vendredi 25 juillet 2008

LA PROBLÉMATIQUE DES PRATIQUES RELIGIEUSES EXTRÉMISTES

Le 23 juillet dernier, Jean-Louis Roy, président du Centre international des droits de la personne et du développement démocratique, était interviewé par François Bugingo à l'émission Sans détour, sur les ondes de Radio-Canada. M. Roy réagissait, entre autres, à l'article du journal Le Monde paru le 21 juillet intitulé Tony Blair: "Je rêve que la foi apporte sens et valeur à une globalisation chaotique".

Voici un extrait des propos de Jean-Louis Roy sur la problématique des pratiques religieuses extrémistes:

«... Devant le fait qu’il y a cohabitation des religions dans les sociétés et que cela va continuer d’exister, il y a une nécessité absolue de respecter les valeurs religieuses et le droit à la pratique religieuse. Mais en même il y a aussi une nécessité absolue de condamner, dans la religion ou dans les pratiques extrémistes, tout ce qui est la construction de frontières mentales qui font que des groupes se séparent de la citoyenneté commune.

«... Il n’est pas acceptable que le droit commun ne soit pas respecté sous des prétextes religieux. Il doit y avoir une frontière étanche entre les deux. Il n’est pas possible que l’extrémisme religieux isole des femmes, des enfants et crée des ghettos extraordinaires."... On doit réfléchir au Québec sur les écoles confessionnelles et les écoles des communautés. D’un côté, on a l’impression (et il y a de la vérité dans ça) que l’on respecte la diversité, mais d’un autre côté, on crée des systèmes qui exacerbent l’extrême volonté de ces gens de ne pas appartenir à la communauté commune.

«... Créer des systèmes qui se multiplient selon les groupes religieux, c’est courir après des problèmes très très graves."

Voilà certainement matière à réflexion.

Pour entendre l'intégralité de l'entrevue radiophonique de Jean-Louis Roy, cliquer ici

lundi 21 juillet 2008

L'AUTRUCHE DE MICHAEL ROSENBERG

À l’assemblée du conseil d’arrondissement du 7 juillet dernier, Marie Cinq-Mars a annoncé fièrement qu’une piste cyclable empruntera le chemin de la Côte-Sainte-Catherine à compter de 2009. En attendant, force est de constater que la mairesse et ses conseillers tournent en rond... quand ils ne font pas du vélo stationnaire!

Cela fait exactement onze mois que nous dénonçons les actes délictuels que commet M. Michael Rosenberg et que nous demandons qu’il soit destitué du siège qu’il occupe au comité sur les relations interculturelles d’Outremont.

Notre dénonciation s’appuyait sur un dossier de plus de 90 pages (il fait aujourd'hui 120 pages) qui contient des preuves irréfutables (en veux-tu, en v’là!) du mépris flagrant dont le président de Rosdev se rend coupable en bafouant plusieurs lois et règlements municipaux. Il est corroboré par des documents provenant de l’Ombudsman de Montréal, des inspecteurs de la Ville centre, des dizaines de photographies, des reportages publiés dans les grands quotidiens ou diffusés à la télévision de la société d’État.

Pourtant, toute cette sale affaire semble couler sur les épaules de la mairesse Cinq-Mars comme de l’eau sur le dos d’une autruche. De toute évidence, la mairesse est sous l’emprise totale du puissant et intimidant dirigeant hassidique.
L’attitude des élus est aussi risible qu’insultante. Alors que pour la 11e fois en autant de mois, nous exigions qu’ils coupent les liens malsains qu’ils entretiennent avec M. Rosenberg, Louis Moffatt, le président du comité auquel siège le multirécidiviste hassidique, nous en a sorti une bonne au cours de la période de questions :

« Tant que je n’ai pas les faits, je ne peux ni saisir le comité, ni faire de démarches de façon à donner suite à votre requête vis-à-vis cette personne-là. Les documents et preuves à l’appui devraient nous être envoyés dans un avenir rapproché. »

Si sa réponse n’avait pas été fallacieuse, nous aurions eu envie de rire aux larmes. Cela fera bientôt un an qu’ils ont plus de preuves qu’il en faudrait pour envoyer un régiment complet au trou.

Comme ça, nos élus attendent des faits, des documents et des preuves à l’appui pour se faire une tête sur la probité de celui qui leur offre gracieusement son hôtel 4 étoiles lorsqu’ils font une escapade à New York?

Quelle bonne nouvelle! Mais n’allez surtout pas leur demander quand et qui s’est engagé à leur fournir ces preuves. Nous n’en saurons rien. Ni maintenant, ni en septembre prochain. La période de questions est finie et le mot d’ordre est, comme toujours : motus et bouche cousue.

Marie Cinq-Mars vient de pondre un nouveau bulletin d’information officiel de l’arrondissement intitulé Au pied de la montagne. Dans son premier message estival destiné au peuple en vacances, elle a beau avoir écrit LE DEVOIR DE BIEN VOUS INFORMER
en grosses lettres, elle ne nous dupera pas. Surtout lorsqu’elle ose prétendre que ce nouvel outil est destiné à « permettre la participation citoyenne aux affaires de l’arrondissement ».

Après toutes ces années de louvoiement, de parti pris, de fausses vérités et de démagogie grossière, on ne s’étonnera pas que de moins en moins de citoyens aient envie de s’impliquer.

Quant à ceux qui n’ont pas encore jeté l’éponge, ils se font dénigrer et rabrouer à qui mieux mieux par ceux-là mêmes qui ont cherché à gagner leur vote. Tenez! Lisez donc cet extrait d’un tout récent article de Lise Payette, cette grande dame qui a autrement plus de crédibilité que nos élus actuels pour dresser ce triste constat.

samedi 19 juillet 2008

LE TOUT À LA RUELLE, BIS ET REBIS

Nous apprenions dans Le Devoir du 29 mars 2008 qu'Outremont recyclait davantage que le Plateau. La mairesse Marie Cinq-Mars y avait insinué que c’étaient les ultrareligieux d’Outremont qui sauvaient notre conscience écologique et civique.


Le 21 avril dernier, cette même Mme Cinq-Mars pétait un plomb en prenant connaissance de notre message de la veille dénonçant, photos à l'appui, l'état de la ruelle Hutchison qui avait servi de décharge sauvage aux citoyens hassidiques.


Lors de la séance de l'assemblée du conseil d'arrondissement du 5 mai dernier, Mayer Feig, l'un des trois administrateurs du Jewish Orthodox Community Council
, avait eu le culot de prétendre que nous avions nous-mêmes renversé les poubelles de ses coreligionnaires afin de les discréditer. Un coup parti, il aurait aussi pu prétendre que nous avions aussi mangé ce que nous avions sorti des sacs d'ordures en faisant de petits trous avec nos dents de rongeurs!

Ci-contre: Mayer Feig interviewé par les médias lors de l'incendie de chalets à Val David, le 17 juin 2007

En dépit de la sainte colère de madame la mairesse, certains de ses protégés continuent à considérer la voie publique comme une décharge publique.

Nous n'avons pas demandé aux pollueurs s'ils profitaient des vacances estivales des élus municipaux pour balancer les couches de leurs rejetons
par-dessus les clôtures pourries de leurs logements et de leurs cours négligées. En voici quelques exemples immortalisés sur le tronçon de la ruelle Hutchison entre Saint-Viateur et Bernard. Ragoutant.







Deux bonnes nouvelles, tout de même:

1) Les ratons laveurs, mouffettes et écureuils pourront se régaler pendant presque quatre jours avant que les éboueurs ne repassent dans la ruelle pour récolter les restes indigestes.




2) L'épicerie cachère Bentzy's de la rue Hutchison semble toujours aussi populaire. Elle ne devrait pas faire faillite de sitôt. C'est bon pour l'emploi et l'économie du ghetto!





dimanche 13 juillet 2008

LA SUPER ATTRAPE



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Ne ratez pas la mini-série

SUPER ATTRAPE

Une coproduction des Citoyens Dupés d'Outremont
mettant en vedette:

Marie Cinq-Mars
Louis Moffat
Claude Piquette
avec la généreuse contribution de
l'irrésistible Michael Rosenberg

Bientôt à l'écran sur un ordinateur près de chez vous

vendredi 11 juillet 2008

AVEZ-VOUS DÉJÀ ESSAYÉ LA 35%?

D'ICI 2023, LA COMMUNAUTÉ ULTRAORTHODOXE DOUBLERAIT SUR LE TERRITOIRE D'OUTREMONT.

DE 17% QU'ILS SONT ACTUELLEMENT, LES HASSIDIM POURRAIENT CONSTITUER 35% DE LA POPULATION DANS À PEINE 15 ANS.

Alex Werzberger, président de la Coalition d'organisations hassidiques d'Outremont (COHO) et membre nommé par le conseil d'arrondissement au Comité consultatif d'urbanisme (CCU) est au septième ciel avec les chiffres que contient l'étude des besoins et des projections démographiques des ultraorthodoxes qu'il a commandée en 2005.

Si la tendance se maintient, les synagogues et les dortoirs illégaux deviendront véritablement légion dans nos rues (de moins en moins) résidentielles.

Synagogue sur une rue résidentielle du Plateau (cliquer sur la photo)
Pour éviter que le sens de l'expression "zonage résidentiel" ne perde tout son sens, il suffirait de presque rien. Il suffirait que nos élus mettent leurs culottes et décident de faire respecter les règlements de zonage en vigueur. Est-ce trop leur demander? Il semble que oui!

S'ils sont incapables de faire respecter la règlementation aux ultra-orthodoxes alors qu'ils ne
constituent que 17% de la population, qu'est-ce que ça sera lorsqu'ils formeront 35% de la population outremontaise?

Vous ne voulez peut-être même pas y penser. Nous, nous vous disons au contraire que c'est plus que le temps d'y voir sinon, avant longtemps, les dirigeants hassidiques feront interdire les cafés et les cinémas qu'ils qualifieront "d'immoraux", en plus d'empêcher la circulation automobile durant le sabbat. L'air
serait peut-être plus pur, mais l'ambiance...

Voyons-y maintenant! C'est un conseil d'ami.

mardi 8 juillet 2008

LE PLATEAU AU SECOURS DE TRENTE FIDÈLES À L'ÉTROIT


Lundi dernier, le 7 juillet, alors que la plupart des citoyens étaient en vacances ou s'y préparaient, l'arrondissement du Plateau tenait une consultation publique sur l'heure du souper.

L'enjeu de la soirée: Une demande d'agrandissement de la synagogue du 5363 Hutchison (cliquer sur la photo) dans un secteur exclusivement résidentiel (H.2-4), ce que le règlement d'urbanisme interdit expressément.

Dans la salle pratiquement déserte de l'immeuble de la Fraternité des policiers, Madame Marlène Schwartz, conseillère en aménagement et responsable du dossier, a présenté un fichier PowerPoint décrivant le projet d'agrandissement que les dirigeants de la communauté ultraorthodoxe Bobov tiennent à réaliser.

Ces derniers veulent agrandir leur synagogue de pas moins de 700 pieds carrés (près de 25% de superficie de plancher additionnelle) dans le seul but d'augmenter la qualité des espaces et le confort des fidèles.
(voir reportage court de TVA Midi)
(voir reportage long de TVA 18 heures)


La hauteur du sous-sol serait augmentée et la cave serait agrandie d'environ 10 pieds vers l'arrière par rapport à ce qu'elle est actuellement. Une vaste terrasse serait aménagée au-dessus de la nouvelle partie du sous-sol. Un endroit idéal pour prier et chanter à l'air libre jusqu'aux petites heures du matin. Et au diable ces impurs de voisins! Quant au rez-de-chaussée, il serait réaménagé de façon à créer un volume sur deux niveaux. Une mezzanine permettrait aux femmes de participer aux célébrations.

Avec la bénédiction du comité consultatif d'urbanisme, la Direction de l’aménagement urbain, des services aux entreprises et des affaires publiques recommande de
présenter la proposition en se fiant tout bonnement à la parole des dirigeants de la synagogue qui jurent sur la Torah n'envisager aucune augmentation du nombre de fidèles à la suite de l'agrandissement.

M. Englander qui s'occupe de cette synagogue a affirmé au journaliste de TVA que les règlements de la ville seront respectés... durant les rénovations.

Oui, mais après???


Après, il sera trop tard et la future administration pourra dire comme toutes celles qui les ont précédées: "C'est la faute de l'administration précédente. On n'y peut rien."

Ces bonnes gens de l'arrondissement rêvent-ils en couleur? Croient-ils vraiment que pour les années à venir, la communauté hassidique ait la moindre intention de plafonner à 30 le nombre de fidèles admis à fréquenter une telle synagogue agrandie à grands frais
? On parle de travaux de près d'un demi-million de dollars pour... 30 fidèles?

Les élus ont-ils seulement pris connaissance de l'étude publiée en 2005 par la Coalition d'Organisations Hassidiques d'Outremont (COHO) sur l'évaluation que ces mêmes hassidim ont faite sur leurs propres besoins?

Poser la question, c'est y répondre, car si nos fonctionnaires municipaux avaient vu les projections démographiques contenues dans l'étude de la communauté ultra-orthodoxe, ils referaient leurs devoirs. Ou plutôt... ils refermeraient le dossier, refuseraient tout marchandage et forceraient les ultrareligieux non seulement à respecter en tout point le zonage actuellement en vigueur, mais exigeraient illico qu'ils restaurent la façade du bâtiment qui se trouve actuellement dans un état d'abandon et de décrépitude intolérable. On se croirait dans le Harlem des années 1980.

En attendant que nos élus lisent cette étude fort instructive, contentons-nous de leur rappeler que la moitié des foyers ultraorthodoxes comptent au moins six
personnes, que la taille moyenne d’un foyer est de 5,64 avec une marge de 1 à... 14 personnes (!), que le taux de fertilité des femmes ultra-orthodoxes est de 6,16 contre à peine 1,52 pour les femmes canadiennes.
Ci-contre: fête hassidique sur Jeanne-Mance, juin 2008.

Pour dessert, disons-leur qu'entre 1996 et 2004, le nombre de foyers ultra-orthodoxes a augmenté de 33,7% dans le secteur H2V (Outremont et le quartier avenue du Parc) et que les projections pour la période de 2004 à 2010 annoncent une augmentation de la population ultra-orthodoxe de l'ordre de 24,2%. Ce sont leurs propres chiffres!

En sachant que la communauté hassidique de la zone H2V s'attend à voir sa population doubler d'ici 15 ans, passant d'environ 6 000 à 13 000, nous n'avons aucune raison de croire nos frères de la synagogue Gate David of Bobov lorsqu'ils vous jurent qu'ils maintiendront leur "worship membership" à 30 fidèles. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Pour connaitre la suite de l'histoire, cliquer ici, puis encore ici.

vendredi 4 juillet 2008

SYNAGOGUES À LA DOUZAINE

Le documentariste David Kaufman a fait une recherche intitulée The Jewish Community in the Plateau Mont Royal. M. Kaufman nous apprend que la pléthore de synagogues qui avaient poussé comme des champignons au cours de la première moitié du XXe siècle ne correspondait pas du tout à la croissance de la population juive ultraorthoxe. À tel point que plusieurs de ces synagogues ne parvenaient pas à former le quorum de dix hommes qui était nécessaire à la célébration des prières publiques.

Pourquoi nous faudrait-il croire aujourd’hui un Alex Werzberger qui nous raconte que leurs pratiquants étouffent dans leurs lieux de culte et qu’il faudrait leur permettre d’ouvrir davantage de synagogues dans les rues résidentielles de l’arrondissement? Le maire Jérôme Choquette avait très bien compris pourquoi. Il l’avait d’ailleurs expliqué très clairement dans un article paru dans La Presse du 14 septembre 1988 : « Le problème, c’est que les Juifs préfèrent les rues résidentielles qui sont plus propices aux activités religieuses ». Le maire Choquette leur rétorquait toutefois qu’ils avaient déjà des synagogues dans les rues commerciales et que cela ne leur causait pas de problèmes particuliers.

C’est sûr que lorsque l‘on veut faire des processions impromptues à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit comme cela s’est produit plusieurs fois ces dernières semaines, c’est plus facile de réveiller les résidants du quartier que de faire bloquer la circulation des artères commerciales. Et puis, dans les rues résidentielles, on peut se stationner en double à qui mieux mieux! (voir vidéo tourné le 8 juin 2008, rue Jeanne-Mance)


Avec des générations d'autorités municipales qui ont systématiquement fait preuve de mollesse chronique, on ne s'étonne donc pas de constater que plusieurs résidences ont été transformées en synagogue au fil des ans. Nos élus ont favorisé la formation d'un super ghetto intégriste en plein cœur de quartiers résidentiels jadis paisibles et harmonieux.

Afin de vous donner une bonne idée de la situation actuelle dans le quadrilatère formé par les rues Fairmount, Hutchison, Bernard et Jeanne-Mance, nous vous avons préparé une petite carte des synagogues qui y ont pignon sur rue. Cliquer sur la photo numérotée de 1 à 12, ci-haut. Pas moins de 12 synagogues y sont déjà en activité.

Alors, dites-nous. Des synagogues, vous en voulez encore combien de douzaines dans vos rues résidentielles? Il faut se poser la question, car nos élus municipaux semblent très réticents à mettre leur pied à terre et à faire respecter le zonage. Faudrait pas faire de la grosse "pepeine" aux illégaux, n'est-ce pas?

Vous vous pensez à l'abri sur votre rue? Avez-vous la moindre idée du nombre de nouvelles synagogues qui risquent d'être implantées près de chez vous au cours des prochaines années? Avec le laisser-faire des autorités des arrondissements d'Outremont et du Plateau, et l'étude de 2005 sur l'évaluation des besoins et sur les projections des ultraorthodoxes de Montréal dont nous avons obtenu copie, les oreilles pourraient bien vous friser!



Voici la petite histoire des synagogues dans ce quadrilatère (ou en bordure):

1) Synagogue Belza
L’ancien duplex du 5565 Jeanne-Mance a été transformé en synagogue il y a déjà longtemps. Elle peut recevoir 200 hommes assis au rez-de-chaussée et 90 femmes à l’étage. En 2006, la congrégation qui l’utilisait l’a vendue à la communauté Belz. Un coup parti, on a ouvert une école hassidique juste à côté.

Récemment, les autorités municipales ont donné le feu vert à la construction d'une garderie au sous-sol de la synagogue. Ils ont creusé, creusé et creusé. Si bien qu'encore aujourd'hui, la ruelle derrière la synagogue n'a pas été repavée. Avaient-ils le droit, en vertu du zonage de faire de tels travaux? Certains citoyens du coin sont en train de faire les vérifications. Nous y reviendrons.

2) Synagogue Belzer Bais Hamedrash et Chaside Belz
5336 à 5344 Jeanne-Mance
En dépit des nombreuses plaintes des résidants, d'un avis défavorable de la part de la Commission de développement urbain et aussi du Service de développement économique et urbain de la ville qui s'opposaient à l'agrandissement de la synagogue, les représentations faites pas M. Saulie Zajdel, ancien porte-parole de la Congrégation Belz devenu responsable de l'urbanisme au Comité exécutif de la Ville (!!!) ont porté fruit. La synagogue s'est propagée à cinq duplex de la rue résidentielle avec les inconvénients que l'on sait. Pour lire l'article publié à l'époque, rendez-vous
à la page 15 du mémoire que nous avons présenté à la Commission Bouchard Taylor.

3) Fédération nationale ukrainienne*
5213 Hutchison
L’ancienne église méthodiste avait été convertie en synagogue au cours du XXe siècle avant d’être reprise par la Fédération nationale ukrainienne qui loue le local comme centre communautaire, salle de théâtre et pour des événements sociaux.
Ces derniers temps, des rassemblements hassidiques s’y tiennent. Il est assez évident que la communauté hassidique a un œil sur l’édifice qu’elle ne détesterait sûrement pas reconvertir en synagogue. Si cela devait s’avérer, à lui seul, le pâté de rue Hutchison (entre Fairmount et Saint-Viateur) se retrouverait avec pas moins de quatre synagogues. On ne veut même pas imaginer l’achalandage et le chaos que
cela engendrerait au niveau de la circulation. De plus, à plus ou moins court terme, cela pourrait signifier la fin de la Croissanterie que certains hassidim qualifient de lieu de perdition. Les dirigeants hassidiques pourraient très bien faire une offre au propriétaire de l'immeuble qui abrite la Croissanterie, puis évincer le propriétaire du café qui loue le local. Bonjour l'ambiance de quartier une fois cela fait!

4) First Mesifta Hutchison Branch
5253, Hutchison
Il s’agit d’une des synagogues qui donnent de fabuleux maux de tête aux autorités municipales. Elle a beaucoup fait parler d’elle au cours des dernières années et des derniers mois en raison des
nombreux travaux exécutés au mépris des lois et règlements municipaux. C’est également ici qu’il y a deux semaines, le célébrissime Michael Rosenberg a fait couper illégalement un arbre d’une quarantaine d’années. Les démêlés juridiques sont loin d’être terminés dans ce cas qui oppose la
congrégation à l’arrondissement du Plateau. Une lutte à suivre.

5) Gate David of Bobov*
5363 Hutchison
Comme bien d’autres synagogues du coin, tout ne se serait pas fait de façon harmonieuse et limpide avec les autorités municipales. On s'apprête même à permettre l'agrandissement de cette synagogue en demandant une dérogation car le zonage actuel ne permet pas de construire au-delà de la superficie du terrain déjà occupée par l'édifice. Encore un accroissement de nuisance en vue.

6) Munkatch*

1030 St-Viateur Ouest
Depuis 26 ans, cet ancien duplex est une
synagogue illégale qui a pignon sur rue en pleine zone résidentielle. Le fait est connu des autorités d’Outremont qui ont « négligé » de la cadenasser. Une autre épine au pied de la mairesse d’Outremont qui semble bien coincée entre le reportage de Radio-Canada diffusée le 26 mai dernier et le lobby hassidique qui la soumet à une intense pression.

7) L’église presbytérienne chinoise
5560-5566 rue Hutchison
Voici un autre bel immeuble sur lequel la communauté hassidique aimerait sûrement mettre la main pour "accommoder la population hassidique" qui, selon ses dirigeants, pourrait bien constituer 35 % de la population de l’arrondissement d’Outremont d’ici 20 ans.

8) Yetev Lev - Satmar*
5555 Hutchison
La grosse synagogue qui s’élève au coin de Saint-Viateur et Hutchison est une ancienne maison de chambres qui a été convertie en synagogue au début des années 1980. Le duplex juste au nord de cette synagogue a bénéficié d’une dérogation pour être transformé en dortoir pour les étudiants religieux provenant en
bonne partie de la communauté Satmar de New York. Le duplex suivant (5569-5571 Hutchison) a, lui, été transformé illégalement en dortoir en dépit d’une interdiction formelle des autorités municipales en 2004. Les autorités viennent de se rendre compte que les dirigeants hassidiques avaient tout simplement fait fi de cette interdiction. Encore de belles années de litige en perspective. On parie sur qui gagnera cette énième bataille?

9) Machzikei Torah of Montréal
*
1075 Bernard Ouest

Si vous déambulez sur la rue Bernard, vous aurez sûrement remarqué sa belle façade de brique et de lattes de bois brun, ses néons blafards, ses minuscules fenêtres givrées, etc. On voit parfois le célèbre Alex Werzberger entrer et sortir de cette synagogue au couloir déprimant.

10) Imray Chaim of Wiznitz*
5843 Hutchison
Une autre synagogue particulièrement déprimante et délabrée sur la rue Hutchison.

11) La Mère Poule
Au coin des
rues Hutchison et Bernard, le restaurant La Mère Poule ne nous fait plus d’œufs le matin. Il a été acheté par la communauté hassidique il y a quelques mois. Ses dirigeants ne veulent pas admettre qu’ils souhaitent en faire une énième synagogue.
Un des problèmes qui se posent ici réside dans le fait que du côté outremontais de la rue, le zonage ne permet pas l’établissement d’une synagogue alors que du côté de Montréal, cela n’est pas interdit. Voici un bel exemple d’une harmonisation plus que souhaitable entre deux arrondissements. En attendant, regardez bien ce qui va se passer. C’est pratiquement écrit dans le ciel!

12) Maor Hagola*
5815 Jeanne-Mance
Plus déprimant et délabré que ça, il faut se rendre dans le tiers-monde. Les fenêtres
de la façade de l’immeuble sont tapissées de papier (ou de peinture écaillée?). C’est d’un chic fou! Et ça vous revalorise un environnement comme ce n'est pas possible.

* http://www.rabbinat.qc.ca/nsite/synagog.htm#MTL_OUTRE

Tous les lieux de culte énumérés ci-haut n’incluent pas certaines synagogues qui sont toujours annoncées sur des sites Web de la communauté juive. En voici quelques exemples :

— la synagogue Tosh Montreal, 5427 rue Jeanne-Mance (http://www.godaven.com/browseminyan.asp?City=Montreal)

— la synagogue Toldos Yaacov Yoseph — Skver, 6019 Durocher (
http://www.rabbinat.qc.ca/nsite/synagog.htm)

la synagogue Beth Israël Damesek Eliezer, 285 Querbes (http://www.rabbinat.qc.ca/nsite/synagog.htm#MTL_OUTRE)

mercredi 2 juillet 2008

VAL-MORIN: LA TROISIÈME OFFENSIVE DE JULIUS LE VA-EN-GUERRE

Dans la cause qui oppose depuis 20 ans la Ville de Val-Morin à la secte hassidique, ce brave Julius lance une troisième (et dernière?) offensive. Il réclame maintenant à la Cour suprême le droit d'en appeler des jugements des deux premières instances qui donnaient entièrement raison à la Ville de Val-Morin. Celle-ci exige la fermeture d'une synagogue et d'une école illégales dans un quartier zoné résidentiel. Écouter l'entrevue de Julius Grey sur la première chaîne de Radio-Canada.