vendredi 25 juillet 2008

LA PROBLÉMATIQUE DES PRATIQUES RELIGIEUSES EXTRÉMISTES

Le 23 juillet dernier, Jean-Louis Roy, président du Centre international des droits de la personne et du développement démocratique, était interviewé par François Bugingo à l'émission Sans détour, sur les ondes de Radio-Canada. M. Roy réagissait, entre autres, à l'article du journal Le Monde paru le 21 juillet intitulé Tony Blair: "Je rêve que la foi apporte sens et valeur à une globalisation chaotique".

Voici un extrait des propos de Jean-Louis Roy sur la problématique des pratiques religieuses extrémistes:

«... Devant le fait qu’il y a cohabitation des religions dans les sociétés et que cela va continuer d’exister, il y a une nécessité absolue de respecter les valeurs religieuses et le droit à la pratique religieuse. Mais en même il y a aussi une nécessité absolue de condamner, dans la religion ou dans les pratiques extrémistes, tout ce qui est la construction de frontières mentales qui font que des groupes se séparent de la citoyenneté commune.

«... Il n’est pas acceptable que le droit commun ne soit pas respecté sous des prétextes religieux. Il doit y avoir une frontière étanche entre les deux. Il n’est pas possible que l’extrémisme religieux isole des femmes, des enfants et crée des ghettos extraordinaires."... On doit réfléchir au Québec sur les écoles confessionnelles et les écoles des communautés. D’un côté, on a l’impression (et il y a de la vérité dans ça) que l’on respecte la diversité, mais d’un autre côté, on crée des systèmes qui exacerbent l’extrême volonté de ces gens de ne pas appartenir à la communauté commune.

«... Créer des systèmes qui se multiplient selon les groupes religieux, c’est courir après des problèmes très très graves."

Voilà certainement matière à réflexion.

Pour entendre l'intégralité de l'entrevue radiophonique de Jean-Louis Roy, cliquer ici

1 commentaire:

gabrielle a dit…

Le christianisme "intérieur" de Tony Blair ne l'a jamais à l'époque empêché d'envoyer ses soldats à la mort en Irak. Belle hypocrisie.