mercredi 27 février 2008

JULIUS GREY, L'OMBUDSMAN ET NOUS

Le 28 novembre dernier, les commissaires Bouchard-Taylor nous conviaient à défendre publiquement le mémoire que 158 citoyens d’Outremont ont signé et qui faisait la preuve que selon que vous êtes ou non membre de la communauté ultraorthodoxe hassidique, les autorités publiques appliquent une politique de deux poids deux mesures.

Quelle ne fut pas notre surprise de voir, le même soir, Me Julius Grey commenter notre intervention du matin alors que trois jours plus tôt, ce même avocat avait signifié une mise en demeure exigeant que je verse 100 000 $ à Michael Rosenberg, son richissime client hassidique, en raison de propos supposément racistes et antisémites qu'aurait contenu le dossier de destitution de M. Rosenberg déposé devant l'assemblée du conseil d'arrondissement d'Outremont le 1er octobre 2007.

Indigné de voir que Radio-Canada lui permettait de commenter notre mémoire dans les circonstances, j'ai porté plainte auprès de l'Ombudsman de Radio-Canada.

Aujourd'hui, 27 février 2008, je viens de recevoir par la poste la décision rendue dans cette cause par l'Ombudsman de Radio-Canada. Et devinez quoi! L'Ombudsman estime que ma plainte est fondée. En d’autres mots, il me donne raison.

En gros, l'Ombudsman soutient que puisque Me Grey était l'avocat de Michael Rosenberg, il aurait fallu que l'animatrice mentionne dès le départ dans sa présentation que Me Grey avait envoyé, au nom de son client, une mise en demeure à M. Lacerte. Cela était une donnée incontournable que le public aurait dû savoir.

L’Ombudsman rappelle aussi que les 157 cosignataires (et leurs familles) du mémoire présenté par M. Lacerte à la Commission Bouchard-Taylor avaient pu être alertés par la diffusion de la nouvelle concernant la mise en demeure de Me Grey au nom de son client Michael Rosenberg.

Pour certains cosignataires et pour beaucoup d’autres citoyens, il est probable que Me Grey n'était plus un observateur impartial.

Leur perception risquait d'être que Radio-Canada accordait à Me Grey une tribune qu'elle n'accordait pas à M. Lacerte. Le fait qu'en ondes, Julius Grey a essentiellement repris ses arguments classiques de défense des minorités, sans s'en prendre à Pierre Lacerte, ne change rien à cette question de perception.

L’Ombudsman ne s’arrête pas là. Il soutient que même si l'animatrice avait mentionné en ondes que Me Grey avait adressé une mise en demeure a M. Lacerte au nom d'un membre de la communauté juive hassidique,
il n'était pas dit que Me Grey était le choix le plus approprié pour commenter éventuellement le mémoire présenté par Pierre Lacerte. Encore une fois, c'est une question de perception.

Voilà déjà quelque chose de bien réglé. Et de un!

Au suivant!

dimanche 24 février 2008

MICHAEL ROSENBERG - LE MÉCÈNE ET LA COUVENTINE

Le 18 février dernier, le conseil d'arrondissement a tenu une séance spéciale sur la question des fameuses commissions consultatives permanentes d'Outremont. Ce soir-là, Marie Cinq-Mars allait annoncer avec aplomb que Michael Rosenberg, ce richissime homme d'affaires controversé allait continuer à siéger à la commission sur les relations intercommunautaires comme si de rien n'était. Sept mois de protestations de la part d'une quarantaine de résidents de l'arrondissement semblaient tout simplement non avenus.

Deux poids, deux mesures

Les multiples comportements délinquants de ce citoyen au-dessus des lois glissaient donc sur le dos de la « nouvelle » mairesse comme de l'eau pure sur les plumes d'une cane. Même la tentative d'ingérence que Michael Rosenberg avait ourdie jusque dans l’antichambre du premier ministre Harper n'aura déclenché aucun signal d’alarme dans l'esprit de la mairesse. Malgré l'affaire qui avait fait la Une des téléjournaux pancanadiens moins de deux semaines plus tôt, le mécène de la secte hassidique d'Outremont allait
pouvoir continuer à s'ébattre dans la mare municipale et mener son implacable lobby sans être le moindrement incommodé. Tout comme son prédécesseur, Marie Cinq-Mars lui donnait l'absolution sans confession, considérant les incartades du lobbyiste comme des évènements de nature strictement « personnelle ». Bye! Bye! l'éthique.

Mais cette nomination n'allait être que la pomme piquée de cette séance hallucinante qu'il nous allait être donné de vivre.

Il était à peine 19h 02 que la présidente de l'assemblée donnait déjà le ton de la soirée. Assis aux premiers rangs de la salle d'audience, deux Outremontais d'un âge respectable ressemblaient à deux premiers de classe captivés par la chose publique. L'un des deux citoyens modèles a cependant eu le malheur de chuchoter à l'appareil auditif de son voisin deux mots inaudibles à 30 centimètres. Marie Cinq-Mars, pourtant à dix mètres de la première rangée, a stoppé net son monologue et a vertement semoncé les deux effrontés. « Je ne
tolère pas que l'on parle en même temps que moi. Ça m'empêche de me concentrer. Quand je parle, on se tait. » Qu’on se le tienne pour dit!

Dans la salle d'audience, l'incrédulité s'est abattue sans crier gare. En deux phrases lapidaires de la mairesse, l'assemblée venait de reculer d'un demi-siècle. Les citoyens se retrouvaient soudainement devant une Mère supérieure acariâtre cherchant à mater sa classe de couvent en brandissant sa férule. À deux autres reprises, Soeur Marie de la Consternation menaça quelques irrévérencieux. Remarquez qu’on aime bien les religieuses ou les maitresses d’école, mais dans leurs cloîtres ou dans leurs écoles. Mais dans une assemblée d’arrondissement, on s’en passerait volontiers.

Soeur Marie de la Consternation à une époque plus heureuse

On s’en passerait d’autant plus que pour Madame la Mairesse, la « période de questions » est une formalité obligée dont elle souhaiterait manifestement être dispensée. Remarquez qu’elle n’a peut-être pas tort, car si le législateur avait voulu que les élus répondent aux questions, il aurait aussi prévu une « période de réponses ». Or qui n’a jamais repéré une telle période de réponses dans les lois et règlements municipaux?

Forte de cette logique implacable, Marie Cinq-Mars ne se sent nullement astreinte à donner d’explications aux citoyens. Du début à la fin, la période de questions s’est déroulée dans cette ambiance kafkaïenne qui frisait l'insulte à l’intelligence. La lettre ouverte de M. Pierre Joncas publiée dans l'Express d'Outremont du 21 février rend bien cette atmosphère

Un seul exemple? Il fallait entendre la « réponse » qu’elle a laissée tomber lorsque M. Marc Vanier Vincent, candidat défait lors de la dernière élection partielle de décembre dernier, lui a demandé la raison pour laquelle les « commissions consultatives » allaient désormais porter le nom de « comités consultatifs ». Pour toute explication, la mairesse s’est contentée de répéter comme un 45 tours rayé que « les conseillers ont travaillé très fort. Nous sommes très fiers des comités que nous avons élaborés ». C’est ce qu’elle appelle la démocratie participative? Allo la démocratie!

Était-ce si épouvantable de révéler au public la raison qui sous-tendait cette décision? À lire la réponse donnée par M. Alain Tittley, chef de division aux communications de l’arrondissement, dans l’édition de L’Express d’Outremont du 21 février, ça ne semble pas être une information très sensible. Pourquoi, n’avez-vous pas tout simplement dit qu’il s’agissait d’une recommandation formulée par la Direction du contentieux de la Ville de Montréal pour éviter toute confusion avec les commissions de la Ville? La réponse est bien simple. Cela vous apparaissait inavouable parce que, de toute évidence, vous ne connaissiez même pas la véritable raison de ce changement de nom. Orgueil, maudit orgueil!

Continuez sur cette lancée, Madame Cinq-Mars, et nous vous prédisons deux très longues années à la présidence de l’assemblée du conseil.

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mercredi 20 février 2008

40 HEURES DE VACHES MAIGRES

À en croire les propos de Marie Cinq-Mars rapportés dans l’édition du 15 février du journal Le Point d’Outremont, les élus et les fonctionnaires de l’arrondissement ont fait vœu de pauvreté avant de monter dans l’autobus qui les a conduits dans les enclaves hassidiques de New York, en juin 2005.

À force de nier que cette escapade avait défoncé allègrement le budget déclaré de 200 $ par personne (tout inclus), la mairesse s’imagine pouvoir imposer rétroactivement une diète Weight Watchers aux participants de cette escapade aux relents de sainteté.

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À l’entendre, nos 15 voyageurs sont des ascètes accomplis. En tout et partout, la svelte présidente de l’assemblée d’arrondissement ne leur alloue officiellement que deux repas. « Ils auraient été accueillis dans un buffet le premier jour et à la mairie [du village de Kiryas Joel] le deuxième. » Avouons que pour 40 heures de déplacement, nos représentants y sont allés de façon très parcimonieuse avec l’argent que Marie Cinq-Mars estime être celui des contribuables.

Si c’était le traitement que leurs hôtes leur avaient réservé lors de cette visite officielle en terre américaine, j’inciterais tous les citoyens de l’arrondissement à se mobiliser pour dénoncer le triste sort infligé à nos ambassadeurs locaux. Peut-on imaginer une seconde nos représentants contraints à faire le pied de grue devant un quelconque Accueil Bonneau de Manhattan ou encore devoir s’installer devant la mairie d’un village religieux étranger pour faire la manche comme de pauvres marguilliers déguenillés? Jamais!

Heureusement, les choses ne se sont pas tout à fait passées comme nous le conte la mairesse.

Pour faire durer le plaisir (nous aussi on aime ça!), nous n’en donnerons qu’un exemple.

Le soir du 22 juin 2005, à l'heure des poules, nos représentants politiques et nos fonctionnaires affamés comme des loups ont pu s’envoyer derrière la cravate (ou la chemise hawaïenne!) un ragoûtant souper cachère au fameux Wolf & Lamb Steakhouse, au coin de la prestigieuse 5th Avenue et de la 48th Street. Évidemment, quand on fraye au coeur du Diamond district, on ne se mouche pas avec des pelures. Il faut compter quelque 70 $ Can par tête de pipe pour un repas très modestement arrosé.

cliquer ici pour découvrir le pot aux roses!

Il n’y aura donc pas d’incident diplomatique à déplorer. Juste des comptes à rendre, Madame la mairesse. Dans nos livres à nous, il y a un monde entre votre présumé budget de 200$ par personne et les 600$ qu’auraient dû réellement débourser les Piquette, Moffat et compagnie.

samedi 16 février 2008

LA MAIRESSE LÈVE UN PETIT BOUT DU VOILE

Marie Cinq-Mars, la mairesse du «renouveau» et de la «transparence» semble aimer faire durer le plaisir.

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Malgré deux assemblées du conseil d'arrondissement pendant lesquelles elle a été bombardée de questions très précises par plusieurs citoyens, la mairesse s'est montrée plus déterminée que jamais à couvrir d'une chape de plomb l'insolite voyage que les autorités publiques avaient mené en 2005 au sein des enclaves hassidiques de New York.

Durant toute la séance du conseil, la mairesse a serré les dents et refusé de jouer les effeuilleuses de scandale. Impossible de lui faire piper mot.

Les sept nuits qui ont suivi lui auront-elles porté conseil? Est-ce plutôt le fait qu'elle a réalisé que nous possédions bien plus d'information qu'elle ne le croyait? N'empêche que mardi dernier, deux jours avant la Saint-Valentin, elle a décidé d'entr'ouvrir son coeur au journaliste du journal Le Point d'Outremont à propos de cette croisade en terres saintes.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que madame la mairesse a l'ouverture timide, la parole farouche et la conviction bien étriquée. Mais puisqu'elle a enfin décidé de "lever le voile" sur l'affaire qui l'embarrasse tant, nous avons pensé lui donner un petit coup de pouce. Voici donc enfin la liste des gens qui ont participé à ce voyage.

Parlons gros sous

Si on se fie au procès-verbal du fameux comité auquel siège Michael Rosenberg, il n’y a eu aucun dépassement de coût pour ce voyage. Officiellement, les 200$ exigés pour chaque participant ont couvert toutes les dépenses. «Deux cents dollars par personne pour 24 heures de voyage, ça me semble un montant raisonnable », affirme sans pouffer de rire la mairesse au journaliste du Point. Non, mais, dites-nous... qui a donné cette entrevue? Marie Cinq-Mars ou Marie Quatre-Poches?

Sauf votre respect, Mme la Mairesse, il ne s'agissait pas d'un voyage de 24 heures, mais bien plutôt de deux jours et une nuit. Pour vous rafraichir la mémoire, jetez donc un petit coup d'oeil à l'itinéraire que le Jewish Orthodox Community Council a fait parvenir à tous les participants à cette sympathique escapade. Ils ont quitté Outremont le 21 juin à 8h du matin pour ne revenir que dans la nuit du 22 au 23 juin. Si vous êtes capable d'aller vous épivarder deux jours et une nuit à New York pour 200$, incluant le transport aller-retour (avec chauffeur à disposition), la nuitée dans un hôtel 4 étoiles avec bar ouvert, les cinq repas et l'entrée au musée, nous exigeons, pour le plus grand bien de vos concitoyens, que vous nous révéliez le nom de votre agent de voyage. Ce sont tous les ménages d'Outremont qui voudront profiter, avec parents, amis, voisins et Pitou d'une telle aubaine qui ne se produit qu'une fois dans sa vie!

Le patron idéal

Les procès-verbaux secrets indiqueraient qu’un tarif préférentiel, identique à celui qui est offert aux employés de l'hôtel de Michael Rosenberg, aurait permis d’éviter un dépassement de coût. Avez-vous déjà lu le traitement «royal» que Rosenberg a eu l'habitude de réserver à ses employés d'hôtel?

De toute façon, qu'importe le tarif que Michael Rosenberg aurait pu faire à ses hôtes, il n'en demeure pas moins qu'il s'agit d'un traitement de faveur. Et malgré ce cadeau du propriétaire de l'hôtel où nos amis ont logé, l'écart entre le coût payé par les participants et le prix réel du voyage demeure tout sauf équilibré. Des milliers de dollars manquent toujours à l'appel.

«Si un membre du groupe trouve un moyen pour que le comité ait un prix spécial, je ne vois pas de problème. C’est l’argent des contribuables après tout», explique la mairesse au Point d'Outremont. Ah! bon? L'argent des contribuables? Vraiment? À moins que vous nous prouviez que c'est l'arrondissement qui a défrayé les 9 000$ que valait cette escapade, nous devons conclure que c'est le Jewish Orthodox Community Council qui a cassé son petit cochon pour dispenser toutes ces largesses.

En passant, madame la Mairesse, que le JOCC figure ou non dans les registres québécois ou canadien des lobbyistes patentés n'y change strictement rien. Dans les faits, vous savez mieux que nous que cet organisme est voué à la promotion exclusive des intérêts particuliers de la secte hassidique. Point à la ligne!

lundi 11 février 2008

VOYAGE EN TERRES SAINTES

Qui a payé l'escapade à 15 pour aller visiter les trois enclaves hassidiques de la région de New York?

"Un voyage à New York? Quel voyage à New York?, semble dire la nouvelle mairesse.

Comment pourrait-elle mentir? Tout le monde sait que les autobus interurbains n'ont pas le droit d'embarquer Piquette et Moffat sur la rue Bernard."

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mercredi 6 février 2008

CAMOUFLAGE 101

La lune de miel entre la « nouvelle » mairesse et le bon peuple outremontais aura été de bien courte durée. Le 4 février dernier, dès sa deuxième apparition publique devant ses sujets, Marie Cinq-Mars a elle-même choisi d’entamer sa lune de fiel avec les citoyens d’Outremont. La pomme de discorde: une escapade à New York, en 2005.

Marie Cinq-Mars qui, durant la campagne électorale de l'automne 2007, se vantait d'avoir été la première à dénoncer les huis clos arrosés au Glenfiddich de ses compagnons d'armes, jurait qu'elle allait faire du ménage. Une fois en selle, cependant, il semble qu'il ne soit pas si facile de se défaire des habitudes de gestion de taverne que le Boy's Club avait instauré à l'intérieur de l'hôtel de ville.




Armoiries de l'arrondissement d'Outremont voilées à la suite d'une mise en demeure des procureurs de l'arrondissement









Sur le coup de 19h, adoptant le style d'une maîtresse d'école qui tient à imposer le respect dès le premier jour de classe, la mairesse a donné le ton. Après avoir invité petits et grands à "aller patiner avec elle dimanche après-midi prochain" dans cet arrondissement où il fait si bon vivre, Mme Cinq-Mars s'est pliée à l'exercice obligé de la période de questions des citoyens.

L’objectif de la présidente de l’assemblée est apparu on ne peut plus clair : étouffer dans l'œuf ou décourager coûte que coûte toute tentative de la part des citoyens d’obtenir des réponses légitimes à des agissements inexpliqués, nébuleux, discutables, voire indéfendables. Il ne fallait surtout pas que les questions des citoyens mettent en péril l’ancien ordre établi, les tractations secrètes et les combines de l’ancien régime dont seule la tête de Stéphane Harbour a été déboulonnée.


Premier au micro, je lui a rappelé la promesse qu'elle m'avait faite le mois précédent dans la même enceinte: répondre aux questions que je lui avait posées à propos d'un certain voyage à New York entrepris en juin 2005 par les autorités de l'arrondissement.

En tant que citoyen, je souhaitais apprendre
qui avait participé au voyage, qui avait suggéré d'aller visiter les enclaves hassidiques de New York, qui avait payé les 200$ exigés pour participer au voyage, le nom de l'hôtel où ils ont logé à New York, l'itinéraire suivi, les dépenses encourues et les enseignements que les autorités en ont tirés pour Outremont?
Pour toute réponse, les citoyens ont eu droit à une lecture intégrale et monocorde de la mission de la commission sur les relations intercommunautaires de l’arrondissement. Point à la ligne. Avec un sans-gêne remarquable, Marie Cinq-Mars s’est complu à relire d’une voix neutre le même passage aux trois autres citoyens qui sont revenus sur le sujet manifestement épineux pour la représentante des autorités en place.Heureusement, nous n’avions pas voulu courir ce risque et nous nous étions présentés devant cette belle palette d’élus avec la plupart des réponses en poche (voir les articles de L'Express d'Outremont et du Devoir. Vous trouverez certaines des réponses en hyperlien dans le texte de ce blogue. D'autres documents que nous possédons ne peuvent encore se retrouver sur le blogue pour des raisons juridiques.Soulignons tout de même le bel effort d’étouffement de l’affaire qui sent particulièrement mauvais. Il est à espérer que la mairesse a plus de style lorsqu'elle va patiner sur l’étang du parc Saint-Viateur.

Il n’y a peut-être plus de Glenfiddich au bar du 543, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, mais entre les méthodes Harbour et Cinq-Mars, qui sait si on pourra désormais dire « blanc Dubonnet, Dubonnet blanc »!

dimanche 3 février 2008

TRAFIC D'INFLUENCE

Michael Rosenberg, ce puissant homme d’affaires d’Outremont fait à nouveau parler de lui dans les médias du Canada entier. Malheureusement, on ne nous le dépeint pas sous son meilleur jour.

Le 28 janvier dernier, le président du Groupe Rosdev a fait la Une du téléjournal de Radio-Canada et du Globe and Mail. Engagé aux côtés des conservateurs dans la circonscription d’Outremont, le redouté businessman assis sur une fortune de plusieurs centaines de millions de dollars aurait cherché à faire jouer ses relations jusque dans l’antichambre du bureau du Premier ministre Harper.


Q
ue souhaitait-il? Au dire des journalistes, il aurait cherché à faire retarder des procédures qui pèsent contre son entreprise et qui risquent de lui faire perdre le contrat de gestion de deux immeubles gouvernementaux fédéraux à Ottawa, en plus de devoir verser plusieurs millions de dollars en dédommagement pour avoir mal entretenu ses immeubles.



On lui reprocherait aussi d’avoir fait
payer des loyers en trop.

Voilà une raison de plus pour laquelle nous exigeons toujours qu’il soit expulsé du giron des autorités municipales d’Outremont.

Encore une histoire à suivre.