mercredi 1 juillet 2009

LA SYNAG-MOBILE

Dès qu'on lui en donne l'occasion (voir le reportage de Radio-Canada), Alex Werzberger raconte que sa communauté n'a pas le choix de maintenir des synagogues dans les rues résidentielles en contravention de la règlementation de zonage. Pour le porte-parole de la secte hassidique, il est impensable de déménager ses synagogues illégales sur l'avenue du Parc car ça les obligerait à faire de longues marches.

Eh! bien, Chaim Manklin, un rabbin russe, a trouvé la solution rêvée pour notre ami Alex. Il a lui-même aménagé un Winnebago en lieu de culte. Il sillonne les rues de Moscou pour encourager la pratique. Les fidèles montent à bord de la synagogue ambulante, font leurs rituels, récitent des commandements avec des mouvements d'inclinaisons réguliers, puis quittent la synagogue ambulante. Et le tour est joué!

Le concept est né à New York en 1974. Comment ce fait-il que Werzberger n'y ait pas pensé plus tôt? Fini les longues marches sous la pluie, la neige ou le soleil. Fini les millions de dollars investis dans la construction de synagogues contestées, les normes de construction à respecter, les inspecteurs municipaux à déjouer, les poursuites incessantes, les embrouilles avec les élus et les citoyens goys. La sainte paix pour tout le monde, quoi!


On va même vous aider à trouver ce qu'il vous faut, Alex. Cliquez sur Auto hebdo.net
ou encore sur Kijiji. Vous aurez l'embarras du choix. Et les prix, donc! Une misère.


Le rabbin russe Chaim Manklin pose devant sa "Mitsva mobile" à Moscou, le 16 juin 2009.

jeudi 25 juin 2009

LA MASCOTTE DU GHETTO

C'est Franco Nuovo qui a piqué notre curiosité, ce matin. L'animateur de la première chaîne de Radio-Canada invitait les auditeurs à aller jeter un coup d'œil à la photo impayable qui illustrait les pages quatre et cinq du Devoir. On y découvrait un juif hassidique immortalisé lors du défilé de la Saint-Jean.

Imaginez. Hier, c'est par centaines de milliers que les Québécois ont célébré leur Fête nationale dans les rues et les parcs de la métropole.
Perdu au milieu de cette marée humaine, un seul et unique membre de la communauté hassidique.
Et par le plus grand des "hasards", qui c'est que l'on retrouve sur la photo qui déborde sur deux pages dans Le Devoir ? Ben! oui. Notre ami Max Lieberman. Il ne l'a pas fait exprès, juré craché!






Dans un stade olympique rempli à pleine capacité, il y a un personnage qui ne passe pas inaperçu. C'est Youppie!

À la Fête nationale de 2009, il semble bien que la mascotte des célébrations ait été Max Lieberman!


Où qu'il se trouve, Max a beau vouloir passer incognito dans la foule compacte, il semble être un véritable aimant à caméras. D'ailleurs dans une chronique publiée le 20 février 2009 dans le journal Le Point d'Outremont, Max Lieberman le disait lui-même: "Dans la vie, rien ne fait qu'arriver." Cette fois encore, il faut lui donner raison. Le destin le talonne de près.

Qui est Max Lieberman? Un porte-parole apprécié de la communauté hassidique. Depuis la commission Bouchard-Taylor, si vous avez été quelque peu attentif, vous l'aurez fréquemment vu et entendu dans divers médias québécois.

Max Lieberman,
le 27 juin 2008, dans un reportage de la télé de Radio-Canada sur la controverse à propos de la clôture de l'hôtel Miramont de Saint-Adolphe d'Howard.


Lieberman siège au comité Sécurité publique et stationnement aux côtés de la mairesse Cinq-Mars. Il est administrateur du Hatzoloh, un service non officiel de premiers soins destinés exclusivement à la communauté juive. Max Lieberman s'exprime aussi au nom du Conseil de la communauté juive orthodoxe (JOCC) dont deux des administrateurs sont nuls autres que Mayer Feig
et le célébrissime Michael Rosenberg. C'est donc tout sauf un hasard s'il s'est retrouvé devant l'objectif du photographe du Devoir.

Par les temps qui courent, la secte hassidique a plutôt mauvaise presse. Les synagogues illégales, les écoles illégales, les autobus illégaux, les passe-droits en matière de stationnement, les confrontations avec les inspecteurs municipaux, les bravades aux ordres des autorités municipales et on en passe. Une campagne de relation publique s'imposait.

Une fois de plus, les dirigeants intégristes d'Outremont ont fait la preuve qu'ils sont absolument imbattables quand vient le temps de mousser leur image. Cette fois-ci, ils ont saisi l'occasion de la Fête nationale pour redorer un tant soit peu leur blason.

Afin de faire croire à la société qui les accueille
que la communauté ultra-orthodoxe souhaite de tout coeur entrer dans le set carré et "s'intégrer", les dirigeants n'ont eu qu'à agiter leur mascotte devant les caméras. Le subterfuge a fonctionné à merveille.

Grâce à la seule image de Max, les lecteurs du quotidien ont pu croire que la théocratie hassidique commençait à donner des signes d'ouverture sur le monde démocratique. Or ce n'était que poudre aux yeux. Grâce au subterfuge, l'objectif des Max, Mayer et Michael a été atteint. Ils ont pu se régaler en lisant la légende suivante sous la photo de Max: "Que ce soit au défilé ou dans les fêtes de quartier, la Fête nationale prenait tout son sens en voyant des gens d'origines diverses se réunir autour du drapeau national." Une pub gratuite! Un exercice de relations publiques qui valait son pesant d'or. Tout ça, sans que le photographe et le journal aient même eu conscience de la petite vite qu'ils venaient de se faire passer. Nos amis doivent rire dans leur barbe.

Même dans leur fief d'Outremont, les hassidim ont brillé par leur absence. Il y avait Maé, Jules et Carlos, mais Orit, Shlomo et Noam n'étaient pas de la Fête des Québécois.

Pas la moindre frisette de peots (boudins), pas l'ombre d'une kippa n'est apparue de toute la journée. Même la musique klemzer n'aura réussi à les appâter. C'était business as usual. Les enfants à l'école, les femmes à la maison et les hommes à la synagogue ou au boulot. Pourtant, notre bonne mairesse était sur place avec Claude Piquette et l'ineffable Louis Moffatt, le formidable président du comité sur les relations intercommunautaires auquel siège Michael Rosenberg.

Après des années de "dévouement" et "d'efforts acharnés", Moffatt ne sera même pas parvenu à convaincre ses protégés hassidiques de festoyer ne serait-ce qu'une heure ou deux dans l'année avec leurs voisins goys.

Max Lieberman lors de la séance du conseil d'arrondissement d'Outremont de février 2009

Pourtant, la veille (23 juin 2009), des citoyens ont bel et bien vu Max Lieberman et Mayer Feig (qui n'habite même pas Outremont!) s'engouffrer dans l'hôtel de ville de l'arrondissement d'Outremont par la porte d'en arrière, mallette à la main. Il était passé 17h.

P
our les citoyens ordinaires que nous sommes, les bureaux ferment dès 16h30, mais pour les dirigeants de la secte, la porte des élus est toujours grande ouverte et sur la carpette d'entrée on y lit probablement ברוך הבא (Bienvenue). Dire qu'on a pensé pendant un moment qu'ils s'affairaient aux derniers préparatifs de la fête avec la mairesse et ses bons conseillers d'Union Montréal. Ils nous ont bien eu toute la gang! Chapeau (ou kippa?), messieurs!

samedi 20 juin 2009

LE RENOUVEAU INTÉGRISTE


"Vive les vacances,
au diable les pénitences,
mettons l'école en feu
et les profs dans l'milieu."

Il y a presque 50 ans, à la fin juin, c'est ce que nous chantions en choeur et en culottes courtes lorsque les bonnes sœurs nous annonçaient que l'école était finie. À la même époque, certaines écoles hassidiques illégales ouvraient déjà leurs portes en catimini. Des portes qui n'ont jamais plus été refermées.


Aujourd'hui, grandes vacances ou non, la question des écoles ultra-orthodoxes illégales fait drôlement jaser. Même que ça sent le brûlé!

Dans le Journal de Montréal, c'est au tour de Joseph Facal d'y aller d'une analyse qu'il a intitulée Le cercle carré. Lui aussi se gratte l'occiput en jonglant avec la patate brulante que constitue le respect du cursus du ministère de l'Éducation auprès des intégristes hassidiques.


M. Facal est convaincu que si le gouvernement devait recourir aux tribunaux pour forcer la main des rabbins, ces derniers ne se soumettraient tout simplement pas à la loi des goys. Selon lui, ils préfèreraient opter pour l'illégalité, voire la clandestinité. Un peu plus et les rabbins récalcitrants scanderont "La grande noirceur ou la mort!".

S'il était Jean Charest, notre bon Julius Grey règlerait la question vite fait. Rappelez-vous. Lors des audiences de la commission Bouchard-Taylor, l'illustre juriste avait tout bonnement capitulé devant la ferveur religieuse de certains groupes; "Il y a certains petits groupes pour lesquels il n'y a rien à faire. Ce 1% ne veut pas se mêler. On doit les tolérer et les traiter avec justice... Certains groupes sont indissolubles et il faut les laisser tranquille." (cliquer sur l'extrait vidéo daté du 28 novembre 2007)
video

Au cours de cette émission sur les ondes de Radio-Canada, Julius Grey était allé jusqu'à comparer la secte hassidique à nos bonnes soeurs cloitrées. Heureusement, sur le même plateau, Louise Beaudoin l'avait retourné comme une crêpe en lui rappelant qu'à la différence des hassidim, "les religieuses ne se reproduisaient pas beaucoup"! Et vlan!

À moins d'être aveugle, la réalité crève les yeux. Tant en Israël, à New York qu'à Montréal , la démographie hassidique enregistre un boom quasi exponentiel. D'ailleurs, si vous n'avez rien au programme lundi prochain (22 juin), vous pouvez
toujours aller faire un saut au Café des Psaumes, à Paris. Dans le cadre du 5e Festival des cultures juives, on propose la conférence intitulée D'Amérique, le renouveau hassidique comme réponse à la Shoah. Vous y apprendrez que les clans hassidiques connaissent aujourd'hui une nouvelle ère de prospérité aux États-Unis. Une prospérité qui se fait sentir jusqu'ici puisque Montréal est le satellite des ultra-orthodoxes de New York.

C'est dire combien l'argument du 1% de Julius Grey est fallacieux. Le soi-disant groupuscule "indissoluble qui ne veut pas se mêler et que l'on devrait laisser tranquille" représente aujourd'hui entre 17 et 20% de la population d'Outremont. De 6 000 qu'ils sont aujourd'hui, ils passeront à 13 000 dans moins de 15 ans.

Vous trouv
ez la situation trop délicate pour intervenir aujourd'hui, messieurs dames les élu(e)s? Alors continuez à laisser les dirigeants ultra-orthodoxes bafouer nos lois et créer impunément des générations d'intégristes religieux inaptes à contribuer de quelque façon que ce soit à la société québécoise. On s'en reparlera dans dix ans... quand ils auront achevé d'usurper le peu de pouvoir frileux qu'il vous reste.

vendredi 12 juin 2009

ÉDUCATION: TOLÉRER L'INTOLÉRABLE

Le 11 juin dernier, Pierre Anctil publiait une lettre ouverte dans les pages du Devoir à propos de la "nouvelle ronde de négociations entre le ministère de l'Éducation et certaines écoles hassidiques".

Personne ne reprochera au professeur Anctil de s’intéresser à l’histoire de la communauté hassidique établie au Québec
depuis le début du 20e siècle ou d’avoir traduit du yiddish les souvenirs d’Israël Medresh, jeune Juif d’Europe de l’Est débarqué à Montréal en 1916. Au contraire, il est fort instructif de découvrir et de comprendre les rapports entre la communauté juive et les Québécois francophones depuis leurs premiers contacts.

Par contre, quand sa fascination pour la secte hassidique se transforme en un serment d’allégeance inconditionnel qui l’amène à justifier le jusqu’au-boutisme fanatique, rien ne va plus.

Il est important de comprendre les motivations profondes qui ont amené les hassidim à se replier sur
eux-mêmes, à vivre en reclus au milieu d’une société qu’ils abhorrent ouvertement. Les raisons historiques évoquées par M. Anctil sont extrêmement dramatiques, mais pendant combien de siècles encore les sociétés occidentales devront-elles battre la coulpe et faire amende honorable? Il n’y a aucune raison pour la société d’accueil de se plier aux préceptes ultra religieux de cette frange intégriste de la communauté juive. La démocratie ne peut céder à la théocratie d’une minorité sans bafouer les droits de tous, y compris les droits des enfants que sont les petits hassidim.

Que les dirigeants des sectes hassidiques soient ou non motivés par un isolationnisme malveillant ou par un mépris des lois du pays comme le réfute M. Anctil, il n’en demeure pas moins que des ultra religieux influents font clairement fi des lois et règlements qui s’appliquent à toutes les autres communautés, qu’elles soient de souche ou non. Doit-on tolérer l’intolérable? Peut-on leur permettre de créer leur propre système d'apartheid avec la complicité de certains élus alors que nous décrions et sanctionnons l’abject phénomène partout ailleurs sur la planète?

En matière de scolarisation, Pierre Anctil avance que les rabbins hassidiques ne rejettent pas les exigences officielles. L’excuse pour ne pas se conformer résiderait dans le fait qu’une fois le rigoureux programme judaïque injecté dans le cerveau de leurs jeunes, il ne reste plus suffisamment de temps pour le superflu académique exigé par le ministère. C’est vrai que même pour les pieux hommes, il n’y a que 24 heures dans une journée!

M. Anctil met en garde la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne. Il insinue qu'elle perd son te
mps à négocier avec les rabbins un contrat qui les engageraient à respecter le cursus du ministère, incluant le cours d'éthique et de culture religieuse. Ce dernier cours violerait, supposément, la liberté de conscience des juifs de confession hassidique. Mais que faites-vous, M. Anctil, du droit à l'éducation et à devenir un citoyen éclairé à part entière qui ne vive pas aux crochets de la société qui l'accueille et lui offre les subventions à l'éducation? Avez-vous lu le rapport annuel 2008 de la Banque d'Israël qui révèle que seuls 32% des hommes de la communauté ultra orthodoxe israélienne disposaient d'un emploi en 2007? Chez nous, le pourcentage de ces hommes en noir sur le marché du travail équivaudrait à celui de nos...décrocheurs! Que cela nous vaudra-t-il dans quelques années? Tension, crises, confrontations sanglantes avec policiers et manifestants blessés comme cela se vit régulièrement en Israël entre juifs laïcs et fanatiques religieux? Lisez cet article des derniers jours sur la manifestation religieuse de la communauté ultra-orthodoxe contre l'ouverture d'un stationnement municipal de Jérusalem le jour du Shabbat. Pendant combien de temps encore, M. Anctil, endosserez-vous béatement les conséquences de cette redoutable réalité appréhendée?

S'il faut une bataille juridique, que les autorités ne s'en laissent pas imposer car si certains dirigeants hassidiques n'ont cure de respecter nos lois, ils les utilisent à souhait pour atteindre leurs fins. Ce n'est qu'en abdiquant devant les intégristes que nous perdrons vraisemblablement tous, collectivement.






Le 6 juin dernier, des heurts ont opposé à Jérusalem des milliers de juifs orthodoxes à des policiers israéliens.

Des manifestants ont lancé des pierres, des bouteilles vides et des couches souillées vers les forces de l'ordre aux cris de "Shabbat".

dimanche 7 juin 2009

LES DOS D'ÂNE


Il y a quelques années, lorsque la Ville de Montréal a installé des dos d'âne sur la rue Hutchison, des p'tits malins s'étaient amusés à dessiner des peots (boudins) sur certains panneaux de signalisation. Ils ne manquaient pas d'imagination, en plein coeur du ghetto hassidique d'Outremont et du Plateau.

Après la série d'articles publiés ces derniers jours dans Le Devoir, on se dit que la ministre Michelle Courchesne est certainement passée sur la rue Hutchison pour prendre son inspiration.

Le 4 juin, on apprenait que le cabinet de la ministre de l'Éducation avait forcé ses fonctionnaires à redonner les subventions qu'ils avaient coupées à l'école juive First Mesifta* qui refusait de respecter les services éducatifs obligatoires. Le 5 juin, la journaliste Clairandrée Cauchy dévoilait que plusieurs écoles privées juives ne donnaient pas le nouveau cours de culture religieuse prescrit par le ministère. Le 6
juin, Le Devoir se demandait s'il fallait modifier la réglementation québécoise pour que les orthodoxes juifs renouent avec la légalité.

Devant la torpeur du gouvernement, l'éditorialiste Marie-Andrée Chouinard n'y est pas allée par quatre chemins. Elle qualifie le recul de la ministre d'ACTE MANQUÉ. Selon elle, la valse-hésitation du gouvernement libéral mine sa crédibilité, confirme un système d'inéquité, une malsaine négociation à la pièce et envoie le message que la désobéissance civile peut être récompensée par de juteuses subventions.

Plus d'un an et demi après que nous ayons défendu notre mémoire devant la commission Bouchard-Taylor, le débat semble relancé. Citoyens, il y a toujours de l'espoir!

Si tout n'était qu'une simple question de gros sous (le gouvernement provincial donne 12,2 M$ à douze écoles juives orthodoxes), à la rigueur, cela pourrait peut-être finir par s'avaler.

Mais l'argent n'est pas grand chose comparé au gaspillage de potentiel humain, aux milliers de cerveaux lessivés depuis des décennies sur notre sol au nom d'une religion pratiquée de façon intégriste et débilitante. Même Julius Grey qui a accepté d'intenter contre moi une poursuite de 375 000$ me rejoint totalement là-dessus. Le 8 janvier 2009, voici ce qu'il disait textuellement dans le cadre de l'émission Club Social diffusée sur TV5:
"Je ne pardonnerai jamais à Jean Charest d'avoir voulu subventionner à 100% les écoles ethniques. Cela sépare les gens... Il ne faut pas donner aux communautés le contrôle de ces écoles, car cela leur permet de maintenir leur petit empire. En leur donnant une éducation très accaparante, les jeunes ne peuvent plus en sortir"

Mais quand on entend la ministre Courchesne faire ses voeux pieux à René Homier Roy sur les ondes de C'est bien meilleur le matin et à Paul Arcand sur les ondes de 98,5 fm,
on ne sait plus s'il faut rire ou pleurer. Est-elle naïve ou débranchée de la réalité pour espérer que les récalcitrants respecte un contrat signé "en bonne et dûe forme" avec des goy laïcs? Pour ces intégristes que le cursus impur du ministère révulse, un tel contrat est l'équivalant d'un pacte avec le diable. S'ils le signent, ce ne sera que pour mieux le combattre. On ne badine pas avec la loi d'Abraham. Ni en septembre prochain, ni jamais. La ministre a bien le droit de vivre d'espoir naïf et de rêver qu'en agissant de la sorte elle ramènera les fous d'Abraham à de meilleurs sentiments. Mais avec notre argent, il y a beaucoup mieux à faire.

* En passant, pour les résidents de la rue Hutchison, le nom de la récalcitrante École
First Mesifta semble quelque peu familier. C'est qu'elle est du même clan que la synagogue délinquante du 5253 Hutchison. Plus précisément, la synagogue de Martin et Michael Rosenberg * * s'appelle la First Mesifta Hutchison Branch. Y'a de ces hasards, des fois...

* * Sur papier, Michael Rosenberg n'est pas administrateur de la synagogue du 5253 Hutchison, mais dans les fait, ses agissements indiquent qu'il s'agit bien là de SA synagogue.

mardi 2 juin 2009

LA FÊTE DES SUNDAY DRIVERS


Dimanche dernier (31 mai 2009), ce n'est pas Benoît XVI qui a été la cause du gigantesque embâcle de fidèles qui s'est formé sur la rue Hutchison, entre Fairmount et Saint-Viateur. C'est l'arrivée d'une torah flambant neuve en milieu d'après-midi qui a fait s'agglutiner plus d'un millier de hassidims devant le condo du 5360 Hutchison. (Cliquer sur la photo panoramique ci-haut)

Il fallait voir la tête de l'agente immobilière qui avait rendez-vous avec son client à l'appartement mis en vente par Realta au 2e étage de l'immeuble voisin. Elle avait l'air sonnée et abasourdie alors qu'elle tentait de percer le mur compact des fidèles qui s'étendait de la rue, au trottoir en bloquant l'escalier qu'elle devait emprunter. Parions qu'avec la horde de dévots
survoltés qui entraient et sortaient par douzaines du rez de chaussée dans le désordre le plus chaotique, elle a certainement conclu sa vente en deux temps, trois mouvements...

Peu de temps auparavant, nous avons eu droit à l'arrivée d'un gros autobus intercité immatriculé à New York. Stationné en double devant la résidence des fêtards, le Executive Charter a débarqué des VIP newyorkais de la secte hassidique reçus en grande pompe par les dirigeants locaux.

Mayer Feig était aux premières loges du comité d'accueil. Pour ceux qui ne le connaissent pas, mon bon ami Mayer est
cet administrateur du Jewish Orthodox Community Council qui, en 2005, avait organisé avec Michael Rosenberg le très controversé voyage à New York au profit de certains conseillers, fonctionnaires et agents de police d'Outremont.

Photo de droite: Tout sourire en venant à ma rencontre, Mayer Feig est immortalisé en compagnie du conducteur de l'autobus intercité qui a illégalement circulé et stationné en double sur la rue Hutchison, le 31 mai 2009.

Mayer Feig a aussi siégé au comité
sur les relations intercommunautaires destiné, imaginez-vous, à favoriser le rapprochement entre les différentes communautés vivant à Outremont. Il n'était évidemment pas sans savoir que le mastodonte qu'il attendait comme le Messie n'avait pas le droit de venir se balader sur la rue Hutchison. Mais (comme bien d'autres dirigeants de la secte hassidique!) Mayer semble se foutre éperdument des règlements municipaux.

D'ailleurs, pourquoi devrait-il s'en préoccuper? Le policier du poste 37 qui se trouvait à moins de trois mètres de l'autobus illégal a refusé d'émettre une contravention au conducteur. À un citoyen qui lui a demandé de sévir, le policier aurait répondu: "C'est politique cette affaire-là. Vous ne viendrez pas me dire comment faire ma job." Ça a au moins le mérite d'être clair, non?


Après plus d'une heure d'anarchie et de rue paralysée, le cortège s'est ébranlé en direction de la synagogue Belz de la rue Jeanne-Mance au rythme des chants religieux que dispensaient de joyeux haut-parleurs montés sur un rutilant pick-up. Le trafic de l'avenue du Parc a, de très bonne grâce, cédé le passage aux hommes dansants devant le char allégorique transportant la nouvelle torah.


Les hommes d'abord!
Puis les femmes et la relève florissante ont suivi un peu en retrait le cortège qui s'est engagé sur la rue Jeanne-Mance pour joindre la fameuse synagogue Belz











Ici et là dans la foule compacte, des parapluies arborant le sigle du groupe immobilier Rosdev, l'empire de Michael Rosenberg

dimanche 31 mai 2009

LES DUPLEX DES CITOYENS MODÈLES

Le 12 novembre 2008, le Service de l'aménagement urbain et du patrimoine d'Outremont envoyait au propriétaire d'un duplex résidentiel situé au 6220-6222 Hutchison (près de Van Horne), un avis d'infraction aux règlements de l'arrondissement .

Les inspecteurs d'Outremont avaient constaté que le propriétaire avait "détérioré ou laissé détériorer le bâtiment par manque d'entretien, usage abusif
ou manoeuvre de dégradation." À défaut de débuter les travaux dans les 30 jours, le Service de l'aménagement "pourrait déposer le dossier d'infraction à la Cour municipale."

Le 1er février, 2009, soit plus de 75 jours plus tard, la photo du haut montre bien que le propriétaire n'a entamé aucun des travaux exigés par l'arrondissement.

Le propriétaire semble bien n'en avoir rien à cirer des avis d'infraction des fonctionnaires de l'arrondissement d'Outremont.

Cliquer sur l'avis d'infraction

Soyons un peu indulgents. Avant de lui taper sur la tête avec les grands moyens, les autorités ont sûrement choisi de lui donner une chance de montrer qu'il peut être coopératif et respectueux des règlements et des autorités.

Aujourd'hui, nous sommes le 31 mai 2009. Pas moins de 201 jours se sont écoulés depuis l'émission de l'avis d'infraction. Sûrement que depuis le temps, tout est maintenant nickel!

Nous sommes allés sur place jeter un coup d'oeil. Qu'avons-nous constaté? Les planchers des balcons avant et arrière sont juste plus pourris qu'au mois de novembre 2008. Idem pour le solin d'aluminium, le bardeau d'asphalte et la structure de revêtis d'aluminium. Quant à l'ordre des inspecteurs de garder le terrain exempt d'herbes hautes en tout temps, de toute évidence, le propriétaire doit se dire que si les inspecteurs n'aiment pas son aménagement paysager, ils n'ont qu'à venir y brouter les pissenlits et le foin!

Mais au fait, qui est ce propriétaire négligent qui se montre récalcitrant et délinquant face aux autorités d'Outremont? C'est la firme Vanpark Plaza Investments Inc. Ça ne vous dit probablement rien. Mais en cliquant ici, vous verrez que derrière cette firme se cache nul autre que Michael Rosenberg, le bon ami de Marie Cinq-Mars et de ses conseillers Piquette et Moffatt. Son fils Martin Rosenberg figure aussi en tant qu'administrateur de magnifique duplex.

Faut-il alors se surprendre de l'état de délabrement de cet immeuble? Cliquez ici pour trouver un précieux indice qui devrait vous permettre de répondre à cette délicate question. D'après vous, les autorités municipales ont-elles sévies face aux multirécidivistes?

dimanche 24 mai 2009

LES SEMEURS DE DÉCHETS


Vous avez peut-être lu dans Le Devoir de vendredi qu'un citoyen s'est fait coller une contravention de 169$ pour avoir jeté son mégot de cigarette sur la rue. La même peine attend désormais ceux qui cracheront leur vieille gomme à mâcher. Certains trouveront que ça fait cher la "poffe" ou la chiquée.

Nous avons une petite colle à vous poser. Selon le nouveau barème appliqué par les autorités pour un mégot ou une chique, à combien évalueriez-vous le montant d'une contravention dans les deux cas suivants qui ont été saisis au vol ces derniers jours sur la rue Fairmount?


1er cas: Trois sacs de plastique (dont un provenant de l'épicerie cachère Bentsy's) renfermant des os de poulet, des verres de styromousse, des assiettes de carton ciré et un emballage de gâteau portant un lettrage en yiddish. Tous ces restes de fête ont été lancés contre le mur de la résidence portant le numéro civique 1024 Fairmount, dans la ruelle entre les rues Durocher et Hutchison.

Une chose est certaine. Ce ne sont pas les résidents de cet immeuble qui se sont débarrassés de la sorte de ces déchets en putréfaction puisqu'ils ne mangent pas cachère.

Ces deux photos ont été prises le 18 mai en début de soirée et on se demande s'il faudra attendre le 21 mai, jour du prochain passage des éboueurs avant que ces ordures nauséabondes soient enlevées?

2e cas: Le 21 mai dernier, à 19h 22, un membre de la secte hassidique s'est stationné dans la ruelle juste derrière l'immeuble de la Fédération ukrainienne (coin Hutchison et Fairmount). Il a allègrement déchargé de sa fourgonnette remplie à ras bord table, chaises et un tas d'autres objets dont il voulait se débarrasser.
(Photo: courtoisie d'un citoyen)


Alors, selon vous, à combien devrait se chiffrer une contravention à de telles infractions si on prend pour acquis qu'un mégot par terre vaut 169$? Répondez par un commentaire sur ce blogue.

Avertissement: Émettre des billets de courtoisie n'est pas une réponse valable! Ne tenez pas compte du fait qu'il en coûte désormais 75$ pour nourrir un écureuil.
(Photo: courtoisie d'un citoyen)

Maintenant, nous posons la question suivante aux élus d'Outremont et du Plateau: est-il permis de déposer ses sacs d'ordures et sa vieille ferraille déglinguée ailleurs que derrière sa propre résidence?

Pouvons-nous, par exemple, prendre nos déchets et aller les porter derrière la propriété privée de nos élus municipaux? Si cela est permis, nous donnerons leurs adresses à ces semeurs de déchets. Vous verrez, ça ne sera pas permis longtemps!

jeudi 21 mai 2009

LÀ OÙ IL Y A DE LA GÊNE, Y'A PAS DE PLAISIR!

Il y a une semaine à peine, le journaliste Fabrice de Pierrebourg nous rappelait que des membres de la communauté hassidique d'Outremont opèrent allègrement une ligne d'autobus dans la plus totale illégalité. Cela fait de très nombreuses années que cela dure. Nous avions même dénoncé la chose lors de la présentation de notre mémoire devant la commission Bouchard Taylor, en novembre 2007. Que font les autorités municipales face à ce service de transport clandestin qui relie quotidiennement Outremont à New York? Rien, niet, nada!

Même Marie Cinq-Mars reste la bouche grand ouverte en regardant passer sous son nez les gros autobus de la pieuse communauté. Pourtant, Cinq-Mars ne rate pas une occasion de répéter que depuis qu'elle est mairesse, elle ne niaise pas avec le "poque". Là, par contre, elle semble en panne sèche devant les ultrareligieux qui violent à tour de bras le règlement 1171 d'Outremont relatif à la circulation et au stationnement.
Son directeur des communications, Alain Tittley, confirme l'impuissance de sa patronne et n'a rien de mieux à suggérer aux citoyens que d'appeler la police si l'autobus est en mouvement et la Sécurité publique si le délinquant est à l'arrêt. Ça, les amis, c'est ce qu'on appelle vouloir régler les problèmes. Heureusement, il y a d'autres instances qui ne dorment pas au diésel.
Ci-haut: Un des patrouilleurs de la SAAQ qui a arraisonné un autobus illégal sur le chemin Bates, à Outremont, le 19 mai dernier. Pendant ce temps-là, deux hassidims s'assurent d'avoir bien capté sur leurs appareils photos les empêcheurs de rouler hors-la-loi. (Photo: ruefrontenac.com)

Dans un nouveau reportage paru hier dans le journal électronique ruefrontenac.com, le journaliste Fabrice de Pierrebourg raconte qu'il a été témoin de l'arrestation d'un de ces autobus illégaux par des contrôleurs routiers de la SAAQ. Question d'intimider le
journaliste, des hassidim l'ont photographié sous toutes ses coutures. Il s'agit d'une tactique dont les ultrareligieux semblent très friands.

Photo de droite: Attention... Le p'tit oiseau va sortir!

Dire qu'en 2007, le clan Harbour-Cinq-Mars avait radouci le règlement de 2003 pour permettre aux hassidim d'avoir leur propre terminus d'autobus sur l'avenue Atlantic. Une fois de plus, ces pieux hommes montrent le grand respect qu'ils ont de nos règlements et pour ceux qui les promulguent. Le pire, c'est que nos élus vont rester à quatre pattes devant les théocrates!

Et n'allez surtout pas croire qu'il n'y a qu'une seule compagnie qui opère illégalement une liaison entre Outremont et New York pour le bénéfice de la communauté hassidique d'Outremont. En voici un de la compagnie Monsey Tours qui se baladait devant la synagogue du 5253 Hutchison, le 2 mars 2009, à 18h35!

Pour voir un autre mastodonte de la compagnie Monroe carrément stationné sur Hutchison, entre Fairmount et Saint-Viateur, cliquer ICI
. Pour voir des autobus de la compagnie World Wide Tours stationnés sur les rues Durocher et Querbes, cliquer ICI.

Qui c'est maintenant qui va laisser entendre que nous fabulons quand nous parlons du problème des autobus hors-la-loi dans nos rues résidentielles? Louise Leduc de La Presse, peut-être? Lire le papier qu'elle avait pondu à la suite de notre passage à la commission Bouchard-Taylor. Un bijou d'impartialité et d'honnêteté journalistique. Vous m'excuserez, mais je lui devais bien cela. Qui sait... peut-être que pour faire amende honorable souscrira-t-elle, elle aussi, au comité Citoyens pour l'équité règlementaire? Ce serait un beau geste, non?

dimanche 17 mai 2009

QUI MÈNE LA VIE DURE À QUI ?

M. Jean De Julio-Paquin est un résident d'Outremont engagé dans le comité Citoyens pour l'équité règlementaire. Le 9 mai dernier, à la suite d'un article publié dans La Presse sur la fermeture éventuelle d'une synagogue illégale, M. De Julio-Paquin a souhaité répliquer en faisant parvenir une lettre ouverte au quotidien de la rue Saint-Jacques.

La Presse n'ayant pas publié sa réplique, M. De Julio-Paquin m'a demandé de la diffuser sur ce blogue.C'est donc avec plaisir que je mets en ligne son article. À titre de complément d'information, je me suis permis d'ajouter certains hyperliens.



Qui mène la vie dure à qui?

J'ai lu dans l'édition du samedi 9 mais du journal La Presse, l'article de Judith Lachapelle intitulé Montréal veut fermer une synagogue illégale. La journaliste nous informe que la Ville de Montréal a déposé une requête afin de faire fermer la synagogue située au 1030, rue Saint-Viateur, à Outremont. On y apprend aussi que le litige remonte à 1982.

Dans ce même article, M. Alex Werzberger, le responsable de la Coalition des associations hassidiques d'Outremont, prétend que cette procédure légale serait le fait de voisins "qui n'ont rien d'autre dans la vie que de faire la vie dure aux juifs." Cette accusation m'a fait sursauter. Ne serait-ce pas plutôt la communauté ultraorthodoxe elle même qui mène la vie dure à ses voisins?

Résident à Outremont depuis 2002, je peux témoigner des nombreuses doléances qui ont été portées à l'attention des élus lors des séances du Conseil de l'arrondissement. Il est entre autres question de plaintes concernant des dortoirs illégaux et de plusieurs autres nuisances. Il y a même eu une pétition signée par près de 300 citoyens qui a été déposée pour forcer le respect du zonage résidentiel. Dans un tel contexte, je ne peux qu'adhérer aux propos de la mairesse de l'arrondissement, Madame Marie Cinq-Mars, lorsqu'elle affirme dans le même article "que les règlements sont les mêmes pour tout le monde".

Le mieux vivre ensemble à Outremont et dans le Mile-End passe obligatoirement par le respect des lois que doit observer la collectivité tout entière. C'est la prémisse à toute paix sociale. En ce sens, la requête de la Ville de Montréal s'inscrit tout à fait dans la lignée de la poursuite menée en 2008 par la Ville de Val-Morin pour forcer une synagogue illégale à respecter le zonage municipal.

La Cour suprême ayant refusé d'entendre la cause des hassidim, c'est le jugement de la Cour d'appel du Québec qui, en dernier recours, a donné raison à cette petite municipalité des Laurentides qui s'est tenue debout. Selon nous, le jugement définitif de la Cour d'appel indique clairement que le droit à la pratique religieuse n'a pas préséance sur les lois et règlements municipaux. Sur le plan de la jusrisprudence, il s'agit d'un pas énorme qui a été accompli.
Le jugement de Val-Morin servira certainement de balise dans la cause de la synagogue illégale de la rue Saint-Viateur qui nous préoccupe aujourd'hui.

Jean De Julio-Paquin,
Membre du comité Citoyens pour l'équité règlementaire
*

* Pour connaître le mandat du comité Citoyens pour l'équité règlementaire, pour en devenir membre ou pour le soutenir dans ses actions, cliquer ici

mercredi 13 mai 2009

LES NUITS TORRIDES D'OUTREMONT

Avez-vous pris connaissance des deux reportages publiés ce matin par le journal Web ruefrontenac.com? Outch! Ça a dû faire la journée de notre bonne mairesse Marie Cinq-Mars.

Lundi soir (11 mai 2009), la secte hassidique Belz (celle à laquelle appartient l'illustre Michael Rosenberg) s'est payé un méchant party près de la gare de triage, juste de l'autre côté des voies ferrées.

La mairesse avait refusé d'émettre le permis pour cette fête nocturne. Qu'à cela ne tienne! Ils ont l'ont fait quand même leur party. Quelle belle façon de montrer aux autorités qui c'est qui mène la barraque à Outremont.
Lisez l'article et voyez la vidéo de la journaliste Valérie Dufour. De toute beauté. Si vous voulez voir d'autres photos de la foule qui se trouvait à ce rave talmudique, cliquez ici. Croyez-nous, ils étaient bien plus que 500 comme tente de nous le faire croire la mairesse. Des citoyens étaient sur les lieux. Un bordel sans nom avec des centaines de voitures stationnées n'importe où et, bien sûr, en infraction (dixit un agent de la Sécurité publique d'Outremont).


Deuxième tuile dans la même journée pour la mairesse Cinq-Mars. Le journaliste Fabrice de Pierrebourg, lui aussi "lockouté" du Journal de Montréal nous dévoile ce que nos élus ne voulaient surtout pas voir... Des autobus intercités qui font la navette quotidienne entre Brooklyn et Outremont. Le tout illégalement, comme de raison. Quelle poigne ils ont nos élus, avouez! Lisez l'article et visionnez la vidéo que le journaliste a produit. Ç a rabaissera peut-être le caquet de ceux qui, à la suite de notre passage à la commission Bouchard-Taylor, disaient que nous fabulions et cherchions la petite bibite! Voici d'autres exemples d'autobus intercités illégaux croqués sur le vif au cours des derniers mois: 12 janvier 2009; 15 décembre 2008; 6 décembre 2008

Peut-être aurez-vous envie d'entendre l'entrevue qu'a accordée Marie Cinq-Mars à Benoît Dutrizac sur les ondes de 98,5 FM. Un bijou de monologue. On se croirait un lundi soir à l'assemblée du conseil d'arrondissement.

Ne ratez pas non plus, l'entrevue de Paul Arcand sur les ondes de 98,5FM à propos des deux évènements des derniers jours.

Vous avez envie que les choses changent? Cliquez ici et adhérez au comité CITOYENS POUR L'ÉQUITÉ RÈGLEMENTAIRE qui vient de voir le jour.

lundi 11 mai 2009

LES FOMENTATEURS DE TROUBLES

Samedi dernier (9 mai 2009) La Presse nous apprenait qu'après plus de 27 ans d'inaction et de non respect de sa propre règlementation, la Ville de Montréal allait finalement bouger.

Les procureurs de la ville viennent de déposer une requête à la Cour supérieure pour forcer la fermeture de la synagogue installée illégalement depuis 1982 au 1030-1032, rue Saint-Viateur.


Cela fait des décennies que les passe-droits et la politique des deux poids, deux mesures mènent le bal à Outremont et sur le Plateau. La coupe était pleine.

Il aura malheureusement fallu que des citoyens de l'arrondissement d'Outremont et du Plateau s'unissent et talonnent sans relâche les élus frileux pour que ces derniers soient forcés de sortir timidement de leur torpeur. On dirait que l'approche des élections municipales créé juste ce qu'il fallait de pression pour forcer Marie Cinq-Mars et Union Montréal à faire ce tout petit geste d'équité élémentaire. Écoutez l'entrevue radiophonique qu'a donné aujourd'hui Pierre Lacerte à l'émission Dutrizac, l'après-midi.


Bien sûr, forcer le respect des règlements municipaux ne fait pas le bonheur de tout le monde. Parlez-en à Alex Werzberger, le porte-parole de la secte hassidique d'Outremont.

Depuis toujours, le dirigeant Satmar se complait à fustiger ses voisins goys qui "n'ont rien d'autre dans la vie que de faire la vie dure aux Juifs." Pauvre Alex, il est pathétique dans l'éternel rôle de la vicime qui s'ostracise elle-même. Apportez-nous une boîte de Kleenex!

Il y a dix ans, Werzberger faisait un combo avec Sydney Pfeiffer, ancien conseiller municipal ultra-orthodoxe d'Outremont. Dans un article du Canadian Jewish News publié le 21 octobre 1999, Pfeiffer (qui a depuis plaidé coupable d'une fraude de 1,25M$) se lamentait qu'une voisine goy "uses every opportunity she can to make the Chassidim (hassidim) life difficult". Appuyant la complainte de Pfeiffer, son compagnon d'infortune, Werzberger en ajoutait en qualifiant d"agitateur, de fomentateur de troubles (rabble rousing) la citoyenne qui les empêchait de bafouer allègrement la règlementation municipale.

Vous rendez-vous compte? Nous sommes dix ans plus tard et rien n'a changé d'un iota. Ni les infractions, ni les complaintes. Et nos autorités dorment au gaz si on ne les pousse pas dans leurs derniers retranchements.Belle mentalité!

Vous avez envie que les choses changent? Cliquez ici et adhérez au comité CITOYENS POUR L'ÉQUITÉ RÈGLEMENTAIRE qui vient de voir le jour.

mercredi 6 mai 2009

LE LANCER DU SAC GLAD

Si vous vous rendez sur le site de l'arrondissement d'Outremont, vous apprendrez que le Service des travaux publics de l’arrondissement "offre à ses citoyens de nombreux services essentiels, contribuant ainsi à conserver la qualité de vie de l'arrondissement d'Outremont à un seuil plus que supérieur".

Un seuil plus que supérieur? Passons sur la formulation boiteuse et enfonçons-nous plutôt sur le terrain "bouetteux" de ce fameux dépotoir du 1451, avenue Ducharme.

FEU FEU, JOLI FEU...

Religion oblige, de très nombreux membres de la secte hassidique ont obtenu la permission des élus d'Outremont d'y célébrer la Fête de la crémation du pain.

Depuis au moins deux ans, des citoyens d'Outremont qui vivent près de la décharge municipale se plaignent de devoir respirer les fumées toxiques des gros sacs de poubelle noirs qui y sont brûlés à ciel ouvert.

L'an dernier, certains de ces citoyens se sont rendus à des assemblées du conseil d'arrondissement pour se plaindre du fait que les célébrants ne se limitaient pas à jeter des miches de pain dans les feux allumés dans des bouts de tuyaux d'égoûts. Leurs plaintes ont, de toute évidence, fait long feu.

Au mois de février et mars 2009, appréhendant le même scénario, des citoyens sont venus rappeler aux élus que la Fête du pain brulé prévue pour le moi d'avril approchait et qu'ils comptaient sur la vigilence des autorités municipales pour s'assurer que les fidèles hassidiques ne profitent pas de l'occasion pour se débarrasser de leurs ordures ménagères en les balançant dans les feux de camp gracieusement aménagés par l'arrondissement.


La mairesse Cinq-Mars et son directeur semblaient ignorer cette pratique du lancer des poubelles aux antipodes des préoccupations écologiques actuelles.

Quoi qu'il en soit, la mairesse et son fonctionnaire avaient promis que cette année, ils veilleraient au grain (!) et que seul des morceaux de pain alimenteraient les flammes.

Hélas, le 8 avril dernier, jour où, selon la croyance hassidique, le soleil se trouve au même endroit qu'au moment de la création, les choses ne se sont pas déroulées tel que prévu par les autorités. Elles se sont plutôt passées comme le craignaient les citoyens.

En dépit des assurances de Cinq-Mars, la journée a été un véritable "free for all".

Lors de la séance du conseil d'arrondissement du 4 mai 2009, nous avons interrogé la mairesse sur le déroulement de la cérémonie de la crémation du pain du 8 avril dernier.

Marie Cinq-Mars était de toute évidence heureuse de nous raconter le succès de la journée des croutons. Voici le verbatim de sa réponse : "Ça s'est très bien déroulé, dit-elle en insistant sur le TRÈS. Il n'y a eu qu'un seul incident malheureux. Le feu était quasiment éteint à 98%, mais il y a une personne qui aurait lancé des sacs de plastique sur le feu. Il y a eu une immense fumée et M. Beaudet s'est vite précipité sur les lieux avec deux contremaîtres pour éteindre le tout. C'est un incident bien malheureux et inacceptable. L'année prochaine, nous allons faire venir un camion de pompier sur les lieux pour éviter qu'un incident semblable se produise."

Faudra-t-il notre fameux camion-échelle? Faudra-t-il faire comme aux douanes et demander aux agents de la Sécurité publique de procéder à une fouille des bagages? Il faudra au moins prohiber les sacs de poubelle sur les lieux.

Malheureusement, l'histoire contée par Cinq-Mars pas été la seule fausse note de la journée.

Il fallait voir la tête de la mairesse lorsque lui ont été présentées les photos prises sur place en avant-midi par un résident du coin.

Madame Cinq-Mars nous a dit qu'elle ferait enquête. Mais, Madame, vous avez déjà sous le nez tous les éléments. Tous... sauf deux. Vous avez oublié de mentionner que les pompiers d'Outremont ont reçu au moins deux appels d'urgence en raison de la quasi perte de contrôle des flammes causées par la crémation des croutons plastifiés.
C'est sans parler de l'article 22 du règlement provincial sur la qualité de l'atmosphère et de l'article 2 du règlement d'Outremont sur les prohibitions et nuisances. Tous deux interdisent expressément de brûler des matières résiduelles à ciel ouvert.

Quand on vous dit qu'on ne s'ennuie pas à Outremont, faut nous croire!

vendredi 1 mai 2009

UN AUTO-ENTERREMENT DE PREMIÈRE?

Au rythme où les tuiles tombent sur la tête des élus d'Union Montréal, ces jours-ci, les Tremblay, Fotopulos et Cinq-Mars n'auront pas besoin de fossoyeurs. Ils sont en train de s'auto-enterrer.


Mais dites donc, les amis, qu'adviendrait-il des caricaturistes si nos bons élus se faisaient déplumer trop vite? Pensez-y. Si la réalité devait dépasser la caricature, les Garnotte, Chapleau et cie perdraient leur job et le bon peuple ne pourrait plus rigoler. Avouez que ça serait la galère.

S'il vous plaît, élus de nos coeurs, ne partez pas maintenant! On vous aime trop comme vous êtes. Ne soyez pas susceptibles comme ça. Surtout pas vous Marie.

Vous devriez déjà savoir que les caricaturistes ne sont pas de méchants bougres. Après tout, tout récemment, vous avez invité Plantu (du journal Le Monde) et Michel Kichka (président de l'Association des cartoonistes israéliens) à exposer dans notre faramineux Centre communautaire intergénérationnel.

Ils vous l'ont dit que la caricature ne faisait pas dans la langue de bois et les gants blancs. Ne le prenez pas personnel. C'est juste pour brusquer les lecteurs dans leurs convictions. Allez! Faites-nous un beau sourire et dites-nous que vous z'êtes pas fâchés.

lundi 27 avril 2009

LES ÉCOLES ILLÉGALES ET LES PRIX NOBEL

Dimanche soir, Guy A. Lepage invitait M. Sidney Saadia Elhadad, un hassidim d'allégeance loubavitch à son émission Tout le monde en parle. M. Elhadad avait été convié sur le plateau de Guy A. parce qu'il avait accepté de participer à un épisode d'une série documentaire sur TV5 intitulée Montre moi. Dans le cadre de cette émission, M. Elhadad a reçu chez lui une citoyenne d'Outremont pendant trois jours. Ensemble, ils ont confronté leurs idées préconcues. Cette émission sera présentée le 13 mai prochain. À ne pas manquer!

Conscient des préjugés qui sont véhiculés sur sa communauté par les non juifs, M.
Elhadad souhaiterait bien dissiper une fois pour toute les opinions et les perceptions négatives qui circulent dans la société des hors caste.

Qu'y a-t-on appris lors de son passage chez Guy A.?

De un:
Héritage confessionnel oblige, M. Elhadad considèrerait tout à fait inconvenant qu'un de ses enfants choisisse d'unir sa destinée à un goy (non juif). Mais rassurez-vous. Ça n'a rien à voir avec du racisme.

De deux: Une poignée de main échangée avec une femme est un geste de promiscuité qui risque fort de dégénérer. La chair est vraiment très faible!

De trois: En tant que directeur d'une école juive, M.
Elhadad ne voit pas où est le drame lorsqu'on lui rappelle que certaines écoles ultra-orthodoxes refusent de se soumettre au programme du ministère de l'Éducation et que des centaines d'enfants ne reçoivent qu'une éducation presqu'exclusivement religieuse.

Selon lui, le système d'éducation juif a fait ses preuves. Pour nous en convaincre, il rappelle sans prétention qu'avec une population équivalente à à peine 0,02% de la population mondiale, ses coreligionnaires raflent rien de moins que 22% des prix Nobel du monde. Et vlan entre les dents!

S'il ne s'émeut pas des écoles où le français, l'histoire, la géographie, ne sont pas au menu, en revanche, les fenêtres givrées. Ah! l'horreur. Quel abus de droit. Comment il a dit ça, déjà? "Qu'est-ce qu'il a pensé ce bonhomme (Satmar) quand il a demandé cela au YMCA?"

Bref, tout le monde ne peut pas avoir les valeurs placées au même endroit. Il nous aura bien rassuré et réconcilié avec les ultra-religieux. Qui c'est maintenant qui a le monopole des préjugés? On sait plus.

Écoutez l'entrevue accordée par M. Elhadad

Puisque nous parlons des écoles illégales, un citoyen nous a remis des photos prises sur le vif à l'ancien restaurant La Mère poule, situé au coin des rues Bernard et Hutchison.

Des jeunes ultra-orthodoxes s'y rendent désormais religieusement. Et ce n'est pas pour les œufs bénédictine qui avaient acquis une belle réputation.

En passant, Madame Fotopoulos, personne n'a encore pu trouver la trace du certificat d'occupation qui est obligatoire pour que des gens puissent utiliser un local en toute légalité.

C'est comme
rien, il doit être mal classé!

mercredi 22 avril 2009

LES REBELLES ET LES MOUS

"L'éducation est un droit humain fondamental, proclamé par la Déclaration universelle des droits de l'homme et par les Pactes internationaux relatifs aux droits de l'homme, qui ont force de traité. Poursuivre l'objectif de l'éducation pour tous est donc une obligation des États"
Koïchiro Matsuura,
Directeur général de l'UNESCO


La Ministre de l'Éducation du Québec, Michelle Courchesne, aurait peut-être intérêt à relire ses classiques. Tout comme devraient le faire les politiciens de toutes allégeances et de tous les paliers de gouvernements, du municipal jusqu'au fédéral.

Dimanche dernier, un reportage vidéo diffusé au téléjournal de Radio-Canada est venu tourner le fer dans une plaie vive en débusquant deux nouvelles écoles illégales qui n'ont que faire d'un permis du ministère de l'Éducation et d'un certificat de localisation délivré par la Ville de Montréal qui sait si bien fermer les yeux quand c'est le temps.

Contrairement à ce que tente de nous faire croire le gouvernement Charest, les écoles clandestines hassidiques continuent de pulluler à Outremont, sur le Plateau Mont-Royal et probablement aussi dans les Laurentides, tout comme ailleurs en Amérique et dans le monde.

Le 3 décembre 2008, dans un autre reportage de Radio-Canada, c'était Michelle Courchesne,
la ministre de l'Éducation, que l'on entendait se dire satisfaite de l'entente conclue avec les intégristes religieux: "C'est, disait-elle, une ouverture de leur part qui n'avait jamais existé avant." Quand l'optimisme rime avec un angélisme naïf ou froussard...


Lorsque les citoyens d'Outremont ont le malheur de s'insurger contre cette situation intolérable, ils se font traiter de racistes et d'antisémites, voire même d'intégristes fanatiques. Et cela, non seulement par les dirigeants de ces sectes d'un autre âge, mais aussi par leurs propres élus municipaux.

Il faut voir avec quelle furieuse énergie la mairesse Marie Cinq-Mars et les conseillers municipaux Louis Moffatt et Claude Piquette fustigent ces citoyens qu'ils qualifient de fauteurs de trouble tout en défendant comme le Saint Graal tous ces hommes en noir qui leur soufflent dans le cou.

Mais aujourd'hui, c'est
Marie-Andrée Chouinard, la journaliste du Devoir, qui s'indigne de l'aberration de cet état de fait. Parions qu'Alex Werzberger, le grand pope Satmar d'Outremont se gardera bien de la dénigrer et de la poursuivre devant les tribunaux comme il s'amuse à le faire avec ceux qui ont le malheur de se mettre en travers de son chemin.

Dans son éditorial (cliquer sur la photo ci-haut), la journaliste se demande combien de fois encore ces écoles clandestines ultraeligieuses devront faire la Une des médias pour que le gouvernement prenne son courage (et non le volant! ) à deux mains pour dire Basta! Si le passé est garant de l'avenir, on n'est pas sortis de la grande noirceur!

Depuis plus d'un demi-siècle, la secte Satmar sacrifie au Québec, des milliers d'enfants sur l'autel de l'ultra-orthodoxie religieuse, les estropiant socialement et les rendant inaptes à contribuer de quelque façon que ce soit au développement de la société québécoise. Tout ça, avec la bénédiction de tous les gouvernements, indistinctement de leur couleur politique, de leurs allégeances et convictions.

Du municipal jusqu'au fédéral, les politiciens ne veulent surtout pas faire de vagues. Au lieu de mettre leurs culottes et de faire respecter la loi et le droit fondamental à l'éducation, tout ce beau monde policé reste en petit linge de corps au bord de la mikvah (bain rituel) et grelote au plus grand plaisir des rabbins qui rient dans leur barbe.
Prenez connaissance de l'article sur ces écoles illégales ultraorthodoxes publié dans La Presse du 21 avril 2009 et qui nous redit qu'il n'y a pas que les petits hassidim qui ne font pas leurs devoirs!

- Il y a toujours des écoles juives illégales, reconnait le ministère
- UNe école sans permis à la barbe de Québec
- Des écoles juives encore illégales











Mercredi, 22 avril: c'est "Prayer as usual" à l'école illégale de la rue Saint-Urbain.

dimanche 19 avril 2009

QUI PREND UN OEUF...

Aye! Aye! Aye! Accurso, Catania, Zampino. Avouez que ça fait un sapré beau pedigree pour Union Montréal... à six mois des élections municipales.

Le maire Tremblay est dans l'eau chaude (des Caraïbes) avec ses "
tinamis" comme les appelle Josée Legault. Il va devoir se faire les bras et ramer un méchant coup s'il veut maintenir son paquebot à flot et se rendre à bon port, en novembre.

En appâtant le bras droit du maire Tremblay sur son luxueux yacht
quatre étoiles, Accurso, ce leader de l'industrie de la construction au Québec, donne l'impression d'avoir acheté un fonctionnaire pour faire une pêche miraculeuse. C'est pas tous les jours que l'on prend dans ses filets un contrat de 356 M$ pour installer des compteurs d'eau.

QUI PREND UN OEUF, PREND UN BOEUF!


Ce n'est pas d'aujourd'hui que des Accurso appâtent des Zampino avec des breloques.


Souvenez-vous, en juin 2005. C'étaient le JOCC et Michael Rosenberg qui offraient au rabais un voyage de deux jours à New York à Claude Piquette ( maire suppléant et conseiller élu), Louis Moffatt (candidat à Union Montréal), Pierre Chapuis (directeur de l'arrondissement), Alain Tittley (consultant aux Communications devenu, depuis, chef de la division Communications de l'arrondissement), sans oublier Edison Ramirez (devenu directeur de la Sécurité publique d'Outremont), un lieutenant de police du poste 24, etc., etc.

Tout ce beau monde avait aussi passé une belle nuit à l'hôtel new-yorkais quatre étoiles de
Michael Rosenberg, notre leader de l'immobilier au Québec. Nous nous étonnons encore que Marie Cinq-Mars n'y voit qu'un événement ne relevant que de la vie privée de ses amis Piquette, Moffatt, Chapuis, Tittley et compagnie. Mais entre nous, qui est capable de prendre un oeuf, peut prendre un boeuf, non?

Puisque ça ne semble être qu'une bagatelle que d'accepter des ti'cadeaux des tinamis avec qui ont pourrait échanger des faveurs, peut-être verra-t-on bientôt une pub comme celle-ci (cliquer sur la photo) sur un panneau Médiacom d'Outremont.

vendredi 10 avril 2009

LA CONTEUSE D'HISTOIRES


JOYEUSES PÂQUES
פסח כשר ושמח


- à la mairesse d'Outremont
- à tous les conseillers de l'arrondissement
- au directeur d'Union Montréal - section Outremont
- à Alex Werzberger, Michael Rosenberg & Cie
- au maire de Montréal
- à Frank Zampino et ses amis Tony Accurso & Cie.




De la part des citoyens d'Outremont et du Plateau Mont-Royal qui adorent se faire conter des histoires à dormir debout, à coucher dehors... où en prison!


dimanche 5 avril 2009

LA VÉRITÉ CITOYENNE

Le 2 mars dernier, les citoyens qui ont assisté à l'assemblée du conseil d'arrondissement d'Outremont en ont eu pour leur argent (si on exclue le déficit du centre communautaire intergénérationnel, bien sûr!).

Lors de la période de questions, alors que je demandais des excuses publiques à la mairesse qui,
à la séance du mois précédent, m'avait accusé d'être menteur, Marie Cinq-Mars s'est échappée bien malgré elle: "Je n'ai jamais - et j'ai la cassette chez moi - je n'ai jamais traité qui que ce soi de menteur." Oups! La bévue. En une seule phrase, la mairesse s'est peinturée dans le coin. Et deux fois plutôt qu'une.

Interrogée à quelques reprises par les citoyens au cours de la dernière année, Marie Cinq-Mars avait toujours soutenu que les séances du conseil n'étaient pas enregistrées. Or voilà que tout à coup, le chat sort du sac. Cette révélation allait permettre aux citoyens d'apprendre que des enregistrements des séances des assemblées du conseil d'Outremont existent bel et bien. Mieux! Ces cassettes allaient nous donner l'occasion de savoir qui, entre Marie Cinq-Mars et moi, est le véritable menteur dans cette histoire.

Réalisant sa bourde, la mairesse a tenté, en toute hâte, d'enterrer le cadavre. Voici ce qu'elle a donné comme explication: "Me Paquet enregistre (les séances du conseil) pour son procès-verbal et après, elle me dit qu'elle détruit les enregistrements".

Tiens donc! Que c'est intéressant. Marie Cinq-Mars affirme que c'est la greffière qui fait les enregistrements pour bien noter les noms des citoyens qui se présentent au micro lors de la période de questions. À l'entendre, c'est aussi la greffière qui manipule les cassettes et qui les efface une fois son procès-verbal rédigé.


Passons sur l'efficience du système qui force une brave fonctionnaire à se farcir 90 minutes de "Monsieur Piquette propose la motion, Monsieur Moffatt appuie la motion" dans le seul et unique but de retenir les noms d'une dizaine de citoyens (souvent connus, n'est-ce pas, M. Bélanger?) qui déclinent leur nom au micro et qui l'épèlent sur demande!

Mais expliquez-nous une petite chose, Madame la mairesse. Si ces belles cassettes ne sont destinées qu'à la tenue rigoureuse des procès-verbaux de la greffière, que faisiez-vous avec la cassette du mois de février chez vous comme vous l'avez avoué à la deuxième période de questions? Vous les écoutez pour vous endormir la nuit, peut-être?

Parions que dans la nuit du 2 au 3 février dernier, vous avez dormi comme un loir après avoir écouté la cassette encore toute chaude. Cassette dans laquelle on entend votre voix me dire: " Monsieur Lacerte, en parlant de votre blogue, il y a quelqu'un qui m'en a gentiment fait une photocopie cet après-midi. Je trouve ça éhonté de mentir." Et en rajoutant: "Vous jetez un doute sur l'assemblée et ce n'est pas correct. Moi, des allégations, j'en ai jusque-là. C'est effrayant; c'est honteux!", vous avez sûrement sombré dans un déni réparateur.

Dommaget que vous n'ayez pas le Petit Larousse sur votre table de chevet, madame Cinq-Mars. Au verbe MENTIR, vous auriez trouvé ceci: "Donner pour vrai ce que l'on sait être faux; nier ce que l'on sait être vrai, dans l'intention de tromper". Une définition qui, hélas! trop souvent à notre goût, vous sied comme un gant, dans un sens comme dans l'autre.

P.-S.: Tous nos remerciements à Madame la Greffière qui, bien que placée dans une très inconfortable position par la mairesse, a fait preuve d'un professionnalisme exemplaire. En affirmant qu'elle n'avait pas détruit la cassette de l'assemblée de février, elle a aussi montré qu'elle n'était pas payée pour faire de la politicaillerie. C'est à Me Paquet que nous devons d'avoir obtenu une copie de cette cassette. Ça valait bien les 13$ exigés par l'hôtel de ville pour montrer une fois de plus que nos élus n'ont de cesse de déformer la réalité et de nous prendre pour des valises.

vendredi 3 avril 2009

LE QUARTIER "QU'ON RÊVE" , 3e ÉPISODE


Vendredi, le 3 avril 2009. Au son du timbre, il sera exactement midi, heure avancée de l'Est. Vous écoutez le radiojournal de Radio-Canada:

"En Israël, plusieurs publications juives ultra-orthodoxes acceptent mal la présence de femmes au gouvernement. Des quotidiens et des magazines ont retouché les photos du nouveau cabinet israélien pour y faire disparaître les deux femmes qui y figuraient. Leurs silhouettes ont soit été noircies ou remplacées par des images d'hommes. Pendant la dernière campagne, les affiches de la candidate Tzipi Livni avaient été interdites dans certains quartiers ultra-orthodoxes en Israël."

Cette nouvelle, reprise par Associated Press (AP), The New York Times et bien d'autres, a fait le tour du monde avant d'atterrir à... Outremont!








Il n'est pas dit que
dans 15 ou 20 ans, nous n'aurons pas la "chance" de vivre une telle chose ici même dans notre cour.

Voyez un peu l'allure que cela donnerait au conseil de l'arrondissement d'Outremont si nous avions la même phobie des femmes.

Les Outremontais n'auraient même pas à prendre l'avion pour vivre ce dépaysement. C'est pas donné aux citoyens de tous les arrondissements, de pouvoir profiter d'une aubaine pareille.




Pour voir LE QUARTIER "QU'ON RÊVE", 1er ÉPISODE et 2e ÉPISODE

mardi 24 mars 2009

L'HOMME DE MAIN D'UNION MONTRÉAL

Depuis qu'elle a été couronnée mairesse d'Outremont, Marie Cinq-Mars règne sans partage sur les destinées de l'arrondissement. Elle et tous les conseillers d'Outremont, sans exception, défendent les couleurs du parti du maire Tremblay.

Pourtant, il semble que la mairesse ne se satisfait pas du monopole absolu qu'elle exerce. Pour être heureuse, il lui faudrait en plus pouvoir mater les citoyens qui n'ont pas d'affiliations politiques.
De simples résidents osent-ils réclamer de leurs représentants qu'il rendent des comptes sur leurs faits et (absence de) gestes? La mairesse ne le prend pas. Elle vient donc de passer la commande à Jean-Richard Bélanger, son organisateur politique, de faire une job de bras.

Dans l'édition du 20 mars 2008 du journal Le Point d'Outremont, le président rémunéré (?) d'Union Montréal - Outremont mitraille comme un forcené les citoyens qui assistent aux séances du conseil d'arrondissement.

Ce que Jean-Richard Bélanger ne peut pas blairer, ce sont les résidents qui s'intéressent à la chose publique sans flatter dans le sens du poil le parti unique au pouvoir.


Le président d'Union Montréal dénigre, méprise et condamne plusieurs citoyens qui ne sont liés d'aucune façon entre eux, sinon que par le fait qu'ils habitent tous le même quartier. Faut-il être de connivence pour dénoncer les façons de faire (ou de ne rien faire) des élus? Il est particulièrement odieux que M. Bélanger n'ait même pas le courage d'identifier ses victimes par leur nom. En dégorgeant sa bile partisane, le directeur de conscience de Marie Cinq-Mars craindrait-il les poursuites?


Je figure en première place sur sa liste des citoyens à éliminer. Je suis celui que M. Bélanger accuse de n'être qu'un vulgaire voyeur raciste qui s'excite à épier les rituels kabbalistiques d'une secte. Qu'il sache, le pauvre homme, que je ne me scandalise pas des pratiques rigoristes d'un groupe ultra religieux, mais bien plutôt des moeurs très relâchées des politiciens qui traitent ou maltraitent les citoyens selon qu'ils sont du bon ou du mauvais bord.

Le président d'Union Montréal me reproche d'alimenter un blogue et d'alerter les médias. Tiens donc. Serait-il contre la liberté d'expression, ce démocrate à temps perdu? Faut-il faire "couche couche panier" parce que nos questions sont susceptibles de mettre les élus face à leurs propres contradictions? Que je sache, ni moi, ni les autres citoyens qu'il dénigre ne sommes à la tête de Power Corporation ou de Radio-Canada et n'avons aucun ascendant sur les artisans de l'actualité qui, depuis les audiences de la commission Bouchard-Taylor, ont braqué si souvent leurs objectifs et leurs plumes sur nos élus municipaux et leurs amis. Pourquoi donc cette phobie des médias puisque vous êtes blanc comme neige?


Le justicier de l'UCIM soutient que je "ne respecte pas les règles civiques qui prévalent aux assemblées du conseil" et que je bénéficie de "la patience de la mairesse qui répond à (mes) questions". Laissez-moi rire. Je rappellerai à M. Bélanger que si Mme Cinq-Mars avait une seule fois répondu avec un minimum d'honnêteté ou de transparence à nos questions au cours des 15 derniers mois, nous n'aurions pas eu à revenir à la charge pour tenter de percer son mur du silence. Dire qu'on pensait que l'Omerta, c'était en Sicile!


En passant, à quoi peut bien faire allusion M. Bélanger lorsqu'il écrit que nous sommes "outragé à outrance pour la moindre petite erreur sans grande conséquence"? Sans doute veut-il parler du petit dépassement de coût de 6 millions de dollars pour notre merveilleux centre communautaire intergénérationnel (CCI). À moins que ce ne soit le fait que depuis les neuf ans qu'elle est en politique active, Marie Cinq-Mars a "oublié" de traiter de la question des lieux de culte et des dortoirs illégaux.


C'est vrai que l'application d'une politique des Deux poids, deux mesures en matière de contravention de stationnement, de travaux sans permis ou de non-respect d'ordonnances de fermeture de chantiers, c'est un pet qu'il ne vaut pas la peine de renifler.


À quoi bon aussi faire des chichis pour des conseillers municipaux, des policiers, des agents de la Sécurité publique qui se font offrir au rabais un voyage à New York par les dirigeants d'une secte religieuse qui cherche, en retour, à obtenir des faveurs particulières. Ça ne valait sûrement pas non plus la peine de dénoncer nos élus qui calaient à notre santé des caisses de Scotch Glenfiddich sur les heures de bureau. C'est aussi des enfantillages que de demander la destitution d'un homme qui siège à un comité destiné à rapprocher les communautés alors qu'il a fait cent fois la preuve qu'ils se foutait éperdument des règlements municipaux. Il a raison, M. Bélanger. Nous nous agitons pour des vétilles.


Et toute cette belle élite voudrait que nous lui fassions des courbettes? Si la classe politique souhaite que les citoyens respectent scrupuleusement leurs représentants et les règles de procédure, peut-être faudrait-il qu'elle fasse elle-même preuve d'un minimum de respect à l'égard de ces mêmes citoyens.


Jean-Richar Bélanger a-t-il déjà oublié qu'il a lui même chahuté des résidents qui étaient au micro? Il était aussi présent à l'assemblée du conseil de février dernier lorsque Cinq-Mars, sa protégée, m'a publiquement - et à tort! - traité de menteur. Et deux fois plutôt qu'une. Je défie quiconque de nous donner un exemple, hors Outremont, d'un président d'assemblée qui se permet de tels propos calomnieux. Dans ce contexte, il faut être drôlement gonflé pour pointer du doigt et blâmer les citoyens.

Avant que je n'oublie, ne manquez pas la prochaine séance du conseil, le 6 avril. Ça promet! Entre temps, vous aurez droit à une chronique bien sentie sur le thème du MENSONGE qui finit toujours par rattraper son auteure.

À une époque où les démocrates se préoccupent de la désaffection et du cynisme des citoyens à l'égard de la chose publique, il faut avoir du front tout le tour de la tête pour accuser ceux qui se donnent encore la peine d'assister aux séances du conseil "de se réunir dans le vestibule de la salle du conseil" entre deux périodes de questions.

C'est totalement faux, mais supposons un instant que cela se soit avéré. C'est quoi son problème? Les élus ont une batterie de fonctionnaires pour préparer leur cirque pendant des semaines. Les résidents, eux, ont à peine quelques minutes par mois pour poser leurs questions à des élus fuyants comme des anguilles. Il est où le scandale sinon le fait même que les élus nous prennent pour des valises?


Ce qui est honteux, c'est que la mairesse en soit réduite à demander à son directeur de parti d'arroser ses propres citoyens et de tirer sur les messagers plutôt que de combattre les véritables foyers d'incendie. En agissant ainsi, elle ne fait qu'ajouter de l'huile sur le feu. À huit mois des élections, on le voit, le torchon brûle et Marie Cinq-Mars a perdu le contrôle du brasier. Remarquez que si vous le souhaitez, et jusqu'au jour où sera remis à l'arrondissement de Verdun le camion-échelle dont les résidents d'Outremont ont défrayé l'achat, nous pouvons encore appeler les pompiers!

samedi 14 mars 2009

LE DÉPOTOIR D'OUTREMONT VICTIME DE CONCURRENCE DÉLOYALE

Le 18 avril 2008, des membres de la secte hassidique, Mayer Feig en tête, se donnaient rendez-vous au dépotoir municipal d'Outremont pour la cérémonie de la crémation du pain. Bien sûr, la fête ne s'était pas limitée au dépotoir. On en a pour preuve les tonnes de déchets cachers balancés dans les ruelles de l'arrondissement et qui, trois jours durant, avaient permis à la vermine et aux rongeurs de faire bombance.

Moins de trois semaines plus tôt, dans un article publié dans Le Devoir, Marie Cinq-Mars vantait les efforts déployés par son arrondissement auprès de la communauté hassidique en matière de recyclage sur le territoire.

Même s'il manque encore un bon mois avant l'édition 2009 de la cérémonie de la crémation du pain et la "Passover", des montagnes de déchets s'accumulent déjà dangereusement dans l'arrière cour de la synagogue Satmar Yetev Lev, au coin des rues Hutchison et Saint-Viateur. S'agirait-il d'une simple pratique en vue des célébrations qui s'en viennent? Depuis les fenêtres dégivrées du YMCA de l'avenue du Parc, ce n'est pas beau à voir.

Vous vous souvenez de la publicité électorale (cliquer sur la photo ci-haut) que Marie Cinq-Mars avait fait imprimer pour annoncer son intention de briguer la mairie d'Outremont? Toute souriante aux côtés de son mentor Gérald Tremblay, elle dénonçait
ses "adversaires politiques qui tentent de salir Outremont". On en vient à se demander aujourd'hui à qui la future mairesse faisait vraiment allusion.


Comment une telle insalubrité peut-elle être tolérée par l'administration du maire Tremblay? Comment se fait-il que celui qui se targue de faire de la propreté sa priorité ferme les yeux sur ce mini dépotoir?

On comprend d'autant moins cette situation que M. Feig a longtemps siégé au comité sur les relations intercommunautaires d'Outremont en plus d'être un dirigeant du Jewish orthodox community council (JOCC) et un porte-parole de la synagogue en question.


En passant, M. Tremblay, dix mois après le reportage de Radio-Canada du 26 mai 2008 qui nous avait confirmé l'existence d'un dortoir totalement illégal annexé à cette synagogue, qu'avez-vous fait? Rien, semble-t-il, puisque ses squatteurs clandestins y coulent toujours des jours paisibles. Qu'attendez-vous pour faire barricader ce repère infect?. Qu'on oublie son existence? Pas de chance. L'été prochain, même les yeux fermés, les effluves fétides qui s'en échapperont nous sauteront toujours au nez!

Maintenant, si vous avez le coeur bien accroché, jetez un coup d'oeil aux photos qui suivent. N'oubliez pas de prendre un grand respire et de vous pincer le nez.





Le 15
février 2009, les pigeons se payaient la traite avec les restes de table de la synagogue du 5555 Hutchison. Le bout de ruelle qui sépare le YMCA de la synagogue est un véritable dépotoir.













Les femmes en shorts de gym du YMCA se seraient-elles mises au Kedem?


















Voici la cour du dortoir mitoyen à la synagogue du 5555 Hutchison, le 1er mars 2009. Un fatras de sacs de déchets et de carcasses de vieux néons s'empilent par couches successives dans la cour.










Une partie des néons fragiles jetés tout bonnement à la ruelle. Ce n'est pas d'aujourd'hui que les choses sont jetées à la ruelle.

Les vidangeurs s'arrangeront bien. C'est leur job, non?















Vue impayable de la cour arrière de la synagogue depuis le YMCA. Les sacs s'accumulent jusque dans l'escalier de secours.







Avec le redoux, les sacs de poubelles empilés refont surface. Notez qu'il s'agit ici de la cour du
dortoir illégal qu'avait débusqué le journaliste Alain Picard dans son reportage du 26 mai 2008 diffusé sur les ondes de la télévision de Radio-Canada.








En façade, les fenêtres du dortoir du 5565 Hutchison qui donnent sur la rue servent de régrigérateur pour le lait Mehadrin et quoi d'autre encore! Ragoutant, non?


















Au deuxième aussi les pensionnaires ont faim!

vendredi 6 mars 2009

LE BRAS DE FER ENTRE LES CITOYENS ET LA VILLE

À 13h, cet après-midi (vendredi), l'honorable juge Hélène Le Bel de la Cour supérieure du Québec a mis fin à l'audition de la cause Benoît Dupuis c. la Ville de Montréal et l'arrondissement du Plateau Mont-Royal.

Le résident de la rue Hutchison représenté par Me Ricardo Hrtschan conteste la légalité du processus référendaire tenu par l'arrondissement du Plateau Mont-Royal à l'automne 2008. Il estime qu'en refusant le droit aux citoyens qui habitent du côté ouest de la rue Hutchison de se prononcer sur l'agrandissement d'une synagogue établie sur sa rue zonée strictement résidentielle, la Ville a agi illégalement.

M. Dupuis soutient que le geste de la Ville a lésé les résidents de la rue Hutchison qui subiront les nuisances qui résulteront de l'agrandissement éventuel de cette synagogue.

Le 4 et le 6 mars dernier, l'aura de Me Hrtschan planait au-dessus de la Salle des Pas Perdus du palais de Justice de Montréal.

L'enjeu de cette cause va bien au-delà du simple cas de l'agrandissement de la synagogue du 5363 Hutchison. Il soulève le problème qui se présente le long de toutes les frontières des arrondissements des plus importantes municipalités fusionnées
du Québec. Ce n'est pas pour rien que cette cause, débattue dans la salle 15.01 du palais de Justice de Montréal, avait déjà mobilisé les énergies du juge et des deux procureurs adverses durant toute la journée du mercredi précédent. Chaud, chaud, chaud, le dossier!

Les procureurs Hrtschan et son vis-à-vis, Me Éric Couture, le 4 mars 2009, lors d'une trève de plaidoirie dans la salle 15.01 du palais de Justice de Montréal.

Rappelons que le 29 novembre 2008, l'avocat de M. Dupuis a déjà obtenu l'interdiction pour la Ville de délivrer un permis de construction aux administrateurs de la synagogue du 5363 Hutchison. Ces derniers ne pourront entreprendre aucuns travaux tant que jugement sur le fond du litige ne sera pas rendu par le juge Le Bel. Le magistrat a six mois pour rédiger son jugement fort attendu tant par les résidents d'Outremont, du Plateau et de plusieurs autres arrondissements à travers le Québec que par les autorités de plusieurs municipalités.

Sans évidemment pouvoir présumer du résultat de cette cause, les citoyens présents aux audiences ont tout de même eu le sentiment que les arguments de Me Hrtschan étaient très solides, fort bien étayés et... très porteurs d'espoir. Nous croisons les doigts... mais pas les bras!

samedi 28 février 2009

LA TACHE ORIGINELLE

Depuis qu'elle occupe le poste de maire de l'arrondissement d'Outremont, Marie Cinq-Mars se gargarise de sa vertu et se drape du blanc manteau de l'intégrité.

Chaque fois qu'une question lui est adressée à propos de la politique des Deux poids, deux mesures qui sévit depuis des décennies, la mairesse a pris l'étonnante habitude de commencer ses réponses par un "Depuis que je suis mairesse..." Belle façon de prendre ses distances d'avec l'administration précédente dont elle a pourtant été un élément charnière pendant plus de huit ans.

Mais qui est dupe d'une telle entourloupette destinée à nous faire croire que l'histoire d'Outremont commence avec le début de son propre règne?

Dans l'entrevue qu'elle a accordée à L'Express d'Outremont, le 12 février dernier, Marie Cinq-Mars en profite une fois encore pour tenter de se refaire une virginité politique.

La mairesse peut bien répéter que c'est pas beau "de faire des allégations qui sont fausses", en moins de 305 mots, elle a trouvé le tour de déformer la réalité, de désinformer la population, de nier l'évidence et de nous abreuver de contrevérités quand ce n'est pas tout simplement des faussetés. Faut le faire!

Par où commencer? Par la fin, tiens! Lorsque le journaliste lui demande si elle a étudié les preuves qui sont incriminantes pour Michael Rosenberg qui siège au comité des affaires intercommunautaires d'Outremont, Cinq-Mars prend bien soin de ne pas répondre à la question.

Elle préfère nettement y aller d'une allégation plus que douteuse. Voyez sa réponse: "M. Rosenberg est membre d'un comité comme Mme (Céline) Forget est membre d'un comité... ce sont aux bénévoles eux-mêmes, entre eux, de décider si jamais ils ne veulent pas que quelqu'un fasse partie du comité."

Tiens! Tiens! Ce sont les copains bénévoles siégeant ensemble au comité qui décident entre eux d'actionner la trappe pour chasser un des leurs qui nuirait à la bonne marche du processus? Elle est bien bonne, celle-là!

Cette "blague" qui a fait sursauter Mme Forget (cliquer ici pour lires sa réplique dans L'Express d'Outremont) ferait certainement pouffer de rire Jean-Claude Patenaude, l'ancien conseiller politique du maire Harbour à qui Marie Cinq-Mars vouait alors une loyauté sans faille.

Imaginez. En 2005, alors qu'elle était membre d'un des comités (appelés commissions, à l'époque) de l'arrondissement, Mme Céline Forget, une ancienne conseillère municipale d'Outremont, reçoit une lettre provenant du cabinet même du maire Harbour.


La missive, datée du 22 décembre 2005, lui annonce qu'elle est tout bonnement éjectée du comité dans lequel elle était impliquée bénévolement.

(cliquer sur le document ci-contre)

La raison "officielle" stipulée dans la lettre signée par le conseiller politique du maire Harbour? L'implication de la rivale politique du parti au pouvoir ne s'inscrit pas dans la logique d'aide de prise de décisions souhaitée par le Conseil.

Quant à M. Rosenberg, lui, son mandat est renouvelé automatiquement d'année en année. C'était encore le cas en 2008, en dépit de la crise qu'il a lui-même suscitée au sein de l'arrondissement en raison de son comportement délinquant, de son mépris pour les lois, les règlements et les citoyens envers qui s'était engagé sur la voie du rapprochement intercommunautaire.

Il a beau être au centre d'une controverse qui a cours depuis maintenant plus de 16 mois, ses confrères bénévoles, tout comme les élus municipaux n'ont jamais osé le destituer. Il semble que ce soit Business as usual. C'est vrai que dans le cas du président de Rosdev, on peut se demander si ce n'est pas le dirigeant hassidique lui même qui "calle les shot" à l'arrondissement.

Quoi qu'il en soit,
on réalise de plus en plus qu'un hymen politique, ça ne se recoud pas aussi facilement qu'on le voudrait. Ce serait déjà un bon départ si Marie Cinq-Mars arrêtait de crier "Au menteur!" à tort et à travers à ses concitoyens. À moins, bien sûr, qu'elle parvienne à nous convaincre que, contrairement au reste de l'humanité, elle n'a pas été souillée par la tache originelle!

dimanche 22 février 2009

LE ROULEAU COMPRESSEUR

Ça fait des lustres que M. Alex Werzberger nous joue sa vieille cassette comme un mantra rabbinique. À tel point que lorsqu'il répond aux questions des journalistes, on pourrait faire du lipsing ou du karaoke sur ses belles paroles.

Beau temps, mauvais temps, Werzberger
chante la bonne foi, le respect, la sincérité et les mœurs élevées de sa "petite communauté paisible". Et que dire de son envie irrépressible de tisser des liens étroits avec le reste du monde.

Pourtant, si vous avez lu l'entrevue que le porte-parole hassidique a donné à L'Express d'Outremont, le 12 février dernier, vous devrez convenir avec nous que son prêchi-prêcha n'est que bouillie pour les chats.

Werzberger veut faire sa loi qu'importe si, pour cela, il lui faut piétiner les lois démocratiques en place.

Faisant allusion à la règlementation municipale qui interdit les synagogues dans les zones résidentielles, Werzberger est intraitable: "Les empêchements légaux ou l'activisme soi-disant laïciste... ne représentent que des problèmes contingents à renverser ou à contourner". En d'autres mots, si vous vous mettez en travers de notre chemin, nous vous passerons sur le corps.
Plus clair que ça, tu meurs!

Werzberger s'engage à combattre tout ce qui pourrait entraver ce qu'il appelle le "libre développement des lieux de culte" en milieu résidentiel. On ne pourra plus dire qu'il ne nous a pas averti. Pourtant, les Cinq-Mars, Moffatt et compagnie restent prosternés à quatre pattes devant ce théocrate de première.

Démagogue au point d'en être risible, le dirigeant Satmar mise sur la méconnaissance des goys pour nous faire croire qu'il est impensable pour ses ouailles de
déménager leurs rouleaux de prières et leurs pénates sur les rues commerciales.

Son argument? Les hassidim sont forcés par leur religion d'habiter à proximité de leurs synagogues. Essaie-t-il encore de nous faire gober que ses pieux coreligionnaires ne peuvent marcher un coin de rues pour aller prier? Foutaise!
Qu'il gèle ou qu'il tombe des cordes, même Michael Rosenberg qui habite à près d'un kilomètre de sa synagogue du 5253 Hutchison se tape le parcours à pied, chaque jour de Sabbat que le petit Jésus amène.

Et puis d'ailleurs, rappelez-vous. Il y a déjà 20 ans, même l'ancien maire Jérome Choquette avait compris la "game". Dans une entrevue accordée à La Presse, le 14 septembre 1988, Choquette ne s'en était pas laissé compter. "Le problème, dit-il, c'est que les juifs préfèrent les avenues résidentielles, plus propices aux activités religieuses. Pourtant, continue-t-il, ils ont déjà des synagogues dans les rues commerciales. Je ne crois pas que cette objection soit majeure pour eux." S'il vous plaît, M. Werzberger épargnez-nous donc vos histoires à dormir debout.

On en a aussi jusque là de sa stratégie aussi grossière que naïve qui consiste à qualifier
de malveillants, de fauteurs de trouble et d'antisémites, les "hors caste" qui ne se laissent pas rouler dans sa farine cachère.

En bon prédateur, Werzberger est passé maître dans l'art de cibler un coupable, de chercher à l'isoler et
à le démoniser à qui mieux mieux. Qu'importe que 40, 158 ou plus de 250 citoyens signent une demande de destitution, un mémoire pour la commission Bouchard-Taylor ou une pétition exigeant la fermeture d'une synagogue illégale, le président du Conseil d'organisations hassidiques d'Outremont (COHO) n'y voit toujours que l'œuvre diabolique d'un seul empêcheur de prier en rond. Nous serions 20 000 à contester sa mauvaise foi qu'il chercherait encore à jeter le blâme sur un seul individu. C'est tellement plus facile à combattre et combien plus rassurant.

De grâce, Marie,
Louis, Michael, Max, Mayer, Moshe et tous ceux qui l'aiment, changez-lui sa cassette rayée. Vous lui rendrez un service qui vous sera certainement rendue au moment du Jugement dernier.

lundi 16 février 2009

LE FESTIVAL DU CROUTON PLASTIFIÉ

La semaine dernière, dans l'entrevue qu'il a accordée à L'Express d'Outremont, le conseiller Louis Moffatt se pétait les bretelles. Faut dire qu'il en a abattu du travail en trois ou quatre ans passés à la tête du Comité permanent sur les relations intercommunautaires.

Voyez un peu. Lorsque le journaliste lui demande de donner des exemples de ce qu'il a accompli avec son Comité, Moffatt ne trouve rien de mieux à présenter que le rituel de la crémation du pain. "C'est un événement public où tout le monde peut aller; juifs et non juifs", dit-il fièrement.

C'est tout ce qui lui est venue à l'esprit pour vendre les mérites et la pertinence de son comité? On ne voudrait pas faire les rabat-joie, mais c'est pic-pic comme bilan, vous ne trouvez pas?

Si vous voulez trouver un spécimen non-hassidique dans la masse des joyeux fêtards qui se sont réunis le 18 avril 2008, sortez vos microscopes. On les cherche encore.

Me semble de voir nos petites familles arméniennes, maronites, grecques, italiennes, chinoises et francophones se "greyer de botterleaux" et s'en aller gaiement faire une
sortie au dépotoir municipal. Félicitation pour votre beau programme, Louis! Ça c'est définitivement voué à rapprocher les communautés d'Outremont.

Chevauchant les sapins rouillés du dernier Noël, les sacs Glad éventrés, les vieux rouleaux de tapis maculés de boue, les carcasses de pneus usés à la fesse et les restes de gyproc bouffi, tout ce beau monde se réunirait autour d'un bout de tuyau centenaire exhumé des entrailles de l'avenue Bernard. On y ferait un espèce de feu de la Saint-Jean que nos concitoyens hassidim alimenteraient en lançant des croutons de pain emballés dans des sacs de plastique de chez Benty's. À côté de ça, c'est sûr, le Festival mondial de folklore de Drummondville a des croutes à manger s'il ne veut pas se faire damer le pion par Outremont.

Qu'attendent Moffatt et le conseil d'arrondissement uni sous la bannière de l'UCIM pour réclamer une place de choix dans la prochaine édition du Guide Michelin? Outremontais de bonne volonté, avouez que vous brûlez d'envie d'entrer dans la ronde et de danser au milieu de ce décor de rêve.


mercredi 11 février 2009

LES LUNDIS DE LA MATRAQUE

Au cours des deux dernières assemblées du conseil (janvier et février 2009), la mairesse d'Outremont a manifestement perdu tout sens de la mesure. À CINQ reprises, Marie Cinq-Mars a réclamé l'intervention de ses agents de la Sécurité publique pour renvoyer s'asseoir ou bouter hors de la salle du conseil autant de citoyens qui avaient pris leur tour au micro. Même Stéphane Harbour, son prédécesseur déchu, n'était jamais descendu si bas pour bâillonner les citoyens.

Un citoyen présent à la séance du conseil a immortalisé l'instant où un agent de la Sécurité publique exécutait l'ordre d'expulsion abusif lancé par la mairesse d'Outremont.

Pourtant, les résidents sur place ne s'étaient pas adonnés à une séance du lancer du soulier contre l'autorité en place, pas plus qu'ils n'avaient usé d'un langage ordurier ou obscène. Ce fut la présidente de l'assemblée elle-même qui, moutarde au nez, a lancé les hostilités en insultant tout d'abord un membre du parti Vision Montréal venu au micro au début de la première période de questions."Je suis tannée des mensonges qui passent partout", tonna-t-elle.

Était-ce bien la même femme qui, cinq minutes plus tôt, avait récité son oraison laïque, implorant qu'il lui soit donné de ne désirer que ce qui est juste, d'agir avec prudence et de fonder ses décisions sur un savoir éclairé?

Ne venait-elle pas aussi de nous rappeler que les débats entre les membres du conseil et les citoyens étaient prohibés?

Je laisserai aux autres intervenants pris à partie le soin de se défendre eux-mêmes. Pour ma part, je me dois de dénoncer le comportement hystérique et les accusations fallacieuses de la présidence de cette assemblée à mon endroit. Ses grossières allégations sans fondement n'avaient pour but que de me discréditer et de salir ma réputation (lire la chronique du 29 janvier du site Outremont autrement)

Rétablissons les faits. C'est pendant que le conseiller Louis Moffat tentait de se dépêtrer d'une question que je lui posais que Mme Cinq-Mars a choisi de s'auto dégoupiller en m'accusant d'avoir menti sur deux faits qui, de surcroît, n'avaient aucun lien avec la question que j'avais amené devant le conseil.

Marie Cinq-Mars m'a d'abord accusé d'avoir dit qu'un autobus intercité illégalement stationné sur la rue Champagneur, le 14 novembre 2008, n'avait pas reçu de contravention. Or il s'avère que je n'ai jamais dit ou écrit une telle chose.

Pour vous en convaincre, retournez lire notre chronique du 11 janvier 2009 à propos du sondage réalisé par les élus d'Outremont sur l'inversion d'une portion de l'avenue Champagneur. Dans son emportement, la mairesse a versé dans la grossière calomnie.

Contrairement à ce qu'elle a colporté, ce n'était pas moi
qui avait soulevé cette question lors de l'assemblée du conseil de janvier 2009. De mémoire, c'était plutôt un jeune père de famille habitant sur ce tronçon de l'avenue Champagneur qui en avait fait allusion.

Poursuivant sa charge hargneuse, la mairesse m'a aussi accusé d'avoir faussement rapporté sur mon blogue qu'il arrivait à l'arrondissement de recourir à des interprètes pour envoyer des documents traduits en yiddish aux membres de la communauté hassidique. Pourtant, si vous réécoutez bien les propos qu'elle a prononcés le 27 octobre 2008, lors de la séance du conseil de la ville centre, Mme Cinq-Mars a dit textuellement, et je cite: "On a des fois des communications qui leur (les hassidim) sont envoyés dans leur langue avec un interprète". Éclairez-nous, Mme Cinq-Mars. Quelle est la langue des hassidim d'Outremont si ce n'est le yiddish? Peut-être soutiendrez-vous que vous vous êtes très mal exprimée. Ayez au moins la décence de ne pas en blâmer vos concitoyens attentifs.

Quant à votre menace de recourir à des moyens légaux contre les gens qui font des allégations, comme vous vous en êtes confiée aux journalistes présents dans la salle, nous vous invitons à y penser à deux fois. Rappelez-vous que châtiment bien ordonné commence par soi-même.

Le 2 février dernier, le poste que vous occupez ne vous dispensait pas de la probité, de l'intégrité et du décorum que vous exigez de vos "sujets". Et puis, de grâce... à l'avenir, épargnez-nous vos parodies de justice expéditive à la chinoise. C'est la dernière chose dont Outremont a besoin en cette année d'élection.

mercredi 4 février 2009

LE BLOC HASSIDIQUE

Vous avez lu la chronique de Gil Courtemanche publiée dans Le Devoir de samedi dernier? Ça s'intitule La médiocrité. Le journaliste dénonce les considérations bassement électoralistes qui ont amené le gouvernement Harper à accoucher de son dernier budget. Courtemanche déplore le fait que ledit budget n'est rien d'autre qu'un exercice comptable destiné à gagner les votes nécessaires à sa survie politique.

Cette médiocrité dont parle le chroniqueur ne se limite pas à la politique fédérale. Elle dégouline par gravité au niveau provincial pour se répandre jusqu'au petit monde municipal.

Quelques temps après notre passage à la commission Bouchard-Taylor, un conseiller du ministre libéral Raymond Bachand nous avait rencontrés dans un café d'Outremont. Il minimisait le poids de la représentation hassidique dans le cadre d'une élection provinciale. "Les gens en font tout un plat, disait-il, mais ils ne sont guère plus de 2 000 à voter dans la circonscription d'Outremont".

Présenté ainsi, c'est vrai que cela ne semble pas peser très lourd dans la balance démocratique. Mais dans le contexte où à peine 57,3% des 40 498 citoyens inscrits sur la liste électorale se sont prévalu de leur droit de vote à la dernière élection provinciale, 2 000 ultra religieux qui tracent leur croix à l'unisson selon les directives de leur rabbin et de quelques dirigeants de la secte, cela constitue un bloc sur lequel les politiciens ne relèvent pas le nez, bien au contraire.

Pour vous en convaincre, jetez donc un coup d'œil au cliché qui a immortalisé la soirée électorale du 8 décembre 2008 (le Point d'Outremont
). Qui voit-on célébrer aux côtés de Raymond Bachand? Nul autre que le président de la Coalition des organismes hassidiques d'Outremont (COHO), le Satmar Alex Werzberger. Il est accompagné de Mayer Feig (derrière le ministre), l'ultra orthodoxe Bobov qui administre le Jewish orthodox community council (JOCC) avec nul autre que le puissant et célèbre Michael Rosenberg, président de l'empire immobilier Rosdev. Flanqué d'une telle garde rapprochée, le ministre ne peut être qu'entre bonnes mains!

Ci-contre, une page du News Flash distribué de porte à porte à Outremont. Ilrend ici hommage à Mayer (Meir) Feig, émissaire diplomatique émérite de la communauté hassidique auprès de l'hôtel de ville d'Outremont. Rappelons que M. Feig a été l'organisateur du très controversé voyage des autorités municipales outremontaises dans les enclaves hassidiques de New York, à l'été 2005. Il fraye aussi dans l'entourage de Steven Harper (cliquer ici pour voir une autre photo)

Au niveau municipal, la pression du bloc hassidique se fait sentir de façon nettement plus aigüe. Imaginez. Lors de la dernière élection partielle de décembre 2007, à peine 4 425 électeurs outremontais inscrits se sont prévalus de leur droit de vote. C'est un taux de participation d'à peine 28,77%. Face à un tel scénario, quelques 2000 religieux intégristes qui ne reculent devant aucune tempête hivernale (fût-elle un déluge de neige, un verglas apocalyptique ou autre), cela ne représente plus une simple balance du pouvoir, mais bien plutôt une quasi majorité. Forts d'environ 45% des votes exprimés, les dirigeants ultra orthodoxes ne demandent pas de faveurs. Ils dictent leurs exigences. Et, de toute évidence, il n'y a pas de Choquette, d'Unterberg, de Harbour, de Cinq-Mars ou de Tremblay qui sache résister et se tenir debout face à cette vague théocratique qui, si on se fie à leurs projections démographiques, s'apprête à devenir rien de moins qu'un tsunami.

Qui doit-on blâmer pour ce foutoir urbain? Les hassidim? Mais non, chers citoyens, mais non! Eux ne font que profiter de la situation qui se présente à eux.

Mais si ce ne sont pas les ultra orthodoxes qu'il faut pointer du doigt, qui alors? Nos élus qui veulent s'accrocher au pouvoir? Là, vous commencez sérieusement à brûler.

Écoutez. Ne le répétez pas trop fort mais, entre nous, les vrais responsables de la triste situation qui règne dans nos arrondissements c'est... NOUS! Nous qui restons assis sur notre steak et qui négligeons, par cynisme, défaitisme, je-m'en-foutisme, nombrilisme ou enfant-gâtisme, d'exercer notre droit de vote, ce levier formidable qui,
pour paraphraser un Archimède un peu fleur bleue, pourrait nous permettre de soulever nos aspirations jusqu'à la lune.

Si nous ne réagissons pas, les spectateurs qui, de là-haut, nous regarderont nous avachir pour de bon n'auront qu'un seul commentaire à nous faire: "Votre performance a été médiocre, alors... bien fait pour vous!"

jeudi 29 janvier 2009

LES FRÈRES TREMBLAY ET LES COMMUNAUTÉS CULTURELLES


Gérald Tremblay vient de muter son frère Marcel. Des souffleuses, le frère du maire glisse du côté des communautés culturelles. Après toutes ces années de pelletage éreintant, certains pourraient croire que cette mutation est une semi-retraite bien méritée. Ce serait trop beau. La pente des communautés culturelles est au moins aussi glissante que les trottoirs de Montréal.

Ce n'est pas à ce poste que Marcel pourra "souffler". Et, malheureusement pour lui, sur le Plateau, comme à Outremont, le délicat dossier de la secte hassidique débordera à l'occasion sur ses anciennes fonctions.
Pour s'en convaincre, qu'il suffise de voir les avalanches d'ordures qui s'accumulent semaine après semaine derrière le dortoir (dont l'un est illégal) de la synagogue Satmar voisine du YMCA de l'avenue du Parc. La masse de détritus est telle qu'elle nuit même au déneigement de la ruelle. Non, Marcel Tremblay n'y échappera pas.

Comble de la défiance et du mépris de certaines personnes de la secte face à la réglementation: les gros sacs sont empilés autour du poteau marqué d'une plaque municipale interdisant justement qu'on y ... dépose des ordures!

Le 29 janvier 2009, la montagne de sacs verts atteignaient presque le haut de la clôture de bois derrière le dortoir hassidique.

25, 26, 27, 28.... Combien comptez-vous de sacs Glad autour du poteau (ne comptez pas les sacs appuyés contre le mur de la synagogue)?









Comment expliquer que les dirigeants ultra orthodoxes de cette synagogue favorisent le "tout au dépotoir" alors que dans Le Devoir du 29 mars 2008, la mairesse d'Outremont n'avait que des félicitations à faire à la communauté hassidique pour sa conscience sociale en matière de recyclage?

En sachant combien les frontières des arrondissements sont étanches pour Gérald Tremblay et ses émules Fotopulos et Cinq-Mars, on pourrait tenter une explication: la synagogue fautive se trouve sur le côté de la rue Hutchison qui appartient à l'arrondissement du Plateau. Marie Cinq-Mars sauve donc la face puisqu'elle parlait des hassidim d'Outremont. Vive les frontières d'arrondissements!

Nous suggérons donc à Marcel Tremblay de faire comme Cinq-Mars. Puisque de très nombreuses écoles hassidiques illégales n'enseignent ni le français, ni l'anglais, il pourra faire financer
des dépliants en yiddish par l'ensemble des contribuables. Félicitations pour votre promotion, M. Tremblay.

jeudi 15 janvier 2009

LA PIRE CHOSE AU MONDE

Lorsqu'il prêche la vertu devant caméras, le bon peuple aimerait bien l'avoir comme "mononcle".

Ce libre penseur qui n'a aucune espèce de sympathie pour
les fanatismes religieux, l'extrémisme politique ou les bars de danseuses, est l'adversaire
avoué d'une rectitude politique qui force les gens à se taire par crainte d'être pointé du doigt par un groupe hypersensible.

Ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir un "mononcle" à
Westmount qui appuie le NPD,
qui raconte sur You Tube que Françoise David est "cette lueur d'espoir du combat contre les années de néo-libéralisme cruel basé sur les intérêts des riches et des puissants" et qui s'insurge contre la manipulation par les plus riches et la corruption qui gangrène notre démocratie moderne.

Pas plus tard que le 8 janvier dernier, Me Julius Grey a profité de l'émission
Club social
sur TV5 (avancer jusqu'à la 35e minute du reportage) pour rajouter une épaisse couche de vernis sur sa réputation de grand sage. "Le ghetto, dit-il, est la pire chose au monde. Je ne pardonnerai jamais à Jean Charest d'avoir voulu subventionner à 100% les écoles ethniques. Cela sépare les gens."
Parti sur sa lancée, il en rajoute: "Il ne faut pas donner aux communautés le contrôle de ces écoles, car cela leur permet de maintenir leur petit empire. En leur donnant une éducation très accapparante, les jeunes ne peuvent plus en sortir."
Il avoue aussi dans le cadre de cette émission que "la religion organisée, surtout celle de mon enfance (il est issu d'une famille juive polonaise qui a immigré au Canada en 1957) n'a aucun intérêt pour moi."

Tous ces beaux énoncés de principes lui ont valu le titre de "rabbin de la société médiatique" de la part de l'interviewer François Parenteau. Et pourtant...

Pourtant, c'est ce même Julius Grey qui a convaincu la ville d'Outremont de tolérer l'érouv, ce "fil à pêche" qui donne une raison supplémentaire aux hassidim de se regrouper en ghetto puisque l'érouv leur permet de vaquer à leurs occupations le jour du sabbat.

C'est aussi lui qui a accepté de représenter la direction de l'Académie Beth Esther, une école ultra orthodoxe dont le 38e rapport annuel de la Commission consultative de l'enseignement privé rapporte que l'établissement ne répond pas aux exigences posées par l'article 12 de la Loi concernant la clientèle du deuxième cycle du secondaire.

C'est encore lui qui a défendu bec et ongles la secte hassidique de Val-Morin qui, maintient une synagogue illégale depuis 20 ans dans une zone strictement résidentielle.

C'est toujours Julius Grey qui, après avoir prêté son image pour mousser la campagne de publicité que le mouvement solidarité AQLPA - CRRE a élaboré pour s'opposer aux poursuites abusives, accepte de représenter le président de la firme milliardaire Rosdev pour me coller une poursuite-baillon de 375 000$.

Qui est le vrai Julius Grey? Pour commencer l'enquête, visionnez donc cet extrait de 1969 tiré des archives de Radio-Canada. Plus il change, plus il se ressemble, non?



dimanche 11 janvier 2009

LE NON-SENS DU SENS UNIQUE

En décembre dernier, le service de la Sécurité publique d'Outremont a concocté un sondage destiné à des résidents du tronçon de la rue Champagneur. On leur demande de se prononcer sur l'inversion du sens unique sur l'avenue Champagneur, entre Van Horne et Ducharme.

Ah! bon. Inverser le sens unique soulagerait la circulation sur Champagneur? On aura tout entendu.


Dans sa légendaire planification à long terme, le conseil d'arrondissement a tenu ce sondage "porte à porte" juste avant la période des Fêtes. Pas étonnant alors qu'aujourd'hui
encore, la veille de la séance de l'assemblée du conseil d'arrondissement de janvier 2009, bien des citoyens n'ont même pas vu la couleur du fameux sondage.

On comprend qu'il ne fallait pas trop ébruiter l'affaire auprès des citoyens, car la modification au règlement 1171 relatif à la circulation et au stationnement devait passer comme une lettre à la poste.

Pour les élus d'Outremont, il ne fallait pas que ça traîne. Après tout, il s'agit d'accommoder au plus vite l'école Beth Esther. Il s'agit de cette école ultra orthodoxe qui, selon les termes mêmes du 38e rapport annuel de la Commission consultative de l'enseignement privé "n'a jamais fait de demande de permis auparavant même si elle est en activité depuis 1956" et "qui ne répond pas aux exigences posées par l'article 12 de la Loi concernant la clientèle du deuxième cycle du secondaire".

Gageons que les dirigeants de la secte hassidique ont, une fois de plus, mis toute la gomme pour que les élus se retournent sur un dix cents pour faire faire un 180 degrés au sens unique.


C'est vrai qu'en inversant le sens unique, ça faciliterait le stationnement des autobus intercités illégaux comme celui-ci, photographié sur le tronçon de Champagneur au coin de Van Horne, le 14 novembre dernier.


Dans le paragraphe contextuel qui figure au-dessus du sondage, les autorités osent faire croire aux résidents que la mesure réduirait les impacts sur la circulation sur l'avenue Champagneur.

Actuellement les voitures qui s'y engagent proviennent de la petite avenue Ducharme. Une fois le sens unique inversé, la circulation sur Champagneur proviendrait de l'artère commerciale Van Horne.


Bonne chance à ceux qui voudront faire gober aux résidents de la rue Champagneur que cela réduirait l'impact sur la circulation. C'est tout le contraire qui se produira. On parie?

Voici, au même moment, un deuxième autobus intercité illégalement stationné sur Van Horne, au coin de Champagneur

Venez faire un tour au spectacle donné à l'assemblée du conseil d'arrondissement. Dépêchez-vous! C'est dans quelques heures à peine (12 janvier, à 19h) au 530, avenue Davaar.

mercredi 31 décembre 2008

LE PREMIER BYE! BYE! DES ACCOMMODEMENTS DÉRAISONNABLES


1 an, les amis! Ça fait un an que l'aventure des accommodements déraisonnables a débuté pour nous. Qui eût cru que cette commission mise sur pied, puis tablettée par Jean Charest, nous aurait conduits jusqu'ici.

Mine de rien, nous en avons fait du chemin en 12 mois. Nous en avons soulevé des questions, retourné des cailloux, démasqué des pratiques douteuses et révoltantes. C'est fou le nombre de bibites qui sont sorties en courant lorsque nous avons braqué nos lampes de poche dans les coins d'ombre.

Le plus incroyable, c'est que si la tendance se maintient, nous serons encore plus étonnés à la fin de 2009, quand nous fêterons notre deuxième BYE! BYE!
Ci-haut: C'est Le Devoir qui vient de couler la recette
TOP SECRET de l'ascendant qu'exerce
Michael Rosenberg sur les élus municipaux
et le bon Julius Grey.
Il a emprunté la recette
afghane de la CIA! Et ça marche en grand!


Mais ne brûlons pas les étapes. Pour finir cette première année selon la tradition bien de chez nous, nous vous proposons ce premier BYE! BYE! tout en en images et en caricatures. Un retour sur les moments forts (ou risibles) de cette première année de prise de conscience. Après tout, l'humour n'est-il pas l'arme décapante des sans pouvoirs?

Bonne année à vous tous, citoyens du monde! Que la fête commence!


LA COMMISSION BOUCHARD-TAYLOR:



Juste une petite question, M. Bouchard... Vous aviez plus de 400 mémoires à vous mettre sous la dent, à Montréal. Pourquoi avoir privilégié le nôtre si c'était pour nous dire qu'on ne frappait pas à la bonne porte? Avouez. Y'avait du Werzberger sous la table pour vous souffler les réponses, hein?




LA JAGUAR À 75 000$:




Comment on appelle ça, déjà? Paranoïa? Non. Intimidation, délinquance, terrorisme institutionnel. Tout ça emballé dans des colis signifiés par avocats interposés et... en anglais seulement!









LE BEAU VOYAGE À NEW YORK:


À défaut d'avoir été invités à participer à ce fabuleux Breakfast in kosher America avec vos élus, votre police et des membres de la commission interculturelle d'Outremont, nous allons tout de même vous mettre dans l'ambiance avec une musique de circonstance. Cliquez ici et... attachez vos ceintures de chasteté. On part! Premier arrêt: Kiryas Joel.








LE DÉPART EN DOUCE




















LE PARTY DANS LA GROSSE POMME


Remarquez que Louis Moffatt était du voyage alors qu'il n'était ni élu municipal, ni chef de police, ni membre d'une commission consultative, ni conjoint de l'un ou l'autre des invités. Il dormira tout de même à l'hôtel 4 étoiles de Michael Rosenberg, à New York. Écoutez Oh! Darling, de Supertramp. C'est de circonstance.


Le chic restaurant cachère Wolf & Lamb, au coin de la 5th Avenue. Qui est le loup? Qui sont les moutons? Nos amis y ont fait bombance.





Vous vous souvenez de la chanson Lord is it mine?


















LE RETOUR AU BERCAIL -
LA FABRICATION DU VOYAGE MISÉRABILISTE:


Quand le chat est sorti du sac, les autorités municipales ont vite tenté de récupérer l'histoire d'une belle fin de semaine à NY. Ils en ont tiré une version que l'on pourrait appeler 40 heures de vaches maigres.











C'est l'heure d'écouter
Take the long way home



Marie Cinq-Mars accueillant les rescapés du week-end qui hallucinent à leur arrivée à l'hôtel de ville.








Un autre petit coup de Supertramp? Écoutez Just another nervous wreck











Si jamais Louis Moffat voulait récidiver et retourner faire trempette dans les enclaves hassidiques de NY, voici ce que le comité consultatif permanent intercommunautaire lui suggèrera pour éviter les vagues d'excès et les conflits d'intérêts: Le cyclobus!





















PAS BESOIN DE PERMIS NI DE PERMISSION POUR LES VRAIS CROYANTS:



La mairesse ne jure plus que par l'écologie, la nature, l'odeur enivrante des tulipes hollandaises et le bon compost maison. Mais quand une clôture de vieilles planches pourries est en péril, on attaque le problème à la racine, à Outremont. On coupe l'arbre cinquantenaire. L'affaire est tranchée. C'est la loi du lumberjack qui mène. Le courriel provenant du bureau du maire est explicite. Lisez-le.













LA CRISE FINANCIÈRE:




LA MULTIPLICATION DES SYNAGOGUES EN ZONE RÉSIDENTIELLE:


"Notre communauté... n'est composée que de descendants de la congrégation Bobov de Galicie occidentale. Aucun autre groupe hassidique ne le fréquente."

Moshe Englander, l'entrepreneur immobilier qui travaille chez Rosdev, l'entreprise de Michael Rosenberg.











Vous aimez les synagogues en milieu résidentiel? Voici l'état des lieux en cette fin de 2008. Ne désespérez pas. Il y en aura encore plus l'an prochain!










LE PRIX DU POUVOIR:
























Après un an au pouvoir, on doit malheureusement se rendre à l'évidence.
Plus ça change, plus c'est pareil. Pour du vrai ménage, faudra repasser.



Voilà pour ce premier BYE! BYE! Nous vous souhaitons de vous amuser tout votre saoul cette nuit. À l'année prochaine.

Votre tout dévoyé!

lundi 29 décembre 2008

L'AMOUR DU TRAVAIL BIEN FAIT

Quand on a à coeur de faire du beau et du bon travail, il faut y mettre le temps.

Parlez-en à Martin Rosenberg et son père Michael. Il en savent un bail sur le sujet. À preuve, ils "restaurent" la synagogue familiale du 5253 Hutchison depuis le 24 juin... 2003 (voir mémoire, pages 65 à 75).


Peu à peu, lentement pas vite, avec une minutie, une patience et un entêtement tout rabbinique, ils bossent. Tantôt en catimini, tantôt par bourrées, ils se dévouent corps et âme à l'édification et à l'agrandissement inéluctable de leur lieu de culte en milieu résidentiel.
De jour comme de nuit, se riant éperdument des ordres de cessation de travaux qui leur sont tombés dessus comme une plaie d'Égypte, ils avancent pas à pas vers le destin divin que leur a dicté le livre sacré.


S'il a fallu 120 ans à Noé pour construire son arche, que sont cinq insignifiantes années pour retaper une synagogue.
N'ayant entamé qu'en octobre 2004 les travaux de peinture et d'entretien de la corniche de l'immeuble patrimonial, Martin et Michael ne pouvaient quand même pas exiger de leurs "jobbers" qu'ils se tuent à la tâche.Eh! puis, d'ailleurs, à quoi bon gaspiller deux jours de salaires de leurs hommes de main? Surtout qu'il arrive que nos amis reçoivent une aide inestimable.

Hier soir, par exemple, ce sont les pompiers qui sont débarqués chez eux comme une manne bienfaitrice. Un cadeau du ciel, quoi!

La tôle placée à la va-comme-je-te-pousse quelques quatre ans plus tôt s'est mis à battre de l'aile en après-midi. Et vole, vole vole vers le 9e ciel.

Et puisqu'aucun des administrateurs-propriétaires de la First Mesifta Hutchison Branch n'est intervenu, ce sont nos bons samaritains du Plateau qui ont fait le boulot. Cette fois, ça n'a pas traîné.

V'là au moins une job bien faite! Cela prouve une fois de plus que rien ne sert de courir; il suffit de composer le 911 à temps!






Mais j'y pense. Ma corniche en bois qui date de 1907 va bientôt avoir besoin d'être retapée. "Aie! les gars en haut de l'échelle. Youe! Houe!... Ça ne vous tenterait pas de me donner un petit coup de main de ce côté-ci de la rue?"

J'ai pas osé le leur demander. Vous savez pourquoi? J'avais pas envie de me faire dire une fois de plus:
" Nous autres, on s'occupe pas de l'autre côté de la rue... c'est Outremont. Arrange-toi avec tes problèmes. Pis si t'es pas content, t'appelleras Fotopulos. A va te le dire, elle!"






En tout cas, nos amis du 5253 Hutchison ont du chemin à faire avant d'arriver à la cheville de la Jewish Reconstructionist Congregation qui a décroché le label LEED PLATINUM (la marque d'excellence en matière de construction environnementale) pour sa nouvelle synagogue en banlieue de Chicago.

dimanche 21 décembre 2008

LA CONVERSION À L'ÉDUCATION QUÉBÉCOISE

"We have permits for everything we build. All of the issues involving synagogues and schools were resolved years ago. No one is getting special privileges."

Cette déclaration solennelle, c'est Alex Werzberger qui l'avait faite au Canadian Jewish News, le 6 décembre 2007. Le pontife hassidique a eu beau tenter de montrer patte blanche, tôt ou tard, on allait bien découvrir le pot aux roses. C'était écrit dans le ciel! Remarquez que cela n'a pas empêché le grand porte-parole de la secte de se frotter au pouvoir provincial et de se voir nommer membre de la Régie des installations olympiques par le Conseil des ministres, le 7 novembre 2007, soit quelque quatre petites semaines avant ses déclarations aux journaux.

Depuis sa sortie mensongère du 6 décembre 2007, le président de Construction Traklin ltée et de la Coalition d'organisations hassidiques d'Outremont a essuyé quelques rebuffades.


Le 26 mai 2008, dans un
reportage diffusé sur les ondes de la télévision de Radio-Canada, le journaliste Alain Picard nous révélait l'existence de synagogues et de dortoirs illégaux dans les arrondissements d'Outremont et du Plateau. Cela contredisait la parole d'évangile de l'auguste représentant hassidique.

Pas plus tard que le 3 décembre 2008, le journaliste Alain Picard y allait d'un autre reportage. Cette fois, il était question des fameuses écoles illégales hassidiques qui ont pignon sur rue dans le quartier. Ce topo aurait gêné n'importe qui se serait fait prendre en défaut... sauf, peut-être, Alex Werzberger qui n'en est plus à une entourloupette et à une fourberie près.

Qu'apprend-on dans ce reportage? D'abord que plusieurs de ces écoles n'offrent aucun enseignement du français langue seconde. Zéro, niet, nada! La Loi 101? What's that?

Mais avant de tomber en bas de votre chaise, attendez la suite. Le journaliste nous dévoile que ces écoles ultra religieuses du quartier ne couvrent que 80 % du programme de mathématique prévu par le ministère de l'Éducation. Pour les sciences et la technologie, ça chute à un maigre 45 % du programme obligatoire.

À les entendre sur la rue, on se dit que tous ces jeunes adolescents hasssidiques doivent mettre toute la gomme sur l'anglais. Eh! bien, détrompez-vous. La langue de Shakespeare n'a pas plus la cote. L'anglais langue seconde ne risque pas de bourrer le crâne de cette "relève" puisqu'il correspond à peine à 10 % des exigences du ministère.

Même hécatombe en géographie. Remarquez que ce piètre 10 % explique peut-être le fait que tout ce beau monde ne sait pas que le Québec existe et qu'on y parle français!

En revanche, s'il y avait une série de Génie en herbe consacrée à la Torah, ces jeunes-là pèteraient des scores, car ils passent le plus clair de leur temps à éplucher le livre sacré.

Ça fait plus d'un demi-siècle qu'un bon nombre de ces hassidim vivent parmi nous en marge du programme pédagogique québécois. De grand-père en petit-fils, ils ont passé entre les mailles du filet. Dans ces conditions, comment s'étonner que près de 60 % d'entre eux ne veuillent pas ou ne soient tout simplement pas aptes à occuper un emploi et à contribuer un tantinet à l'essor de la société?

Mais tout n'est pas perdu puisque Me Yann Bernard, l'avocat de la communauté ultra orthodoxe, nous annonce que les responsables de la communauté sont tout à fait ouverts à se mettre au diapason. Y'a pas d'erreur. On sent qu'ils brûlent d'envie de se convertir aux vertus de l'éducation québécoise et de combler ce retard d'ici... 2013. Surtout le cours d'éthique et d'enseignement religieux, il va sans dire!

C'est certainement absolument formidable comme annonce puisque Mme Michelle Courchesne, la ministre de l'Éducation, se dit satisfaite de l'entente conclue avec les
intégristes religieux. "C'est, dit-elle, une ouverture de leur part qui n'avait jamais existé avant."

On verra bien, dans cinq ans, si le large sourire de la ministre ne se transformera pas en une moue amère et scandalisée.

lundi 15 décembre 2008

PAUSE AUTOCAR ENTRE DEUX SYNAGOGUES

Il y a à peine un peu plus d'une semaine, nous vous parlions du problème des autobus intercités qui sillonnent toujours nos rues résidentielles. Eh! bien, pas plus tard que cet après midi, un autre de ces mastodontes interdits ne s'est pas seulement promené sur la rue Hutchison. L'autocar de la firme Monroe s'y est carrément stationné comme s'il était arrivé à son terminus de Brooklyn. Pendant plus d'une demie-heure, s'il vous plaît!
Voici la première photo prise de l'autocar en infraction cet après-midi. Notez que le photographe avait laissé son appareil à l'heure avancée!

Pourtant, en 2003, le maire d'Outremont avait fait modifier sa réglementation pour empêcher les autocars affrétés par la communauté hassidique de s'arrêter dans les rues. "Il y a des limites à ce que les gens peuvent endurer, disait alors Stéphane Harbour, à Karim Benessaieh, journaliste de La Presse, le 14 mai 2003.

L'autobus Monroe se trouve stationné entre la synagogue Belz des Rosenberg et la synagogue Bobov des Feig et Englander qui veulent agrandir la leur.

À l'époque, comme à son habitude,
Alex Werzberger, le président de la coalition des organismes hassidiques d'Outremont (COHO), avait crié à l'antisémitisme. Un classique.

On aurait pu croire qu'avec la commission Bouchar-Taylor qui avait monopolisé le Québec tout entier, du plus simple citoyen aux plus hautes autorités politiques, certains auraient compris qu'il leur faudrait mettre un peu d'eau dans leur vin cachère.

Pensez-vous! C'était bien mal connaître la pugnacité légendaire de la secte rebelle.


Les journaux, les reportages radio et télé pouvaient bien faire la manchette des incivilités répétées des dirigeants hassidiques. Les bloggeurs peuvent bien continuer à ameuter la terre entière et rapporter leurs comportements délinquants. Ça ne fait manifestement
pas un pli aux leaders de la secte. Après tout, ces sages à barbe sont au-dessus des lois terrestres édictées par des goys. Eh puis, ils ont déjà vu neigé... sur les traces de leurs dix roues! C'est sans compter qu'ils misent toujours sur l'Alzheimer collectif de la population hôte pour reprendre leurs bonnes vieilles habitudes comme si de rien n'était.

Que faire, citoyens? Que faire? Dénoncer! Simplement dénoncer. Encore et encore. Jusqu'à ce que l'ensemble des intervenants de la société civile ne sonnent vraiment la fin de la récréation théocratique.

Remarquez qu
e ce n'est peut-être pas encore pour demain. L'appel logé auprès de la Sécurité Publique d'Outremont n'a été d'aucun secours. Vers 16h50, c'est un répondeur qui s'est enclanché. Quant au policier du poste 24 qui a répondu à la plainte téléphonique d'un deuxième citoyen, il a dit qu'il ne faudrait pas compter sur l'intervention d'une patrouille dans la prochaine demie heure.




Le conducteur du mastodonte savait fort bien qu'il n'avait pas le droit de se trouver là avec son autobus intercité. Il a bien pris soin de se servir de sa casquette New York New York pour dissimuler son visage aux caméras.

Messieurs, mesdames les élus du Plateau et d'Outremont... Comprenez-vous maintenant pourquoi les citoyens ne veulent rien savoir des agrandissements de synagogues sur leurs rues résidentielles? Les dirigeants intégristes se moquaient des règlements hier. Ils ne s'en préoccupent pas plus aujourd'hui et ne les respecteront pas davantage demain! L'affaire devrait être entendue, non?

samedi 13 décembre 2008

SECTE, MENSONGES ET VIDÉO

Comme nous vous le rapportions dans notre dernier message, Mme Céline Forget a été acquittée de l'accusation de voie de fait armé déposée contre elle par un membre de la secte ultra orthodoxe.

Si vous avez oublié ( ou si vous n'avez jamais su) ce que l'ancienne conseillère municipale d'Outremont a vécu et enduré depuis plus de dix ans, visionnez donc le
video cliquer sur le triangle

reportage diffusé le 10 septembre 1999 dans le cadre de l'émission J.E. (journalisme d'enquête) sur les ondes de TVA. Vous serez soufflés de voir les gestes répétés d'intimidation, les menaces et le vandalisme incessant que certains intégristes hassidiques lui ont réservé simplement parce qu'elle a revendiqué le respect des lois municipales et provinciales sur le territoire d'Outremont.

Vous verrez de vos propres yeux des
comportements inacceptables, sans compter les combines et les tours de passe-passe que certains dirigeants de la secte hassidique trafiquent sans vergogne aucune. Même leur porte-parole Alex Werzberger avouait devant caméra l'utilisation de fausse représentation pour parvenir à leurs fins.

Alex Werzberger à J.E.


En écoutant ce reportage, vous comprendrez aussi que le laxisme grossier et l'à-plat-ventrisme de nos élus ne datent pas d'hier. Il est particulièrement pathétique d'e
ntendre l'ancien maire Jérome Unterberg tenter de nous faire avaler que c'est dur en titi de prouver l'existence d'une synagogue illégale dans une rue zonée strictement résidentielle.

Sa comparaison avec un petit crucifix de cuisine "qui ne fait pas de chez vous une église" tient du grand guignol.
Enfin... c'est beaucoup dire. À l'écouter, lui et ses successeurs, ont aurait plutôt envie de parler d'un théâtre de marionnettes!

jeudi 11 décembre 2008

LA VÉRITÉ PIXELLISÉE TRIOMPHE

Ce soir, vous aurez droit à des images inédites.

Seuls le procureur de la Couronne et l'avocate de la défense, Me Marie-Hélène Giroux, ont pu les voir et les analyser. Elles ont permis de désamorcer une accusation grave contre une citoyenne d'Outremont qui avait eu le "bonheur" de voir son nom et son image faire la manchette du téléjournal de TQS, de TVA et du Journal de Montréal.


Lors de la comparution, Me Marie-Hélène Giroux, l'avocate de Mme Forget, disait ne pas comprendre comment le dépôt d'accusations contre sa cliente avait pu être autorisé. CLIQUER pour lire l'article du Journal de Montréal.


Maintenant que Mme Céline Forget a été ACQUITTÉE et qu'aucun média ne s'est donné la peine de couvrir la fin heureuse de l'histoire, nous estimons nécessaire de remettre les pendules à l'heure et de rétablir la réputation de Mme Forget.

Rappelons que
cette ancienne conseillère municipale d'Outremont fait l'objet, depuis de nombreuses années, de menaces, d'intimidation, de vandalisme, ainsi que d'une longue série d'accusations criminelles gratuites et malveillantes portées par certains membres de la communauté hassidique. Elle subit tout cela parce qu'elle dénonce ouvertement, en toute légitimité et de façon absolument légale des gestes et des comportements qui vont à l'encontre des lois et règlements en vigueur sur le territoire de l'arrondissement.

Voici les faits:

Le 4 juillet 2007, un résident hassidique d'Outremont portait une énième plainte au criminel contre Mme Céline Forget. Cette fois, il l'accusait d'avoir foncé sur lui avec sa voiture alors qu'il "traversait la rue pour aller à la rencontre de policiers appelés sur les lieux".

Rappelons que ce monsieur et certains membres bien en vue de sa communauté n'ont pas la femme en odeur de sainteté.
Ils n'ont, entre autres, jamais digéré que l'ancienne conseillère municipale ait eu le culot de faire fermer la synagogue qu'ils opéraient en toute illégalité au coin des rues Lajoie et Durocher.

(cliquer sur la photo de l'ancienne synagogue laissée à l'abandon depuis 10 ans)
.

Ça les enrageait d'autant plus qu'ils étaient parvenus à dégriffer les autorités municipales qui refusaient de mettre leurs culottes et de faire respecter leur propre règlement de zonage.

Pour lui faire payer encore et encore son "crime" de lèse-synagogue illégale, le plaignant lui colle une accusation de voie de fait armé. Le fait diffusé dans toutes les chaumières du Québec à l'heure du souper était destiné à la neutraliser une fois pour toute. Hélas pour ses conspirateurs,la militante municipale a la couenne dure et a drôlement appris à se défendre depuis le temps.


Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à voir sa moyenne au bâton. Sur les cinq plaintes criminelles portées contre elle par ses pieux voisins, AUCUNE n'a abouti.

Les trois premières accusations ont tourné en eau de boudin. Elles ont été tout bonnement retirées par les procureurs de la Couronne. La quatrième poursuite a aussi fait long feu puisque Mme Forget a été blanchie comme neige après avoir été accusée d'avoir frappé l'une des 12 enfants du plaignant.

Manque de pot pour le plaignant , voici maintenant que la dernière accusation de voie de fait armée portée contre Mme Forget s'est avérée un cinquième pétard mouillé.

En dépit des traquenards échafaudés pour la discréditer, la salir, la réduire au silence et la broyer, la résidente d'Outremont s'en tire donc avec un parcours sans fautes.

Cette fois, la principale intéressée admet qu’elle doit une fière chandelle à son fidèle appareil photo. Il lui a permis de capter toute la scène et de montrer que c’est plutôt elle qui a été victime de harcèlement le 24 juillet 2007. Sans cette preuve numérique et en l’absence de témoins favorables, elle se demande encore comment elle aurait pu s'en tirer indemne. Vive la vie en pixels... et le sang-froid.

Le fil des événements du 4 juillet 2007:

17h58:16 : Mme Forget est horticultrice. Un de ses clients de longue date habite la maison voisine du plaignant. Étant donné l'attention qu'il lui réserve depuis quelques années, elle est particulièrement sur ses gardes lorsqu'elle s'y rend.

Ici, un membre de la famille qui lui cherche régulièrement noise vient de la repérer. Il la surveille et passe un coup de fil. Pour protéger ses arrières, Mme Forget commence à capter la scène.






18h01:33 : Sentant qu'il se trame quelque chose de pas très catholique, Mme Forget termine l'épangage de son engrais sur le terrain de son client et se prépare à partir.










18h02:00 : Alors qu'elle se dirige vers sa voiture stationnée au coin des avenues Wiseman et Marsolais, l'homme la suit et s'approche.













18h02:20 : L'air menaçant, l'un des membres de la famille du plaignant la rattrape, la fixe, puis la frôle alors qu'elle est debout tout près de sa propre voiture. Il la nargue et l'intimide.







18h02:35 : Avec son cellulaire, il photographie la plaque de la voiture de l'horticultrice même s'il la connait par coeur depuis belle lurette.













18h02:40 : Il voit arriver la voiture de son père et part à sa rencontre.



















18h03:44 : Les deux hommes se retrouvent à l'extérieur de la fourgonnette.








18h04:06: Mme Forget a juste le temps de ranger ses outils et de s'engouffrer dans sa voiture avant que les membres de la famille hassidique ne la rejoignent. La version donnée par le plaignant au Journal de Montréal ne concorde pas avec les images prises par Mme Forget.





18h04:16 : Mme Forget est réfugiée à l'intérieur de sa voiture. Le visage du fils du plaignant se trouve à quelques centimètres à peine de sa fenêtre.










18h04:30 : L'homme qui allait bientôt porter plainte au criminel s'approche à son tour à quelques centimètres de la fenêtre, l'air menaçant.









18h05:25 : Les policiers du poste 24 sont déjà sur place, une minute à peine après l'arrivée du plaignant. Il les avait donc appelés bien avant que Mme Forget ne se rende à sa voiture. L'épouse du plaignant surgit pour aller rejoindre le fils du plaignant qui discute avec les policiers.





18h05:35: Contrairement à ce qu'affirme le plaignant dans sa déposition, ce dernier n'a jamais traversé la rue pour aller rejopindre les policiers. Les images prises par Mme Forget parlent d'elles-mêmes.








18h05:42 : Les images montrent plutôt le plaignant en train de bloquer le passage à Mme Forget alors que les policiers ont déjà traversé la rue et ne se trouvent plus qu'à quelques pieds de la voiture de Mme Forget qui est immobilisée.






18h05:47 : Le plaignant et sa femme se dirigent vers le trottoir au moment où la deuxième policière s'approche de la voiture qui est toujours immobilisée.




Dites-nous maintenant une chose. Les autorités municipales finiront-elles par protéger les honnêtes citoyens victimes à répétition de plaintes malveillantes et non fondées?

Après plus de dix ans de dénonciation de la part de Mme Forget, après les articles dans les quotidiens et les reportages télés faisant état de l'enfer que certains membres de la communauté hassidique (avec la bénédiction de leurs dirigeants???) lui font vivre, qu'attendent les policiers pour mettre un terme à ces exactions qui n'en finissent plus? Ça fait longtemps que les bornes ont été dépassées et que trop de gens ferment les yeux.

lundi 8 décembre 2008

LA THÉOCRATIE ROSE BONBON

Aujourd'hui, 8 décembre 2008, c'était journée électorale au Québec.

Avec le froid de canard qu'il faisait, on pouvait craindre que le taux de participation ne tombe aussi bas que le mercure. Ajoutez à cela le fait que la campagne
s'est avéré franchement soporifique, la démocratie risquait fort d'en prendre pour son rhume.
Heureusement, les dirigeants du JOCC (Jewish orthodox community council) ont donné leur consigne pour faire sortir le vote de 100% des ultra religieux outremontais. Leurs ouailles qui

Ci-contre, une de ces affiches collées sur la porte de la synagogue du 5253 Hutchison


n'ont pas le droit de lire les journaux, d'écouter la radio ou de regarder le téléjournal et les émissions d'affaires publique n'ont eu qu'à suivre la directive de... Michael Rosenberg. C'est simple, efficace et payant!

Ce matin, des affiches rose bonbon étaient collées sur les portes d'entrées
de certaines synagogues de l'arrrondissement. Elles enjoignaient les fidèles à voter en bloc pour le député libéral de la circonscription. C'est peut-être ce qu'il conviendrait d'appeler la théocratie participative.

Raymond Bachand avait raison d'être tout sourire sur ses pancartes électorales. La voix de Dieu lui aura peut-être valu d'éviter de vivre dans sa cour le pire taux de participation enregistré à une élection provinciale depuis 1927.


Autre affichette rose aperçue à la synagogue de la rue Bernard.

samedi 6 décembre 2008

LE TRANSPORT EN COMMUN

Je ne sais pas si vous avez remarqué. Chaque fois qu'un citoyen a le malheur de se plaindre des autobus intercités qui se servent des rues résidentielles de l'arrondissement d'Outremont comme d'autant de terminus Voyageur, les autorités municipales prétendent que nous parlons à travers notre chapeau.

Le terminus à Rosenberg, au 5253 Hutchison: All aboard holy believers!


À les écouter tous, le problème est de l'histoire ancienne. À la suite de notre passage devant la commission Bouchard-Taylor, même Louise Leduc, journaliste à La Presse s'était montrée sceptique.

Dans sa chronique du 3 décembre 2007 intitulée
Entre indifférence et exaspération, voici ce qu'elle avait écrit pour minimiser et ridiculiser le problème que nous avions soulevé à propos des autobus intercités:
"Quant aux gros autobus circulant dans les rues d’Outremont et transportant des juifs hassidiques faisant la navette Montréal-New York – un problème d’importance, à lire son mémoire présenté à la commission –, M. Lacerte dit en entrevue n’en avoir vu passer que deux depuis juillet, rue Hutchison, et n’en avoir photographié qu’un seul... Tiens tiens, une autre chasse anti-hassidique est ouverte?"

Je peux comprendre qu'on ne soit pas portés à croire sur parole le commun des mortels. Surtout quand certains élus carburent au déni systématique. Et comme les citoyens ne passent pas leur temps à chercher les bibites, les Thomas ont beau jeu de se draper d'incrédulité.

À l'envers, le Québec?

Et pourtant. En dépit de tout le tapage médiatique que le Québec a connu l'an dernier, les inconditionnels des autobus intercités illégaux sont coriaces. Ils ont du front tout le tour de la tête.


En tout cas, ce n'est certainement pas une législation de goy à la noix de coco qui va leur en imposer.

À preuve, moins de trois semaines après la publication de l'article de Leduc, un citoyen de la rue Querbes a immortalisé ce mastodonte de 56 places le 24 décembre 2007. Il s'était stationné sans crier GARE! D'où venait-il et qui transportait-il? Nous vous donnons un seul indice.
Les autobus World Wide Tours ont leur siège social à Brooklyn... près de l'enclave hassidique de Boro Park. Mais ce n'est très certainement que le fruit du hasard. Pas plus tard que le 19 octobre 2008, cet autre monstre intercité rinçait son moteur diésel sur la rue Durocher.




Par ce beau dimanche midi d'octobre, une marée d'adolescents bardés de valises ficelées montent dans ce 56 places qui les ramènera à New York après quelques jours de retraite fermée dans des B&B clandestins tapis dans le sous-sol de "paisibles" résidences. Vous inquiétez pas. Nous y reviendrons à ces fameux B&B.





Il va de soi que de remplir un tel autobus en pleine rue résidentielle n'entraîne aucun inconvénient pour les riverains et aucun problème de congestion et de sécurité pour les piétons et les automobilistes.

Vous pouvez toujours chercher la Sécurité publique. Le dimanche à 12 h 09, faut que ça mange ces pièces d'hommes-là!






C'est pas l'espace qui manque sur vos rues résidentielles d'Outremont. Regardez. Y'a pas seulement de la place pour stationner un dix roues. On peut même stationner en double, voire en triple et prendre tout son temps pour faire descendre les ados en noir et leurs lourds bagages.







WORLD WIDE TOURS, un nom à retenir!














Nous nous en voudrions de passer sous silence les autobus intercités EXCELLENT BUS SERVICES qui desservent l'école Beth Esther depuis Williamsburg, la deuxième enclave hassidique en importance à Brooklyn, NY.

En voici un premier stationné illégalement sur Van Horne, le 14 novembre 2008. C'était, ma foi, il y a moins de trois semaines.







Il en trainait aussi un deuxième sur Champagneur, au coin de Van Horne. Si y'a de la place pour un, y'en a pour deux, non? Puis, pourquoi se gêner, puisque les autorités ferment les yeux!

Ça doit encore être le coup d'envoi d'une nouvelle chasse anti-hassidique. D'ailleurs, c'est connu. On est juste des méchants fauteurs de trouble.

jeudi 4 décembre 2008

L'ARBRE QUI NUIT AUX PRIÈRES

Le 8 octobre dernier, nous nous demandions comment un propriétaire de la rue Hutchison avait bien pu faire abattre le gros arbre qui trônait dans sa cour depuis près d'un demi siècle sans que les autorités ne lui demandent des comptes et ne le passent à la moulinette.

C'était d'autant plus troublant que la mairesse d'Outremont avait bel et bien averti les citoyens qu'elle n'ent
endait plus à rire avec les lumberjacks urbains.

Nous venons de mettre la main sur le permis d'abattage que les autorités d'Outremont ont délivré au propriétaire, le 9 septembre 2008.

Nous avons été soufflés d'apprendre la raison évoquée par l'arrondissement pour donner le feu vert à la mise à mort de ce magnifique érable à Giguère quinquagénaire. Voyez un peu:

"ABATTRE UN ARBRE (ACER NEGUNDO - ÉRABLE À GIGUÈRE) DHP: 42 CM, SITUÉ DANS LA COUR ARRIÈRE DE LA PROPRIÉTÉ ET SUSCEPTIBLE DE CAUSER DU DOMMAGE À LA PROPRIÉTÉ - CLÔTURE"

L'était même pas malade ce pilier de cathédrale. Imaginez... Il dérangeait une vieille clôture en bois qui tenait de peur. Un restant de clôture sur laquelle ses propriétaires n'avai
ent même pas été foutu de donner un petit coup de peinture depuis au moins dix ou 15 ans. Il suffit de cliquer sur les photos pour s'en rendre compte.

Et c'est pour cette raison que le service des permis a octroyer un permis d'abattage?


Come on, les boys!
Vous fournissez un luthier artisan? Vous travaillez dans la shed d'une cour à bois ou pour Beaver Asphalte? On n'arrive pas à croire que vous êtes allés prendre des photos de ce baobab nordique (voir le cliché noir et blanc) qui rafraîchissait le toit de cet immeuble et que vous ayez accepté de signer son arrêt de mort.

En regardant l'état de la clôture, vous n'avez pas vu que ce propriétaire s
e foutait de ces vieilles planches de bois vermoulues comme de la première couche de son fils aîné?

Un citoyen d'Outremont-en-Haut nous a conté qu'il y a quelques années, une de ses voisines avait elle aussi voulu faire abattre un gros arbre qui faisait ombrage à sa sukkot.

Elle lui aurait expliqué que l'arbre en question faisait interférence avec les prières qui peinaient à monter vers le ciel. C'est du moins ce que ce goy ignare avait saisi des explications de la vieille dame. Qu'il ait bien compris ou non les explications de sa voisine, il est tout de même parvenu à la dissuader de commettre l'irréparable. Pour le reste, il pourra toujours lui redemander les détails à propos des mystères insondables de la quincaillerie spirituelle.

En attendant, Madame Cinq-Mars devrait peut-être augmenter sa charge de travail à 80 heures /semaine... pour vérifier à la mitaine les permis d'abattage en plus des constats d'infraction émis par ses fonctionnaires. Quelle job, quand même, avouez! Faut vouloir, non?