jeudi 5 décembre 2019

LE BUNKER ANTI-PÉTARD


Ce n’est pas tous les jours que l’on voit un maire d’arrondissement se faire désavouer par l’autorité suprême de son propre parti. C’est pourtant le camouflet qu’a dû essuyer Philipe Tomlinson de la part du bureau de Valérie Plante dès le lendemain de l’adoption d’un règlement très controversé. On lui a dit qu’il était allé un peu trop vite en business

Lundi soir dernier, le maire Tomlinson a proposé et fait adopter un règlement qui lui permet désormais d’expulser à sa guise et pour une durée indéterminée tout citoyen « troublant l’ordre » des séances du conseil.

Pourtant, au tout début de la séance de lundi, Jean-Marc Corbeil, le conseiller de l’opposition, avait bien expliqué aux élus et aux citoyens présents qu’en plus d’être antidémocratique, un tel règlement serait une entorse à la liberté d’expression et à la Loi des cités et villes. Plus tard, Jean Hétu, avocat-conseil et professeur titulaire à la Faculté de droit de l’Université de Montréal, confirmera que la liberté d’expression était protégée par la Charte des droits et libertés. De son côté, la Ligue d’action civique a affirmé que les élus avaient la responsabilité d’entendre leurs citoyens, tout en menaçant de poursuivre la Ville si l’arrondissement ne faisait pas marche arrière. 

Avez-vous entendu Philipe Tomlinson sur les ondes de Radio-Canada mardi dernier? Pour tenter de justifier l’injustifiable et expliquer les motifs qui l’ont poussé à orchestrer un tel débarquement en force, il a sorti les sanglots longs des violons d'automne. « Je me suis quand même fait lancer des choses. C’était juste des pinottes, on s’entend, mais ça aurait pu être des roches. Ça aurait pu être des pétards. Ça aurait pu être n’importe quoi d’autre. » Du polonium? Une bombe à neutrons? Ben non, juste des pinottes. Tiens! Tiens!  Le chat sort du sac.



Philipe Tomlinson faisait référence aux évènements du 4 juillet dernier. Je résume pour ceux et celles qui n’en auraient pas eu vent.

Ce 4 juillet-là, après que Philipe Tomlinson eut insulté des citoyens dans la salle du conseil en les qualifiant de Peanut Gallery, je lui avais répliqué en lançant dans sa direction trois petites pinottes symboliques. Le maire ne s’était pas contenté de m’expulser. Se disant victime d’intimidation et d’agression inqualifiable, il avait porté plainte au criminel et m’avait fait arrêter pour agression armée.

C’était, selon son calcul, une superbe façon de m’écarter à peu de frais de la scène politique publique. Il espérait que les procédures criminelles s’étirent au moins jusqu’aux prochaines élections. Ça lui aurait donné deux ans de répit.

Malheureusement pour le maire, le Directeur des poursuites criminelles et pénales a rejeté sa plainte aussi risible que futile.

Il faut croire que sa déroute de juillet ne lui a pas suffi. Avec ses acolytes, ses conseillers politiques et sa suite, Tomlinson a eu presque cinq mois pour peaufiner le règlement qu’il a fait adopter lundi dernier. Cinq mois pour en arriver à ce pétard mouillé! Et Valérie Plante trouve qu’il est allé un peu trop vite dans son processus? Oh Boy! Ça promet pour les deux prochaines années.

Pour tranquilliser son poulain, Valérie devrait dépenser juste un petit peu plus qu’elle ne le fait déjà pour lui faire construire un bunker souterrain avec du Kraft Dinner pour deux ans. Ça le rassurerait peut-être un petit peu.

lundi 9 septembre 2019

MONSIEUR NET



En Israël, ces dernières années, une série télévisée intitulée Shtisel a fait un tabac. Shtiesel, c’est le nom d’une famille ultraorthodoxe fictive de Jérusalem dont l’écrivain et cinéaste Ori Elon nous présente le quotidien rebondissant sur un ton humoristique. Pour avoir dévoré les deux saisons diffusées sur Netflix, je ne peux que vous la recommander (en yiddish et hébreu avec sous-titres français).

Parmi les innombrables scènes de cette tragicomédie qui nous interpellent, une nous ramène à une problématique qui se répercute jusque dans nos ruelles d’Outremont et du Plateau. On nous montre un membre de la famille Shtiesel passant un commentaire à sa femme qui lave des assiettes et des ustensiles en plastique : « L’intérêt des assiettes jetables, lui dit-il, est qu’elles sont jetables. » Le message est clair. Fous-moi ça aux poubelles! Garbage!


Ce n’est pas par hasard que cette scène se retrouve dans cette série. La production de déchets au sein des communautés hassidiques est un fait avéré. Aussi bien là-bas que chez nous et ailleurs dans le monde. 

Si la quantité incroyable de déchets que certaines des institutions hassidiques et leurs disciples de la communauté ne survenait que lors de la Pâques juive, on n’en ferait pas tout un plat. La tolérance serait de mise. Hélas, il nous faut bien constater que c’est la fête tous les jours dans nos ruelles.

Même Joseph Rosen, un journaliste de culture juive qui habite le Mile-End, raconte dans un reportage que ses voisins hassidiques « génèrent plus de déchets ménagers qu’il ne paraît humainement possible ». En raison de la puanteur qu’il devait (et doit sûrement encore) se farcir deux fois par semaine depuis sa véranda, il avouait craindre « que tous ces déchets hassidiques attirent des rats. »

Extrait du courriel de demande d’entrevue que m’a envoyé Joseph Rosen en janvier 2016

Cela fait pratiquement six ans que Mindy Pollak est élue sous la bannière de Projet Montréal, à Outremont. En dépit des plaintes récurrentes qui se sont accumulées au cours de son premier mandat, la conseillère du district le plus malpropre de tout l’arrondissement n’a jamais levé le petit doigt pour trouver une solution au problème d’obésité morbide des sacs à ordure. Plutôt que d’aller frapper aux portes de certains membres de sa communauté qui sont la principale source de cette fange nauséabonde, elle a préféré faire la morte. Pendant les 48 mois où Philippe Tomlinson lui a servi de conseiller politique, a-t-il seulement pensé lui suggérer d’entreprendre le début du commencement d’une intervention pour mettre fin à ce merdier?

Tomlinson, du temps où il était le conseiller politique de Mindy Pollak. Ils faisaient tellement propres. On aurait dit M. Net et Mrs Clean!

Depuis qu’il est devenu maire d’Outremont, en novembre 2017, qu’a fait Philipe Tomlinson à ce sujet? On se le demande. Des résidents ont beau lui transmettre des photos de ces dépotoirs à ciel ouvert qui pullulent autour de leurs résidences, rien n’y fait. 
 


D’autres citoyens publient des lettres de protestation dans les journaux  , rien ne bouge dans nos ruelles, sinon les asticots, les rats et les papiers graisseux fuyant les sacs éventrés.

Ni le maire, ni les trois conseillères de l’administration « verte » de Projet Montréal ne semblent s’émouvoir de ces cloaques résidentiels.

On peut comprendre qu’en tant que non-résidentes d’Outremont, les Fanny Magini et Mindy Pollak n’en aient rien à glander de la salubrité de notre arrondissement. Mais que penser de Valérie Patreau? Elle qui était si fière, tout récemment, d’exhiber le certificat de reconnaissance de la Fondation David Suzuki pour avoir contribué à la protection de l’habitat du papillon Monarque. Patreau n’a même pas battu des cils lors de la dernière séance du conseil! Pourtant, le lépidoptère ne se tape certainement pas 5 000 km depuis le Mexique pour venir faire son nid ou se reproduire sur des couches souillées qui débordent!

Après s’être pointée à plusieurs assemblées du conseil, après avoir envoyé des tonnes de photos des immondices avec les adresses des contrevenants, une résidente de la rue Durocher n’en peut plus.
 
Depuis le 24 février 2018, le maire n’a jamais fait autre chose que de lui répéter « Merci Madame Poulin, on s’en occupe »

Or le 3 septembre dernier, la cour était pleine. Contrairement à ce que lui raconte le maire qui donne l'impression d'être au-dessus de ses affaires, non seulement cette femme ne voit pas d’amélioration sur le terrain, mais elle affirme, au contraire, que la situation empire.

Après lui avoir demandé s’il avait enfin un plan concret à proposer aux citoyens pour mettre un couvercle sur le problème une bonne fois pour toutes, Tomlinson s’est contenté de lui répéter : « Merci Madame Poulin. On va regarder tout ça et on va vous revenir avec une réponse. On va vous revenir avec les informations demandées… le plus rapidement possible ».

Plaintes, pas plaintes, entre 2008 et 2019, rien n'a changé à Outremont. La seule différence: aujourd'hui, c'est Tomlinson qui ferme les yeux et se bouche le nez. 

Vous voulez savoir si Madame Poulin a apprécié la cassette que lui a jouée le maire pour la énième fois en 18 mois? Écoutez-la, mais surtout, surtout, observez bien le mépris du maire.

https://youtu.be/yYUNIR4_3yo

Je vous invite à cliquer sur l'illustration pour voir de vos yeux l'attitude du maire vis-à vis une citoyenne durant l'assemblée du conseil. 

Pendant que la résidente exaspérée l’interpelle, ce dernier l’ignore totalement. Sans lever les yeux, il boit sa petite gorgée d’eau, place son téléphone cellulaire bien droit sur son bureau, joue avec son crayon, prend un document qui se trouve devant lui et se plonge dans sa lecture comme s’il était seul dans son bureau la porte fermée.

Un dédain et une incivilité grossière. Il lui aurait dit « Cause toujours mon lapin! » que ça n’aurait guère été plus insultant

jeudi 15 août 2019

LE CARRÉ DE SABLE MOUVANT DE PHILIPE



Les citoyens qui se trouvaient dans la salle du conseil d’Outremont le 4 juillet dernier en ont tous été témoins. Plusieurs ont ri. Certains ont été surpris. D’autres encore ont trouvé déplacé, voire tout à fait inacceptable que je lance, même symboliquement, trois arachides en direction du maire. J’en conviens, mon geste était une entorse aux convenances et je n’en suis pas fier. Aussi, je tiens à m’excuser formellement auprès du public que j’ai pu choquer.

En 12 ans de participation aux assemblées publiques, jamais je n’avais fait une chose pareille. Soyez assurés que je ne me permettrai plus un tel écart, tout comme je découragerai quiconque souhaiterait protester de la sorte, quel que soit l’insulte, le manque de respect, l’hypocrisie ou l’arrogance d’un élu envers un ou plusieurs citoyens. 
 
Ceci étant dit, permettez-moi tout de même de revenir sur la suite de ce triste épisode.

Il ne faut pas être dupe. Le 6 juillet dernier, deux jours après le fait, c’est avec des larmes de crocodile grosses comme ça que Philipe Tomlinson a annoncé sur sa page Facebook la très pénible décision qu’il avait dû se résoudre à prendre la veille: 

« It is with much regret that yesterday I filed 
a police complaint against a citizen for aggression»

S’il avait admis, ne serait-ce qu’une part de responsabilité dans les évènements du 4 juillet, s’il s’était le moindrement excusé pour le mépris qu’il a affiché à l’égard des citoyens, on aurait pu effacer l’ardoise. Mais c’était trop lui demander.

Pour pouvoir camper le rôle de Saint-Martyr canadien auprès de ses followers, Philipe Tomlinson s’est bien gardé de révéler qu’il avait parti le bal en traitant de « Peanut Gallery » des citoyens qui assistaient à l’assemblée. Il a plutôt choisi de poser en victime d’intimidation et d’agression… armée! Il était tellement terrifié, le pauvre, qu’il a pris l’initiative de manger une des trois pinottes en avouant au peuple à ses pieds qu’elle était « pas mal bonne! »



Et bien aujourd’hui, Tomlinson va en manger une autre, un peu plus salée, cette fois. Le centre d’enquête du SPVM vient de m’apprendre que le Directeur des poursuites criminelles et pénales a rejeté la plainte que le sanguin maire avait portée contre moi. Allez hop! Aux poubelles, la plainte! 

Ce qu’il pensait être un coup fumant s’est plutôt révélé un coup foireux. Aujourd'hui, pour paraphraser M’sieu l’maire, je fais l’annonce suivante: 

« It is with great joy that I learned yesterday 
that the prosecutor dismissed the vicious complaint 
that the mayor filed against me. » 

En français, ça veut dire que je suis à nouveau persona grata à l'hôtel de ville. Mais j'y pense... il y a une assemblée spéciale du conseil cet après-midi. Vous venez avec moi? On va aller dire bonjour à Philipe.

C’était pourtant écrit dans le ciel que Tomlinson allait prendre le champ avec sa plainte. Je ne comprends même pas qu’il ait pu agir aussi bêtement sans voir qu’il avait toutes les chances du monde de s’embourber jusqu’aux aisselles. Pour sa défense, je plaiderais qu’il n’a pas pu penser à ça tout seul.
 
Entre vous et moi, je soupçonne que Tomlinson s’est très facilement laissé convaincre par des idéologues de son parti de me servir ce beau coup de cochon. L’occasion leur a semblé trop belle de se débarrasser d’un citoyen gênant qui a la mauvaise (?) habitude de mettre les élus de Projet Montréal devant leurs décisions aberrantes, leurs manigances de coulisses et leurs partis-pris flagrants. Le nez dans leur propre caca, quoi. Et ça chlingue, mes amis! 

Je ne suis pas un disciple de la théorie du complot, mais lors de l’assemblée du conseil du 2 juillet dernier, certains citoyens auront été intrigués de repérer Craig Sauvé dans la foule. De mémoire, on ne se souvient pas que ce conseiller de ville du district Saint-Henri-Est–Petite-Bourgogne–Pointe-Saint-Charles–Griffintown se soit montré la binette à une séance d’Outremont. De toute évidence, Sauvé s’y est pointé pour soutenir le maire qui s’attendait à essuyer une volée de bois vert (mais pas des pinottes!) de la part de nombreux électeurs particulièrement mécontents. Il a un de ces flairs, ce cher Craig. Quelqu'un devrait le payer pour dénicher des truffes!

Il est vrai que ce n’est pas tous les jours que l’on peut sauver un cochon de l’éviction et engueuler des citoyens comme du poisson pourri à la sortie d’une séance du conseil.


En plus de Craig Sauvé, on a aussi remarqué la présence de Marc Chétrit, un avocat qui fait partie de ce que Projet Montréal appelle sa « dream team » d’Outremont. Il aurait peut-être été plus juste de la baptiser la « Teamlinson »!

Lors de cette assemblée du 2 juillet dernier, le juriste qui m’était encore inconnu s’était (entre autres!) montré particulièrement agressif à l'égard d'une organisatrice de la manifestation
contre le plan de stationnement du maire qui s'était tenue juste avant l'assemblée . Peut-être se pensait-il sur le ring. Une chose est sûre, il n’a pas mis de gants blancs pour la houspiller en pleine séance du conseil.

La « dream Team » d’Outremont en 2018: Fanny Magini, David DesBaillets, Rani Cruz, Mindy Pollak, Claire Trottier, Valérie Patreau, Philipe Tomlinson, Max Lieberman et Marc Chétrit. À droite, ce même Me Chétrit à l’assemblée du conseil du 2 juillet dernier.

Remarquez que Philipe Tomlinson n’en est pas à ses premières calomnies de bas étage. Pour parvenir à ses fins, le petit politicien est prêt à tout. Et ce n’est pas la moitié de ses forces d’être plus menteur qu’un arracheur de dents. Sa malveillance et ses coups sous la ceinture ne datent pas d’hier. Et je ne parle même pas de son hypocrisie dans les histoires de l'îlot Saint-Viateur,  de la synagogue de Rosenberg sur l’avenue Bernard ou de son plan de stationnement.

À l’automne 2017, son ambition de se faire élire à la mairie d’Outremont l’a amené à lancer des accusations aussi graves qu’infondées. Le 27 octobre 2017, à quelques jours des élections, il a exhorté ses troupes et ses partisans à propager tous azimuts le contenu d’un courriel diffamant à souhait qu’il a concocté pour torpiller celui qui deviendra tout de même le conseiller de l'opposition à Outremont. 

Extraits du courriel de Tomlinson

Jean-Marc Corbeil, un antijuif notoire? Elle est bonne celle-là. Si elle le pouvait, la gang de Projet Montréal l'expédierait à Nuremberg sur le premier vol!

Qui c’est l’autorité qui a décrété ça? Corbeil a-t-il été condamné sans qu’on le sache par des « Sans-culottes » de la Révolution anglaise de Projet Montréal? À moins que ce soit Mayer Feig, le lobbyiste ultraorthodoxe, qui aurait susurré ça à l’oreille de Tomlinson en jouant au téléphone arabe? Un coup parti, pourquoi ne pas l’avoir accusé de pédophilie? Ah! Il n’y a pas pensé. C'est ennuyeux, ça. Au moins, il n'a pas oublié de dire que Corbeil est un de mes amis. Se pourrait-il que le maire n'ait pas encore eu vent du fait que j'ai été blanchi trois fois plutôt qu'une des accusations calomnieuses et mensongères portées par ses grands amis hassidiques? Il est plus vite à mitrailler des allégations qu'à prendre acte des jugements de cour.

Tomlinson a également soutenu dans ce même courriel que «[Jean-Marc Corbeil] a récemment publiquement harcelé une citoyenne (lors de la fête des pommes de PGLO) qui avait posé une question sur les hassidiques à son collègue, M. Murray. La dame a d’ailleurs rempli un rapport de police et le dossier suit son cours.»

L’aspirant maire l’affirmait avec force et certitude, comme s’il en avait été témoin. Mais, dites-nous un peu, monsieur le maire, qu’est-il advenu de cette plainte? Comment? Elle a pris le bord de la poubelle du poste 24. Elle aussi! Cou’donc, ça va mal vos affaires. Si j’étais Tomlinson, j’irais pas au casino.

Entre temps, c'est le maire d'Outremont qui s'est fait coller une plainte à la commission municipale du Québec pour ses manquements à l'éthique. C'est M. Marc Poulin, le citoyen que Tomlinson a traité de «Peanut Gallery» qui lui a servi sa propre médecine.

Outrecuidant comme peuvent l'être les ti-coqs, le maire s'était également permis une attaque ad hominem contre M. Poulin. À l'ex-PDG du groupe Sobeys qui avait tout de même réussi à consolider la position de deuxième plus important distributeur/détaillant canadien d’alimentation avec des revenus annuels dépassant les 24 milliards de dollars, Tomlinson lui a lancé publiquement et de façon toute à fait gratuite : « Monsieur Poulin, continuez à faire des déficits! » 

Voici un élu qui, ma foi, ne se prend vraiment pas pour de la croquette de chat!

Mais je m'en voudrais de vous laisser sur cette fausse note. Je vous invite donc à écouter cette humoriste canadienne expliquer comment elle en est venue à avoir un problème avec les juifs. Cliquez sur la photo pour l'entendre. C'est très court.

https://www.youtube.com/watch?v=RoZlK6ylieA

vendredi 5 juillet 2019

BULLETIN SPÉCIAL – UN SUSPECT ARRÊTÉ APRÈS L’ATTENTAT CONTRE LE MAIRE D’OUTREMONT


Victime, hier en plein jour, d’un gravissime attentat à la peanut écalée alors qu’il présidait une séance extraordinaire du conseil d’arrondissement, le maire Philipe Tomlinson s’en est sorti miraculeusement indemne. Toujours en état de choc post-traumatique, le premier magistrat d’Outremont a eu toutes les peines du monde à formuler sa plainte pour agression armée.



Heureusement, ses attachés politiques et les membres de son cabinet fantoche étaient à son chevet pour le réanimer en lui faisant ingurgiter une des pinottes vegan (sans sel ajouté!) qui traînait toujours sur le bureau du président d’assemblée après l’attentat.

En raison de la très grande distance qui sépare l’arrondissement du nouveau poste de quartier 26 relégué aux fins fonds de NDG, ce n’est qu’aujourd’hui qu’une escouade du SPVM a été en mesure de mettre la main sur le dangereux suspect.


À 13 h 03, l’escadron parachuté depuis le 7405 avenue Mountain Sights a pu localiser l’auteur présumé de l’hécatombe et donner l’assaut pour le neutraliser dans sa tanière de l’avenue Durocher.
 

Connu des politiciens de Projet Montréal sous l’alias Pete le Gorille blanc, le fugitif n’a pas été en mesure d’opposer de résistance aux forces de l’ordre. Nu-pieds et encore quasiment en bobettes, la fouille au corps du forcené ne s’en est trouvée que plus aisée. Tout s’est déroulé si rondement que les constables ont même oublié de lui demander de prendre la position du «bend over» et de tousser.

Placé illico en état d’arrestation, Lacerte s’est fait réciter ses droits. Il pouvait garder le silence et contacter un avocat de son choix une fois atterri dans la salle d’interrogatoire.

Le suspect a décliné l’invitation de recourir à un avocat avant d’être embarqué pour une bonne grosse demi-heure de fourgonnette jusqu’au repère de la police. Comme on ne lui avait pas passé les menottes, Lacerte en a profité pour avaler et détruire une partie de la preuve incriminante qui traînait encore dans le fond de sa poche avant droite. Heureusement, les gardes du corps qui l’escortaient n’y ont vu que du feu.


Habillé en civil, portant cravate étroite et veston bleu outremer, l’enquêteur qui l’attendait s’est avéré extrêmement courtois. Non seulement lui a-t-il permis de récupérer son appareil photo, son iPod et ses clés de vélo avant même d’avoir signé quoi que ce soit, mais il l’a gentiment invité à contacter un criminaliste. Lacerte a fini par accepter le privilège qu’on lui offrait. Un peu vieux jeu, le quasi-retraité n’a eu qu’une seule exigence. Il a réclamé qu’on lui amène Frank Shoofey pour le représenter. «Ce sera Shoofey ou personne!», qu’il disait. Il ne demandait pourtant pas la lune, non? Apparemment qu'on lui aurait dit que Me Shoofey n'était plus de garde.


À défaut de voir sa seule et unique volonté exaucée, Lacerte s’est mis à table dans la salle d’interrogatoire. Voici ce qu’il a raconté :

« Le 2 juillet, Monsieur l’enquêteur, lors de la séance du conseil d'Outremont, le maire Tomlinson a insulté à plusieurs reprises un citoyen qui se trouvait dans la salle. Il a traité le pauvre résident de Peanut Gallery. Il n’arrêtait pas de répéter Peanut! Peanut! Peanut! Peanut Gallery!


https://youtu.be/IMFeEIIVg_s

Cliquer sur la photo ci-haut pour voir et entendre Tomlinson mépriser les citoyens assis devant lui.

«Le maire était déchaîné, Monsieur l'enquêteur, complètement hors de lui. Il avait pété un plomb parce que les citoyens de l’arrondissement avaient osé (quels ingrats!) contester et manifester leur indignation à l’encontre d’un plan de stationnement que M’sieur le maire avait concocté sournoisement dans le dos des citoyens. En autocrate en herbe, le maire voulait en passer une petite vite (pas si petite que ça, en fait) au bon peuple qui, de toute façon, n’avait pas les capacités intellectuelles qu’il fallait pour qu'on lui donne voix au chapitre. On aurait presque cru qu’il avait lu Hamlet (rassurez-vous, il n’a probablement jamais ouvert Shakespeare). De son ton méprisant, on entendait le fameux Caviar to the general (On ne donne pas du caviar aux cochons!). La soirée s’est terminée en eau de boudin (non, pas ceux que vous pensez!) et le maire n’a pas été en mesure d’imposer sa volonté divine.

 «Je continue, Monsieur l’enquêteur. Pour reprendre la tyrannie en main, Philipe Tomlinson a convoqué une séance du conseil extraordinaire pour l’après-midi du 4 juillet. Jouant encore au petit despote de village, il a bâillonné les citoyens venus en très grand nombre, à 14h15, au beau milieu de cette semaine du début des vacances. Les citoyens ont été outrés de son comportement méprisant. Ils l’ont hué en scandant longuement Non! Non! Non! Non! Non! Non! (Voyez par vous même en cliquant ICI)


«Je me suis levé et j’ai reproché au maire têtu d’avoir insulté la salle deux jours plus tôt en nous abreuvant de Peanut Gallery! Peanut! Peanut! Peanut! Peanut Gallery! Je lui ai appris l'origine de l'insulte qu'il avait lancée aux citoyens. 

«À l'époque, lui ai-je dit, dans le milieu du théâtre, les gens qui n'étaient pas en moyens se payaient les sièges du poulailler, les moins bonnes places du théâtre. Pour grignoter, ils ne pouvaient acheter que des cacahuètes. Pour que Tomlinson comprenne bien l'insulte qu'il nous avait craché au visage, je lui ai appris qu'à l'époque, lorsque les spectateurs trouvaient le spectacle minable, il était de mise de lancer des cacahuètes sur la scène.  

«Voyez, Monsieur l’enquêteur. Je lui ai lancé quelques petites peanuts écalées. Le maire en a même profité pour en manger une devant moi par pure arrogance. Je vous le dis, Monsieur St-Amour, tout ce que j’ai fait, c’est de conforter le maire dans ses préjugés ignobles. J’ai agi en totale conformité avec la vision qu'il a des citoyens qu’il est censé représenter.»

L'attentat à la pinotte écalée en lancer ballounne!

Vous constaterez, chers voisins - voisines, que les petits politiciens comme les puissants n’apprennent jamais des erreurs de leurs prédécesseurs. Tomlinson pense pouvoir me faire taire en me balançant une plainte criminelle dans les pattes. J’ai des petites nouvelles pour notre tyranneau. Ce n'est pas la première fois que l'on cherche à m'intimider et à vouloir me réduire au silence.

Plusieurs d'entre vous aviez remarqué que je ne faisais plus de caricatures sur mon blogue depuis plus de cinq ans. En fait, la dernière remonte au 22 mars 2014. Je me moquais de mon bon ami
Julius Grey, l'anticommunautariste auto-proclamé qui avait même défendu Raël. C'était quatre jours après que la Cour d'appel du Québec eut cloué le bec de Julius et de Michael Rosenberg, le nabab hasidique d'Outremont qui m'avait salement poursuivi. Mais maintenant que Tomlinson décide de s'y essayer à son tour, Photoshop reprendra du service.

Imaginez-vous donc qu'en raison de la plainte que Narcisse vient de me porter, je n’ai plus le droit de passer devant chez lui, ni même d’assister aux assemblées du conseil que je fréquente assidument depuis 12 ans bien sonnés. C'était tout l'intérêt qu'il avait à appeler la police. Se débarrasser de la pinotte qui se trouvait dans sa chaussure.

Sachez que le jour de l’anniversaire de ma défunte mère (Allo, maman!), j’irai me faire tirer mon portrait et mes empreintes au Soutien opérationnel Ouest de Ville Saint-Laurent (un p’tit voyage, quoi!) et qu'en août, je suis intimé de me présenter devant un juge de la Cour du Québec, chambre criminelle pénale pour me défendre de ce petit coup bas de la part de Trump-linson, le gourou du
culte du Je Me Moi . Comment on dit ça en anglais déjà? Deja vu! 

Pour faire des économies, le SPVM reprendra-t-il mes photos d'identification d'un autre temps?

Je compte bien, après cette journée d’août, pouvoir recouvrer mon droit d’assister aux séances du conseil, de débattre des sujets d'intérêt pour les citoyens et, en passant, de dénoncer l’arrogance, le mépris et la fourberie de ce petit étalon de Projet Montréal.

Je me demande bien qui, de nous deux, va se sentir le plus seul tout au long de cet été.

Parlant de pinottes, il vous faut absolument voir cette chronique de l'impayable Jean-Luc Mongrain. Cliquez sur la photo de Mongrain ci-dessous pour la visionner. J'étais mort de rire!
 

https://www.youtube.com/watch?v=y8rDg7eX33w&feature=youtu.be&fbclid=IwAR2pj_yjcJvidIOKAR0o5XPfuF2BT-PgaoYNLiWXVB0GYVTbSaJFAYUpwpM


Bon été à tout le monde et à très bientôt.

dimanche 16 juin 2019

LES MOUCHES À CHEVREUIL


Il arrive que des dossiers ne veuillent pas mourir. Pourtant, lorsque les politiciens les glissent dans l’ordre du jour, ils sont convaincus que ça sera une autre lettre à la poste. Et puis, contre toute attente, la machine se grippe. Ce qui devait être du beurre dans la poêle se transforme en patate chaude.

Parions qu’avec le projet de réforme du stationnement qu’il veut nous enfoncer de force dans la gorge, Philipe Tomlinson verra sa bourde s’ajouter à sa collection de bévues. Mais on y reviendra après l’assemblée publique du 19 juin à laquelle nous sommes tous conviés pour contester cette réforme improvisée.

Pour le moment, notons qu’au cours de la dernière année, le tyranneau d’Outremont s’est fait prendre plus d’une fois à son petit jeu. On dirait qu’il n’a pas encore réalisé que lorsqu’on lance un boomerang et qu’il n’atteint pas son but, il nous revient derrière la tête.

Pensons à l’incroyable saga de l’îlot Saint-Viateur. Il aura suffi qu’un rapport confidentiel fasse l’objet d’une fuite pour que Tomlinson se retrouve dans l’eau bouillante avec son projet secret de synagogue sur un terrain public. Pour ne rien arranger, sa dénégation des faits ne l’aura qu’éclaboussé davantage.

Parfois, les tours de passe-passe aux relents de favoritisme ne sont pas aussi visibles aux yeux des citoyens, mais ils peuvent devenir aussi emmerdants que les mouches à chevreuil.

Il y a 14 mois, personne n’avait eu vent de cette dérogation que Mindy Pollak, conseillère de Projet Montréal, a fait voter en dépit du refus unanime du CCU. Grâce à ce vote douteux, les propriétaires du 367 Querbes qui sont membres de la famille du nabab Michael Rosenberg allaient pouvoir agrandir leur maison dont la superficie au sol dépassait déjà largement le maximum autorisé. Au diable le règlement de zonage

Personne ne peut le jurer, mais plusieurs se demandent si le grand manitou hassidique aurait pu intervenir pour aider un membre de sa famille à obtenir cette dérogation qui va à l'encontre des règlements. Au mieux, il y a apparence de conflit d'intérêts. 

L’équipe Tomlinson croyait probablement que le bon peuple n’y verrait que du feu. À tel point que le 9 avril 2018, fendant et condescendant à souhait, Philipe Tomlinson n’a même pas jugé utile d’expliquer pourquoi il retournait comme une crêpe le verdict unanime des spécialistes de l'urbanisme, de l'aménagement, de l'architecture, de l'ingénierie et du patrimoine qui s’étaient prononcés contre le projet d’agrandissement. (Lire ma chronique Les largesses de Mindy) 

Affaire bâclée, affaire classée!, pourraient penser certains politiciens. Tut! Tut! Tut! Pas si vite. Depuis cette séance pipée, des citoyens se sont penchés sur le dossier et sont revenus à la charge à au moins trois autres occasions au fil des mois.

Pas plus tard que le 3 juin 2019, une résidente de la rue Querbes, voisine de l’immeuble litigieux, s’est présentée au micro avec la ferme intention d’ébranler le piédestal sur lequel les élus de Projet Montréal s’étaient juchés.

La citoyenne incommodée a égrené le chapelet d’articles de règlements que les élus semblent avoir allègrement bafoué dans cette affaire qui sent le népotisme.

De un, sans s’attarder au fait que ces travaux font fi de l’article 7.1 du règlement 1177 sur les normes minimales des marges latérales, elle a rappelé l’objection majeure et unanime qu’ont soulevé les membres du CCU. « Cet agrandissement contreviendrait carrément à l’article 7.12.1 du règlement de zonage qui prévoit que le pourcentage d’occupation au sol dans la zone où se la résidence du 367 Querbes ne peut pas dépasser 50 % de la superficie du terrain. Or la nouvelle dérogation porterait ce pourcentage à 57 %! »

De deux, l’article 5.3 du règlement 1177 stipule qu’une construction dérogatoire ne peut être agrandie que si l’ensemble de la construction respecte la réglementation d’urbanisme. Or, il s’avère que l’article 145.4 de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme spécifie qu’une dérogation mineure ne peut être accordée que si elle pose un préjudice sérieux au demandeur ou si elle porte atteinte à la jouissance des voisins.

Depuis plus d'un an et demi, les voisins sont aux prises avec des déchets malodorants et poussiéreux en façade, sans parler des émanations toxiques, de la vermine et des rats. Ce chantier a un impact direct sur la vie des gens du quartier.


La plaignante a souligné que cette résidence compte déjà une
superficie de plus de 3500 pieds carrés et que son agrandissement irait à l’encontre du plan d’urbanisme de l’arrondissement qui préconise le verdissement et la réduction des îlots de chaleur. C’est sans compter que l’extension de la maison augmentera la charge en béton et en briques et exigerait l’abattage d’un arbre mature. Tout cela constituerait une perte de jouissance pour les voisins.


 
Alors qu'on venait tout juste de lui lire l’article 145.4, Philipe Tomlinson a trouvé le tour de tout mélanger en affirmant que le conseil peut accorder une dérogation si cela peut améliorer le bien-être de la personne qui la demande. Non, mais, il le fait exprès ou quoi?

Il a fallu lui répéter que tout ce que peut contester le demandeur, c'est un refus qui lui causerait un préjudice sérieux. Seuls ses voisins peuvent invoquer la question de jouissance. Est-ce assez clair, maintenant? On dirait que Projet Montréal ne comprend ni du culte, ni de la tête! D’ailleurs, on se demande si le les propriétaires n'auraient pas invoqué un argument religieux pour justifier leur demande. On le saura peut-être un jour.

Étrangement, dans toute cette affaire, un élément n'a été soulevé par personne. Ni par le demandeur de la dérogation, ni par la Direction de l'aménagement urbain et patrimoine. La question du stationnement. Ben oui! Où donc le proprio va-t-il planquer sa voiture? C'est le b.a.-ba en aménagement urbain. Nous n'en sommes pas encore tout à fait à l'ère de la téléportation.

L'article 9.1.1 du règlement 1177 ne laisse place à aucune interprétation. «Un permis de construction ne peut être émis à moins que n'aient été prévues des cases de stationnement hors-rue ». Plus clair que ça, tu meurs! C'est à se demander si tout ce beau monde dormait sur la switch lorsque les propriétaires du 367 Querbes sont allés faire leur demande.

Pourtant, sur le site de l'arrondissement, on se vante d'avoir un service d'aménagement urbain qui dispose d'une «solide expertise en matière de gestion et de mise en valeur du territoire». On ajoute que son équipe «évalue les projets et délivre les permis en plus de veiller au respect et à l'application de la réglementation». Si ce n'était pas écrit noir sur blanc sur le site de l'arrondissement, on ne le croirait pas!

Après un premier coup d’œil aux plans déposés par les propriétaires, même le dernier des stagiaires du département aurait dû s'apercevoir que l'agrandissement demandé condamnait le garage de cette résidence. Même une Smart ne parviendrait pas à s'y garer, ce qui va totalement à l'encontre du règlement de zonage.


Une fois l'agrandissement complété, oubliez le garage. Il sera inutilisable pour y stationner une voiture.

Le plus surprenant, lors de la dernière assemblée du conseil fut peut-être d'entendre le directeur du service de l'aménagement urbain nous raconter qu'il attendait de recevoir le plan de localisation de la fondation qui a été coulée avant de réagir. Non, mais... pincez-nous. Cela doit faire plus d'un an et demi que M. Girard a en main les plans d'architecte détaillés sans lesquels aucun permis ne pouvait être délivré.

À l'extérieur, seule la dalle de béton des fondations de l'agrandissement a été coulée.

Aujourd'hui, puisqu'aucun mur de l'agrandissement planifié n'a encore
été érigé, il est temps pour la direction de l'aménagement urbain et patrimoine de sortir de sa torpeur et de faire appliquer sa propre réglementation. Ce n'est pas sorcier. Il suffit d'exiger la démolition de cette dalle de béton. Et tout rentrera gentiment dans l'ordre.