jeudi 25 novembre 2021

LA FESSÉE


OUTREMONT A UN NOUVEAU MAIRE

Après dépouillement judiciaire à la mairie suite à la requête de Projet Montréal, Laurent Desbois est officiellement proclamé vainqueur de l’élection municipale du 7 novembre dernier.


« C'est avec beaucoup d'enthousiasme que j'accueille mon nouveau rôle de maire d'Outremont! Notre parti sera majoritaire au conseil d’arrondissement. Nous allons ramener la fierté et le sentiment d'appartenance à Outremont, avancer dans la transition écologique, améliorer la propreté des lieux publics, réformer le plan de stationnement, revitaliser les artères commerciales et exercer une gestion serrée des finances publiques en toute transparence.»

Pendant ce temps-là, à la résidence de l'ex-maire d'Outremont...

D'après Fessée, l'oeuvre de Pavel Kovalevsky, 1880


mardi 9 novembre 2021

LES MANÈGES D'OUTREMONT


C'est pratiquement écrit dans le ciel. Dans les prochains jours, Philipe Tomlinson demandera un recomptage. Défait par 23 voix, l'ancien maire autocrate a tout sauf envie de laisser Laurent Desbois monter sur ses manèges.

Les jeux sont faits! Rien ne va plus!

Voici, en deux Polaroïds, l'ambiance qui règne dans le parc Outremont.

Philipe The Last, s'accroche tant qu'il peut pour faire un autre tour de manège. Pendant ce temps-là...


 ... Laurent l'attend à l'intérieur du chalet non rénové pour trancher le noeud gordien.


Chose certaine, qu'importe le verdict final, les citoyens d'Outremont continueront encore longtemps à assister aux séances mouvementées du conseil d'arrondissement. Une pièce de théâtre burlesque mensuelle qu'il serait triste de rater. D'autant plus que l'entrée est déjà défrayée par nos taxes.

N'oubliez pas. Si vous êtes allés voter, vous avez automatiquement droit à votre Passeport de chiâlage qui vous permettra, chaque premier lundi du mois, d'occuper les premières loges de la salle du conseil. Voyez, j'ai déjà le mien. Vous avez le droit d'amener vos pinottes!




 



vendredi 5 novembre 2021

LA LISTE DE VINCENT


Le 9 juin 2019, Caroline Braun lançait sur Facebook Décidons Outremont ensemble, une page qui allait lui servir de tremplin pour se lancer en politique municipale. Prenez-en ma parole, la fille de l’ex-mairesse Marie Cinq-Mars n’a pas fait les choses à moitié. 

Elle a mis en place rien de moins que le système Ceinture et bretelles. D’abord, elle se réservait le droit de trier ceux et celles qu’elle jugerait présentables pour être accueillis au sein de son fan-club sélect. Une fois acceptés dans son petit cocon ouateux (les Woke appellent ça un «Safe Space»), les privilégiés ont appris que certains sujets seraient tabou. Il faudra montrer patte blanche avant de s’exprimer, sans quoi, ce sera le bâillon.

Voulant surtout éviter de faire de la grosse pépène à des gens vulnérables qui pourraient avoir l’épiderme ultrasensible, «l’ardente défenderesse de la charte» a sondé les cœurs et a conclu qu’il fallait exclure des débats la question de la «cohabitation entre les différentes communautés». Tiens donc. Au sein de notre arrondissement, éprouverions-nous un problème de convivialité avec les Vietnamiens, les Portugais, les Italiens, les Grecs, les Canadians, les Haïtiens, les Afghans, les Maghrébins? Avec les Mongols, peut-être? Pas avec les infirmes, quand même? Fait-elle référence aux gais, aux bi, aux trans, aux queers? Je vous le demande.

Avez-vous déjà ressenti un tel vent mauvais, vous, envers toutes ces communautés? Vous aurez compris que jamais de la sainte vie la candidate de Denis Coderre n’aurait osé, même en pensée, faire référence aux hassidim. C’est drôle. Ça ne me serait pas venu en tête moi non plus de penser à cette communauté qu’une des membres du club Braun a appelée «l’éléphant dans la pièce».

N’écoutant que ses «valeurs profondes», Caroline Braun a édicté deux grands principes qui seront sacrés dans sa Table de la loi: la courtoisie et le bannissement des propos haineux. Comme elle le dit si bien : «Cette page ne sert vraiment pas à pointer ‘celui’ qui laisse trainer ses déchets ou à dénoncer ceux qui ne respectent pas la distanciation sociale. Elle sert à pointer du doigt l’administration actuelle.»

Et pour être bien certaine que les discussions et les échanges ne dérapent pas vers l’horreur absolue, Caroline montera elle-même la garde devant la porte de la bienséance. Et cela, même si elle considère que c’est toute une responsabilité.

Rassuré de savoir qu’une telle matonne filtrerait les mauvaises pensées des gens de son entourage, je ne me doutais pas que dans le feu de l’action politique, dans le dernier corps à corps de la guerre au pouvoir, Caroline Braun baisserait la garde et foulerait au pied sa propre Convention de paix sociale.


Le 30 octobre, sur sa page de bonnes et belles intentions pieuses, celle qui «déteste que l’on pointe un individu, sauf les élus» a laissé des malfrats de son entourage commettre l’irréparable. L’un d’eux, s’en prenant à des candidats du Parti Outremont, s’est servi de ouï-dire et d’accusations à peine voilées d’antisémitisme pour les dénigrer. Il a eu carte blanche sur la page de Cinq-Mars-Braun. Mieux. La candidate de Denis Coderre a laissé Vincent Lieudit vomir sa bile.



J
’adore écouter Vincent Lieudit raconter son épopée de pourfendeur de nazillons. Quelle source d’inspiration pour la jeunesse que de le voir sans peur et sans reproche — et au péril de sa vie! — monter aux barricades avec son glaive de la Justice éternelle pour secourir de pauvres hères sans défense.

Croyez-moi. Il faudrait se mettre à dix pour le retenir de prendre le maquis et de décapiter au couteau de chasse les charognards de l’infamie. C’est simple, ce n’est pas une communauté qu’il aspire à sauver, mais tout un peuple. Que dis-je, un peuple? L’humanité tout entière. Et à lui tout seul, en plus. On aurait envie de lui lester le poitrail d’un régime d’Étoiles de platine tellement il est brave. À côté de lui, vous m’excuserez, mais Oskar Schindler est un nain!

Entendez-le : «Les 3 mandats de Madame Céline Forget à titre de conseillère indépendante d'Outremont (1999-2002, 2009-2013, 2013-2017) furent essentiellement marqués au fer… jaune [de la] protestation [des] carrés jaunes [de] 2019, par ses éternelles et acharnées luttes (ou guérillas?) envers la communauté juive orthodoxe d'Outremont.»

À peine commencé, son réquisitoire est déjà cul-de-jatte. Le dernier mandat de Forget s’étant terminé en 2017, il le lui prolonge d’office jusqu’en 2019, question de lui faire porter un évènement insignifiant qui s’est produit bien après son passage à l’hôtel de ville.

Et de poursuivre : «Depuis quelques jours, l'on entend ici et là que Monsieur Simon Latraverse, candidat de Parti Outremont… et collègue de Madame Céline Forget, tiendrait des propos pour le moins disgracieux à l'endroit de la communauté juive orthodoxe d'Outremont lorsqu'il effectue ses séances de porte-à-porte. Ouï-dire diront certains. Mais la force du nombre semble ici confirmer la véracité et l'authenticité des propos malveillants tenus par Monsieur Latraverse, rapportés par une quinzaine de citoyens.» 

L’avocate modératrice de cette page aurait-elle oublié la foi qu’il faut porter à la rumeur? C’est de mauvais augure si, d'aventure, Caroline désire suivre les traces de M. le Juge, son papa.

Puis, se retournant dans ma direction, Vincent Lieudit me pointe de son doigt accusateur, me qualifiant de «grand ami du parti 
aussi son cofondateur?  Maître du sarcasme et de l’antisémitisme subtil et doucereux… constamment armé d’un flagrant mépris et d'une perpétuelle condescendance envers cette communauté, sinon en ayant quelque propension antisémite.» 

Ben, dites donc! Me v’là tout à coup lancé dans la course sans avoir pris soin de me déclarer au DGEQ. Zut! Je sens que je vais être dans la m….

Concluant sa plaidoirie, Lieudit reprend ses esprits et sa diplomatie de bon aloi : «Oui, subsistent toujours aujourd'hui quelques conflits intercommunautés. Mais la solution réside avant tout dans le dialogue, certes avec fermeté, mais aussi avec ouverture d'esprit, ouverture à l'autre, sinon, point de salut.»

On sent que l’assemblée des Bisounours s’apprête à lui faire une ovation debout. Je me serais bien laissé gagner par le charisme et la verve du héros Lieudit, sauf que… Vincent n’existe pas.

Dans sa vraie vie, Lieudit s’appelle Stéphane Hébert. Un faux jeton, un hypocrite (je m’excuse auprès des hypocrites), un imposteur simulateur comme il ne s’en fait plus depuis, peut-être, la fin de la Seconde Guerre.


Je médis, vous dites? Je voudrais bien que tout cela soit faux, sauf qu’il s’adonne que je connais l’énergumène. Non pas que j’aie cherché à l’approcher. Et je vous jure que je ne l’ai jamais rencontré. Mais il s’avère que ledit «Vincent Lieudit» m’a contacté par Messenger le 1er janvier 2021. Il ne désirait pas me souhaiter la bonne année, mais bien plutôt se vanter de son coup fumant de la veille. 

Party terminé? Je ne sais pas pour qui!

Voici comment il m'a abordé le 1er janvier dernier. Ne le connaissant ni d'Ève ni d'Adam, il s'est tout de même confié à moi, se pétant les bretelles en me racontant que c'était lui qui s'était décarcassé dans son bunker pendant dix jours pour que se produise la spectaculaire descente de police à l'école Skver du 940 avenue Outremont. Il en jouissait de savoir que l'école avait été encerclée par 11 patrouilles de police. Au point de me faire parvenir la vidéo de l'embuscade.

Toujours en se présentant sous son pseudonyme de pissou, Stéphane Hébert a entrepris de m'écrire et de me téléphoner épisodiquement entre le 1er janvier (11 h 19) et le 26 août 2021 (21 h 17). J'en ai conservé chaque minute, chaque seconde si ça vous intéresse!

Savez-vous ce que m'a raconté durant tout ce temps ce finfinaud sournois qui m'a répété sans cesse que son action était absolument apolitique? Prenez connaissance de certains extraits que je «déclassifie» juste pour vous simplement parce que ce «Poker face» joue double jeu tout en me traitant publiquement d'indécrottable antisémite et en faisant de même avec des candidats qui, comme partout au Québec, sont victimes de sales langues diffamantes.

Vous m'excuserez d'avance si ce qui suit vous semble un peu long, mais je vous jure que je me suis forcé à n'écumer qu'une toute petite partie de ses confessions. 

1 jan 2021 à 11 :25
Vincent Lieudit

Nos actions, nos stratégies n'ont absolument rien de politique, je vous le rappelle. 
 
6 jan 2021, à 23:14
Vincent Lieudit 
Totalement apolitiques nous sommes, serons, et demeurerons. Pour de très nombreuses raisons. Dont celle-ci: https://www.journaldemontreal.com/2021/01/06/le-gouvernement-ordonne-la-fermeture-des-ecoles-juives-recalcitrantes. Aucun partie politique ou entité près du politique n'aurait pu remporter cette victoire. Nous, apolitisés, oui.

6 jan 2021, à 23:33
Vincent Lieudit
Je vous répète ceci, aussi : vous êtes le « Père Fondateur » de tout ça. Sans votre travail acharné des 10-15 dernières années, notre « mission » serait encore plus difficile à accomplir qu'elle ne l'est présentement! 👌

8 février, à 12:42
Vincent Lieudit
La crainte d'être taxé d'antisémite motive Caroline [Braun] et [Marc] Poulin à censurer les pages Décidons Outremont et le nouveau parti Citoyen’ne’s Outremont.

28 février, à 15:56
Vincent Lieudit
Je vous mets sur des pistes, à vous de creuser, d'explorer. La source de ma dernière info est facilement trouvable. C'est déjà ça de gagner. Nous, on travaille les dossiers juifs orthodoxes. Rien d'autres.

21 juin, à 11:42
Vincent Lieudit
On sait tous que le municipal, qu'il s'agisse de Projet Montréal, Ensemble Montréal ou Citoyen’ne’s Outremont, ne réglera rien, parce que ces 14% de vote en bloc de la communauté juive orthodoxe. On continue donc à râler et qu'à râler contre cette communauté qui nous traite comme des palestiniens, pour ensuite encore gueuler contre l'adminsitration municipale qui ne fait rien pour que cette communauté cesse de nous traiter comme des palestiniens ? On ne fait que râler ad nauseam. Pendant ce temps, rien ne se règle, et ça prend de l'ampleur à chaque jour qui passe, jusqu'à atteindre tout bientôt un point de non-retour. Citoyens, citoyennes, achetez-vous une bonne paire de couilles — Bezos doit assurément en vendre ! — et prenez vous-mêmes les choses en main. Oui, ça sera parfois inconfortable. Oui, frontal. Ça exigera un peu de temps et d'énergie. On se fera traiter de nazis, d'antisémites, on tentera aussi de nous intimider. So what! C'est ça, ou on disparaît totalement de la mappe d'ici 10 ou 15 ans.

23 juin à 15:22
Vincent Lieudit
Je le dis depuis le début : Décidons Ensemble Outremont, créée il y 2 ans, ne servait qu'à mousser sa candidature. Si quelqu'un de votre entourage souhaitait faire une jambette à Ensemble Montréal et Caroline Braun, 2 opportunités : a) porter plainte au Directeur général des élections pour dépenses électorales non comptabilisées, car la page FaceBook Décidons Outremont Ensemble! est une plateforme électorale dissimulée d'Ensemble Montréal, Caroline B. Jack Houille y intervenait encore pas plus tard qu'hier — qui plus est sous un pseudonyme. Les administrateurs et modérateurs de la page FaceBook Décidons Outremont Ensemble! : - Caroline B. Jack Houille (Caroline Braun) - Foooooo-Xooooor Hooooo, beau-frère de Caroline Braun b) porter plainte auprès de FaceBook pour les mêmes motifs, mais aussi parce qu'une canditate d'Ensemble Montréal, Caroline Braun — à laquelle fut offert le poste de Mairesse de l'arrondisement d'Outremont —, y agit sous une fausse identité, Caroline B. Jack Houille, ce qui va à l'encontre de régles FaceBook.

Écoutez, les amis. Je sais que c'est addictif de lire les histoires du gars certainement le plus couillu de l'arrondissement. C'est humain d'être boulimique d'autant de révélations déjantées. Croyez-moi. Ça me fait mal au coeur de devoir vous enlever cette boîte de friandises sûrettes, mais, voyez-vous, je n'ai pas que ça à faire aujourd'hui. Il fait si beau. Je vous en conterai peut-être davantage une autre fois. Pas trop fâchés contre moi? Allez donc dehors, vous aussi avant qu'il neige.

Ah! Une dernière chose avant que j'oublie. Il y en a un autre qui s'amuse aussi sur la page de Miss Braun (non, non, pas Eva!). Il s'agit de Guy Patenaude, un autre partisan qui joue à la téléphoniste pour faire sortir le vote en faveur de Caro et qui, m'a-t-il dit, travaille dans un bureau de scrutin du quartier. 

Guy Patenaude rêve peut-être de voir un jour une autre Mme Cinq-Mars se hisser jusqu'à la mairie de notre bel arrondissement.

Comme ça ne lui suffit pas d'épancher sa partisanerie sur sa page à elle, Guy l'a aussi déversée sur ma page Facebook à la suite de ma dernière chronique. 

Guy a le talent qu'il faut pour se faire un nom en rédaction de communiqués politiques, ne trouvez-vous pas?

À l'en croire, je serais le scribe des communiqués du Parti Outremont. Il dit y déceler mon type d'humour. C'est flatteur, petit flagorneur! Écoutez-le:

Guy Patenaude
Quel bonheur de savoir que vous n'avez rien à voir avec le Parti Outremont!!! J'aurais juré le contraire! Surtout que vous semblez mariner dans les mêmes eaux [fétides?]* que Céline Forget... [qui] sprésente aux élections comme dans le bon vieux temps où, conseillère municipale, elle passait le plus clair de ses loisirs à s'en prendre à la communauté hassidique. Vous seriez en bonne compagnie avec Mme Forget et M. Latraverse.»

Par considération pour son épouse avec qui, il y a fort longtemps de cela, j'ai eu le bonheur indiscible de passer un moment inoubliable, je n'irai pas plus avant dans ce qui pourrait devenir une passe de fleurets (je n'ai pas dit fleurette!). 

Tout ce que je répondrai à M. Patenaude, c'est que j'ai été tellement happé par le tourbillon de cette campagne électorale tumultueuse que du 1er au 15 octobre dernier, je me suis payé le luxe de découvrir la Gaspésie avec mon fils. Sans Internet, ni radio, ni journaux. La sainte paix dans la nature. Vous devriez aussi y faire un tour avec Madame, Guy. J'ai de bonnes adresses. 

Tenez! Juste pour vous faire saliver un peu, voici une très courte vidéo que j'ai réalisée avec fiston à la suite de notre passage à Lac-au-Saumon, le long de la Matapédia. Cela vous donnera, je l'espère, le goût de partir tout de suite.

Cliquer sur la photo


* NDLR: le mot entre crochets, en noir et non italique est de moi. Je l'ai mis de peur que M. Patenaude en eut en tête un, plus sordide encore :-)







mercredi 3 novembre 2021

LES SALES COULISSES DU POUVOIR


Dans ma chronique du 24 octobre, j’ai soutenu la candidature de Laurent Desbois à la mairie d’Outremont contre Philipe Tomlinson. Comme la très grande majorité d’entre vous, je ne connais que très peu de choses sur l’homme. Mais, comme je le disais, après la dévastation Tomlinson qui a méprisé la démocratie et la volonté de la majorité des Outremontais au-delà de toutes les appréhensions et de tout ce que l’on aurait pu imaginer dans les pires cauchemars, on ne peut qu’espérer ardemment la déconfiture du maire sortant. Même 
s’il le voulait, Desbois ne pourrait faire pire.

Je m’étais également engagé à vous donner mon humble avis sur les candidats qui se présentent aux postes de conseillers de l’arrondissement. J’annonçais que ce n’est pas le choix qui nous manquerait. C’était sans compter la subite démission de Dan Kraft qui s’était enrôlé au sein des troupes de Denis Coderre pour affronter Mindy Pollak, cette « formidable » bête politique totalement inféodée aux dictats des rabbins ultraorthodoxes.

C’est de l’antisémitisme que de dire ça? Je ne fais pourtant que répéter ce que Dan Kraft lui-même avait constaté lorsqu’il a démissionné du Comité «Bon voisinage» présidé par nul autre que le maire Philipe Tomlinson. Voyez un peu ce que Kraft, un juif libéral, écrivait à titre de membre du groupe Facebook privé Dialogue Citoyen des Outremontais :

«Je suis navré de voir la conseillère et son maire manipuler le texte essayant de faire coller l'idée qu'il y aurait de l'antisémitisme systémique à Outremont. C'est faux! … Mme Pollack extrapole trop souvent le côté ultra-sectaire de son mandat, désirant étendre un conflit très localisé, d'une communauté très spécifique, à d'autres pour le légitimer comme étant d'origine religieuse. Il ne l'est pas. Je vous propose de boycotter ces comités, bidons car ils n'aboutiront absolument rien avant les prochaines élections, surtout en raison de la pandémie.»

Ishhhhh! Comme on disait dans notre jeunesse : «Ça fesse dans l’dash»! Il est bien dommage que l’homme qui œuvre dans le domaine des énergies renouvelables depuis plus de 20 ans ait manqué de jus juste avant d’entrer en gare. Il invoque une campagne de salissage impitoyable.

C’était pourtant écrit dans le ciel. Peu importe ce qu’il ferait, il allait se faire écorcher dans ce district politiquement toxique, gracieuseté de la clique des partisans diffamants de Projet Montréal/Outremont. Il n’y a donc pas de surprise là. Assis dans le wagon de queue dans le district Claude-Ryan, il valait mieux, pour ne pas mettre en péril sa santé, sa réputation et son avenir professionnel, qu’il laisse Coderre le larguer. Il l'a échappé belle.

Tout ça pour dire que dans mon district, il ne me reste plus qu’à voter fièrement pour ma chère Mindy! Sa réélection assurée, Pollak pourra enfin mettre à exécution ce que son parti prône ostentatoirement depuis 2017, soit de restituer aux Mohawks le territoire non cédé du district Claude-Ryan. Juste pour ça, je vous jure que je voterais pour elle.

Ce ne sont pas les jeux de coulisse qui ont manqué durant cette course outremontaise. Parlez-en à Caroline et Marie Cinq-Mars-Braun!

Il reste encore tout de même trois districts pour lesquels Projet Montréal, Ensemble Montréal et le Parti Outremont jouent à la chaise musicale dans l’espoir de s’assurer une place de conseiller autour de la table.

À toute dame (féminin de seigneur), tout honneur. Commençons donc par les candidates de Projet Montréal, le parti (encore!) au pouvoir. Oublions Pollak dont on a déjà vidé la coquille. Puisque les Fanny Magini et Valérie Patreau ont pu se faire valoir depuis 2017, je serai bref.

Il fallait les voir, ces deux-là, aux séances du conseil. Durant tout leur mandat, elles ont bu jusqu’à la lie les paroles de leur «maître à dépenser» en cillant des yeux. Tellement écolos, ces groupies de Tomlinson, qu’on aurait juré deux plantes vertes absorbant le carbone.

Comme ces petites figurines hawaïennes sur les tableaux de bord des voitures vintage, Magini a dodeliné de la frimousse pour 67 805 $ par an. Pleine d’audace et de cœur au ventre, en quatre ans, elle aura presque réussi à instaurer des postes d’allaitement dans l’arrondissement pour satisfaire une clientèle ultra bigote. Cachez ce sein qu’ils ne sauraient voir!

Quant à Patreau, on la croirait tout droit sortie d’un épisode de Passe-Partout. Trop fière d’exhiber le certificat de reconnaissance de la Fondation David Suzuki, on eût dit qu’elle venait de sauver de l’extinction les papillons monarque de l’Amérique. C’est vrai que pour ce geste écologique méritoire, 77 927 $ par année, c’était pas cher payé. C’est sans compter sa ridicule et éphémère guinguette à 20 000 $ installée sur l’asphalte de l'avenue Dollard.

L'écologie selon Projet Montréal Outremont sur l'avenue Bernard. On aimerait bien entendre l'équipe Tomlinson nous dire: «On pensait que les artistes avaient utilisé de la gouache!»

Vient enfin Jill Lance, la toute nouvelle candidate de Projet Montréal, une urbanologue descendue du ciel états-unien comme un bouton de fleur. Dans une vidéo tournée au sommet du mont Royal, on a droit à une Jill particulièrement à l’aise en matière d’affaires autochtones. D’une seule traite, elle a su articuler sans s’enfarger «ogoge ogogegani», l’appellation mohawk de l’endroit d’où elle nous faisait sa toute première profession de foi. Par contre, quand est venu le temps de prononcer le nom de Robert-Bourassa (le district qu’elle convoite!) ou du parc Pierre-Dansereau et de son «lèdejou» (aire de jeu), ça s’est un peu morpionné. Mais soyons indulgents et donnons-lui la chance de percer ses premières dents de lait en politique municipale.

Outre les candidats de Projet Montréal, il y a ceux et celles d’Ensemble Montréal et du Parti Outremont. Les trois formations revendiquent les postes de conseillers de l’arrondissement. Mais avant de commenter l’inspiration des aspirants, impossible de passer sous silence le soi-disant spectre de la «division du vote» que martèlent les instances de Denis Coderre.

Les éminences grises qui se sont inféodées à Ensemble Montréal dénoncent, fustigent et condamnent catégoriquement les candidats du Parti Outremont. On leur reprochera peut-être leur droit à vouloir défendre les intérêts de l’arrondissement sans être à la solde de l’appétit de pouvoir de la ville-centre?

Disons les choses franchement. Si l’équipe de feu Citoyen’ne’s Outremont (lui-même un tiers parti!) qui cherchait tant à ne pas diviser le vote ne s’était pas écrasée devant Coderre, elle n’aurait pas expulsé de ses rangs le conseiller toujours légitimement en poste dans le district Robert-Bourassa et la passionaria impliquée depuis 22 ans et élue à plusieurs reprises dans le district Joseph-Beaubien.

D’ailleurs, de quoi peut bien se plaindre Ensemble Montréal? Le Parti Outremont ne présentant pas de candidat à la mairie de l’arrondissement, il ne trouble en rien l'eau dans laquelle Desbois et Tomlinson s'ébattent. Le maire sortant, pauvre de lui, n’en tire absolument aucun avantage.

En ce qui concerne les districts, ben oui, il y a lutte à trois. Pis? S’agit-il d’une trahison? Même Marc Poulin a admis qu’il ne doutait pas de la sincérité de ces candidats rivaux. Si l’idéal réside dans le fait de ne pas présenter d’opposition, on dira chapeau à Coderre qui n’oppose plus personne à Mindy Pollak. Vive la non-division du vote, hein, Denis! En passant, les boys, une petite devinette. Combien compte-t-on de partis politiques au Québec? Quatre? Pfffff! Pas moins de 24 dont cinq sont représentés à l'Assemblée nationale du Québec. Ça peut en déranger certains et en arranger d’autres, mais y’a-t-il mort d’hommes? Ça s’appelle la démocratie, pour ceux qui ne le sauraient pas!

La démocratie à l'oeuvre! Dans Joseph-Beaubien, comme dans n'importe quel autre district qui se respecte.

Les cartes étant mises sur table, allons-y avec les candidats d’Ensemble Montréal.

En raison de mes liens (presque) de sang avec mon ancienne mairesse, je commencerai avec JackHouille! Comment? Vous ne connaissez pas JackHouille? Ben voyons! Ça fait 24 mois que Caroline Cinq-Mars-Braun prépare son entrée politique sous ce pseudonyme qu’elle aurait adopté, raconte-t-on, en mémoire d’un de ses chiens. D’où, peut-être, sa lutte épique pour sauver Mali, le parc canin d’Outremont.

En lisant sa mini biographie, on apprend que «les citoyens d’Outremont retrouveront chez Caroline une maman engagée». Mais pour rendre à Cléopâtre ce qui revient à Cléopâtre,
pourquoi ne pas faire saliver les électeurs en leur disant qu'ils retrouveront aussi une grand-maman engagée en la personne de l’ancienne mairesse Marie Cinq-Mars ? Du deux pour un!

Devenue avocate, l’ex-membre des Scouts de la 55e Guynemer prétend sur la page Décidons Outremont ensemble que c’est Coderre qui est venu la chercher. On sait bien. En politique comme en d’autres domaines, il est toujours de bon ton de se forger un mythe fondateur. Mais la réalité diffère parfois du pedigree. Et n'est pas Robin des Bois ou Che Guevara qui veut.

Selon des sources très bien informées, c’est Marie Cinq-Mars elle-même qui aurait envoyé le CV de sa fille aux instances du parti pour mousser sa candidature. Lorsqu’il est ressuscité, Denis a eu toutes les raisons du monde de lui accorder sa faveur. Comment aurait-il pu en être autrement? Après tout, la bonne Marie, fervente de Gérald Tremblay, ne lui avait-elle pas gaiement remis les clés de la ville d’Outremont qui, comme nous le rappelle si joliment le site Ensemble Montréal, a alors «cessé d’exister en tant que municipalité autonome»?

JackHouile alias Caroline B peut bien faire avaler à ses disciples qu’elle n’a pas été imposée par Coderre 0.2. Dans les faits, avant de se rabattre sur Laurent Desbois, Denis a demandé à Caroline Cinq-Mars de se présenter à la mairie d’Outremont sous sa bannière. Elle a quand même eu la décence de décliner la demande en «mairiage».

Grâce aux trois machines (Libérale, Maman Cinq-Mars et Coderre), la candidate qui a flushé son JackHouille a de bonnes chances de se faire élire. D’autant plus qu’au cours des deux dernières années, elle a systématiquement bâillonné et censuré les membres de sa page Facebook qui souhaitaient aborder, même de façon polie et respectueuse, les problématiques hassidiques. «On a assez de travail sur la planche, écrivait-elle le 6 juillet 2019, pour se chicaner sur ce sujet. J'aimerais qu’on le mette de côté.».Telle mère, telle fille! Cela dit entre nous, quand on la regarde aller, force est d’admettre que JackHouille a du chien!

Après tout cela, que pourra-t-on encore dire d’intéressant sur Philippe Guertin et Marie Potvin, respectivement candidats de Coderre dans les districts Joseph-Beaubien et Robert-Bourassa? Pas facile. C’est tout juste si j’ai pu serrer la pince de Guertin-le-Jovialiste sur l’avenue Bernard. Si jamais il devait être élu, Philippe 
(avec deux p, celui-là!), le diplômé en gestion d’entreprise et relations publiques «en contact permanent avec une multitude de cultures à travers le monde» aura besoin de tout son petit change pour mettre à profit sa grande capacité d’écoute et de négocier, car certains ne veulent rien entendre dans le district. On lui souhaite, de profiter au maximum des plaisirs de la vie politique.

Quant à Marie Potvin avec qui j’aime bien placoter dans le parc Outremont, j’avoue rester mâchoire pendante. En dépit de sa «collaboration fructueuse tant avec les milieux culturel et économique que communautaire et politique» et de son talent à «regrouper les forces vives de ces divers milieux autour d’objectifs communs», ses années de service passées à la table du conseil d’arrondissement, ne m'auront laissé aucun souvenir impérissable. Si, quand même, soyons honnête. Bien qu'elle ait échoué à se faire élire mairesse d'Outremont en 2017, elle a eu le mérite et le flair de recruter Jean-Marc Corbeil dans son équipe. Au moins, lui, s'est fait élire.

Parlant du loup, ça m'amène à dire un mot sur ledit Corbeil, ainsi que sur Céline Forget et Simon Latraverse. Les trois candidats du Parti Outremont provoquent de telles convulsions au sein des troupes de Coderre que cela frise l’apoplexie. On se calme, les amis. On se calme. Prenez un sac de papier brun (écologique) et respirez len-te-ment. Voilà... c'est bien.

Il y a tellement d’électricité dans l’air de cette campagne que l’on croirait que les pôles ont viré de bord «boutte pour boutte». 

Au cours des quatre dernières années, ce sont Philipe Tomlinson et ses sbires qui se sont acharnés à sauter à pieds joints sur Jean-Marc Corbeil, le seul conseiller de l’opposition de l’arrondissement. Dès la campagne électorale de 2017, Tomlinson qui partageait sa paillasse avec les leaders hassidiques a tout fait pour salir sa réputation. Dans un courriel fielleux, il avait même incité ses candidats et exécutants de basses œuvres à propager la rumeur qu’il était un anti-juif notoire, ami de Pierre Lacerte (Honnnn!) et de Céline Forget (Wouache!). Il serait même un dangereux harceleur. Quatre ans plus tard, la police n'est pas encore venue l'embarquer.

Et il faut connaître les coups fourrés que le maire Tomlinson a ourdi avec la complicité cafardeuse de Joël Simard-Ménard, son chef de cabinet. On s'étonne même qu'un conseiller de l'opposition ait survécu à autant de coups bas. Malgré tout, il s'est avéré un conseiller très articulé, capable de faire face à la musique et à dénoncer les nombreuses irrégularités et les deals sous la table du maire Tomlinson et de ses disciples. Comme, par exemple, l'affaire de l'îlot Saint-Viateur, une grosse vite que le maire avait voulu passer aux citoyens.



Aujourd’hui, ce sont les partisans de l’équipe Coderre qui ont pris la relève dans l’obscénité diffamatoire. À leur tour, des disciples de Coderre ne se gênent pas pour éclabousser les candidats du Parti Outremont qui leur donnent des crises d’urticaires jusqu’au trognon. 

La candidate Céline Forget, elle, ça fait longtemps qu'elle s'est faite une carapace plus épaisse que celle des tortues géantes de Magadascar. Élue à trois reprises à titre de conseillère indépendante du district Joseph-Beaubien et en dépit des menaces de mort, de l'intimidation et du vandalisme dont elle a été victime pendant de nombreuses années, aujourd'hui, elle remet ça. 

Forget essuie ce type d’intimidation ordurière depuis qu'elle a eu le culot de faire fermer la synagogue que la secte Amour pour Israël opéraient en toute illégalité au coin des rues Lajoie et Durocher depuis les années 1980. 
En 2012, c’était la huitième fois que des membres de la secte ultraorthodoxe déposaient une plainte criminelle contre elle. Un détail: elle a toujours gagné!

Vous avez oublié ce que la candidate du Parti Outremont a vécu et enduré pendant plus de 15 ans 
simplement parce qu'elle revendiquait le respect des lois municipales et provinciales sur le territoire d'Outremont? Ce serait plus que le temps que vous visionniez le reportage diffusé en 1999 dans le cadre de l'émission J.E. (journalisme d'enquête) sur les ondes de TVA. Vous pouvez aussi cliquer ici pour lire un autre épisode de l'acharnement de certains membres de la communauté à son égard. Charmant, vous allez voir.

Le reportage de J.E. a dévoilé jusqu'où des dirigeants hassidiques sont près à aller pour faire leur loi à Outremont en bafouant nos règlements.

Comment dites-vous? Une tête de cochon, Forget? Mettez-en! Ça doit être pour ça que les leaders hassidiques ne la digèrent pas. En voilà une qui tient son bout et qui connait ses dossiers. Et pas seulement ceux qui concernent les communautés hassidiques.

Pour finir, il me reste à vous glisser un mot à propos de Simon Latraverse, candidat, lui aussi, du Parti Outremont dans le district Jeanne-Sauvé. 

Le pauvre ne peut pas compter sur sa maman pour mousser sa candidature. Et contrairement à Caroline Braun, sa rivale, il ne s'est pas fait remettre une médaille par la députée fédérale d’Outremont pour son bénévolat lors de la première vague de la Covid. Par contre, si vous cherchez un économiste qui a voyagé de par le monde ( plus de 30 pays) pour son travail, en voilà un dans votre cour. C'est à la mode, y paraît, les économistes.

Avant de revenir à Outremont en 1987, il a exercé la fonction de conseiller municipal à Varennes qui connaissait de très graves problèmes de pollution industrielle. Son action a eu un impact majeur sur la qualité de l’environnement et sur la planification du territoire. Ce n'est pas rien. Ces années-ci, il s'est mis le nez dans les affaires de l'arrondissement et il a constaté que ça ne sentait vraiment pas bon.

Ces derniers jours, en prenant connaissance des propos diffamatoires et les ragots que ses adversaires colportent sur son compte et sur celui de ses partenaires, il s'aperçoit que les effluves nauséabondes sont peut-être encore plus pestilentielles ici qu'à Varennes. Il souhaiterait bien y faire un bon p'tit ménage.  

D'ici la fin de la semaine, ne le dites à personne, mais je me promets de réserver une petite surprise de mon cru aux diffamants. Hi! Hi! Hi! Ils vont aimer ça.

dimanche 24 octobre 2021

DENIS 2.0 c. VALÉRI WOKE — LE COMBAT REVANCHE


Au jour J-14, dans tout le Québec, une armée de près de 13 000 candidats livre l’assaut final sur les 1100 mairies en campagne électorale. Si 540 maires sont déjà élus par acclamation, ça se picosse encore solide à travers la province.

À Montréal, il y a de l’électricité dans l’air. On l’a vu lors du débat des chefs de mercredi dernier. Éperonnés par un sondage CROP qui mettait Plante et Coderre au coude-à-coude dans les intentions de vote, les candidats se grafignaient à qui mieux mieux.

Sur le ring, malgré ses nouvelles lunettes à la Clark Kent, Denis « Superman » Coderre n’a vraiment pas eu l’air du « Man of Tomorrow » de la bande dessinée. Ses pouvoirs ne lui ont pas permis d’esquiver les salves de Valérie « Laughing Wildcat » Plante. On avait l’impression que la mairesse avait lancé de la kryptonite sur l’ex-maire déchu qui avait oublié son bouclier de plomb à Montréal-Nord. Avoir pu, il aurait sauté dans sa Formule E pour aller le récupérer.

Hélas pour lui, sa perte de poids ne lui aura pas permis d’endosser les collants, les bottes et le fameux justaucorps rouge, bleu et jaune. De plus, la littérature médicale rapporte que la chirurgie bariatrique n’a pas d’effet miraculeux sur l’encéphale. Bien des obèses devenus sveltes se perçoivent toujours comme gros. Aussi, dans bien des réunions de famille houleuses, le Denis Coderre 2.0 restera « l’gros Coderre » arrogant, manipulateur et expert de la langue de bois traité. Bravo aux promoteurs immobiliers « mafieux »  qui lui ont vendu la vision d’un centre-ville de classe mondiale, densifié et truffé de gratte-ciel plus hauts que la croix du mont Royal. Au diable l’échelle humaine !

De son côté, la mairesse Woke qui brigue un deuxième mandat à la tête du plus gros conseil municipal au monde (!) est assez clivante, merci. On peut même se demander comment elle est parvenue à transmuter la devise de Montréal « Concordia Salus » pour en faire un chant de ralliement de la frange extrémiste de ses militants francophobes, « multiculturophiles », ethnocentriques ou dégenrés. Peut-être sa déviance provient-elle du mot « Concordia », cette université qui s’est insurgée contre l’interdiction de la burqa et du niqab dans les établissements d’enseignement.

Le grand cirque politico-médiatique dans son dernier droit.

En remplaçant la prière du maire de Saguenay par un acte de contrition bidon sur le « territoire Mohawk non cédé » qu’elle gère pourtant comme sa seigneurie, on ne peut que se morfondre. Ne restait plus à Valéri, notre Kateri Tekakwitha municipale qu’à canoniser Bochra Manaï, l’ex-porte-parole du Conseil national des musulmans canadiens qui a contesté la loi 21 en rappelant que « le Québec est devenu une référence pour les suprémacistes et les extrémistes du monde entier ».

Outre sa vision licornienne, on se rappellera que dès le début de son premier mandat, « L’homme de la situation » a renié sa promesse électorale de ne pas augmenter les taxes au-delà du taux de l’inflation. Plus insultant encore, elle a refusé d’admettre qu’elle nous avait trompés. Par ailleurs, on n’a toujours pas vu le début de la couleur de sa Ligne rose, un si beau rêve. Idem pour son bain portuaire dans le Vieux-Port. Valérie est encore pratiquement la seule à pouvoir faire la bombe en bikini au bout du quai Jacques-Cartier. Quant aux logements sociaux promis, son bilan (1 600 ou 12 000 ?) est invérifiable, tout comme ceux de plusieurs autres domaines.

Valérie, qui chantait les louanges de la participation citoyenne, doit aussi être ravie que le vote postal ne soit pas élargi pour le 7 novembre. Comme le savent d'expérience les jeunes aficionados de la révolution racialiste, l
es vieux croutons ne pouvant être que rétrogrades feraient mieux de se ménager et de souffler la lampe dès la tombée du jour. Ça commence à ressembler à du Gerrymandering. C’est sans parler de la désinformation et de la conception du monde « Crois ou meurs! » qui a cours au sein de Projet Montréal et que Paul Arcand avait dénoncé en ondes le 27 août 2020. 

Avec 27 % d’électeurs indécis et un taux de participation qu’on anticipe famélique à 35 %, les jeux ne sont pas encore faits. Heureusement, pour Projet Montréal et Ensemble Montréal, certains arrondissements comme Outremont pourront une fois encore s’enorgueillir de détenir un record de participation.

En raison des pourcentages désastreux de participation qui caractérisent les Montréalais (une honte !), ce ne sera malheureusement pas le fruit d’un sens du devoir civique supérieur de ses citoyens laïcs. Cela tiendra plutôt de la ferveur du repli identitaire des sectes hassidiques qui exercent un puissant lobby qui leur sert de formidable levier politique. Un pied-de-biche divin doublé d’un pied de nez hautain puisqu’il leur garantit encore et toujours plus de contrôle et d’ascendant sur des autorités terrestres frileuses. Des politiciens d’autant plus méprisables à leurs yeux (et aux nôtres qui votons) qu’ils s’aplatissent devant des barbus belles boucles théocrates dans l’espoir d’arracher ou de conserver leurs petits lopins de pouvoir.

Coderre comme Plante ont toujours traité ces antidémocrates intégristes aux petits oignons. Et même si Denis a essuyé une rebuffade la dernière fois, on a tout lieu de penser que Monsieur, comme Madame, leur servira de paillasson à l’entrée de l’hôtel de ville de la rue Notre-Dame. Aussi, sur cette question spécifique, on peut craindre pour les électeurs d’Outremont que de voter Plante ou Coderre à la mairie centrale, c’est presque bonnet blanc, blanc bonnet.

Au niveau de la mairie d’Outremont, si Philipe Tomlinson s’est avéré le pire béni-oui-oui des rabbins, on ne doute pas que Laurent Desbois, le candidat Coderre, sera soumis au supplice talmudique. Cela dit, après la dévastation Tomlinson qui a méprisé la démocratie et la volonté de la majorité des Outremontais au-delà de toutes les appréhensions et de tout ce que l’on aurait pu imaginer dans les pires cauchemars, on ne peut que souhaiter la déconfiture du maire Tomlinson et donner sa chance à Laurent Desbois que l’on connait peu, mais qui pourrait très difficilement faire pire.

Comment ? Vous voudriez aussi mon avis sur le choix des candidats qui se présentent aux postes de conseillers de l’arrondissement ? Ahhhhhhh ! Quelle belle question ! Je vous reviens là-dessus avant le Jour J. Pour vous rassurer, sachez simplement que vous aurez du choix. N’est-ce pas là la plus belle preuve d’une démocratie en santé ?


dimanche 26 septembre 2021

LES FINANCES À PHILIPE


Au milieu de l’été, les résidents d’Outremont qui habitent autour de la rue Fairmount ont reçu de l’administration Tomlinson une feuille 8 ½ par 11. Il s’agissait d’un «Avis important». L’équipe Projet Montréal/Outremont annonçait qu’elle suspendait les travaux de sécurisation des espaces qu’empruntent chaque jour des centaines d’enfants qui fréquentent trois écoles et un CPR de cette rue très achalandée aux heures d’entrée et de sortie des classes.

Avez-vous une idée du motif qu’a invoqué le conseil d’arrondissement pour mettre sur la glace ces interventions destinées à protéger nos enfants ? Tenez-vous bien. Dans son communiqué, le conseil Tomlinson écrit noir sur blanc que «ce report par l’arrondissement est motivé par des soucis de saine gestion financière». Oui, oui, vous avez bien lu : Tomtom, Pollak, Patreau et Magini nous disent qu’ils ont à cœur de  prendre grand soin de notre petit cochon collectif. Vous pouvez bien pouffer de rire !

À chacun ses priorités, hein messieurs? On suspend les travaux de sécurisation autour de trois écoles et on se paye un monument pour faire avaler des couleuvres au peuple.  Espérons que ce bon peuple se souviendra de vous.

Mais ce n’est pas parce qu’on rit que c’est drôle. Surtout quand on sait qu’au cours des quatre années de leur mandat, Tomlinson et ses conseillères se sont bien amusés avec les bidous des contribuables. 

Quand on apprend que Tomlinson ramasse la bagatelle de 104 812$ par an, Patreau, 77 927$, Pollak, 72 056$ et Magini, 67 805$, on ne s'étonne pas qu'ils trouvent que rien n'est trop beau pour eux. «Sky is the limit!». 

Au conseil, seul Jean-Marc Corbeil a catégoriquement refusé de voter en faveur de l'augmentation salarielle substantielle que Tomlinson voulait offrir à ses conseillères sur un plateau d'argent. Cette augmentation aurait pourtant permis à Corbeil de s'enrichir lui aussi. Mais touchant déjà 52 141$, il estimait que c'était plus que suffisant pour les conseillers du plus petit arrondissement de la métropole. 

Chez Philipe, quand on fête, oubliez la piquette! Ses conseillères Magini, Pollak et Patreau ont du gros fun noir avec nos sous.

Pour mousser leur soi-disant credo écologique, pour en mettre plein la vue en prévision de la prochaine élection ou pour faire oublier leur asservissement au lobby ultrareligieux, ils ont flaubé à qui mieux mieux.

Rappelez-vous. Tomlinson et sa suite ont commencé par gaspiller 20 000 $ pour une guinguette de quelques tables de pique-nique sur l’asphalte déserté de l’avenue Dollard. Méchant beau spot, toi ! En plein îlot de chaleur alors que le parc Raoul-Dandurand se trouve à deux mètres de là. 

Puis, il y a eu ces 32 000 $ pour faire peinturer une «murale». Pas une œuvre que l’on peut admirer sur un mur. Non. Sur l’asphalte d’un tronçon de l’avenue Bernard. Ce n’est pas tous les jours que l’on peut piétiner un travail « artistique ». Piétinez, citoyens. Piétinez, puisque c’est à vos frais !

Parlant de piétonnisation, Projet Montréal n’a pas hésité à griller un autre 200 000 $ sur cette même artère. C’est vrai que cela comprenait les blocs de béton peinturlurés, quelques amuseurs publics, un beau bac de sable, des chaises — qu’on se demande où elles seront empilées l’automne venu — et deux bouts de boyaux d’arrosage savamment percés pour rafraîchir des tables où les badauds ne pouvaient s’asseoir parce qu’elles étaient… détrempées ! Tout ça avec en prime des cyclistes qui ne respectaient pas l’interdiction de chevaucher leurs montures écologiques. Pas grave. Au moins, fini les maudits chars polluants !

Comme si les dépenses somptuaires ne suffisaient pas, Projet Montréal a jeté plus d’un demi-million par les fenêtres de la future synagogue de Michael Rosenberg, au coin de Champagneur et Bernard. C’était la façon pour le maire sortant d’espérer faire avaler au bon peuple qu’il s’est couché à plat ventre devant le lobby hassidique. Il n’a donc pas lésiné sur le granit « high standing » pour sa placette.


La semaine dernière, Tomlinson inaugurait sa placette qui porte désormais le nom de Monique Mercure. On peut se demander ce que l’illustre comédienne qui a brillé dans des pièces comme La saga des poules mouillées, La paix du dimanche et Tartuffe penserait d’être immortalisée devant la plus grande synagogue intégriste post-référendaire de l’avenue Bernard.

On ne s’étonnera pas que le maire sortant se soit contenté «d’une brève allocution sur la petite histoire de l’aménagement de la place». La patate est chaude à quelques semaines des élections.

Pour honorer la mémoire de cette illustre grande officière de l’Ordre national du Québec, peut-être devrait-on suggérer au prochain maire de l’arrondissement d’organiser, au fil des étés, une grande rétrospective des œuvres dans lesquelles l’actrice a été en vedette. Ce serait chouette, non, des projections nocturnes tous les samedis soir de la belle saison sur le mur de la placette du Théâtre Outremont ?

C'est un rendez-vous, les samedis soir de l'été prochain?



dimanche 12 septembre 2021

LE TSAR DU CORONA

Vous souvenez-vous quand l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décrété l’alerte internationale à la suite de l’éclosion de la COVID-19? C’était le 9 janvier 2020. Quand on sait la cascade de contraintes que cela a imposée à l’ensemble du monde, aussi bien dire que ça fait une éternité.

À Outremont, il aura fallu peu de temps avant que le virus frappe comme la foudre. Le 16 mars 2020, égal à lui-même, le nabab Michael Rosenberg  viole l’interdiction de rassemblements décrétée par le gouvernement et chope le virus. Il a été à ça d’en crever, mais c’est plutôt un de mes voisins hassidiques de l’avenue Durocher, qui sera officiellement reconnu comme le premier Montréalais à être terrassé par la maladie. 

Ce genre de mépris odieux avait alors fait monter la moutarde au nez de Philip Berlach, l’auteur du blogue No Dogs or Anglophones. Ce blogueur prolifique qui se considère «un sioniste et un membre en règle de la tribu» s’était insurgé contre ce qu’il considère l'attitude dangereusement arrogante de trop de membres de la communauté juive de Montréal : «Bien que nous nous attendions à ce que les Juifs ultra-religieux bafouent les règles - c'est, en fait, leur modus operandi -, il est peut-être plus décevant que la communauté dominante, y compris les rabbins, soit coupable d'un comportement volontairement négligent»
.*

Laissons aux gens pointés du doigt le soin d’assumer ou de récuser l’accusation, mais le constat de Berlach sur la conduite des dirigeants hassidiques était accablant de vérité.

Hélas, la sortie du blogueur n’a eu strictement aucun effet sur le terrain. En même temps que les autorités sectaires s’autoproclamaient «citoyens responsables et solidaires», nous les avons vues bafouer les directives sanitaires
, accuser  le gouvernement de racisme, multiplier les demandes d’injonctions et dénoncer les interventions policières dans les écoles et les synagogues récalcitrantes. Parlant d’écoles, rappelons qu’encore à la mi-juillet 2021, les cinq établissements scolaires affichant les pires taux de vaccination de la métropole appartenaient aux communautés hassidiques. 

On constate que leurs demi-mesures, aussi inefficaces que trompeuses, n’étaient destinées qu’à la galerie crédule des goys. Résultat ? Jamais, au cours des 35 dernières années, les lobbyistes des communautés hassidiques n’auront réussi à faire autant l’unanimité contre eux au sein de la population.

Mayer Feig fier comme un Tsar du Corona dans l'enceinte du parlement fédéral.

La semaine dernière, quelques jours avant Roch Hachana, le Nouvel An juif, le vétéran des lobbyistes ultra-orthodoxes d’Outremont et du Plateau a donné signe de vie. Quel message Mayer Feig souhaitait-il nous transmettre… 602 jours après que l’OMS eut lancé l’alerte internationale à la COVID-19?

Connu sous le matricule M-11 au sein du service médical d’urgence Hatzoloh destiné aux communautés juives, Mayer a eu la bonne idée d’immortaliser sa bravoure en allant se faire «shooter»… sans masque de protection. C’est vrai que la mesure est toute récente et que pour certains, le réflexe n’est pas encore un automatisme. Cela semble le cas pour ce pilier d’Hatzoloh qui jouait au Kid Kodak. Dire qu'à l'automne dernier, il avait attrapé la COVID en Israël et nous l'avait ramenée à Montréal. Il n'apprendra donc jamais? 


2 septembre 2021: Mayer Feig se faisant inoculer 602 jours après que l’OMS eut lancé l’alerte internationale à la COVID-19. Bravo!

Remarquez qu'il ne peut porter à lui seul le blâme pour la réticence au vaccin anti-COVID et la fourberie. Partout sur terre où les dirigeants hassidiques font la loi, la situation est tendue. Très tendue.

Il y a deux jours, la chaîne télévisée i24 News diffusait un reportage dénonçant le fait que parmi les 25 000 ultraorthodoxes israéliens qui se sont rendus à Ouman (Ukraine) pour célébrer la Roch Hachana sur la tombe du fondateur du groupe hassidique Breslov, plusieurs pèlerins infectés auraient embarqué sur des vols à destination d’Israël avec des documents frauduleux.

À l'aéroport Ben Gourion, de nombreux passagers revenant de leur pèlerinage en Ukraine se baladent en grappes sans masque sanitaire. Au premier plan, le fameux document qui aurait été forgé. 

Selon le Magen David Adom (la Croix-Rouge israélienne) 10% des voyageurs revenant d'Ouman ont été testés positifs à la COVID. L'organisme soupçonne que le nombre de pèlerins ayant utilisé de faux tests pour rentrer chez eux pourrait se compter en plusieurs centaines.

On comprend sans peine que les autorités sanitaires ukrainiennes aient encore vécu comme un cauchemar ce rassemblement annuel aussi imposant qu'anarchique. Ce sont maintenant les autorités sanitaires insraéliennes qui doivent gérer ce capharnaüm. Qu'on se rassure. Ces 25 000 pèlerins s'autoconfineront bien sagement à la maison pendant 14 jours. C'est sûr, c'est sûr, ça va bien aller! 

Bonne chance avec votre carré jaune!   !בהצלחה   



«While we'd expect the ultra-religious Jews to flout the rules, it is, in fact, their modus operandi, it is perhaps more disappointing that the mainstream community including the clergy are guilty of wilfully negligent behaviour.»

lundi 16 août 2021

LE VACCIN ANTI-RELÈVE


La semaine dernière, un reportage télévisé portant sur la crise épidémique au Bangladesh faisait frémir. Dans ce pays maudit, 160 millions d’habitants sont entassés dans une cuvette étouffante de pauvreté et soumise aux cyclones, aux inondations catastrophiques et à un flot de près d’un million de réfugiés. Submergé par le variant Delta, le gouvernement de Dhaka annonçait un blitz de huit jours de vaccination et ce, jusque dans les camps de réfugiés rohingyas!

Pendant ce temps-là, à Montréal, ville du premier monde privilégié, 30 000 élèves n’avaient toujours pas reçu une première dose de vaccin contre la COVID-19. Vous ne le croirez pas, mais les cinq établissements scolaires affichant les pires taux de vaccination de la métropole appartiennent tous à des communautés ultra-orthodoxes d’Outremont et des arrondissements voisins. 

Selon Le Devoir, le bonnet d’âne revenait à l’école communautaire Belz dont à peine 6,6% des élèves avaient vu la couleur d’une seringue. La honte quand on sait que le taux moyen de vaccination des écoles de l’île était de 70,8%. On y apprend aussi que la couverture vaccinale des élèves reflète celle des parents. Tiens donc! Qui l’eût cru?

Vous comprendrez qu’après avoir vu leur image ternie de la sorte, les lobbyistes ultras religieux se sont vite attelés à lécher un communiqué de presse pour désamorcer la mauvaise publicité. Une dépêche de pure propagande que Le Devoir  et le site The Canadian News se sont empressés de reproduire presque intégralement. Encore une fois, nos intégristes devaient se taper dans les mains.

Imaginez. Plus de 17 mois après le début de la crise, ils nous racontent qu’une mobilisation vaccinale se déroule chez les juifs hassidiques. Qui découvrait-on en Une du Devoir pour illustrer ce blitz de relations publiques? Nul autre que Shrage, alias Sam Muller. La dernière recrue des lobbyistes ultraorthodoxes se faisait vacciner dans une synagogue du Mile-End.

En se mettant ainsi en scène, Muller nous révélait son insouciance et sa propre négligence. Comme ça, le 3 août 2021, Sam n’avait toujours pas reçu ses doses? Allo l’exemple, toi! Et il a le culot d’essayer de nous faire gober que plein de ses ouailles «attendaient avec impatience la campagne de vaccination» You bet!

Le 11 mars 2020, en pleine pandémie, Shrage Muller jouait les preux chevaliers lors de la fête de Pourim. Il attendra jusqu'en août 2021 pour se faire vacciner.

Ça fait pourtant plus d’un an que le relationniste hassidique et ses acolytes Max Lieberman, Mayer Feig et Abraham Ekstein nous serinent a capella qu’en bons citoyens responsables, ils prêchent le respect des règles sanitaires et la vaccination dans leur communauté. Mieux! Depuis le tout début de la pandémie, ils nous racontent «se conformer aux lois divines et prier avec l'ensemble des Québécois pour que notre pays puisse passer à travers ces difficiles épreuves». Un petit chapelet en famille, avec ça?

Parlons-en de ces lobbyistes qui prétendent remuer ciel et terre pour que leurs ouailles se fassent immuniser contre ce «virus laïc» tout en se préoccupant au plus haut point, bien évidemment, de protéger l’ensemble de la société.

Rappelez-vous. Alors que le 18 mars 2020, le Conseil des juifs hassidiques du Québec  prétendait agir «comme des citoyens responsables et solidaires» en fermant leurs centres culturels et leurs écoles, quelques mois plus tard, ces fins finauds violaient le décret du gouvernement, qui imposait la fermeture complète des écoles.
Ils copiaient tout bonnement l’exemple de leurs coreligionnaires récalcitrants d’Israël.

Ce sont ces mêmes porte-parole qui ont fait des pieds et des mains pour couvrir la fuite de leurs coreligionnaires qui se réunissaient illégalement dans leurs lieux de culte. Un jeu du chat et de la souris qu’ils se sont amusés à jouer avec ces policiers «nazis».

Ces agents politico-religieux ont fait preuve d’un zèle remarquable pour défier, bafouer, contourner et réinterpréter à leur avantage les règles concernant le nombre de personnes autorisées lors d'événements intérieurs et extérieurs dans des lieux publics. 

Sur les ondes de 98,5 FM, même Luc Ferrandez, l’ancien maire du Plateau déplorait leurs stratagèmes de délinquants. «C’est très difficile d’en arriver à des ententes avec les hassidim parce qu’ils réinterprètent constamment la loi en fonction de leurs besoins… [Ils se disent] ça, c’est la loi, maintenant qu’est-ce qu’on peut faire pour la contourner ? Dès que tu oublies une virgule quelque part dans un texte qui leur permet de faire quelque chose qui est contre l’esprit de la loi, ils vont le faire.»

Vous ne vous souvenez plus ce que mange le 
Conseil des juifs hassidiques du Québec dont Shrage Muller a été sacré directeur général? Ce noyau dur des forces hassidiques est un organisme que l'on jurerait issu d'un véritable phénomène de génération spontanée. Il a pris naissance — quelle coïncidence! — quelques jours seulement avant que Philipe Tomlinson ne révèle publiquement au bon peuple sa décision de mettre sur pied sa table de concertation sur le bon voisinage. On y reviendra bientôt, juré craché! 

En attendant, Sam Muller tient à ce que nous comprenions que pour les communautés hassidiques, le plus grand tiraillement ressenti par ses coreligionnaires vis-à-vis le vaccin, concerne «les enjeux de fertilité». On comprend qu'avec une famélique moyenne de 6,2 enfants par femme en âge de procréer, l'espèce risque sérieusement de manquer de relève.