mercredi 28 février 2024

LE CARNAVAL DE L'APLAVENTRISME


Cela fait au moins 18 ans que l’alerte a été donnée par les médias. Le 8 septembre 2006, la journaliste Julie Miville Deschesne dévoilait le scandale des écoles illégales  hassidiques d’Outremont au téléjournal de Radio-Canada. On y apprenait que ces établissements ultras sectaires sacrifient leur jeunesse en ne leur offrant qu’une éducation pratiquement strictement religieuse, ce qui était en contravention flagrante de la loi qui exige que tous les enfants suivent une scolarité dans une école reconnue jusqu’à l’âge de 16 ans. 

À l’époque, j’avais moi-même dénoncé cet état de fait dans Le Devoir. Pas plus tard que la semaine dernière, une ancienne procureure générale du Québec a déploré l'inaction du ministre Drainville. 

Depuis presque deux décennies, qu’importent leurs couleurs politiques, tous les ministres de l’Éducation ont prétendu rechercher une intégration harmonieuse de ces milliers d’enfants sacrifiés. Pire, ils ont fait semblant de croire à une ouverture des rabbins comme il n’en avait jamais existé avant. Aujourd’hui, après les Jean-Marc Fournier, Michelle Courchesne, Line Beauchamp, Marie Malavoy, Yves Bolduc, François Blais, Sébastien Proulx et Jean-François Roberge, c’est au tour de Bernard Drainville de faire son tour de piste au Carnaval de l’aplaventrisme.

Quel crime les intégristes hassidiques auraient-ils dû commettre pour que le père de la Charte des valeurs québécoises se décide à ne pas renouveler le permis de cette yechiva (appelons les choses par leur nom !) comme le lui recommandait la Commission consultative de l’enseignement privé (CCEP) ? Ça ne suffisait pas que les administrateurs de l’école délinquante aient dépassé de 11 ans l’échéance de l’entente qu’ils avaient négociée en 2009 avec le gouvernement sur l’enseignement des matières obligatoires ? Ce n’était pas grave que ces fanatiques qui prônent pourtant l’isolement social décident de violer le confinement et les mesures sanitaires imposées à tous les citoyens du Québec lors de la pandémie de COVID ?


Sam Muller, la nouvelle recrue élevée par les lobbyistes Mayer Feig et Max Lieberman n'a pas peur de se faire des ampoules aux mains pour s'assurer que les politiciens ferment les yeux sur leurs yechivas clandestines.


Drainville, tout comme ses prédécesseurs, n’est rien d’autre qu’un pit-bull avec un dentier sans Polygrip. Face aux intégristes, tout ce beau gratin d’élus se transforme en minous dégriffés, voire carrément castrés. Une basse-cour de chapons même pas foutus d’infliger la moindre contravention aux délinquants éternellement récidivistes.

Pas de saints dangers non plus qu’un gouvernement cesse de financer les écoles privées. Encore moins si elles sont religieuses jusqu’au trognon. Ça fait 45 ans que certaines institutions ultraorthodoxes reçoivent des subventions du gouvernement sans respecter le régime pédagogique du ministère. Or depuis l’ultimatum lancé par la ministre Courchesne en 2009, non seulement les subsides accordés aux écoles illégales n’ont pas été coupés, mais ils ont été augmentés. Si bien qu’aujourd’hui, avec cette prime à la délinquance, les directeurs de ces écoles clandestines sont encore plus à l’aise pour combattre le darwinisme. Et ils doivent se bidonner comme des bossus en sachant que tous ces politiciens sont tétanisés à l’idée qu’ils pourraient être taxés d’antisémites s'ils mettaient leurs culottes.


* Traduction:

Tous les Goys ne sont pas méprisables. Particulièrement les politiciens qui ferment les yeux sur l'ignorance que nous transmettons à nos enfants. À tous ceux qui mangent dans notre main, nous nous engageons à ériger un mausolée sur le domaine public. Là-dessus, vous pouvez compter sur Sam Muller.

Sur les pierres tombales: Dieu louange votre inertie