé un véritable séisme. À 23 ans, non seulement a-t-elle décidé de quitter la communauté hassidique avec son enfant sous le bras, mais elle a eu l’audace de publier non pas un, mais deux livres pour dénoncer l’intégrisme juif qui lui a empoisonné la vie. Cela lui a valu d’être conspuée, calomniée et démonisée par les membres de son ancienne secte qui l’ont même surnommée Eichmann! Après Unorthodox: the Scandalous Rejection of My Hasidic Roots, Deborah Feldman a récidivé avec Exodus. Deux bouquins qui nous en apprennent des vertes et des pas mûres!

Leah Vincent
Il ne faut parfois pas grand-chose pour voir sa vie basculer. À 16 ans, Leah Vincent n’aura eu qu’à échanger quelques lettres avec un garçon de la communauté hassidique pour que ses parents soient impitoyables. Craignant que cette incartade ne nuise aux mariages de leurs dix autres enfants, ils la chasseront de la maison. Leah se retrouvera seule à Brooklyn. Sans ressources et démunie sur tous les plans, elle sera violée, puis s’enfoncera  dans l’automutilation, la prostitution et la folie. Après avoir touché le fond, elle parviendra tout de même à se reprendre en main. Jusqu'à décrocher une maîtrise de Harvard! Avec Cut me loose: Sin and Salvation After My Ultra-Orthodox Girlhood, Leah Vincent nous propose un récit dur, mais prenant. J'ai bien aimé.

Quoi qu'on nous raconte, le monde hassidique vit sous une étouffante chape de plomb. La question des agressions sexuelles au sein de ces sectes est un tabou. La règle est claire : une victime se doit de protéger sa communauté de ses propres crimes. Et gare à celui ou celle qui refuse de supporter l’insupportable. La dénonciation lui vaudra menaces, réprobation et bannissement.

Grâce au silence imposé, les agresseurs sont encore trop souvent protégés. À New York, il se passe rarement un mois sans qu’une ou deux personnes agressées au sein de la communauté mettent fin à leurs jours


Judy Brown, alias Eishes Chayil
À l’âge de 23 ans, c’est en parlant à un thérapeute que Judy Brown a compris ce que le mot viol signifiait. Élevée au sein d’une secte ultraorthodoxe, elle avait été témoin dans son enfance du viol d’une de ses petites copines qui avait fini par se suicider. En 2010, Judy écrira Hush pour dénoncer ce fléau qui ravage son monde de l'intérieur. Elle le publiera sous le pseudonyme de Eishes Chayil afin de protéger sa famille et ses amis des représailles de la communauté. Puis, après le meurtre sordide d’un garçon de huit ans, à Brooklyn, Judy dévoilera sa véritable identité. C’est à visage découvert qu’elle a souhaité que l’on apprenne aux enfants que l’habit ne fait pas le moine. Un récit que j’ai trouvé poignant.

Anouk Markovits
Anouk Markovits ne sera pas la première jeune femme à fuir la communauté hassidique pour échapper à un mariage arrangé. À 19 ans, elle quitte la France pour se réfugier aux États-Unis où elle entreprendra des études laïques. Elle obtiendra un Master d’architecture de la School of Design de Harvard et un PhD en études romanes à l’université Cornell. Chapeau!

Avec Je suis interdite, Mme Markovits nous raconte la saga d'une famille satmar sur quatre générations, depuis la Transylvanie des années 1930 jusqu'à Williamsburg (Brooklyn) où les chemins de deux soeurs se séparent puisque l'une baigne de plus en plus dans la foi alors que l'autre est attirée par les livres et le savoir. Je ne vous raconte pas la fin puisque... je ne suis encore qu'à la moitié du livre!


Je vous parlerais bien aussi du premier livre de Eve Harris qui s'intitule The marrying of Chani Kaufman, mais j'en suis aussi seulement au milieu de la lecture. En deux mots, c'est l'histoire d'un jeune ultraorthodoxe de 22 ans qui se magasine une femme. On découvre qu'un mariage n'est pas une simple entente consensuelle ente deux personnes, mais bien une affaire qui concerne les familles, les amis et, tant qu'à y être, pourquoi pas toute la société hassidique.

Shalom Auslander
Vous trouverez peut-être que ça manque d'hommes. Je ne saurais trop vous dire si c'est relié au fait que les filles des communautés hassidiques sont généralement plus éduquées que les gars. N'empêche que si vous voulez vous bidonner un bon coup, je vous recommande vivement La lamentation du prépuce, de Shalom Auslander. Né à Monsey (État de New York) d'une famille de juifs orthodoxes, il est particulièrement critique envers le judaïsme et la culture juive, ce qui ne l'empêche pas de vous décaper tous les fondamentalismes religieux.

Bonne lecture et bonne année. On se reparle en 2015. Inch Allah!

dimanche 30 novembre 2014

LE DÉMON DU WIFI



Pendant près de 250 ans, les leaders des sectes hassidiques sont parvenus à confiner leurs ouailles à l’intérieur de l’érouv. Au XVIII, XIX et XXe siècle, c’était relativement simple. L’œil de Dieu était seul à pouvoir jouer les Big Brother, pénétrer l’intimité de chacun et réfréner les pensées «déviantes».

Or, depuis une vingtaine d’années, Yahvé a perdu son monopole. Internet lui fait une concurrence que les rabbins hassidiques redoutent comme la peste. S’il était facile de mettre les livres à l’index, de bannir les journaux, la radio et la télé, il est nettement moins aisé de combattre WiFi, ce démon invisible qui vous colle au bout des doigts. Même intelligents, les téléphones cachères  ne peuvent offrir la garantie des ceintures de chasteté contre les petits futés.
  

Yohanan Lowen à TLMEP
Dimanche dernier, à Tout le monde en parle (désolé pour les pubs du début), nous avons pu voir et entendre le premier hassidim au monde à intenter une poursuite contre un gouvernement qui n’a pas levé le petit doigt pour forcer les sectes ultraorthodoxes à respecter le programme obligatoire du ministère de l’Éducation. Au fil des ans, des milliers et des milliers d’enfants ont ainsi été abandonnés. En faisant défection avec femme et enfants, Yohanan Lowen savait que la lutte serait longue et pénible, mais jamais plus une secte ne mettrait le grappin sur lui et les siens. Finis pour lui les bénis oui-oui.


Mendy Marcus
Yohanan n’est pas le premier à déserter le camp de prières de Boisbriand. Il y a quelques mois à peine, un autre rescapé faisait une sortie remarquée dans le cadre de la célèbre émission Fifth Estate. Comme Yohanan, Mendy Marcus dénonçait ces ravisseurs d’enfants qui les soumettent à un impitoyable lavage de cerveau. 

En 2008, l’auteur et réalisateur Eric Scott présentait son film Quitter le bercail où il nous racontait l’histoire de cinq jeunes qui sont nés et qui ont grandi dans un milieu juif ultra-orthodoxe et qui souhaitaient s’en échapper.

Souhaitons que la poursuite intentée par Yohanan Lowen fera boule de neige, si elle ne crée pas carrément une avalanche. Et pas seulement au Québec.


Naftuli Moster
À Brooklyn, à peine quelques jours plus tôt, un jeune homme de 28 ans envisageait, lui aussi, de poursuivre le New York State Education Department.

Naftuli Moster, cet ancien étudiant d’une école talmudique de la secte Belz dénonce le fait que depuis des décennies, le département d'éducation de l’état finance à coup de millions ces écoles religieuses qui dispensent un enseignement qui contrevient carrément aux normes de l’état.

Dès l’âge de 13 ans, Naftuli affirme avoir été confiné 14 heures par jour dans une yeshiva sans pouvoir apprendre un traître mot d’anglais, ni de mathématiques, d’histoire, de science, de géographie, de musique. 

Frustré par l’éducation lamentable qu’il a reçue, Naftuli avait déjà fondé, en 2012, le Young Adults For a Fair Education (YAFFED), une organisation destinée à promouvoir une éducation séculière au sein des écoles ultraorthodoxes. Faut-il se surprendre qu’il soit aujourd’hui qualifié de renégat par ses anciens éducateurs?


Gedalya Gottdenger
Il est loin d'être le seul. À 21 ans, Gedalya Gottdenger se considère lui aussi un éclopé du système religieux. Les cours d’anglais qu’on lui donnait? «C’était une vraie blague; le but était de nous garder en classe pendant deux heures simplement pour faire croire au gouvernement que l’on nous apprenait l’anglais, mais ça n’avait rien à voir avec de l’enseignement.»

Aux États-Unis, l’organisme Footsteps créé en 2003 vient en aide aux centaines de hassidim qui font défection chaque année. Juste l’an dernier, grâce, entre autres, à Internet, Footsteps a vu son nombre d’adhérents faire un bond de 60 %. En Israël, Hillel offre un soutien similaire, tandis qu’en Angleterre, les ultraorthodoxes qui veulent sortir des sentiers battus recourent à Mavar.

Les colonnes du temple commencent à se fissurer, mais les leaders intégristes ont encore de beaux jours devant eux.

À Londres, dans le seul quartier de Hackney, entre 800 et 1000 garçons hassidiques de 13 à 16 ans sont disparus de la liste du système scolaire pour se retrouver dans des écoles religieuses illégales (voir le reportage diffusé le 14 juillet 2014)

Une des nombreuses écoles illégales hassidiques de Londres - autre continent, mêmes problèmes!

On ne soupçonne pas les méthodes qu’ils utilisent pour empêcher leurs disciples de prendre la clé des champs.  

Le 8 août 2014, c'était la chaîne London Live TV qui diffusait une entrevue réalisée avec Moishy (nom fictif), un rescapé d'une autre secte hassidique du quartier de Stamford Hill. Il faut entendre ce garçon déballer tout ce que ses parents et ses enseignants lui racontaient à propos du monde extérieur pour le dissuader de quitter la secte:

« I was told that everything outside is bad. Not only non-Jews, but anybody that don’t follow haredi lifestyle. We were told that non-Jews were like cattle. They are born, they mate and were created to help us, to enable us to learn Talmud and follow the path given by God.»   

À Londres, Moishy (nom fictif) s'est tour à tour fait offrir de l'argent puis menacer afin qu'il ne quitte pas la secte.

Pour quitter ces communautés, il faut un courage fou et une détermination à toute épreuve. Le lavage de cerveau, le manque cruel d’éducation, l’absence de repères adéquats, la façon dont on dépeint le monde extérieur et le chantage émotif ne sont pas les seuls obstacles à surmonter. Pour sauver sa petite famille, Yohanan Lowen a même été forcé de mettre une croix sur ses proches restés sur place.

D'autres comme Lynn Davidman, élevée dans un milieu ultrareligieux de Brooklyn, a aussi vécu l'angoisse. En mordant dans son premier cheeseburger, elle a craint pour sa vie.  Elle pressentait qu'un châtiment divin viendrait la punir d'avoir touché à un plat non cacher. On part de loin, n'est-ce pas? 

Dans ce monde schizophrénique, une maladie, une agression sexuelle subie par un membre de la famille, un suicide ou une désertion sont des taches qui souillent l’ensemble de l’entourage. Bonne chance à celui qui voudrait trouver un bon parti à la sœur ou la fille de celui par qui le scandale arrive. Le geste de l’un marque la famille entière du sceau de la honte. On comprend alors combien il est pénible et traumatisant de sauter la clôture. Le sentiment de culpabilité est immense.
   

Il faut vraiment visionner les témoignages de certains membres de l’organisme Footsteps pour comprendre la traversée du désert qu’entreprennent ceux et celles qui, comme Chani Getter, quittent leurs sectes.

Certains racontent les agressions physiques, sexuelles et psychologiques subies par plusieurs de leurs ami-e-s, mais jamais dénoncées. Il y a aussi cette détresse qui a poussé une jeune fille promise à un mariage arrangé à acheter du poison à rat qu'elle a caché sous son lit avant de se décider à prendre plutôt... la poudre d'escampette.

Les cas de suicide chez les  anciens hassidim ne sont pas rares. Une étude réalisée en Israël révèle que les anciens ultraorthodoxes sont trois fois plus nombreux à manifester des tendances suicidaires comparés aux autres segments de la société. Avouons que ce n'est pas rien. 

Souhaitons que le ministre Bolduc remettra ses culottes et reniera son entente ridicule avec l'Académie Yeshiva Toras Moshe du Mile-End. Ça demande 100 fois moins de courage que de quitter l'une de ces sectes.

vendredi 21 novembre 2014

LA FARCE ET SES DINDONS


Ça couvait! Ça s'en venait! C'était écrit dans le ciel! Déjà en Israël, en 2012, d'anciens membres des sectes ultraorthodoxes envisageaient de poursuivre le gouvernement pour les avoir abandonnés aux écoles religieuses.
 
Il ne manquait que l’ubuesque entente conclue entre la procureure générale du Québec et la rétive Académie Yeshiva Toras Moshe du Mile-End pour qu’une première victime des écoles talmudiques illégales du Québec réclame 1,2 million de dollars en dommages et intérêts au ministère de l’Éducation. (voir le reportage de Radio-Canada) 


Yohanan Lowen, ce survivant du camp de prières de Boisbriand poursuit le ministère de l'Éducation qui n'a pas tenu sa promesse de fermer les écoles illégales.

Quelle gifle que cet armistice dont vient de s’enorgueillir Yves Bolduc! Ce modus vivendi ne règle rien du problème d’éducation de ces jeunes qui, avec la bénédiction du ministre, continueront d’être maintenus cloîtrés dans ces geôles religieuses jusqu’à 45 heures par semaine. Pour se dédouaner, Yves Bolduc transfère tout bonnement la responsabilité d'éduquer ces enfants à leurs parents qui sont aussi démunis qu'eux. Une aberration sans nom que nous expliquent les journalistes Anne Louise Despatie et Émilie Dubreuil.

Le pire, c'est que les dommages ne se limitent pas seulement aux 168 jeunes cerveaux que l’on continuera de gaver pour en faire de la foi grasse. Il y aurait une dizaine de ces centres ultrareligieux illégaux et plus de 1000 de ces enfants esclaves d’Abraham. 

Il y a 100 ans, la vaste majorité des peuples de la planète n'avait à peu près aucune éducation. C'était vrai ici autant qu'ailleurs. À l'époque, même sans une quatrième année, on pouvait gagner sa croute. Mais aujourd'hui, les changements sociaux et technologiques sont tels qu'une cinquième secondaire vous relègue presque au rang des mésadaptés sociaux. Alors imaginez-vous à quoi sont condamnés ces enfants qui passent le plus clair de leur temps à décortiquer les livres saints. 

Si vous ne l'avez pas vu, je vous recommande fortement le documentaire choc de l'émission 16 x 9 de Global News. Vous verrez le gâchis humain que représente l'éducation illégale au sein d'une secte hassidique. Une sainte horreur! 


1910: Groupe d'enfants juifs avec leur professeur, à Samarcande (Ouzbékistan). Il était moins tragique, à l'époque, de n'avoir qu'une éducation strictement religieuse. Photo: Prokudin-Gorskii Collection


Le seul élément positif de cette capitulation du gouvernement Couillard, c’est qu’avec son doigté de chirurgien atteint de la danse de Saint-Guy, le ministre Bolduc aura réussi à piquer au vif Yohanan Lowen, ce survivant du camp de prières de Boisbriand.

Qualifiant de farce cette entente, M. Lowen estime que le ministre Bolduc n’a pas tenu sa promesse de faire fermer ces écoles illégales (voir le reportage). Ça ne prend pas un cours classique pour comprendre ça! 

Quant à nous, en tentant de nous faire gober cette «bonne nouvelle», Yves Bolduc nous aura vraiment pris pour les dindons de la farce. Pitoyable! 

P.-S.:  Puisque M. Lowen et sa femme viennent de la secte de Boisbriand, vous serez peut-être curieux de prendre connaissance des règles de vie qu'imposent (depuis au moins 1987) les autorités rabbiniques à l'ensemble de leur population afin de «la protéger de la déchéance morale du monde extérieur».
 

Un homme et une femme hassidiques dans la nuit de Williamsburg, N.Y. Photo: Clémence de Limburg

Il s'agit, ni plus ni moins d'une longue liste de violations des droits et libertés de la personne! Vous savez, ces droits inaliénables qu'ils nous accusent si souvent de leur nier.

samedi 15 novembre 2014

LE TRIBUNAL DU PEUPLE VERTUEUX

Depuis deux mois, le projet de modification du chapitre 6.1 du règlement 1177 qui traite des normes prescrites en matière d'usage de bâtiments temporaires a soulevé un tollé au sein de la communauté hassidique et de ses partisans. Ceux-ci dénoncent avec véhémence la façon dont le délai de 15 jours déjà en vigueur dans l'arrondissement serait appliqué si le projet de règlement devait être adopté. Ils n'acceptent pas que le conseil d'arrondissement précise le début et la fin de cette période de 15 jours pendant laquelle les cabanes érigées pour la fête de Souccot seront permises.

La conseillère de Projet Montréal, Mindy Pollak, a lancé le bal le 2 septembre dernier. Depuis, le lobby ultrareligieux met tout son poids dans la balance pour faire monter la pression. Il en a fait la preuve éclatante lors de la soirée de consultation publique du 29 octobre. Ce soir-là, citoyens et élus ont eu droit à une démonstration de force peu commune. Quel chahut!

Mais les détracteurs du projet de règlement n'en sont pas restés là. Pour imposer leur point de vue, ils ne reculent devant rien. Même pas devant la désinformation calomnieuse.

Il y a deux jours (13 novembre 2014), Mme Leila Marshy a publié une lettre ouverte à ce propos sur le site ultraorthodoxe OutremontHassid.com. La cofondatrice (avec la conseillère Mindy Pollak) de la page Friends of Hutchison Street s'est payé la traite sans aucun scrupule (cliquer ICI pour la traduction française).

Mindy Pollak et Leila Marshy, les cofondatrices de la page Facebook Friends of Hutchison Street Photo: Friends of Hutchison Street


Dans son brûlot, la présidente du Tribunal du peuple vertueux écrit que la conseillère Céline Forget  a «même traîné [les hassidim]  en cour à de nombreuses reprises (en perdant à chaque fois)»*.  La malhonnêteté de Marshy est ici sans bornes. Dans les faits, ce sont plutôt des membres de la communauté hassidique qui ont poursuivi Mme Forget à répétition. Chaque fois, les ultrareligieux ont perdu leurs poursuites contre elle et non l'inverse. J'imagine qu'à force de répéter un mensonge, Mme Marshy espère que cela se transformera en vérité. 

*(NDLR: le dimanche 16 novembre 2014, après avoir pris connaissance de ma chronique publiée le 15 novembre, Leila Marshy tente de se sortir les pieds de la bouche en modifiant les faussetés qu'elle a lancée à propos des poursuites qu'aurait intentées la conseillère Céline Forget contre les hassidim. Marshy affirme désormais que Mme Forget a perdu ses procès à propos de l'erouv et de la synagogue de la congrégation Munchas Elozer Munkas. Hélas pour Mme Marshy, dans ces deux nouveaux cas, ce n'est pas Mme Forget qui a engagé les poursuites. Dans le cas de l'erouv, c'est Michael Rosenberg & Cie qui a poursuivi la Ville d'Outremont. Dans le second cas, c'est la Ville de Montréal. Strike three, comme on dit au baseball!

En politique, comme dans bien d'autres domaines, les analyses à saveur partisane sont monnaie courante. On pourrait même dire qu'elles sont passées dans les mœurs. Je m'en accommode sans problème. Mais la propagation d'information intentionnellement fausse demeure répugnante.

Que Leila Marshy prétende que je ne suis pas sain d'esprit, que je suis raciste et antisémite, grand bien lui fasse, si cela l'amuse. Ma voisine Marshy peut même me faire passer pour un despote cruel, sanguinaire et impitoyable en me présentant comme un «tyran». Je ne péterai pas une coche pour de telles enflures verbales.

C'est tout simplement risible, tout comme l'est son analyse psychosociale voulant que «à Outremont, [Lacerte] a réussi à définir et encadrer le discours à un point tel que le conseil d’arrondissement a souvent peur de prendre des décisions...». À l'en croire, par ma faute, les conseillers pourraient même souffrir du «syndrome de stress post-traumatique», et ce, en dépit du fait qu'elle estime que certaines de mes compétences «rivalisent avec celles des jeunes de 12 ans»

Leila se demande même comment les autres arrondissements traiteraient le «fanatique» qu'elle soutient que je suis. Pour son information, non seulement je n'ai jamais été banni des séances du conseil du Plateau, mais je lui rappellerai que trois des six conseillers du Plateau - Richard Ryan, Josée Duplessis et Carl Boileau - avaient voté dans le sens que je préconisais, c'est à dire contre l'agrandissement de la synagogue Bobov de la rue Hutchison (cliquer ICI pour vous rafraîchir la mémoire). 

Je n'embarrasserai pas davantage Mme Marshy en lui demandant de nous dévoiler l'étude internationale sur laquelle elle s'appuie pour affirmer haut et fort que le règlement d'Outremont sur les souccot est «le plus restrictif du monde».

En revanche, je voudrais vous faire remarquer qu'à chaque fois que les dirigeants hassidiques craignent de ne pas obtenir ce qu'ils désirent, ils brandissent systématiquement la menace de poursuite. Cette histoire ne fait pas exception à la règle.

Craignant que le conseil d'Outremont n'entérine pas le projet de règlement que les hassidim poussent à bout de bras, Leila Marshy vient de lancer un avertissement sur sa page Facebook. Si les ultraorthodoxes ne sont pas entendus, ils intenteront «un procès coûtant des milliers de dollars aux contribuables».


Dans sa publication originale, la menace de poursuites diffusée par Leila Marshy était plus explicite encore. Voici comment était libellée l'invitation à manifester:  

* «Résidents d'Outremont, nous avons besoin de vous. Faites part à nos élues par écrit de la tolérance et du respect dont vous aimeriez qu'elles fassent preuve envers nos voisins hassidiques. Cela vaut doublement pour ceux d'entre vous qui sont avocats ou juristes!» Aujourd'hui, la partie du texte (en rouge) a été supprimé par Leila, mais cela ne nous a pas échappé.

Confrontés encore une fois à l'intimidation, à la menace et au chantage, c'est à notre tour de dire haut et fort... ÇA SUFFIT!

vendredi 7 novembre 2014

LES PURGES DE PROJET MONTRÉAL


Contrairement à ce que beaucoup de gens peuvent penser, on s’ennuie rarement aux assemblées du conseil d’Outremont. Bien sûr, ce n’est pas toujours égal. Parfois, on a l’impression d’assister à un numéro de cirque. En d’autres occasions, on jurerait une tragédie grecque.

Le 3 novembre dernier, la période de questions a été plutôt pénible pour Projet Montréal et sa représentante Mindy Pollak.

Je me suis présenté au micro pour dénoncer le libellé fallacieux d’une pétition signée et expédiée par Mme Cynthia Kelly à des citoyens d’Outremont. Avec cette pétition (voir ma chronique du 3 novembre 2014), Mme Kelly cherchait à rallier le plus de partisans possible à la cause que la conseillère hassidique Mindy Pollak défend bec et ongles : faire passer de 15 à 23 (si ce n’est pas 24!) le nombre de jours pendant lesquels les cabanes temporaires de la fête de Souccot pourraient demeurer sur les balcons. Rappelons que la fête, elle, ne dure que neuf jours.

À la suite de mon intervention, la conseillère Pollak a insisté pour que je révèle publiquement le nom de l’auteur de cette pétition. Lorsque je lui ai répondu qu’il s’agissait de Cynthia Kelly *, Pollak a eu un moment de surprise. Puis, elle a prétendu qu’il ne pouvait s’agir d’une pétition de Projet Montréal puisqu’elle ne se trouvait pas sur le site Web de son parti et qu’elle n’en portait pas l’en-tête.

Mme Pollak a même soutenu que Mme Kelly n’était pas coordonnatrice de l’association locale de Projet Montréal à Outremont. Je n’ai quand même pas inventé ça. À preuve, ce communiqué officiel publié sur le site Web de Projet Montréal et qui annonçait avec tambours et trompettes que le 30 mai 2013, les membres du parti avaient fondé l’association locale du parti à Outremont et que Cynthia Kelly en devenait la coordonnatrice.


Voici une capture d'écran du communiqué de presse diffusé sur le site Web de Projet Montréal depuis mai 2013

Venue à son tour au micro, Mme Kelly a souhaité donner sa version des faits. «Projet Montréal m’a beaucoup déçu, a-t-elle confessé, et je ne suis plus membre du parti depuis un an et demi.»

Si c’est le cas, cela voudrait dire que Cynthia Kelly a déchiré sa carte de membre… un mois avant d’être nommée coordonnatrice! C’est ce que l’on pourrait appeler un couac.

Si elle était aussi désenchantée du parti, pourquoi diable a-t-elle continué de graviter dans le giron du parti, de militer et de s’investir dans des activités organisées par le groupe Facebook créé par Mindy Pollak avec la bénédiction de M. Philipe Tomlinson, attaché politique de Projet Montréal? À la place de ce dernier, je n'aurais pas beaucoup apprécié entendre le désaveu public de Mme Kelly, lundi soir dernier.


Lors de son témoignage, Mme Kelly a également évoqué le fait que son compte courriel «aurait peut-être été compromis», insinuant ainsi qu’un imposteur se serait possiblement servi illégalement de son compte pour diffuser cette pétition.

Je ne connais rien aux arcanes d'Internet, mais il me semble pour le moins très étrange qu’un crack de l'informatique ait eu l’idée saugrenue de détourner illégalement son compte courriel pour diffuser un message qui est en tout point conforme à l’opinion que Mme Kelly exprime haut et fort publiquement. J’aurais pu comprendre la manœuvre si un piratage avait servi à diffuser un message qui allait à l’encontre de son point de vue, mais ce n’est pas le cas, bien au contraire. Vous ne trouvez pas que cela commence à faire beaucoup de hasards intrigants?

Mme Kelly a ajouté l’injure à l’insulte en m’accusant publiquement de la harceler. Dans le genre calomnie de bas étage, c’est difficile à battre.

Sachez que de toute ma vie, je ne me suis adressé à elle qu’une seule fois. C'était par le truchement de Facebook. Le 13 mars 2014, je lui avais demandé si elle accepterait de me rencontrer en compagnie d’une troisième personne (un homme) qui partage ses convictions. Mon message est demeuré lettre morte et je ne l’ai jamais relancée, tout comme je ne l’ai jamais croisée sur la rue et ne lui ai jamais parlé ni téléphoné. 

Voici le seul et unique message que j'ai destiné à Cynthia Kelly

À moins que le fait de m’être trouvé dans la même salle qu’elle lors d'une assemblée du conseil d’arrondissement soit devenu un critère de harcèlement, la déclaration de Mme Kelly relève de la diffamation et je souhaiterais qu'elle puisse s’excuser pour les propos outrageants qu’elle a tenus à mon égard.

Enfin, autre coïncidence troublante, le communiqué de presse de Projet Montréal qui figurait depuis plus de 18 mois sur le site du parti politique de Richard Bergeron s’est mystérieusement volatilisé 24 heures après mon intervention et celle de Mme Kelly. Depuis quand fait-on disparaître un communiqué de presse officiel? Était-il devenu gênant pour Projet Montréal à la suite de ma dénonciation? 


Voici ce qui apparaît désormais sur le site de Projet Montréal si vous Googlez «L'équipe de Projet Montréal à Outremont s'organise»

Appliquons donc l'implacable logique de Mindy Pollak. 

Si une pétition ou un communiqué de presse ne portent pas le logo de Projet Montréal ou s'ils ne se retrouvent pas sur le site de Projet Montréal, le parti en récuse la paternité? Ah bon?

S'il n'y a plus de communiqué sur la création d'une association locale du parti sur le site, devons-nous conclure qu'elle n'existe pas et n'a jamais existé

Si, d'aventure, Mme Kelly n'était vraiment plus coordonnatrice de Projet Montréal, plutôt que de détruire le communiqué officiel de mai 2013, n'aurait-il pas mieux valu en ajouter un nouveau informant les citoyens de la nomination de sa remplaçante? Ça s'appelle de la transparence. Sans compter que ce n'est pas faire preuve de beaucoup de respect pour les autres membres de l'association locale d'Outremont que de les faire passer eux aussi à la trappe.

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* ndlr: Le 3 novembre, on m'a remis une copie imprimée du document «Pétition pour les résidents d'Outremont» qu'avait expédié Mme Kelly à des citoyens d'Outremont. Comme il est impossible de cliquer sur une feuille de papier pour être redirigé à la pétition à laquelle elle référait, je n'ai pas pu en prendre connaissance. Dans le texte qu'elle a signé, Mme Kelly n'indiquait pas que la pétition n'était pas d'elle. Elle y est même allé de ses commentaires personnels (voir ma chronique du 3 novembre.

Je réalise aujourd'hui (19 novembre 2014) que la pétition dont elle faisait la cabale était la même que celle mise en ligne par le groupe Friends of Hutchison Street. Je conviens donc qu'il aurait été plus juste dans cette chronique que j'écrive que: «Cynthia Kelly avait signé et fait circuler cette pétition» plutôt que de dire qu'elle avait «rédigé et fait distribuer une pétition». Je le regrette.

Cela dit, je maintiens que le document que Mme Kelly a expédié aux citoyen contenait non seulement des éléments inexacts mais des allégations totalement gratuites et tendancieuses.

lundi 3 novembre 2014

LA MENEUSE DE CLAQUE ET SA CLIQUE


Si vous ne vous êtes pas rendu à l'assemblée publique de consultation, le 29 octobre dernier, vous avez raté une belle occasion de voir à l’œuvre «les chercheurs de paix, d'harmonie, de dialogue et d'ouverture» comme se décrivent les partisans de la page Facebook créée par la conseillère de Projet Montréal, Mindy Pollak. 

Lors de cette soirée où les citoyens ont été appelés à se prononcer sur une modification au règlement relatif au nombre de jours pendant lesquelles les cabanes de la fête de Souccot pourront demeurer sur les balcons, les «apôtres de l'Amour infini» ont volé le show.  

Alternants insultes, huées et applaudissements (c'est La Presse qui le rapporte!), les «chercheurs de paix» se sont appliqués à maintenir la pression sur les citoyens qui n'étaient pas du même avis qu'eux.

Martin Rosenberg, le fils du président du groupe Rosdev, s'est montré particulièrement agressif et perturbateur. Installé à l'avant de la salle, près d'un groupe assez imposant de ses coreligionnaires, Rosenberg Jr. s'est transformé en véritable meneuse de claque. Ce n'était pas la première fois qu'il provoquait un tel barouf, escorté par une garde rapprochée de plusieurs dizaines de disciples. (Lire ma chronique du 8 mars 2011)

À son signal, ses ouailles applaudissaient à tout rompre lorsque l'un de leurs partisans était au micro ou huaient quand un citoyen exprimait une opinion divergente. Il fallait voir le numéro 2 de la multinationale milliardaire se faire aller les bras comme un chef d'orchestre. La scène a été filmée.

Martin Rosenberg harangue ses troupes pour mieux faire sentir leur présence et perturber la quiétude de la séance de consultation.
Une partie des membres de la secte hassidique dans la salle du Centre communautaire intercommunautaire. Photo: Bernard Brault
 

 
Bien qu'il ait perdu tous les procès qu'il m'a malicieusement intentés dans l'espoir de me bâillonner, il semble ne pas avoir encore compris que ses méthodes d'intimidations ne lui réussissent pas. Pas plus brillant qu'il faut, il m'a même insulté, en plus de tenter de m'empêcher de donner une entrevue à une journaliste de CTV qui m'avait demandé de m'exprimer sur la question en jeu. Il a fallu que le cameraman, exaspéré, lui dise de cesser son intimidation et de le laisser faire son travail en paix pour que le cacique fasse marche arrière.


M. Christian Aubry avant son expulsion. 
Photo: Friends of Hutchison Street
Mais Rosenberg n'a pas été le seul à jouer les pyromanes lors de cette soirée. Lorsqu'il a insinué à mots à peine voilés que des citoyens dans la salle étaient antisémites, Christian Aubry, un ami de Mindy Pollak et des Friends of Hutchison Street, s'est fait escorté hors de la salle par un agent de sécurité, au grand dam de Cynthia Kelly. Il fallait voir la coordonnatrice de l'association d'Outremont du parti Projet Montréal marcher sur les traces de l'indésirable alors qu'il se faisait expulser


3 février 2014: Cynthia Kelly au conseil d'Outremont
 C'est cette même Cynthia Kelly qui avait signé et fait distribuer une pétition renfermant des contrevérités sur le projet de modification du chapitre 6.1 du règlement 1177

Dans le libellé de sa lettre, Mme Kelly prétend que le conseil d'arrondissement «veut restreindre davantage le temps alloué pour la fête de Sukkot» alors que cela est totalement faux. Comment peut-on soutenir qu'un projet de règlement qui permettra la présence des cabanes pendant 15 jours puisse restreindre une fête qui n'en dure que neuf? La modification au règlement précise tout simplement que les cabanes pourront être érigées trois jours avant le début de la fête et être démantelées trois jours après la fin de la fête. De toute façon, 15 jours, c'est déjà ce que prescrit depuis des lustres le règlement actuel.

Par ailleurs, Mme Kelly «trouve odieux de réglementer les fêtes de [ses] voisins». Comment lui faire comprendre qu'il ne s'agit pas de légiférer une fête, mais bien de régir l'usage provisoire d'une construction temporaire?

Et je ne parle pas de l'allégation aussi infondée que bassement partisane que Cynthia Kelly jette à la figure de quatre des cinq élues de l'arrondissement en affirmant que «le Conseil sait bien que sa nouvelle proposition de règlement ne donne pas assez de temps à la communauté juive de faire sa fête». C'est d'autant plus étonnant d'entendre cela que les citoyens sont témoins du fait que la très grande majorité des souccot de cette année ont été érigées et démantelés dans les temps prescrits par le règlement.

Lorsque M. Aubry s'est fait expulser de la salle manu militari, Mme Kelly a bondi et s'est empressée de le rejoindre. Simple citoyenne ou militante engagée au profit de Projet Montréal? Captation vidéo: Friends of Hutchison Street

Que dire, par ailleurs de cette autre proche de la conseillère Pollak qui a fait sursauter la mairesse Cinq-Mars en se disant atterrée que le conseil d'Outremont ait même songé à adopter un règlement qu'elle considère discriminatoire et abject.

Je ne m'étendrai pas sur les propos grotesques de ceux qui ont soutenu que même des pays comme la Russie n'ont jamais adopté un tel règlement, mais je ne peux passer sous silence le propos fraternel, empreint d'ouverture et de respect d'autrui que nous a servi le rabbin Eliezer Frankfurter.

Le rabbin Eliezer Frankfurter, le 29 octobre dernier.
Photo: Friends of Hutchison Street
N'est-ce pas ce même homme qui, le 24 novembre 2013, nous avait expliqué dans le cadre de l'émission Second Regard pourquoi il est inutile d'espérer un rapprochement avec nos voisins hassidiques? (Lire ma chronique du 21 février 2014)


Ce jour-là, M. Frankfurter,
le beau-frère de Michael Rosenberg, n'avait pas mis de gants blancs pour promouvoir l'isolationnisme hassidique.  «Ça nous est inconcevable de vivre comme tout le monde. On est obligé d’avoir une certaine attitude qui est : Ok, nous, on ne vous dérange pas, mais, s’il vous plaît, ne nous dérangez pas.... Il vaut mieux rester chacun chez soi.» Ça ne s'invente pas!

Aux côtés du lobbyiste hassidique Mayer Feig (à droite), Martin Rosenberg semble bien satisfait de sa prestation de mercredi soir dernier.