jeudi 25 juin 2009

LA MASCOTTE DU GHETTO


C'est Franco Nuovo qui a piqué notre curiosité, ce matin. L'animateur de la première chaîne de Radio-Canada invitait les auditeurs à aller jeter un coup d'œil à la photo impayable qui illustrait les pages quatre et cinq du Devoir. On y découvrait un juif hassidique immortalisé lors du défilé de la Saint-Jean.




Imaginez. Hier, c'est par centaines de milliers que les Québécois ont célébré leur Fête nationale dans les rues et les parcs de la métropole. Perdu au milieu de cette marée humaine, un seul et unique membre de la communauté hassidique. Et par le plus grand des «hasards», qui c'est que l'on retrouve sur la photo qui déborde sur deux pages dans Le Devoir ? Ben! oui. Notre ami Max Lieberman. Il ne l'a pas fait exprès, juré craché!



Dans un stade olympique rempli à pleine capacité, il y a un personnage qui ne passe pas inaperçu. C'est Youppie! À la Fête nationale de 2009, il semble bien que la mascotte des célébrations ait été Max Lieberman!

Où qu'il se trouve, Max a beau vouloir passer incognito dans la foule compacte, il semble être un véritable aimant à caméras. D'ailleurs dans une chronique publiée le 20 février 2009 dans le journal Le Point d'Outremont, Max Lieberman le disait lui-même: «Dans la vie, rien ne fait qu'arriver.» Cette fois encore, il faut lui donner raison. Le destin le talonne de près.

Qui est Max Lieberman? Un porte-parole vedette de la communauté hassidique. Depuis la commission Bouchard-Taylor, si vous avez été quelque peu attentif, vous l'aurez fréquemment vu et entendu dans divers médias québécois.


Max Lieberman, le 27 juin 2008, dans un reportage de la télé de Radio-Canada sur la controverse à propos de la clôture de l'hôtel Miramont de Saint-Adolphe d'Howard

Lieberman siège au comité Sécurité publique et stationnement aux côtés de la mairesse Cinq-Mars. Il est administrateur du Hatzoloh, un service non officiel de premiers soins destinés exclusivement à la communauté juive. Max Lieberman s'exprime aussi au nom du (JOCC) dont deux des administrateurs sont nuls autres que Mayer Feig  et le célébrissime Michael Rosenberg. C'est donc tout sauf un hasard s'il s'est retrouvé devant l'objectif du photographe du Devoir.

Par les temps qui courent, la secte hassidique a plutôt mauvaise presse. Les synagogues illégales, les écoles illégales, les autobus illégaux, les passe-droits en matière de stationnement, les confrontations avec les inspecteurs municipaux, les bravades aux ordres des autorités municipales et on en passe. Une campagne de relation publique s'imposait.Une fois de plus, les dirigeants intégristes d'Outremont ont fait la preuve qu'ils sont absolument imbattables quand vient le temps de mousser leur image. Cette fois-ci, ils ont saisi l'occasion de la Fête nationale pour redorer un tant soit peu leur blason.

Afin de faire croire à la société qui les accueille que la communauté ultra-orthodoxe souhaite de tout cœur entrer dans le set carré et «s'intégrer», les dirigeants n'ont eu qu'à agiter leur mascotte devant les caméras. Le subterfuge a fonctionné à merveille.

Grâce à la seule image de Max, les lecteurs du quotidien ont pu croire que la théocratie hassidique commençait à donner des signes d'ouverture sur le monde démocratique. Or ce n'était que poudre aux yeux. Grâce au subterfuge, l'objectif des Max, Mayer et Michael a été atteint. Ils ont pu se régaler en lisant la légende suivante sous la photo de Max:


«Que ce soit au défilé ou dans les fêtes de quartier, la Fête nationale prenait tout son sens en voyant des gens d'origines diverses se réunir autour du drapeau national.»


Une pub gratuite! Un exercice de relations publiques qui valait son pesant d'or. Tout ça, sans que le photographe et le journal aient même eu conscience de la petite vite qu'ils venaient de se faire passer. Nos amis doivent rire dans leur barbe.

Même dans leur fief d'Outremont, les hassidim ont brillé par leur absence. Il y avait Maé, Jules et Carlos, mais Orit, Shlomo et Noam n'étaient pas de la Fête des Québécois. 

Max Lieberman lors de la séance du conseil d'arrondissement d'Outremont de février 2009

Pas la moindre frisette de peots (boudins), pas l'ombre d'une kippa n'est apparue de toute la journée. Même la musique klezmer n'aura réussi à les appâter. C'était business as usual. Les enfants à l'école, les femmes à la maison et les hommes à la synagogue ou au boulot. Pourtant, notre bonne mairesse était sur place avec Claude Piquette et l'ineffable Louis Moffatt, le formidable président du comité sur les relations intercommunautaires auquel siège Michael Rosenberg.

Après des années de «dévouement» et «d'efforts acharnés», Moffatt ne sera même pas parvenu à convaincre ses protégés hassidiques de festoyer ne serait-ce qu'une heure ou deux dans l'année avec leurs voisins goys.

Pourtant, la veille (23 juin 2009), des citoyens ont bel et bien vu Max Lieberman et Mayer Feig (qui n'habite même pas Outremont!) s'engouffrer dans l'hôtel de ville de l'arrondissement d'Outremont par la porte d'en arrière, mallette à la main. Il était passé 17h.

Pour les citoyens ordinaires que nous sommes, les bureaux ferment dès 16h30, mais pour les dirigeants de la secte, la porte des élus est toujours grande ouverte et sur la carpette d'entrée on y lit probablement ברוך הבא (Bienvenue).

Dire qu'on a pensé pendant un moment qu'ils s'affairaient aux derniers préparatifs de la fête avec la mairesse et ses bons conseillers d'Union Montréal. Ils nous ont bien eu toute la gang! Chapeau (ou kippa?), messieurs!

samedi 20 juin 2009

LE RENOUVEAU INTÉGRISTE


"Vive les vacances,
au diable les pénitences,
mettons l'école en feu
et les profs dans l'milieu."

Il y a presque 50 ans, à la fin juin, c'est ce que nous chantions en choeur et en culottes courtes lorsque les bonnes sœurs nous annonçaient que l'école était finie. À la même époque, certaines écoles hassidiques illégales ouvraient déjà leurs portes en catimini. Des portes qui n'ont jamais plus été refermées.


Aujourd'hui, grandes vacances ou non, la question des écoles ultra-orthodoxes illégales fait drôlement jaser. Même que ça sent le brûlé!

Dans le Journal de Montréal, c'est au tour de Joseph Facal d'y aller d'une analyse qu'il a intitulée Le cercle carré. Lui aussi se gratte l'occiput en jonglant avec la patate brulante que constitue le respect du cursus du ministère de l'Éducation auprès des intégristes hassidiques.


M. Facal est convaincu que si le gouvernement devait recourir aux tribunaux pour forcer la main des rabbins, ces derniers ne se soumettraient tout simplement pas à la loi des goys. Selon lui, ils préfèreraient opter pour l'illégalité, voire la clandestinité. Un peu plus et les rabbins récalcitrants scanderont "La grande noirceur ou la mort!".

S'il était Jean Charest, notre bon Julius Grey règlerait la question vite fait. Rappelez-vous. Lors des audiences de la commission Bouchard-Taylor, l'illustre juriste avait tout bonnement capitulé devant la ferveur religieuse de certains groupes; "Il y a certains petits groupes pour lesquels il n'y a rien à faire. Ce 1% ne veut pas se mêler. On doit les tolérer et les traiter avec justice... Certains groupes sont indissolubles et il faut les laisser tranquille." (cliquer sur l'extrait vidéo daté du 28 novembre 2007)


Au cours de cette émission sur les ondes de Radio-Canada, Julius Grey était allé jusqu'à comparer la secte hassidique à nos bonnes soeurs cloitrées. Heureusement, sur le même plateau, Louise Beaudoin l'avait retourné comme une crêpe en lui rappelant qu'à la différence des hassidim, "les religieuses ne se reproduisaient pas beaucoup"! Et vlan!

À moins d'être aveugle, la réalité crève les yeux. Tant en Israël, à New York qu'à Montréal , la démographie hassidique enregistre un boom quasi exponentiel. D'ailleurs, si vous n'avez rien au programme lundi prochain (22 juin), vous pouvez
toujours aller faire un saut au Café des Psaumes, à Paris. Dans le cadre du 5e Festival des cultures juives, on propose la conférence intitulée D'Amérique, le renouveau hassidique comme réponse à la Shoah. Vous y apprendrez que les clans hassidiques connaissent aujourd'hui une nouvelle ère de prospérité aux États-Unis. Une prospérité qui se fait sentir jusqu'ici puisque Montréal est le satellite des ultra-orthodoxes de New York.

C'est dire combien l'argument du 1% de Julius Grey est fallacieux. Le soi-disant groupuscule "indissoluble qui ne veut pas se mêler et que l'on devrait laisser tranquille" représente aujourd'hui entre 17 et 20% de la population d'Outremont. De 6 000 qu'ils sont aujourd'hui, ils passeront à 13 000 dans moins de 15 ans.

Vous trouv
ez la situation trop délicate pour intervenir aujourd'hui, messieurs dames les élu(e)s? Alors continuez à laisser les dirigeants ultra-orthodoxes bafouer nos lois et créer impunément des générations d'intégristes religieux inaptes à contribuer de quelque façon que ce soit à la société québécoise. On s'en reparlera dans dix ans... quand ils auront achevé d'usurper le peu de pouvoir frileux qu'il vous reste.

vendredi 12 juin 2009

ÉDUCATION: TOLÉRER L'INTOLÉRABLE

Le 11 juin dernier, Pierre Anctil publiait une lettre ouverte dans les pages du Devoir à propos de la "nouvelle ronde de négociations entre le ministère de l'Éducation et certaines écoles hassidiques".

Personne ne reprochera au professeur Anctil de s’intéresser à l’histoire de la communauté hassidique établie au Québec
depuis le début du 20e siècle ou d’avoir traduit du yiddish les souvenirs d’Israël Medresh, jeune Juif d’Europe de l’Est débarqué à Montréal en 1916. Au contraire, il est fort instructif de découvrir et de comprendre les rapports entre la communauté juive et les Québécois francophones depuis leurs premiers contacts.
Par contre, quand sa fascination pour la secte hassidique se transforme en un serment d’allégeance inconditionnel qui l’amène à justifier le jusqu’au-boutisme fanatique, rien ne va plus.

Il est important de comprendre les motivations profondes qui ont amené les hassidim à se replier sur
eux-mêmes, à vivre en reclus au milieu d’une société qu’ils abhorrent ouvertement. Les raisons historiques évoquées par M. Anctil sont extrêmement dramatiques, mais pendant combien de siècles encore les sociétés occidentales devront-elles battre la coulpe et faire amende honorable? Il n’y a aucune raison pour la société d’accueil de se plier aux préceptes ultra religieux de cette frange intégriste de la communauté juive. La démocratie ne peut céder à la théocratie d’une minorité sans bafouer les droits de tous, y compris les droits des enfants que sont les petits hassidim.
Que les dirigeants des sectes hassidiques soient ou non motivés par un isolationnisme malveillant ou par un mépris des lois du pays comme le réfute M. Anctil, il n’en demeure pas moins que des ultra religieux influents font clairement fi des lois et règlements qui s’appliquent à toutes les autres communautés, qu’elles soient de souche ou non. Doit-on tolérer l’intolérable? Peut-on leur permettre de créer leur propre système d'apartheid avec la complicité de certains élus alors que nous décrions et sanctionnons l’abject phénomène partout ailleurs sur la planète?
En matière de scolarisation, Pierre Anctil avance que les rabbins hassidiques ne rejettent pas les exigences officielles. L’excuse pour ne pas se conformer résiderait dans le fait qu’une fois le rigoureux programme judaïque injecté dans le cerveau de leurs jeunes, il ne reste plus suffisamment de temps pour le superflu académique exigé par le ministère. C’est vrai que même pour les pieux hommes, il n’y a que 24 heures dans une journée!

M. Anctil met en garde la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne. Il insinue qu'elle perd son te
mps à négocier avec les rabbins un contrat qui les engageraient à respecter le cursus du ministère, incluant le cours d'éthique et de culture religieuse. Ce dernier cours violerait, supposément, la liberté de conscience des juifs de confession hassidique. Mais que faites-vous, M. Anctil, du droit à l'éducation et à devenir un citoyen éclairé à part entière qui ne vive pas aux crochets de la société qui l'accueille et lui offre les subventions à l'éducation? Avez-vous lu le rapport annuel 2008 de la Banque d'Israël qui révèle que seuls 32% des hommes de la communauté ultra orthodoxe israélienne disposaient d'un emploi en 2007? Chez nous, le pourcentage de ces hommes en noir sur le marché du travail équivaudrait à celui de nos...décrocheurs! Que cela nous vaudra-t-il dans quelques années? Tension, crises, confrontations sanglantes avec policiers et manifestants blessés comme cela se vit régulièrement en Israël entre juifs laïcs et fanatiques religieux? Lisez cet article des derniers jours sur la manifestation religieuse de la communauté ultra-orthodoxe contre l'ouverture d'un stationnement municipal de Jérusalem le jour du Shabbat. Pendant combien de temps encore, M. Anctil, endosserez-vous béatement les conséquences de cette redoutable réalité appréhendée?
S'il faut une bataille juridique, que les autorités ne s'en laissent pas imposer car si certains dirigeants hassidiques n'ont cure de respecter nos lois, ils les utilisent à souhait pour atteindre leurs fins. Ce n'est qu'en abdiquant devant les intégristes que nous perdrons vraisemblablement tous, collectivement.





Le 6 juin dernier, des heurts ont opposé à Jérusalem des milliers de juifs orthodoxes à des policiers israéliens.
Des manifestants ont lancé des pierres, des bouteilles vides et des couches souillées vers les forces de l'ordre aux cris de "Shabbat".

dimanche 7 juin 2009

LES DOS D'ÂNE


Il y a quelques années, lorsque la Ville de Montréal a installé des dos d'âne sur la rue Hutchison, des p'tits malins s'étaient amusés à dessiner des peots (boudins) sur certains panneaux de signalisation. Ils ne manquaient pas d'imagination, en plein coeur du ghetto hassidique d'Outremont et du Plateau.

Après la série d'articles publiés ces derniers jours dans Le Devoir, on se dit que la ministre Michelle Courchesne est certainement passée sur la rue Hutchison pour prendre son inspiration.

Le 4 juin, on apprenait que le cabinet de la ministre de l'Éducation avait forcé ses fonctionnaires à redonner les subventions qu'ils avaient coupées à l'école juive First Mesifta* qui refusait de respecter les services éducatifs obligatoires. Le 5 juin, la journaliste Clairandrée Cauchy dévoilait que plusieurs écoles privées juives ne donnaient pas le nouveau cours de culture religieuse prescrit par le ministère. Le 6
juin, Le Devoir se demandait s'il fallait modifier la réglementation québécoise pour que les orthodoxes juifs renouent avec la légalité.

Devant la torpeur du gouvernement, l'éditorialiste Marie-Andrée Chouinard n'y est pas allée par quatre chemins. Elle qualifie le recul de la ministre d'ACTE MANQUÉ. Selon elle, la valse-hésitation du gouvernement libéral mine sa crédibilité, confirme un système d'inéquité, une malsaine négociation à la pièce et envoie le message que la désobéissance civile peut être récompensée par de juteuses subventions.

Plus d'un an et demi après que nous ayons défendu notre mémoire devant la commission Bouchard-Taylor, le débat semble relancé. Citoyens, il y a toujours de l'espoir!

Si tout n'était qu'une simple question de gros sous (le gouvernement provincial donne 12,2 M$ à douze écoles juives orthodoxes), à la rigueur, cela pourrait peut-être finir par s'avaler.

Mais l'argent n'est pas grand chose comparé au gaspillage de potentiel humain, aux milliers de cerveaux lessivés depuis des décennies sur notre sol au nom d'une religion pratiquée de façon intégriste et débilitante. Même Julius Grey qui a accepté d'intenter contre moi une poursuite de 375 000$ me rejoint totalement là-dessus. Le 8 janvier 2009, voici ce qu'il disait textuellement dans le cadre de l'émission Club Social diffusée sur TV5:
"Je ne pardonnerai jamais à Jean Charest d'avoir voulu subventionner à 100% les écoles ethniques. Cela sépare les gens... Il ne faut pas donner aux communautés le contrôle de ces écoles, car cela leur permet de maintenir leur petit empire. En leur donnant une éducation très accaparante, les jeunes ne peuvent plus en sortir"

Mais quand on entend la ministre Courchesne faire ses voeux pieux à René Homier Roy sur les ondes de C'est bien meilleur le matin et à Paul Arcand sur les ondes de 98,5 fm,
on ne sait plus s'il faut rire ou pleurer. Est-elle naïve ou débranchée de la réalité pour espérer que les récalcitrants respecte un contrat signé "en bonne et dûe forme" avec des goy laïcs? Pour ces intégristes que le cursus impur du ministère révulse, un tel contrat est l'équivalant d'un pacte avec le diable. S'ils le signent, ce ne sera que pour mieux le combattre. On ne badine pas avec la loi d'Abraham. Ni en septembre prochain, ni jamais. La ministre a bien le droit de vivre d'espoir naïf et de rêver qu'en agissant de la sorte elle ramènera les fous d'Abraham à de meilleurs sentiments. Mais avec notre argent, il y a beaucoup mieux à faire.

* En passant, pour les résidents de la rue Hutchison, le nom de la récalcitrante École
First Mesifta semble quelque peu familier. C'est qu'elle est du même clan que la synagogue délinquante du 5253 Hutchison. Plus précisément, la synagogue de Martin et Michael Rosenberg * * s'appelle la First Mesifta Hutchison Branch. Y'a de ces hasards, des fois...

* * Sur papier, Michael Rosenberg n'est pas administrateur de la synagogue du 5253 Hutchison, mais dans les fait, ses agissements indiquent qu'il s'agit bien là de SA synagogue.

mardi 2 juin 2009

LA FÊTE DES SUNDAY DRIVERS


Dimanche dernier (31 mai 2009), ce n'est pas Benoît XVI qui a été la cause du gigantesque embâcle de fidèles qui s'est formé sur la rue Hutchison, entre Fairmount et Saint-Viateur. C'est l'arrivée d'une torah flambant neuve en milieu d'après-midi qui a fait s'agglutiner plus d'un millier de hassidims devant le condo du 5360 Hutchison. (Cliquer sur la photo panoramique ci-haut)

Il fallait voir la tête de l'agente immobilière qui avait rendez-vous avec son client à l'appartement mis en vente par Realta au 2e étage de l'immeuble voisin. Elle avait l'air sonnée et abasourdie alors qu'elle tentait de percer le mur compact des fidèles qui s'étendait de la rue, au trottoir en bloquant l'escalier qu'elle devait emprunter. Parions qu'avec la horde de dévots
survoltés qui entraient et sortaient par douzaines du rez de chaussée dans le désordre le plus chaotique, elle a certainement conclu sa vente en deux temps, trois mouvements...

Peu de temps auparavant, nous avons eu droit à l'arrivée d'un gros autobus intercité immatriculé à New York. Stationné en double devant la résidence des fêtards, le Executive Charter a débarqué des VIP newyorkais de la secte hassidique reçus en grande pompe par les dirigeants locaux.

Mayer Feig était aux premières loges du comité d'accueil. Pour ceux qui ne le connaissent pas, mon bon ami Mayer est
cet administrateur du Jewish Orthodox Community Council qui, en 2005, avait organisé avec Michael Rosenberg le très controversé voyage à New York au profit de certains conseillers, fonctionnaires et agents de police d'Outremont.

Photo de droite: Tout sourire en venant à ma rencontre, Mayer Feig est immortalisé en compagnie du conducteur de l'autobus intercité qui a illégalement circulé et stationné en double sur la rue Hutchison, le 31 mai 2009.

Mayer Feig a aussi siégé au comité
sur les relations intercommunautaires destiné, imaginez-vous, à favoriser le rapprochement entre les différentes communautés vivant à Outremont. Il n'était évidemment pas sans savoir que le mastodonte qu'il attendait comme le Messie n'avait pas le droit de venir se balader sur la rue Hutchison. Mais (comme bien d'autres dirigeants de la secte hassidique!) Mayer semble se foutre éperdument des règlements municipaux.

D'ailleurs, pourquoi devrait-il s'en préoccuper? Le policier du poste 37 qui se trouvait à moins de trois mètres de l'autobus illégal a refusé d'émettre une contravention au conducteur. À un citoyen qui lui a demandé de sévir, le policier aurait répondu: "C'est politique cette affaire-là. Vous ne viendrez pas me dire comment faire ma job." Ça a au moins le mérite d'être clair, non?


Après plus d'une heure d'anarchie et de rue paralysée, le cortège s'est ébranlé en direction de la synagogue Belz de la rue Jeanne-Mance au rythme des chants religieux que dispensaient de joyeux haut-parleurs montés sur un rutilant pick-up. Le trafic de l'avenue du Parc a, de très bonne grâce, cédé le passage aux hommes dansants devant le char allégorique transportant la nouvelle torah.


Les hommes d'abord!
Puis les femmes et la relève florissante ont suivi un peu en retrait le cortège qui s'est engagé sur la rue Jeanne-Mance pour joindre la fameuse synagogue Belz











Ici et là dans la foule compacte, des parapluies arborant le sigle du groupe immobilier Rosdev, l'empire de Michael Rosenberg

dimanche 31 mai 2009

LES DUPLEX DES CITOYENS MODÈLES

Le 12 novembre 2008, le Service de l'aménagement urbain et du patrimoine d'Outremont envoyait au propriétaire d'un duplex résidentiel situé au 6220-6222 Hutchison (près de Van Horne), un avis d'infraction aux règlements de l'arrondissement .

Les inspecteurs d'Outremont avaient constaté que le propriétaire avait "détérioré ou laissé détériorer le bâtiment par manque d'entretien, usage abusif
ou manoeuvre de dégradation." À défaut de débuter les travaux dans les 30 jours, le Service de l'aménagement "pourrait déposer le dossier d'infraction à la Cour municipale."

Le 1er février, 2009, soit plus de 75 jours plus tard, la photo du haut montre bien que le propriétaire n'a entamé aucun des travaux exigés par l'arrondissement.

Le propriétaire semble bien n'en avoir rien à cirer des avis d'infraction des fonctionnaires de l'arrondissement d'Outremont.

Cliquer sur l'avis d'infraction

Soyons un peu indulgents. Avant de lui taper sur la tête avec les grands moyens, les autorités ont sûrement choisi de lui donner une chance de montrer qu'il peut être coopératif et respectueux des règlements et des autorités.

Aujourd'hui, nous sommes le 31 mai 2009. Pas moins de 201 jours se sont écoulés depuis l'émission de l'avis d'infraction. Sûrement que depuis le temps, tout est maintenant nickel!

Nous sommes allés sur place jeter un coup d'oeil. Qu'avons-nous constaté? Les planchers des balcons avant et arrière sont juste plus pourris qu'au mois de novembre 2008. Idem pour le solin d'aluminium, le bardeau d'asphalte et la structure de revêtis d'aluminium. Quant à l'ordre des inspecteurs de garder le terrain exempt d'herbes hautes en tout temps, de toute évidence, le propriétaire doit se dire que si les inspecteurs n'aiment pas son aménagement paysager, ils n'ont qu'à venir y brouter les pissenlits et le foin!

Mais au fait, qui est ce propriétaire négligent qui se montre récalcitrant et délinquant face aux autorités d'Outremont? C'est la firme Vanpark Plaza Investments Inc. Ça ne vous dit probablement rien. Mais en cliquant ici, vous verrez que derrière cette firme se cache nul autre que Michael Rosenberg, le bon ami de Marie Cinq-Mars et de ses conseillers Piquette et Moffatt. Son fils Martin Rosenberg figure aussi en tant qu'administrateur de magnifique duplex.

Faut-il alors se surprendre de l'état de délabrement de cet immeuble? Cliquez ici pour trouver un précieux indice qui devrait vous permettre de répondre à cette délicate question. D'après vous, les autorités municipales ont-elles sévies face aux multirécidivistes?

dimanche 24 mai 2009

LES SEMEURS DE DÉCHETS


Vous avez peut-être lu dans Le Devoir de vendredi qu'un citoyen s'est fait coller une contravention de 169$ pour avoir jeté son mégot de cigarette sur la rue. La même peine attend désormais ceux qui cracheront leur vieille gomme à mâcher. Certains trouveront que ça fait cher la "poffe" ou la chiquée.

Nous avons une petite colle à vous poser. Selon le nouveau barème appliqué par les autorités pour un mégot ou une chique, à combien évalueriez-vous le montant d'une contravention dans les deux cas suivants qui ont été saisis au vol ces derniers jours sur la rue Fairmount?


1er cas: Trois sacs de plastique (dont un provenant de l'épicerie cachère Bentsy's) renfermant des os de poulet, des verres de styromousse, des assiettes de carton ciré et un emballage de gâteau portant un lettrage en yiddish. Tous ces restes de fête ont été lancés contre le mur de la résidence portant le numéro civique 1024 Fairmount, dans la ruelle entre les rues Durocher et Hutchison.

Une chose est certaine. Ce ne sont pas les résidents de cet immeuble qui se sont débarrassés de la sorte de ces déchets en putréfaction puisqu'ils ne mangent pas cachère.

Ces deux photos ont été prises le 18 mai en début de soirée et on se demande s'il faudra attendre le 21 mai, jour du prochain passage des éboueurs avant que ces ordures nauséabondes soient enlevées?

2e cas: Le 21 mai dernier, à 19h 22, un membre de la secte hassidique s'est stationné dans la ruelle juste derrière l'immeuble de la Fédération ukrainienne (coin Hutchison et Fairmount). Il a allègrement déchargé de sa fourgonnette remplie à ras bord table, chaises et un tas d'autres objets dont il voulait se débarrasser.
(Photo: courtoisie d'un citoyen)


Alors, selon vous, à combien devrait se chiffrer une contravention à de telles infractions si on prend pour acquis qu'un mégot par terre vaut 169$? Répondez par un commentaire sur ce blogue.

Avertissement: Émettre des billets de courtoisie n'est pas une réponse valable! Ne tenez pas compte du fait qu'il en coûte désormais 75$ pour nourrir un écureuil.
(Photo: courtoisie d'un citoyen)

Maintenant, nous posons la question suivante aux élus d'Outremont et du Plateau: est-il permis de déposer ses sacs d'ordures et sa vieille ferraille déglinguée ailleurs que derrière sa propre résidence?

Pouvons-nous, par exemple, prendre nos déchets et aller les porter derrière la propriété privée de nos élus municipaux? Si cela est permis, nous donnerons leurs adresses à ces semeurs de déchets. Vous verrez, ça ne sera pas permis longtemps!

jeudi 21 mai 2009

LÀ OÙ IL Y A DE LA GÊNE, Y'A PAS DE PLAISIR!

Il y a une semaine à peine, le journaliste Fabrice de Pierrebourg nous rappelait que des membres de la communauté hassidique d'Outremont opèrent allègrement une ligne d'autobus dans la plus totale illégalité. Cela fait de très nombreuses années que cela dure. Nous avions même dénoncé la chose lors de la présentation de notre mémoire devant la commission Bouchard Taylor, en novembre 2007. Que font les autorités municipales face à ce service de transport clandestin qui relie quotidiennement Outremont à New York? Rien, niet, nada!

Même Marie Cinq-Mars reste la bouche grand ouverte en regardant passer sous son nez les gros autobus de la pieuse communauté. Pourtant, Cinq-Mars ne rate pas une occasion de répéter que depuis qu'elle est mairesse, elle ne niaise pas avec le "poque". Là, par contre, elle semble en panne sèche devant les ultrareligieux qui violent à tour de bras le règlement 1171 d'Outremont relatif à la circulation et au stationnement.
Son directeur des communications, Alain Tittley, confirme l'impuissance de sa patronne et n'a rien de mieux à suggérer aux citoyens que d'appeler la police si l'autobus est en mouvement et la Sécurité publique si le délinquant est à l'arrêt. Ça, les amis, c'est ce qu'on appelle vouloir régler les problèmes. Heureusement, il y a d'autres instances qui ne dorment pas au diésel.
Ci-haut: Un des patrouilleurs de la SAAQ qui a arraisonné un autobus illégal sur le chemin Bates, à Outremont, le 19 mai dernier. Pendant ce temps-là, deux hassidims s'assurent d'avoir bien capté sur leurs appareils photos les empêcheurs de rouler hors-la-loi. (Photo: ruefrontenac.com)

Dans un nouveau reportage paru hier dans le journal électronique ruefrontenac.com, le journaliste Fabrice de Pierrebourg raconte qu'il a été témoin de l'arrestation d'un de ces autobus illégaux par des contrôleurs routiers de la SAAQ. Question d'intimider le
journaliste, des hassidim l'ont photographié sous toutes ses coutures. Il s'agit d'une tactique dont les ultrareligieux semblent très friands.

Photo de droite: Attention... Le p'tit oiseau va sortir!

Dire qu'en 2007, le clan Harbour-Cinq-Mars avait radouci le règlement de 2003 pour permettre aux hassidim d'avoir leur propre terminus d'autobus sur l'avenue Atlantic. Une fois de plus, ces pieux hommes montrent le grand respect qu'ils ont de nos règlements et pour ceux qui les promulguent. Le pire, c'est que nos élus vont rester à quatre pattes devant les théocrates!

Et n'allez surtout pas croire qu'il n'y a qu'une seule compagnie qui opère illégalement une liaison entre Outremont et New York pour le bénéfice de la communauté hassidique d'Outremont. En voici un de la compagnie Monsey Tours qui se baladait devant la synagogue du 5253 Hutchison, le 2 mars 2009, à 18h35!

Pour voir un autre mastodonte de la compagnie Monroe carrément stationné sur Hutchison, entre Fairmount et Saint-Viateur, cliquer ICI
. Pour voir des autobus de la compagnie World Wide Tours stationnés sur les rues Durocher et Querbes, cliquer ICI.

Qui c'est maintenant qui va laisser entendre que nous fabulons quand nous parlons du problème des autobus hors-la-loi dans nos rues résidentielles? Louise Leduc de La Presse, peut-être? Lire le papier qu'elle avait pondu à la suite de notre passage à la commission Bouchard-Taylor. Un bijou d'impartialité et d'honnêteté journalistique. Vous m'excuserez, mais je lui devais bien cela. Qui sait... peut-être que pour faire amende honorable souscrira-t-elle, elle aussi, au comité Citoyens pour l'équité règlementaire? Ce serait un beau geste, non?

dimanche 17 mai 2009

QUI MÈNE LA VIE DURE À QUI ?

M. Jean De Julio-Paquin est un résident d'Outremont engagé dans le comité Citoyens pour l'équité règlementaire. Le 9 mai dernier, à la suite d'un article publié dans La Presse sur la fermeture éventuelle d'une synagogue illégale, M. De Julio-Paquin a souhaité répliquer en faisant parvenir une lettre ouverte au quotidien de la rue Saint-Jacques.

La Presse n'ayant pas publié sa réplique, M. De Julio-Paquin m'a demandé de la diffuser sur ce blogue.C'est donc avec plaisir que je mets en ligne son article. À titre de complément d'information, je me suis permis d'ajouter certains hyperliens.



Qui mène la vie dure à qui?

J'ai lu dans l'édition du samedi 9 mais du journal La Presse, l'article de Judith Lachapelle intitulé Montréal veut fermer une synagogue illégale. La journaliste nous informe que la Ville de Montréal a déposé une requête afin de faire fermer la synagogue située au 1030, rue Saint-Viateur, à Outremont. On y apprend aussi que le litige remonte à 1982.

Dans ce même article, M. Alex Werzberger, le responsable de la Coalition des associations hassidiques d'Outremont, prétend que cette procédure légale serait le fait de voisins "qui n'ont rien d'autre dans la vie que de faire la vie dure aux juifs." Cette accusation m'a fait sursauter. Ne serait-ce pas plutôt la communauté ultraorthodoxe elle même qui mène la vie dure à ses voisins?

Résident à Outremont depuis 2002, je peux témoigner des nombreuses doléances qui ont été portées à l'attention des élus lors des séances du Conseil de l'arrondissement. Il est entre autres question de plaintes concernant des dortoirs illégaux et de plusieurs autres nuisances. Il y a même eu une pétition signée par près de 300 citoyens qui a été déposée pour forcer le respect du zonage résidentiel. Dans un tel contexte, je ne peux qu'adhérer aux propos de la mairesse de l'arrondissement, Madame Marie Cinq-Mars, lorsqu'elle affirme dans le même article "que les règlements sont les mêmes pour tout le monde".

Le mieux vivre ensemble à Outremont et dans le Mile-End passe obligatoirement par le respect des lois que doit observer la collectivité tout entière. C'est la prémisse à toute paix sociale. En ce sens, la requête de la Ville de Montréal s'inscrit tout à fait dans la lignée de la poursuite menée en 2008 par la Ville de Val-Morin pour forcer une synagogue illégale à respecter le zonage municipal.

La Cour suprême ayant refusé d'entendre la cause des hassidim, c'est le jugement de la Cour d'appel du Québec qui, en dernier recours, a donné raison à cette petite municipalité des Laurentides qui s'est tenue debout. Selon nous, le jugement définitif de la Cour d'appel indique clairement que le droit à la pratique religieuse n'a pas préséance sur les lois et règlements municipaux. Sur le plan de la jusrisprudence, il s'agit d'un pas énorme qui a été accompli.
Le jugement de Val-Morin servira certainement de balise dans la cause de la synagogue illégale de la rue Saint-Viateur qui nous préoccupe aujourd'hui.

Jean De Julio-Paquin,
Membre du comité Citoyens pour l'équité règlementaire
*

* Pour connaître le mandat du comité Citoyens pour l'équité règlementaire, pour en devenir membre ou pour le soutenir dans ses actions, cliquer ici

mercredi 13 mai 2009

LES NUITS TORRIDES D'OUTREMONT

Avez-vous pris connaissance des deux reportages publiés ce matin par le journal Web ruefrontenac.com? Outch! Ça a dû faire la journée de notre bonne mairesse Marie Cinq-Mars.

Lundi soir (11 mai 2009), la secte hassidique Belz (celle à laquelle appartient l'illustre Michael Rosenberg) s'est payé un méchant party près de la gare de triage, juste de l'autre côté des voies ferrées.

La mairesse avait refusé d'émettre le permis pour cette fête nocturne. Qu'à cela ne tienne! Ils ont l'ont fait quand même leur party. Quelle belle façon de montrer aux autorités qui c'est qui mène la barraque à Outremont.
Lisez l'article et voyez la vidéo de la journaliste Valérie Dufour. De toute beauté. Si vous voulez voir d'autres photos de la foule qui se trouvait à ce rave talmudique, cliquez ici. Croyez-nous, ils étaient bien plus que 500 comme tente de nous le faire croire la mairesse. Des citoyens étaient sur les lieux. Un bordel sans nom avec des centaines de voitures stationnées n'importe où et, bien sûr, en infraction (dixit un agent de la Sécurité publique d'Outremont).


Deuxième tuile dans la même journée pour la mairesse Cinq-Mars. Le journaliste Fabrice de Pierrebourg, lui aussi "lockouté" du Journal de Montréal nous dévoile ce que nos élus ne voulaient surtout pas voir... Des autobus intercités qui font la navette quotidienne entre Brooklyn et Outremont. Le tout illégalement, comme de raison. Quelle poigne ils ont nos élus, avouez! Lisez l'article et visionnez la vidéo que le journaliste a produit. Ç a rabaissera peut-être le caquet de ceux qui, à la suite de notre passage à la commission Bouchard-Taylor, disaient que nous fabulions et cherchions la petite bibite! Voici d'autres exemples d'autobus intercités illégaux croqués sur le vif au cours des derniers mois: 12 janvier 2009; 15 décembre 2008; 6 décembre 2008

Peut-être aurez-vous envie d'entendre l'entrevue qu'a accordée Marie Cinq-Mars à Benoît Dutrizac sur les ondes de 98,5 FM. Un bijou de monologue. On se croirait un lundi soir à l'assemblée du conseil d'arrondissement.

Ne ratez pas non plus, l'entrevue de Paul Arcand sur les ondes de 98,5FM à propos des deux évènements des derniers jours.

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lundi 11 mai 2009

LES FOMENTATEURS DE TROUBLES

Samedi dernier (9 mai 2009) La Presse nous apprenait qu'après plus de 27 ans d'inaction et de non respect de sa propre règlementation, la Ville de Montréal allait finalement bouger.

Les procureurs de la ville viennent de déposer une requête à la Cour supérieure pour forcer la fermeture de la synagogue installée illégalement depuis 1982 au 1030-1032, rue Saint-Viateur.


Cela fait des décennies que les passe-droits et la politique des deux poids, deux mesures mènent le bal à Outremont et sur le Plateau. La coupe était pleine.

Il aura malheureusement fallu que des citoyens de l'arrondissement d'Outremont et du Plateau s'unissent et talonnent sans relâche les élus frileux pour que ces derniers soient forcés de sortir timidement de leur torpeur. On dirait que l'approche des élections municipales créé juste ce qu'il fallait de pression pour forcer Marie Cinq-Mars et Union Montréal à faire ce tout petit geste d'équité élémentaire. Écoutez l'entrevue radiophonique qu'a donné aujourd'hui Pierre Lacerte à l'émission Dutrizac, l'après-midi.


Bien sûr, forcer le respect des règlements municipaux ne fait pas le bonheur de tout le monde. Parlez-en à Alex Werzberger, le porte-parole de la secte hassidique d'Outremont.

Depuis toujours, le dirigeant Satmar se complait à fustiger ses voisins goys qui "n'ont rien d'autre dans la vie que de faire la vie dure aux Juifs." Pauvre Alex, il est pathétique dans l'éternel rôle de la vicime qui s'ostracise elle-même. Apportez-nous une boîte de Kleenex!

Il y a dix ans, Werzberger faisait un combo avec Sydney Pfeiffer, ancien conseiller municipal ultra-orthodoxe d'Outremont. Dans un article du Canadian Jewish News publié le 21 octobre 1999, Pfeiffer (qui a depuis plaidé coupable d'une fraude de 1,25M$) se lamentait qu'une voisine goy "uses every opportunity she can to make the Chassidim (hassidim) life difficult". Appuyant la complainte de Pfeiffer, son compagnon d'infortune, Werzberger en ajoutait en qualifiant d"agitateur, de fomentateur de troubles (rabble rousing) la citoyenne qui les empêchait de bafouer allègrement la règlementation municipale.

Vous rendez-vous compte? Nous sommes dix ans plus tard et rien n'a changé d'un iota. Ni les infractions, ni les complaintes. Et nos autorités dorment au gaz si on ne les pousse pas dans leurs derniers retranchements.Belle mentalité!

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mercredi 6 mai 2009

LE LANCER DU SAC GLAD

Si vous vous rendez sur le site de l'arrondissement d'Outremont, vous apprendrez que le Service des travaux publics de l’arrondissement "offre à ses citoyens de nombreux services essentiels, contribuant ainsi à conserver la qualité de vie de l'arrondissement d'Outremont à un seuil plus que supérieur".

Un seuil plus que supérieur? Passons sur la formulation boiteuse et enfonçons-nous plutôt sur le terrain "bouetteux" de ce fameux dépotoir du 1451, avenue Ducharme.

FEU FEU, JOLI FEU...

Religion oblige, de très nombreux membres de la secte hassidique ont obtenu la permission des élus d'Outremont d'y célébrer la Fête de la crémation du pain.

Depuis au moins deux ans, des citoyens d'Outremont qui vivent près de la décharge municipale se plaignent de devoir respirer les fumées toxiques des gros sacs de poubelle noirs qui y sont brûlés à ciel ouvert.

L'an dernier, certains de ces citoyens se sont rendus à des assemblées du conseil d'arrondissement pour se plaindre du fait que les célébrants ne se limitaient pas à jeter des miches de pain dans les feux allumés dans des bouts de tuyaux d'égoûts. Leurs plaintes ont, de toute évidence, fait long feu.

Au mois de février et mars 2009, appréhendant le même scénario, des citoyens sont venus rappeler aux élus que la Fête du pain brulé prévue pour le moi d'avril approchait et qu'ils comptaient sur la vigilence des autorités municipales pour s'assurer que les fidèles hassidiques ne profitent pas de l'occasion pour se débarrasser de leurs ordures ménagères en les balançant dans les feux de camp gracieusement aménagés par l'arrondissement.


La mairesse Cinq-Mars et son directeur semblaient ignorer cette pratique du lancer des poubelles aux antipodes des préoccupations écologiques actuelles.

Quoi qu'il en soit, la mairesse et son fonctionnaire avaient promis que cette année, ils veilleraient au grain (!) et que seul des morceaux de pain alimenteraient les flammes.

Hélas, le 8 avril dernier, jour où, selon la croyance hassidique, le soleil se trouve au même endroit qu'au moment de la création, les choses ne se sont pas déroulées tel que prévu par les autorités. Elles se sont plutôt passées comme le craignaient les citoyens.

En dépit des assurances de Cinq-Mars, la journée a été un véritable "free for all".

Lors de la séance du conseil d'arrondissement du 4 mai 2009, nous avons interrogé la mairesse sur le déroulement de la cérémonie de la crémation du pain du 8 avril dernier.

Marie Cinq-Mars était de toute évidence heureuse de nous raconter le succès de la journée des croutons. Voici le verbatim de sa réponse : "Ça s'est très bien déroulé, dit-elle en insistant sur le TRÈS. Il n'y a eu qu'un seul incident malheureux. Le feu était quasiment éteint à 98%, mais il y a une personne qui aurait lancé des sacs de plastique sur le feu. Il y a eu une immense fumée et M. Beaudet s'est vite précipité sur les lieux avec deux contremaîtres pour éteindre le tout. C'est un incident bien malheureux et inacceptable. L'année prochaine, nous allons faire venir un camion de pompier sur les lieux pour éviter qu'un incident semblable se produise."

Faudra-t-il notre fameux camion-échelle? Faudra-t-il faire comme aux douanes et demander aux agents de la Sécurité publique de procéder à une fouille des bagages? Il faudra au moins prohiber les sacs de poubelle sur les lieux.

Malheureusement, l'histoire contée par Cinq-Mars pas été la seule fausse note de la journée.

Il fallait voir la tête de la mairesse lorsque lui ont été présentées les photos prises sur place en avant-midi par un résident du coin.

Madame Cinq-Mars nous a dit qu'elle ferait enquête. Mais, Madame, vous avez déjà sous le nez tous les éléments. Tous... sauf deux. Vous avez oublié de mentionner que les pompiers d'Outremont ont reçu au moins deux appels d'urgence en raison de la quasi perte de contrôle des flammes causées par la crémation des croutons plastifiés.
C'est sans parler de l'article 22 du règlement provincial sur la qualité de l'atmosphère et de l'article 2 du règlement d'Outremont sur les prohibitions et nuisances. Tous deux interdisent expressément de brûler des matières résiduelles à ciel ouvert.

Quand on vous dit qu'on ne s'ennuie pas à Outremont, faut nous croire!

vendredi 1 mai 2009

UN AUTO-ENTERREMENT DE PREMIÈRE?

Au rythme où les tuiles tombent sur la tête des élus d'Union Montréal, ces jours-ci, les Tremblay, Fotopulos et Cinq-Mars n'auront pas besoin de fossoyeurs. Ils sont en train de s'auto-enterrer.


Mais dites donc, les amis, qu'adviendrait-il des caricaturistes si nos bons élus se faisaient déplumer trop vite? Pensez-y. Si la réalité devait dépasser la caricature, les Garnotte, Chapleau et cie perdraient leur job et le bon peuple ne pourrait plus rigoler. Avouez que ça serait la galère.

S'il vous plaît, élus de nos coeurs, ne partez pas maintenant! On vous aime trop comme vous êtes. Ne soyez pas susceptibles comme ça. Surtout pas vous Marie.

Vous devriez déjà savoir que les caricaturistes ne sont pas de méchants bougres. Après tout, tout récemment, vous avez invité Plantu (du journal Le Monde) et Michel Kichka (président de l'Association des cartoonistes israéliens) à exposer dans notre faramineux Centre communautaire intergénérationnel.

Ils vous l'ont dit que la caricature ne faisait pas dans la langue de bois et les gants blancs. Ne le prenez pas personnel. C'est juste pour brusquer les lecteurs dans leurs convictions. Allez! Faites-nous un beau sourire et dites-nous que vous z'êtes pas fâchés.