dimanche 28 février 2010

LE TRANSPORT COMMUNAUTARISTE

Si vous avez suivi l'actualité politique québécoise des dernières semaines, vous aurez été aux premières loges pour admirer le doigté et l'élégance de Michelle Courchesne qui a voulu modifier le calendrier scolaire du Québec tout entier pour ramener les écoles ultra-orthodoxes dans le giron de la légalité. Elle a eu l'air d'un éléphant rose dans une boutique de cristal de Bohème.

À Outremont, les élus d'Union Montréal semblent n'avoir tiré aucune leçon du cafouillage magistral de la ministre de l'Éducation. À preuve, la mairesse d'Outremont - que nous pourrions désormais appeler Mme Cinq-Mars-Courchesne! - est
en train de nous en passer une petite vite avec de gros sabots (de Denver?).

Alors que le règlement 1171, chapitre XI (voir p.31 du règlement ) encadrant la circulation des autobus a été adopté
en 2003 sur le territoire d'Outremont, Cinq-Mars-Courchesne déposera, demain (lundi 1er mars) un avis de motion destiné à modifier le règlement. Elle souhaite que son Conseil d'arrondissement puisse avoir carte blanche pour consentir, à sa guise et au cas par cas, des dérogations pour permettre aux autobus actuellement interdit de pouvoir se balader un peu partout à Outremont (lire absolument le résumé limpide et très éclairant de la conseillère indépendante Céline Forget).

Prétextant qu'il serait bon de normaliser le passage de certains autobus adaptés qui desservent des centres pour personnes âgées se trouvant sur le territoire d'Outremont, la mairesse a, elle aussi, un objectif inavouable qui explique sa volonté de chambarder le règlement actuel.

Imaginez-vous donc que le lobby hassidique exerce une pression de tous les instants pour que soit légalisé ce que la secte intégriste fait de toute façon illégalement ( mais en toute impunité) depuis des années: du porte-à-porte avec des autobus interdits dans nos rues résidentielles.
Voici un des types d'autobus que
Cinq-Mars-Courchesne veut dédouaner sur nos rues résidentielles. Notez que celui-ci était de service l'an dernier pour la fête du Pourim, en totale contravention du règlement 1171.



Au cours des 24 dernières heures, Outremont et le Mile-End ont vécu au rythme de la fête du Pourim.

Nous n'avons absolument rien contre cette fête juive. Bien au contraire. C'est une des journées de l'année où les enfants juifs peuvent se déguiser et s'amuser comme des petits fous. En prenant un raccourci pas très catholique, nous pourrions comparer ça à notre Halloween.

Si nous adorons les fêtes, vous allez nous demandez c'est quoi notre problème? Eh! bien... Notre problème, c'est que dans le cadre de cette fête,
comme à leur habitude, les autorités hassidiques se sont carrément foutues des normes, procédures et règlements municipaux.


Les demandes de permis:

Au moment où j'écris ces lignes, le Gala Soba se déroule au théâtre Outremont. Pour être en règle, les organisateurs du gala de Musique Plus ont, eux, déposé une demande de permis voilà plus de... 30 jours.

Qu'ont fait nos amis hassidiques, à ce chapitre? Il semble qu'ils ne se soient même jamais "bâdrés" de demander quelque permis que ce soit pour tenir leur évènement. C'est vrai que la fête du Pourim ne s'étire que sur deux nuits et une journée et qu'elle ne se fait qu'au beau milieu des rues du quartier.






Le respect des règlements relatifs au transport par autobus:

Devant chez moi (comme sur plusieurs autres rues de l'arrondissement), nous avons enregistré pas moins de 70 passages d'autobus. Ils ont défilé, stationné en double, laissé leur moteur tourner à vide avant de repartir, chargés de fidèles en goguette jusqu'aux petites heures du matin (voir ci-contre, à 1h41 de la nuit).

La quasi-totalité de ces véhicules a circulé dans nos rues résidentielles en contravention du fameux règlement 1171 que la mairesse Cinq-Mars-Courchesne veut justement modifier... pour rendre légal ce qu'à l'heure actuelle les hassidim n'ont, de toute évidence, aucunement l'intention de respecter.






De un: les autobus utilisés pour cette fête du Pourim ont des essieux à roues doubles contrairement à ce qui est prescrit par le règlement.


De deux: ces autobus se déplacent sans respecter un parcours qui devrait être préalablement défini.

De trois: ils ont emprunté des rues que le règlement ne leur permet pas d'emprunter.

De quatre: ils se sont stationnés n'importe où en double file, tout moteur ronronnant pendant des périodes de 20 à 30 minutes, nuisant à la circulation.

De cinq: en plus de tout le reste, ils n'ont pas respecté le règlement qui n'autorise la circulation d'autobus qu'entre 7h et 21h30.

Mais tous ces autobus n'ont pas suffi à déplacer les foules en liesse.
Aujourd'hui, uniquement entre midi et 18h, sur le tronçon de Hutchison, entre Fairmount et Saint-Viateur, pas moins de 1400 voitures et fourgonnettes ont défilé, dont une majorité conduite par des gens de la communauté hassidique. Infiniment plus que la circulation habituelle pour un dimanche après-midi. Allo l'Halloween! Participaction, il semble qu'ils ne connaissent pas. Pourtant, tout ici est à distance de marche des synagogues!

Pendant ce temps, que faisait la Sécurité publique? Il ne fallait pas lui demander de se déplacer pour dégager le bouchon qui s'était formé sur la rue Outremont, entre
Bernard et Saint-Viateur. "Appelez la police. Aujourd'hui, on ne s'occupe pas de la rue Outremont", auraient dit les principaux intéressés aux citoyens qui portaient plainte. Ah! bon? Ben cou'donc!

Si vous souhaitez vivre une histoire qui se répète, rendez-vous à la salle du Conseil d'Outremont demain soir (lundi 1er mars) à
19h, au 530, avenue Davaar. Vous pourrez voir en direct jusqu'où une mairesse peut baisser pavillon devant des dirigeants intégristes.

C'est sûr, c'est sûr, Marie Cinq-Mars a déjà pris des cours de limbo... à l'envers!


Oups! J'allais oublier, Mme Cinq-Mars. J'ai croisé mon copain Max Lieberman alors que les célébrations battaient leur plein, cet après-midi. On a jasé un petit bout de temps au coin de Bloomfield et Saint-Viateur. Il vous salue et vous remercie chaudement pour tout ce que vous faites pour lui et pour l'ensemble de sa communauté. Il vous le revaudra bien...

Max Lieberman, un des porte-parole hassidique d'Outremont

mercredi 24 février 2010

D'ANTISÉMITISME ET DE HASSIDIM DE SOUCHE

Si vous saviez combien je suis tanné d'entendre les gens parler des «écoles illégales juives», des «synagogues illégales juives », des «autobus juifs», de la «contrebande d'alcool sacramentel juif». Ça me tue!

Cela fait des années que je reprends tous ceux qui me parlent des «problèmes juifs». Ce n'est pas avec les Juifs que ça coince, bordel. C'est avec nos élus municipaux qui se mettent à quatre pattes pour faire les quatre volontés des dirigeants hassidiques. Ces hassidim, comme dit Lysiane Gagnon dans
sa chronique du 23 février 2010, qui «sont à des années-lumière des juifs laïques» et dont l'éventuel changement du calendrier scolaire «leur permettront de continuer à consacrer la majeure partie de leur temps aux études religieuses et aux rituels exubérants qui marquent leurs fêtes.»

Je vais vous raconter une petite histoire personnelle. Lorsqu'ils étaient au primaire, mes enfants me demandaient pourquoi les «juifs» ne pouvaient pas jouer avec eux dans la ruelle. J'avais beau leur dire que ce n'était pas tous les juifs qui ne pouvaient pas jouer avec eux, que seuls les enfants de familles très très religieuses n'avaient pas le droit de les fréquenter, ça ne leur entrait pas dans la tête. Pour eux, c'était «les juifs».

Comment j'ai réglé cet imbroglio identitaire? C'est simple. Je me suis arrangé avec le professeur de ma fille pour qu'elle fasse un projet de recherche. Devinez sur quoi? Ben oui! Sur la communauté juive de Montréal.

Pas question que ma fille se limite à une recherche livresque. Pour que ça frappe son imaginaire, ma femme et moi lui avons fait passer deux jours au sein d'une famille juive séfarade qui l'a accueillie à bras ouverts. Elle a partagé le repas du vendredi soir et joué aux échecs avec les deux garçons de la famille Wolf. Le samedi, elle s'est rendue à la synagogue. Elle a assisté à la cérémonie, a vu tous les membres de sa famille d'accueil embrasser tour à tour le rouleau de prière et que sais-je encore.

De retour au bercail, je me souviens combien ma fille avait été marquée. Imaginez. Elle venait de découvrir des juifs qui, non seulement parlaient français, mais qui, en plus, pouvaient rigoler, jouer et partager un vécu avec elle. Conquise, elle avait eu ce commentaire spontané: «Ils sont vraiment pas comme nos juifs». J'ai froncé les sourcils. Elle s'est aussitôt reprise. «Je veux dire qu'ils sont différents des hassidim.» T'as presque tout compris, ma fille!


Elle n'est pas la seule à pouvoir désormais faire la distinction. Aujourd'hui, dans Le Devoir
, M. André Vézina signe une lettre des lecteurs dans laquelle il s'insurge contre le fait que nos politiciens et journalistes parlent «d'écoles juives quand il s'agit plutôt d'écoles hassidiques, une religion intransigeante et sectaire». Selon lui, ce fait s'apparente à de l'antisémitisme. Faudrait peut-être alerter le B'nai B'rith. L'organisation de droite pourrait ainsi recenser tous les discours de nos politiciens et tous les articles de journaux qui ont péché par amalgame et les ajouter au dernier rapport qu'il vient de rendre public aujourd'hui même sur le nombre grandissant des incidents à caractère antisémite au Canada.

Comme si ça ne suffisait pas, voici maintenant que même Lucien Bouchard débusque des antisémites au sein du PQ... (cliquer sur la photo de Richard Martineau pour lire sa chronique sur le sujet)

... et qu'il
trouve qu'il n'y a rien là que huit écoles illégales hassidiques ont impunément pignon sur rue.


Toujours dans sa chronique du 23 février, Lysiane Gagnon avance que les hassidim «sont l'une des anciennes composantes du judaïsme». À cela, M. Vézina (que je ne connais pas) sursaute et rappelle que le mouvement hassidique «a été fondé en Ukraine il y a un peu plus de 200 ans, tandis que le judaïsme existe depuis plus de 5000 ans».

Par ailleurs, lorsque la journaliste de La Presse affirme sans nuances que les hassidim ne sont pas des immigrants, je lui propose bien humblement de prendre connaissance de
l’étude sur les projections de la population ultra-orthodoxes de Montréal commandée en 2005 par la Coalition d'organisation hassidiques d'Outremont (COHO) . À moins que cette étude du COHO ne soit que de la bouillie pour les chats, on y apprend entre autres que .... 54,9% des répondants hassidiques sont des immigrants. Si 20,4% des répondants sont arrivés avant 1970, 37,6% sont arrivés entre 1990 et 2004)

En ce qui concerne les conjoints hasidiques, l'étude du COHO indique que 72,9% sont des immigrants. (46,1% sont arrivés entre 1990 et 2004) En combinant les données du lieu de naissance et de l’année de leur arrivée, 90,6% des foyers hasssidiques et ultra-orthodoxes ont au moins un conjoint qui est immigrant alors que dans la communauté juive de Montréal, le niveau d’immigrants est de 33,9%).
Lors de la
commission Bouchard-Taylor, même Gérard Bouchard nous avait servi que les hassidim ne rimaient pas avec immigration. Faudrait savoir.

Finalement,
quelqu'un peut-il nous expliquer pourquoi nos élus, tous partis municipaux confondus, ont choisi de de s'acoquiner avec la minorité religieuse la plus intégriste de la grande famille juive? Qu'ont tant à leur offrir d'intéressant ces ultra religieux pour que nos élus acceptent (à moins qu'il soient forcés) de les soutenir aveuglément? C'est d'autant plus incompréhensible que les poids lourds de la secte hassidique ont 1 000 fois fait la preuve qu'ils n'ont rien à foutre des lois civiles et des non juifs en général? À côté de ça, le mystère de la Caramilk est de la petite gomme.

vendredi 19 février 2010

LA CHASSE À LA PUDEUR ET LA PÊCHE À L'ÉROUV

Avez-vous déjà vu cette pub* de bagels? Je suis tombé dessus ce midi au centre commercial Wilderton, sur Van Horne. Je n'ai pas pu faire autrement que de pouffer de rire. Ça m'a fait penser à Jean Charest.

Mardi dernier,
lors de la période des questions à l'Assemblée nationale, Charest en a sorti une pas pire. Alors que la ministre de l'Éducation essuie rebuffade sur rebuffade et s'enfonce de plus en plus dans les sables mouvants du déni total, son chef a voulu voler à son secours.

Lorsque Pauline Marois a exigé le retrait du projet de règlement
destiné à assouplir le calendrier scolaire de l'ensemble des écoles du Québec pour permettre de légaliser les écoles ultra-orthodoxes juives hors-la-loi, le premier ministre a a sorti un lapin arctique de son schtreimel. Voici ce qu'il a dit pour prouver une fois pour toutes que l'ouverture des écoles le dimanche n'allait pas seulement accommoder les jeunes hassidim en situation illégale :

«Les modifications (au calendrier scolaire) pourraient aussi profiter aux communautés autochtones du nord de la province lors du temps de la chasse et de la pêche.»

Cliquer sur l'image pour zoomer

Woaw! Avouez que ça nous scie les jambes et nous cloue le bec.
Mettre sur la même banquise les extrémistes religieux juifs et les Inuits, il fallait y penser. Non, mais... est-ce qu'on a l'air d'une gang de pingouins?

Gageons que sur le bagel que Jean Charest a mangé au déjeuner, il y avait de méchantes graines de pavot. En chambre, il est allé jusqu'à dire que cette solution
«est à la satisfaction de tout le monde». Ah! bon? C'est drôle, car même les instigateurs du Manifeste pour un Québec pluraliste ne s'entendent pas là-dessus. J'te dis, quand tu ne veux pas voir...

Qu'adviendra-t-il de la ministre Courchesne et de sa réforme introduire en catimini par la fenêtre de la cave? Les paris sont ouverts.

Dans le cadre de l'émission Bazzo TV (cliquer sur la photo ci-contre pour visionner l'émission du 18 février dernier), Christian Dufour, politologue à l'ÉNAP, Suzanne Tremblay, ex-députée bloquiste, Vincent Marissal, journaliste à La Presse et Serge Chapleau, le caricaturiste du même quotidien, entamaient déjà un Requiem devant la fosse commune qu'ils s'afféraient à creuser pour enterrer la ministre et son projet.

Selon eux, l'affaire était entendue: «Gâchis total», «Open-bar pour les accommodements les plus futiles», «Rupture du lien de confiance entre le ministre, le gouvernement et le peuple québécois», «Charest doit lui retirer son ministère», «Elle est au bout de son rouleau» (de prière?), «On ne défera quand même pas nos vies, nos structures et nos écoles à cause d'une petite gang». Pauvre madame Courchesne. Elle a encore besoin de pratique pour apprendre à faire du skeleton hassidique. Les diktats des dirigeants hassidiques sont sur le bord d'avoir sa peau.

Une histoire à terminer!

* Une affiche unilingue anglaise? Y a-t-il lieu pour la ministre de prévoir une autre dérogation pour la rendre légale?

samedi 13 février 2010

LE CRIME PARFAIT

Chat échaudé craint l'eau froide, dit l'adage. Après s'être fait chauffer les oreilles pour avoir voulu financer à 100% les écoles juives, le gouvernement Charest avait eu sa leçon. Depuis lors, les dossiers impliquant les juifs ultra-orthodoxes devront se faire à huis clos, sans témoins gênants.

Aussi, le 5 février dernier, lorsqu'elle a déposé
son projet de règlement visant à abolir la liste des congés énumérés à l'article 19 du régime et lever l'interdiction d'enseigner le dimanche et l'été, la ministre de l'Éducation pensait bien avoir commis le crime parfait. Qui pourrait bien s'opposer à la lutte au décrochage scolaire?

De but en blanc, la ministre nous a donc annoncé que le calendrier scolaire ne se calculerait plus en jours, mais en heures. La belle affaire!

Cliquer sur la photo ci-contre pour entendre l'explication à la sauce Mongrain

Pauvre Madam
e Courchesne. Elle jurait sur la Torah que le changement annoncé n'avait absolument rien à voir avec un quelconque accommodement religieux. C'était tellement gros. On aurait dit un enfant qui, la bouche barbouillée de chocolat, jure à sa mère qu'il n'a pas mangé le Joe Louis qui était dans l'armoire de la cuisine.

Malheureusement pour la ministre, Le Devoir a fouillé dans ses poches et y a trouvé le papier d'emballage du petit gâteau Vachon... en l'occurrence, l'entente signée par les responsables des six écoles illégales.

cliquer sur le document ci-contre pour prendre connaissance de cette fameuse entente avec les écoles illégales.


Sorti du sac, le chat s'est mis à griffer la ministre. Le milieu de l'éducation, les politiciens et les médias n'allaient quand même pas rater une si belle occasion.

En entrevue à la station de radio 98,5 FM, Pierre Curzi, porte-parole du Parti québécois en matière d'éducation, n'a pas mâché ses mots: « C'est déraisonnable de changer la loi pour accommoder des groupuscules d'extrémistes ultra-religieux. » Pauline Marois accuse la ministre d'avoir « induit sciemment en erreur cette Chambre sur les raisons véritables qui motivent son changement au calendrier ».
Réjean Parent, président de la centrale des syndicats du Québec, trouve intolérable que l'on « modifie le régime pédagogique de l'ensemble de la population pour accommoder les écoles juives ». Il n'y avait guère que M. Joseph Gabay, président sortant du Congrès juif canadien pour prédire que cet arrangement allait permettre aux ultra-religieux de « connaître la réalité québécoise ».

cliquer sur la photo pour zoomer


Bref, il s'en trouve bien peu pour croire les explications farfelues de la ministre. Dans l'ensemble, les intervenants estiment que pour régler le problème du non-respect de la réglementation, Michèle Courchesne n'a rien trouvé de mieux que de changer le règlement.

Ce ne sera pas la première fois que les autorités aux prises avec des délinquants remisent tout simplement le règlement bafoué.

Un petit exemple? Qu'ont fait les autorités du Plateau lorsqu'elles se sont rendu compte que les pensionnaires du dortoir hassidique illégal (derrière le YMCA aux vitres givrées) se foutaient de l'interdiction de jeter leurs détritus au pied du poteau électrique de la ruelle? Elles ont ajouté un deuxième panneau qui leur donnait désormais le droit de le faire.

Cliquer sur la photo pour pouvoir "zoomer"

Pourquoi sévir quand c'est tellement plus facile de relâcher les règlements? À quand l'abolition de la limite de vitesse près des écoles puisque certains conducteurs ne la respectent pas? Fini les
« tickets »!

En passant, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, l'une des synagogues qui ont signé l'entente avec la ministre Courchesne à l'automne 2009 n'est nulle autre que celle du 6019 Durocher. Oui, oui! Celle qui s'est fait pincer pour contrebande d'alcool il y a à peine quelques semaines. Avouez que ça doit vraiment préoccuper le rabbin d'être en règle avec le ministère de madame Courchesne.

D'ailleurs, peut-être ne savez-vous pas que le responsable de cette même synagogue-école, M. Joseph Silberman, avait déjà signé une entente avec la ministre Courchesne en 2008.

Dans cette entente, l'école s'engageait à offfrir
«l'enseignement en langue française» et à « mettre en place progressivement le Programme de formation de l'école québécoise».

cliquer sur la photo ci-contre pour prendre connaissance de cette entente de 2008

Ce que j'aime surtout dans la formulation de l'entente, c'est le «progressivement». Aujourd'hui, plus d'un an et demi depuis après la signature du protocole de juin 2008, cherchez toujours les améliorations. Bonne Saint-Valentin quand même, Madame Courchesne.


dimanche 7 février 2010

LA TRAVERSÉE DE LA MER ROUGE

J’ai l’habitude de dire qu’on ne change pas un vieux gorille. C’est vrai pour moi, bien sûr, mais chaque fois qu’Alex Werzberger s’ouvre aux médias, je trouve qu’il est dur à battre.

Avez-vous lu l’interview que Werzberger a donné cette semaine au journaliste Michel Joanny-Furtin après que ses congénères se soient fait pincer en flagrant délit de contrebande d’alcool? (lire aussi la Une de L'Express d'Outremont) Écoutez-le:

«
Quand vous commettez une infraction, le policier vous signifie - avec un document, une contravention ou une assignation, voire une plainte - le pourquoi de son intervention et les lois qui, selon lui, auraient été enfreintes. »

Ouain! Faut lui donner ce qu’il a. Le gars a vraiment l’air d’en connaître un bout en matière d’infractions. Où diable a-t-il bien pu apprendre tout ça? Poser la question, c’est y répondre.

Mais on ne peut pas être un « bolé » en tout. Quand Alex cherche à nous faire avaler que c’est kosher d’acheter et de distribuer des containers d’alcool en esquivant la SAQ et sans acquitter les taxes provinciales, il pousse le bouchon pas à peu près. Cerise sur le Sunday, il crie au harcèlement. Au secours! Arrêtez-le, quelqu’un.

Alex, crois-tu vraiment que le lecteur a une goyishe kupp
? (en yiddish, on dit d'un idiot qu'il a une tête de non juif) Tes propos ne sont pas ceux d’un klutz (maladroit). Ils sont carrément trief (dégoûtants, impropres à la consommation).

Une fois encore, tu fais la preuve que ton mépris n’a d’égal que ton hypocrisie. Si c’est ça le quotidien d’un ultra-pieux, les amis, on ne veut même pas savoir ce que peut bien magouiller un païen.

Je ne sais pas pourquoi, mais quand je le vois patouiller dans le mout de raisin sacramentel, je ne suis pas capable de chasser de ma tête l’histoire de Moïse et de la traversée de la mer Rouge.

cliquer sur l'illustration pour voir les détails


Vous vous souvenez? Pharaon avait lancé les Égyptiens aux trousses des Israélites qui fuyaient vers la Terre promise. Ça se lisait à peu près comme ça :

Au bord de la Mer Rouge, D.ieu s'était adressé à Moïse :
« Lève ton bâton, étends ta main vers la mer, et divise-la;
et les enfants d'Israël entreront dans la mer à pied sec. »

C’est fou, mais quand je relis ça, je vois mon Alex, alias Moïse Werzberger, lever sa canne de Caribou et étendre sa main sur la mer pour faire... cul sec et sauver ses ouailles des méchants laïcs d’Outremont.

Comment fait-il, notre cher ambassadeur Satmar, pour crâner de la sorte et avoir l’air si sûr du dénouement de ce scandale du tord-boyaux? En vérité, je vous le dis, il y a deux raisons bien simples.

La première saute aux yeux. De Marie Cinq-Mars à Stephen Harper, en passant par les « autorités » policières, tous les goyishe kupp semblent s’être fait passer les menottes par les intégristes. Tout ce beau monde est désormais totalement asservi aux anciens esclaves devenus « assez forts pour se battre contre les hommes libres » comme il est raconté dans l’histoire de Pessa’h (la fête de la liberté).

La deuxième raison qui fait que Werzberger et ses acolytes sectaires sont pleins de morgue et de mépris face aux citoyens, aux autorités politiques et policières, se trouve écrite noir sur blanc dans la conclusion de l’épopée de la traversée de la Mer Rouge. Lisez vous-mêmes :

« Les Égyptiens continuèrent leur poursuite,
sans hésitation, dans la même voie.
Mais les roues de leurs chars (de police?)
s'embourbèrent dans le lit de la mer,et glissèrent.
Ils se trouvèrent incapables d'avancer;
et ils sentirent qu'une fois de plus,
ils avaient combattu en vain contre le Seigneur.
Ils se détournèrent pour fuir, mais c'était trop tard;
car sur l'ordre de D.ieu, Moïse étendit son bâton,
et les eaux reprirent leur cours habituel,
se refermant sur les chars et les chevaux et les guerriers,
sur toute l'armée de Pharaon. Pas un d'entre eux ne subsista.
Alors, Moïse et toute la communauté
chantèrent le Chant de Louanges à D.ieu
pour leur délivrance miraculeuse. »

Je me souviens juste d’un petit bout de ce fameux Chant de Louanges. Ça va comme suit :

« Ta droite, Seigneur, est glorieuse par la puissance.
Ta droite, Seigneur, écrase l'ennemi. »

Avez-vous besoin d’un dessin pour comprendre ce qui se passe dans votre cour, citoyens de deuxième classe? Mais surtout, ne réagissez pas.

lundi 1 février 2010

LES DESCENTES DE BAINS

Ça vous arrive de feuilleter le Vos iz neias? Comment! Vous ne connaissez pas ce journal de la communauté ultra-orthodoxe de Montréal? Vous ratez quelque chose.Tenez! Prenez l'édition du 28 janvier 2010 publiée deux jours après que l'on ait appris que nos amis de la synagogue Toldos Yaacov Yosef de la rue Durocher venaient de se faire pincer pour contrebande d'alcool. Sous l'article intitulé Police seized a large quantity of alcohol from an Outremont synagogue, on trouvait une ribambelle de commentaires des lecteurs. Écoutez-moi ça.
En apprenant qu'il s'agissait de la saisie d'une centaine de caisses d'alcool, l'un d'eux écrit: « Méchant club de bénédiction! »(1). Un autre poursuit: « Pour avoir besoin d’autant de vin, ou bien c’est une immense synagogue ou alors, ils boivent comme des trous! »(2).

Cliquer sur la photo ci-haut pour admirer la livraison et la redistribution de l'alcool au 6019, Durocher

Sur le site Web de Vos iz neias?, c
ertains des commentateurs, se pensant peut-être dans le secret du confessionnal, éclaboussent davantage leurs communautés. « Les (ultra-orthodoxes) loubavitch de Montréal aussi vendent du vin qui ne provient pas de la SAQ, mais ils sont plus discrets et les autorités ne les ciblent pas. Vous en trouverez, par exemple, sur la rue Plamondon. La seule différence, c'est qu'ils ne font pas cela à la synagogue»(3). «Presque toutes les communautés juives vendent du vin et de l’alcool illégalement.
» (4)

Ah! bon. C'est pas seulement à la synagogue du 6019 Durocher que ça se passe? Nous aurions dû comprendre dès que cet autre lecteur a demandé
« C'est quoi, la SAQ? »(5) Celle-là, c'était la meilleure! Dès lors, nous savions que l'affaire ne s'arrêterait pas là.
Comme de bon, dès le lendemain, on apprenait à l'émission Dumont 360( cliquer ICI pour voir le reportage)que le phénomène de la contrebande d'alcool débordait largement la synagogue de la rue Durocher.

D'après le journaliste Normand Lester,
depuis au moins 2003, la Société des alcools du Québec et les autorités policières étaient tout à fait au courant de ce trafic d'alcool dans les synagogues de Montréal.
Pire. En dépit des preuves qu'ils avaient et des appels des résidents qui se plaignaient à répétition, les policiers avaient ordre de ne pas intervenir dans les synagogues magouilleuses. On croit rêver.C'est notre bon Alex Werzberger qui doit être content de voir la synagogue de sa propre congrégation pointée du doigt dans un trafic illégal d'alcool.Cliquer sur les photos pour un zoom

À la synagogue du 5555 Hutchison (au coin de Saint-Viateur), ce n'est pas un, mais bien deux camions de livraison qu'il fallait réquisitionner pour regarnir la cave à vin cachère. Pour Yaveh, pas question de faire les choses à moitié! D'autant moins que nos religieux, véritables ambassadeurs devant l'Éternel, jouissent d'une immunité quasi sans bornes. C'est à se demander si ces camions chargés d'alcool ne sont pas en fait leurs valises diplomatiques?

Comme nous nous tuons à le dénoncer, nous avons 1000 fois la preuve que devant les dirigeants de la secte hassidique, les autorités en place sont littéralement tétanisées. Non seulement laissent-
elles les hassidim faire ce qu'ils veulent, mais en plus, les élus - comme les forces de l'ordre - marchent au doigt et à l'oeil et sont à quatre pattes pour satisfaire les moindres caprices des barbus à redingote qui se croient tout permis. Aux dernières nouvelles, Montréal ne fait pas (encore) partie des Territoires occupés.

Marie Cinq-Mars et sa suite sont devenues de véritables descentes de bains! Pire que des tapis à prières. Et nous, en bons porteurs d'eau, nous devrions nous taire? Laisser nos élus jouer les boniches avec l'argent de nos taxes tout en se permettant de nous traiter de menteurs, de racistes et de mauvais citoyens? Voudriez-vous qu'on vous dise merci, avec ça?

À la lumière de cet autre scandale, les Cinq-Mars, Moffatt et compagnie ont fini de perdre les derniers lambeaux de crédibilité que les autruches feignaient encore leur accorder. Qu'ils le sachent. Ce n'est pas demain que nous allons laisser tomber le morceau.


(1) « What a kiddush club they got !!! »: la kiddush est la cérémonie de bénédiction du vin destiné à la sanctification du sabbat.

(2) « It must be a huge shul or one that's full of drinkers for such a quantity. »

(3) « Lubabs do sell wine in Montreal and not from SAQ but they are less flagrant and the authorities do not focus on them. There is on Plamondon… The difference is that the Lubavitchers who sell wine are not doing it from shul »

(4) « Almost every segment of the Jewish community sells kosher wine and booze illegally.
»

(5)
«What is SAQ? »