jeudi 15 août 2019

LE CARRÉ DE SABLE MOUVANT DE PHILIPE



Les citoyens qui se trouvaient dans la salle du conseil d’Outremont le 4 juillet dernier en ont tous été témoins. Plusieurs ont ri. Certains ont été surpris. D’autres encore ont trouvé déplacé, voire tout à fait inacceptable que je lance, même symboliquement, trois arachides en direction du maire. J’en conviens, mon geste était une entorse aux convenances et je n’en suis pas fier. Aussi, je tiens à m’excuser formellement auprès du public que j’ai pu choquer.

En 12 ans de participation aux assemblées publiques, jamais je n’avais fait une chose pareille. Soyez assurés que je ne me permettrai plus un tel écart, tout comme je découragerai quiconque souhaiterait protester de la sorte, quel que soit l’insulte, le manque de respect, l’hypocrisie ou l’arrogance d’un élu envers un ou plusieurs citoyens. 
 
Ceci étant dit, permettez-moi tout de même de revenir sur la suite de ce triste épisode.

Il ne faut pas être dupe. Le 6 juillet dernier, deux jours après le fait, c’est avec des larmes de crocodile grosses comme ça que Philipe Tomlinson a annoncé sur sa page Facebook la très pénible décision qu’il avait dû se résoudre à prendre la veille: 

« It is with much regret that yesterday I filed 
a police complaint against a citizen for aggression»

S’il avait admis, ne serait-ce qu’une part de responsabilité dans les évènements du 4 juillet, s’il s’était le moindrement excusé pour le mépris qu’il a affiché à l’égard des citoyens, on aurait pu effacer l’ardoise. Mais c’était trop lui demander.

Pour pouvoir camper le rôle de Saint-Martyr canadien auprès de ses followers, Philipe Tomlinson s’est bien gardé de révéler qu’il avait parti le bal en traitant de « Peanut Gallery » des citoyens qui assistaient à l’assemblée. Il a plutôt choisi de poser en victime d’intimidation et d’agression… armée! Il était tellement terrifié, le pauvre, qu’il a pris l’initiative de manger une des trois pinottes en avouant au peuple à ses pieds qu’elle était « pas mal bonne! »


Et bien aujourd’hui, Tomlinson va en manger une autre, un peu plus salée, cette fois. Le centre d’enquête du SPVM vient de m’apprendre que le Directeur des poursuites criminelles et pénales a rejeté la plainte que le sanguin maire avait portée contre moi. Allez hop! Aux poubelles, la plainte! 

Ce qu’il pensait être un coup fumant s’est plutôt révélé un coup foireux. Aujourd'hui, pour paraphraser M’sieu l’maire, je fais l’annonce suivante: 

« It is with great joy that I learned yesterday 
that the prosecutor dismissed the vicious complaint 
that the mayor filed against me. » 

En français, ça veut dire que je suis à nouveau persona grata à l'hôtel de ville. Mais j'y pense... il y a une assemblée spéciale du conseil cet après-midi. Vous venez avec moi? On va aller dire bonjour à Philipe.

C’était pourtant écrit dans le ciel que Tomlinson allait prendre le champ avec sa plainte. Je ne comprends même pas qu’il ait pu agir aussi bêtement sans voir qu’il avait toutes les chances du monde de s’embourber jusqu’aux aisselles. Pour sa défense, je plaiderais qu’il n’a pas pu penser à ça tout seul.
 
Entre vous et moi, je soupçonne que Tomlinson s’est très facilement laissé convaincre par des idéologues de son parti de me servir ce beau coup de cochon. L’occasion leur a semblé trop belle de se débarrasser d’un citoyen gênant qui a la mauvaise (?) habitude de mettre les élus de Projet Montréal devant leurs décisions aberrantes, leurs manigances de coulisses et leurs partis-pris flagrants. Le nez dans leur propre caca, quoi. Et ça chlingue, mes amis! 

Je ne suis pas un disciple de la théorie du complot, mais lors de l’assemblée du conseil du 2 juillet dernier, certains citoyens auront été intrigués de repérer Craig Sauvé dans la foule. De mémoire, on ne se souvient pas que ce conseiller de ville du district Saint-Henri-Est–Petite-Bourgogne–Pointe-Saint-Charles–Griffintown se soit montré la binette à une séance d’Outremont. De toute évidence, Sauvé s’y est pointé pour soutenir le maire qui s’attendait à essuyer une volée de bois vert (mais pas des pinottes!) de la part de nombreux électeurs particulièrement mécontents. Il a un de ces flairs, ce cher Craig. Quelqu'un devrait le payer pour dénicher des truffes!

Il est vrai que ce n’est pas tous les jours que l’on peut sauver un cochon de l’éviction et engueuler des citoyens comme du poisson pourri à la sortie d’une séance du conseil.

En plus de Craig Sauvé, on a aussi remarqué la présence de Marc Chétrit, un avocat qui fait partie de ce que Projet Montréal/
Outremont appelle sa «Dream Team». Il aurait peut-être été plus juste de la baptiser la « Teamlinson »!

Lors de cette assemblée du 2 juillet dernier, le juriste qui m’était encore inconnu s’était (entre autres!) montré particulièrement agressif à l'égard d'une organisatrice de la manifestation
contre le plan de stationnement du maire qui s'était tenue juste avant l'assemblée . Peut-être se pensait-il sur le ring. Une chose est sûre, il n’a pas mis de gants blancs pour la houspiller en pleine séance du conseil.

La «Dream Team» d’Outremont en 2018: Astrid Arumae, Fanny Magini, David DesBaillets, Rani Cruz, Mindy Pollak, Claire Trottier, Valérie Patreau, Philipe Tomlinson, Max Lieberman et Marc Chétrit. À droite, ce même Chétrit à l’assemblée du conseil du 2 juillet dernier. Tout un bel exécutif!

Remarquez que Philipe Tomlinson n’en est pas à ses premières calomnies de bas étage. Pour parvenir à ses fins, le petit politicien est prêt à tout. Et ce n’est pas la moitié de ses forces d’être plus menteur qu’un arracheur de dents. Sa malveillance et ses coups sous la ceinture ne datent pas d’hier. Et je ne parle même pas de son hypocrisie dans les histoires de l'îlot Saint-Viateur,  de la synagogue de Rosenberg sur l’avenue Bernard ou de son plan de stationnement.

À l’automne 2017, son ambition de se faire élire à la mairie d’Outremont l’a amené à lancer des accusations aussi graves qu’infondées. Le 27 octobre 2017, à quelques jours des élections, il a exhorté ses troupes et ses partisans à propager tous azimuts le contenu d’un courriel diffamant à souhait qu’il a concocté pour torpiller celui qui deviendra tout de même le conseiller de l'opposition à Outremont. 

Extraits du courriel de Tomlinson

Jean-Marc Corbeil, un antijuif notoire? Elle est bonne celle-là. Si elle le pouvait, la gang de Projet Montréal l'expédierait à Nuremberg sur le premier vol!

Qui c’est l’autorité qui a décrété ça? Corbeil a-t-il été condamné sans qu’on le sache par des « Sans-culottes » de la Révolution anglaise de Projet Montréal? À moins que ce soit Mayer Feig, le lobbyiste ultraorthodoxe, qui aurait susurré ça à l’oreille de Tomlinson en jouant au téléphone arabe? Un coup parti, pourquoi ne pas l’avoir accusé de pédophilie? Ah! Il n’y a pas pensé. C'est ennuyeux, ça. Au moins, il n'a pas oublié de dire que Corbeil est un de mes amis. Se pourrait-il que le maire n'ait pas encore eu vent du fait que j'ai été blanchi trois fois plutôt qu'une des accusations calomnieuses et mensongères portées par ses grands amis hassidiques? Il est plus vite à mitrailler des allégations qu'à prendre acte des jugements de cour.

Tomlinson a également soutenu dans ce même courriel que «[Jean-Marc Corbeil] a récemment publiquement harcelé une citoyenne (lors de la fête des pommes de PGLO) qui avait posé une question sur les hassidiques à son collègue, M. Murray. La dame a d’ailleurs rempli un rapport de police et le dossier suit son cours.»

L’aspirant maire l’affirmait avec force et certitude, comme s’il en avait été témoin. Mais, dites-nous un peu, monsieur le maire, qu’est-il advenu de cette plainte? Comment? Elle a pris le bord de la poubelle du poste 24. Elle aussi! Cou’donc, ça va mal vos affaires. Si j’étais Tomlinson, j’irais pas au casino.

Entre temps, c'est le maire d'Outremont qui s'est fait coller une plainte à la commission municipale du Québec pour ses manquements à l'éthique. C'est M. Marc Poulin, le citoyen que Tomlinson a traité de «Peanut Gallery» qui lui a servi sa propre médecine.

Outrecuidant comme peuvent l'être les ti-coqs, le maire s'était également permis une attaque ad hominem contre M. Poulin. À l'ex-PDG du groupe Sobeys qui avait tout de même réussi à consolider la position de deuxième plus important distributeur/détaillant canadien d’alimentation avec des revenus annuels dépassant les 24 milliards de dollars, Tomlinson lui a lancé publiquement et de façon toute à fait gratuite : « Monsieur Poulin, continuez à faire des déficits! » 

Voici un élu qui, ma foi, ne se prend vraiment pas pour de la croquette de chat!

Mais je m'en voudrais de vous laisser sur cette fausse note. Je vous invite donc à écouter cette humoriste canadienne expliquer comment elle en est venue à avoir un problème avec les juifs. Cliquez sur la photo pour l'entendre. C'est très court.


https://www.youtube.com/watch?v=RoZlK6ylieA

vendredi 5 juillet 2019

BULLETIN SPÉCIAL – UN SUSPECT ARRÊTÉ APRÈS L’ATTENTAT CONTRE LE MAIRE D’OUTREMONT


Victime, hier en plein jour, d’un gravissime attentat à la peanut écalée alors qu’il présidait une séance extraordinaire du conseil d’arrondissement, le maire Philipe Tomlinson s’en est sorti miraculeusement indemne. Toujours en état de choc post-traumatique, le premier magistrat d’Outremont a eu toutes les peines du monde à formuler sa plainte pour agression armée.



Heureusement, ses attachés politiques et les membres de son cabinet fantoche étaient à son chevet pour le réanimer en lui faisant ingurgiter une des pinottes vegan (sans sel ajouté!) qui traînait toujours sur le bureau du président d’assemblée après l’attentat.

En raison de la très grande distance qui sépare l’arrondissement du nouveau poste de quartier 26 relégué aux fins fonds de NDG, ce n’est qu’aujourd’hui qu’une escouade du SPVM a été en mesure de mettre la main sur le dangereux suspect.


À 13 h 03, l’escadron parachuté depuis le 7405 avenue Mountain Sights a pu localiser l’auteur présumé de l’hécatombe et donner l’assaut pour le neutraliser dans sa tanière de l’avenue Durocher.
 

Connu des politiciens de Projet Montréal sous l’alias Pete le Gorille blanc, le fugitif n’a pas été en mesure d’opposer de résistance aux forces de l’ordre. Nu-pieds et encore quasiment en bobettes, la fouille au corps du forcené ne s’en est trouvée que plus aisée. Tout s’est déroulé si rondement que les constables ont même oublié de lui demander de prendre la position du «bend over» et de tousser.

Placé illico en état d’arrestation, Lacerte s’est fait réciter ses droits. Il pouvait garder le silence et contacter un avocat de son choix une fois atterri dans la salle d’interrogatoire.

Le suspect a décliné l’invitation de recourir à un avocat avant d’être embarqué pour une bonne grosse demi-heure de fourgonnette jusqu’au repère de la police. Comme on ne lui avait pas passé les menottes, Lacerte en a profité pour avaler et détruire une partie de la preuve incriminante qui traînait encore dans le fond de sa poche avant droite. Heureusement, les gardes du corps qui l’escortaient n’y ont vu que du feu.


Habillé en civil, portant cravate étroite et veston bleu outremer, l’enquêteur qui l’attendait s’est avéré extrêmement courtois. Non seulement lui a-t-il permis de récupérer son appareil photo, son iPod et ses clés de vélo avant même d’avoir signé quoi que ce soit, mais il l’a gentiment invité à contacter un criminaliste. Lacerte a fini par accepter le privilège qu’on lui offrait. Un peu vieux jeu, le quasi-retraité n’a eu qu’une seule exigence. Il a réclamé qu’on lui amène Frank Shoofey pour le représenter. «Ce sera Shoofey ou personne!», qu’il disait. Il ne demandait pourtant pas la lune, non? Apparemment qu'on lui aurait dit que Me Shoofey n'était plus de garde.


À défaut de voir sa seule et unique volonté exaucée, Lacerte s’est mis à table dans la salle d’interrogatoire. Voici ce qu’il a raconté :

« Le 2 juillet, Monsieur l’enquêteur, lors de la séance du conseil d'Outremont, le maire Tomlinson a insulté à plusieurs reprises un citoyen qui se trouvait dans la salle. Il a traité le pauvre résident de Peanut Gallery. Il n’arrêtait pas de répéter Peanut! Peanut! Peanut! Peanut Gallery!


https://youtu.be/IMFeEIIVg_s

Cliquer sur la photo ci-haut pour voir et entendre Tomlinson mépriser les citoyens assis devant lui.

«Le maire était déchaîné, Monsieur l'enquêteur, complètement hors de lui. Il avait pété un plomb parce que les citoyens de l’arrondissement avaient osé (quels ingrats!) contester et manifester leur indignation à l’encontre d’un plan de stationnement que M’sieur le maire avait concocté sournoisement dans le dos des citoyens. En autocrate en herbe, le maire voulait en passer une petite vite (pas si petite que ça, en fait) au bon peuple qui, de toute façon, n’avait pas les capacités intellectuelles qu’il fallait pour qu'on lui donne voix au chapitre. On aurait presque cru qu’il avait lu Hamlet (rassurez-vous, il n’a probablement jamais ouvert Shakespeare). De son ton méprisant, on entendait le fameux Caviar to the general (On ne donne pas du caviar aux cochons!). La soirée s’est terminée en eau de boudin (non, pas ceux que vous pensez!) et le maire n’a pas été en mesure d’imposer sa volonté divine.

 «Je continue, Monsieur l’enquêteur. Pour reprendre la tyrannie en main, Philipe Tomlinson a convoqué une séance du conseil extraordinaire pour l’après-midi du 4 juillet. Jouant encore au petit despote de village, il a bâillonné les citoyens venus en très grand nombre, à 14h15, au beau milieu de cette semaine du début des vacances. Les citoyens ont été outrés de son comportement méprisant. Ils l’ont hué en scandant longuement Non! Non! Non! Non! Non! Non! (Voyez par vous même en cliquant ICI)


«Je me suis levé et j’ai reproché au maire têtu d’avoir insulté la salle deux jours plus tôt en nous abreuvant de Peanut Gallery! Peanut! Peanut! Peanut! Peanut Gallery! Je lui ai appris l'origine de l'insulte qu'il avait lancée aux citoyens. 

«À l'époque, lui ai-je dit, dans le milieu du théâtre, les gens qui n'étaient pas en moyens se payaient les sièges du poulailler, les moins bonnes places du théâtre. Pour grignoter, ils ne pouvaient acheter que des cacahuètes. Pour que Tomlinson comprenne bien l'insulte qu'il nous avait craché au visage, je lui ai appris qu'à l'époque, lorsque les spectateurs trouvaient le spectacle minable, il était de mise de lancer des cacahuètes sur la scène.  

«Voyez, Monsieur l’enquêteur. Je lui ai lancé quelques petites peanuts écalées. Le maire en a même profité pour en manger une devant moi par pure arrogance. Je vous le dis, Monsieur St-Amour, tout ce que j’ai fait, c’est de conforter le maire dans ses préjugés ignobles. J’ai agi en totale conformité avec la vision qu'il a des citoyens qu’il est censé représenter.»

L'attentat à la pinotte écalée en lancer ballounne!

Vous constaterez, chers voisins - voisines, que les petits politiciens comme les puissants n’apprennent jamais des erreurs de leurs prédécesseurs. Tomlinson pense pouvoir me faire taire en me balançant une plainte criminelle dans les pattes. J’ai des petites nouvelles pour notre tyranneau. Ce n'est pas la première fois que l'on cherche à m'intimider et à vouloir me réduire au silence.

Plusieurs d'entre vous aviez remarqué que je ne faisais plus de caricatures sur mon blogue depuis plus de cinq ans. En fait, la dernière remonte au 22 mars 2014. Je me moquais de mon bon ami
Julius Grey, l'anticommunautariste auto-proclamé qui avait même défendu Raël. C'était quatre jours après que la Cour d'appel du Québec eut cloué le bec de Julius et de Michael Rosenberg, le nabab hasidique d'Outremont qui m'avait salement poursuivi. Mais maintenant que Tomlinson décide de s'y essayer à son tour, Photoshop reprendra du service.

Imaginez-vous donc qu'en raison de la plainte que Narcisse vient de me porter, je n’ai plus le droit de passer devant chez lui, ni même d’assister aux assemblées du conseil que je fréquente assidument depuis 12 ans bien sonnés. C'était tout l'intérêt qu'il avait à appeler la police. Se débarrasser de la pinotte qui se trouvait dans sa chaussure.

Sachez que le jour de l’anniversaire de ma défunte mère (Allo, maman!), j’irai me faire tirer mon portrait et mes empreintes au Soutien opérationnel Ouest de Ville Saint-Laurent (un p’tit voyage, quoi!) et qu'en août, je suis intimé de me présenter devant un juge de la Cour du Québec, chambre criminelle pénale pour me défendre de ce petit coup bas de la part de Trump-linson, le gourou du
culte du Je Me Moi . Comment on dit ça en anglais déjà? Deja vu! 

Pour faire des économies, le SPVM reprendra-t-il mes photos d'identification d'un autre temps?

Je compte bien, après cette journée d’août, pouvoir recouvrer mon droit d’assister aux séances du conseil, de débattre des sujets d'intérêt pour les citoyens et, en passant, de dénoncer l’arrogance, le mépris et la fourberie de ce petit étalon de Projet Montréal.

Je me demande bien qui, de nous deux, va se sentir le plus seul tout au long de cet été.

Parlant de pinottes, il vous faut absolument voir cette chronique de l'impayable Jean-Luc Mongrain. Cliquez sur la photo de Mongrain ci-dessous pour la visionner. J'étais mort de rire!
 

https://www.youtube.com/watch?v=y8rDg7eX33w&feature=youtu.be&fbclid=IwAR2pj_yjcJvidIOKAR0o5XPfuF2BT-PgaoYNLiWXVB0GYVTbSaJFAYUpwpM


Bon été à tout le monde et à très bientôt.

dimanche 16 juin 2019

LES MOUCHES À CHEVREUIL


Il arrive que des dossiers ne veuillent pas mourir. Pourtant, lorsque les politiciens les glissent dans l’ordre du jour, ils sont convaincus que ça sera une autre lettre à la poste. Et puis, contre toute attente, la machine se grippe. Ce qui devait être du beurre dans la poêle se transforme en patate chaude.

Parions qu’avec le projet de réforme du stationnement qu’il veut nous enfoncer de force dans la gorge, Philipe Tomlinson verra sa bourde s’ajouter à sa collection de bévues. Mais on y reviendra après l’assemblée publique du 19 juin à laquelle nous sommes tous conviés pour contester cette réforme improvisée.

Pour le moment, notons qu’au cours de la dernière année, le tyranneau d’Outremont s’est fait prendre plus d’une fois à son petit jeu. On dirait qu’il n’a pas encore réalisé que lorsqu’on lance un boomerang et qu’il n’atteint pas son but, il nous revient derrière la tête.

Pensons à l’incroyable saga de l’îlot Saint-Viateur. Il aura suffi qu’un rapport confidentiel fasse l’objet d’une fuite pour que Tomlinson se retrouve dans l’eau bouillante avec son projet secret de synagogue sur un terrain public. Pour ne rien arranger, sa dénégation des faits ne l’aura qu’éclaboussé davantage.

Parfois, les tours de passe-passe aux relents de favoritisme ne sont pas aussi visibles aux yeux des citoyens, mais ils peuvent devenir aussi emmerdants que les mouches à chevreuil.

Il y a 14 mois, personne n’avait eu vent de cette dérogation que Mindy Pollak, conseillère de Projet Montréal, a fait voter en dépit du refus unanime du CCU. Grâce à ce vote douteux, les propriétaires du 367 Querbes qui sont membres de la famille du nabab Michael Rosenberg allaient pouvoir agrandir leur maison dont la superficie au sol dépassait déjà largement le maximum autorisé. Au diable le règlement de zonage

Personne ne peut le jurer, mais plusieurs se demandent si le grand manitou hassidique aurait pu intervenir pour aider un membre de sa famille à obtenir cette dérogation qui va à l'encontre des règlements. Au mieux, il y a apparence de conflit d'intérêts. 

L’équipe Tomlinson croyait probablement que le bon peuple n’y verrait que du feu. À tel point que le 9 avril 2018, fendant et condescendant à souhait, Philipe Tomlinson n’a même pas jugé utile d’expliquer pourquoi il retournait comme une crêpe le verdict unanime des spécialistes de l'urbanisme, de l'aménagement, de l'architecture, de l'ingénierie et du patrimoine qui s’étaient prononcés contre le projet d’agrandissement. (Lire ma chronique Les largesses de Mindy) 

Affaire bâclée, affaire classée!, pourraient penser certains politiciens. Tut! Tut! Tut! Pas si vite. Depuis cette séance pipée, des citoyens se sont penchés sur le dossier et sont revenus à la charge à au moins trois autres occasions au fil des mois.

Pas plus tard que le 3 juin 2019, une résidente de la rue Querbes, voisine de l’immeuble litigieux, s’est présentée au micro avec la ferme intention d’ébranler le piédestal sur lequel les élus de Projet Montréal s’étaient juchés.

La citoyenne incommodée a égrené le chapelet d’articles de règlements que les élus semblent avoir allègrement bafoué dans cette affaire qui sent le népotisme.

De un, sans s’attarder au fait que ces travaux font fi de l’article 7.1 du règlement 1177 sur les normes minimales des marges latérales, elle a rappelé l’objection majeure et unanime qu’ont soulevé les membres du CCU. « Cet agrandissement contreviendrait carrément à l’article 7.12.1 du règlement de zonage qui prévoit que le pourcentage d’occupation au sol dans la zone où se la résidence du 367 Querbes ne peut pas dépasser 50 % de la superficie du terrain. Or la nouvelle dérogation porterait ce pourcentage à 57 %! »

De deux, l’article 5.3 du règlement 1177 stipule qu’une construction dérogatoire ne peut être agrandie que si l’ensemble de la construction respecte la réglementation d’urbanisme. Or, il s’avère que l’article 145.4 de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme spécifie qu’une dérogation mineure ne peut être accordée que si elle pose un préjudice sérieux au demandeur ou si elle porte atteinte à la jouissance des voisins.

Depuis plus d'un an et demi, les voisins sont aux prises avec des déchets malodorants et poussiéreux en façade, sans parler des émanations toxiques, de la vermine et des rats. Ce chantier a un impact direct sur la vie des gens du quartier.


La plaignante a souligné que cette résidence compte déjà une
superficie de plus de 3500 pieds carrés et que son agrandissement irait à l’encontre du plan d’urbanisme de l’arrondissement qui préconise le verdissement et la réduction des îlots de chaleur. C’est sans compter que l’extension de la maison augmentera la charge en béton et en briques et exigerait l’abattage d’un arbre mature. Tout cela constituerait une perte de jouissance pour les voisins.


 
Alors qu'on venait tout juste de lui lire l’article 145.4, Philipe Tomlinson a trouvé le tour de tout mélanger en affirmant que le conseil peut accorder une dérogation si cela peut améliorer le bien-être de la personne qui la demande. Non, mais, il le fait exprès ou quoi?

Il a fallu lui répéter que tout ce que peut contester le demandeur, c'est un refus qui lui causerait un préjudice sérieux. Seuls ses voisins peuvent invoquer la question de jouissance. Est-ce assez clair, maintenant? On dirait que Projet Montréal ne comprend ni du culte, ni de la tête! D’ailleurs, on se demande si le les propriétaires n'auraient pas invoqué un argument religieux pour justifier leur demande. On le saura peut-être un jour.

Étrangement, dans toute cette affaire, un élément n'a été soulevé par personne. Ni par le demandeur de la dérogation, ni par la Direction de l'aménagement urbain et patrimoine. La question du stationnement. Ben oui! Où donc le proprio va-t-il planquer sa voiture? C'est le b.a.-ba en aménagement urbain. Nous n'en sommes pas encore tout à fait à l'ère de la téléportation.

L'article 9.1.1 du règlement 1177 ne laisse place à aucune interprétation. «Un permis de construction ne peut être émis à moins que n'aient été prévues des cases de stationnement hors-rue ». Plus clair que ça, tu meurs! C'est à se demander si tout ce beau monde dormait sur la switch lorsque les propriétaires du 367 Querbes sont allés faire leur demande.

Pourtant, sur le site de l'arrondissement, on se vante d'avoir un service d'aménagement urbain qui dispose d'une «solide expertise en matière de gestion et de mise en valeur du territoire». On ajoute que son équipe «évalue les projets et délivre les permis en plus de veiller au respect et à l'application de la réglementation». Si ce n'était pas écrit noir sur blanc sur le site de l'arrondissement, on ne le croirait pas!

Après un premier coup d’œil aux plans déposés par les propriétaires, même le dernier des stagiaires du département aurait dû s'apercevoir que l'agrandissement demandé condamnait le garage de cette résidence. Même une Smart ne parviendrait pas à s'y garer, ce qui va totalement à l'encontre du règlement de zonage.


Une fois l'agrandissement complété, oubliez le garage. Il sera inutilisable pour y stationner une voiture.

Le plus surprenant, lors de la dernière assemblée du conseil fut peut-être d'entendre le directeur du service de l'aménagement urbain nous raconter qu'il attendait de recevoir le plan de localisation de la fondation qui a été coulée avant de réagir. Non, mais... pincez-nous. Cela doit faire plus d'un an et demi que M. Girard a en main les plans d'architecte détaillés sans lesquels aucun permis ne pouvait être délivré.

À l'extérieur, seule la dalle de béton des fondations de l'agrandissement a été coulée.

Aujourd'hui, puisqu'aucun mur de l'agrandissement planifié n'a encore
été érigé, il est temps pour la direction de l'aménagement urbain et patrimoine de sortir de sa torpeur et de faire appliquer sa propre réglementation. Ce n'est pas sorcier. Il suffit d'exiger la démolition de cette dalle de béton. Et tout rentrera gentiment dans l'ordre.

dimanche 28 avril 2019

POST-SCRIPTUM


À la suite de la chronique L'essence de la putrescence mise en ligne avant-hier, un  lecteur m'a fait parvenir un dessin que je ne pouvais garder pour moi tout seul. Il s'agirait de la version moderne du Passage de la mer Rouge qui a sauvé les Israélites de l'armée égyptienne.


Caricature de Awantha Artigala

Seul son auteur, un illustrateur sri-lankais attaché au Daily Mirror de Colombo, saurait nous dire s'il a croqué la scène juste après le passage des disciples d'Alex Werzberger, ce porte-parole de la secte satmar qui fréquente la synagogue-dépotoir juste derrière le YMCA de l'avenue du Parc.


Parlant de Werzberger, en 2010, je m'étais servi du célèbre récit biblique pour dénoncer le trafic d'alcool illégal qui avait lieu dans cette même synagogue délinquante ainsi que dans une autre synagogue satmar située au 6019 Durocher.



En dépit des reportages et des saisies effectuées par les forces de l'ordre, Werzberger niera fermement que des membres de la communauté hassidique soient impliqués dans une activité de contrebande d’alcool. Il soutiendra même que sa communauté était victime de harcèlement de la part de la police

https://drive.google.com/file/d/0B6jtz9R1OsdcY2Q4YmRiZWQtOGVlZS00ODVhLTlkZTAtMGZiY2YwYzE3ZjRi/view?hl=en
 Cliquer sur la photo ci-dessus pour zoomer

Malgré les photos croquées sur le vif devant la synagogue du 5555 Hutchison, le vieil Alex qui me poursuivait en justice avec les Rosenberg ira jusqu'à tenter de faire croire à l'honorable juge Claude Dallaire de la Cour supérieure du Québec que ces caisses de vin contenaient, en fait, des vieux livres sacrés inutilisables qui ne pouvaient, !גאָט פאַרווער (God Forbid!), être envoyés au dépotoir. Il fallait être sur place pour voir la tête de la juge.

Alex est un sacré farceur, mais je ne veux surtout pas vous en dire trop, car je pourrais être tenté de faire une troisième chronique sur la voyoucratie. Mais, de grâce, ne le dites à personne!

vendredi 26 avril 2019

L’ESSENCE DE LA PUTRESCENCE


Chaque printemps, c’est la même chose. La neige n’a pas encore disparu que déjà les perce-neige pointent. On serait aux petits oiseaux si seulement les ordures urbaines ne refaisaient pas surface au même moment.

Dans La Presse du 24 avril, un professeur en tourisme de l’UQAM est ahuri de voir le nombre de poubelles qui, au lendemain du congé pascal, débordent au parc Jarry. Comment, en effet, ne pas avoir la nausée à la vue de tous ces lieux publics jonchés d’immondices?

Mais il y a plus estomaquant encore. On constate que des institutions et des citoyens reproduisent ce même type de dépotoir… dans leur propre cour! Et cela, à longueur d’année. Ce n’est plus seulement un manque de fierté personnelle ou une absence de considération pour le voisinage, mais la création de foyers d’insalubrité publique aussi intolérables que nocifs.



Cour et ruelle Hutchison/du Parc au nord de Fairmount, le 17 mars dernier

Comment supporter un seul instant que des cours arrières et des ruelles de notre milieu de vie ressemblent à des soues à cochons qui se déversent comme une débâcle du printemps?

Dans son hallucinante auto­bio­gra­phie intitulée «Pourquoi moi? Ma vie chez les juifs hassidiques», mon ex-collègue Lise Ravary, convertie au judaïsme, racontait combien le tribunal rabbinique ultraorthodoxe semblait très préoccupé que ses enfants non-juifs puissent contaminer les aliments et les articles de cuisine cachère qui se trouvaient dans ses armoires. À tel point qu’il lui avait ordonné de les cadenasser. Or, quand on voit les montagnes de déchets contaminés qui pourrissent dans la cour et la ruelle de la synagogue qui se trouve juste derrière le YMCA du Parc, on s’étonne de la tolérance des principaux intéressés. On se demande où diable est allé se terrer le tribunal d’Abraham. Pauvre Lise qui espérait que son bouquin puisse contribuer à réhabiliter l’image sérieusement écornée des hassidim de Montréal! 


La synagogue-dépotoir du YMCA donne raison à Lise Ravary lorsqu’elle surnomme la Pâque juive «La fête des assiettes jetables», sauf que ça ne se produit pas seulement à la Pessa'h!

Car il faut bien le constater. Le 30 mars dernier, après qu’une citoyenne du Plateau ait mis sur Facebook une photo de l’état scandaleux de la synagogue, le maire du Plateau Luc Ferrandez a confirmé qu’il s’agissait bien d’une institution récalcitrante qui a collectionné les contraventions au fil des ans. Il parle de possibles recours légaux à l’encontre du pollueur dont les ouailles enjambent sans état d’âme les monticules de pourriture lorsqu’ils sortent par la ruelle.


La page Facebook où le maire du Plateau se montre très agacé par le comportement des administrateurs de la synagogue récalcitrante

Le 7 avril, un jobbeur de la synagogue-dépotoir a délesté dans la ruelle pas moins de 65 gros sacs de poubelles. Le dimanche suivant, il a extrait de cette cour infecte près de 90 sacs Glad. Comme ça, directement sur l’asphalte! Aucun conteneur, aucune mesure n’ont jamais été imposés par l’arrondissement pour empêcher la vermine de se faire une partouze.



Outre les quelque 90 sacs de poubelles mis à la ruelle le 14 avril, il semble que les ultra religieux de cette synagogue aient déversé une substance sur la chaussée qu'ils ont recouvert d'un produit absorbant. Belle job, les boys!

Aux dernières nouvelles, un ménage a été fait, mais pendant combien de semaines la situation demeurera-t-elle acceptable? En attendant, chapeau bas au maire Ferrandez!

Si encore il n’y avait que ce délinquant dans les parages. Ces derniers mois, une citoyenne d’Outremont s’est présentée à au moins deux reprises aux assemblées du conseil d’arrondissement pour se plaindre d’un problème majeur de gestion de poubelles dans la ruelle qui borde les rues Durocher et Hutchison, entre Van Horne et Lajoie.

Depuis 1 an et demi, cette résidente est aux prises à une infestation de souris et de rats dans son appartement de la rue Durocher. Elle a beau avoir englouti quelques milliers de dollars pour la dératisation, les exterminateurs lui disent chaque fois que tant que les gens autour de chez elle vont «domper» leurs déchets dans la ruelle à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, elle ne pourra pas se débarrasser des rongeurs à longue queue qui arpentent sa cuisine.


21 avril 2019: Couches souillées, sacs de plastique et contenants de styromousse jetés directement dans la ruelle Durocher/Hutchison entre Bernard et Van Horne. Miam! Miam!

Hélas! pour cette résidente assiégée, la conseillère de Projet Montréal de son district outremontais ne semble vraiment pas préoccupée par la vermine qui pullule. Aux dires de la citoyenne manifestement écoeurée, Mindy Pollak n’a même jamais daigné répondre aux courriels qu’elle lui a envoyés à ce sujet. C'est vrai que pour Mindy livrer un membre de sa propre communauté, ça ne se fait pas.
L’interdiction de dénoncer les agissements d'un de ses coreligionnaires à des autorités non juives lui vient du Talmud. Ça s'appelle la Mesira. Et croyez-moi, on ne badine pas avec ça.


21 avril 2019: Promenade à l'aube de ce beau dimanche de Pâques dans la ruelle Hutchison/du Parc, entre Bernard et Van Horne. À défaut d'une chasse aux cocos de Pâques, on peut se rabattre sur ces cacas de Pessa'h qui traînent là depuis au moins trois jours.

On ne se racontera pas d’histoires. Dans le district Claude-Ryan d’Outremont et en bordure du Plateau, le problème de la gestion des déchets domestiques et de l’insalubrité de nos ruelles résulte principalement des pratiques déplorables des administrateurs de quelques lieux de culte et de la négligence effarante de certains de leurs fidèles. À ceux et celles qui trouveraient mes propos absolument « politically incorrect » et nauséabonds, je suggère la description qu’en a faite Joseph Rosen, un journaliste juif qui habite le Mile-End et qui, en 2017, s’exprimait ainsi (ma traduction) dans le magazine The Walrus:
 

«Ayant vécu parmi les hassidim pendant plus de dix ans, ce ne sont plus les murmures divins que j’entends. Je sens plutôt les ordures. Les hassidim génèrent plus de déchets ménagers qu’il ne paraît humainement possible : au fil des ans, assis sur ma véranda, j’ai souvent été encerclé deux fois par semaine par des dizaines de sacs d’ordures... Presque tous [mes voisins] sont des hassidim. Au fil des étés, les déchets faisaient ce que doivent faire tous les déchets durant la canicule, ce qui laissait le trottoir inutilisable jusqu’à l’arrivée des camions, puis une flaque de lixiviat qui persistait jusqu’au lendemain. La puanteur envahissait le temps et l'espace... De temps en temps, je craignais que tous ces déchets hassidiques attirent des rats...»


Heureusement, chaque année, des corvées de propreté sont organisées par des citoyens qui souhaitent améliorer leur milieu de vie et l’environnement. Justement, à Outremont, il y en a deux au programme. L’une se tient le 27 avril dans la ruelle Champagneur/Bloomfield et une autre est prévue pour le 5 mai.


Si vous souhaitez vous limiter à la photo souvenir et vous tourner les pouces dans des gants de chevrette comme l’avait superbement fait la conseillère Mindy Pollak en 2017, je vous suggère de faire acte de présence à la corvée de la ruelle Champagneur. Vous n’aurez même pas une crotte de raton-laveur à ramasser.


La ruelle Champagneur/Bloomfield, entre Bernard et Lajoie, telle qu'elle se présentait le 22 avril 2019. On repassera pour les perce-neige, mais au moins pas l'ombre d'un détritus!

Par contre, si vous n’y participez pas pour la frime ou pour la photo promotionnelle des élues, rendez-vous plutôt dans les ruelles Durocher et Hutchison, le 5 mai prochain. Mais dépêchez-vous. En date d'aujourd'hui, sur les 100 places disponibles, il n'en reste que... 96!


21 avril 2019: Easter eggs & Tim Horton avant la Résurrection?

Vous serez certes fourbus à la fin de l’exercice, mais vous n’y serez pas allés pour rien. Vous pourriez même répéter l'exercice à souhait. Avant de venir à bout des déjections emballées et autres fientes industrielles, vous en auriez pour un sapré bout de temps. Garanti!

Pour vous donner le goût de devenir le Bon Samaritain de la parabole et vous permettre de prouver que vous aimez vraiment votre prochain comme vous-même, allez donc faire un tour dans le bout de ruelle derrière chez Mindy Pollak. Déjà qu'elle ne peut pas nous serrer la main, la conseillère de Projet Montréal ne s'abaissera probablement pas pour jouer dans le caca, mais elle vous regardera sûrement avec admiration pour votre dévotion.

21 avril 2019: L'état de la ruelle et d'une cour tout près de la résidence de Mindy.

Une p'tite dernière avant de se quitter? OK, d'abord. Mais c'est la dernière pour ce soir.