lundi 15 septembre 2008

LE QUARTIER "QU'ON RÊVE" - 1er ÉPISODE

LA PISTE CYCLABLE NON CACHÈRE

Et si on jouait à un jeu? Que diriez-vous d'imaginer à quoi pourrait ressembler votre quartier dans quelques années? Vous allez voir, c'est tout simple. De temps à autre, nous vous présenterons une photo ou un article de journal sur un sujet susceptible de susciter chez vous une émotion. Parfois, vous tomberez sous le charme. À d'autres occasions, vous resterez peut-être un peu sur votre faim. Tout ce que vous aurez à faire, c'est de vous demander si ce que vous verrez ou lirez vous donne envie de vivre l'expérience qui vous est présentée. Même nos élus ont le droit d'y participer.

Pour vous donner une chance de vous familiariser avec ce nouveau jeu, nous allons commencer tout doucement.

Voilà.



Nous vous présentons cette photo. Cliquez dessus. Regardez-la bien attentivement. Mémorisez les détails et imaginez que ça se passe juste devant chez vous. Laissez aller votre imagination. Divaguez. Faites le vide. Respirez à fond, retenez votre souffle, puis expirez tout doucement.

Maintenant, rendez-vous à l'image suivante et cliquez dessus.



















Que ressentez-vous à la lecture de l'exergue de cet article du New York Post du 12 septembre 2008 intitulé "
La concupiscence hassidique provoque un affrontement culturel à propos des cyclistes sexy"? Vous hésitez à vous prononcer sans avoir d'abord lu l'article complet? C'est très sage. Alors, lisez-le à votre aise en cliquant ici

Avant que vous nous fassiez part de vos impressions, laissez-nous vous donner deux indices.

Indice 1: L'histoire que vous venez de lire se passe à Williamsburg (Brooklyn, New York), l'une des trois enclaves ultraorthodoxes que messieurs Michael Rosenberg et Mayer Feig ont fait visiter en juin 2005 à certains de nos élus, à des membres des forces policières et à des fonctionnaires d'Outremont. À n'en pas douter, tout ce beau monde est revenu enchanté par ce qu'il a vu. Et vous?

Indice 2: Lors de l'assemblée du conseil d'arrondissement d'Outremont de septembre 2008, la mairesse Cinq-Mars a annoncé avec tambour et trompettes l’aménagement d’une "piste cyclable protégée" sur le Chemin de la Côte-Sainte-Catherine et accessible au printemps 2009.

Une question à choix multiple:

Qu'est-ce qu'une piste cyclable "protégée" pour la mairesse?

A) une piste munie d'un toit d'abribus pour arriver au bureau au sec
B) une piste bordée de verre givré pour préserver les hassidim des excès hormonaux
C) une piste dont les bornes de stationnement sont munies de distributeurs de
condoms


À vous de jouer, maintenant.

vendredi 12 septembre 2008

LE SHABBAT DES GOY


Le 9 juillet dernier, M. Moshe Englander était interviewé dans un reportage présenté sur les ondes de TVA. L'entrepreneur immobilier Bobov responsable du projet d'agrandissement de la synagogue du 5363 Hutchison jurait alors que sa synagogue n'accueillerait pas plus de fidèles que les 30 qu'elle compte actuellement. C'était d'ailleurs une condition imposée par l'arrondissement pour autoriser la dérogation au zonage strictement résidentiel. Mais au fait, parle-t-on de 30 fidèles par heure ou par jour? Bien malin qui pourrait avoir l'heure juste. Écoutez l'entrevue radiophonique avec Benoît Dutrisac.

Avant hier, ce même M. Englander a toutefois donné un bout de la réponse en tenant un discours bien différent au journaliste Jeff Heinrich. En se confiant à The Gazette, le dirigeant Bobov a laissé échapper cette phrase: "
Plus de gens ne signifie pas plus de circulation. Nous marchons pour nous rendre à la synagogue les jours de Shabbat et les jours de fête".

Tiens! Tiens! La dérogation n'est même pas assurée qu'Englander fait déjà allusion à un plus grand nombre de fidèles dans sa synagogue. Il nous semblait bien aussi que ça ne tenait pas debout d'engloutir 400 000$ pour simplement permettre à 30 fidèles d'être plus à leur aise. Qui pense que nous avalerons cette couleuvre?

La maison mère Bobov qui regroupe 50 000 fidèles à Brooklyn (Boro Park)n'envisage certainement pas de dilapider près d'un demi million de dollars pour trois dizaines de coreligionnaires de son satellite de Montréal. Voyons donc!

Institution religieuse Bobov à Boro Park

Puisque l'entrepreneur Bobov y fait allusion, parlons-en des problèmes de circulation que nous vivons partout où il y a des synagogues en milieu résidentiel.

Sachez, M. Englander, que ce n'est pas la journée du Shabbat qui nous préoccupe. Au contraire.
Lors du Shabbat, c'est nous qui pouvons enfin fêter puisque vous laissez vos grosses fourgonnettes à la maison pour faire cette toute petite marche de santé de quelques minutes jusqu'à votre lieu de culte.
Ce qui est tout à fait insupportable, ce sont plutôt les six autres jours de la semaine où règne le "free-for-all" sur nos rues. On en a déjà plus que soupé de tous ces véhicules stationnés en double au mépris du bien-être des résidents et de la sécurité routière. Les limites sont aussi dépassées lorsque tous ces ultra religieux envahissent les stationnements réservés aux résidents munis de vignettes. Même le pieux Eliezer Frankfurter, le beau-frère de Michael Rosenberg nous a raconté le plus naïvement du monde qu'il se foutait bien des stationnement réservés des résidents et qu'il avait le choix de payer l'amende (cliquer pour voir le vidéo)... qu'il fera peut-être annuler par la suite!

Il faut aussi comprendre que 30 ultra religieux qui fréquentent une synagogue ça ne veut pas dire seulement 30 déplacements par jour sur la rue. Ce nombre doit être multiplié par deux, voire par trois, puisque ces fidèles se font un devoir de venir y prier plusieurs fois par jour.

Si encore la nuisance s'arrêtait là. C'est oublier qu'en plus, les lieux saints servent aussi d'écoles religieuses aux enfants qui peuvent y étudier jusqu'à tard le soir. Chaque jour, uniquement sur le tronçon Saint-Viateur et Fairmount de la rue Hutchison, nous dénombrons quotidiennement jusqu'à 65 autobus scolaires (au deux-tiers vides). Cliquer ici pour voir le défilé d'autobus jaune du 15 août 2008, entre 9h17 et 14h 47
. En passant, ces autobus jaunes mis à la disposition de jeunes et d'adultes ultra orthodoxes circulent régulièrement depuis 6h38 jusqu'à... 23h00!

Autobus scolaire hassidique stationné illégalement durant plusieurs heures sur la rue Hutchison.

Alors lorsque M. Englander nous serine que cet agrandissement en zone strictement résidentielle sera une amélioration pour tout le voisinage et que cela ne dérangera personne, il peut toujours repasser. Nous avons déjà connu ce type d'amélioration et préférons franchement passer un tour.

En revanche, lorsque le Bobov avoue que la synagogue a désespérément besoin de rénovations majeures, il s'agit d'une vérité de La Palice. Nous ne pouvons qu'acquiescer. Faites-en des rénovations pour retaper ce taudis insalubre, M. Englander. Ce ne sera vraiment pas un luxe. Mais un agrandissement, ce serait bafouer les droits inscrits des résidents. Au lieu de gaspiller votre demi-million sur notre rue résidentielle, vendez votre immeuble sur Hutchison pour en faire des logements et
allez donc vous installer là où c'est déjà permis. Ce sera de l'argent bien mieux investi. Et ne venez surtout pas pleurer sur votre sort.

Nous ne devrions même pas avoir à nous battre pour que les autorités fassent respecter le règlement de zonage en vigueur. Malheureusement, quel politicien ne craquerait pas devant des fondamentalistes religieux en odeur de "sainteté"? Il y a des limites à tout. Même au lobby et aux pâtes molles que tous les citoyens (pas seulement la minorité ultra pieuse) élisent. BASTA!

BOBOV: S'AGRANDIR POUR PALLIER LA PANNE DE FERTILITÉ?

Voici la lettre qu'un citoyen du Plateau a fait parvenir au journal The Gazette à la suite de l'article de Jeff Heinrich publié le 9 septembre 2008 et intitulé Run-down synagogue wants to grow .


As a resident of Mile End (next to Outremont) I read with interest Jeff Heinrich's article about the proposed Hassidic synagogue expansion. I pity residents who find themselves living near one of these Hassidic synagogues: they are invariably on otherwise quiet residential streets, they are unkept, in violation of municipal bylaws, and they are noisy year-round and late into the night.

It is disingenuous for Bobov sect Moshe Englander to claim that his community is not growing. To anyone who can count, it should be clear that the numbers of these religious zealots are expanding rapidly: look at the number of children they have.

Heinrich quotes a resident of Outremont, Pierre Lacerte, describing him as an "anti-Hasidim campaigner ...who is fighting a court battle over alleged harassment of a separate congregation of Hasidim". I have followed Mr. Lacerte's blog and his activities for a while. There are Hassids that want him to stop focusing on Outremont's legal laxness and favouritism and their violations of bylaws (especially parking and building) in the borough. Lacerte's misfortune of having a synagogue across form his house puts him in this situation. A prominent member of the Belzer synagogue, Michael Rosenberg, says that if Lacerte shuts down his blog and stops denouncing their abuses, he will drop charges against Lacerte. This is none other than a SLAPP (Strategic Lawsuit Against Public Participation, where legal action tries to silence critics by burdening them with the cost of a legal defense until they abandon their public opposition.

P.S.: Le nom de l'auteur de cette lettre sera connu lors de la publication de son contenu dans les pages du quotidien anglophone. À surveiller!

mercredi 10 septembre 2008

LE MYSTÈRE DES BAS BLANCS

Le 7 juillet dernier, lors de la soirée de consultation publique sur l’agrandissement de la synagogue de la rue Hutchison, les autorités du Plateau ont cherché à nous convaincre que les dirigeants et les fidèles de la synagogue Gate of Bobov n’avaient rien à voir avec les autres sectes hassidiques de la rue et du quartier. Pourquoi sentaient-elles le besoin de faire cette dissociation?

C’est très simple. Depuis un bon bout de temps, la plupart des autres sectes hassidiques du coin ont eu fort mauvaise presse dans les médias.

Dortoir illégal chez les Satmar, à l’angle de Saint-Viateur et Hutchison, synagogue illégale deux pas plus à l’ouest sur Saint-Viateur, travaux illégaux, coupe d’arbre,
non-respect des ordonnances des inspecteurs municipaux à la synagogue de Michael Rosenberg sur Hutchison, sans compter la longue et pénible saga qui avait opposé les citoyens de la rue Jeanne-Mance à la congrégation Belz.

Au cours de la première semaine de septembre, c’est la mairesse Fotopulos qui reprenait le flambeau en expliquant sur les ondes de Radio-Canada qu’on ne peut pas pénaliser une synagogue parce que les dirigeants d’autres synagogues du quartier pensent que les lois ne s’appliquent pas à eux.

Hier, c’était au tour du quotidien The Gazette. Dans l’article de Jeff Heinrich, M. Moshe Englander (sur la photo), l’entrepreneur immobilier Bobov responsable du projet d’agrandissement, cherche à prendre ses distances d’avec les autres sectes hassidiques : "Notre communauté... n’est composée que de descendants de la congrégation Bobov de Galicie occidentale. Aucun autre groupe hassidique ne la fréquente."

Le journaliste Jeff Heinrich explique de façon très terre-à-terre la différence entre les Bobov et les autres groupes hassidiques. "Les adeptes Bobov portent leurs chaussettes blanches par-dessus leur pantalon alors que les autres les portent à l’intérieur." Bon sang! La différence crève les yeux. Comment se fait-il que nous ne l’ayons pas remarqué nous-mêmes? On comprend beaucoup mieux maintenant pourquoi les uns ne
fréquentent pas les autres.

Mais dites-nous une chose. Si une secte hassidique ne côtoie pas l’autre, comment se fait-il que dans la vie, le Belz Michael Rosenberg et les Bobov Mayer Feig et Moshe Englander marchent main dans la main?
Rosenberg et Feig sont les deux principaux administrateurs du Jewish Orthodox Community Council. C’est aussi Michael et Mayer qui ont, ensemble, généreusement organisé pour nos élus, nos forces policières et nos fonctionnaires d’Outremont le beau voyage dans les trois enclaves hassidiques de New York.

Comme Michael, Mayer fréquente religieusement le poste de police 24.




Par ailleurs, c'est certainement par erreur qu'on avait oublié de nous dire que notre voisin Englander travaillait pour notre bon ami Michael Rosenberg.
Cliquer sur la photo.










Et c’est sûrement sans s’en être parlé que Rosenberg et Feig frayent allègrement dans l’entourage du premier ministre Harper.

N'est-ce pas ici Mayer Feig posant avec le premier ministre Harper? Et que peut bien contenir la boîte blanche portant l'inscription "Fragile"? Serait-ce une urne électorale spécialement aménagée pour la communauté hassidique?


C’est fou ce que le hasard peut réunir des gens qui, au départ, n’avaient pourtant rien en commun, non?

vendredi 5 septembre 2008

JULIUS, LE JUDAS DE MICHAEL

Le 14 juillet dernier, Julius Grey, l'avocat de Michael Rosenberg, a publié dans le Journal de Montréal un article qui a certainement fait bondir son richissime client.

Après avoir payé le prix fort pour s'attacher les services du Justicier du ghetto
qui devait me faire un mauvais parti, voici que Julius crache dans la main de celui qui l'a nourri.

À la lumière de trois récents jugements, la liberté d'expression reprend ses titres de noblesse et la rectitude politique mord la poussière. Julius Grey soutient aujourd'hui "
qu'il n'y a plus de tabous et que seule la propagande haineuse définie de façon très étroite est sujette à sanction".

Le juriste qui n'avait pas hésité une seconde à me signifier tout à fait abusivement une mise en demeure de 100 000 $ pour des propos qu'il savait pertinemment n'être ni racistes, ni antisémites, semble aujourd'hui faire amende honorable. Cliquer ici pour voir mes antécédents racistes affichés à la Une du journal La Presse en...1981 (notez que le PDF compte deux pages)

Comme pris de remords. le plaideur déplore maintenant "
qu'au nom des droits des soi-disant victimes, nous sommes prêts à briser des carrières, à imposer des sanctions monétaires et utiliser le droit pénal contre ceux qui rechignent à l'orthodoxie". C'est toute une conversion, ça, mes amis!

Pincez-nous quelqu'un! Si j'étais Michael Rosenberg, je lui pèterais une ultrasainte colère. Alors que ce dernier tente désormais d'extorquer mon silence en me collant une poursuite totalement injustifiée au criminel, les nouveaux propos de Julius apparaissent comme une gifle lancée au visage du ploutocrate hassidique.

Ouille! Ouille! Ouille! Que je ne voudrais donc pas être là lorsqu'il croisera le procédurier qui vient de le trahir.

mercredi 3 septembre 2008

MALAISE À OUTREMONT: UN TOUT NOUVEAU REPORTAGE DE RADIO-CANADA

Un an après notre passage à la Commission Bouchard-Taylor, l'arrondissement d'Outremont n'est certainement pas devenu la capitale québécoise des accommodements raisonnables. Que non!

En dépit de nos efforts pour amener les autorités d'Outremont à comprendre qu'il n'est plus possible de maintenir un régime de deux poids deux mesures selon la confession des résidents, Marie Cinq-Mars ne veut rien entendre.

Même le tout récent jugement
de la Cour municipale semble tout simplement non avenu aux yeux de la mairesse qui continue de jouer à l'autruche en s'imaginant que nous n'y voyons que des plumes.

N'essayez pas de lui faire admettre que sous ses ordres, son service de sécurité publique persiste à favoriser certains citoyens au détriment d'autres. Des billets de courtoisie "gratos" pour les uns et des contraventions de 42$ pour les autres? Ben voyons donc! Aux yeux de la mairesse et de Louis Moffatt, ce sont des ragots de mauvaises langues de vipères.

Nous vous invitons à visionner Malaise à Outremont, ce reportage de la télévision de Radio-Canada qui a été diffusé hier (2 septembre 2008) dans le cadre du Téléjournal de 18 h. Il en dit long sur l'état de la situation au sein de l'arrondissement et sur l'aveuglement délibéré de nos dirigeants.

On s'en reparle.

P.S.: notez qu'un des intervenants dans ce reportage a été mal identifié. Il s'agit de M. Georges Labrecque qui a malencontreusement été rebaptisé Claude Gladu. Quant au couple hassidique de la rue Hutchison, il a vraisemblablement préféré garder l'anonymat.

BULLETIN SPÉCIAL : GARE AU GORILLE!

Nous interrompons momentanément nos émissions
afin de diffuser ce bulletin spécial provenant du
département de la Santé et sécurité publique d'Outremont


Tous les résidents de l'arrondissement d'Outremont sont appelés à verrouiller les portes de leurs résidences et de leurs commerces et à barricader toutes les issues donnant accès à leurs propriétés, écoles et lieux de culte. Les autorités de la sécurité publique incitent également tous les citoyens dans la force de l'âge à contacter sur le champ leurs vieux parents et leurs petits enfants afin de s'assurer qu'ils ne s'aventurent sous aucun prétexte hors de leurs foyers. Il en va de leur sécurité.

L'alerte a été donnée ce matin, à la suite de la spectaculaire évasion d'un dangereux forcené.

À 9 h 03, cet avant-midi, alors qu'il comparaissait au palais de Justice de Montréal, Pete, alias Le Gorille blanc, a rompu d'un coup sec les lourdes chaînes qui entravaient ses chevilles et poignets velus.

En moins de temps qu'il en faut pour crier Banane!, l'imposant malfrat a réussi à semer la forte escorte policière qui l'encadrait dans le box des accusés. Sautant sur la main courante des longs escaliers mécaniques de l'honorable édifice, le criminel a glissé jusqu'à la rue Saint-Antoine avant de prendre la clé des champs et de disparaitre dans le dédale de ruelles du quartier chinois.

Le redoutable anthropoïde au Kodak mesure plus d'un mètre soixante-cinq au garrot et pèse 135 kilos avant de faire ses ablutions. On le sait friand de grosses légumes. Il a un faible pour les délinquants récidivistes et les roitelets de la jungle urbaine qui se sentent au dessus des lois dans leurs ghettos. Les arracheurs d'arbres matures doivent s'en méfier tout particulièrement. Pete le Gorille blanc devient très irascible lorsque l'on s'en prend à la végétation qui constitue son habitat naturel.

Si vous l'apercevez entre les branches, ne vous en approchez surtout pas. Appelez sans tarder Marie Cinq-Mars, la seule personne en autorité sur le territoire qui soit en mesure de le calmer, de l'amadouer et de le rouler dans la farine.

dimanche 31 août 2008

ATTACHEZ VOS CEINTURES DE CHASTETÉ. ON PART EN VOYAGE AUX... USA


Puisque la mairesse Cinq-Mars a comme consigne de ne pas révéler qui a défrayé la balade d'une valeur de 9 000$ entreprise en juin 2005 dans les terres saintes de New York,   nous avons décidé de vous amener gratuitement en voyage dans ces mêmes endroits qu'ont visités nos bons élus qui sont restés marqués, bouleversés et transis d'émotions à la suite de ce qu'ils ont vécu et ressenti sur place.

Attachez vos ceintures (de chasteté?), nous partons en direction de l'enclave hassidique de Kiryas Joel, la ville paradisiaque réservée exclusivement aux membres élus de la secte hassidique qui se développe à la vitesse Grand V à moins de 30 minutes de New York. Nous ferons également escale à Boro Park, en plein coeur de Brooklyn.

Après ce petit voyage à rabais, si vous croyez toujours que le sujet des accommodements religieux ne vous touchera jamais parce que vous vivez actuellement protégés dans les hauteurs d'Outremont, nous avons des petites nouvelles pour vous.

KIRYAS JOEL


Kiryas Joel est presque la terre promise. Pour cette partie du voyage, nous vous proposons une vidéo préparatoire absolument essentielle (cliquer sur la vidéo ci-bas) pour comprendre ce que nos élus, nos forces policières et nos fonctionnaires municipaux auraient pu tirer comme enseignement à la suite de leur escapade s'ils n'avaient pas choisi de fermer les yeux sur toutes les irrégularités qui se produisent dans cette enclave théocratique qu'ils ont visitée vraisemblablement en partie grâce au JOCC et à l'impayable Michael Rosenberg.

Cette enclave est constituée de hasidim Satmar. La communauté Satmar est présente à Outremont. Son représentant le plus connu est sans doute Alex Werzberger. Le dirigeant Satmar est le porte-parole de la communauté hassidique d'Outremont. La plus importante synagogue Satmar de l'arrondissement se trouve au coin des rues Hutchison et Saint-Viateur. Maintenant, cliquez sur le reportage réalisé par l'émission américaine culte 60 Minutes et ouvrez grand vos oreilles. On s'en reparlera.
 

P.-S.: prenez note que ce reportage a été réalisé il y a plus de dix ans et que les données concernant la population de Kiryas Joel doivent aujourd'hui être multipliées par au moins 250%.



Cliquer sur la flèche pour voir le reportage
Avertissement: âmes sensibles, s'abstenir.


BORO PARK

Nous vous convions maintenant à faire une petite tournée de Boro Park, à Brooklyn. Suivez le guide (spirituel?)


Avec sa population d'un quart de million d'ultraorthodoxes, Boro Park constitue la plus grande concentration en dehors d'Israël.

Jouissant d'un taux de fécondité de 6,72 enfants par famille, le royaume hassidique de Boro Park connait une croissance fulgurante (cliquer sur la carte de Boro Park). Chaque point rouge indique l'emplacement d'une institution religieuse)

Jusqu'à il n'y a pas si longtemps, le petit royaume ultra pieux était contenu, d'est en ouest, entre les 12e et 18e Avenue, puis du nord au sud, de la 40e à la 55e Street.

Aujourd'hui, il déborde de tout bord tout côté, envahissant Boro Park depuis la 8e jusqu'à la 22e Avenue et de la 36e à la 68e Street. On y trouve aujourd'hui des ultra orthodoxes Bobov, Belz, Ger, Satmar, Stolin, Wiznitz, Munkacz, Spinka, Klausenberg, Skver et Puppa
.

Il va de soi qu'une telle population d'ultra religieux ne se remarque pas uniquement dans la faune des piétons et des automobilistes qui sillonnent le quartier. L'environnement bâti y est fortement imprégné des valeurs prônées par la structure rabbinique en place.

En déambulant dans la "Torah Square Mile" de Boro Park, où que vous jetiez l'oeil, vous tomberez immanquablement sur l'une ou l'autre des dizaines d'institutions religieuses ultraorthodoxes qui y ont pignon sur rue.





Un jeune hassidim au pas de course sur New Utrecht Avenue, son cellulaire à l'oreille. Les valeurs du 18e siècle s'accommodent désormais de la technologie du 21e siècle.



 
Entre la 38e Street et la 53e Street, vous pourriez aisément rebaptiser la 14e Avenue Theocracy Avenue tant les synagogues, les yeshivas et les écoles religieuses pullulent et prédominent dans le paysage (cliquer ICI pour faire la visite guidée de Theocracy Avenue.  Vous découvrirez l'insoupçonné... et le nombre impressionnant d'immeubles religieux qui constituent une véritable une haie d'honneur sur cette grande artère.

Les commerces non plus n'échappent pas à ce climat pieux.






Ici, un clinquant "Kosher Day Spa".









Oh! Oh! Le plus gros vendeur de souccahs au monde! Une adresse à retenir, Madame la mairesse. Ça risque de servir de plus en plus dans votre arrondissement... et au Sanctuaire du Mont-Royal.




Les vendeurs d'argenterie sainte sont aussi au rendez-vous.

 



Les marchés cachères abondent, bien sûr, mais 
pas les... photographes de mamans hassidiques!

Une seule déconvenue, cependant: nous avons vu de nos propres yeux un policier sans coeur donner une vraie contravention à un fidèle stationné illégalement . À Outremont, ça ne se passerait pas comme ça, je vous en passe un... billet de courtoisie! 

Confrontés à un épisode comme celui-ci, on comprend mieux les dirigeants hassidiques de vouloir quitter New York pour venir s'établir de ce côté-ci de la frontière.
Nous vous reviendrons dans quelques jours pour la suite et... plus encore.

jeudi 28 août 2008

TRIAGE DE RÉSIDUS À OUTREMONT

Cela fait des lustres que les autorités municipales d'Outremont distribuent à qui mieux mieux des billets de courtoisie à certains membres de la secte hassidique alors que tous les autres citoyens commettant les mêmes infractions se voient condamnés à payer des contraventions de 42 $.

Alors que les médias commencent à s'emparer de la nouvelle du jugement de la Cour municipale qui vient d'acquitter Madame Céline Forget, la mairesse Marie Cinq-Mars et sa ribambelle de conseillers refusent obstinément de commenter cette histoire scandaleuse que nous dénonçons publiquement depuis belle lurette. Les journalistes qui grattent le bobo que Marie Cinq-Mars a en plein milieu du visage n'obtiennent, comme réponse, qu'un "No comment".

Pour qu'une seule et même justice soit appliquée à l'ensemble des citoyens d'Outremont, faudra-t-il que tous les Tremblay de l'arrondissement se fassent circoncire et se laissent pousser des rouflaquettes? Les Beaudoin devront-elles se faire raser la tête et porter perruque?


Il y a vraiment de quoi sourire lorsque l'on jette un coup d'oeil à la page 7 de la toute dernière édition du journal Le Point d'Outremont (cliquer sur la photo)
.

Juste en dessous de l'article qui annonce que Madame Forget vient d'avoir gain de cause contre la Ville de Montréal, cette dernière se pète les bretelles avec sa publicité à caractère sociétal. "Nous prenons vos résidus verts en main". On veut bien que vous occupiez des détritus qui vous donnent un petit côté écolo BCBG. C'est génial. Mais les problèmes à régler ne sont pas que vert, Madame Cinq-Mars.

On n'arrêtera pas de vous le répéter. Cessez de jouer à l'autruche et prenez donc aussi en main vos résidus confessionnels
qui n'ont pas leur place dans la vie du quartier
. On pourrait finir par vous aimer, voire, vous soutenir.

samedi 23 août 2008

PAR-DELÀ ROSENBERG, LE COURAGE

Il est parfois dans la vie des coïncidences si incroyables que l’on se dit que les choses devaient inévitablement se produire.

Cet été, alors que les citoyens prenaient leurs vacances, Marie Cinq-Mars, notre impayable mairesse, a profité des pluies abondantes pour se mettre à l’écriture.

Avec sa plume de couventine, la mairesse d’Outremont a procédé au lancement de son tout nouveau bulletin d’information. Dans son paragraphe d’introduction, elle nous révèle le nom qu’elle a mignonnement donné à son bulletin. Il s'appellera Au pied de la montagne. La mairesse fait aussi référence à la devise latine de l'arrondissement: Ultra montem fortitudo qui signifie: Par-delà la montagne, le courage.

Jamais le nom de son bulletin et la devise d'Outremont n’auront autant été le reflet des forces maléfiques et salutaires qui s’affrontent actuellement dans l’arrondissement. Par quelle magie tout cela se met-il en place? Bien sûr, ça nous prenait un Michael Rosenberg.


En français, « Rosenberg » signifie « Montagne de roses ». Avec cette nouvelle donne, le nom du bulletin de Marie Cinq-Mars devient
Au pied de la Montagne de roses! Marie Cinq-Mars et ses conseillers municipaux sont, de fait, littéralement à plat ventre au pied de Michael Rosenberg.Toutes les « décisions » des élus débouchant sur des passe-droits aux hassidim (billets de courtoisie, tolérance des synagogues illégales, non destitution du délinquant récidiviste qui siège allègrement au comité intercommunautaire, etc.) laissent entendre que nos élus fantoches se font dicter la ligne à suivre par les dirigeants de la secte ultra orthodoxe.

La devise outremontaise ne donne pas sa place non plus.
En français, Ultra montem fortitudo pourra dorénavant se traduire comme ceci : « Par-delà Rosenberg, le courage! »

Voilà ce qu’il manque à nos élus. Le courage de se tenir debout et de ne pas se laisser dicter la ligne fondamentaliste à suivre.

Hélas, il semble que depuis plus de 30 ans, nos élus municipaux se sont toujours sentis obligés de rester dans les bonnes grâces des extrémistes religieux qui ghettoïsent à qui mieux mieux le cœur d’Outremont.

Ce réflexe d'à-plat-ventrisme
est remarquable chez Marie Cinq-Mars, comme il l'a été chez les Harbour, Unterberg et Pomminville. Même Jérôme Choquette qui, pour quelques têtes brûlées, n'avait pas hésité à faire appliquer la Loi des mesures de guerre à la grandeur du Québec, s'est révélé d'une mollesse incroyable devant les exigences inadmissibles des dirigeants ultras religieux. Mais pour engranger les votes d'une minorité d'extrémistes religieux, qu'est-ce que tout ce beau monde ne ferait pas?

Quant à l'invitation de la mairesse Cinq-Mars à la participation active des citoyens dans les affaires de l'arrondissement, ça marche en grande... tant qu'il s'agit de la flatter dans le sens du poil et qu'on ne pose pas de questions embarrassantes. Vive la démocratie... sélective!

jeudi 14 août 2008

JUGEMENT DE COUR: LES AUTORITÉS D'OUTREMONT PRISES EN FLAGRANT DÉLIT

Le double standard en matière de stationnement, ça vous dit quelque chose?

En novembre 2007, lorsque nous avons présenté notre mémoire à la Commission Bouchard-Taylor (
cliquer ici et rendez-vous à la page 5), les autorités municipales d'Outremont ont nié avec véhémence faire du favoritisme en faveur de la communauté hassidique.

À l'époque, à voir l'air outré des élus municipaux, on se serait cru devant un chapelet de vierges offensées. Qu'importe que nous soyons un conducteur hassidique, catholique, athée ou pépère,
nous jurait-on, le traitement était le même pour tous. En dépit des preuves que nous avons alors avancées, on nous accusait de tous les maux, même d'antisémitisme.

Eh! bien, chers citoyens d'Outremont, nos vierges municipales ont enfin perdu leur pucelage. Et pour de bon, s'il vous plaît.

Cette fois, c'est l'honorable juge Sophie Beauchemin qui nous a appris que des résidents hassidiques reçoivent encore et toujours des notes de courtoisie plutôt que des contraventions lorsque leurs voitures sont en infraction.

Le procès en question opposait la Ville de Montréal à Madame
Céline Forget, l'ex-conseillère municipale qui, depuis dix ans, subit menaces de mort, vandalisme à répétition (cliquer sur la photo récente de sa voiture), harcèlement, poursuites multiples pour avoir réclamé et obtenu sans aucun appui de l'arrondissement (bien au contraire), la fermeture de la synagogue illégale Amour pour Israël qui avait pignon sur rue au coin de Lajoie et Durocher.

En lisant le jugement complet, vous apprendrez que les autorités traitent toujours certains membres de la secte hassidique aux petits oignons.

Vous serez peut-être aussi tentés de conclure que les autorités font tout ce qu'elles peuvent pour se venger de la vigilance dont fait preuve Madame Forget dans le royaume du deux poids, deux mesures qui est de mise dans notre bel arrondissement. On va jusqu'à la poursuivre en justice simplement parce qu'il lui arrive de regarder si, dans l'exercice de leurs fonctions, les autorités policières conservent la bonne habitude de coller des contraventions de 42 $ aux citoyens ordinaires et de 0,00 $ à certains hassidim.

C'est pas beau. La mairesse Marie Cinq-Mars poussera-t-elle l'affront jusqu'à accuser l'honorable juge
Sophie Beauchemin de dire n'importe quoi? Mieux encore. Elle pourrait l'accuser d'antisémitisme. Nous voudrions bien voir ça. Courage! Marie. Dites-lui donc ce que vous ne vous gênez pas pour nous dire à nous, vulgaires citoyens que nous sommes.

dimanche 10 août 2008

ALLO, POLICE? ICI MICHAEL ROSENBERG. ON FAIT DES TRAVAUX ILLÉGAUX DEVANT MA SYNAGOGUE. AU SECOURS!

Aujourd'hui, c'est dimanche, journée du Seigneur... pour les catholiques pratiquants.

Michael Rosenberg a dû se laisser dire que les catholiques n'avaient pas le droit de bosser le dimanche. Voyez un peu...

Son fils Martin n'avait pas réussi à prendre en défaut un citoyen qui les dérange dans leurs activités clandestines, Michael, s'estimant bien plus malin que son rejeton a donc choisi de le coincer lui-même. Dimanche serait la journée rêvée pour m'attraper dans ses filets. Today was to be the day!
Il s'en frottait déjà les mains.

En début d'après-midi, Michael Rosenberg est sorti de sa synagogue du 5253 Hutchison. Il s'est aventuré jusqu'au milieu de la rue et s'est immobilisé entre les pots de fleurs qui séparent les deux voies (cliquer sur la photo pour voir où il se trouvait). Il était juste devant sa victime. Le conducteur d'un gros véhicule noir s'est arrêté à sa hauteur. Dommage, nous n'avions pas notre appareil sous la main.

Pendant que le citoyen bricoleur était perché sur ses échafaudages, le président de Rosdev le regarde du coin de l'oeil et, feignant téléphoner, il le prend en photo (ou le filme, va savoir). Fier comme un gosse, il est reparti tout jouissif.


Il semble que le roitelet du super ghetto ait pris goût au plaisir de la photographie. L'aurions-nous contaminé? Lui qui menace de harcèlement criminel justement parce qu'on l'immortalise contrevenant aux lois et règlements de la société civile, il semble s'être piqué au jeu.

Ragaillardis par son exemple, deux de ses sbires qui se trouvaient à l'intérieur de la synagogue se sont mis à filmer à leur tour et à dire que nous n'avions pas le droit de travailler le dimanche. Voyant qu'ils nous cherchaient, France et Michel, deux de nos bons voisins leur ont demandé de se calmer le pompon et se sont offert d'appeler la police pour moi.


Mais puisque nous n'avions pas de temps à perdre, nous avons décliné leur offre.



Voici les deux hassidim qui ont cru pouvoir nous intimider en me filmant (cliquer sur la photo) avec leur cellulaire.












L'un d'eux, moins en rondeur, mais plus frondeur a carrément traversé la rue et s'est appuyé sur la voiture d'un autre de mes voisins pour filmer de plus près et pour faire la bravade.

Là encore, un autre de voisins
est intervenu. Ayant assisté à la scène, il s'est lui aussi proposé pour donner son aide si nous avions besoin d'un témoin. Nous devrons bientôt faire un méga party de témoins. Peut-être nous faudra-t-il louer le centre intergénérationnel d'Outremont si nous voulons faire entrer tout ce beau et bon monde.

C'est peu de temps après ces épisodes que le plaisir a vraiment commencé.

Une voiture de police du poste 24 s'est arrêtée devant le 5258 Hutchison. Avant que le couple de policiers n'ait le temps d'ouvrir la bouche, nous leur avons dit: "C'est sûrement notre bon ami Rosenberg qui vous envoie". En plein dans le mille! Michael les avait ameutés parce qu'un goy faisait des travaux un dimanche. "Vite! Vite! Police. Vous allez pouvoir le pogner. Il est suspendu à ses échafaudages!"


Quand ces policiers (très charmants, soit dit en passant) ont vu que nous avions un permis tout beau tout propre, que nous vissions des planches de bon pin frais sur mon balcon, que nous ne faisions ni du marteau piqueur sans permis, ni de coupe d'arbres matures comme venait de le faire le bon citoyen Rosenberg deux semaines plus tôt devant chez moi, ils nous ont fait un grand sourire et... nous ont donné leur bénédiction. Après tout, c'était dimanche!

Croyant avoir fait un coup fumant, Michael Rosenberg n'a pas pu résister. Comme le font souvent les pyromanes, le nabab est revenu sur les lieux du crime pour voir de ses yeux le résultat de sa dénonciation. Il s'attendait à trouver un chantier désert.

Quand notre copain Fernando l'a vu passer dans sa nouvelle Lexus noire, nous étions perchés dans les échafaudages, outils à la main. Michael n'avait manifestement pas la tête à la fête. Il a filé à l'anglaise sans même s'arrêter ni donner un petit coup de klaxon.

Dommage. Nous lui aurions bien payé une bonne Récidive
, cette bière produite à Dunham que l'on dirait brassée spécialement pour lui. On se reprendra, Mike! Nous la gardons au frais.

vendredi 8 août 2008

MARTIN LE MATAMORE

Le grand balcon du deuxième étage de notre triplex commençait à avoir mauvaise mine. Et comme nous avons un brin d’orgueil, que nous aimons notre immeuble et notre voisinage, aujourd'hui, c'était le coup d'envoi de travaux de rénovation.

À 15 h, alors que du haut des échafaudages, nous discutions avec Madame Cloutier, une voisine, qui c’est qui sort de la synagogue des Rosenberg? Ma parole! Mais c’est Martin lui-même en personne. Il traverse la rue, se dirige droit sur nous, interrompt notre conversation et lance ceci: «On fait des gros travaux à ce que je vois. Il est où votre permis?» Madame Cloutier n’en croit pas ses oreilles.

Ce n’est pas parce que lui et son père se foutent éperdument des règlements que tout le monde est atteint de la même déviance délinquante qu'eux. Si tout le monde agissait comme eux, la société s'auto détruirait. Ce serait le chaos et l'anarchie totale.

Vous n'imaginez même pas notre plaisir lorsque nous lui avons dit de s’ouvrir les yeux et de regarder le beau permis blanc et vert qui était collé dans la fenêtre du salon. Il a pris son air. Et devant deux femmes, en plus! Faisait pitié.

Nous étions tout de même étonnés de sa hardiesse et de sa témérité. Après tout, rappelez-vous. Martin et son père ont porté contre moi une plainte criminelle, alléguant qu’ils me redoutaient au point de craindre pour leur sécurité, celle de leur famille et pour leurs propriétés. Eh! Oh! Junior, à quoi tu joues? J’avais le marteau en main et le pied-de-biche à la ceinture. Si tu craignais vraiment que je puisse te faire un mauvais parti, t’as vraiment pas choisi ton jour pour venir faire tes grimaces de paon à deux pas de ma porte. C'est quoi ton truc? Essayer une fois le suicide assisté? Pauvre Martin. Mais qui donc voudrait s’en prendre à un gringalet affublé d’une longue redingote élimée qui tombe sur ses frêles épaules? Peut-être que t'aimes qu'on te fasse mal, Johnny? Pour les phantasmes sado-maso, je vous le dis tout de suite, vous êtes à la mauvaise enseigne.

Outre Mme Cloutier, M. Dupuis et une troisième voisine ont
aussi été témoins de la scène peu reluisante. Quand Michael Rosenberg va apprendre que fiston a passé dix minutes sur le trottoir avec une femme qui n’était pas la sienne et qui lui mettait la main sur l'épaule, il ne va pas être content. Pourtant, ma voisine tentait simplement de lui faire entendre raison.

Martin à l'école de la vie en société: séquences croquées sur le vif du haut des échafaudages (cliquer sur les photos).

Au cours de cette conversation, Martin Rosenberg lui a fait une confidence qu’il souhaitait manifestement qu’elle me répète. « Si M. Lacerte ferme son blogue et arrête d’aller dénoncer mon père aux assemblées du conseil d’arrondissement, nous sommes prêts à laisser tomber notre plainte au criminel. » C'est la même chose que son père avait relatée au sergent-détective du poste 24.

Ma voisine est prête à témoigner sur les propos qu’a tenus Martin Rosenberg. Madame Cloutier et Monsieur Dupuis aussi. Je vous le redemande. Faire chanter quelqu’un en utilisant des accusations criminelles, n’est-ce pas un acte criminel?

On se reverra en cour, Messieurs Rosenberg. L'affaire La Reine c. Lacerte débute le 3 septembre prochain. Avec le nombre de témoins qui s'ajoutent de fois en fois, ça risque de finir en party, cette affaire-là! Vivement septembre!