dimanche 4 mars 2012

LE PRÊT-À-CONTOURNER

Pour tenir une séance « d’information publique » sur son projet de règlement fait sur mesure pour court-circuiter la réglementation d’urbanisme en vigueur depuis des décennies, Marie Cinq-Mars a choisi le 1er mars 2012.

La ratoureuse mairesse d’Outremont avait-elle consulté le calendrier inca pour en déterminer la date? En tout cas, ça tombait pile avec la Semaine de relâche. Même le ciel lui est venu en aide en lui offrant une bordée de neige inespérée. Pour ne rien laisser au hasard et éviter que sa manigance soit ébruitée dans les chaumières de son bon peuple, Cinq-Mars n’a fait publier aucun avis dans les journaux locaux qu’elle ne néglige pourtant jamais lorsqu’il s’agit de se pavaner et d’entretenir sa « popularité » électorale.

Ce soir-là, Marie Cinq-Mars a fait bien pire encore. Alors que c’est elle qui a personnellement porté à bout de bras ce projet de règlement prêt-à-contourner, elle, a brillé par son absence. Tout comme sa coéquipière Ana Nunes. « Pas là, pas là, pas là, n’est jamais là », comme disait la chanson de Christine Chartrand. C'était la deuxième fois en autant de mois que la mairesse faisait faux bond aux citoyens venus à sa rencontre à l'hôtel de ville. Peut-être la mairesse était-elle convaincue que cela ne valait pas la peine de s’y montrer le bout du nez étant donné la discrétion qui avait été entretenue sur cette soirée top secret. Peut-être craignait-elle aussi que le nez lui allonge en public?

Manque de pot, certains citoyens ont fait la job à sa place avec le résultat que la salle du conseil a été assiégée par plus d’une cinquantaine de résidents dont certains désespéraient de se trouver une chaise libre.

Question d’expédier la séance, la mairesse a mandaté le conseiller Louis Moffatt. Ce dernier l’a vraiment prise au mot. S’adressant aux citoyens venus au micro poser leurs questions et exposer leurs préoccupations, Moffatt n’a pas mis de gants blancs. Avec un sans-gêne sidérant, le président d’assemblée par défaut a ni plus ni moins demandé aux intervenants de se grouiller : « Nous n’avons pas envie d’être ici jusqu’à 10 h! » Ah bon? L’était pressé d’aller au resto dépenser le salaire que nous lui versons?

C’était vraiment trop de considération pour les citoyens inquiets des dérapages que ce Règlement sur les Projets Particuliers de Construction, de Modification ou d’Occupation d’un Immeuble (PPCMOI) pourrait engendrer. Après tout, ne s’agit-il pas d’un mécanisme qui pourrait permettre de faire indirectement ce qu’il n’est pas permis de faire directement? Pensons à la tentative d’agrandissement de la synagogue du 5363 Hutchison que le Plateau a voulu accorder à la communauté hassidique en utilisant justement un PPCMOI pour contourner le zonage strictement résidentiel en vigueur.

Il est vrai que le projet de règlement que veut adopter Cinq-Mars a prévu exclure la possibilité de construire, de modifier ou d’occuper un immeuble à des fins de lieu de culte. Mais est-ce rassurant pour autant? Pas du tout. Il n’y a que les élus du clan Cinq-Mars pour prétendre qu’il n’y a pas de crainte à y avoir de ce point de vue.

Pour se convaincre qu’il y a toujours péril en la demeure, il suffit de voir avec quelle facilité désarmante les sectes hassidiques ont su contourner cet obstacle sur l’Avenue du Parc.

Sur cette artère, au nord de la rue Bernard, le zonage interdit explicitement l’implantation d’un lieu de culte. Qu’ont fait les dirigeants des synagogues intégristes pour s’y installer les doigts dans le nez? Ils ont simplement rebaptisé leurs synagogues « centres communautaires », ce que permet le zonage. Ah! la belle entourloupette. Richard Bergeron, le chef de Projet Montréal n’y a vu que du feu. Si bien que les synagogues illégales pullulent désormais dans ce secteur de l’Avenue du Parc.

Pensez-vous vraiment que les dirigeants hassidiques sont plus respectueux des règlements à Outremont? Et ce cher Moffatt qui nous demande, sérieux comme un pape, de lui faire confiance (lisez le billet de la conseillère Céline Forget à ce sujet). Parfois, Louis, sans le savoir, t'es pas mal rigolo.

Ne manquez pas la séance du conseil de demain soir (lundi, 5 mars ) Si la mairesse est revenue (de vacances ?), vous pourrez la questionner sur son fameux projet qu'elle veut faire adopter sur place. Venez lui faire sa fête. C'est pas tous les jours 5 mars!

mardi 28 février 2012

DÉTOURNEMENT DE RÈGLEMENT

J'ai trois petites questions pour vous. Répondez-y le plus sincèrement possible.

1) Si vous habitez sur une rue dont le zonage permet uniquement une occupation résidentielle, trouveriez-vous acceptable que, sur un simple vote du Conseil, la mairesse permette qu’une petite école ou un commerce puisse s’établir au rez-de-chaussée de l’immeuble à côté de chez vous?

2) Si vous vivez sur une rue où tous les immeubles sont des triplex. Seriez-vous d’accord pour que vos voisins puissent ajouter un 4e étage à leurs immeubles?

3) Souhaiteriez-vous que votre mairesse et ses conseillers autorisent la construction d’un triplex dans un secteur de maisons unifamiliales?

Si vous avez répondu NON à l'une de ces questions et que vous résidez à Outremont, vous devriez vraiment assister à la soirée d'information publique qui se tiendra demain, jeudi le premier mars 2012, à 19h, à la salle du Conseil,
située au 530, avenue Davaar (derrière l’Hôtel de Ville).

Imaginez-vous donc que notre
bonne mairesse Cinq-Mars s'est mis en tête de faire passer un projet de règlement qui, s’il est adopté, pourrait lui permettre de détourner le règlement de zonage actuel et de «
scraper » votre environnement immédiat. Cliquez ICI pour consulter son fameux projet de règlement.

D'après vous, serait-il raisonnable de donner carte blanche à des élus qui souhaitent pouvoir modifier la réglementation de notre arrondissement au cas par cas?


S’il est adopté, ce règlement ouvrira à coup sûr la porte à des passe-droits indus. Par pur électoralisme, les élus du parti au pouvoir pourraient être tentés (forcés?) d’accorder des dérogations qui vont à l’encontre de l’intérêt public.

Je vous suggère fortement de lire le billet de la conseillère indépendante Céline Forget sur cette tentative de détournement de règlement en cliquant ICI
.

En passant, aviez-vous vu l’annonce de cette réunion spéciale d'information? Elle n’a surtout pas été publiée dans les journaux locaux. Vous ne pouviez la trouver que dans l’édition du Devoir de lundi dernier ! La mairesse voulait être bien sûre que tous ses concitoyens soient au courant de ses intentions de saboter le règlement de zonage actuel qui a été mis en place pour orchestrer un développement cohérent et harmonieux de l'arrondissement.

Votre présence à la soirée de consultation publique de jeudi est importante. Vous pourrez écouter les arguments qui y seront présentés, puis poser des questions et émettre vos commentaires. Le projet peut encore être modifié avant son adoption prévue le 5 mars 2012.

jeudi 23 février 2012

LE COÛT DES MATIÈRES SACRÉES

Je suis tombé, tout récemment sur une manchette diffusée par Guysen News International. Le titre, en grosses lettres bleues, allait comme suit: «Israël - des anciens ultra-orthodoxes veulent poursuivre l’État». Intrigué, je n'ai pas pu m'empêcher d'y jeter un œil.

« Des dizaines d'hommes et de femmes anciennement ultra-orthodoxes... veulent poursuivre l’État pour ne pas avoir imposé l'enseignement des matières profanes comme l'hébreu, les mathématiques ou l'anglais aux écoles ultra-orthodoxes. Ils considèrent que l’État doit les indemniser pour le temps qu'ils ont passé pour rattraper les manques de leur éducation. »

Ma première réaction? Jamais en cent ans il me serait venu à l'esprit de qualifier les maths, le français, l'histoire ou la chimie de matières... profanes. C'est dire combien même ceux et celles qui parviennent à s'extirper des sectes ultraorthodoxes restent marqués à vie par le gavage de bondieuseries et l'overdose de
pharisaïsme depuis leur plus jeune âge
.

Sur le fond, cette manchette ne devrait rien à voir avec une anecdote régionale. Comment exclure que de telles poursuites puissent être intentées contre le gouvernement du Québec?

Imaginez un peu si les enfants hassidiques du Mile-End, d'Outremont et de quelques autres arrondissements de Montréal qui se
sont fait lessiver le ciboulot dans des écoles talmudiques décidaient, du jour au lendemain, de poursuivre le gouvernement québécois, nos tribunaux seraient engorgés pour les 15 prochaines années. Comme je l'avais évoqué dans Le Devoir, en 2006, des cuvées de jeunes enfants et d'adolescents hassidiques sont sacrifiées sur l'autel de la claustration et de l'ignorance crasse. Depuis des décennies, ce sont des milliers de cerveaux assoiffés de connaissances qui ont été atrophiés, asphyxiés et réduits en bouillie pour les dieux.

Vous croyez qu'il s'agit d'une mauvaise blague? Allez donc jeter un coup d’œil au
42e rapport de la Commission consultative de l’enseignement privé 2010-2011 qui vient tout juste d'atterrir sur le bureau de Line Beauchamp, la nouvelle Ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport. Le gouvernement n'a vraiment pas de quoi se péter les bretelles.

Le 3 décembre 2008, Michelle Courchesne, la ministre de l'Éducation de l'époque, avait annoncé que les intégristes d'une dizaine d'écoles ultraorthodoxes non conformes s'engageaient à respecter le régime pédagogique et la loi sur l'enseignement privé. Mme Courchesne avait même montré les dents: « Ils devront se conformer à nos solutions [d'ici septembre 2009] sinon, nous couperons les subventions à toutes les [dix] écoles et pas à une seule école.»

Hélas! Quand on lit le nouveau rapport, on est forcé de conclure que la ministre a dû manquer de Poli-Grip. Pour s'en faire une idée, prenons le cas de l'Académie Beth Esther (photo), située au 1239, avenue Van Horne, à Outremont.

Rappelons d'abord que l'établissement a fait son petit bonhomme de chemin pendant 47 ans sans même détenir de permis du Ministère. En 2003, le ministère a fini par se réveiller. Après sept ans de reprise par le gouvernement, on pourrait affirmer que les progrès restent... à venir!

L'Académie Beth Esther ne se conforme toujours pas à
plusieurs conditions imposées par le Ministère. Encore aujourd'hui, seulement quatre des vingt-deux enseignants ont une autorisation légale pour enseigner. Une seule des cinq personnes qui constituent l'équipe de direction possède une formation pertinente pour occuper ces fonctions. Le calendrier scolaire? Il n'est pas conforme aux exigences légales.

Et les enfants là-dedans? Ils n'ont même pas les 50 minutes obligatoires pour la pause du midi. Par contre, en matinée, les classes sont entièrement consacrées aux études religieuses. En ce qui concerne les
«matières profanes», le temps d’enseignement est très inférieur aux exigences minimales du Régime pédagogique. Évidemment, quand on ne jure que par le créationnisme, à quoi pourrait bien servir un laboratoire de sciences respectant les normes prescrites? Idem pour une bibliothèque qui pourrait contenir des livres subversifs sur Darwin, Shakespeare ou le corps humain.

Des histoires pas vraiment plus reluisantes, vous en trouverez toute une série dans ce rapport. L'École première Mesifta du Canada, 2325, avenue Ekers, le Collège rabbinique du Canada, 6405, avenue Westbury, l'École communautaire Belz,1495, avenue Ducharme (photo), la Yeshiva Gedola-Merkaz Hatorah, 6155, chemin Deacon...

Pendant que les enfants de cette communauté ultraorthodoxe sont préparés à vivre dans l'indigence et à ne pas pouvoir s'intégrer à la société québécoise, Alex Werzberger, le président de la Coalition d'organisations hassidiques d'Outremont, lui, prend le parti des dortoirs clandestins tout en nous réclamant des subventions pour pallier la pauvreté et les carences de ses jeunes éclopés. Et il a l'audace de dire en interview:
«Comme nous autres on a besoin de s'adapter à la réalité québécoise, le Québec a besoin de nous donner une chance de vivre

Une chance de vivre? Vous voulez dire vivre aux crochets de la société, j'imagine. Y'en a qui sont vraiment culottés!

mardi 14 février 2012

LE MARATHON COMMUNAUTARISTE

La course à la présidentielle française bat son plein. Le 8 février dernier, les Sarkozy et Hollande se faisaient un devoir d'assister à la prestigieuse réception du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).
Dominique de Villepin, lui, s'est contenté de faire acte de présence au cocktail avant de filer à l'anglaise, tandis que François Bayrou a brillé par son absence.

Pendant ce temps-là,
Jean-Luc Mélanchon, le candidat Front de gauche, critiquait les aspirants à la présidence qui acceptaient de se prêter à ce petit concours de popularité communautariste. Voici ce qu'il déplorait: «Je suis, d'une manière générale, peu favorable à ce que la république participe à des assemblées communautaires. Ce n'est pas un bon signe qui est donné. Après, on n'en finit plus. On va aller au CRIF, puis au CRAN*, puis on finit par se traîner de synagogues en mosquées, d'églises en temples... C'est malsain.» (Cliquer ICI pour l'entendre)

Mon propos n'a rien à voir avec le CRIF, le CRAN ou l'un ou l'autre des candidats. Je relève simplement la déclaration de Mélanchon parce que je déplore que nos politiciens semblent, eux aussi, se sentir obligés de faire la tournée des synagogues, églises et temples de tout acabit pour leurs fins électoralistes.

Les candidats ne se limitent pas aux lieux de culte
«mainstream». Ils s'aventurent jusqu'au royaume des sectes qui ont pignon sur rue dans des cagibis de quartiers industriels, quand ce n'est pas dans les prémisses de commerces désaffectés ou dans un sous-sol de résidence délabrée. Pensons à Thomas Mulcair qui, après avoir été publiquement réprimandé par le puissant Michael Rosenberg, est allé faire amende honorable pendant une heure dans la synagogue-taudis de la secte Bobov du 5363 Hutchison. Les Gérard Tremblay, Jean Charest et Stephen Harper ne sont pas en reste en flirtant avec les intégristes évangéliques, hassidiques ou sikhs. Encore s'ils faisaient du pied aux élites modérées des différentes communautés. Pensez-vous? Les fanatiques, c'est bien plus payant pour les politiciens. Il suffit de promettre des petits passe-droits pour s'assurer qu'ils vous soutiendront en bloc. Mais est-ce une stratégie intelligente pour le pays que de tabler sur les purs et durs des diasporas établies chez nous? David Carment, rédacteur en chef du Canadian Foreign Policy Journal est loin d'en être convaincu, ne serait-ce, entre autres, parce que cela encourage les diasporas à importer chez nous leurs disputes internes.

Au Québec, il ne manquait plus que les islamistes. C'est aujourd'hui chose faite.

Le 11 février dernier, à quelques jours de la Saint-Valentin, nous apprenions dans La Presse que l'élite québécoise se laisse volontiers chanter la pomme par le mouvement Gülen

Kathleen Weil, la ministre de l'Immigration du Québec, au «Souper annuel du dialogue et de l'amitié», le 26 janvier 2012
Photo: Marco Campanozzi, La Presse


Selon la journaliste du quotidien montréalais, ce fameux mouvement, intimement lié à l'avènement du gouvernement pro-islamique en Turquie,
parle des deux côtés de la bouche. Alors que le mouvement prône publiquement la tolérance et l'égalité entre les sexes, à l'intérieur de ses rangs, il étoufferait les libertés civiles et prêcherait la ségrégation des sexes de ses membres.

Innocente comme un agneau pascal, la ministre Weil s'est fait un plaisir et un bonheur de prononcer le discours d'ouverture du
«s
ouper du dialogue et de l'amitié » organisé par l'Institut du dialogue interculturel de Montréal derrière lequel se cache... le mouvement Gülen.

Je vous jure, on a encore du chemin à faire avant de pouvoir chasser les vendeurs du Temple!


* Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN)

mardi 7 février 2012

ALLÉGATION D'ALLÉGATIONS

Il y a exactement 52 mois, un groupe de près de 40 citoyens d'Outremont avait signé une requête de destitution à l'encontre d'un individu qui, selon nous, n'avait pas sa place au sein d'un comité consultatif d'Outremont. Ayant jugé son comportement inadéquat, nous avions alors déposé ce dossier lors de la séance du conseil d'arrondissement du premier octobre 2007.

À l'époque, il nous avait fallu réitérer notre demande à 17 reprises en autant de mois devant les élus d'Union Montréal pour que quelque chose se produise enfin.
Pour sortir de l'impasse, le 11 janvier 2010, la mairesse Cinq-Mars avait annoncé, de façon anodine, la dissolution de tous les comités consultatifs. Le puissant citoyen n'aurait ainsi donc pas à démissionner. Son
«honneur» serait sauf et son ego, épargné.

Lundi soir dernier (6 février 2012), des citoyens se sont à nouveau présentés à la séance du conseil d'arrondissement avec une requête similaire. Cette fois, il s'agissait de demander la destitution de M. Alex Werzberger qui, lui, siège au Comité consultatif d'urbanisme d'Outremont (CCU).

Comme nous nous y attendions, Cinq-Mars n'avait aucune envie de se retrouver avec cette autre patate chaude entre les mains. Il lui fallait à tout prix protéger ce haut dirigeant hassidique sans lequel sa survie politique ne vaudrait peut-être pas cher.

Aussi, alors que nous présentions notre requête signée par plus de 130 citoyens (pas mal en six jours, non?), la mairesse ne s'est pas gênée pour m'interrompre, me couper cavalièrement le micro à plusieurs reprises et parler à Madame la Greffière alors que je m'adressais à elle. On se souvient pourtant de la sainte colère qu'elle avait faite le 18 février 2008 lorsqu'un citoyen avait eu le malheur de chuchoter quelque chose à l'oreille de son voisin assis dans la salle. « Je ne tolère pas que l'on parle en même temps que moi, avait-elle lancé, hystérique. Ça m'empêche de me concentrer. Quand je parle, on se tait. »
Le pouvoir semble lui faire perdre les bonnes manières qu'elle cherchait pourtant à nous inculquer à la dure il n'y a pas si longtemps.

Son autre tactique éculée a été de prétendre que ce que je relatais au micro était
«malveillant à propos d'autrui». Continuant sa charge, Cinq-Mars a rajouté: «Je ne peux laisser un citoyen déblatérer sur un autre citoyen en lui prêtant des intentions. Ce sont des allégations».

C'est fou ce qu'elle peut avoir le scandale et l'indignation facile pour certaines choses et être tout à fait réfractaire, sourde et impénétrable pour d'autres comportements insoutenables dans une société qui se prétend démocratique.

Je tiens à ce que l'on sache que ce que j'ai relaté au micro à propos de M. Werzberger ne relevait absolument pas de prétendues allégations que m'accusait de tenir une mairesse en panique. Les faits que j'ai rapportés dans l'enceinte de l'assemblée municipale étaient des mots, des phrases et des citations sortis tout droit de la bouche même de M. Werzberger dans le cadre d'entrevues qu'il a accordées à la télévision et aux journaux au fil des mois et des dernières années.

Sa compétence et ses capacités dans son domaine professionnel ne sont aucunement mises en doute ici. Nous ne nous en prenons pas au citoyen Werzberger comme se plaît à le faire croire malicieusement Mme Cinq-Mars, mais bien plutôt au lobbyiste et au président de la Coalition d'organisations hassidiques d'Outremont (COHO) qui n'a rien à faire au sein d'un comité de citoyens.

La présence de M. Werzberger au sein d'une instance consultative à laquelle siègent des élus est éthiquement inconcevable et inadmissible. C'est ce qu'il représente qui le disqualifie.

Au meilleur de notre connaissance, lui mis à part, aucun autre des citoyens qui y sont nommés n’œuvre en tant que porte-parole ou représentant d'un lobby quelconque. Si c'était le cas, il faudrait aussi exiger sa destitution avec autant de vigueur.

Pour déterminer qui a raison dans cette affaire, vous n'avez qu'une chose à faire: consulter le dossier de destitution que nous avons fait circuler parmi des résidents d'Outremont en cliquant ICI. Il contient des hyperliens vous permettant d'avoir accès à plus d'information pertinente. En moins de six jours, plus de 130 personnes l'ont étudié, puis décidé de plein gré et en connaissance de cause de signer cette pétition.


Lorsque vous aurez lu le dossier et si vous habitez Outremont, vous pourrez, vous aussi, signer cette pétition qui demeure ouverte. Il vous suffit de copier la phrase ci-dessous, d'y inscrire votre nom complet et votre adresse civique et de me la faire parvenir par courriel à l'adresse suivante: pilac@hotmail.com
Lien
Voici le libellé de la pétition à nous retourner:

Je, soussigné (e), [inscrire ici votre prénom et votre nom de famille], résidant au [inscrire ici votre adresse civique], demande la destitution de Monsieur Alex Werzberger pour les raisons mentionnées dans le document Pétition pour la destitution de M. Alex Werzberger dont j’ai pris connaissance.



En dernier lieu, si vous souhaitez vous abonner à ce blogue, je vous invite à le faire dès maintenant. Il n'y a rien de plus facile. Inscrivez votre adresse courriel dans la case se trouvant dans le coin supérieur droit de la page d'accueil (voir photo ci-contre), puis cliquez sur «SOUMETTRE». Et c'est parti!

mercredi 1 février 2012

CEUX QUI FONT COMME BON LEUR SEMBLE

Avant-hier, au TVA Nouvelles, mon bon ami Julius Grey souhaitait répudier (en vertu du droit musulman?) le multiculturalisme. Chaque fois que je lis les homélies de Julius dans les médias, je sais que je vais être de bonne humeur, car nous sommes sur la même longueur d'onde. Lui, comme moi, avons besoin d'une injection d'ÉpiPen lorsque les mots «secte», «ghetto», «intégrisme», «théocratie», «favoritisme» et «ultraconservatisme» nous piquent dans l'oreille.

Cha
que fois que je vois sa bouille à la télé, je ne peux m'empêcher d'avoir une bonne pensée pour Michael Rosenberg. Comment faire autrement? En janvier 2013, c'est Julius qui prendra fait et cause pour le nabab hassidique qui m'accuse d'avoir porté atteinte à sa réputation. Comme si le président de Rosdev n'avait pas veillé lui-même à se gosser une réputation discutable.

C'est vrai que depuis que j'ai gagné le premier procès que m'avait malicieusement intenté le puissant homme d'affaires, celui-ci se faisait un peu plus discret. Mais, c'est bien connu, chassez le naturel, il revient au galop.

Le 27 janvier dernier, au radiojournal de Radio-Canada, qui est-ce qui était interviewé pour parler de la problématique de l'installation sauvage d'antennes de télécommunications à Outremont?
Sylvain Leclerc, le chargé de communications de la mairesse Cinq-Mars. Voici ce qu'il racontait au journaliste Marc Verreault:
«Un beau matin, les antennes étaient [installées] là, sans même que l’arrondissement ait été prévenu. On a émis des constats [d'infraction] et la compagnie de télécommunication en a payé un. Les antennes sont toujours là. Le différend se poursuit parce que cela implique aussi le propriétaire qui a laissé l’espace à la compagnie de télécommunications.»

Le
«propriétaire» auquel réfère le porte-parole de Cinq-Mars, n'est nul autre que Michael Rosenberg. Dans le reportage, le nom de Rosenberg n'est pas mentionné, mais c'est, entre autres, de lui dont il est question lorsque je journaliste dit qu'en dépit du fait que l'installation d'antenne est soumise au règlement de zonage, «cela n'empêche pas certains propriétaires d'immeubles... de faire comme bon leur semble». (cliquer ICI pour écouter le reportage)

Les antennes installées sans permis sur l'immeuble de Rosenberg.

Faire comme bon lui semble. Ayaye! Ayaye! Ayaye! J'ai hâte de l'entendre plaider sa bonne réputation devant le juge. Il a encore un an pour se pratiquer.

Entre les antennes installées sur son toit et le demi-sous-sol qui abrite la synagogue qu'il fréquente régulièrement depuis qu'il a perdu son premier procès contre moi, les étages supérieurs servent de résidences pour personnes âgées. Sympathique, avouez.

Mais les nuisances des fameuses antennes se font sentir dans un rayon plus large. À tel point que
Mme Anne Farkas, une résidente qui habite près de là a décidé d'aller se plaindre auprès de la mairesse Cinq-Mars des sons qui émanent des antennes. Cette dernière n'ayant démontré aucune intention de sévir, Mme Farkas s'est rendue à la séance du conseil de Montréal pour demander au maire Tremblay d'intervenir.
Hélas, le maire d'Union Montréal ne s'est même pas donné la peine de répondre à la question qui lui était explicitement adressée, le 23 janvier 2012.
N'ajustez pas votre appareil. Le brouillage de cette image de Mme Farkas interpellant le maire de Montréal est possiblement causé par les antennes de Rosenberg

Pour plus de détails sur cette histoire d'antennes illégales, visitez le
site de la conseillère indépendante Céline Forget.

dimanche 22 janvier 2012

NOTRE HOMME À MONTRÉAL

Jeudi dernier, en lisant Le Devoir, j'ai failli m'étouffer. La journaliste Kathleen Lévesque nous révélait que le spectre cauchemardeux de Dimitri Soudas, l'ancien directeur des communications de Stephen Harper, hantait l'Hôtel de Ville de Montréal. Le nom de ce mercenaire de l'extrême droite conservatrice était évoqué pour occuper le poste de directeur général à la Ville, vacant depuis la démission de Louis Roquet, juste avant Noël. Une telle nomination viserait à accentuer la mainmise du réseau conservateur sur l'administration montréalaise.

Pincez-nous! Pour se maintenir en poste, Gérald Tremblay a-t-il besoin de voir l'hôtel de Ville encore plus noyauté par les apparatchiks
traditionalistes de certaines communautés? N'y a-t-il pas déjà suffisamment de marionnettistes pour tirer les ficelles au bout desquelles est suspendu le maire pantin? Si Tremblay devait rajouter une couche bleu allianciste à Union Montréal, il n'aura plus le choix de parler de l'admistration Applebaum - Tremblay. Selon la journaliste du Devoir, la décision sera vraisemblablement discutée demain (lundi), quelques heures avant la tenue de l'assemblée mensuelle du conseil municipal.

Passons sur les
«liens étroits» qu'entretiennent Applebaum et le faucon conservateur Saulie Zajdel. À l'élection municipale de 2009, un représentant de la communauté hassidique est venu s'ajouter au lobby ultrareligieux. Lionel Perez s'est fait élire sous la bannière d'Union Montréal dans le district Darlington de Côte-des-Neiges — Notre-Dame-de-Grâce.
À l'époque, la relative discrétion de Me Perez avait fait en sorte qu'il était passé sous l'écran radar. À tel point que nous n'avions même pas su l'identifier sur la photo du 20 octobre 2009 publiée sur Theshteeble, le site d'une communauté juive qui le décrivait comme «Our man Lionel».
Lionel Perez, fortement impliqué dans la communauté hassidique, était donc de cette rencontre secrète et inavouable avec le maire Tremblay. Nous vous le présentons aujourd'hui officiellement comme le # 9 sur cette photo que nous avons sortie des boules à mites le 11 janvier dernier à la suite des révélations de TVA sur l'étrange subvention de 20 000$ que la Coalition d'organisations hassidiques d'Outremont (COHO) a touché en pleine campagne électorale pour «combattre la pauvreté dans l'arrondissement».

Dans le cadre de ce reportage, M. Alex Werzberger, le porte-parole hassidique, avait affirmé que cet argent aurait permis à des gens de la communauté ultraorthodoxe de se lancer en affaires. Il est intéressant de remarquer que Lionel Perez est un avocat spécialisé en droit corporatif et co-fondateur de
CorporationCentre.ca, une entreprise offrant, en ligne, toute une panoplie de services d'aide au démarrage de PME.

Par ailleurs,
au sein d'Union Montréal, M. Perez occupe le poste de vice-président de la commission sur l'examen des contrats. Or que nous apprend un ancien organisateur conservateur interviewé par Kathleen Lévesque? Que la mise en place d'un réseau d'influence du Parti conservateur pourrait servir à «être dans la circulation des contrats». Ayoye! Évidemment, comme on dit dans les films, toute ressemblance avec des personnes ayant réellement existé ne serait que purement fortuite.

Peut-on affirmer que M. Perez a des accointances avec le régime Harper? Nous n'avons pas de preuves de cela. On sait cependant que son coreligionnaire Michael Rosenberg (# 2) photographié à ses côtés (voir ci-haut) est, à la fois,
un des contributeurs assidus au financement du parti du maire de Montréal, Gérald Tremblay et un pilier politique du Parti Conservateur dans Outremont (cliquez ICI et écoutez le reportage diffusé au téléjournal de Radio-Canada).
Toute cette nouvelle effervescence nous a permis d'allumer et de faire des rapprochements que nous n'avions jamais pensé faire en 2007 lorsque les administrateurs de la synagogue du 5253 Hutchison étaient parvenus, sous de fausses représentations, à prendre possession de l'appartement du 2e étage pour le transformer en soi-disant «salle de prière».
Dans la soirée du 1er septembre 2007 et durant toute la journée du lendemain, nous avions assisté à une course contre la montre des administrateurs de la synagogue de la famille Rosenberg. Il fallait terminer l'aménagement du 2e étage avant l'inauguration qui aurait lieu le surlendemain.
Pour superviser l'arrivée et le montage de 12 lourdes bibliothèques à l'étage, un individu bien particulier avait fait son apparition.
Portant kippa et tsitsit sous son gaminet XXL, un homme court et particulièrement ventripotent avait fait le pied de grue durant toute la soirée et la journée du lendemain. Nous croyons aujourd’hui qu’il s’agissait de nul autre que Lionel Perez.

Cliquer sur la photo et voyez deux prises de vue

Certains soutiendront qu'il n'est pas possible qu'un avocat se prête au jeu des concierges-contremaîtres. La remarque est tout à fait pertinente, mais quand on se souvient que l'homme est un lobbyiste de la communauté hassidique d'Outremont et que le service est rendu à la famille du puissant Michael Rosenberg, la besogne prend un tout autre sens.
Mais est-ce bien notre homme?
Il est vrai que ces dernières années, M. Perez a connu une métamorphose qui ferait envie à n'importe quelle chrysalide qui rêve devenir papillon. Mais voyez par vous même. Observez les détails et même la monture des lunettes. Maintenant, dites-nous qu'il ne s'agit pas de notre homme... à Montréal.

mercredi 11 janvier 2012

LA MANNE ÉLECTORALE

Vous vous en souviendrez peut-être. Le 1er novembre 2009, jour du scrutin municipal, l'attaché de presse de Gérald Tremblay affirmait à ruefrontenac.com que le maire avait assisté à une célébration à la synagogue de la Congrégation Amour pour Israël le 28 octobre, mais il avait nié qu'il y avait eu une rencontre privée entre les leaders de la secte hassidique et le maire.

À la suite de cette dénégation formelle, je m'étais fait un devoir et un plaisir de publier cette photo «incriminante» montrant Gérald Tremblay (# 3) posant dans cette même synagogue aux côtés des dirigeants Michael Rosenberg (# 2), Alex Werzberger (# 4) et le porte-parole Mayer Feig (# 5), le... 20 octobre 2009!

C
e n'était pas la première fois, mais bien la deuxième fois en à peine une semaine que le maire avait ressenti le besoin pressant d'aller engranger des votes auprès de ses partisans intégristes d'Outremont.

À l'époque, j'avais écrit sur mon blogue:
«Qu'ont-ils pu exiger des élus en panique en échange du plein de votes hassidiques?».

Ce n'est que mardi soir, en écoutant le TVA Nouvelles que nous avons peut-être eu un début de réponse à cette question. Le journaliste Yves Poirier nous apprenait que
la Coalition d'organisations hassidiques d'Outremont (COHO) a touché 20,000$ en 2009, quelques semaines (sinon quelques journées) seulement avant le jour des élections, pour
«combattre la pauvreté dans l'arrondissement». La pauvreté, hein?

Pour dissiper tous les doutes, qui pouvait-on trouver de mieux qu'Alex Werzberger, le président de l'organisme qui a reçu cette somme à la fin de la campagne électorale?

Aux dires du porte-parole hassidique, cet argent aurait permis à des gens de la communauté ultraorthodoxe de se lancer en affaires. Et c'est sans ciller des yeux que M. Werzberger (photo ci-contre) a invité le journaliste à aller filmer la boulangerie Cheskie qui aurait profité d'une partie de cette somme.

Attendez! Cheskie aurait reçu sa part du 20,000$ en 2009 pour démarrer son entreprise qui a pignon sur rue depuis... 2004? Faudra m'expliquer ça. Peut-on démarrer son entreprise rétroactivement, maintenant? En passant, rappelons que le propriétaire de la célèbre boulangerie habite une cossue résidence de l'avenue Wiseman évaluée à 935,000$!


Lorsque le journaliste demande à M. Werzberger si des entreprises ont vu le jour grâce à ce programme, le président du COHO semble vaciller:
«Oui, ça existe.» Combien d'entreprises? Hésitant le dirigeant Satmar lance un chiffre qu'il semble sortir de nulle part: «Ummmmm! 20, 25». On repassera pour la précision du responsable de cette somme que le conseil exécutif de la ville lui a confiée. En clair, si M. Werzberger dit vrai, cela voudrait dire que les «nouveaux» entrepreneurs religieux auraient reçu 800 beaux dollars chacun pour se lancer en affaires dans la vie. Méchant boost pour une entreprise qui démarre, non?

C'est la conseillère municipale indépendante du district Joseph Beaubien d'Outremont, Céline Forget (cliquer ICI pour accéder à son site), qui a soulevé le doute sur la démarche par laquelle ce 20,000$ aurait été accordé à la COHO en pleine campagne électorale. Mme Forget en dit plus long lors d'une entrevue accordée mercredi à l'émission Dutrizac. Cela vaut la peine de l'écouter.

On y apprend qu'en pleine campagne électorale de 2009,
l'organisme de M. Werzberger a reçu une subvention quatre fois plus importante qu'en 2010 et 2011. Par ailleurs, dans les documents obtenus par le truchement de la loi de l'accès à l'information, nous ne trouvons aucune trace d'un compte-rendu permettant de savoir de quelle façon les deniers publics ont été dépensés par la COHO. Ça laisse perplexe.

Il reviendra maintenant au vérificateur général de statuer sur la légitimité du processus de cette subvention accordée à même nos impôts. Ah! Seigneur. Encore un autre dossier à suivre.

lundi 2 janvier 2012

LA GRANDEUR D'ÂME DES RADICAUX

En Israël, ces derniers temps, le moins que l'on puisse dire, c'est que le torchon brûle entre les sectes ultraorthodoxes et la population laïque.

Le 27 décembre 2011, après avoir appris à la télévision que
Naama Margolese, une petite fille de huit ans était terrorisée par des intégristes hassidiques, plus de 3 000 Israéliens laïcs sont descendus dans les rues de Beit Shemesh pour dénoncer l'intimidation faite aux femmes et les mesures prises par les fanatiques religieux pour instaurer la ségrégation des sexes dans les lieux publics. Depuis,
la ville est au centre d’un débat national sur l’extrémisme religieux.


L'enfant se faisait cracher dessus et traiter de pute par des hommes ultrareligieux qui l'accusaient de ne pas être vêtue suffisamment modestement pour se rendre à l'école. La situation a même forcé l'intervention publique du premier ministre Netanyahu.
Cliquer sur la photo de la jeune Naama pour visionner le reportage télévisé qui a fait scandale. Comme s'il n'y avait pas suffisamment d'huile sur le feu, le 31 décembre, une autre secte hassidique en mal de provocation a semé l'émoi en organisant une manifestation qualifiée d'odieuse et d'ignoble par l'ensemble de la population juive.

Nous connaissons tous cette photo dramatique du petit garçon du ghetto de Varsovie, mains en l'air sous la menace d'une mitraillette allemande.

Eh! bien,
avant-hier soir, des milliers de fanatiques ultraorthodoxes ont défilé bruyamment dans Jérusalem en arborant l'étoile jaune. Certains revêtaient la tenue rayée des déportés des camps d'extermination nazis.

Cliquer sur la photo de l'enfant à l'étoile jaune pour visionner le reportage CHOC du journaliste Charles Enderlin

 
Vous ne le croirez peut-être
pas, mais ces hassidim manifestaient en soutien à l’un des leurs condamné à une peine de prison. Le pauvre intégriste avait pourtant simplement mis le feu à un magasin de musique qui ne lui plaisait pas!

J'entends déjà les
Thomas Mulcair, Gérald
Tremblay, Marie Cinq-Mars, Alex Norris arguer que ce qui se passe au sein des communautés hassidiques d'Israël ne les concerne pas et que, de toute façon, les dirigeants hassidiques du Mile End et d'Outremont n'ont rien en commun avec les «Craignant Dieu» antisionistes d'Israël.

Vraiment? Ont-ils oublié les histoires des hommes hassidiques montréalais qui refusaient d'apprendre à conduire avec une évaluatrice ou d'être interpellés par une femme policière? Au risque de faire perdre leur belle innocence à Thomas, Gérald, Marie et
Alex, nous sommes forcés de leur apprendre que même à Montréal, nos bons leaders hassidiques manifestent eux-mêmes pour des causes tout aussi indéfendables que celle de leur congénère pyromane de Jérusalem.

Vous ne nous croyez pas? Pas plus tard que le 23 novembre 2011, une de ces manifestations de soutien pour le moins controversées s'est tenue ici même sur la rue Hutchison. Selon le compte-rendu de l'événement, au-delà de 2000 personnes se sont réunies au 6600, rue Hutchison dans une grande salle baptisée Espace Réunion.

Que pouvaient bien faire là 2000 hassidim? Ils y faisaient leur
Pidyon Shvuyim. Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce commandement de la Torah, le Pidyon Shvuyim est le devoir «imposé» aux croyants juifs de libérer tout Juif qui serait détenu par des Gentils (non-juifs).
Le 23 novembre dernier, ce n'était pas pour n'importe quel Juif que nos concitoyens hassidiques faisaient une levée de fonds.

Tout ce beau monde re
muait ciel et terre pour faire libérer Sholom Rubashkin, un «vibrant pilier» d'une communauté ultraorthodoxe des États-Unis tombé en disgrâce après avoir été récemment déclaré coupable de 86 chefs d'accusation de fraude pour des dizaines de millions de dollars et condamné à 27 ans de prison.


Cliquer sur la photo pour de l'information provenant d'un site opéré par
© Yehudim Neged Chabad (Jews Against Chabad) 

 
La famille Rubanshkin est par ailleurs tristement célèbre pour la maltraitance des animaux de ses abattoirs cachers de Postville (Iowa), et pour les abus et la négligence à l'égard de ses employés. C'est, bien sûr, sans compter les condamnations pour parjure et on en passe.

Bref, nos autorités hassidiques ont été touchées par la guigne qui s'est abattue sur leur malheureux coreligionnaire.

Évidemment, un tel
Torah-thon, ça se prépare un peu d'avance. Déjà, le 26 septembre 2011, Simcha Rubashkin, le fils du célèbre fraudeur concoctait le rallye au restaurant Pizza Pita, de Montréal en compagnie d'un loubavitch et d'un satmar de la métropole.

La veille de l'événement, soit le 22 novembre 2011, les hautes instances du lobby hassidique d'Outremont mettaient la touche finale à la grande collecte du lendemain soir.
Dans le grand salon de la résidence de l'homme d'affaires Jack Gestetner sur l'avenue de l'Épée, devinez quel personnage connu du Montréal hassidique s'activait fébrilement pour la juste cause. Ben oui! C'était nul autre que notre bon ami Mayer Feig.

Avec ses compagnons sectaires, Mayer devait extirper des mains de la justice non-juive ce pauvre
Rubashkin qui avait eu le malheur de se faire attraper en plein délit de concupiscence.

Cliquer sur la photo ci-contre pour voir d'autres prises de vue et commentaires de disciples hassidiques

Mayer, tous les amis de la rue Hutchison te souhaitent bonne chance dans ta démarche pour faire libérer ce pieux homme que tu sembles avoir en si haute estime.
On reconnait bien là ton sens aigu de la justice et ta grande dévotion pour ton prochain.Mais j'y pense, Mayer. Tu ne ferais pas un petit Pidyon Shvuyim pour me déprendre des griffes d'un non-gentil qui se croit tout permis? Je savais que je pouvais compter sur toi.