
Pour recouvrer son dû, la ville a déjà englouti plus de 250 000 $ en frais juridiques. La mairesse de Boisbriand commence à en avoir ras le pompon. Le 6 avril dernier, exaspérée, Marlene Cordato a fait une sortie publique:
«Ça coûte une fortune aux Boisbriannais pour faire respecter leurs droits. Il n’y a pas deux classes de citoyens, ni deux règlements. Tout le monde doit payer ce qu’il consomme. Je pense que c’est dans notre obligation de faire valoir les droits de l’ensemble des citoyens et que le règlement s’applique à l’ensemble des citoyens»
Voilà un discours que Marie Cinq-Mars devrait commencer à répéter tous les soirs avant de glisser sous la couette, non?
Sous la plume de la journaliste
Émilie Dubreuil, nous apprenions mercredi qu’à la longue liste d’infractions civiques commises par le clan du grand rabbin Meshulim Feish Lowy s’ajoute un défaut de paiement de taxes scolaires de près de 100 000 $. Décidément, les ultrareligieux des Pays d'en Haut semblent en faire une spécialité.Ci-contre, Michael Rosenberg cherchant la protection divine du grand rabbin de Boisbriand.

Cliquer ICI pour voir le grand rabbin de Boisbriand en action
Hélas! Il n’y a pas que la secte Tash qui ait un mauvais dossier de crédit. Même à Outremont la Cossue, certains groupes hassidiques ne sont pas particulièrement réputés pour être de bons payeurs, tout comme ils ne se distinguent pas par leur grand respect des règlements.
Après une longue période passée dans l’illégalité, les membres de la secte Amour pour Israël avaient décidé de déménager leurs pénates au coin des rues Van Horne et Durocher 1040 Van Horne).
Vous souvenez-vous de la rocambolesque saga entourant la construction de leur synagogue?
Entre les interruptions prolongées du chantier, la révocation de permis pour non-respect des normes de construction et le bras de fer juridique qui, rappelons-le, a tout de même coûté 100 000 $ aux citoyens d’Outremont, on aurait pu espérer que la secte Amour pour Israël se fasse oublier pour un bon bout de temps. Hélas, c’était faire preuve de beaucoup de naïveté. Au fait, saviez-vous que l’imposant immeuble du 1038 - 1048 Van Horne (voir photo ci-haut) appartient aujourd’hui à un Italien? Si, si! Vous avez bien lu. À un Italiano.
Vous vous demandez sûrement comment il est possible que Franco Diaco soit aujourd'hui propriétaire de cette synagogue intégriste. C’est simple. Il a suffi que les administrateurs d’Amour pour Israël refuse d’acquitter une dette de 11 878,42 $ qu’ils devaient à la firme Celebration Location Bench & Table Rents.(Cliquer ICI pour constater que chaque année depuis 2004, la secte recevait un avis de vente aux enchères pour défaut de paiement d'impôt foncier)
Déterminé à ne pas se faire entuber, le propriétaire de l’entreprise de location de tables a pris les grands moyens. Il a déposé une hypothèque légale sur l’immeuble. Et tiens, toi!
Un huissier, un avis de vente dans les journaux et un Shérif. Voilà tout ce qu'il a fallu (ou presque!) à ce brave Franco pour faire main basse sur l'immeuble. Lors de la vente aux enchères du bâtiment, qui s'est tenue le 10 mars 2009, le jeune Italien a remporté la mise en allongeant 805 000 $.
Les canailles de la synagogue se sont retrouvées Gros-Jean comme devant. Incrédules devant l’ampleur de leur gaffe, les sectaires ont pris panique. Tant et si bien que Franco Diaco a été convoqué au siège social du Groupe Rosdev par nul autre que son président, l’impayable Michael Rosenberg.
D’après ce que raconte Franco Diaco, le nabab n’était pas vraiment d’humeur à plaisanter. Du haut de sa carrure et fort de sa voix caverneuse, Michael Rosenberg aurait juré que jamais il ne laisserait cet immeuble échapper à ses coreligionnaires hassidiques. Un Italien averti en vaut deux!
Passant de la parole de Rosenberg aux actes, Amour pour Israël a saisi (une fois de plus!) la justice pour demander l’annulation du décret de vente en justice de l’immeuble. Malgré les multiples communications, tant verbales qu’écrites, et malgré les nombreuses significations de procédures judiciaires par huissier, la congrégation a plaidé n'avoir jamais eu connaissance des procédures judiciaires entreprises contre elle.
Après avoir entendu la preuve, le juge Sylvain Coutlee de la Cour du Québec a conclu que la version d'Amour pour Israël ne tenait pas debout. Dans son jugement rendu le 12 février 2012, l'honorable Juge a donc débouté la secte et reconfirmé les droits de propriété de M. Diaco sur la synagogue et les logements qui se trouvent aux étages supérieurs. C'est Michael Rosenberg qui doit fulminer.
Évidemment, même mort, un intégriste religieux ne peut se résigner à voir sa synagogue passer aux mains d'un goy impur. Aussi, c'est sans grand étonnement que nous avons appris qu'à la mi-mars, Amour pour Israël a choisi d'en appeler du jugement. Et c'est reparti pour une autre joute légale.
L'histoire en court (cour?) se corse. Mais Franco ne semble pas du genre à se donner au premier venu. Nous, comme lui, avons bien hâte d'en voir le dénouement.
























