dimanche 31 août 2008

ATTACHEZ VOS CEINTURES DE CHASTETÉ. ON PART EN VOYAGE AUX... USA


Puisque la mairesse Cinq-Mars a comme consigne de ne pas révéler qui a défrayé la balade d'une valeur de 9 000$ entreprise en juin 2005 dans les terres saintes de New York,   nous avons décidé de vous amener gratuitement en voyage dans ces mêmes endroits qu'ont visités nos bons élus qui sont restés marqués, bouleversés et transis d'émotions à la suite de ce qu'ils ont vécu et ressenti sur place.

Attachez vos ceintures (de chasteté?), nous partons en direction de l'enclave hassidique de Kiryas Joel, la ville paradisiaque réservée exclusivement aux membres élus de la secte hassidique qui se développe à la vitesse Grand V à moins de 30 minutes de New York. Nous ferons également escale à Boro Park, en plein coeur de Brooklyn.

Après ce petit voyage à rabais, si vous croyez toujours que le sujet des accommodements religieux ne vous touchera jamais parce que vous vivez actuellement protégés dans les hauteurs d'Outremont, nous avons des petites nouvelles pour vous.

KIRYAS JOEL


Kiryas Joel est presque la terre promise. Pour cette partie du voyage, nous vous proposons une vidéo préparatoire absolument essentielle (cliquer sur la vidéo ci-bas) pour comprendre ce que nos élus, nos forces policières et nos fonctionnaires municipaux auraient pu tirer comme enseignement à la suite de leur escapade s'ils n'avaient pas choisi de fermer les yeux sur toutes les irrégularités qui se produisent dans cette enclave théocratique qu'ils ont visitée vraisemblablement en partie grâce au JOCC et à l'impayable Michael Rosenberg.

Cette enclave est constituée de hasidim Satmar. La communauté Satmar est présente à Outremont. Son représentant le plus connu est sans doute Alex Werzberger. Le dirigeant Satmar est le porte-parole de la communauté hassidique d'Outremont. La plus importante synagogue Satmar de l'arrondissement se trouve au coin des rues Hutchison et Saint-Viateur. Maintenant, cliquez sur le reportage réalisé par l'émission américaine culte 60 Minutes et ouvrez grand vos oreilles. On s'en reparlera.
 

P.-S.: prenez note que ce reportage a été réalisé il y a plus de dix ans et que les données concernant la population de Kiryas Joel doivent aujourd'hui être multipliées par au moins 250%.



Cliquer sur la flèche pour voir le reportage
Avertissement: âmes sensibles, s'abstenir.


BORO PARK

Nous vous convions maintenant à faire une petite tournée de Boro Park, à Brooklyn. Suivez le guide (spirituel?)


Avec sa population d'un quart de million d'ultraorthodoxes, Boro Park constitue la plus grande concentration en dehors d'Israël.

Jouissant d'un taux de fécondité de 6,72 enfants par famille, le royaume hassidique de Boro Park connait une croissance fulgurante (cliquer sur la carte de Boro Park). Chaque point rouge indique l'emplacement d'une institution religieuse)

Jusqu'à il n'y a pas si longtemps, le petit royaume ultra pieux était contenu, d'est en ouest, entre les 12e et 18e Avenue, puis du nord au sud, de la 40e à la 55e Street.

Aujourd'hui, il déborde de tout bord tout côté, envahissant Boro Park depuis la 8e jusqu'à la 22e Avenue et de la 36e à la 68e Street. On y trouve aujourd'hui des ultra orthodoxes Bobov, Belz, Ger, Satmar, Stolin, Wiznitz, Munkacz, Spinka, Klausenberg, Skver et Puppa
.

Il va de soi qu'une telle population d'ultra religieux ne se remarque pas uniquement dans la faune des piétons et des automobilistes qui sillonnent le quartier. L'environnement bâti y est fortement imprégné des valeurs prônées par la structure rabbinique en place.

En déambulant dans la "Torah Square Mile" de Boro Park, où que vous jetiez l'oeil, vous tomberez immanquablement sur l'une ou l'autre des dizaines d'institutions religieuses ultraorthodoxes qui y ont pignon sur rue.





Un jeune hassidim au pas de course sur New Utrecht Avenue, son cellulaire à l'oreille. Les valeurs du 18e siècle s'accommodent désormais de la technologie du 21e siècle.



 
Entre la 38e Street et la 53e Street, vous pourriez aisément rebaptiser la 14e Avenue Theocracy Avenue tant les synagogues, les yeshivas et les écoles religieuses pullulent et prédominent dans le paysage (cliquer ICI pour faire la visite guidée de Theocracy Avenue.  Vous découvrirez l'insoupçonné... et le nombre impressionnant d'immeubles religieux qui constituent une véritable une haie d'honneur sur cette grande artère.

Les commerces non plus n'échappent pas à ce climat pieux.






Ici, un clinquant "Kosher Day Spa".









Oh! Oh! Le plus gros vendeur de souccahs au monde! Une adresse à retenir, Madame la mairesse. Ça risque de servir de plus en plus dans votre arrondissement... et au Sanctuaire du Mont-Royal.




Les vendeurs d'argenterie sainte sont aussi au rendez-vous.

 



Les marchés cachères abondent, bien sûr, mais 
pas les... photographes de mamans hassidiques!

Une seule déconvenue, cependant: nous avons vu de nos propres yeux un policier sans coeur donner une vraie contravention à un fidèle stationné illégalement . À Outremont, ça ne se passerait pas comme ça, je vous en passe un... billet de courtoisie! 

Confrontés à un épisode comme celui-ci, on comprend mieux les dirigeants hassidiques de vouloir quitter New York pour venir s'établir de ce côté-ci de la frontière.
Nous vous reviendrons dans quelques jours pour la suite et... plus encore.

jeudi 28 août 2008

TRIAGE DE RÉSIDUS À OUTREMONT

Cela fait des lustres que les autorités municipales d'Outremont distribuent à qui mieux mieux des billets de courtoisie à certains membres de la secte hassidique alors que tous les autres citoyens commettant les mêmes infractions se voient condamnés à payer des contraventions de 42 $.

Alors que les médias commencent à s'emparer de la nouvelle du jugement de la Cour municipale qui vient d'acquitter Madame Céline Forget, la mairesse Marie Cinq-Mars et sa ribambelle de conseillers refusent obstinément de commenter cette histoire scandaleuse que nous dénonçons publiquement depuis belle lurette. Les journalistes qui grattent le bobo que Marie Cinq-Mars a en plein milieu du visage n'obtiennent, comme réponse, qu'un "No comment".

Pour qu'une seule et même justice soit appliquée à l'ensemble des citoyens d'Outremont, faudra-t-il que tous les Tremblay de l'arrondissement se fassent circoncire et se laissent pousser des rouflaquettes? Les Beaudoin devront-elles se faire raser la tête et porter perruque?


Il y a vraiment de quoi sourire lorsque l'on jette un coup d'oeil à la page 7 de la toute dernière édition du journal Le Point d'Outremont (cliquer sur la photo)
.

Juste en dessous de l'article qui annonce que Madame Forget vient d'avoir gain de cause contre la Ville de Montréal, cette dernière se pète les bretelles avec sa publicité à caractère sociétal. "Nous prenons vos résidus verts en main". On veut bien que vous occupiez des détritus qui vous donnent un petit côté écolo BCBG. C'est génial. Mais les problèmes à régler ne sont pas que vert, Madame Cinq-Mars.

On n'arrêtera pas de vous le répéter. Cessez de jouer à l'autruche et prenez donc aussi en main vos résidus confessionnels
qui n'ont pas leur place dans la vie du quartier
. On pourrait finir par vous aimer, voire, vous soutenir.

samedi 23 août 2008

PAR-DELÀ ROSENBERG, LE COURAGE

Il est parfois dans la vie des coïncidences si incroyables que l’on se dit que les choses devaient inévitablement se produire.

Cet été, alors que les citoyens prenaient leurs vacances, Marie Cinq-Mars, notre impayable mairesse, a profité des pluies abondantes pour se mettre à l’écriture.

Avec sa plume de couventine, la mairesse d’Outremont a procédé au lancement de son tout nouveau bulletin d’information. Dans son paragraphe d’introduction, elle nous révèle le nom qu’elle a mignonnement donné à son bulletin. Il s'appellera Au pied de la montagne. La mairesse fait aussi référence à la devise latine de l'arrondissement: Ultra montem fortitudo qui signifie: Par-delà la montagne, le courage.

Jamais le nom de son bulletin et la devise d'Outremont n’auront autant été le reflet des forces maléfiques et salutaires qui s’affrontent actuellement dans l’arrondissement. Par quelle magie tout cela se met-il en place? Bien sûr, ça nous prenait un Michael Rosenberg.


En français, « Rosenberg » signifie « Montagne de roses ». Avec cette nouvelle donne, le nom du bulletin de Marie Cinq-Mars devient
Au pied de la Montagne de roses! Marie Cinq-Mars et ses conseillers municipaux sont, de fait, littéralement à plat ventre au pied de Michael Rosenberg.Toutes les « décisions » des élus débouchant sur des passe-droits aux hassidim (billets de courtoisie, tolérance des synagogues illégales, non destitution du délinquant récidiviste qui siège allègrement au comité intercommunautaire, etc.) laissent entendre que nos élus fantoches se font dicter la ligne à suivre par les dirigeants de la secte ultra orthodoxe.

La devise outremontaise ne donne pas sa place non plus.
En français, Ultra montem fortitudo pourra dorénavant se traduire comme ceci : « Par-delà Rosenberg, le courage! »

Voilà ce qu’il manque à nos élus. Le courage de se tenir debout et de ne pas se laisser dicter la ligne fondamentaliste à suivre.

Hélas, il semble que depuis plus de 30 ans, nos élus municipaux se sont toujours sentis obligés de rester dans les bonnes grâces des extrémistes religieux qui ghettoïsent à qui mieux mieux le cœur d’Outremont.

Ce réflexe d'à-plat-ventrisme
est remarquable chez Marie Cinq-Mars, comme il l'a été chez les Harbour, Unterberg et Pomminville. Même Jérôme Choquette qui, pour quelques têtes brûlées, n'avait pas hésité à faire appliquer la Loi des mesures de guerre à la grandeur du Québec, s'est révélé d'une mollesse incroyable devant les exigences inadmissibles des dirigeants ultras religieux. Mais pour engranger les votes d'une minorité d'extrémistes religieux, qu'est-ce que tout ce beau monde ne ferait pas?

Quant à l'invitation de la mairesse Cinq-Mars à la participation active des citoyens dans les affaires de l'arrondissement, ça marche en grande... tant qu'il s'agit de la flatter dans le sens du poil et qu'on ne pose pas de questions embarrassantes. Vive la démocratie... sélective!

jeudi 14 août 2008

JUGEMENT DE COUR: LES AUTORITÉS D'OUTREMONT PRISES EN FLAGRANT DÉLIT

Le double standard en matière de stationnement, ça vous dit quelque chose?

En novembre 2007, lorsque nous avons présenté notre mémoire à la Commission Bouchard-Taylor (
cliquer ici et rendez-vous à la page 5), les autorités municipales d'Outremont ont nié avec véhémence faire du favoritisme en faveur de la communauté hassidique.

À l'époque, à voir l'air outré des élus municipaux, on se serait cru devant un chapelet de vierges offensées. Qu'importe que nous soyons un conducteur hassidique, catholique, athée ou pépère,
nous jurait-on, le traitement était le même pour tous. En dépit des preuves que nous avons alors avancées, on nous accusait de tous les maux, même d'antisémitisme.

Eh! bien, chers citoyens d'Outremont, nos vierges municipales ont enfin perdu leur pucelage. Et pour de bon, s'il vous plaît.

Cette fois, c'est l'honorable juge Sophie Beauchemin qui nous a appris que des résidents hassidiques reçoivent encore et toujours des notes de courtoisie plutôt que des contraventions lorsque leurs voitures sont en infraction.

Le procès en question opposait la Ville de Montréal à Madame
Céline Forget, l'ex-conseillère municipale qui, depuis dix ans, subit menaces de mort, vandalisme à répétition (cliquer sur la photo récente de sa voiture), harcèlement, poursuites multiples pour avoir réclamé et obtenu sans aucun appui de l'arrondissement (bien au contraire), la fermeture de la synagogue illégale Amour pour Israël qui avait pignon sur rue au coin de Lajoie et Durocher.

En lisant le jugement complet, vous apprendrez que les autorités traitent toujours certains membres de la secte hassidique aux petits oignons.

Vous serez peut-être aussi tentés de conclure que les autorités font tout ce qu'elles peuvent pour se venger de la vigilance dont fait preuve Madame Forget dans le royaume du deux poids, deux mesures qui est de mise dans notre bel arrondissement. On va jusqu'à la poursuivre en justice simplement parce qu'il lui arrive de regarder si, dans l'exercice de leurs fonctions, les autorités policières conservent la bonne habitude de coller des contraventions de 42 $ aux citoyens ordinaires et de 0,00 $ à certains hassidim.

C'est pas beau. La mairesse Marie Cinq-Mars poussera-t-elle l'affront jusqu'à accuser l'honorable juge
Sophie Beauchemin de dire n'importe quoi? Mieux encore. Elle pourrait l'accuser d'antisémitisme. Nous voudrions bien voir ça. Courage! Marie. Dites-lui donc ce que vous ne vous gênez pas pour nous dire à nous, vulgaires citoyens que nous sommes.

dimanche 10 août 2008

ALLO, POLICE? ICI MICHAEL ROSENBERG. ON FAIT DES TRAVAUX ILLÉGAUX DEVANT MA SYNAGOGUE. AU SECOURS!

Aujourd'hui, c'est dimanche, journée du Seigneur... pour les catholiques pratiquants.

Michael Rosenberg a dû se laisser dire que les catholiques n'avaient pas le droit de bosser le dimanche. Voyez un peu...

Son fils Martin n'avait pas réussi à prendre en défaut un citoyen qui les dérange dans leurs activités clandestines, Michael, s'estimant bien plus malin que son rejeton a donc choisi de le coincer lui-même. Dimanche serait la journée rêvée pour m'attraper dans ses filets. Today was to be the day!
Il s'en frottait déjà les mains.

En début d'après-midi, Michael Rosenberg est sorti de sa synagogue du 5253 Hutchison. Il s'est aventuré jusqu'au milieu de la rue et s'est immobilisé entre les pots de fleurs qui séparent les deux voies (cliquer sur la photo pour voir où il se trouvait). Il était juste devant sa victime. Le conducteur d'un gros véhicule noir s'est arrêté à sa hauteur. Dommage, nous n'avions pas notre appareil sous la main.

Pendant que le citoyen bricoleur était perché sur ses échafaudages, le président de Rosdev le regarde du coin de l'oeil et, feignant téléphoner, il le prend en photo (ou le filme, va savoir). Fier comme un gosse, il est reparti tout jouissif.


Il semble que le roitelet du super ghetto ait pris goût au plaisir de la photographie. L'aurions-nous contaminé? Lui qui menace de harcèlement criminel justement parce qu'on l'immortalise contrevenant aux lois et règlements de la société civile, il semble s'être piqué au jeu.

Ragaillardis par son exemple, deux de ses sbires qui se trouvaient à l'intérieur de la synagogue se sont mis à filmer à leur tour et à dire que nous n'avions pas le droit de travailler le dimanche. Voyant qu'ils nous cherchaient, France et Michel, deux de nos bons voisins leur ont demandé de se calmer le pompon et se sont offert d'appeler la police pour moi.


Mais puisque nous n'avions pas de temps à perdre, nous avons décliné leur offre.



Voici les deux hassidim qui ont cru pouvoir nous intimider en me filmant (cliquer sur la photo) avec leur cellulaire.












L'un d'eux, moins en rondeur, mais plus frondeur a carrément traversé la rue et s'est appuyé sur la voiture d'un autre de mes voisins pour filmer de plus près et pour faire la bravade.

Là encore, un autre de voisins
est intervenu. Ayant assisté à la scène, il s'est lui aussi proposé pour donner son aide si nous avions besoin d'un témoin. Nous devrons bientôt faire un méga party de témoins. Peut-être nous faudra-t-il louer le centre intergénérationnel d'Outremont si nous voulons faire entrer tout ce beau et bon monde.

C'est peu de temps après ces épisodes que le plaisir a vraiment commencé.

Une voiture de police du poste 24 s'est arrêtée devant le 5258 Hutchison. Avant que le couple de policiers n'ait le temps d'ouvrir la bouche, nous leur avons dit: "C'est sûrement notre bon ami Rosenberg qui vous envoie". En plein dans le mille! Michael les avait ameutés parce qu'un goy faisait des travaux un dimanche. "Vite! Vite! Police. Vous allez pouvoir le pogner. Il est suspendu à ses échafaudages!"


Quand ces policiers (très charmants, soit dit en passant) ont vu que nous avions un permis tout beau tout propre, que nous vissions des planches de bon pin frais sur mon balcon, que nous ne faisions ni du marteau piqueur sans permis, ni de coupe d'arbres matures comme venait de le faire le bon citoyen Rosenberg deux semaines plus tôt devant chez moi, ils nous ont fait un grand sourire et... nous ont donné leur bénédiction. Après tout, c'était dimanche!

Croyant avoir fait un coup fumant, Michael Rosenberg n'a pas pu résister. Comme le font souvent les pyromanes, le nabab est revenu sur les lieux du crime pour voir de ses yeux le résultat de sa dénonciation. Il s'attendait à trouver un chantier désert.

Quand notre copain Fernando l'a vu passer dans sa nouvelle Lexus noire, nous étions perchés dans les échafaudages, outils à la main. Michael n'avait manifestement pas la tête à la fête. Il a filé à l'anglaise sans même s'arrêter ni donner un petit coup de klaxon.

Dommage. Nous lui aurions bien payé une bonne Récidive
, cette bière produite à Dunham que l'on dirait brassée spécialement pour lui. On se reprendra, Mike! Nous la gardons au frais.

vendredi 8 août 2008

MARTIN LE MATAMORE

Le grand balcon du deuxième étage de notre triplex commençait à avoir mauvaise mine. Et comme nous avons un brin d’orgueil, que nous aimons notre immeuble et notre voisinage, aujourd'hui, c'était le coup d'envoi de travaux de rénovation.

À 15 h, alors que du haut des échafaudages, nous discutions avec Madame Cloutier, une voisine, qui c’est qui sort de la synagogue des Rosenberg? Ma parole! Mais c’est Martin lui-même en personne. Il traverse la rue, se dirige droit sur nous, interrompt notre conversation et lance ceci: «On fait des gros travaux à ce que je vois. Il est où votre permis?» Madame Cloutier n’en croit pas ses oreilles.

Ce n’est pas parce que lui et son père se foutent éperdument des règlements que tout le monde est atteint de la même déviance délinquante qu'eux. Si tout le monde agissait comme eux, la société s'auto détruirait. Ce serait le chaos et l'anarchie totale.

Vous n'imaginez même pas notre plaisir lorsque nous lui avons dit de s’ouvrir les yeux et de regarder le beau permis blanc et vert qui était collé dans la fenêtre du salon. Il a pris son air. Et devant deux femmes, en plus! Faisait pitié.

Nous étions tout de même étonnés de sa hardiesse et de sa témérité. Après tout, rappelez-vous. Martin et son père ont porté contre moi une plainte criminelle, alléguant qu’ils me redoutaient au point de craindre pour leur sécurité, celle de leur famille et pour leurs propriétés. Eh! Oh! Junior, à quoi tu joues? J’avais le marteau en main et le pied-de-biche à la ceinture. Si tu craignais vraiment que je puisse te faire un mauvais parti, t’as vraiment pas choisi ton jour pour venir faire tes grimaces de paon à deux pas de ma porte. C'est quoi ton truc? Essayer une fois le suicide assisté? Pauvre Martin. Mais qui donc voudrait s’en prendre à un gringalet affublé d’une longue redingote élimée qui tombe sur ses frêles épaules? Peut-être que t'aimes qu'on te fasse mal, Johnny? Pour les phantasmes sado-maso, je vous le dis tout de suite, vous êtes à la mauvaise enseigne.

Outre Mme Cloutier, M. Dupuis et une troisième voisine ont
aussi été témoins de la scène peu reluisante. Quand Michael Rosenberg va apprendre que fiston a passé dix minutes sur le trottoir avec une femme qui n’était pas la sienne et qui lui mettait la main sur l'épaule, il ne va pas être content. Pourtant, ma voisine tentait simplement de lui faire entendre raison.

Martin à l'école de la vie en société: séquences croquées sur le vif du haut des échafaudages (cliquer sur les photos).

Au cours de cette conversation, Martin Rosenberg lui a fait une confidence qu’il souhaitait manifestement qu’elle me répète. « Si M. Lacerte ferme son blogue et arrête d’aller dénoncer mon père aux assemblées du conseil d’arrondissement, nous sommes prêts à laisser tomber notre plainte au criminel. » C'est la même chose que son père avait relatée au sergent-détective du poste 24.

Ma voisine est prête à témoigner sur les propos qu’a tenus Martin Rosenberg. Madame Cloutier et Monsieur Dupuis aussi. Je vous le redemande. Faire chanter quelqu’un en utilisant des accusations criminelles, n’est-ce pas un acte criminel?

On se reverra en cour, Messieurs Rosenberg. L'affaire La Reine c. Lacerte débute le 3 septembre prochain. Avec le nombre de témoins qui s'ajoutent de fois en fois, ça risque de finir en party, cette affaire-là! Vivement septembre!

vendredi 25 juillet 2008

LA PROBLÉMATIQUE DES PRATIQUES RELIGIEUSES EXTRÉMISTES

Le 23 juillet dernier, Jean-Louis Roy, président du Centre international des droits de la personne et du développement démocratique, était interviewé par François Bugingo à l'émission Sans détour, sur les ondes de Radio-Canada. M. Roy réagissait, entre autres, à l'article du journal Le Monde paru le 21 juillet intitulé Tony Blair: "Je rêve que la foi apporte sens et valeur à une globalisation chaotique".

Voici un extrait des propos de Jean-Louis Roy sur la problématique des pratiques religieuses extrémistes:

«... Devant le fait qu’il y a cohabitation des religions dans les sociétés et que cela va continuer d’exister, il y a une nécessité absolue de respecter les valeurs religieuses et le droit à la pratique religieuse. Mais en même il y a aussi une nécessité absolue de condamner, dans la religion ou dans les pratiques extrémistes, tout ce qui est la construction de frontières mentales qui font que des groupes se séparent de la citoyenneté commune.

«... Il n’est pas acceptable que le droit commun ne soit pas respecté sous des prétextes religieux. Il doit y avoir une frontière étanche entre les deux. Il n’est pas possible que l’extrémisme religieux isole des femmes, des enfants et crée des ghettos extraordinaires."... On doit réfléchir au Québec sur les écoles confessionnelles et les écoles des communautés. D’un côté, on a l’impression (et il y a de la vérité dans ça) que l’on respecte la diversité, mais d’un autre côté, on crée des systèmes qui exacerbent l’extrême volonté de ces gens de ne pas appartenir à la communauté commune.

«... Créer des systèmes qui se multiplient selon les groupes religieux, c’est courir après des problèmes très très graves."

Voilà certainement matière à réflexion.

Pour entendre l'intégralité de l'entrevue radiophonique de Jean-Louis Roy, cliquer ici

lundi 21 juillet 2008

L'AUTRUCHE DE MICHAEL ROSENBERG

À l’assemblée du conseil d’arrondissement du 7 juillet dernier, Marie Cinq-Mars a annoncé fièrement qu’une piste cyclable empruntera le chemin de la Côte-Sainte-Catherine à compter de 2009. En attendant, force est de constater que la mairesse et ses conseillers tournent en rond... quand ils ne font pas du vélo stationnaire!

Cela fait exactement onze mois que nous dénonçons les actes délictuels que commet M. Michael Rosenberg et que nous demandons qu’il soit destitué du siège qu’il occupe au comité sur les relations interculturelles d’Outremont.

Notre dénonciation s’appuyait sur un dossier de plus de 90 pages (il fait aujourd'hui 120 pages) qui contient des preuves irréfutables (en veux-tu, en v’là!) du mépris flagrant dont le président de Rosdev se rend coupable en bafouant plusieurs lois et règlements municipaux. Il est corroboré par des documents provenant de l’Ombudsman de Montréal, des inspecteurs de la Ville centre, des dizaines de photographies, des reportages publiés dans les grands quotidiens ou diffusés à la télévision de la société d’État.

Pourtant, toute cette sale affaire semble couler sur les épaules de la mairesse Cinq-Mars comme de l’eau sur le dos d’une autruche. De toute évidence, la mairesse est sous l’emprise totale du puissant et intimidant dirigeant hassidique.
L’attitude des élus est aussi risible qu’insultante. Alors que pour la 11e fois en autant de mois, nous exigions qu’ils coupent les liens malsains qu’ils entretiennent avec M. Rosenberg, Louis Moffatt, le président du comité auquel siège le multirécidiviste hassidique, nous en a sorti une bonne au cours de la période de questions :

« Tant que je n’ai pas les faits, je ne peux ni saisir le comité, ni faire de démarches de façon à donner suite à votre requête vis-à-vis cette personne-là. Les documents et preuves à l’appui devraient nous être envoyés dans un avenir rapproché. »

Si sa réponse n’avait pas été fallacieuse, nous aurions eu envie de rire aux larmes. Cela fera bientôt un an qu’ils ont plus de preuves qu’il en faudrait pour envoyer un régiment complet au trou.

Comme ça, nos élus attendent des faits, des documents et des preuves à l’appui pour se faire une tête sur la probité de celui qui leur offre gracieusement son hôtel 4 étoiles lorsqu’ils font une escapade à New York?

Quelle bonne nouvelle! Mais n’allez surtout pas leur demander quand et qui s’est engagé à leur fournir ces preuves. Nous n’en saurons rien. Ni maintenant, ni en septembre prochain. La période de questions est finie et le mot d’ordre est, comme toujours : motus et bouche cousue.

Marie Cinq-Mars vient de pondre un nouveau bulletin d’information officiel de l’arrondissement intitulé Au pied de la montagne. Dans son premier message estival destiné au peuple en vacances, elle a beau avoir écrit LE DEVOIR DE BIEN VOUS INFORMER
en grosses lettres, elle ne nous dupera pas. Surtout lorsqu’elle ose prétendre que ce nouvel outil est destiné à « permettre la participation citoyenne aux affaires de l’arrondissement ».

Après toutes ces années de louvoiement, de parti pris, de fausses vérités et de démagogie grossière, on ne s’étonnera pas que de moins en moins de citoyens aient envie de s’impliquer.

Quant à ceux qui n’ont pas encore jeté l’éponge, ils se font dénigrer et rabrouer à qui mieux mieux par ceux-là mêmes qui ont cherché à gagner leur vote. Tenez! Lisez donc cet extrait d’un tout récent article de Lise Payette, cette grande dame qui a autrement plus de crédibilité que nos élus actuels pour dresser ce triste constat.

samedi 19 juillet 2008

LE TOUT À LA RUELLE, BIS ET REBIS

Nous apprenions dans Le Devoir du 29 mars 2008 qu'Outremont recyclait davantage que le Plateau. La mairesse Marie Cinq-Mars y avait insinué que c’étaient les ultrareligieux d’Outremont qui sauvaient notre conscience écologique et civique.


Le 21 avril dernier, cette même Mme Cinq-Mars pétait un plomb en prenant connaissance de notre message de la veille dénonçant, photos à l'appui, l'état de la ruelle Hutchison qui avait servi de décharge sauvage aux citoyens hassidiques.


Lors de la séance de l'assemblée du conseil d'arrondissement du 5 mai dernier, Mayer Feig, l'un des trois administrateurs du Jewish Orthodox Community Council
, avait eu le culot de prétendre que nous avions nous-mêmes renversé les poubelles de ses coreligionnaires afin de les discréditer. Un coup parti, il aurait aussi pu prétendre que nous avions aussi mangé ce que nous avions sorti des sacs d'ordures en faisant de petits trous avec nos dents de rongeurs!

Ci-contre: Mayer Feig interviewé par les médias lors de l'incendie de chalets à Val David, le 17 juin 2007

En dépit de la sainte colère de madame la mairesse, certains de ses protégés continuent à considérer la voie publique comme une décharge publique.

Nous n'avons pas demandé aux pollueurs s'ils profitaient des vacances estivales des élus municipaux pour balancer les couches de leurs rejetons
par-dessus les clôtures pourries de leurs logements et de leurs cours négligées. En voici quelques exemples immortalisés sur le tronçon de la ruelle Hutchison entre Saint-Viateur et Bernard. Ragoutant.







Deux bonnes nouvelles, tout de même:

1) Les ratons laveurs, mouffettes et écureuils pourront se régaler pendant presque quatre jours avant que les éboueurs ne repassent dans la ruelle pour récolter les restes indigestes.




2) L'épicerie cachère Bentzy's de la rue Hutchison semble toujours aussi populaire. Elle ne devrait pas faire faillite de sitôt. C'est bon pour l'emploi et l'économie du ghetto!





dimanche 13 juillet 2008

LA SUPER ATTRAPE



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Ne ratez pas la mini-série

SUPER ATTRAPE

Une coproduction des Citoyens Dupés d'Outremont
mettant en vedette:

Marie Cinq-Mars
Louis Moffat
Claude Piquette
avec la généreuse contribution de
l'irrésistible Michael Rosenberg

Bientôt à l'écran sur un ordinateur près de chez vous

vendredi 11 juillet 2008

AVEZ-VOUS DÉJÀ ESSAYÉ LA 35%?

D'ICI 2023, LA COMMUNAUTÉ ULTRAORTHODOXE DOUBLERAIT SUR LE TERRITOIRE D'OUTREMONT.

DE 17% QU'ILS SONT ACTUELLEMENT, LES HASSIDIM POURRAIENT CONSTITUER 35% DE LA POPULATION DANS À PEINE 15 ANS.

Alex Werzberger, président de la Coalition d'organisations hassidiques d'Outremont (COHO) et membre nommé par le conseil d'arrondissement au Comité consultatif d'urbanisme (CCU) est au septième ciel avec les chiffres que contient l'étude des besoins et des projections démographiques des ultraorthodoxes qu'il a commandée en 2005.

Si la tendance se maintient, les synagogues et les dortoirs illégaux deviendront véritablement légion dans nos rues (de moins en moins) résidentielles.

Synagogue sur une rue résidentielle du Plateau (cliquer sur la photo)
Pour éviter que le sens de l'expression "zonage résidentiel" ne perde tout son sens, il suffirait de presque rien. Il suffirait que nos élus mettent leurs culottes et décident de faire respecter les règlements de zonage en vigueur. Est-ce trop leur demander? Il semble que oui!

S'ils sont incapables de faire respecter la règlementation aux ultra-orthodoxes alors qu'ils ne
constituent que 17% de la population, qu'est-ce que ça sera lorsqu'ils formeront 35% de la population outremontaise?

Vous ne voulez peut-être même pas y penser. Nous, nous vous disons au contraire que c'est plus que le temps d'y voir sinon, avant longtemps, les dirigeants hassidiques feront interdire les cafés et les cinémas qu'ils qualifieront "d'immoraux", en plus d'empêcher la circulation automobile durant le sabbat. L'air
serait peut-être plus pur, mais l'ambiance...

Voyons-y maintenant! C'est un conseil d'ami.

mardi 8 juillet 2008

LE PLATEAU AU SECOURS DE TRENTE FIDÈLES À L'ÉTROIT


Lundi dernier, le 7 juillet, alors que la plupart des citoyens étaient en vacances ou s'y préparaient, l'arrondissement du Plateau tenait une consultation publique sur l'heure du souper.

L'enjeu de la soirée: Une demande d'agrandissement de la synagogue du 5363 Hutchison (cliquer sur la photo) dans un secteur exclusivement résidentiel (H.2-4), ce que le règlement d'urbanisme interdit expressément.

Dans la salle pratiquement déserte de l'immeuble de la Fraternité des policiers, Madame Marlène Schwartz, conseillère en aménagement et responsable du dossier, a présenté un fichier PowerPoint décrivant le projet d'agrandissement que les dirigeants de la communauté ultraorthodoxe Bobov tiennent à réaliser.

Ces derniers veulent agrandir leur synagogue de pas moins de 700 pieds carrés (près de 25% de superficie de plancher additionnelle) dans le seul but d'augmenter la qualité des espaces et le confort des fidèles.
(voir reportage court de TVA Midi)
(voir reportage long de TVA 18 heures)


La hauteur du sous-sol serait augmentée et la cave serait agrandie d'environ 10 pieds vers l'arrière par rapport à ce qu'elle est actuellement. Une vaste terrasse serait aménagée au-dessus de la nouvelle partie du sous-sol. Un endroit idéal pour prier et chanter à l'air libre jusqu'aux petites heures du matin. Et au diable ces impurs de voisins! Quant au rez-de-chaussée, il serait réaménagé de façon à créer un volume sur deux niveaux. Une mezzanine permettrait aux femmes de participer aux célébrations.

Avec la bénédiction du comité consultatif d'urbanisme, la Direction de l’aménagement urbain, des services aux entreprises et des affaires publiques recommande de
présenter la proposition en se fiant tout bonnement à la parole des dirigeants de la synagogue qui jurent sur la Torah n'envisager aucune augmentation du nombre de fidèles à la suite de l'agrandissement.

M. Englander qui s'occupe de cette synagogue a affirmé au journaliste de TVA que les règlements de la ville seront respectés... durant les rénovations.

Oui, mais après???


Après, il sera trop tard et la future administration pourra dire comme toutes celles qui les ont précédées: "C'est la faute de l'administration précédente. On n'y peut rien."

Ces bonnes gens de l'arrondissement rêvent-ils en couleur? Croient-ils vraiment que pour les années à venir, la communauté hassidique ait la moindre intention de plafonner à 30 le nombre de fidèles admis à fréquenter une telle synagogue agrandie à grands frais
? On parle de travaux de près d'un demi-million de dollars pour... 30 fidèles?

Les élus ont-ils seulement pris connaissance de l'étude publiée en 2005 par la Coalition d'Organisations Hassidiques d'Outremont (COHO) sur l'évaluation que ces mêmes hassidim ont faite sur leurs propres besoins?

Poser la question, c'est y répondre, car si nos fonctionnaires municipaux avaient vu les projections démographiques contenues dans l'étude de la communauté ultra-orthodoxe, ils referaient leurs devoirs. Ou plutôt... ils refermeraient le dossier, refuseraient tout marchandage et forceraient les ultrareligieux non seulement à respecter en tout point le zonage actuellement en vigueur, mais exigeraient illico qu'ils restaurent la façade du bâtiment qui se trouve actuellement dans un état d'abandon et de décrépitude intolérable. On se croirait dans le Harlem des années 1980.

En attendant que nos élus lisent cette étude fort instructive, contentons-nous de leur rappeler que la moitié des foyers ultraorthodoxes comptent au moins six
personnes, que la taille moyenne d’un foyer est de 5,64 avec une marge de 1 à... 14 personnes (!), que le taux de fertilité des femmes ultra-orthodoxes est de 6,16 contre à peine 1,52 pour les femmes canadiennes.
Ci-contre: fête hassidique sur Jeanne-Mance, juin 2008.

Pour dessert, disons-leur qu'entre 1996 et 2004, le nombre de foyers ultra-orthodoxes a augmenté de 33,7% dans le secteur H2V (Outremont et le quartier avenue du Parc) et que les projections pour la période de 2004 à 2010 annoncent une augmentation de la population ultra-orthodoxe de l'ordre de 24,2%. Ce sont leurs propres chiffres!

En sachant que la communauté hassidique de la zone H2V s'attend à voir sa population doubler d'ici 15 ans, passant d'environ 6 000 à 13 000, nous n'avons aucune raison de croire nos frères de la synagogue Gate David of Bobov lorsqu'ils vous jurent qu'ils maintiendront leur "worship membership" à 30 fidèles. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Pour connaitre la suite de l'histoire, cliquer ici, puis encore ici.

vendredi 4 juillet 2008

SYNAGOGUES À LA DOUZAINE

Le documentariste David Kaufman a fait une recherche intitulée The Jewish Community in the Plateau Mont Royal. M. Kaufman nous apprend que la pléthore de synagogues qui avaient poussé comme des champignons au cours de la première moitié du XXe siècle ne correspondait pas du tout à la croissance de la population juive ultraorthoxe. À tel point que plusieurs de ces synagogues ne parvenaient pas à former le quorum de dix hommes qui était nécessaire à la célébration des prières publiques.

Pourquoi nous faudrait-il croire aujourd’hui un Alex Werzberger qui nous raconte que leurs pratiquants étouffent dans leurs lieux de culte et qu’il faudrait leur permettre d’ouvrir davantage de synagogues dans les rues résidentielles de l’arrondissement? Le maire Jérôme Choquette avait très bien compris pourquoi. Il l’avait d’ailleurs expliqué très clairement dans un article paru dans La Presse du 14 septembre 1988 : « Le problème, c’est que les Juifs préfèrent les rues résidentielles qui sont plus propices aux activités religieuses ». Le maire Choquette leur rétorquait toutefois qu’ils avaient déjà des synagogues dans les rues commerciales et que cela ne leur causait pas de problèmes particuliers. C’est sûr que lorsque l‘on veut faire des processions impromptues à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit comme cela s’est produit plusieurs fois ces dernières semaines, c’est plus facile de réveiller les résidants du quartier que de faire bloquer la circulation des artères commerciales. Et puis, dans les rues résidentielles, on peut se stationner en double à qui mieux mieux! (voir vidéo tourné le 8 juin 2008, rue Jeanne-Mance) Avec des générations d'autorités municipales qui ont systématiquement fait preuve de mollesse chronique, on ne s'étonne donc pas de constater que plusieurs résidences ont été transformées en synagogue au fil des ans. Nos élus ont favorisé la formation d'un super ghetto intégriste en plein cœur de quartiers résidentiels jadis paisibles et harmonieux. Afin de vous donner une bonne idée de la situation actuelle dans le quadrilatère formé par les rues Fairmount, Hutchison, Bernard et Jeanne-Mance, nous vous avons préparé une petite carte des synagogues qui y ont pignon sur rue. Cliquer sur la photo numérotée de 1 à 12, ci-haut. Pas moins de 12 synagogues y sont déjà en activité. Alors, dites-nous. Des synagogues, vous en voulez encore combien de douzaines dans vos rues résidentielles? Il faut se poser la question, car nos élus municipaux semblent très réticents à mettre leur pied à terre et à faire respecter le zonage. Faudrait pas faire de la grosse "pepeine" aux illégaux, n'est-ce pas? Vous vous pensez à l'abri sur votre rue? Avez-vous la moindre idée du nombre de nouvelles synagogues qui risquent d'être implantées près de chez vous au cours des prochaines années? Avec le laisser-faire des autorités des arrondissements d'Outremont et du Plateau, et l'étude de 2005 sur l'évaluation des besoins et sur les projections des ultraorthodoxes de Montréal dont nous avons obtenu copie, les oreilles pourraient bien vous friser!

Voici la petite histoire des synagogues dans ce quadrilatère (ou en bordure):

1) Synagogue Belza L’ancien duplex du 5565 Jeanne-Mance a été transformé en synagogue il y a déjà longtemps. Elle peut recevoir 200 hommes assis au rez-de-chaussée et 90 femmes à l’étage. En 2006, la congrégation qui l’utilisait l’a vendue à la communauté Belz. Un coup parti, on a ouvert une école hassidique juste à côté. Récemment, les autorités municipales ont donné le feu vert à la construction d'une garderie au sous-sol de la synagogue. Ils ont creusé, creusé et creusé. Si bien qu'encore aujourd'hui, la ruelle derrière la synagogue n'a pas été repavée. Avaient-ils le droit, en vertu du zonage de faire de tels travaux? Certains citoyens du coin sont en train de faire les vérifications. Nous y reviendrons. 

2) Synagogue Belzer Bais Hamedrash et Chaside Belz 5336 à 5344 Jeanne-Mance En dépit des nombreuses plaintes des résidants, d'un avis défavorable de la part de la Commission de développement urbain et aussi du Service de développement économique et urbain de la ville qui s'opposaient à l'agrandissement de la synagogue, les représentations faites pas M. Saulie Zajdel, ancien porte-parole de la Congrégation Belz devenu responsable de l'urbanisme au Comité exécutif de la Ville (!!!) ont porté fruit. La synagogue s'est propagée à cinq duplex de la rue résidentielle avec les inconvénients que l'on sait. Pour lire l'article publié à l'époque, rendez-vous à la page 15 du mémoire que nous avons présenté à la Commission Bouchard Taylor. 

3) Fédération nationale ukrainienne* 5213 Hutchison L’ancienne église méthodiste avait été convertie en synagogue au cours du XXe siècle avant d’être reprise par la Fédération nationale ukrainienne qui loue le local comme centre communautaire, salle de théâtre et pour des événements sociaux. Ces derniers temps, des rassemblements hassidiques s’y tiennent. Il est assez évident que la communauté hassidique a un œil sur l’édifice qu’elle ne détesterait sûrement pas reconvertir en synagogue. Si cela devait s’avérer, à lui seul, le pâté de rue Hutchison (entre Fairmount et Saint-Viateur) se retrouverait avec pas moins de quatre synagogues. On ne veut même pas imaginer l’achalandage et le chaos que cela engendrerait au niveau de la circulation. De plus, à plus ou moins court terme, cela pourrait signifier la fin de la Croissanterie que certains hassidim qualifient de lieu de perdition. Les dirigeants hassidiques pourraient très bien faire une offre au propriétaire de l'immeuble qui abrite la Croissanterie, puis évincer le propriétaire du café qui loue le local. Bonjour l'ambiance de quartier une fois cela fait! 

4) First Mesifta Hutchison Branch 5253, Hutchison Il s’agit d’une des synagogues qui donnent de fabuleux maux de tête aux autorités municipales. Elle a beaucoup fait parler d’elle au cours des dernières années et des derniers mois en raison des nombreux travaux exécutés au mépris des lois et règlements municipaux. C’est également ici qu’il y a deux semaines, le célébrissime Michael Rosenberg a fait couper illégalement un arbre d’une quarantaine d’années. Les démêlés juridiques sont loin d’être terminés dans ce cas qui oppose la congrégation à l’arrondissement du Plateau. Une lutte à suivre.

5) Gate David of Bobov* 5363 Hutchison Comme bien d’autres synagogues du coin, tout ne se serait pas fait de façon harmonieuse et limpide avec les autorités municipales. On s'apprête même à permettre l'agrandissement de cette synagogue en demandant une dérogation car le zonage actuel ne permet pas de construire au-delà de la superficie du terrain déjà occupée par l'édifice. Encore un accroissement de nuisance en vue. 

6) Munkatch* 1030 St-Viateur Ouest Depuis 26 ans, cet ancien duplex est une synagogue illégale qui a pignon sur rue en pleine zone résidentielle. Le fait est connu des autorités d’Outremont qui ont « négligé » de la cadenasser. Une autre épine au pied de la mairesse d’Outremont qui semble bien coincée entre le reportage de Radio-Canada diffusée le 26 mai dernier et le lobby hassidique qui la soumet à une intense pression. 

7) L’église presbytérienne chinoise 5560-5566 rue Hutchison Voici un autre bel immeuble sur lequel la communauté hassidique aimerait sûrement mettre la main pour "accommoder la population hassidique" qui, selon ses dirigeants, pourrait bien constituer 35 % de la population de l’arrondissement d’Outremont d’ici 20 ans. 

8) Yetev Lev - Satmar* 5555 Hutchison La grosse synagogue qui s’élève au coin de Saint-Viateur et Hutchison est une ancienne maison de chambres qui a été convertie en synagogue au début des années 1980. Le duplex juste au nord de cette synagogue a bénéficié d’une dérogation pour être transformé en dortoir pour les étudiants religieux provenant en bonne partie de la communauté Satmar de New York. Le duplex suivant (5569-5571 Hutchison) a, lui, été transformé illégalement en dortoir en dépit d’une interdiction formelle des autorités municipales en 2004. Les autorités viennent de se rendre compte que les dirigeants hassidiques avaient tout simplement fait fi de cette interdiction. Encore de belles années de litige en perspective. On parie sur qui gagnera cette énième bataille? 

9) Machzikei Torah of Montréal* 1075 Bernard Ouest Si vous déambulez sur la rue Bernard, vous aurez sûrement remarqué sa belle façade de brique et de lattes de bois brun, ses néons blafards, ses minuscules fenêtres givrées, etc. On voit parfois le célèbre Alex Werzberger entrer et sortir de cette synagogue au couloir déprimant. 

10) Imray Chaim of Wiznitz* 5843 Hutchison Une autre synagogue particulièrement déprimante et délabrée sur la rue Hutchison.

11) La Mère Poule Au coin des rues Hutchison et Bernard, le restaurant La Mère Poule ne nous fait plus d’œufs le matin. Il a été acheté par la communauté hassidique il y a quelques mois. Ses dirigeants ne veulent pas admettre qu’ils souhaitent en faire une énième synagogue. Un des problèmes qui se posent ici réside dans le fait que du côté outremontais de la rue, le zonage ne permet pas l’établissement d’une synagogue alors que du côté de Montréal, cela n’est pas interdit. Voici un bel exemple d’une harmonisation plus que souhaitable entre deux arrondissements. En attendant, regardez bien ce qui va se passer. C’est pratiquement écrit dans le ciel!

12) Maor Hagola* 5815 Jeanne-Mance Plus déprimant et délabré que ça, il faut se rendre dans le tiers-monde. Les fenêtres de la façade de l’immeuble sont tapissées de papier (ou de peinture écaillée?). C’est d’un chic fou! Et ça vous revalorise un environnement comme ce n'est pas possible. * http://www.rabbinat.qc.ca/nsite/synagog.htm#MTL_OUTRE Tous les lieux de culte énumérés ci-haut n’incluent pas certaines synagogues qui sont toujours annoncées sur des sites Web de la communauté juive. En voici quelques exemples :

— la synagogue Tosh Montreal, 5427 rue Jeanne-Mance (http://www.godaven.com/browseminyan.asp?City=Montreal) — la synagogue Toldos Yaacov Yoseph — Skver, 6019 Durocher (http://www.rabbinat.qc.ca/nsite/synagog.htm) — la synagogue Beth Israël Damesek Eliezer, 285 Querbes (http://www.rabbinat.qc.ca/nsite/synagog.htm#MTL_OUTRE)

mercredi 2 juillet 2008

VAL-MORIN: LA TROISIÈME OFFENSIVE DE JULIUS LE VA-EN-GUERRE

Dans la cause qui oppose depuis 20 ans la Ville de Val-Morin à la secte hassidique, ce brave Julius lance une troisième (et dernière?) offensive. Il réclame maintenant à la Cour suprême le droit d'en appeler des jugements des deux premières instances qui donnaient entièrement raison à la Ville de Val-Morin. Celle-ci exige la fermeture d'une synagogue et d'une école illégales dans un quartier zoné résidentiel. Écouter l'entrevue de Julius Grey sur la première chaîne de Radio-Canada.