jeudi 27 mai 2010

LE NIQAB HASSIDIQUE

Les trois journée d'audiences sur le projet de loi 94 qui ne tolère plus le voile intégral dans l'administration publique ont débuté le 18 mai dernier. Pas moins de 17 mémoires provenant d'organismes tel le Mouvement laïque québécois, le Barreau du Québec , la Ligue des droits et libertés, la CSN, le Conseil du statut de la femme, la Fédération des Canadiens Musulmans, la FTQ ont été présentés.

Sur The Shteeble, un site de la communauté juive de Montréal, un article explique pourquoi le Congrès juif du Québec (QJC) n'a pas souhaité présenter sa position sur le projet de loi 94 et l'interdiction du port du niqab au Québec. Au bas de l'article, deux commentaires seulement, mais ils ne manquent pas d'intérêt.
Sous le pseudonyme " confused ", l'aut
eur du premier commentaire se réjouit de la non intervention du Congrès juif section Québec puisque l'interdiction du niqab n'a aucun impact sur la communauté juive de Montréal. Mais " de vimy ", le second commentateur, se révèle nettement plus préoccupé et il ne se gêne pas pour faire redescendre " confused " sur terre.

"Malheureusement, cette loi aura un impact significatif sur notre communauté. Certains droits auront préséance sur d'autres. Par exemple,
l'égalité des sexes primera sur le droit de pratiquer sa religion. Ainsi, le frum (celui qui observe les 613 commandements de la Torah) ne pourra plus exiger un homme infirmier s'il est hospitalisé..."


Les ultraorthodoxes vont-ils laisser laisser les choses se "dégrader" ainsi sans rien dire? Vont-ils laisser les femmes prendre du galon jusqu'à devenir leurs égales? Leur permettre de chanter et d'étudier la Torah? Ô sacrilège! Un homme ne pourrait plus répudier sa femme s'il devait soupçonner d'être inféconde? Il ne manquerait plus que ça. À quoi pourrait bien servir une femme si elle n'est même pas foutue d'être mère? Si le projet de loi 94 devait être adopté, à quoi lui servirait-il encore de commencer sa prière du matin par ses mots : « Loué soit Dieu de ne pas m'avoir créé femme »?En Israël, par exemple, de plus en plus de lignes d'autobus publics séparent " l'ivraie" du bon grain en forçant les femmes à voyager dans des autobus ségrégués ou à céder leur place aux mâles ultraorthodoxes et à se réfugier à l'arrière des autobus.https://www.france24.com/fr/20090428-segregation-sexiste-monte-le-bus- 

Demandez donc à Kim Glassman, cette jeune israélo-américaine, comment elle apprécie être refoulée par les ultrareligieux.

cliquer sur sa photo pour visionner la vidéo.


Alors qu'il y a dix ans à peine, ce type d'autobus ségrégués était inexistant, aujourd'hui, à Jérusalem, il existe plus de 90 de ces lignes d'autobus dignes de l'ancien apartheid sud-africain. Et ce type de ségrégation se transporte désormais dans les hôpitaux, les bureaux de poste et sur les vols d'avion.

Au point où les activistes des droits publics se demandent où cela va s'arrêter. Même Naomi Ragen, célèbre écrivaine israélienne orthodoxe est partie en croisade contre les autobus ségrégués (cliquer ici
pour visionner le reportage).


Vous nous direz: "Ouaie! mais Montréal n'est pas Jérusalem!" Vous avez tout à fait raison... mais allez donc faire un petit tour sur les rues du Plateau et d'Outremont où passent chaque jour des centaines d'autobus scolaires destinés aux enfants de la communauté hassidique. Vous remarquerez que dès le jardin d'enfance, les petites filles hassidiques ne prennent jamais place à bord d'un autobus jaune où se trouvent des petits garçons. Et, croyez-nous, cette ségrégation ne va pas en s'estompant avec l'âge.
https://youtu.be/nEyVw-KnV34Bien sûr, puisque cela fait des lustres que vous n'empruntez plus les autobus scolaires, cela ne vous dérange peut-être pas.

Alors demandez donc à Marie-Soleil si elle a aimé autant que son petit frère Marc-Antoine sa fin de semaine au Crowne Plaza, l'un des deux hôtels de l'aéroport Trudeau que possède Michael Rosenberg, près de l'aéroport Trudeau.

 

Cliquer sur la photo de famille pour visionner le reportage de TVA

Papa et fiston ont pu faire trempette dans la grosse piscine à glissades d'eau alors que maman et fifille ont dû se contenter de la douche de leur chambre d'hôtel. La raison ? Un groupe de garçons hassidiques pataugeait dans ladite piscine. Est-on vraiment si loin que ça de Jérusalem ?


Une chose est sûre. Ce ne sont pas les émules du rabbin Chaim Weiner qui manquent à Montréal.

Parions qu'il y en a un qui voudrait bien pouvoir se trouver une job à la STM.

vendredi 21 mai 2010

LA SYNAGOGUE MISE À "SAQ" ET À SEC

Le 26 janvier dernier, le journaliste Normand Lester nous révélait qu'un rabbin de la synagogue Toldos Yaacov Yosef de la rue Durocher s'était fait prendre sur le fait par une escouade spéciale de la police. Il venait de faire entreposer 100 caisses de vin, de schnapps, de champagne et de liqueur à la banane dans sa synagogue.

Aujourd'hui, au Téléjournal / Midi de Radio-Canada, c'est le journaliste Benoît Giasson qui nous apprend que 10 membres de cette secte hassidique viennent d'être officiellement accusés de contrebande d'alcool.

Cliquer sur l'image pour visionner le reportage de Radio-Canada






Cliquer sur la photo de droite pour lire l'article sur le sujet publié sur le site The Shteeble



Cela faisait des années que des
citoyens avaient sonné l'alarme sur ce qui se passait à l'intérieur de la synagogue du 6019, rue Durocher, au coin de la rue Lajoie. Avant de frapper, les autorités policières avaient avisé les dirigeants de la secte à de nombreuses reprises de mettre fin à ce trafic. Deux poids, deux mesures? À vous de juger. Il était plus que temps que quelque chose bouge.


La fin de la récréation aurait-elle sonné?


Cliquer sur l'image pour zoomer


Il reste maintenant à voir si des dirigeants de la synagogue Yetev Lev (5555 Hutchison, coin Saint-Viateur) font partie du lot.


Rappelons-nous que Normand Lester avait aussi pointé du doigt cet autre lieu de haut culte.


Entre temps, si cela peut amener les autorités policières à ne pas se satisfaire de leur coup de filet, voici peut-être une nouvelle piste à suivre.

Il a été porté à notre attention que des caisses d'alcool provenant d'Ontario se baladent toujours dans nos rues. Mais, plutôt que d'être
transportées par gros camions qui attirent l'attention, elles se baladeraient maintenant dans des coffres de voitures tels, par exemple, un Chevrolet Impala blanc immatriculé en Ontario et portant le numéro de plaque B-----9 (discrétion oblige). Avez-vous besoin d'une carte et d'une adresse?

mercredi 12 mai 2010

mardi 11 mai 2010

LE GARAGE

À Montréal, au début des années 1950, les laitiers ont commencé à se départir de leurs "buggies". Les écuries se vident graduellement, le fer à cheval cède le pas au moteur à explosion et l'essence au plomb remplace les balles de foin.

Michael avait flairé la bonne affaire. Si bien qu'en 1952, il ouvre la première station-service de la rue Hutchison.

Cliquer sur la photo pour zoomer

Grâce à sa pompe à essence toute rutilante et sa remorqueuse bien à l'abri dans son garage, notre homme allait être en
business. Si vous deviez tomber en panne sèche, il vous suffirait de composer le EAST 6681. En moins de deux, Michael volera à votre secours.

Notre homme d'affaires a été saprément chanceux, car peu de temps après l'acquisition de son commerce, la municipalité a décidé d'instaurer un règlement de zonage interdisant l'ouverture d'un garage ou de n'importe quel autre type de commerce sur la rue Hutchison. Dorénavant, la rue sera destinée exclusivement à du logement résidentiel.
Sans risque de voir débarquer la concurrence dans les parages, Michael se frotte les mains. Il jouit d'un droit acquis. C'est à dire que tant et aussi longtemps qu'il utilisera l'endroit en tant que station-service, personne ne pourra exiger qu'il ferme boutique, et ce, en dépit du règlement de zonage résidentiel en vigueur.

Pendant de nombreuses années,
sa pompe nourrit à satiété les chevaux-vapeur de ses clients réguliers. À 49 cents le gallon, son commerce baigne dans l'huile. Mais avec l'essor de l'American Dream, la vente de voitures prend le mors aux dents et le parc automobile s'emballe.

Toujours aussi visionnaire, Michael prend vite la mesure de l'opportunité qui s'offre à lui. Pour pomper davantage de profits, son distributeur d'essence ne suffit plus. Dans les années 1980, Michael décide donc de stationner sa remorqueuse dans la cour de son voisin et aménage un atelier de réparations dans son espace de garage. Personne ne s'en formalise. L'espace est là.
Aussi bien que ça serve à quelque chose. Après tout, il ne s'agit que d'un simple réaménagement interne, non?

Une petite vidange d'huile par-ci, une rotation de pneus par-là, un plein à 82 cents le litre en prime.
Le business roule. C'est le bonheur. C'est le bonheur, mais...

Mais les années passent et Michael ne rajeunit pas. Veut, veut pas, il lui faut bien commencer à penser
à la relève. S'il souhaite léguer quelque chose de substantiel à son Martin, il sait qu'il doit absolument agrandir son garage.

En 2010, pour être compétitif, une porte de garage ne suffit plus. Outre la vente d'essence et la mécanique, il est impératif d'ouvrir une deuxième porte. Une concession de Monsieur Muffler jumelée à un service spécialisé dans la suspension automobile, voilà qui promet.

Cliquer sur la photo pour zoomer

Comme il sait qu'on n'attire pas les mouches avec du vinaigre, Michael calcule qu'avec à peine 700 pieds carrés supplémentaires, il peut aménager un dépanneur et un mini stand à patates frites. Non, mais pensez-y. Pendant qu'un client se fait installer un muffler Hollywood, il peut se prélasser sur la nouvelle terrasse arrière et siroter une blonde tout en grignotant une poutine maison. L'affaire est Ketchup!

Il ne reste plus qu'à aller exiger son permis à l'Hôtel de Ville. Une simple formalité, en fait, puisque Michael n'a qu'à raconter qu'il va à peine agrandir sa station-service de huit pieds vers l'arrière. Et lorsque le fonctionnaire lui demandera s'il compte réparer plus de voitures en ouvrant une deuxième porte, Michael le rassurera. "Ben non, voyons. C'est juste pour que mon mécanicien soit plus à son aise." Et il brandira le droit acquis qu'il possède depuis presque 60 ans pour que le fonctionnaire étampe son permis. D'ailleurs, pourquoi un fonctionnaire d'arrondissement devrait-il se méfier? Tout le monde sait qu'un pompiste ne ment pas
comme un arracheur de dents. Eh! puis, c'est connu... une station-service sans dépanneur, ça se peut pas! Vous ne me croyez pas? Demandez-le à Mayer Feig et à Moshe Englander.

Ils vont vous le dire eux-autres comment ça marche un droit acquis. (Cliquer sur la photo)

mercredi 5 mai 2010

LE MARCHÉ DE DUPES


Le 29 avril dernier, l'arrondissement du Plateau Mont-Royal a tenu une séance d'information publique sur la demande de dérogation de zonage que réclament les dirigeants de la synagogue du 5363 Hutchison. C'est la deuxième fois en autant d'années qu'ils reviennent à la charge pour obtenir le droit d'agrandir de 700 pieds carrés leur lieu de culte.
La première tentative s'était faite il y a pratiquement deux ans. À l'époque,
les dirigeants hassidiques étaient passés à un cheveu de réussir.

Jeudi dernier, par contre, 80 citoyens (dont la moitié provenant du Plateau) sont venus s'opposer vigoureusement à ce qu'ils considèrent être une autre "faveur" faite aux dirigeants ultraorthodoxes.

Cliquer sur la photo pour lire l'article du Point d'Outremont. Ça vaut la peine!
Face aux citoyens, Mme Marlène Schwartz, la conseillère en aménagement a ressorti de ses cartons
le
même fichier PowerPoint qu'elle avait présenté deux ans plus tôt.

Malgré les critiques qui ont fusé depuis la première tentative de dérogation au zonage et les déclarations contradictoires des dirigeants de la secte hassidique, les nouveaux élus du Plateau n'ont pas changé une virgule du projet controversé. Ils n'ont même pas cru nécessaire de relever les incohérences du dossier mis sur pied par l'ancienne administration. Elles sont pourtant nombreuses, ces contradictions.

Au début de la séance, Mme Schwartz affirme que la synagogue n'accueillera pas plus de fidèles. Dans un premier temps, on nous raconte que ces derniers sont à peine une trentaine et que leur nombre n'augmentera pas au fil des ans. Puis, à force d'être bombardée de questions, la tablée ne parle plus en terme de "fidèles", mais de "familles". Méchante nuance, non?

Comme on sait que la taille moyenne des foyers hassidiques est de 5,6 personnes et que le taux de fertilité est de 6,2 par femme en âge de procréer (voir étude, page 6) voici que,
d'un seul coup, le nombre de fidèles quintuple, voire sextuple. Mieux. On apprendra finalement que selon les normes du code du bâtiment, la capacité d'accueil autorisée est de... 150 personnes. Et qui, dites-nous, jouera au placier avec son compteur à la main pour refuser la 300e personne qui voudra franchir la porte du paradis? Certainement pas les quatre pauvres inspecteurs qui quadrillent cet arrondissement quatre fois plus populeux qu'Outremont.

Depuis deux ans, on cherche à nous chloroformer en jouant avec les mots, les chiffres et les demi-vérités.
On appelle ça mentir par omission. Après la multiplication des pains, des "vendeurs du Temple" font des pieds et des mains pour minimiser les impacts et les nuisances présentes et à venir pour qu'on achète le projet.

Quant aux dirigeants de la synagogue, on voudrait bien les croire sur papier, mais sur parole, c'est beaucoup demander. Comme on dit: "Chat échaudé craint l'eau froide"
! Plus ils parlent, plus on doute. Ils ont beau jurer que le demi million de dollars qu'ils engloutiront dans le projet n'est destiné qu'à améliorer le confort des 30 fidèles actuels, il n'en demeure pas moins que dans les pages du journal The Gazette, Moshe Englander, le promoteur du projet a bel et bien dit :"More people doesn't mean more traffic". Tiens! Tiens! More people, hein?

On se demandait aussi pourquoi Moshe Englander avait ressenti le besoin de faire percer une deuxième porte en façade d'une synagogue si tranquille. Serait-il tombé sur des statistiques sur la hausse de l'obésité morbide au sein de la population nord-américaine? Et si 30 fidèles ont vécu pendant près de 60 ans avec une toilette, pourquoi les 30 fidèles à venir éprouveraient-ils ce besoin subit d'en prévoir quatre fois plus? Mystère et boule de gomme.

Il n'est d'ailleurs pas anodin de constater que les autorités municipales ont mentionné que les plans originaux déposés par la communauté hassidique projetaient une synagogue bien plus grosse que ce qui a finalement été accepté par les services d'urbanisme. C'était toujours pour 30 fidèles? Hummmmmm!


Lors de cette soirée pour le moins mouvementée, un citoyen du Mile-End a certainement été la figure emblématique de ce combat acharné pour préserver nos rues résidentielles. Il s'agit de M. Kevin Cohalan (photo ci-contre).

Il y a une dizaine d'année, M. Cohalan était monté au front pour contrecarrer le énième agrandissement d'une synagogue de la rue Jeanne-Mance.

Porte-parole du Comité des résidents de la rue Jeanne-Mance, M. Cohalan, avec d'autres citoyens tel le professeur d'anthropologie Pierre Beaucage, se sont battus bec et ongles pour empêcher une troisième phase d'agrandissement d'un lieu de culte hassidique sur leur tronçon de la rue Jeanne-Mance. Là aussi, le zonage était strictement résidentiel.

Malgré les 15 000$ qu'ils ont investis de leurs propres poches,
messieurs Cohalan et Beaucage ont été scandaleusement ignorés par l'équipe municipale en poste à l'époque. Pour comprendre quel type de sapin ils se sont fait passer, il faut lire l'article qui avait été publié le 25 novembre 2000 dans Place Publique, un journal local du Plateau.

Mais qu'ils aient été à la fois victimes de l'incurie des autorités municipales et d'un marché de dupes au profit des ultrareligieux, le résultat fut le même: une aberration sans nom. (cliquer sur la photo ci-contre de la rue Jeanne-Mance).

Comparez maintenant cette photo à celle-ci et dites-nous pourquoi cette histoire d'horreur ne pourrait pas se répéter sur la rue Hutchison? Tous les éléments sont en place pour la répétition de ce scénario.
cliquer sur la photo pour zoomer

Après tout, le duplex du 5363 Hutchison est déjà mitoyen au duplex du rabbin et d'un troisième appartenant aussi à quelqu'un de la secte hassidique. Dans dix ans, une autre administration pourra faire comme ont systématiquement fait toutes les précédentes, c'est à dire accorder de nouvelles dérogations malgré les promesses des ultraorthodoxes qui, chaque fois, avaient juré que c'était le dernier agrandissement. La stratégie des petits pas leur a toujours réussi.

Après une soirée aussi houleuse, vous aimerez sûrement savoir ce qu'on décidé de faire les élus du Plateau à propos de la dérogation de zonage du 5363 Hutchison.

Nous vous invitons donc à visionner la vidéo des propos tenus par le conseiller Alex Norris et le maire Luc Ferrandez lors de la séance du conseil d'arrondissement du 3 mai dernier.
Pour arriver au coeur du sujet, il vous suffit de cliquer ICI et d'avancer à 6 minutes 12 de la vidéo.

Par la suite, visionnez la période de questions sur ce même thème en cliquant ICI et en débutant l'écoute à 12 minutes 30. Vous entendrez mes propos ainsi que ceux du chef du parti Projet Montréal, M. Richard Bergeron sur le sujet.

Pour le moment, je n'émettrai aucun commentaire sur ce que vous vous apprêtez à voir et entendre. Je vous laisse juger vous-mêmes les arguments avancés de part et d'autre... Mais je vous promets de revenir bientôt sur ce qui s'y est dit. Juré craché!

Bonne écoute et bonne réflexion.

vendredi 30 avril 2010

SÉISME À OUTREMONT

Le 26 avril 2010, Outremont a été secouée par un tremblement de terre politique de 7,3 sur l'échelle Union Montréal. L'épicentre du séisme se trouvait juste sous l'hôtel de ville de l'arrondissement.

Depuis
que l'ex-maire Harbour a été arrêté par l'escouade Marteau, les sysmologues s'attendent à ce que de nouvelles secousses ne viennent briser davantage la cage de verre qui abrite Marie Cinq-Mars.

Cliquer sur la photo pour constater l'ampleur des dégâts

Les yeux se tournent aujourd'hui vers M. Pierre Beaudet, le directeur de l'arrondissement qui, le 25 novembre 2009, avait signé une entente secrète avec Jean-Claude Patenaude arrêté le même jour que Stéphane Harbour. Lire la suite sur le blogue de la conseillère d'arrondissement Céline Forget.

mercredi 28 avril 2010

LA TÉNACITÉ DES UNS ET LA MOLLESSE DES AUTRES

Des deux côtés de la frontière entre les arrondissements du Plateau Mont-Royal et d'Outremont, nous assistons à une véritable explosion du nombre de lieux de culte «minoritaires». Ça pousse comme des champignons et, parfois même , comme de la mauvaise herbe.

Saviez-vous que
les arrondissements montréalais délivrent trois fois plus de permis d'aménagement de lieux de cultes «minoritaires» par année qu'il y a dix ans?
Saviez-vous qu'entre 1994 et 1999, 69 dossiers d'aménagement de lieu de culte ont été approuvés contre plus de 314, entre 2000 et 2009?

Saviez-vous que
ces chiffres ne sont que la pointe de l'iceberg, puisque plusieurs lieux de culte actifs qui «existent sans avoir de permis, depuis parfois plus de 15 ans»?

Saviez-vous que
plusieurs de ces nouveaux lieux de culte se trouvent dans des bâtiments délabrés et que même si ces établissements sont non conformes, les arrondissements n'envoient pas d'inspecteur la plupart du temps?

Saviez-vous que
plusieurs arrondissements ne connaissent même pas le nombre de lieux de culte présents sur leur territoire puisqu'un grand nombre sont clandestins?

Saviez-vous que
dans le traitement des demandes pour exploiter un commerce, par exemple, les arrondissements savent exactement combien de magasins compte le quartier alors qu'ils ne le savent pas pour les lieux de culte?

Saviez-vous que
les arrondissements ferment les yeux pour «conforter l'harmonie intercommunautaire et pour éviter que des situations de tensions se multiplient inutilement»?

Ces données, nous ne les avons pas inventées. Elles sont le résultat d'une étude entreprise par des chercheurs du Centre urbanisation, culture et société de l'INRS, pour le compte du Conseil interculturel de Montréal. Ils y traitent sur le même pied mosquées, synagogues, temples hindous, sikhs et bouddhistes, églises chrétiennes orientales et orthodoxes, ainsi que d'autres lieux de prière et de rassemblement fréquentés par les groupes de communautés ethnoculturelles.

Depuis juillet 2007, les citoyens du Plateau et d'Outremont se battent afin d'empêcher l'agrandissement d'une des quatre synagogues déjà existantes sur le simple tronçon de la rue Hutchison compris entre les rues Fairmount et Saint-Viateur.

Cliquer sur la photo pour accéder au dossier illustré relatant les innombrables nuisances et illégalités reliées à ces lieux de culte sur de ce bout de la rue Hutchison.

Et les élus du Plateau voudraient autoriser la dérogation de zonage à cette synagogue du 5363 Hutchison et permettre son agrandissement sur une rue dont le zonage est classé strictement résidentiel?

Pour avoir passé plus d'une heure avec le maire Ferrandez, en compagnie de l'architecte Benoît Dupuis, ce citoyen de la rue Hutchison qui gagné son procès en Cour supérieure contre le référendum bidon de 2008, il est fort à craindre que le nouveau maire du Plateau fasse exactement la même erreur que les Fotopulos, Tremblay, Bourque, Doré et Drapeau ont commise avant lui. Au Conseil interculturel de Montréal, on appelle ça "Fermer les yeux pour «conforter l'harmonie intercommunautaire et pour éviter que des situations de tensions se multiplient inutilement».


Pourtant, la preuve a été faite 10 fois que cette dérogation ne règlera pas le problème vécu sur nos rues résidentielles. Bien au contraire. À ceux qui ont la mémoire courte ou qui ont une vision à courte vue, rappelons seulement le gâchis de la rue Jeanne-Mance.

cliquer sur la photo de la synagogue Belz de la rue Jeanne-Mance pour un aperçu de la "vision idyllique" d'une rue de quartier

Il y a une dizaine d'années, les résidents de la rue Jeanne-Mance s'étaient insurgés contre l'agrandissement d'une synagogue déjà agrandie une dizaine d'années plus tôt. Lors du premier agrandissement, les propriétaires de la synagogue avaient été avertis qu'on ne leur permettrait plus de nouvel agrandissement. Qu'à cela ne tienne, les propriétaires du lieu de culte sont revenus à la charge à la fin des années 1990.
En dépit des nombreuses plaintes des résidents, d'un avis défavorable de la part de la Commission de développement urbain et aussi du Service de développement économique et urbain de la ville qui s'y opposaient "pour préserver l'équilibre fragile du quartier entre les fonctions résidentielles et religieuses", les représentations faites par un certain Saulie Zajdel, ancien porte-parole de la Congrégation Belz devenu responsable de l'urbanisme au Comité exécutif de la Ville (!!!) ont porté fruit. La synagogue s'est propagée à cinq duplex de la rue résidentielle avec les inconvénients que l'on sait aujourd'hui.

Ceux qui tiennent mordicus à prier sur nos rues résidentielles ont compris une chose. Leur ténacité, couplée à la mollesse des "autres", est une stratégie gagnante. Elle ne fera que les renforcer dans leur détermination de récidiver de plus belle sur la prochaine rue ou... sur l'immeuble d'à côté!
Si le nouveau maire pense accorder cette dérogation comme une lettre à la poste et calmer le jeu en nous promettant de "gérer les conséquences », comme il le dit si bien, qu'il donne un petit coup de fil à sa vis-à-vis d'Outremont. Elle le mettra au parfum des misères qu'elle subit chez elle et de la grogne qui monte.
N'oubliez pas d'assister, demain soir ( jeudi 29 avril 2010), à la séance d'information publique sur cette nouvelle demande de dérogation de zonage pour l'agrandisssement de la synagogue du 5363 Hutchison. Elle se tiendra à 19 heures au 201, rue Laurier Est (entre Saint-Laurent et Saint-Denis).

En passant, quelqu'un aurait-il vu passer la politique-cadre sur la présence des lieux de culte en milieux résidentiel que Montréal promettait aux résidents de la rue Jeanne-Mance de déposer en 2000?

lundi 19 avril 2010

LE LOBBY DE LA PEUR

Comment Diable! les dirigeants hassidiques peuvent-ils se permettent de faire à peu près tout ce qu'ils veulent sans être embêtés par les autorités politiques. Avouez que c'est un mystère. Ils ont beau bafouer les lois, ignorer les règlements et faire litière des codes qui s'appliquent au reste de la société, ça passe comme dans du beurre.
La rue Hutchison fermée par le "clan" Rosenberg pour une fête privée. De gauche à droite, Michael, Martin et David, trois générations de Rosenberg dansant, entourés de fidèles. Cliquer sur la photo pour zoomer.

Ça fait plus d'un demi-siècle que plusieurs de leurs écoles fonctionnent en toute illégalité. Pourtant, encore aujourd'hui, it's Torah as usual! Ça fait 28 ans que la synagogue du 1030-1032 Saint-Viateur opère en contravention du règlement de zonage. N'empêche que les fidèles font toujours trempette dans leur mikvé (bain rituel). Ça fait six ans que la synagogue du 5555 Hutchison tient une "auberge de jeunesse hassidique" en dépit de l'interdiction formelle de la Ville. Ce soir, lorsqu'ils fermeront leurs petits yeux, les 60 adolescents de New York qui y crèchent vont roupiller du sommeil du juste.

Même les jugements de cour semblent ne valoir guère plus que le papier sur lequel ils sont livrés. À la fin des années 1980, par exemple, la secte Amour pour Israël avait acquis l'édifice au coin des rues Durocher et Lajoie pour, soi-disant, en faire une croissanterie cachère. En 1999, Alex Werzberger, le porte-parole hassidique admettait ouvertement dans un reportage incriminant (cliquer ici pour l'écouter) que la "croissanterie" était en fait une synagogue illégale et que la secte avait usé de fausses représentations pour l'implanter dans une rue strictement zonée résidentielle. "C'était toujours l'espérance que le zonage allait être changé", avouait Werzberger. Aujourd'hui, 20 ans après le début de cette saga rocambolesque, les intégristes ont-ils digéré le jugement leur ordonnant de fermer boutique? Vous voulez rire.

Malgré son abandon apparent, plusieurs citoyens confirment que "l'ancienne" synagogue n'accueille pas que des fantômes. Les fenêtres sont enduites d'une pellicule de plastique, certes, mais à l'intérieur, l'éclairage, les tables, les chaises et les restes de festin aperçus entre les craques témoignent des activités religieuses clandestines qui s'y déroulent encore, plus de dix ans après sa fermeture forcée par les tribunaux. Reste à savoir si les squatteurs sont ceux de la secte Amour pour Israël ou de celle qui s'est récemment fait prendre pour contrebande d'alcool?

Cliquer sur la photo prise le 21 mars 2010 pour accéder à trois prises de vue.


Coriace, la secte! Et toujours pas d'autorités en vue pour prendre le taureau par les cornes!

La semaine dernière, je me suis replongé dans un essai qu'un de mes enfants doit lire pour l'école. C'est La Peur, de Jean-Charles Harvey. J'ai trouvé dans ce réquisitoire contre l'emprise du cléricalisme sur la société québécoise d'après-guerre, une piste d'explication de l'inertie de nos élus qui restent bras ballants devant "l'omnipotence" des intégristes.

Pas question de vous assommer avec ce pamphlet qu'avait prononcé Harvey en 1945 à l'Institut démocratique canadien de Montréal. Mais dans le contexte actuel, je ne peux résister à vous faire partager ces quelques lignes glanées dans son réquisitoire contre l'emprise du cléricalisme sur la société de l'époque:

"Quand un gouvernement adopte des lois imparfaites, par­fois absurdes, dans le seul but de plaire à la puis­sance cléricale, il n'est pas libre : il a peur;"Quand ce même gouvernement recule devant l'adoption de certaines mesures essen­tielles au progrès, parce qu'il importe de ne pas déplaire au power behind the throne, il n'est pas libre : il a peur;

"Je vois une question dans vos yeux. « Que voulez-vous que nous fassions? » me demandez­-vous. Je vous demande simplement de savoir prendre des risques et de vous tenir debout."
Ayoye! Avouez que dans notre ère de surconsommation où l'individualisme est devenu la valeur suprême, ces propos n'ont pas pris une ride. Ils nous arrivent comme un uppercut au menton.

Comme nous, nos politiciens ont peur. Peur de perdre leurs privilèges, leurs gadgets, leur "pouvoir". Voilà ce qui se passe, messieurs, dames. Nos politiciens ont les quételles devant un bloc intégriste. Se sentent-ils coupables? Sont-ils cupides? Possiblement un peu des deux. En tout cas, ils semblent plus préoccupés par leurs visées électoralistes à courte vue que par les conséquences à long terme de leur bonasserie et de leur laxisme ahurissant face à des lobbies religieux puissants. Comme Harvey, nous pourrions souhaiter qu'arrive un jour où nous pourrons "faire la différence entre l'autorité spirituelle et la domination économique".



Parlant de lobby puissant, avez-vous eu la chance de voir l'émission Une heure sur Terre, le 9 avril dernier? Le reportage intitulé Le Canada sous influence - Le poids du lobby juif pro-Israël au Canada nous montre les liens de plus en plus étroits qui se tissent entre des groupes de pression, comme le B'nai B'rith, et la droite conservatrice canadienne. D'ailleurs, dans notre patelin, Michael Rosenberg en est un exemple parfait.


Cliquer sur la photo du parlement fédéral pour suivre certains ténors de ce lobby

Un reportage tout simplement saisissant. On nous résume, entre autres, l'incroyable tourmente qui, depuis janvier 2010, secoue Droits et Démocratie, un organisme public canadien destiné à la promotion des droits humains dans le monde, mais qui, actuellement étouffe systématiquement les organismes d'aide qui osent se plaindre de la politique de droite du gouvernement israélien. Bref, voilà un documentaire qui permettra à plusieurs citoyens de répondre aux interrogations qu'ils se posent depuis déjà belle lurette.Ils comprendront aussi d'où provient le gros nuage noir qui fait pleuvoir des accusations d'antisémitisme sur tout ce qui respire. Parlez-en à Guy A. et Dany qui se font chauffer les fesses par Ian Halperin qui est passé à Tout le monde en parle dimanche dernier.

Cliquer sur la photo pour lire l'article de Nathalie Petrowski



dimanche 11 avril 2010

LE JOYAU DU MILE-END

Si vous avez l'habitude de vous balader sur l'avenue du Parc, vous êtes passés1000 fois devant chez Rose-Marie. Tous les aficionados des dessous féminins affriolants connaissent le 5614 avenue du Parc. Entre la boutique de vélos ABC et le Marché 4 Frères, les Wonderbra et Warners pigeonnants font de la haute voltige en vitrine. Dans le coin, le commerce de phantasmes en dentelle et froufrou est qualifié de "Joyau du Mile-End". De l'aveu même de Rose et de sa fille Nora, les propriétaires de ce cocon douillet, leur plus gros vendeur est le plus petit string au monde, le String Minimum d'Aubade.

Vous n'y avez jamais fait du lèche-vitrine? Dommage! Vous ne savez pas ce que vous avez perdu. Mais, je vous avertis tout de suite, il ne sert plus à rien de vous y rendre les pattes au fesses. Rose et Nora ont fermé boutique.

On pourrait même dire qu'elles ont verrouillé à double tour puisque leur fonds de commerce est passé aux mains de... la secte hassidique Satmar! Bye! Bye! bas résille et déshabillés de satin rouge. Bonjour les ceintures de chasteté noires!

Que pensez-vous que les intégristes font avec cette ancienne boutique d'Éros? Eh! oui. Une autre école talmudique.


Sera-t-elle illégale, celle-là aussi? Les paris sont ouverts. Si ça peut aider les inspecteurs de la ministre Courchesne, la beit midrash (maison des sermons) s'appelle "Que Moïse soit loué!"
.

Sachez qu'elle servira aussi de synagogue. Je dis "servira", mais je devrais plutôt dire qu'elle est déjà occupée.

En dépit du fait que les lieux sont un véritable chantier, ça grouille d'activité.

Au milieu de la poussière de plâtre et de ciment, des murs "strippés" ou défoncés, une "bima" (équivalant à la chaire d'église), une armoire à rouleau de prières, une bibliothèque de livres sacrés, des tables couvertes de restes de festins témoignent du fait que les lieux ont été pleinement investis.

Cliquer sur la photo pour découvrir d'autres clichés.

D'ailleurs, en plus du 5614, nos intégristes ont aussi mis la main sur le 5616 du Parc, l'étage au-dessus de la boutique des petits dessous.
Le mur séparant les deux adresses a été abattu, donnant accès à l'étage depuis l'intérieur. Encore quelques milliers de pieds carrés de lieu de culte qui viennent s'ajouter aux centaines de milliers de pieds carrés déjà voués aux rites hassidiques sur un territoire à peine plus grand qu'un mouchoir de poche.

Une petite devinette. Avec cette nouvelle école-synagogue, cela nous fait combien de lieux de culte ultras orthodoxes sur moins d'un kilomètre carré? Un indice? C'est davantage que les doigts de vos deux mains et de vos deux pieds! C'est ce qu'on appelle de la concentration! Revoyez-les et refaites le compte en cliquant sur la carte ci-contre.

samedi 3 avril 2010

L'INCLINAISON DE MICHAEL ROSENBERG

Les 27 et 28 février dernier, vous le savez, Marie Cinq-Mars a refusé aux dirigeants hassidiques l’autorisation de circuler dans les rues de son arrondissement à bord d’autobus illégaux pour la fête du Pourim. Qu’ont fait les chefs intégristes devant ce refus? Ils ont envoyé promener la mairesse.

C’est quand même pas une femme (une goy, en plus!) qui va donner des ordres aux Rosenberg, Werzberger et aux rabbins ultras orthodoxes du ghetto. Ne manquerait plus que ça.

Pendant 24 heures, donc, les intégristes religieux ont fait leur «run de lait» avec leurs autobus à six roues. Partout où ils en ont eu envie. Vroum! Vroum! Pout! Pout! Ôtez-vous de d’vant... on passe!
Regardez bien cette photo rarissime de Michael Rosenberg s'inclinant devant quelqu'un. N'y aurait-il qu'un rabbin de haut rang qui puisse imposer au célèbre mécène de la Torah d'adopter un profil bas? Cliquer sur la photo pour zoomer sur cette vision exceptionnelle.

Cinq-Mars n’est pas à sa première rebuffade avec ses citoyens ultras pieux. Elle subit (ou autorise) depuis longtemps le ronronnement des autobus intercités communautaristes qui relient son territoire à New York.

Ces derniers mois, la mairesse assiste, toujours aussi impuissante, à l’apparition (réapparition?) d’un terminus d’autobus qui semble opérer dans la plus totale clandestinité et en violation des règlements du transport.

Des mastodontes des firmes Monsey Tours et La Chaudière utilisent des terrains privés se trouvant juste au nord de Van Horne, entre l’avenue du Parc et la rue Durocher. Comme par hasard, ces terrains appartiennent à nul autre que Michael Rosenberg. Welcome to the Rosy-US/CAN Bus Terminal!

Le 29 mars dernier, par exemple, un autobus intercité de la firme Monsey Tours a jeté l’ancre durant trois jours sur un terrain asphalté où une plaque indique le numéro de téléphone de l’entreprise de Michael Rosenberg. Une autre plaque menace de remorquage tout véhicule qui n'a pas la permission de s'y garer.

Cliquer sur l'autobus pour admirer les trois photos commentées.


Le nabab hassidique envisagerait-il de greffer une flotte roulante (six roues et plus!) à son empire immobilier? Une flotte qui ferait la navette Montréal-New York sur une base quotidienne?

Des citoyens qui ont porté plainte contre la présence de ce mastodonte se sont fait raconter par les autorités policières qu’elles ne pouvaient pas intervenir puisque l’objet du délit se trouvait... sur un terrain privé!

Le 29 mars, pas de contravention. Le 30 mars, rien non plus. Le 31 mars, toujours rien. Ce n'est que vers 18h qu'un résident a finalement aperçu un
« ticket » sous l'essuie-glace. Il aura fallu trois jours avant que les autorités ne sévissent sous la pression des résidents. C'est bien la preuve qu'il était totalement faux de prétendre que les autorités n’avaient pas le droit d’émettre un constat d’infraction. Craignait-on d'indisposer le propriétaire du terrain?


Au cours des derniers mois, des citoyens ont remarqué une hausse du niveau d'activité de gros autocars destinés à la communauté hassidique sur un deuxième terrain appartenant à Rosdev, au coin nord-ouest de l'intersection Van Horne et Parc.

Cliquer sur l'autobus pour voir les cinq photos de l'activité du terminus d'autobus Rosy-US/CAN.

Le 6 avril prochain, est-ce pour récompenser l’insubordination et la désobéissance civile des hauts dirigeants récidivistes que Marie Cinq-Mars a l'intention de donner le feu vert à la dérogation qu'elle tient tant à apporter au règlement 1171 sur la circulation des autobus dans l’arrondissement?

Elle aura eu beau se faire prendre le jupon baissé avec son prétexte abracadabrant de modification pour
« régulariser » le statut des autobus pour handicapés, Cinq-Mars fera comme la ministre Courchesne. Elle niera tout en bloc, jurera sur la tête de sa mère qu’elle n’a pas émasculé son règlement pour accommoder un groupuscule d'extrémistes ultra-religieux.

Et si elle ne pète pas un autre plomb, elle se composera un air de vierge offensée devant les citoyens réunis dans la salle du conseil d’arrondissement. Ce sera un autre spectacle pathétique que nous proposera celle qui a tous les airs d'être la marionnette laïque des intégristes hassidiques. Malheureusement, ligne de parti oblige, aucun autre élu d'Union Montréal à Outremont n'aura osé aller à l'encontre de la volonté de la mairesse. Michael Rosenberg pourra dès lors faire rouler les autobus-navettes de ses hôtels dans nos rues résidentielles sans qu'on ne puisse plus dire qu'il agit dans l'illégalité. Il sera mort de rire.

Avec cette dérogation, la vie de notre pacha sera probablement un peu moins excitante car, avouons-le, on avait de plus en plus l'impression qu'il manifestait une inclinaison particulière pour les choses pas toujours très catholiques.

Si vous aimez les histoires troubles et truffées de magouilles, réservez votre soirée pour la représentation du mardi 6 avril qui se tiendra à 19h à la salle du conseil de l'hôtel de ville (505, Davaar). Tous les citoyens sont bienvenus. C'est la mairesse qui paye la tournée! Parions que, comme dans le cas des contraventions de stationnement, elle contrôlera elle-même chacun de ces autobus pour s'assurer qu'ils auront au plus cinq rangées de sièges comme le permettra la dérogation injustifiée. Pauvres de nous.

En attendant, je vous souhaite, à tous et toutes, de très joyeuses Pâques. Happy Passover.
פסח כשר ושמח

mardi 30 mars 2010

LA DÉTRESSE DE CINQ-MARS ET LA SOLUTION MIRACLE

À la suite du cafouillage sans nom de la cérémonie de la crémation du pain qui s'est déroulée hier à Outremont, Benoît Dutrizac a interviewé la mairesse Cinq-Mars sur les ondes de 98,5 FM. Cliquer sur la photo de Mme Cinq-Mars pour entendre l'entrevue.

D'entrée de jeu, pompée à bloc,
la mairesse a exigé des excuses de M. Dutrizac. Selon elle, le journaliste aurait permis la diffusion de propos qu'elle m'attribue et qui auraient entaché sa réputation de première dame d'Outremont. Elle a mis presqu'un mois pour s'en plaindre... à tort! Écoutez cette entrevue que j'avais accordée à M. Dutrizac, le 2 mars 2010.

Piqué au vif, M. Dutrizac a fait rejoué l'extrait du 2 mars et a remballé la mairesse en deux temps, trois mouvements. Il appert que ce sont plutôt les propos de Marie Cinq-Mars qui sont totalement faux et calomnieux. Ça faisait pitié à entendre.

Vers 13h, M. Dutrizac m'a demandé de lui accorder une entrevue sur les accusations infondées de la mairesse Cinq-Mars et sur les évènements qui ont tourné au vinaigre lors de la cérémonie du pain brûlé. (cliquer sur la photo de Dutrizac pour entendre l'entrevue qui débute à 6 minutes 45)

Cela dit, à la suite de
ma chronique d'hier, un lecteur vient de nous signaler l'existence d'un site Web destiné à rendre les fêtes de Pessa'h (Pâques juive) agréables et relaxantes pour tout le monde, y compris pour la mairesse, les policiers et les pompiers de l'arrondissement. Il s'agit du site no-hametz.com, une initiative du Beth 'Habad-Lubavitch de Neuilly sur Seine, en France. La chose absolument géniale dans tout ça, c'est qu'il ne s'agit pas d'une blague. (Noter que durant les huit jours de fêtes juives, le site est inopérant. Mais vous pouvez procéder à la vente en ligne de vos Hametz en cliquant ICI)

Puisqu'il est interdit de posséder du Hametz* durant la Pâque juive, un p'tit vite a développé une astuce du tonnerre.

Par l'intermédiaire d'un rabbin habilité à cette tâche, il est désormais possible de vendre son Hametz à un non-juif, le matin précédent la période du Pessa’h et de le lui racheter la nuit suivant la fin de fête. Le stratagème vaudrait également pour les ustensiles qui n’ont pas été nettoyés de façon cachère.

Nous suggérons donc à Marie Cinq-Mars d'inviter (une fois de plus) Alex Werzberger, Mayer Feig et Michael Rosenberg à son bureau d'arrondissement après les heures d'ouverture aux citoyens et de leur vendre l'idée d'une adaptation québécoise de cette pratique française qui, nous en sommes certains, fera fureur. C'est bien lorsque l'on pense que tout est perdu que les solutions miraculeuses descendent sur nous comme des langues de feu!

* Les Hametz sont les produits composés de blé, d'orge, d'avoine, d'épeautre et de seigle (appelés Hametz) strictement interdits durant la Pâque juive. Les adeptes de cette secte ont non seulement l'interdiction d'en posséder, mais l'obligation de détruire toute nourriture à base de levure avant le début du Pessa'h.

lundi 29 mars 2010

LA FIN DU MONDE EST À... 11h40

DEUX CENTS chroniques! Oui, messieurs, dames, vous lisez aujourd'hui la 200e chronique de ce blogue sur les accommodements religieux qui a vu le jour en décembre 2007, à la suite de notre passage devant la Commission Bouchard-Taylor. Je m'étonne moi-même d'avoir été le protagoniste d'autant de "représentations". Il semble bien que cela n'ait pas été superflu puisque nos autorités ont fait la preuve qu'elles sont aussi dures d'oreille que de "comprenure".

En fait, pour être honnête, je devrais plutôt donner le crédit à nos élus municipaux et provinciaux qui, sans relâche et sans vergogne, font preuve d'un laxisme et d'un parti-pris inadmissible à l'endroit des dirigeants d'une secte rétrograde qui font la pluie et le mauvais temps dans les arrondissements où ils mettent pied. Pour ne rien arranger, ces derniers se complaisent à agir dans le mépris répété des règles établies et auxquelles tous les autres citoyens sont tenus de se soumettre.


Hier encore, je n'aurais jamais cru que cette chronique porterait sur la fameuse cérémonie de la crémation du pain qui s'est officiellement déroulée ce matin sur les terrains des Travaux publics d'Outremont.

Pourquoi je n'envisageais pas de parler de crémation du pain? C'est simple. Après les abus occasionnés par cet évènement en 2008, puis en 2009, j'étais convaincu que la mairesse Cinq-Mars, le directeur Pierre Beaudet et le conseiller Louis Moffatt auraient enfin fait le nécessaire pour que cette journée ne connaisse pas de débordements inacceptables.

Hélas! En dépit de tous les avertissements, des critiques répétées et des mauvaises expériences des dernières années, les élus d'Union Montréal de l'arrondissement d'Outremont n'ont vraisemblablement rien appris des erreurs passées. Au contraire, ils ont prouvé une fois encore leur incapacité à empêcher que le début de la Pâque juive ne se transforme en quasi-émeute.

Le téléjournal de Radio-Canada nous a montré ce soir les images désolantes de la fête religieuse qui a viré au chaos. Une pagaille sans nom aux frais des contribuables, bien sûr.

Ce matin, il aura fallu l'intervention d'une quinzaine de policiers et de deux camions de pompiers pour rétablir l'ordre sur le terrain boueux des Travaux publics.


Pourtant,
comme le dit la mairesse, il ne devait s'agir que de "brûler quelques petites tranches de pain". Pour donner une soi-disant légitimité à son acquiescement à cette pratique accommodante, Cinq-Mars n'a pas raté l'occasion de faire la lecture d'un avis juridique. "L'avis dit exactement que la pratique de l'accommodement répond à (notre) obligation d'accommodement raisonnable et ne cause pas une contrainte excessive." Ah! bon. Devoir mobiliser 15 policiers et recourir d'urgence à deux camions de pompiers pour des tranches de pain, c'est ça, une contrainte normale?

Cette fois, il semble que le problème ait été lié à l'une de leurs croyances. Rappelons que selon les convictions de ces intégristes religieux, les produits composés de blé, d'orge, d'avoine, d'épeautre et de seigle (appelés Hametz) sont strictement interdits durant Pessa'h (la Pâque juive). Les adeptes de cette secte auraient non seulement l'interdiction d'en posséder, mais l'obligation de détruire toute nourriture à base de levure avant le début du Pessa'h qui, cette année, a été fixé à 11h40.

À "minuit moins une", la panique s'est emparée des ouailles hassidiques. Policiers ou non, risque d'incendie ou non, l'heure n'était plus à l'ordre établi. Dans un Sauve qui peut généralisé, les ultras religieux
se sont dardés sur les canalisations de béton enflammées. Après tout, la fin du monde guettait et ce n'était plus uniquement les petits croutons qui risquaient d'être embrasés.

Dans le reportage du journaliste Davide Gentile, j'ai particulièrement apprécié la mise en garde qu'ont émise certains hassidim à la suite du "flop" du rituel de ce matin:
" [L'an prochain] certains pourraient être tentés d'organiser ces feux sur leurs propriétés privées, ce qui pourrait présenter des risques pour la sécurité privée."


Drôle de menace. Surtout que durant tout l'avant-midi, d'autres policiers et d'autres pompiers ont du courir dans tous les sens pour éteindre des feux de croutons allumés dans les cours arrières, les "drive ways" et les ruelles d'Outremont et du Mile-End.





Cliquer sur la photo ci-dessus pour voir les quatre (!) voitures de police et de la sécurité publique qui sont intervenues pour éteindre un feu de croutons dans l'entrée de garage d'une résidence privée de la rue Durocher (entre Fairmount et Saint-Viateur). Plusieurs autres feux ont été allumés dans les cours arrière des résidences de la rue Durocher.




Voici ce qui reste d'un autre feu de croutons fait ce matin au milieu de la ruelle Hutchison- Durocher (entre Fairmount et Saint-Viateur. Au diable le contenant d'aluminium et les cendres noircies. Avec les tonnes de déchets de la Pâque juive, les dévots ont dû se dire que les éboueurs ne déchireront pas leur chemise pour si peu.







Nous sommes ici derrière la synagogue fantôme qui se cache au coin des avenues du Parc et Van Horne. Il ne s'agit pas d'un B-B-Q de côtelettes de porc, mais bel et bien d'un feu de croutons sacramentels. Il n'a pas non plus été allumé en représailles contre les pompiers "casseux de party" puisque la rumeur de sacrilège ne s'était pas encore propagée à l'arrondissement.



Autre foyer d'incendie et pas le moindre, celui-là. Il a été allumé devant un édifice appartenant au très honorable citoyen Michael Rosenberg qui, comme à son habitude, fait preuve de beaucoup de civisme et de respect à l'égard des règlements qui s'appliquent... aux autres citoyens.

Ici encore, les pompiers ont dû intervenir pour éteindre les braises talmudiques.
Nous nous trouvons au coin nord-ouest de l'intersection des avenues du Parc et Van Horne.

Cliquer sur la photo pour zoomer.

Petite pub gratuite pour M. Rosenberg: si vous connaissez des gens qui souhaiteraient louer des locaux, contactez-le. Il cherche des locataires. Son numéro de téléphone figure sur l'affiche placée sur l'immeuble décrépi.




Pensez-vous qu'il faudra 200 autres chroniques avant que les autorités en place finissent par entendre raison? Au train où vont les choses, c'est fort possible. Bof! Pendant que je m'amuse ici, je ne fais pas de mauvais coups, non?