dimanche 26 septembre 2021

LES FINANCES À PHILIPE


Au milieu de l’été, les résidents d’Outremont qui habitent autour de la rue Fairmount ont reçu de l’administration Tomlinson une feuille 8 ½ par 11. Il s’agissait d’un «Avis important». L’équipe Projet Montréal/Outremont annonçait qu’elle suspendait les travaux de sécurisation des espaces qu’empruntent chaque jour des centaines d’enfants qui fréquentent trois écoles et un CPR de cette rue très achalandée aux heures d’entrée et de sortie des classes.

Avez-vous une idée du motif qu’a invoqué le conseil d’arrondissement pour mettre sur la glace ces interventions destinées à protéger nos enfants ? Tenez-vous bien. Dans son communiqué, le conseil Tomlinson écrit noir sur blanc que «ce report par l’arrondissement est motivé par des soucis de saine gestion financière». Oui, oui, vous avez bien lu : Tomtom, Pollak, Patreau et Magini nous disent qu’ils ont à cœur de  prendre grand soin de notre petit cochon collectif. Vous pouvez bien pouffer de rire !

À chacun ses priorités, hein messieurs? On suspend les travaux de sécurisation autour de trois écoles et on se paye un monument pour faire avaler des couleuvres au peuple.  Espérons que ce bon peuple se souviendra de vous.

Mais ce n’est pas parce qu’on rit que c’est drôle. Surtout quand on sait qu’au cours des quatre années de leur mandat, Tomlinson et ses conseillères se sont bien amusés avec les bidous des contribuables. 

Quand on apprend que Tomlinson ramasse la bagatelle de 104 812$ par an, Patreau, 77 927$, Pollak, 72 056$ et Magini, 67 805$, on ne s'étonne pas qu'ils trouvent que rien n'est trop beau pour eux. «Sky is the limit!». 

Au conseil, seul Jean-Marc Corbeil a catégoriquement refusé de voter en faveur de l'augmentation salarielle substantielle que Tomlinson voulait offrir à ses conseillères sur un plateau d'argent. Cette augmentation aurait pourtant permis à Corbeil de s'enrichir lui aussi. Mais touchant déjà 52 141$, il estimait que c'était plus que suffisant pour les conseillers du plus petit arrondissement de la métropole. 

Chez Philipe, quand on fête, oubliez la piquette! Ses conseillères Magini, Pollak et Patreau ont du gros fun noir avec nos sous.

Pour mousser leur soi-disant credo écologique, pour en mettre plein la vue en prévision de la prochaine élection ou pour faire oublier leur asservissement au lobby ultrareligieux, ils ont flaubé à qui mieux mieux.

Rappelez-vous. Tomlinson et sa suite ont commencé par gaspiller 20 000 $ pour une guinguette de quelques tables de pique-nique sur l’asphalte déserté de l’avenue Dollard. Méchant beau spot, toi ! En plein îlot de chaleur alors que le parc Raoul-Dandurand se trouve à deux mètres de là. 

Puis, il y a eu ces 32 000 $ pour faire peinturer une «murale». Pas une œuvre que l’on peut admirer sur un mur. Non. Sur l’asphalte d’un tronçon de l’avenue Bernard. Ce n’est pas tous les jours que l’on peut piétiner un travail « artistique ». Piétinez, citoyens. Piétinez, puisque c’est à vos frais !

Parlant de piétonnisation, Projet Montréal n’a pas hésité à griller un autre 200 000 $ sur cette même artère. C’est vrai que cela comprenait les blocs de béton peinturlurés, quelques amuseurs publics, un beau bac de sable, des chaises — qu’on se demande où elles seront empilées l’automne venu — et deux bouts de boyaux d’arrosage savamment percés pour rafraîchir des tables où les badauds ne pouvaient s’asseoir parce qu’elles étaient… détrempées ! Tout ça avec en prime des cyclistes qui ne respectaient pas l’interdiction de chevaucher leurs montures écologiques. Pas grave. Au moins, fini les maudits chars polluants !

Comme si les dépenses somptuaires ne suffisaient pas, Projet Montréal a jeté plus d’un demi-million par les fenêtres de la future synagogue de Michael Rosenberg, au coin de Champagneur et Bernard. C’était la façon pour le maire sortant d’espérer faire avaler au bon peuple qu’il s’est couché à plat ventre devant le lobby hassidique. Il n’a donc pas lésiné sur le granit « high standing » pour sa placette.


La semaine dernière, Tomlinson inaugurait sa placette qui porte désormais le nom de Monique Mercure. On peut se demander ce que l’illustre comédienne qui a brillé dans des pièces comme La saga des poules mouillées, La paix du dimanche et Tartuffe penserait d’être immortalisée devant la plus grande synagogue intégriste post-référendaire de l’avenue Bernard.

On ne s’étonnera pas que le maire sortant se soit contenté «d’une brève allocution sur la petite histoire de l’aménagement de la place». La patate est chaude à quelques semaines des élections.

Pour honorer la mémoire de cette illustre grande officière de l’Ordre national du Québec, peut-être devrait-on suggérer au prochain maire de l’arrondissement d’organiser, au fil des étés, une grande rétrospective des œuvres dans lesquelles l’actrice a été en vedette. Ce serait chouette, non, des projections nocturnes tous les samedis soir de la belle saison sur le mur de la placette du Théâtre Outremont ?

C'est un rendez-vous, les samedis soir de l'été prochain?



dimanche 12 septembre 2021

LE TSAR DU CORONA

Vous souvenez-vous quand l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décrété l’alerte internationale à la suite de l’éclosion de la COVID-19? C’était le 9 janvier 2020. Quand on sait la cascade de contraintes que cela a imposée à l’ensemble du monde, aussi bien dire que ça fait une éternité.

À Outremont, il aura fallu peu de temps avant que le virus frappe comme la foudre. Le 16 mars 2020, égal à lui-même, le nabab Michael Rosenberg  viole l’interdiction de rassemblements décrétée par le gouvernement et chope le virus. Il a été à ça d’en crever, mais c’est plutôt un de mes voisins hassidiques de l’avenue Durocher, qui sera officiellement reconnu comme le premier Montréalais à être terrassé par la maladie. 

Ce genre de mépris odieux avait alors fait monter la moutarde au nez de Philip Berlach, l’auteur du blogue No Dogs or Anglophones. Ce blogueur prolifique qui se considère «un sioniste et un membre en règle de la tribu» s’était insurgé contre ce qu’il considère l'attitude dangereusement arrogante de trop de membres de la communauté juive de Montréal : «Bien que nous nous attendions à ce que les Juifs ultra-religieux bafouent les règles - c'est, en fait, leur modus operandi -, il est peut-être plus décevant que la communauté dominante, y compris les rabbins, soit coupable d'un comportement volontairement négligent»
.*

Laissons aux gens pointés du doigt le soin d’assumer ou de récuser l’accusation, mais le constat de Berlach sur la conduite des dirigeants hassidiques était accablant de vérité.

Hélas, la sortie du blogueur n’a eu strictement aucun effet sur le terrain. En même temps que les autorités sectaires s’autoproclamaient «citoyens responsables et solidaires», nous les avons vues bafouer les directives sanitaires
, accuser  le gouvernement de racisme, multiplier les demandes d’injonctions et dénoncer les interventions policières dans les écoles et les synagogues récalcitrantes. Parlant d’écoles, rappelons qu’encore à la mi-juillet 2021, les cinq établissements scolaires affichant les pires taux de vaccination de la métropole appartenaient aux communautés hassidiques. 

On constate que leurs demi-mesures, aussi inefficaces que trompeuses, n’étaient destinées qu’à la galerie crédule des goys. Résultat ? Jamais, au cours des 35 dernières années, les lobbyistes des communautés hassidiques n’auront réussi à faire autant l’unanimité contre eux au sein de la population.

Mayer Feig fier comme un Tsar du Corona dans l'enceinte du parlement fédéral.

La semaine dernière, quelques jours avant Roch Hachana, le Nouvel An juif, le vétéran des lobbyistes ultra-orthodoxes d’Outremont et du Plateau a donné signe de vie. Quel message Mayer Feig souhaitait-il nous transmettre… 602 jours après que l’OMS eut lancé l’alerte internationale à la COVID-19?

Connu sous le matricule M-11 au sein du service médical d’urgence Hatzoloh destiné aux communautés juives, Mayer a eu la bonne idée d’immortaliser sa bravoure en allant se faire «shooter»… sans masque de protection. C’est vrai que la mesure est toute récente et que pour certains, le réflexe n’est pas encore un automatisme. Cela semble le cas pour ce pilier d’Hatzoloh qui jouait au Kid Kodak. Dire qu'à l'automne dernier, il avait attrapé la COVID en Israël et nous l'avait ramenée à Montréal. Il n'apprendra donc jamais? 


2 septembre 2021: Mayer Feig se faisant inoculer 602 jours après que l’OMS eut lancé l’alerte internationale à la COVID-19. Bravo!

Remarquez qu'il ne peut porter à lui seul le blâme pour la réticence au vaccin anti-COVID et la fourberie. Partout sur terre où les dirigeants hassidiques font la loi, la situation est tendue. Très tendue.

Il y a deux jours, la chaîne télévisée i24 News diffusait un reportage dénonçant le fait que parmi les 25 000 ultraorthodoxes israéliens qui se sont rendus à Ouman (Ukraine) pour célébrer la Roch Hachana sur la tombe du fondateur du groupe hassidique Breslov, plusieurs pèlerins infectés auraient embarqué sur des vols à destination d’Israël avec des documents frauduleux.

À l'aéroport Ben Gourion, de nombreux passagers revenant de leur pèlerinage en Ukraine se baladent en grappes sans masque sanitaire. Au premier plan, le fameux document qui aurait été forgé. 

Selon le Magen David Adom (la Croix-Rouge israélienne) 10% des voyageurs revenant d'Ouman ont été testés positifs à la COVID. L'organisme soupçonne que le nombre de pèlerins ayant utilisé de faux tests pour rentrer chez eux pourrait se compter en plusieurs centaines.

On comprend sans peine que les autorités sanitaires ukrainiennes aient encore vécu comme un cauchemar ce rassemblement annuel aussi imposant qu'anarchique. Ce sont maintenant les autorités sanitaires insraéliennes qui doivent gérer ce capharnaüm. Qu'on se rassure. Ces 25 000 pèlerins s'autoconfineront bien sagement à la maison pendant 14 jours. C'est sûr, c'est sûr, ça va bien aller! 

Bonne chance avec votre carré jaune!   !בהצלחה   



* «While we'd expect the ultra-religious Jews to flout the rules, it is, in fact, their modus operandi, it is perhaps more disappointing that the mainstream community including the clergy are guilty of wilfully negligent behaviour.»

lundi 16 août 2021

LE VACCIN ANTI-RELÈVE


La semaine dernière, un reportage télévisé portant sur la crise épidémique au Bangladesh faisait frémir. Dans ce pays maudit, 160 millions d’habitants sont entassés dans une cuvette étouffante de pauvreté et soumise aux cyclones, aux inondations catastrophiques et à un flot de près d’un million de réfugiés. Submergé par le variant Delta, le gouvernement de Dhaka annonçait un blitz de huit jours de vaccination et ce, jusque dans les camps de réfugiés rohingyas!

Pendant ce temps-là, à Montréal, ville du premier monde privilégié, 30 000 élèves n’avaient toujours pas reçu une première dose de vaccin contre la COVID-19. Vous ne le croirez pas, mais les cinq établissements scolaires affichant les pires taux de vaccination de la métropole appartiennent tous à des communautés ultra-orthodoxes d’Outremont et des arrondissements voisins. 

Selon Le Devoir, le bonnet d’âne revenait à l’école communautaire Belz dont à peine 6,6% des élèves avaient vu la couleur d’une seringue. La honte quand on sait que le taux moyen de vaccination des écoles de l’île était de 70,8%. On y apprend aussi que la couverture vaccinale des élèves reflète celle des parents. Tiens donc! Qui l’eût cru?

Vous comprendrez qu’après avoir vu leur image ternie de la sorte, les lobbyistes ultras religieux se sont vite attelés à lécher un communiqué de presse pour désamorcer la mauvaise publicité. Une dépêche de pure propagande que Le Devoir  et le site The Canadian News se sont empressés de reproduire presque intégralement. Encore une fois, nos intégristes devaient se taper dans les mains.

Imaginez. Plus de 17 mois après le début de la crise, ils nous racontent qu’une mobilisation vaccinale se déroule chez les juifs hassidiques. Qui découvrait-on en Une du Devoir pour illustrer ce blitz de relations publiques? Nul autre que Shrage, alias Sam Muller. La dernière recrue des lobbyistes ultraorthodoxes se faisait vacciner dans une synagogue du Mile-End.

En se mettant ainsi en scène, Muller nous révélait son insouciance et sa propre négligence. Comme ça, le 3 août 2021, Sam n’avait toujours pas reçu ses doses? Allo l’exemple, toi! Et il a le culot d’essayer de nous faire gober que plein de ses ouailles «attendaient avec impatience la campagne de vaccination» You bet!

Le 11 mars 2020, en pleine pandémie, Shrage Muller jouait les preux chevaliers lors de la fête de Pourim. Il attendra jusqu'en août 2021 pour se faire vacciner.

Ça fait pourtant plus d’un an que le relationniste hassidique et ses acolytes Max Lieberman, Mayer Feig et Abraham Ekstein nous serinent a capella qu’en bons citoyens responsables, ils prêchent le respect des règles sanitaires et la vaccination dans leur communauté. Mieux! Depuis le tout début de la pandémie, ils nous racontent «se conformer aux lois divines et prier avec l'ensemble des Québécois pour que notre pays puisse passer à travers ces difficiles épreuves». Un petit chapelet en famille, avec ça?

Parlons-en de ces lobbyistes qui prétendent remuer ciel et terre pour que leurs ouailles se fassent immuniser contre ce «virus laïc» tout en se préoccupant au plus haut point, bien évidemment, de protéger l’ensemble de la société.

Rappelez-vous. Alors que le 18 mars 2020, le Conseil des juifs hassidiques du Québec  prétendait agir «comme des citoyens responsables et solidaires» en fermant leurs centres culturels et leurs écoles, quelques mois plus tard, ces fins finauds violaient le décret du gouvernement, qui imposait la fermeture complète des écoles.
Ils copiaient tout bonnement l’exemple de leurs coreligionnaires récalcitrants d’Israël.

Ce sont ces mêmes porte-parole qui ont fait des pieds et des mains pour couvrir la fuite de leurs coreligionnaires qui se réunissaient illégalement dans leurs lieux de culte. Un jeu du chat et de la souris qu’ils se sont amusés à jouer avec ces policiers «nazis».

Ces agents politico-religieux ont fait preuve d’un zèle remarquable pour défier, bafouer, contourner et réinterpréter à leur avantage les règles concernant le nombre de personnes autorisées lors d'événements intérieurs et extérieurs dans des lieux publics. 

Sur les ondes de 98,5 FM, même Luc Ferrandez, l’ancien maire du Plateau déplorait leurs stratagèmes de délinquants. «C’est très difficile d’en arriver à des ententes avec les hassidim parce qu’ils réinterprètent constamment la loi en fonction de leurs besoins… [Ils se disent] ça, c’est la loi, maintenant qu’est-ce qu’on peut faire pour la contourner ? Dès que tu oublies une virgule quelque part dans un texte qui leur permet de faire quelque chose qui est contre l’esprit de la loi, ils vont le faire.»

Vous ne vous souvenez plus ce que mange le 
Conseil des juifs hassidiques du Québec dont Shrage Muller a été sacré directeur général? Ce noyau dur des forces hassidiques est un organisme que l'on jurerait issu d'un véritable phénomène de génération spontanée. Il a pris naissance — quelle coïncidence! — quelques jours seulement avant que Philipe Tomlinson ne révèle publiquement au bon peuple sa décision de mettre sur pied sa table de concertation sur le bon voisinage. On y reviendra bientôt, juré craché! 

En attendant, Sam Muller tient à ce que nous comprenions que pour les communautés hassidiques, le plus grand tiraillement ressenti par ses coreligionnaires vis-à-vis le vaccin, concerne «les enjeux de fertilité». On comprend qu'avec une famélique moyenne de 6,2 enfants par femme en âge de procréer, l'espèce risque sérieusement de manquer de relève. 
 

lundi 26 juillet 2021

LES FANTÔMES DE LA TABLE DE CONCERTATION


En cette année électorale, Tomlinson met le paquet. Allez hop! Plus d’un demi-million de dollars en deniers publics pour une placette devant la future synagogue que Philipe et Michael Rosenberg nous ont enfoncés dans la gorge malgré un résultat référendaire très clair. Un autre extravagant 200 000$ a fui de notre besace pour la piétonnisation temporaire d’un tronçon de l’avenue Bernard. C’est sans parler des idées de grandeur du maire pour nos parcs que l’administration ne parvient même pas à garder minimalement propres malgré ses poubelles électroniques à 12 000$ pièce!

À ces dépenses somptuaires, il faut ajouter sa fameuse Table de concertation pour améliorer le bon voisinage. On n’a pas fini d’entendre parler de son projet «ancré dans le dialogue». Le hic, c’est qu’après deux grosses années de travail pour la constituer, aucune des rencontres qui devaient commencer en mai 2021 n’a encore été tenue. Alors que les journées d’été raccourcissent, la sélection des six à huit happy few hassidiques et non hassidiques qui siégeront à la Table n’a toujours pas été annoncée.

Il semble qu’à quelques mois des élections, il soit plus payant et moins risqué de lancer l’argent par les fenêtres que d’ouvrir le panier de crabes que constitue la question du bon voisinage. Et cela, même si Tomlinson a claironné haut et fort avoir déjà «mis fin au conflit qui perdurait».

Rendons tout de même à Narcisse ce qui est à Narcisse. Philipe n’a ménagé ni ses énergies ni les moyens pour mener à bien l’exercice. En plus d’injecter près de 75 000 $ dans l’aventure, notre maire avait pris grand soin de s’introniser président du Comité de bon voisinage, ce qui lui permettait de tamiser les candidatures à sa satisfaction politique.

Soyons clairs. Ce n’est pas tout à fait lui qui a dicté la finalité de l’exercice. Rappelons-nous qu’en juillet 2020, il avait dû organiser une rencontre avec les leaders hassidiques pour leur soumettre un plan stratégique et obtenir leur indispensable imprimatur. 

Les discussions ont dû être productives puisque Max Lieberman, membre en règle du conseil exécutif de Projet Montréal/Outremont, sautait de joie lors de l’annonce officielle. Entre-temps, la population de l’arrondissement a dû se contenter d’une pénible soirée virtuelle dans le cadre d’une séance Zoom, le 11 mai dernier.

En dépit de ce noyautage peu subtil pour déterminer qui ferait ultimement partie de cette illustre table de sages, Tomlinson a choisi (ou s’est fait dicter?) une stratégie ceinture et bretelles.

Dans son communiqué du 27 avril 2021, le maire a indiqué que la sélection des membres de la Table de concertation sera effectuée par un comité de sélection neutre. Euhhh! On s’étonne. D’autant plus que sur le site de l’arrondissement, il est écrit noir sur blanc que c’est le Comité bon voisinage qui a le mandat de désigner les membres qui siégeront à cette Table. Cou’donc! Un gars a le droit de défaire son château de sable.

Finalement, ce seront trois personnes qui auront la tâche de séparer le bon grain de l’ivraie. Trois individus dont Tomlinson refuse de divulguer les noms. Dire qu’à la séance du conseil de mars 2020, le maire nous promettait «un processus transparent et public ». Malgré les nombreuses cachoteries qui lui ont pété au visage au cours de son mandat, Philipe n’a jamais été foutu de comprendre que l’opacité est rarement une bonne option. En matière de communications, c’est absolument lamentable.

Incapable d’expliquer à une intervenante les motifs de la non-divulgation de l’identité du jury, l’animatrice de cette séance Zoom du 11 mai 2021 a été secourue par Philipe Tomlinson (voir l'extrait vidéo à 21 m 15 s
). «L’idée derrière ça, dit-il, était d’assurer une certaine anonymité (sic) aux gens qui vont sélectionner les participants. Ce sont de simples citoyens.»

De simples citoyens, vraiment? Le problème, M’sieur le Maire, c’est que nous connaissons déjà l’identité de ces deux illustres citoyens fantômes. Puisque Jacques Bénard
fait officiellement partie du Comité Bon Voisinage, nous nous attarderons simplement à cet autre quidam «ben ordinaire». Il s’agit (roulement de tambour!) de Shrage, alias Sam Muller.

Schrage Muller a la méchante tendance à dramatiser. Pensons à cette «monstrueuse (outrageous) attaque au goudron» dont auraient été victimes des enfants hassidiques aux mains de cols bleus.      * Kapparot est la cérémonie d'expiation qui s’accomplit en faisant tourner un poulet trois fois au-dessus de sa tête en récitant des prières qui précèdent la mise à mort de l'animal.


Muller est le lobbyiste stagiaire que Max Lieberman et Mayer Feig ont patiemment initié et entraîné à l’art de la duplicité, de la victimisation, de la désinformation et de la pression politico-religieuse. Et croyez-nous, au cours des dernières années, le bon Schrage a bien appris.

La chose la plus digne de mention dans les nobles activités charitables de Muller demeure très certainement son activisme pour faire libérer deux des pires truands hassidiques des États-Unis. Remarquez qu'il est de son devoir religieux de tout mettre en œuvre pour faire libérer tout juif qui serait détenu par des Gentils (non-juifs). C'est ce qu'on appelle faire son Pidyon Shvuyim.


Sam n'a pas choisi n'importe qui pour accomplir ses bonnes actions. Comme son pote Mayer Feig, il a milité pour faire libérer Sholom Rubashkin, le «vibrant pilier» d'une communauté ultraorthodoxe des États-Unis tombé en disgrâce après avoir été déclaré coupable de 86 chefs d'accusation de fraude pour des dizaines de millions de dollars et condamné à 27 ans de prison. Et c’est sans parler des procès de Rubashkin pour la maltraitance des animaux de ses abattoirs cachers de Postville (Iowa) et de ses abus à l'égard de ses employés. 

Muller et ses potes sont allés jusqu'à soutenir auprès de Donald Trump la demande de libération de Rubashkin qui les a exaucés!

Sur sa page Facebook, Shrage Muller a milité pour la libération de Mordecai Samet et Sholom Rubashkin, deux des pires escrocs mafieux hassidiques. Noble cause, s'il en est!

La deuxième bonne action de Shrage a été de réclamer la libération du rabbin Mordechai Samet, un chef mafieux hassidique new-yorkais condamné pour une escroquerie de plus de 4 millions $ US.

Pour réaliser ses exploits, Samet avait, entre autres, obtenu la complicité d’Hersber Hirsch qui a, lui, écopé de 30 mois de prison pour complot de blanchiment d'argent, racket et fraude postale. De retour à Outremont, Hersber Hirsch est aujourd’hui un proche allié de Muller et des autres ténors lobbyistes hassidiques de notre bel arrondissement.

Schrage Muller a aussi pour mission de débusquer les incidents haineux qui secoueraient la communauté hassidique d'Outremont. Pensons, par exemple, à cette «monstrueuse (outrageous) attaque au goudron» dont auraient été victimes des enfants hassidiques aux mains de cols bleus réparant un tronçon de chaussée au coin des rues Durocher et Lajoie.

Insatisfait des conclusions du SPVM qui rappelle que les enquêtes sont menées sur la base de faits et non en fonction d’un groupe d’appartenance, Muller s’est lancé dans un ridicule remake des Enquêtes Jobidon. Il faut le voir mener l’interrogatoire qu’il fait subir à l’une des jeunes victimes qui semble davantage traumatisée par l’enquêteur maison que par les gouttelettes de goudron qui maculent son gyropode électrique exhibé comme pièce à conviction sur la table de salle à manger.

Cliquer ici pour entendre l'interrogatoire de notre ami Sam.

Il n'est pas superflu de mentionner que, comme Mindy Pollak, Muller est membre de la secte Viznitz. Mais contrairement à la conseillère de Projet Montréal, Schrage ne comprend pratiquement pas un mot de français. Nous essayons de l'imaginer en train d’essayer de déchiffrer les lettres d’intention rédigées en français par ceux et celles qui ont posé leur candidature pour la Table de concertation. C'est la tour de Babel érigée en plein coeur de notre arrondissement!

Mais si on s’en tient à l’explication de l’animatrice de la séance Zoom, le jeune lobbyiste a été choisi «en fonction de [sa] capacité à amener un regard neutre sur les candidatures requises». Vu sous cet angle, on peut être rassuré. Ce pauvre Schrage sera non seulement neutre, mais complètement largué!

Terminons en laissant un citoyen qui s'est exprimé sur la question dans une lettre des lecteurs :

«La position exprimée par le projet... manifeste soit de l'ignorance, soit une manœuvre politique à peine camouflée. Je crains fort que cette Table de concertation ne soit qu'une façon de préparer le terrain en faveur de toutes sortes d’accommodements imminents déjà consentis en coulisse pour des raisons plus électorales que de bon voisinage.»

Comment dire mieux?



jeudi 8 juillet 2021

LA GUERRE DES BUNKERS RABBINIQUES


«La mémoire est une faculté qui oublie.» Qui ne se souvient pas de l’adage? Si tout le monde a ses moments d’amnésie, certains souhaiteraient que ces trous noirs puissent avaler à tout jamais les mensonges flagrants. C’est le cas de bien des politiciens. Surtout en période électorale.

À Outremont, par exemple, qu’est-ce que Projet Montréal ne donnerait pas pour pouvoir lobotomiser le bon peuple qu’il a entubé au cours de ses années de mandat? Les exemples de tromperies et de désinformation pullulent, mais limitons-nous aujourd’hui à la fameuse saga des lieux de culte sur l’avenue Bernard.

Depuis que l’administration Cinq-Mars a voté, en décembre 2015, l’interdiction de nouveaux lieux de culte sur la section commerciale de l’avenue Bernard, Projet Montréal est monté aux barricades. 

Tant la conseillère Mindy Pollak que Philipe Tomlinson, son conseiller politique de l’époque devenu maire, n’ont cessé de prétendre que ce nouveau règlement était liberticide. Au point de laisser leurs partisans lancer des accusations d’intolérances, d’antisémitisme, de xénophobie et d’étroitesse d’esprit autant à l’endroit des citoyens qui étaient d’accord avec cette mesure qu'à ceux qui se sont prononcés en faveur lors du référendum du 20 novembre 2016.

Lors de sa campagne électorale de 2017 et plusieurs fois par la suite, Philipe Tomlinson a soutenu sans sourciller qu’à cause du règlement interdisant de nouveaux lieux de culte sur Bernard, il était désormais impossible d’aménager de nouveaux temples sur tout le territoire d’Outremont. Mindy Pollak a répété la même fausseté jusque dans le reportage Outremont et les hassidim du cinéaste Eric Scott. Cela vaut la peine que vous preniez 25 secondes pour les entendre raconter cette fausseté en cliquant ICI. 

Il est hallucinant d’écouter Mindy Pollak dénoncer cette prétendue interdiction des lieux de culte à la grandeur de l’arrondissement. C’est elle-même qui, le 7 mars 2016, avait voté contre (voir la vidéo) la proposition d’ajouter une nouvelle zone (appelée C-6) pour permettre l’implantation de nouveaux lieux de culte sur l’avenue Durocher, juste au nord de Van Horne. 
L'a-t-elle oublié? Maudite mémoire, hein!

Le maire et ses conseillères de Projet Montréal peuvent bien raconter leurs inepties. Pour les démentir, il nous suffit aujourd’hui d’annoncer aux citoyens qu’une nouvelle synagogue s'implantera sur le territoire d’Outremont.

Non, non! On ne parle pas de la synagogue que le magouilleur Michael Rosenberg est en train d’aménager sur l’avenue Bernard à côté du Théâtre Outremont. Il est plutôt question d’une mégasynagogue qui investira bientôt l’église presbytérienne chinoise qui se trouve au coin de Saint-Viateur et Hutchison.

À gauche, la synagogue Munchas Elozer Munkas; au centre, l'église chinoise; à droite, la synagogue Satmar. Elles sont toutes trois voisines, au coin des rues Saint-Viateur et Hutchison.

Enfin… quand on dit «bientôt», il faut s’entendre. Depuis une couple d’années, deux sectes hassidiques s’arrachent les rouflaquettes en Cour supérieure en criant «Passe-moi le titre!» Eh! Oui! Encore une autre belle poursuite! On va finir par croire Tomlinson quand il dit que le bien-vivre ensemble laisse à désirer dans notre bel arrondissement.

La communauté Belz et la congrégation Munchas Elozer Munkas revendiquent toutes deux la propriété de l’église chinoise avec des arguments du genre «C’est moi qui l’ai acheté le premier! Non, c’est moi!» Il est vrai qu’ils ne se disputent pas pour des vétilles. On parle d'un immeuble qui fait tout de même près de 11 000 pieds carrés par étage!

Un premier jugement a été rendu par la Cour supérieure, autorisant l’une des deux sectes à intervenir dans la cause. Ça, les amis, ça veut dire qu’il faudra que les tribunaux se replongent plus longuement dans ce grenouillage sectaire pour statuer sur le fond. 

Remarquez que bien des clans hassidiques sont habitués de fréquenter le palais de justice. En ce qui concerne les Belz qui ont pignon sur rue à côté de la papeterie Zoubris sur Parc, nous ne leur connaissons pas vraiment d'autres causes devant la justice. Ce n'est pas le cas pour la synagogue du 1030 Saint-Viateur. Au début des années 1980, les Munchas Elozer Munkas avaient transformé illégalement un duplex de la rue Saint-Viateur pour en faire une synagogue. S’ils ont pu bafouer le règlement de zonage pendant une trentaine d’années, c’est uniquement parce que tous les élus qui se sont succédés ont fermé les yeux sur l’illégalité patente. En 2013, trois décennies plus tard, le tribunal a fini par donner l’absolution à la secte. En prenant connaissance du jugement, même Christine Gosselin, la très très multiculturaliste conseillère de Projet Montréal n’avait pu s’empêcher de trouver que la secte avait poussé sa luck pas mal fort en abusant du principe du fait accompli. Rien de nouveau sous le soleil, n’est-ce pas?

Les citoyens et citoyennes d'Outermont pourront se réjouir de cette plus belle concentration de lieux de culte sur le même coin de rue. Mais ce serait la moindre des choses que de garder une minute de silence en mémoire de nos confrères chinois qui nous ont côtoyés en tout respect et si discrètement pendant tant de décennies. Levez-vous, s'il vous plaît.



Ayons une pensée particulière pour le révérend Joseph Thompson (en haut à gauche). En 1897, le médecin missionnaire en Chine a fondé la Montreal Chinese Presbyterian Church avec le révérend Nam Sing Chan. Pensons également au premier pasteur chinois de l'église (à droite) ainsi qu'aux quelque 200 fidèles qui, chaque dimanche matin à 10h30, venaient encore se recuellir et se ressourcer dans notre arrondissement. C'est la fin d'une belle époque. Soupir!

lundi 7 juin 2021

DÉGAGE, MAUDIT COCHON!


En septembre 2013, lorsqu'il s'était porté candidat à titre de conseiller municipal dans le district Joseph-Beaubien d'Outremont, Philipe Tomlinson nous avait assuré qu'il miserait sur les orientations qui le guidaient au quotidien, soit «le partage, l’éthique et la transparence». Il avait alors mordu la poussière. Ce n'est qu'en 2017 qu'il a enfin eu la possibilité de nous prouver la substance de ses valeurs cardinales.


Hélas pour nous, ses quatre années à la tête de l'arrondissement auront plutôt permis de montrer aux citoyens son côté fourbe, dissimulateur et hypocrite. Pensons à ses dénégations dans le dossier de l'îlot Saint-Viateur, à sa façon méprisante de procéder dans son plan de stationnement forcé ou à ses entourloupettes pour autoriser une nouvelle synagogue sur Bernard malgré le résultat référendaire. Philipe aura fait la quasi-unanimité contre lui. Et ça se dit expert-conseil en communication!

Même l'aménagement de nos parcs aura mis Tomlinson dans l'embarras et soulevé l'indignation des résidents d'Outremont. Faut le faire! Rappelez-vous le tollé qu'a suscité Philipe avec son sondage incroyablement biaisé sur le sort qu'il réservait au chalet créé par l'illustre architecte Aristide Beaugrand-Champagne. Heureusement, les résidents n'ont pas mis longtemps à comprendre que le jupon de Projet Montréal dépassait comme une longue traîne de mariée.

Mais outre la délicate question du chalet, le maire avait dans le collimateur l'idée de mettre sa grosse patte sur l'aire de jeu du parc. Ce diplômé de 2e cycle en gestion et développement durable trouve que les jeux actuels ne sont plus au goût du jour. Pire. Selon Philipe, ils ne respecteraient pas les principes d’inclusion et d’accessibilité. C'est ce qui ressort de la question 4 de son fameux sondage.

Saviez-vous ça, vous, que les jeux d'enfants du parc Outremont pouvaient être exclusifs? Et ben oui!

Après l'histoire du chalet, Tomlinson a sûrement rêvé que le cochon du parc lui réserverait un autre stampede. Il l'a donc envoyé à l'abattoir avant que les citoyens s'en aperçoivent. 

Imaginez-vous qu'avant même d'avoir dévoilé son processus de conception de la nouvelle aire de jeux, Projet Montréal vient de déboulonner (de nuit?) le fameux cochon sale comme s'il s'agissait d'un personnage aussi politiquement odieux que John A. Macdonald, l'un des architectes des pensionnats et de la politique d’assimilation des autochtones.

Voici ce qu'on appelle un enterrement de première classe. Ni vu ni connu!

Vous l'aurez compris. L'aire de jeu n'était pas kosher au goût des dirigeants hassidiques qui sont les ventriloques de Projet Montréal/Outremont. À moins que vous soupçonniez Luc Plamondon, notre grand parolier national, de ne plus supporter ce relent de porcherie devant chez lui.


Cliquer sur la photo de Tomlinson enfourchant le cochon pour entendre son discours de la campagne 2017 sur le sujet.

Le maire sortant va-t-il tenter de nous faire croire que c'est son sondage qui l'aura incité à procéder à cet enterrement de première? Sachez qu'à peine 27 personnes interrogées dans son sondage se sont montrés ouvertes à l'idée de renouveller les jeux dans la section enfants. C'était à peine 6,5% des répondants!

Entre la moto et l'éléphant, le vide ultra religieux. Un grand pas vient d'être franchi dans l'atteinte du bien-vivre ensemble! 

Pour avoir donné quelques conférences sur les changements climatiques durant ses études, Tomlinson estime peut-être pouvoir se permettre de flirter avec la surconsommation et le tout-au-rebut pour satisfaire le goût du jour.

Puisqu'on s'intéresse au parc Outremont et à ce qui est religieusement correct, Projet Montréal semble bien fier d'annoncer que le chalet du parc aura une activité supplémentaire. En plus des toilettes «non genrées», on y aménagera un espace d'allaitement. Mais dites-nous: existe-t-il un règlement qui interdit l'allaitement maternel sur les rues ou dans les espaces publics? Vous l'aurez deviné, c'est la trouvaille puritaine de Fanny Magini, la conseillère de Projet Montréal. Elle s'est vraiment surpassée, celle-là.








jeudi 20 mai 2021

MAX contre NESTOR


Vroum! Vrouuuum! Les entendez-vous? À la ville centre, comme dans les 19 arrondissements de l’île de Montréal, les partis politiques ont commencé à rincer leurs moteurs en vue de la grande quadriennale du 7 novembre prochain.

La campagne est à peine lancée que déjà un premier retour de flamme vient de fendre l’air. C’est la machine Coderre qui s’est la première retrouvée avec un peu d’eau dans le gaz. Juste au son, on sait au moins qu’il ne s’agit pas d’un problème de Formule E.

Le 14 mai dernier, quelques heures seulement après avoir sacré Ali Nestor nouveau conseiller spécial en matière de sécurité publique, le Denis Nouveau devait retirer sa ceinture à l’ancien boxeur de 1,85 m et 72 kilos. Il venait d’apprendre que son poulain vedette faisait l’objet d’allégations de voies de fait et d’agression sexuelle de la part de son ex-conjointe. En prenant connaissance de la tuile qui tombait sur la tête de son rival, Valérie Plante a probablement (encore!) eu le sourire fendu jusqu’en arrière des oreilles.



Mais Plante, «l’homme de la situation» de 2017, peut-elle se permettre de rire, même sous cape? Pas sûr du tout. Surtout quand on sait que, contrairement à son rival, la mairesse sortante a délibérément fermé les yeux sur les déboires qui plombent la probité et la réputation de l’ultraorthodoxe Menachem, alias Max Lieberman.

En dépit des graves accusations de manœuvres dolosives (fraude) qui pèsent sur le lobbyiste hassidique, Valérie Plante n’a jamais exigé que Lieberman soit écarté du poste qu’il occupe au conseil exécutif de Projet Montréal/Outremont. C’est plus qu’étonnant. Parce que faire partie du conseil exécutif est tout sauf insignifiant. Ces happy few sont, entre autres élus par les membres du parti pour élaborer le programme, solliciter des adhésions et représenter l’arrondissement auprès des instances supérieures.

Quand le parti n’a pas le temps (ou l’envie?) de présenter un dossier à l’ensemble des membres, le maire peut recourir à son exécutif pour prendre des décisions délicates. À ce titre, Max Lieberman est impliqué à fond dans la gestion politique et organisationnelle de Projet Montréal. Il a toujours pesé de tout son poids pour favoriser ses coreligionnaires.

Pensons, par exemple, aux dossiers très controversés de la construction d’une nouvelle synagogue au 1260 Bernard, du projet secret d’une éventuelle synagogue sur le terrain public de l’Îlot Saint-Viateur, de l’instauration de la nouvelle politique de stationnement avec vignette à moitié prix pour les «anglophones pauvres d’Outremont», dixit Fanny Magini, la conseillère de Projet Montréal .

Que fait Projet Montréal du principe de précaution dans le cas de Lieberman? N’est-il pas essentiel pour des autorités publiques d’adopter des mesures pour se prémunir contre les risques liés à des gestes hautement répréhensibles?

Bien sûr, tant qu’il n’aura pas été condamné pour ces manœuvres dolosives pour la coquette somme 310 688 $, il doit être considéré comme innocent. Mais, quand on sait qu’en 12 ans, en plus ce cette histoire, Lieberman a été personnellement impliqué dans 21 causes judiciaires dont 17 en tant que défendeur, on se demande comment, dans le cadre de la lutte contre la COVID-19, Projet Montréal a pu lui confier 9 700$ pour que l’organisation ultraorthodoxe Chevra Hatzoloh dont il est le président (!) puisse soi-disant maintenir une ligne téléphonique de référencement pour les communautés juives?

Comparez donc la feuille de route d’Ali Nestor et de Menachem Lieberman, puis tirez vos propres conclusions.



dimanche 2 mai 2021

L'ILLUMINÉ QUI CRIE AU LOUP

 «Si t’es tanné qu’on te pointe du doigt,
ben arrête de faire ce qui fait
que les gens te pointent du doigt.»


En entendant Lise Ravary faire cette remontrance à l’émission
Drainville PM (26 avril 2021), certains auditeurs ont pu s’étonner. Ravary qui se présente comme une « ex-juive hassidique pendant cinq ans » condamnait ainsi la nouvelle de ces 350 «personnes» qui, la veille, se sont fait pincer par la police alors qu’ils «prenaient part à un rassemblement illégal dans un lieu de culte de Montréal». Bernard Drainville lui faisait part de son « achallement » vis-à vis des médias qui s’autocensuraient par peur d’identifier clairement les communautés qui sont non respectueuses des règles.

C’est un fait. Pour savoir de qui les médias parlaient, il fallait rassembler tous les articles de journaux et les reportages bien-pensants qui en ont fait état et reconstituer le casse-tête. On a ainsi pu savoir que les délinquants en question étaient nul autre que les membres de la secte Hassidei Belz Umachzikei Hada’as 
qui a pignon sur rue au 5340 Jeanne-Mance. Leur nom leur sied comme un gant. Les «défenseurs de la Foi» n'ont jamais prétendu être défenseurs de la Loi!

Devant tant de frilosité de la part des médias, l’ancienne responsable des magazines féminins de Rogers Publishing est catégorique. «Faut arrêter ces histoires qu’on ne peut rien dire parce que ce sont des juifs. Ça, là, c’est pas vrai. Il ne faut pas leur donner la chance de nous dominer, de nous bâillonner.» Avec Lise aux barricades, les Woke n’ont qu’à bien se tenir!

Pourtant, sur le terrain des vaches sacrées, les mercenaires goyophobes ne chôment pas. Pour maintenir son emprise sur ses ouailles, le rabbinat intégriste lâche ses lobbyistes comme des chiens enragés. 

En chef de meute bien dressé à l’attaque, Max Lieberman invente tous les prétextes inimaginables pour entretenir la victimisation psychotique de la secte.

Philipe Tomlinson risque-t-il de perdre un de ses plus grands chantres du mieux-vivre ensemble?

Le 25 avril 2021, la veille de l’intervention de Ravary, il fallait lire les propos de Max, membre du prestigieux conseil exécutif de Projet Montréal Outremont. À la suite de la descente de police à la synagogue de la rue Jeanne-Mance, interpellant Valérie Plante, il aboyait sur Facebook sa rage délirante sur le soi-disant profilage racial du SPVM en ces termes :

«20h00: Official racial profiling against the Hassidic Jewish community by SPVM, for the lat 2 hours in Outremont.
You have over 30 police cars targeting the Jews.This is text book racial profiling, which is illegal.»

«21h16:  The Jew even with a dog got a ticket!!!
SPVM targeting Jews is not acceptable!!!! This is after we told you 3 weeks ago a Jew was kneeled on with his foot on his back by a cop for over 10 minutes, all for being out after curfew and was screaming I can't breath, nothing was done, this is what emboldened the last 2 days SPVM, they know they can do what they want against jew, profiling Jews, and our politicians are quiet.»


Les deux clichés placés sur Facebook par le délirant Lieberman qui nous montre un concentré de hassidim grouillants au coin de Parc et Bernard…après l’heure du couvre-feu. Avec un gars comme ça, on n'a pas besoin de caricatures! Mais il n'est pas le seul de sa gang.


Pour qu’un policier ne sache pas qu’un intégriste hassidique n’a jamais fait prendre une pause-caca à un chien, il vaudrait qu’il provienne de la 613e couronne de Montréal! Notre lobbyiste crackpot va jusqu’à s’inventer un George Floyd à boudins! Ses élucubrations sont tellement déjantées qu’un spécialiste du ciboulot pourrait diagnostiquer un cas d’endoctrinement toxique chez notre fier-à-bras satmar.

Photo d'archives d'un attroupement de fidèles à l'intérieur de la synagogue de la secte  Belz de la rue sur Jeanne-Mance. Parfait pour la COVID-19.

Disons que Max est un Homme en noir plus coloré, plus impétueux et plus sanguin que les autres, mais attention...ne vous laissez surtout pas conter d'histoires. IL N'EST PAS PLUS FOURBE que tous ses collègues lobbyistes qui travaillent au corps toutes les cliques politiques en usant un pouvoir d'influence qui semble digne de la NRA. C'est sans compter qu'ils nous racontent des sornettes en plus de nous mitrailler à grandes salves de racisme, de xénophobie, d'antisémitisme et tout le tralala!

Si certains comme Sharon Freedman, ex-membre du conseil d’administration du B’nai Brith et Graham Carpenter, ex-directeur du bureau de comté de Thomas Mulcair ont niaisement mordu aux dernières caleçonnades de Lieberman, d’autres semblent intrigués.

Ces jours derniers, par exemple, la députée de l’opposition libérale Christine Saint-Pierre n'a pas raté l'occasion de se rappeler au bon souvenir du précieux lobbyiste. Soucieuse, elle lui a demandé  s'il disposait de photos des actes monstrueux. Max n'allait quand même pas lui raconter qu'il n'y avait que des gens de sa secte qui trainaient sur les rues. Il s'est donc limité à lui dire de regarder par la fenêtre!


De son côté, le documentariste Eric Scott s'est montré un peu agacé: «Max, I am not pleased with how this is all unfolding. I'll speak my mind privately.» Vaut mieux, en effet que les choses stigmatisantes soient discutées sous le boisseau! 

N’en déplaise à la folie de persécution que les dirigeants et enseignants hassidiques ont si bien inculquée à Max et à toutes leurs ouailles ultraorthodoxes, ce 25 avril, comme les autres soirs, tout le monde a justement pu voir depuis sa fenêtre de salon des tas de hassidim défier le couvre-feu.

25 avril 2021, sur Durocher, coin Fairmount, ça n’arrête pas. Encore après 22 h, ils sont toujours dehors, tantôt déambulant pénards (à gauche), s’amusant à narguer les policiers avec des enfants (au centre) et à s’imposer obstinément sur la rue à 22 h 21 (à droite).

Confrontés à la charge psychopatique de Lieberman, Chanel Jones-Bradley, une dame qui m'est inconnue, aura tout de même pris la peine de s'indigner des propos du mythomane et de lui dire ses quatre vérités sur Facebook. Max aura malheureusement mis trop de temps à supprimer le commentaire de la citoyenne dont voici un extrait:

«Unfortunately for you Sir, and fortunately for all of us,
whether you're simply being manipulative or suffering
from mythomania, there are fewer and fewer residents,
authorities, medias as well as members of the Municipal,
Provincial and Federal Governments who still believe you.
The Boy who cried wolf.
You are now that Boy, Sir.
»

Comme pour Mme Jones-Bradley, le comportement et les manœuvres de provocation, d'affrontement, de désinformation et même de judiciarisation entreprises par les leaders hassidiques ont indigné et scandalisé les résidents comme jamais au cours des 35 dernières années. 

Ça tombe vraiment mal pour Projet Montréal et Philipe Tomlinson qui, sur le thème du «mieux-vivre ensemble»,  tente depuis des mois de mettre sur pied sa fameuse table de concertation sur les relations entre juifs et non-juifs  d'Outremont et du Mile End. 

Alors que la Table de concertation ne sera pas constituée avant le mois de mai prochain et que les membres n'ont même pas été choisis par un «comité» que l'on se garde bien de décrire, le beau Philipe vient quand même de diffuser le communiqué de presse qui annonce l'évènement historique. Un communiqué dégoulinant de voeux pieux et de pensée magique dans lequel M'sieur le maire affirme avoir déjà «mis fin au conflit qui perdurait». Ah! bon... Un armistice aurait-il été signé sans qu'on le sache? Un traité de paix a été conclus derrière des portes closes? Chouette ! On se demande juste pourquoi il faudrait engloutir plus de 70 000$ pour les pécadilles qui resteraient à peaufiner! 

Pour ce superbe projet «ancré dans le dialogue» et regorgeant de «partenaires crédibles» (!), les membres de la Table devront proposer des initiatives communautaires favorisant une meilleure compréhension, le respect mutuel et le dialogue. Mieux. Les résidents qui souhaiteraient s'enrôler dans les forces du Bien «devront s'engager dans l'amélioration du dialogue et des relations». Bref, une sorte de serment d'allégeance. Pas question pour personne de questionner le château de cartes que Tomlinson et Lieberman veulent ériger et imposer à l'ensemble des citoyens.

Le bouillant Max Lieberman au micro lors d'une séance du conseil d'arrondissement d'Outremont. Sera-t-il à nouveau un invité vedette lors des futures séances «ancrées dans le dialogue» de la Table de concertation?

Reste à voir maintenant si tous les procès, les inepties, insanités et bafouillages qu'accumule Mad Max depuis trop longtemps forceront Tomlinson à (enfin!) lui retirer son statut de membre du conseil exécutif de Projet Montréal. Il se pourrait même que les huiles hassidiques finissent par le condamner à un exil forcé à... Babylone ou à Brooklyn. Dans tous les cas, on sera là pour lui faire nos adieux, mouchoir à la main.