dimanche 6 décembre 2009

LE CRI DU COEUR

Pincez-nous! Quelque chose aurait-il bougé au ministère de l'Éducation? Vendredi soir dernier, la journaliste Martine Biron présentait au Téléjournal de Radio-Canada un reportage qui en a fait bondir plusieurs.

Nous y apprenions que le gouvernement du Québec a subventionné trois écoles qui ne détiennent pas de permis et qui sont réservées exclusivement aux étudiants juifs orthodoxes.

Ainsi, par exemple, depuis 20 ans, l'Institut pour la Torah de Montréal (TAV) a reçu pas moins de 2,5 millions de dollars provenant de nos taxes pour des étudiants qui refusent de fréquenter les cégeps publics pour des considérations religieuses.

Que le calendrier scolaire ait été organisé selon les fêtes juives, pas de problème. Que les classes ne soient pas mixtes, passe encore. Que des femmes ne puissent enseigner à des jeunes garçons, ça commence à coincer sérieusement bien que le gouvernement Charest ne semble pas en faire de cas. Il aura fallu que ces écoles sans permis prêchent leurs croyances religieuses à l'intérieur des murs pour que la ministre de l'Éducation ne déclare la situation inacceptable. I-nac-cep-ta-ble!

En entendant un tel cri du coeur, vous comprenez que le gouvernement va tirer la "plogue", bien sûr. Wouppe,
Wouppe, Wouppe! Pas si vite. Où est ce que vous avez entendu dans ce reportage que la ministre s'apprête à fermer le robinet des billets verts? À ce propos, tout ce qu'on apprend, c'est que "le gouvernement entreprendra des discussions pour régulariser la situation de l'Institut TAV".

C'est tout?
Encore des négociations. Toujours des négociations. Rien que des négociations. On croirait entendre chanter Dalida. Jusqu'à l'arrivée du Messie, peut-être? Et puis les deux autres écoles qui sont dans la même situation, on va leur donner l'absolution sans confession?

Rappelons-nous ce qu'avait affirmé la ministre Courchesne sur les ondes de Radio-Canada, le 6 juin dernier: "Je négocie avec les rabbins pour rendre légales les écoles de la communauté juive orthodoxes. Je leur ai fixé un délai très strict sur lequel je ne bougerai pas. Ils devront se conformer à nos solutions sinon, nous couperons les subventions à toutes les écoles et pas à une seule école... Ça va plus loin que le droit des subventions, ajoute la ministre. Ils n'auraient même pas le droit d'avoir de permis, d'avoir ces écoles-là."
Vous avez bien dit À TOUTES LES ÉCOLES, Mme Courchesne. Chien qui jappe ne mord pas, dit l'adage.

La seule véritable nouveauté, dans le discours, est sortie de la bouche de Pierre Anctil, amicus curiae des intégristes ultra-orthodoxes et expert en questions juives de l'Université d'Ottawa: "C'est surprenant et étonnant que la gestion du ministère soit aussi peu serrée, s'agissant de communautés bien connues et de pratiques qui ne sont pas ignorées", dit-il.

Avoir connu plus tôt ses positions sur la question, nous lui aurions demandé de rédiger avec nous le mémoire sur le laxisme des autorités que nous avons présenté à la Commission Bouchard-Taylor, en novembre 2007. Zut de zut! Ce sera pour la prochaine fois.

P.-S.: Nous remercions l'expéditeur du commentaire qui nous fait prendre connaissance d'un article du Bulletin de liaison du SPUQ de septembre 2 000. Il relate les démêlés juridiques que ce même TAV a fait subir à l'UQAM en prétendant
sous serment être un établissement d'enseignement universitaire! Comme quoi, les problèmes et la mauvaise foi ne datent pas d'hier. C'est une manie, ou quoi? (7 décembre 2009)

jeudi 3 décembre 2009

DÉTOURNEMENT DE PROCÉDURES

Trois mois après l'expiration de la date butoir que la ministre avait fixé aux rabbins des écoles illégales pour qu'ils se conforment au cursus de son ministère, rien n'a encore changé.

Son ultimatum lancé sur les ondes de la radio de la société d'État a fait long feu. Les autorités hassidiques continuent de lui tenir la dragée bien haute. À n'en pas douter, ils pouffent de rire en voyant la ministre incapable de sévir contre leurs écoles théocratiques délinquantes.


Aujourd'hui, 3 décembre, la journaliste Émilie Dubreuil publie sur le Web une chronique intitulée Illégales Académies dans laquelle elle s'étonne de l'incurie des inspecteurs du ministère de l'Éducation
.

La journaliste se demande comment il est possible qu'une bourgade de 3000 hassidim établis sur le territoire de Boisbriand depuis des lustres aient pu échapper à la vigilance des inspecteurs jusqu'en... septembre 2009!

Les faits sont
d'autant plus surprenants que les coordonnées des écoles illégales de la secte Tosh figurent en toutes lettres dans le bottin téléphonique.

Pour rendre le dossier encore plus sulfureux, on apprend qu'après l'expédition d'une mise en demeure aux écoles illégales, le processus juridique a été mystérieusement court-circuité pour être dérouté... jusqu'au cabinet de la ministre Courchesne. Trouvez l'erreur!


Après avoir menacé de montrer les dents pour la rentrée scolaire 2009, la ministre semble aujourd'hui l'otage des centre d'étude de la Torah et du Talmud.

Alors que le bon peuple commence déjà à préparer le party du Jour de l'An 2010, Mme Courchesne souhaiterait bien arrêter le temps. C'est vrai que ça ferait pic-pic de passer le cap de 2010 sans que le début d'un iota de changement ne se soit produit.

Madame Courchesne, avez vous entendu Nicolas Sarcozy parler dans le casque de Tarik Ramadan en direct sur les ondes de la télé française? Allez écouter ça. Cela vous donnera peut-être le ton à adopter avec les intégristes de chez nous.

mardi 1 décembre 2009

LA SÉANCE DE REMUE-MÉNINGES

Il y a de ces rencontres dans la vie qui laissent une trace indélébile, comme un tatouage gravé sur le cerveau.

C'était un soir de la fin de l'été 2007. Des gens du quartier m'avaient demandé si j'accepterais de me joindre à eux pour une séance de remue-méninges. Quelques mois plus tôt, le gouvernement Charest avait annoncé la création de la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodements reliées aux différences culturelles. Des consultations publiques
allaient être menées à la grandeur du Québec et ce groupe de citoyens d'Outremont jonglait avec l'idée d'y soumettre un mémoire. Quoi? Des problèmes à Outremont? Allons donc! J'ai tout de même accepté l'invitation.

Lorsque je me suis pointé au rendez-vous, huit ou neuf personnes discutaient déjà autour d'une grande table de cuisine.

Je connaissais bien certains d'entre eux, d'autres m'étaient familiers, mais il y avait une femme que je n'avais jamais croisée auparavant dans l'arrondissement. On m'a présenté Claire. Claire Asselin.

Je n'allais pas tarder, au cours de cette soirée, à découvrir la rigueur, la droiture et l'aplomb de cette femme énergique à la tignasse rebelle et aux traits frondeurs.

À bâtons rompus, tout un chacun lançait ses idées, ses opinions, sa vision des faits et des choses, l'angle d'attaque à adopter, les coupables à blâmer. Ça pleuvait et allait dans tous les sens. Un vrai bon remue-méninges, quoi.

Puis Claire a laissé tomber une phrase: "C'est le laisser-faire des autorités
qu'il faut dénoncer". En quelques mots, elle venait de me gagner et de cimenter la première pierre du mémoire que nous allions rédiger ensemble, ligne par ligne, paragraphe après paragraphe, fait après fait.

Nous ne vous dirons pas le nombre de fois que nous l'avons couché sur papier, raturé, réécrit, révisé, puis refondu après l'avoir présenté à des dizaines de personnes. Avec Claire sur le pont, pas question de lésiner sur la qualité et l'à-propos du mémoire et de tourner un seul coin rond.
Jusqu'à la dernière minute avant que notre travail ne soit expédié aux commissaires Bouchard et Taylor, Claire rajustera le tir et ne laissera passer ni une inadéquation, ni une discordance, tant dans le choix des mots que dans les faits présentés.

Comment aurait-elle pu faire autrement? Bardée d'une maitrise en philosophie de l'Université Laval, d'un doctorat en linguistique du University of Chicago, Claire a enseigné plusieurs années aux États-Unis avant de venir, en 1973, contribuer au démarrage et au développement de l'Université du Québec à Montréal. Elle y restera jusqu'à sa retraite... qu'il n'était pas question qu'elle prenne. Après avoir enseigné un an à Haïti, elle revient sur les rives du Saint-Laurent et s'investit à fond à l'élaboration des Éditions Grammatix. Elle y a travaillé d'arrache-pied... jusqu'à ce qu'elle tombe comme un chêne, il y a de cela une semaine à peine.

Éprise de livres, assoiffée de justice sociale et amoureuse de son quartier, Claire aurait certes souhaité pouvoir se plonger dans le tout nouvel essai de Pierre Joncas intitulé Les accommodements raisonnables: entre Hérouxville et Outremont. Malheureusement, l'ouvrage est entré en librairie au moment même où Claire faisait sa sortie. Je sais tout de même qu'elle aurait apprécié
cette dénonciation de l'incurie, de la complaisance, du parti-pris des uns et de la mauvaise foi, de l'arrogance et des manigances des autres.

Très chère Claire, je suis entré un peu tard dans l'orbite de ta planète, mais quelle révolution tu m'as fait faire! Pour tout ce que tu as construit, je te remercie au nom des 158 signataires de notre mémoire et des centaines d'autres qui ont suivi.
Bon voyage.

vendredi 27 novembre 2009

LES ACCOMMODEMENTS DISSÉQUÉS

Le rapport Bouchard Taylor abandonné à la naissance, le gouvernement Charest pensait que la poussière aurait vite fait d'effacer toutes traces des histoires embarrassantes reliées aux accommodements déraisonnables. Le bon peuple avait eu droit à sa séance de défoulement collectif. L'abcès est crevé, n'en parlons plus!

Hélas pour les politiciens qui carburent à la pensée magique, la réalité est coriace et les mauvais plis, trop bien amidonnés pour disparaitre.

Pas né de la dernière pluie, Pierre Joncas, un honorable
citoyen d'Outremont, ne se faisait pas d'illusions. Il a donc choisi le deuxième anniversaire des audiences de la commission Bouchard Taylor pour lancer Les accommodements raisonnables: entre Hérouxville et Outremont. (cliquer sur l'image pour lire la quatrième de couverture).

Extrêmement bien documenté, son essai est une pierre lancée dans la mare de la complaisance et de la complicité coupable des élus qui carburent au clientélisme déviant. Il déplore tout autant les jugements des tribunaux qui, en tablant sur la sincérité des intégristes qui souhaitent des accommodements, ne compromettent rien de moins que les valeurs démocratiques et l'ordre public.

Pierre Joncas montre du doigt le multiculturalisme, les érouvs ghettoïsants, les souccahs du Sanctuaire, les privilèges de stationnement, la reconfessionnalisation de l'espace public au profit de communautés minoritaires. Il dénonce leurs chefs de file qui menacent les administrations de recourir aux tribunaux si elles refusent de fermer les yeux sur leurs infractions ou de leur accorder les accommodements qu'ils veulent. Le pire, c'est que ça marche!

Et si d'aventure, il venait à l'esprit de certains de jouer la carte de l'antisémitisme des Québécois pour bâillonner ceux qui revendiquent la règle de droit, l'essayiste les attend de pied ferme. Il offre aux lecteurs un chapitre sur les antécédents antisémites et
"antiautochtones" des Québécois et les compare à ceux du ROC pour conclure que La belle province n'a aucune raison de marcher la tête entre les jambes.

Pierre Joncas ne se limite pas à décrier les injustices. Il propose des pistes de solutions pour nous sortir de l'impasse. Un exemple? Afin de rétablir l'intégrité des lois émoussées par les tribunaux (pensons entre autres aux
jugements sur l'érouv et les souccahs), il suggère au gouvernement d'inviter l'Assemblée nationale à se prévaloir des dispositions dérogatoires des chartes. Écoutez l'entrevue de Pierre Joncas (2ème partie de l'émission de Michel Desautels) sur les ondes de Radio Canada, le 24 novembre 2009.

Voilà un véritable Que sais-je? qui éclairera les lecteurs sur la problématique de l'intégration sociale et culturelle qui se joue devant notre perron. Un bouquin que je recommande à tous les citoyens des arrondissements d'Outremont, du Plateau... et d'au-delà (!) qui voudraient mieux comprendre la situation qui prévaut en plein coeur de la métropole.
On trouve cet ouvrage dans toutes les bonnes librairies.

vendredi 20 novembre 2009

LA BOMBE SALE

Mercredi dernier (18 novembre 2009), j'ai trouvé dans ma boîte aux lettres un dépliant politique du parti Conservateur. Quelle ne fut pas ma surprise de constater qu'à des fins partisanes, le gouvernement Harper pousse la bassesse jusqu'à accuser les Libéraux fédéraux et Ignatieff d'antisémitisme. J'imagine la tronche de Martin Cauchon lorsqu'il a pris connaissance de ce torchon. Comme on dit chez nous, c'est le boutte du boutte! La Presse en a fait état.

(cliquer sur l'image pour lire tout le dépliant)

Il est monnaie courante d'entendre des membres de la communauté juive accuser
des goys d'être antisémites. Il n'est même plus rare que des Juifs entre eux se traitent d'antisémites. Mais que des non-juifs taxent d'autres non-juifs d'un tel crime dans le simple but de déstabiliser l'adversaire politique, c'est à vous lever le cœur.

Quand on sait l'ostracisme et les horreurs qui ont été le lot du peuple juif au cours du XXe siècle, porter une telle accusation à l'encontre de quelqu'un s'avère un coup de Jarnac qui a l'effet d'une bombe. Ceux qui la reçoivent entre les dents ont toutes les chances du monde d'être estropiés.

Comme je l'ai déjà dit à quelques reprises, lorsqu'elles est utilisée à bon escient, l'arme de l'antisémitisme est superbement efficace. Elle permet de mettre hors d'état de nuire les pogromistes indécrottables et les racistes finis. Pour ceux-là, on peut dire "Bien fait!".

En revanche, lorsque cette accusation est dégoupillée à tort et à travers conne cela se produit beaucoup trop souvent, l'arme de l'antisémitisme perd son statut d'arme chirurgicale pour devenir une bombe sale. De légitime, elle se transforme alors en arme terroriste.

L'usage aveugle et abusif de l'arme de l'antisémitisme est aussi abject que les exactions d'islamistes. Dans les sociétés occidentales d'après la 2ème guerre mondiale, se faire traiter d'antisémitisme parait pire encore que de se faire inculper de pédophilie ou de meurtre d'enfants. Cela provoque des dommages collatéraux inadmissibles.


Dans le contexte historique que l'on sait, o
n peut comprendre que les gens de la communauté juive puissent être extrêmement sensibles aux critiques. C'est un secret de Polichinelle qu'il est particulièrement malaisé de porter à l'attention du public une situation malsaine mettant en scène un membre ou un petit cercle fermé d'intégristes de cette communauté par ailleurs, très variée. C'est d'autant plus délicat qu'ils sont nombreux à trouver même inacceptable qu'un Chapleau ou un Garnotte se permette encore de caricaturer un hassidim.

Caricature de Chapleau dans La Presse de juin 2007

Pour complexifier encore davantage les choses, même le fait de militer dans des mouvements anti-racistes ne constitue pas un sauf-conduit mettant à l'abri de l'accusation d'antisémitisme. Pas évident dans un tel contexte de montrer patte blanche quand on a des plaintes à formuler.


Depuis que je dénonce le laxisme des autorités politiques et le comportement répréhensible de quelques dirigeants de la secte hassidique, il est arrivé que certains me lancent la pierre. Je n'en suis nullement surpris. Avant même de débarquer dans l'arène,
je savais fort bien que mon implication me vaudrait des attaques parfois vicieuses. J'assume!


Non seulement j'assume, mais je revendique le droit de m'insurger au nom d'un grand nombre de citoyens contre le double standard "institutionnalisé" dans l'application de la règlementation, qu'elle soit municipale, provinciale ou autre.


Les politiciens et les contrevenants font-ils la sourde oreille quand on les interpelle poliment? C'est leur choix. Confronté à l'Omertà des élus et la duplicité de certains ultrareligieux, quoi de plus légitime que de chercher à les piquer au vif. À la documentation béton, je joins donc le verbe acéré et la caricature mordante. En démocratie, quelle autre arme reste-t-il aux simples citoyens pour se faire entendre et tenter de susciter le débat? À dur de comprenure, salut!

lundi 16 novembre 2009

QUAND LES THÉOCRATES SORTENT LES MENACES

  
Avant-hier, à la suite de la publication de ma chronique intitulée Le chemin de croix de Gérald, j'ai reçu un commentaire qui a tous les airs d'une menace personnelle. Je l'ai publié tel quel sur mon blogue.

Étant donné sa menace à peine voilée , je tenais à répondre à ce courageux anonyme.

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Chère Yaël Anonymovitch,
Ne nous dites pas que vous voyez vous aussi de l'antisémitisme jusque dans votre soupe aux kneidelechs.

Le célèbre Julius Grey me racontait récemment qu'il lui est arrivé à diverses occasions de se faire accuser d'antisémitisme alors qu'il est... Juif. Même M. Salomon Cohen m'a avoué sur une terrasse de la rue Bernard avoir été qualifié d'antisémite et de renégat par plusieurs de ses coreligionnaires parce qu'il s'était porté candidat pour le Parti Québécois en 1994. Pourtant, M. Cohen est un Juif israélien qui a fait la guerre des Six jours dans son pays d'origine.


Peut-être avez-vous raté la manifestation de vos congénères intégristes qui s'est déroulée à Westmount, le 8 septembre dernier.
Qui a qualifié d'antisémites les Juifs qui dénonçaient les ultra-orthodoxes qui défilaient bruyamment sur la rue Greene? Pourtant, ces Juifs laïques houspillaient vertement les hassidim en les traitant de paresseux et en les accusant, ni plus ni moins, de parasitisme. C'est à faire pleurer cette sale manie de crier à l'antisémitisme à tort et à travers pour tout et pour rien. À force de crier au loup, on ne vous croira plus. Vous vous discréditez vous même.

Vous me demandez ce que je peux bien avoir contre les gens pieux. Sachez que je peux éprouver beaucoup d'admiration pour des croyants sincères. Par exemple, j'adorais mes grands-parents qui étaient de fervents pratiquants. Ma tante "préférée" était religieuse dans un vrai couvent avant de partir en mission dans la jungle amazonienne.

En revanche, quand un individu se drape dans sa soi-disant piété alors que, par-derrière, il écrase ses semblables et bafoue les lois qui nous régissent tous, je ne marche plus. J'en éprouve même du dégoût. C'est dans de telles circonstances que le dicton "L'habit ne fait pas le moine" prend, pour moi, tout son sens.

J'exècre autant un évêque qui agresse sexuellement un enfant qu'un rabbin qui s'adonne au
trafic d'organes humains. Je n'ai pas plus de respect pour une fripouille catholique que pour une canaille islamiste ou un faisan ultra-orthodoxe.

Je trouve que vous avez mis beaucoup de temps à vous indigner. Cela fait maintenant quelques années que nous dénonçons l'attitude de nos élus et de leur aplaventrisme, du clientélisme intolérable qu'ils entretiennent et qui n'a pas sa place au sein d'une société laïque et démocratique.

Vous n'êtes pas sans savoir que la très grande majorité des membres de la communauté juive du Québec est à tout le moins mal à l'aise avec l'intransigeance, le fanatisme et l'isolationnisme hassidique issu d'un autre âge. Plusieurs m'en font part lorsque les murs n'ont pas d'oreilles.

Dans la foulée de la Commission Bouchard-Taylor, même
Victor Goldbloom a senti le besoin de faire une distinction entre les ultra-orthodoxes et le reste de la communauté juive. Le 7 décembre 2007, il a précisé sur les ondes de Radio-Canada que "les juifs hassidiques ne représentent que 12 % de la communauté juive et que l'immense majorité des québécois de confession juive est parfaitement intégrée à la société". C'est tout juste si le président de la section québécoise du Congrès juif du Canada ne s'excusait pas pour l'attitude fanatique des ultra-orthodoxes.


Parlant d'ultraorthodoxes, en voici une brochette en compagnie de l'ex maire Gérald Tremblay (3): Lionel Perez (1), Michael Rosenberg (2), Alex Werzberger (4), Mayer Feig (5), Martin Rosenberg (6) et Max Lieberman (7).

Maintenant, lorsque vous me rappelez qu'il existe des lois pour remettre les intolérants à leur place, laissez-moi vous rassurer tout de suite. Les Rosenberg, père et fils, ainsi qu'Alex Werzberger (voir photo ci-haut), trois hauts gradés hassidiques aux agissements parfois fourbes et asociaux se sont déjà chargés de m'intimider à souhait et de me menacer en me bombardant de poursuites abusives. Le temps dira qui est la mauvaise graine. Et je vous annonce que ça ne saurait tarder.

Dernière chose avant que j'oublie. Lorsque vous brandissez le spectre de vos "organisations zélées", vous me menacez à votre tour, ma parole! C'est vous qui tout à l'heure me faisiez des leçons de piété? Si c'est ce qu'il vous enseigne, il est beau votre d.ieu!

Comme vos organisations zélées ne peuvent être ni les tribunaux du Québec, ni la police, ni un cabinet d'avocats, insinuez-vous que vous pourriez lancer le
B'Nai B'rith à mes trousses? Je crois que vous faites plutôt allusion à vos têtes brûlées de la LDJ. Leur donnerez-vous le contrat de me casser les jambes, de me faire la peau? Vous savez où je loge et je ne me sauverai même pas.

Shalom, chère Anonymovitch et au plaisir de vous rencontrer.

Pierre

P.S.: La prochaine fois que vous brûlerez de me faire parvenir un petit mot doux, laissez-moi vos coordonnées. Je sens que vous êtes belle, Yaël. Je vous enverrai des fleurs.









22 novembre 2009:
Pour comprendre la petite histoire de ces pâtisseries cachères, lire les commentaires 3 et 4 de cette chronique.


samedi 14 novembre 2009

LE CHEMIN DE CROIX DE GÉRALD

Le 1er novembre 2009, jour du scrutin municipal, Martin Tremblay, l'attaché de presse de Gérald Tremblay affirmait au quotidien en ligne ruefrontenac.com que le maire a effectivement assisté à une célébration à la synagogue de la Congrégation Amour pour Israël le 28 octobre, mais qu’il n’y a pas eu de rencontre privée entre les leaders de la secte hassidique et le maire. Nos amis d'Union Montréal prennent-ils les citoyens pour des demeurés?

Ce n'était pas la première fois mais bien la deuxième fois en à peine une semaine que les catholiques Gérald Tremblay, Louis Moffat et Claude B. Piquette ressentaient le besoin pressant d'aller faire une prière auprès de leurs partisans intégristes d'Outremont. Cela ressemblait davantage à un chemin de croix marathonien auprès des hautes instances de la secte d'Outremont. Qu'ont-ils pu exiger des élus en panique en échange du plein de votes hassidiques? Allez savoir.

Regardez un peu avec qui nos trois hommes d'Union Montréal frayaient le 20 octobre 2009.

Sur cette photo de famille, on reconnait le très serviable Louis Moffatt (1), le tout-puissant Michael Rosenberg (2), Gérald Tremblay (3), le très actif président du Conseil d'organisations hassidiques d'Outremont, Alex Werzberger (4), le spécialiste des voyages organisés à New York, Mayer Feig (5), l'administrateur de la synagogue multirécidiviste du 5253 Hutchison, Martin Rosenberg (6), l'amusant porte-parole hassidique, Max Lieberman (7) et Claude B. Piquette qui savoure ses derniers jours à titre de conseiller d'Outremont (8).

Mais comme le dit le proverbe...Jamais deux sans trois!

Après les rencontres des 20 et 28 octobre dernier, Mayer Feig (1) et Alex Werzberger (2) n'étaient pas encore rassasiés. Comme le prouve la photo ci-contre, l
e 1er novembre, ils n'ont pas pu s'empêcher de suivre le dépouillement du vote... depuis le quartier général du maire Tremblay.

Les deux hommes ne tenaient pas en place comme on pouvait le voir et le lire sur le site Theshteeble où l'on donnait fébrilement les "updates" de la soirée électorale au fur et à mesure du dépouillement du vote.
La tension était palpable dans le camp des dirigeants hassidiques. Pour s'en convaincre, relevons ce commentaire à chaud: "Our man at Tremblay headquarters reports that the mood here at the headquarters in Outremont is upbeat but still nervous of the outcome in the Joseph-Beaubien district where Celine Forget - no friend to our tzibbur - is presented as a candidate."

Faut croire que tout ce beau monde n'a pas suffisamment prié puisque Céline Forget vient d'être assermentée à titre de conseillère indépendante dans le district Joseph-Beaubien.

Gérald Tremblay a-t-il compris le message? Time will tell, comme l'indique le commentaire du blogue hassidique.

mardi 10 novembre 2009

LA DATE BUTOIR

Le 6 juin 2009, la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, accordait une entrevue à René Homier-Roy dans le cadre de l'émission C'est bien meilleur le matin. Le morningman de Radio-Canada lui demandait de s'expliquer sur ce qu'elle faisait avec les écoles illégales de la secte hassidique d'Outremont. La ministre s'était montrée on ne peut plus ferme:
"
Je négocie avec les rabbins pour rendre légales les écoles de la communauté juive orthodoxe. Je leur ai fixé un délai très strict sur lequel je ne bougerai pas. Ils devront se conformer à nos solutions sinon, nous couperons les subventions à toutes les (dix) écoles et pas à une seule école. S'il faut aller plus loin et prendre des mesures légales, nous le ferons." Un peu plus avant dans l'entrevue, la ministre ajoute: "Ça va plus loin que le droit des subventions. Ils n'auraient même pas le droit d'avoir de permis, d'avoir ces écoles-là"


À la fin de l'entrevue, Homier-Roy avait demandé à la ministre de nous rappeler la date butoir avant laquelle les rabbins devront avoir conclu une entente avec son ministère. "Le délai est très clair, répondit Mme Courchesne. C'est septembre 2009".

Quelle date sommes-nous aujourd'hui, Madame la Ministre? Le 10 novembre 2009! Woups...
Time flies, n'est-ce pas?

La rentrée de septembre est déjà de l'histoire ancienne. Alors, dites-nous, Mme Courchesne, vos bons rabbins des écoles délinquantes sont-ils toujours aussi ouverts que vous nous le laissiez entendre au mois de juin? Sont-ils docilement
rentrés dans le rang du cursus de votre ministère?

À la radio, vous sembliez tellement déterminée à mordre jusqu'au sang tous les récalcitrants que nous sommes un peu gênés de vous poser la question. Dites-nous. Ces braves dirigeants hassidiques ont-ils signé votre fameux contrat social, finalement? Ne soyez pas gênée de nous dire qu'ils se sont montrés encore plus coriaces que vous ne l'aviez cru. Après tout, vous ne seriez pas la première à vous casser les dents sur les ultra religieux.

Eh! puis, ce n'est pas si grave puisqu'au moment où nous nous parlons, vous leur avez très certainement coupé les vivres. Dix écoles de moins à subventionner, ça devrait aider votre collègue du ministère de la Santé à offrir à leurs richissimes donateurs intégristes
le précieux vaccin contre la A(H1N1)... avant tous les autres!

Si jamais M. Homier-Roy souhaitait vous gratter le bobo, redites-lui que les choses bougent. Et pour le prouver, amenez-lui cette petite annonce publiée dans la page des annonces classées de La Presse. À Outremont, ce n'est pas coutume pour une école juive orthodoxe de filles de rechercher ouvertement un professeur "LÉGALEMENT QUALIFIÉ" pour ses écoles primaires et secondaires.

Méchant progrès, ça Madame. Méchant progrès!

mardi 3 novembre 2009

ÉLECTEURS...GAAAAARDE À VOUS!

Il y a plusieurs années, je me trouvais en Australie alors qu'une campagne électorale battait son plein. C'est à Sydney, au cours d'un souper entre amis, que j'ai entendu un des invités raconter qu'il s'était déjà fait coller une contravention pour avoir négligé d'aller voter. Je croyais à une plaisanterie, mais on m'a vite fait comprendre que cela n'avait rien d'une blague.

Sur le coup,
j'ai été scié. Je trouvais la mesure radicale. Mais depuis, non seulement me suis-je fait à l'idée, mais j'en suis venu à trouver la méthode tout à fait justifiée. Au point où à chaque nouvelle élection qui survient, je le répète à qui veut bien l'entendre.

C'est un formidable privilège que de pouvoir revendiquer haut et fort nos droits. Mais comme en tout, les droits sont toujours rattachés à des obligations.

Quand un nid de poule nous conduit au garage,
souhaitons-nous dénoncer la négligence des élus? Quand une hausse de taxes exagérée nous tombe dessus, tenons-nous à protester ? Quand ceux qui sont supposés nous représenter ne sont pas foutus de faire appliquer leurs règlements de façon équitable et sans passe-droits, voulons-nous nous indigner?

Réclamer, exiger et revendiquer, c'est très bien, mais il me semble que ce privilège devrait être rattaché au devoir de se rendre aux urnes. Bref, si vous votez, réclamez tout votre saoul! Si vous ne vous prononcez pas, assumez les conséquences de votre silence et ne rechignez pas.

Dans son édition du 3 novembre 2009, Le Devoir publiait un article intitulé De droit de vote à électeurs conscrits
dans lequel différents intervenants se demandent ce qu'il faudrait faire pour pallier l'anémie des électeurs. Alors que le vote obligatoire fonctionne très bien en Belgique et en Australie, dans sa belle naïveté,Marcel Blanchet, le Directeur général des élections du Québec espère encore utiliser nos millions pour tenter de faire sortir les électeurs de leur léthargie. Par ailleurs, il craint que le système du vote obligatoire ne passe pas le test de la Charte des droits et libertés.

On l'aime bien la Charte, mais sert-elle plus la démocratie qu'une élection participative concernant TOUS les citoyens d'une ville, d'une province ou d'un pays? En quoi l'obligation de voter de temps à autre serait-elle une contrainte plus inacceptable que l'obligation de s'arrêter aux feux rouge à chaque intersection 100 fois par jour, sous peine d,une contravention très salée?

Puisque l'on parle de contrainte abusive, je doute fort que l'obligation de voter puisse être une accroc inacceptable au regard de la Charte des droits et libertés. Qu'est-ce qui me permet de croire cela? Il fallait voir avec quelle assiduité et quel empressement les membres de la secte ultra orthodoxe d'Outremont (du plus jeune au dernier des grabataires) se sont précipités sur les bureaux de vote, le 1er novembre dernier. Pour que ces intégristes, par ailleurs si soucieux de ne pas se frotter à notre société décadente, s'accommodent de cet exercice avec un tel zèle enthousiaste, c'est bien en soi la preuve que le vote obligatoire serait tout à fait cachère.

S'il fallait une autre bonne raison pour l'instaurer, je répéterais tout bonnement ce qu'a évoqué Josée Boileau dans son éditorial du 3 novembre 2009. Le vote obligatoire serait la solution à adopter "si on ne veut pas que la politique finisse entre les mains d'un club fermé de citoyens".

Mais quand on sait combien la désaffection des citoyens favorise l'establishment en place et les contrats juteux entre copains magouilleurs, il ne faudra pas se surprendre qu'il faille tordre sur 360 degrés le bras de nos élus pour qu'ils se voient forcés de légiférer en ce sens. Money talks!

5 novembre 2009

À la suite de l'éditorial de Josée Boileau, Michel Rioux, un citoyen de Montréal, publie une lettre des lecteurs dans Le Devoir. Il estime lui aussi que le droit de vote est également un devoir. Outre l'Australie et la Belgique, le Luxembourg, le Costa Rica, le Brésil, la Grèce et la Turquie s'ajoutent à la liste des pays qui rendent obligatoire l'acte de voter. L'idée fera-t-elle son chemin jusque chez nous? Espérons-le!

dimanche 1 novembre 2009

GÉRALD TREMBLAY ET LA CONGRÉGATION HASSIDIQUE HORS LA LOI

Nous vous avons annoncé dans notre dernière chronique que mercredi soir dernier, le maire Tremblay et les conseillers d'Outremont Louis Piquette et Claude B. Piquette se sont rendus en catimini à la synagogue de la Congrégation Amour pour Israël (coin Van Horne et Durocher) pour faire le plein de votes hassidiques.

Ce matin, la journaliste Valérie Dufour de ruefrontenac.com, (le journal en ligne des journalistes en lock-out du Journal de Montréal) dévoile que la congrégation de cette synagogue est HORS LA LOI! Oui, messieurs, dames...HORS LA LOI! Plus ça change, plus c'est pareil.

À lire absolument avant d'aller voter!

jeudi 29 octobre 2009

L'ÉLEC-TORAH

À trois jours d'un scrutin dont personne ne semble en mesure de prévoir l'issue, on imagine bien que le maire Tremblay doit parer au plus pressé. Dans de telles circonstances, chaque seconde compte et il est clair que ça prend une maudite bonne raison pour lui demander audience. C'est encore plus insolite qu'on lui demande de se déplacer pour nous rencontrer.

Mercredi 28 octobre 2009, un tel événement très spécial s'est produit ici même sur le territoire de l'arrondissement d'Outremont.


Il faisait nuit noire sur l'avenue Van Horne mercredi soir lorsque Gérald Tremblay a été aperçu avec nul autre que les conseillers sortants Claude B. Piquette et Louis Moffatt.

Le Boy's Club, incluant
Alex Werzberger et Mayer Feig

Ils se trouvaient sur le trottoir sud de l'avenue Van Horne, juste devant l'édifice du 1040 qui fait le coin avec la rue Durocher. Les trois politiciens d'Union Montréal étaient entourés d'une garde rapprochée constituée d'hommes barbus à longues redingotes noires et à papillotes tombantes. De l'autre côté de l'avenue, une voiture de la police de Montréal, stationnée sur un terrain appartenant à l'empire Rosdev, faisait manifestement le guet.

Il était 21h et des poussières lorsque l'insolite aréopage s'est engouffré à pas feutrés dans la synagogue ultra orthodoxe de la Congrégation Amour pour Israël. Avouons que le moment choisi par nos élus sortants pour aller se recueillir dans ce lieu de culte intégriste est plutôt troublant.

Que diable les dirigeants de la secte pouvaient-ils bien avoir de si important à négocier en tête à tête avec le numéro Un de la métropole... à trois jours du verdict populaire
?

Les sondages internes d'Union Montréal sont-ils à ce point préoccupant que le maire Tremblay se sent forcé de courtiser encore plus qu'à l'habitude (ce qui n'est pas peu dire!) les Hommes en noir qui font ou défont les élus goys selon que ces derniers acquiescent ou non à leurs revendications? On se demande ce qu'ils pouvaient traficoter ensemble pour que leur protégé du grand hôtel de ville et ses disciples Moffatt et Piquette ne soient pas chassés de leurs trônes respectifs. Voici donc trois élus (en perdition?) qui en sont réduits à implorer leur "élecTorah" de produire un miracle.

Quand on connait les poursuites et les tracas que les dirigeants sectaires ont infligés et continuent à faire subir aux élus et aux fonctionnaires municipaux dans le dossier rocambolesque de cette synagogue, il y a tout de même quelque chose de pathétique à voir un maire prostré et à quatre pattes devant les ultra religieux et, de surcroît, dans cet immeuble à l'histoire trouble.

A-t-on vraiment besoin de ce genre de fricotage à Outremont? Poser la question, c'est y répondre. Aux urnes, citoyens!

dimanche 25 octobre 2009

LES "CONTRIBUVABLES"

Si on ne le savait pas encore, la planète entière le sait désormais (voir le quotidien Le Monde). Union Montréal remporte la palme des scandales de toutes sortes.

À Outremont, même les péchés de la chair (cachère ou non)
collent à la peau de certains conseillers de l'arrondissement comme du Scotch (non, non, pas le 12 ans d'âge, mais le bon vieux Scotch Tape!). Tant et si bien qu'à l'hôtel de ville, l'expression "gras comme un voleur" semble prendre tout son sens.

Pensons aux gueuletons que les Claude B. Piquette et Louis Moffatt se seraient envoyés derrière la cravate pendant des années aux frais des contribuables de l'arrondissement. Se confessant à Radio-Canada, l'ex-conseiller politique du maire d'Outremont raconte que les deux conseillers ripailleurs d'Union Montréal auraient fait mettre leurs factures de restaurants sur son compte de dépenses afin de ne pas entamer leur allocation de dépenses non imposable. À ce reportage vient de s'ajouter la chronique d'Émilie Dubreuil
qui a rencontré Jean-Claude Patenaude, l'ancien secrétaire général des commissions consultatives de l'arrondissement.

Outre la description ragoutante de nos deux bonnes fourchettes qui se baladent entre les tables branchées des avenues Bernard et Laurier, nous nous en voudrions de ne pas rappeler que les Piquette et Moffatt ont également profité des largesses de Michael Rosenberg, le plus gros propriétaire immobilier privé du Québec, qui les a invités à faire du tourisme religieux au rabais dans les enclaves hassidiques de New York. Ensemble, ils ont eu droit au bar ouvert et à des chambres quatre étoiles de l'hôtel appartenant au puissant nabab hassidique. Sans parler, évidemment des repas gratos à une encablure de la FIFTH avenue de Manhattan.

C'est vrai que Piquette et Moffatt sont faits fort, mais avouons qu'il faut un front de boeuf pour solliciter une fois de plus (ou de trop?) la confiance des électeurs pour l'élection de dimanche prochain. Souhaitons-leurs que leurs petits amis lobbyistes ne les laissent pas tomber, sinon...

En passant, si vous ne souhaitez pas que les élus en place continuent de fouiller dans votre frigo,
allez donc voter ! Si vous êtes écœurés des gros partis qui y vont à fond "la caisse", rappelez-vous qu'il y a des candidats très valables qui se présentent et qui mériteraient que vous les appuyiez. Pensons aux candidats du Parti d'Outremont et à la candidate indépendante, Céline Forget. Ça vous changera du cynisme ambiant et des scandales à répétition.

Pour finir sur une note rigolote, cliquez sur la photo du dernier dépliant d'Union Montréal. Nous avons adapté à l'actualité les propos ronflants des élus sortants.






vendredi 16 octobre 2009

LA DÉMOCRATIE BINGO

Marie Cinq-Mars, la mairesse sortante d'Outremont ne manque pas d'air. Mais il n'est pas nécessairement très agréable à respirer.

Dans Le Devoir d'aujourd'hui, la journaliste Jeanne Corriveau s'intéresse à Outremont et titre son article Un parfum de scandale qui reste dans l'air. Cela donne le ton sur les relents de déchéance qui empestent l'hôtel de ville sous la régence d'Union Montréal.

Il faut croire que Marie Cinq-Mars aime le trouble. Ça ne lui suffisait pas de s'enfoncer dans les scandales qui accablent sa formation politique, jour après jour?

Non satisfaite de patiner et d'esquiver les questions posées une fois par mois par les citoyens dans le cadre des assemblées du conseil d'arrondissement, voilà que la mairesse sortante avoue à la journaliste du Devoir qu'elle voudra "imposer de nouvelles règles de fonctionnement" pour les assemblées publiques.

Comment s'y prendrait-elle? C'est simple. C'est par tirage au sort que les résidents d'Outremont pourront ou ne pourront pas poser leur question à la présidente d'assemblée. B-8, tu
poses ta question gentille. G-37 tu te la boucles au moins jusqu'au mois prochain. La démocratie BINGO. Fallait y penser!

Voici une raison supplémentaire (s'il en fallait!) pour défaire Union Montréal. Allez! Louis, Marie, Gérald et Claude B. Faites pas ces têtes d'enterrement. Le Mois des morts ne commence que le 1er novembre!

vendredi 9 octobre 2009

LA DISCRIMINATION SYSTÉMIQUE - PART II

Il ne fallait pas être devin ou prophète de malheur pour savoir que les problèmes dénoncés avant, pendant et après la tenue de la commission Bouchard-Taylor allaient ressurgir. C'était d'autant plus prévisible que les élus ont choisi, une fois de plus, de se mettre la tête dans le sable.

Plutôt que de s'attaquer au problème, les gouvernements municipaux et provincial préfèrent ménager leurs électeurs sectaires. Ils savent très bien qu'en faisant des faveurs aux extrémistes religieux,
ces derniers se précipiteront en rangs serrés aux bureaux de scrutin pour faire leur X qui pourrait faire la différence entre une victoire (même minoritaire) ou une défaite.
Le rapport Bouchard Taylor mis sur les tablettes poussiéreuses, on ne pensait déjà plus au reportage de TQS nous montrant nos policières qui devaient s'effacer devant les hommes de la secte hassidique.
Mayer Feig, le porte-parole hassidique qui apparaît dans le reportage de TQS
Puis...BANG! Le naturel est revenu au grand galop. Nous voici maintenant aux prises avec cette histoire de la SAAQ qui permet aux hassidim d'exiger que ce soit l'homme qui "a les deux mains sur le volant" qui leur fasse passer leur cours de conduite. Vroum! Vroum! On va aller loin, je le sens.

Cliquez sur le reportage de Radio-Canada du 7 octobre 2009



La ministre de l'Immigration et des
Communautés culturelles, Yolande James n'était pas contente que la Fédération des femmes du Québec, le Conseil du statut de la femme, le Collectif citoyens pour l'égalité et la laïcité joignent leurs voix à celles de l'opposition. Selon Mme James, le projet de loi 16 destiné à obliger les organismes de l'administration publique de se doter d'un plan d'action sur la diversité culturelle n'a rien à voir avec les accommodements raisonnables. Et pourtant...
... La Commission des droits de la personne a bel et bien décidé de faire primer le droit à la religion avant le droit à l'égalité entre les hommes et les femmes alors même que le préambule de la Charte des droits a été modifié pour inscrire noir sur blanc ce principe d'égalité. Et le gouvernement Charest se dit d'accord avec la position de la Commission.

C'est
bien ce qu'on appelle de la discrimination systémique. Pas fort quand on pense à tous ces millions engloutis dans l'aventure Bouchard Taylor, il n'y a même pas deux ans. À la vitesse où progressent les choses, on n'est pas sortis du sacro-saint à-plat-ventrisme.
Cliquer sur le reportage de Radio-Canada du 8 octobre 2009



Consultez également:
La liberté de religion ce n'est pas une pizza: Le devoir, 6 octobre 2009
Pas de femmes, S.V.P.: Richard Martineau, 7 octobre 2009
Accommodement raisonnable à la SAAQ, l'opposition proteste: La Presse, 7 octobre 2009
Accommodements et diversité culturelle, le débat se poursuit: 9 octobre 2009
À nous d'agir: Richard Martineau