jeudi 22 novembre 2012

BLANCHIMENT D'ENFANTS


On connaissait le trafic d’alcool dans certains lieux de culte hassidiques, les dortoirs clandestins, les synagogues illégales, le transport interdit par autobus intercités, les écoles non conformes aux normes du ministère de l’Éducation, les travaux sans permis, mais ça…

Si vous avez consulté le site Web de Radio-Canada ou écouté l'émission Désautels cet après-midi , vous aurez appris comme nous que le Gan unifié, l'organisme qui coordonne le réseau de garderies hassidiques en milieu familial a fait l’objet d’inspections dont les premiers résultats font sursauter. 


Le Gan unifié serait incapable de surveiller et de gérer correctement les 122 garderies et 487 enfants dont il est responsable. Un petit détail : le seul réseau de garderies du Québec qui repose totalement sur une ghettoïsation religieuse a reçu quelque 20 millions de dollars de subventions depuis 2006. 

 
Les inspecteurs n’ont encore vérifié que huit des 122 dossiers du réseau de garderies en milieu familial et il appert qu’aucune d’entre elles ne tient de registre permettant de vérifier si les enfants ont fréquenté les garderies ultraorthodoxes. Et cela, même si le ministère réclame cette information depuis… 2007!

Ces huit garderies n’offrent qu’un service de garde à temps partiel, alors que le Gan unifié reçoit des subventions comme s’il offrait des services à temps plein. Méchante belle passe, le blanchiment d’enfants! 


Cerise sur le Sunday, les subventions au Gan unifié augmentent année après année. Voilà des gens qui sont morts de rire avec l’argent de nos impôts.  

Ne serait-il pas le temps de demander au gouvernement Marois d'adopter une directive pour interdire la religion dans les services de garde en milieu familial comme avaient songé le faire les libéraux en 2011? Si la ministre de la famille, Nicole Léger, a besoin d'arguments, nous l'invitons à relire l'article de Louis Rousseau, chercheur principal du GRIMER (Groupe de recherche interdisciplinaire sur le Montréal ethnoreligieux, publié dans Le Devoir, en mai 2006.

Revenons à ce réseau de garderies de style rhodésien. Dans la liste des administrateurs du Gan unifié, on retrouve le nom de Mme Rifka Hanfling. Attendez une minute. Hanfling, Hanfling… ça nous sonne une cloche. Ben oui! C’est cette dame hassidique qui servait d'hôtesse lors de la journée porte ouverte de la synagogue du 5363 Hutchison qui cherchait à s’agrandir. C’est cette même Mme Hanfling qui a siégé au conseil d’administration du Centre de la petite enfance Toldos, un CPE de la secte hassidique skver qui a été installé illégalement au 845, rue Querbes de 2009 à 2011, soit jusqu'à ce que la mairesse Cinq-Mars ne modifie le zonage pour accommoder ses «ti-namis».

Maudit que le monde est petit, vous ne trouvez pas?

jeudi 15 novembre 2012

LES BONNES PÂTES - partie II




Il y a cinq ans, le Québec tout entier était branché sur les audiences publiques de la Commission Bouchard-Taylor. On s'en repaissait alors comme on se délecte aujourd'hui du strip-tease que nous offrent des entrepreneurs mafieux et des fonctionnaires rapaces sur la scène de la Commission Charbonneau.

Je n'oublierai pas de sitôt ce soir d'automne 2007 où j'ai entendu le commissaire Gérard Bouchard tirer à bout portant un homme de la rue venu se plaindre de la «taxe cachère» que tous ceux qui ne font pas la grève de la faim sont forcés d'acquitter. Du haut de sa morgue et de sa sacro-sainte affectation, l’éminent sociologue l’avait crucifié en direct à la télé, qualifiant ses propos de «honteusement antisémites». J’en étais resté bouche bée.

Je me suis demandé si le pope du Saguenay avait souvent cette mauvaise habitude de se limiter à Wikipédia pour étayer ses savantes thèses.

Dans le rapport qu’il a pondu avec son acolyte Charles Taylor, le docte sociologue a décrété que «les rabbins ne tirent pas profit de la certification [cachère]». Son jugement péremptoire était d’autant plus surprenant que, quelques lignes plus haut, M. Bouchard avouait que sa certitude n’était basée que sur des «témoignages et des aperçus partiels». Avouez que ce n’est pas fort.

De toute évidence, le chantre de l’interculturalisme n’est pas un expert de la BRM. Oui, oui, la BRM ou, si vous préférez, la bouffe religieusement modifiée.

Louise Mailloux

L’expression n’est pas de moi, mais bien de Louise Mailloux, professeure de philosophie au cégep du Vieux Montréal et cofondatrice du collectif citoyen pour l’égalité et la laïcité (Cciel).

Je conseillerais fortement à Gérard Bouchard de visionner l’épisode de l’émission Bazzo.TV intitulé La religion a-t-elle sa place dans nos assiettes ?  Louise Mailloux y croise le fer avec Daniel Weinstock sur la problématique de la nourriture halal et cachère qu’on nous fait avaler de force, partout.

La tête de Joseph Facal alors que Louise Mailloux explique les dessous de la nourriture religieuse à l'émission Bazzo.TV.


J’invite ardemment tout le monde à lire Le poulet sacré, une chronique du blogue de Louise Mailloux dans laquelle elle  dénonce la finalité de la bouffe religieusement modifiée avec une verve et un humour absolument décapant.  


Finalement, je suggère aux non-intégristes religieux de dévorer La laïcité ça s’impose !, son plus récent ouvrage. 

Mise en garde: 

Il est déconseillé de consommer ce livre avec un petit verre de vin cacher. 



La sainte vigneronne et son rabbin à casquette
Vous allez comprendre pourquoi en visionnant Les Vignes du Seigneur, un reportage sur le calvaire d'une vigneronne française qui a eu la très très bonne idée de demander la certification cachère pour sa nouvelle cuvée.


jeudi 8 novembre 2012

LES BONNES PÂTES - partie I


Saviez-vous qu’il y a un an (le 4 novembre 2011), le gouvernement conservateur a pris l’engagement de soutenir généreusement le secteur des aliments religieux à Montréal? 

Le ministre Paradis entouré des bénéficiaires de la subvention, 
dont le rabbin David Banon, à l'extrême droite.
Alors que Harper saigne de 46,6 millions de dollars le budget de l’Agence canadienne d’inspection des aliments et coupe 314 de ses inspecteurs, son ministre de l'Industrie et ministre d'État (Agriculture), Christian Paradis a versé la coquette somme de 763 650 $ à Vaad Ha’ir, la branche du Conseil de la communauté juive de Montréal responsable de la cachérisation des aliments.

Comme ça, les évangélistes d’Ottawa
se donnent pour mission de convertir des inspecteurs des aliments qualifiés en ronds-de-cuir religieux aux compétences apparemment  clopin-clopantes. Ce n’est pas moi qui le dis, mais plutôt M. David Macdonald, économiste au Centre canadien de politiques alternatives qui s’en confie aux journalistes de l’émission J.E. dans un nouveau reportage fort intéressant intitulé De l’inspecteur au rabbin.

 
Le rabbin Salomon Karmel en pleine «inspection»

Il faut voir le rabbin Salomon Karmel dans une boulangerie de l'avenue Bernard faire des «spot check» cahin-caha, à la recherche de bibittes dans la farine et le sucre. Le pauvre homme est tout sauf convaincant dans son rôle «d’inspecteur». Ce ne sont certes pas ses propos et ses gestes qui vont rassurer les consommateurs.

Le rabbin Banon avec Michael Appelbaum, en mai 2012
Et que dire du rabbin David Banon qui raconte, petit sourire en coin, que le Conseil de la communauté juive de Montréal n’impose à personne de manger cacher. Il se fout de nous ou quoi? Saviez-vous que les produits conformes aux lois hébraïques occupent déjà plus de 80 % de l’espace sur les étagères de nos supermarchés? Vous ne le croyez pas? De deux choses l'une: ou bien vous réécoutez le reportage De l’inspecteur au rabbin ou encore vous essaierez de remplir votre panier d’épicerie de produits qui ne soient pas bénis par un rabbin. Vous n’aurez plus jamais besoin d’un abonnement chez Weight Watchers!

À la lumière du reportage de l’émission J.E., il semble que cette quasi-saturation de produits religieux ne soit pas encore suffisante pour satisfaire les 35 000 personnes (0,4 % des 8 millions de Québécois) qui les consomment par conviction religieuse. Voilà maintenant que ces organisations viseraient à étendre la cachérisation à l’ensemble des aliments toujours païens. On pourrait même dire que la conquête de la planète est déjà fort bien entamée.

Saul Emanuel, directeur général de Vaad Ha’ir de Montréal

Dans l’édition d’octobre 2012 du magazine Canadian Grocer, le directeur général de Vaad Ha’ir de Montréal, le rabbin Saul Emanuel explique sans détour qu’en Amérique du Nord, la certification cachère est devenue une exigence incontournable (essential requirement) pour les entreprises du secteur agroalimentaire. «Sans la certification cachère, dit-il, il est presque impossible de voir ses produits acceptés dans les épiceries américaines».

En 13 ans, le nombre d’agences de certification cachère est passé de 18 à… 1 063 à travers le monde. Le rabbin Yosef Wikler, rédacteur en chef du Kashrus Magazine In America estime qu’aux États-Unis seulement, la certification cachère est un business de 200 millions de dollars par an.
 

Avec 16 000 fabricants d'aliments certifiés cachers, lesquels produisent plus de 110 000 articles qui portent déjà le label cacher et auxquels s'ajoutent 2 500 nouveautés chaque année, on n’a aucun mal à concevoir que c'est fort lucratif. Même que ces fameux 200 millions apparaissent être un pactole très conservateur. On n'a qu’à imaginer ce que cela implique pour une entreprise comme Pillsbury que de se convertir à la cachérisation. Interviewé par le Bloomberg Businessweek, le rabbin  Moshe Elefant, chef d’exploitation de l’agence de certification Orthodox Union, parle d’un effet domino. «Cela implique des milliers d’ingrédients fabriqués par des centaines d’entreprises dans des milliers d’usines. Tous  doivent être certifiés».

En 2006, M. Saul Emanuel expliquait que pour chaque article qu’elle souhaitait faire certifier, une entreprise devait, entre autres, inclure un chèque de 575,12 $... non remboursable. Cela ne comprenait évidemment pas les frais d’inspection annuelle de plusieurs milliers de dollars.


 Dans le reportage de J.E., M. Kevin Hart, le propriétaire de la boulangerie Homemade Kosher de l'avenue Bernard estime que la routine de la certification fait augmenter ses coûts de 5 à 7%. 

Eh! oui. C’est à vous et moi, bons consommateurs, bons samaritains et bonnes pâtes que nous sommes, qu’est refilée la facture. Comme l’expliquait M. Emanuel dans le journal Montréal Campus, une fois les « inspecteurs »payés, le bureau de certification cachère donne une partie de ses profits à des organismes de charité juifs. «Nous aidons à perpétuer l’enseignement juif, ici et en Israël.», avoue le rabbin.

Heureusement que notre contribution (involontaire) sert à une bonne cause! Est-ce un accommodement raisonnable comme le laisse entendre le rabbin David Banon? Certains qualifieraient plutôt cela se faire rouler dans la farine… cachère.

mercredi 31 octobre 2012

LES TABERNACLES DE L'AVENUE DU PARC


Le 17 novembre 2011, Alex Norris, le conseiller de Ville de Projet Montréal dans l'arrondissement du Plateau m’écrivait le commentaire suivant sur mon blogue : «Il est totalement faux que notre administration n'ose pas sévir en cas de manquement aux règlements par des membres de la communauté hassidique». Pour tenter de m’en convaincre, il a évoqué le jugement d'outrage au tribunal que son administration avait obtenu contre le dortoir illégal de la secte hassidique, au 5569-5571 Hutchison.

Même s’il nous a fallu dénoncer pendant des années l’existence de ce nique à feu avant que vous agissiez, les résidents ont applaudi bien fort votre exploit inaccoutumé, M. Norris. Mais, hormis cette exception qui confirme la règle, qu’avez-vous fait pour mettre au pas toutes les autres synagogues-taudis ou qui ne respectent pas votre réglementation sur le zonage? Niet. Électoralisme oblige, vous évitez, tant que faire se peut, d'exiger le respect de vos règlements.

Ces dernières années, en plus de squatter les rues résidentielles, plusieurs synagogues ont poussé comme des champignons sur l’avenue du Parc, au nord de la rue Bernard. Pourtant, le zonage de cette portion de l’avenue du Parc interdit spécifiquement l’établissement de lieux de culte.

Pour vous en laver les mains, vous vous limitez à répéter que les permis sont délivrés pour des centres communautaires, ce que le zonage de ce tronçon de l’avenue du Parc permet.

Vous pouvez bien vous mettre la tête dans le sable, M. Norris, mais nous ne sommes pas dupes.

Pour vous mettre le nez dans vos contradictions, nous ne tenterons plus de vous convaincre que les locaux comme ceux du 5870, 5896 à 5906 et 6082 avenue du Parc ne sont rien d’autre que des synagogues trafiquées. Nous avons compris que c'était peine perdue. Nous laisserons plutôt les leaders hassidiques l’avouer eux-mêmes.


Ils ont craché le morceau bien candidement le 17 juin 2012, journée où près d’un millier d’ultraorthodoxes ont participé à un imposant et très bruyant défilé pour célébrer l’inauguration d’un tout nouveau rouleau de prière. 

 
Visionnez, ci-haut, un extrait de cette fête tonitruante filmée à l'entrée de la synagogue illégale


Voici le rouleau de prières destiné à la synagogue illégale du 5870 avenue du Parc

Sur le blogue Outremont Hassid, un certain Boruch Posner (nom fictif?) a pris la peine d’expliquer les tenants et aboutissants de ce cortège exalté. 

Il vaut la peine de lire sa chronique pour mieux comprendre la signification de cet évènement.









  

Dans son texte, Posner n'a aucune gêne à raconter que le sacro-saint rouleau de prière prend le chemin de la synagogue à laquelle il est destiné. Oui, vous avez bien lu. Le chroniqueur parle d'une synagogue. Il tombe sous le sens qu'un objet aussi précieux et vénéré est promis à une synagogue et non pas à un vulgaire centre communautaire.


Chaque jour, depuis très tôt le matin, des flopées de fidèles de la secte s'y rendent prier avec leur pochette à téfilines dans les bras. Pas besoin d'avoir été journaliste à The Gazette, M. Norris, pour comprendre qu'il n'y a pas de centres communautaires sur ce tronçon de l'avenue du Parc, mais bien des synagogues.

En allant réclamer des permis pour des centres communautaires, les leaders hassidiques vous remplissent comme des petits fours cacher. Et de toute évidence, vous vous accommodez fort bien des petites vites que les intégristes vous passent. C'est vrai en tout temps, mais encore plus maintenant que vous apprêtez à vous lancer dans une course électorale. 

Et si d'aventure vous daigniez nous faire part de vos commentaires sur la question, de grâce, M. Norris, épargnez-nous votre réflexe conditionné de traiter en parias les citoyens qui se plaignent de ces abus. 

Profitez-en plutôt pour nous dire en quoi une fête privée organisée par un individu qui a fait passer la commande de cet objet fabriqué à la mémoire d'un proche décédé devrait forcer la fermeture des rues et artères commerciales? Il ne s'agit nullement d'une fête officielle du calendrier juif. A-t-on déjà permis un tel tohu-bohu pour un veuf éploré ou, plus joyeusement, pour le mariage de sa fille? Poser la question c'est y répondre. 

vendredi 19 octobre 2012

LES PUSTULES



Hier, en début d’après-midi (18 octobre 2012), un citoyen du Mile-End a remarqué un long camion de déménagement stationné en double sur la rue Hutchison, à la hauteur de la rue Bernard. Deux hommes déchargeaient une grande quantité de sommiers et de matelas dans cet immeuble qui logeait l’ancien restaurant La Mère Poule.
Le déchargement des matelas et des sommiers à la synagogue en chantier au coin de Hutchison et Bernard
Ce n’est pas la première fois que cela se produit. Le 12 juin 2011, un autre lot de matelas avaient pris le chemin du 2e étage de cet immeuble acheté en 2007 par des hassidim. Pourtant, les permis de transformation émis avaient été accordés pour un lieu de culte au rez-de-chaussée et pour une école d'enseignement spécialisé (école religieuse) au 2e étage. Dites-nous une chose, Messieurs les inspecteurs du Plateau. Les étudiants hassidiques vont-ils suivre leurs cours couchés de tout leur long? Ça vaudrait la peine que vous alliez jeter un coup d’œil pour voir ce qui s’y passe. Ça sent vraiment pas bon.
 

L'éternel chantier de la synagogue du 384, Bernard ouest
Remarquez que ce n’est pas d’aujourd’hui que les choses ne tournent pas rond sur ce chantier qui n’en finit plus de finir. Cela fait plus de cinq ans que les vitrines de l’immeuble sont tapissées de papier Kraft qui tombe en lambeau.

Souvenez-vous de la montée de lait d'Alex Norris lorsqu’un commerce de la rue Saint-Denis avait osé placer une pellicule orange sur les vitrines pendant les travaux de rafraîchissement de l’établissement. «Si vous êtes absolument déterminés à vous installer dans notre quartier, avait lancé le fougueux conseiller de la Ville pour le Plateau Mont-Royal, je vous prie de le faire de façon plus respectueuse de nos citoyens et de notre architecture patrimoniale.»

Le 16 novembre 2011, après que je me sois plaint publiquement de l’état de délabrement inacceptable de l’ancien restaurant La Mère Poule, Alex Norris m’avait écrit. «J'ai été en contact plus récemment avec les gens qui se sont installés dans l'ancien restaurant La Mère Poule pour les encourager à remplacer le papier kraft qui se trouve dans leurs fenêtres… Ils m'ont répondu qu'ils allaient installer des rideaux à la suite des rénovations qui sont en cours, des rénovations qui devraient se terminer d'ici 8 semaines.»


Huit semaines? Je ne voudrais pas faire de peine à M. Norris, mais cela nous amenait au 12 janvier 2012. Aujourd’hui, près d’un an plus tard, la secte n’a toujours pas accouché de sa synagogue. Comme plusieurs autres lieux de culte hassidique du coin, l’endroit a toujours l’allure d’un taudis infect. Il n’y a pas d’erreur, les dirigeants ultraorthodoxes font preuve de beaucoup d’ingratitude à votre égard, M. Norris. Vous avez pourtant toujours fait des pieds et des mains pour les accommoder.


Mais j’y pense, Alex. Que se passe-t-il avec le bâtiment industriel au coin des avenues Van Horne et du Parc? Vous savez, l’immeuble qui appartient à M. Michael Rosenberg et qui a justement l’allure d’une grosse pustule
irrespectueuse des citoyens et de notre architecture patrimoniale?

L'immeuble de Michael Rosenberg au coin des avenues Van Horne et du Parc
Le 17 novembre 2011, vous m’aviez dit que vous vous étiez plaint directement à Monsieur Rosenberg de l'état de son bâtiment industriel (voir le reportage de Radio-Canada ). M. Rosenberg vous aurait répondu avoir des difficultés à obtenir un permis pour remplacer les fenêtres de son bâtiment.

Pourtant, le 11 février 2011, votre collègue Richard Ryan, conseiller de Projet Montréal pour le Mile End, nous confirmait que Rosenberg avait obtenu l’autorisation de votre conseil pour l’installation de fenêtres pour son immeuble avec la bénédiction du comité consultatif sur l’urbanisme (CCU). Cela fait au moins 20 mois que son permis est disponible. Êtes-vous allé voir l’avancement des travaux que vous exigiez de lui?

Je vais vous rafraîchir la mémoire, M. Norris. Il y a 11 mois, vous m’avez écrit ceci : «Les travaux n'ont pas avancé au rythme que j'aurais souhaité. Je m'informerai auprès de notre direction des permis et inspection afin de déterminer pourquoi les choses semblent avancer si lentement...»


Alors, près d’un an plus tard, dites-nous donc ce que vous a répondu la direction des permis et inspection? Sur le terrain, rien n'a bougé d'un iota.


Pour un élu de Projet Montréal qui se fait un malin plaisir de

donner une raclée au petit propriétaire d’un A&W, je vous trouve pas mal moins fanfaron devant un magnat de
Alex Norris: deux poids, deux mesures lorsqu'il s'agit de Michael Rosenberg?
l’immobilier. Et c’est vous qui m’écriviez (toujours le 17 novembre 2011) : «Soyez assuré que les inspecteurs de notre arrondissement, ainsi que notre équipe d'élus, ne font aucune distinction selon les origines ethniques, religieuses ou culturelles des personnes qui contreviennent à nos règlements»? Ah! oui, vraiment ? Serait-ce alors le pouvoir de l'argent qui expliquerait votre soudain manque de vigueur ? À moins que ce soit votre soif de votes hassidiques? Ou les deux!

mardi 2 octobre 2012

LES LOCK-OUT RELIGIEUX


La semaine dernière, souvenez-vous, ce sont trois élus de confession juive qui n’ont exigé rien de moins que la fermeture de l’Hôtel de Ville de Montréal pour leur permettre d’aller célébrer le Yom Kippour. Après tout, cette fête est un commandement divin écrit dans la Torah. Quant aux 62 autres élus municipaux qui ne partageaient pas leur foi, ils n’avaient qu’à aller jouer aux quilles!

Mais il n’y a pas qu’à l’Hôtel de Ville que ces célébrations peuvent causer des dommages collatéraux. 

Michael Rosenberg, le PDG du Groupe Rosdev
À trois reprises en autant de semaines, des travailleurs de la construction qui bossent sur un chantier appartenant à Michael Rosenberg se sont vus forcés de remballer leurs outils et de quitter, le casque sous le bras… et les poches vides. 

En raison d’une fête célébrée par à peine 1% des citoyens du Québec, le dirigeant hassidique a décrété la fermeture du chantier qui jouxte le siège social de l’empire Rosdev. Comment? Même les édifices en chantier doivent respecter la religion, maintenant?

Un des ouvriers qui a perdu plusieurs journées de salaire
Encore hier et avant-hier, une douzaine d’ouvriers du chantier du 7101, avenue du Parc ont dû rentrer chez eux sans compensation pour les journées de travail perdues. 

Les représentants syndicaux n’avaient même pas été avisés de ce «lock-out» religieux. Est-ce parce que cette fête doit s’accompagner de jours chômés pour les fidèles juifs qu’il est normal qu’elle fasse des chômeurs occasionnels dans la population non-juive? 

Cette pratique, apparemment exceptionnelle jusqu'à tout récemment, semble en voie de gagner du terrain. Visionnez le reportage  diffusé sur les ondes de TVA en fin de semaine dernière. 

jeudi 27 septembre 2012

LA GUERRE DU KIPPOUR

Hier, jour du Yom Kippur, Marvin Rotrand, Michael Applebaum et Lionel Perez, ont pu passer la journée à leurs synagogues respectives et demander pardon à Dieu pour les offenses qu’ils ont commises à l’encontre de leurs prochains. Comme tout bon croyant juif, les trois élus municipaux du parti de Gérald Tremblay se sont abstenus de boire et de manger, de se laver, de se frictionner le corps, de porter des chaussures en cuir et d’avoir des relations intimes. Avec un peu de chance, Dieu les aura inscrits dans le livre de la Vie. 

N’empêche qu’ils ont eu chaud. Samedi dernier, Anie Samson, la leader de l'opposition officielle à l'Hôtel de Ville de Montréal avait contesté la décision de l'administration du maire Gérald Tremblay d'ajourner les travaux dès 17h, mardi, afin de permettre à trois élus de confession juive de participer à la plus importante fête du calendrier juif.
Messieurs Rotrand, Applebaum et Perez, d'Union Montréal ont bien failli ne pas pouvoir demander pardon à Dieu
Selon Mme Samson, cela n'avait pas de sens de pénaliser l’ensemble du conseil pour trois élus qui souhaitaient pratiquer leur foi. En guise d’accommodement, elle avait proposé que les trois fidèles prennent congé sans être pénalisés financièrement malgré leur absence.

Il n’en fallait pas plus pour que Marvin Rotrand se sente outragé. Il ne s’est pas seulement senti visé personnellement. Il a qualifié cette proposition d’insulte à tous les Juifs de Montréal. Il exigeait des excuses. Un peu plus et il demandait à la conseillère de Vision Montréal de célébrer le Jour du Grand Pardon avec lui!

Atteint dans sa foi profonde, Marvin Rotrand a soutenu que depuis plus de 30 ans, toutes les administrations ont toujours respecté les fêtes des principales religions représentées sur le territoire de Montréal. Est-ce à dire, M. Rotrand, que c’est plus important de respecter la foi d’un groupe parce qu’il est plus nombreux qu’un autre?

Si on suit le raisonnement du conseiller de Snowdon, on ne suspendrait pas les travaux du conseil pour un élu municipal vietnamien qui souhaiterait aller célébrer la fête du Têt,  la seule journée de l’année où l’esprit de ses ancêtres repasse sur terre? Me semble d'entendre Rotrand lui dire:
«Sorry, mon coco. Ta croyance n'est pas au top du hit-parade montréalais des cultes».  

À Montréal, selon Statistique Canada, la distribution des appartenances religieuses va comme suit : catholiques, 74,5%;  protestants, 6,2%;   musulmans, 3%;  orthodoxes chrétiens, 2,8%;  juifs, 2,6%. Suivent les bouddhistes (1,1%), les hindous (0,7%) et les sikhs (0,2%). Avec un «score» d’à peine 2,6%, peut-on vraiment parler de religion principale? Et à 1,1%, s’agit-il d'un culte marginal?

Il me semble que ce n’est pas le poids relatif des religions qui devrait être le barème pour déterminer de la tenue ou de la suspension des travaux du gouvernement municipal. Comme l’a bien dit Louise Harel, la chef de Vision Montréal, «l'Hôtel de Ville doit être une institution laïque, même si les conseillers ont tout le loisir de pratiquer leur foi». Même mon ami Julius Grey soutient qu'il est contre cet accommodement collectif (voir le reportage de TVA)

Le pire de toute cette histoire n’est pas tellement la montée de lait de Marvin Rotrand, mais bien la réaction répugnante de Richard Bergeron, le chef de Projet Montréal et de son poulain de Rosemont, François Limoges.


Richard Bergeron, chef de Projet Montréal, et son conseiller François Limoges: plus rapides que le B'Nai Brit
Écoutez-moi Limoges lors d’un point de presse : «Si Vision Montréal est assez désespéré pour sortir quelque chose d'aussi populiste, qui vise — on ne mâchera pas nos mots — à réveiller un sentiment antisémite pour marquer des points et passer dans le journal, c'est déplorable pour eux». Et Richard Bergeron n’a rien trouvé rien de mieux que d’abonder dans le même sens. Tirer plus vite que le B’nai Brit, faut le faire!

L’accusation est non seulement révoltante, mais obscène. Ces deux gars-là se prennent-ils pour des Wiesenthal? Ils font des procès d’intention à des adversaires politiques uniquement pour se faire du capital auprès d'une communauté. Et Bergeron a le culot d’ajouter qu’il ne fait pas de petite politique. Il en connaît un bail sur la «basse partisanerie potentiellement explosive».  Luc Ferrandez doit pas être trop fier de son «cheuf». On le comprend, le pauvre.


Si je n’avais qu’un petit conseil à donner à Richard Bergeron, ce serait justement de prendre grand soin de mâcher ses mots pour ne pas s’étouffer avec. 

Daniel Sanger à un party des Friends of Hutchison St
L’accusation d’antisémitisme est une grenade qui se dégoupille tellement facilement. Qu’il le demande à Daniel Sanger, un de ses attachés politiques. Il en a fait l’expérience personnelle en juin 2011. 

Sanger, un ancien journaliste controversé
qui a déjà prétendu que la capitale nationale du Québec avait été le théâtre d’un nettoyage ethnique (Saturday Night Review, mars 2000), n’a jamais caché son parti pris pour la secte hassidique dans l’affaire du référendum sur l’agrandissement de la synagogue du 5363 Hutchison. Dans son entourage, on raconte qu’il peste contre les francophones qui ont voté contre cet agrandissement.

Or, au lendemain de la défaite des ultraorhtodoxes, la virulente Leila Marshy a publié dans le magazine en ligne The Rover, un article intitulé Democracy has a Downside où elle crache son fiel contre ces mêmes francophones empêcheurs de prier en rond.

Dans un commentaire placé au bas de l’article, l’attaché politique de Projet Montréal félicite Marshy, rectifie certains faits, mais commet l’erreur de faire un tout petit reproche à certains membres de la communauté hassidique en écrivant : «J’espère que les hommes [hassidiques] vont commencer à conduire leurs fourgonnettes de façon plus responsable». 


Il n’en fallait pas davantage pour qu’un certain hassidim s’identifiant comme S. Binet lui dise sa façon de penser : «ton commentaire malicieux n’est guère mieux que ce que fait P. Lacerte». Et vlan dans les dents. Probablement pour la première fois de sa vie, Sanger se faisait pratiquement traiter d’antisémite. Il l’a certainement pris dur, le pauvre homme. 

S’il était intelligent pour deux cennes, Sanger conseillerait à ses amis de Projet Montréal de faire très gaffe avant de traiter quelqu’un d’antisémite. Mais peut-être est-ce trop lui demander.

En dépit du blâme que lui avait adressé le Conseil de presse du Québec pour sa déformation des faits et l'inexactitude de son information, Daniel Sanger semble avoir conservé ses préjugés tenaces.

Personnellement, je suggèrerais à tous ceux qui ne pensent pas avant de parler de faire le test Suis-je antisémite? placé sur Youtube. C'est très révélateur et ça éviterait à plusieurs d'avoir l'air con.

jeudi 20 septembre 2012

L'INTÉGRITÉ SANS FAILLE



Ce matin, quelque 7600 citoyens électeurs d’Outremont seront ravis d’apprendre que le fichier de la liste électorale qui contient les informations permettant de les identifier est rangé dans un endroit sécuritaire et bien protégé. Au moment où on se parle, ces données sensibles pourraient même se trouver dans le coffre-fort d’une synagogue ultraorthodoxe de l’arrondissement.

Alors que dans son discours d’assermentation de lundi dernier, la nouvelle première ministre affirmait que ses troupes auraient bientôt «la responsabilité d’aider de toute façon possible nos concitoyens dans chacune de nos circonscriptions», Michel Lefaivre, vice-président, affaires politiques et programme du Parti Québécois d’Outremont n'avait pas attendu ce mot d'ordre avant d'aider certains de ses concitoyens.

Michel Lefaivre, dans la poche de Max Lieberman

Hier soir (19 septembre 2012), lors d’une réunion de l'exécutif du parti qui se déroulait à Outremont, M. Lefaivre s'est vanté d’avoir fourni une partie de la liste électorale de sa circonscription à un groupe de dirigeants hassidiques. Il aurait posé ce geste alors que la campagne électorale battait son plein.

Les ultraorthodoxes n’ont même pas eu besoin de recourir aux agents de la GRC pour lui voler cette liste. Le vice-président la leur aurait remise de son plein gré. C'est du moins ce qu'il a révélé à son exécutif éberlué. À certains qui se sont insurgé contre le geste, loin de se repentir, l'intéressé aurait persisté et signé. Si c'était à refaire, il le referait.

La loi électorale interdit pourtant formellement à quiconque «d’utiliser, de communiquer ou de permettre que soit communiqué, à d’autres fins que celles prévues par les lois électorales, un renseignement relatif à un électeur sans le consentement de la personne visée». Les 7600 électeurs vivant dans le quadrilataire formé des rues Hutchison, Stuart, Laurier et Van Horne auraient-ils donné leur bénédiction pour ce «deal»?

L’histoire ne dit pas si les nouveaux gardiens de cette précieuse liste l’avaient réclamée en contrepartie d’une promesse de voter pour le parti souverainiste, mais de toute évidence certains stratèges péquistes qui rêvent en couleur  voyaient en cet appel du pied divin une planche de salut. Après tout, la fin justifie les moyens, n'est-ce pas? Et puis, Lieberman aurait confié à Lefaivre que le Parti Libéral aussi leur donnait accès à leurs listes électorales.

Le soir de l’élection, l’équipe péquiste d’Outremont était réunie
20.02.2011: Max Lieberman intimidant la conseillère Céline Forget
au Massilia, le bistro marseillais de l’avenue du Parc. Or, outre les inconditionnels du soccer et du rugby qu’on y retrouve habituellement, un des porte-parole de la secte hassidique y swignait la bacaisse, la kippa toute de travers. Un peu plus, Max Lieberman aurait troqué le châle de prière pour la ceinture fléchée. On raconte même que la candidate péquiste semblait ravie de l’enthousiasme de ce cher Max. C'est vrai qu'il baragouine à peine le français, mais son sourire Pepsodent, sa bonhommie contagieuse et sa conversion apparente à l'article 1 du programme du PQ compensait largement son handicap.

Au lendemain de la victoire minoritaire du PQ, Max Lieberman se serait même donné la peine de téléphoner à Michel Lefaivre pour lui annoncer, tout excité, que c’était la première fois qu’il votait PQ et qu’il était encore plus fier de l’avoir fait alors que c’est une femme qui en portait les couleurs. Avouez que c’est touchant. 

 À tu et à toi avec certains souverainistes d’Outremont, la taupe hassidique travaillait le terrain depuis un bon bout de temps. Le 25 juin 2009, Lieberman avait trouvé le tour de se faire photographier dans Le Devoir lors du défilé de la Saint-Jean. Il y a deux ans, Lieberman distribuait les sourires lors de la fête de la Saint-Jean organisée au parc Joyce par la SSJB. 

Il y a quelques jours, un reportage du journaliste Alain Gravel, nous faisait entendre Ben Soave, un ex-enquêteur de la GRC spécialiste de la mafia calabraise implantée à Toronto. Il révélait que les politiciens ontariens étaient très naïfs. 


Si ça peut consoler la classe politique ontarienne, disons-leur que leurs homologues québécois sont au moins aussi innocents qu’eux. Même qu’ils sont d’une crédulité abyssale. Voir si les intégristes ultraorthodoxes qui ne veulent rien savoir du français et qui refusent même de se conformer au programme du ministère de l’Éducation vont voter pour un parti qu’ils qualifient souvent comme xénophobe, raciste et antisémite. 

Il faut vraiment être cons comme la lune ou vouloir vivre d’espoirs déçus pour penser que les dirigeants intégristes juifs ont fait autrement que Salam Elmenyawi, le président du Conseil musulman de Montréal qui, le 15 août dernier, tout en accusant le PQ de propager le racisme, la haine et la discrimination, invitait les électeurs à boycotter le PQ.

Si ça peut mettre un peu de baume sur les partisans péquistes, rappelons-leurs que pour gagner ne serait-ce qu’un vote, tous les partis politiques sont prêts à piétiner leurs principes et leur
«intégrité sans faille» comme la qualifie Mme Marois. PQ, PLQ, PLC, NPD, PC, Union Montréal, Vision Montréal, Projet Montréal, nous les avons tous vus à quatre pattes devant les communautés intégristes.
 
Comment disait-elle ça, Pauline Marois, lors de l’assermentation? «Bientôt, nous aurons la responsabilité d’adopter les lois qui vont régir la vie de tous les Québécois.» Bravo! Mais ne pourrait-on pas commencer par faire respecter les lois déjà en vigueur? C’est une bonne question à poser au Directeur général des élections, non ?

dimanche 9 septembre 2012

LE MARCHÉ DE DUPES


Pas besoin de remonter à Mathusalem pour prouver l’existence de lignes d’autobus hassidiques illégales sur le territoire d’Outremont et du Plateau. Juste ces derniers mois, nous avons documenté plusieurs cas de trafic clandestin de passagers vers New York sur les rues Van Horne, Hutchison et Saint-Viateur. En 2009, le quotidien Rue Frontenac avait même publié un reportage sur cette problématique.

Cela fait des années que les citoyens se plaignent des gros autobus qui sillonnent allègrement nos rues résidentielles. Pire. Ces mastodontes au diesel n’ont aucune hésitation à squatter nos rues pour en faire des terminus illégaux.


Le terminus Rosenberg, à la synagogue du 5253 Hutchison
Amenez-en du trafic, des bouchons de fourgonnettes stationnés en double de jour comme de nuit pour décharger ou faire monter les lourdes valises des passagers pressés qui grouillent autour des soutes à bagages. Où y’a de la gêne, y’a pas de plaisir, n’est-ce pas? 
 
Une fois encore, nos gourous théocrates font la preuve qu’ils n’en ont rien à cirer des autorités d’arrondissements. Voyez un peu.


Le 15 janvier 2004, les plus hautes autorités de la communauté hassidique d’Outremont, Alex Werzberger en tête, signaient avec la ville d’Outremont une entente leur accordant officiellement le droit d’aménager un arrêt d’autobus devant l’école Talmud Torah D’chassisei, située au 6508 Durocher, dans le secteur Atlantic (cliquer ICI pour situer l’emplacement). 


Grâce à ce pacte, les ultraorthodoxes pourraient, en toute sécurité et sans contrevenir aux règlements municipaux, faire la navette entre Montréal et New York dans de gros autobus intercités.

Les conditions de l'entente demandées par Outremont
C’est Pierre A. Chapuis qui a paraphé l’entente au nom d’Outremont. En échange d’un engagement des autorités hassidiques de ne plus opérer de terminus sauvages sur Van Horne et sur les rues résidentielles, Chapuis (à l'époque, directeur de la Ville) ferait installer un système d’éclairage adéquat devant l’école et s'engageait à procéder (à nos frais!) au déneigement du débarcadère durant les mois d’hiver.

Bien qu’il était stipulé noir sur
La parole des théocrates: de la bouillie pour les chats!
blanc que cette entente devait
lier toute la communauté hassidique et malgré le fait que les Alex Werzberger, Solomon Spitzer, Ernest Kiszner et Jacob Feldman promettaient d'en respecter les termes en tout temps et de mettre tout en œuvre pour que l’ensemble de leurs ouailles en fasse autant, on connaît la suite.

Pour les dirigeants hassidiques, cette entente ne valait guère plus que le papier sur lequel il s'y engageaient.


Chapuis, à la droite de Marie Cinq-Mars aux assemblées du conseil



 Dear Alex, il faut bien reconnaître que tu es un sacré fourbe. Avoue que c’est pas Chapuis qui va t’apprendre à faire des grimaces.