dimanche 18 avril 2021

LE MÉPRIS: DU PARTICULIER AU GÉNÉRAL


On a déjà vu des enfants participer à des manifestations. Si! Si! rappelez-vous. Au printemps 2015, ils avaient été nombreux à former des chaînes humaines autour d’une centaine d’établissements d’enseignement à travers le Québec pour protester contre les coupes du gouvernement Couillard dans les écoles publiques. On en avait même vu encercler des écoles lors de la traditionnelle manifestation du 1er mai!

Or dimanche soir dernier, quelque chose d’inédit s’est produit à Outremont. Une cinquantaine d’enfants hassidiques a défié le couvre-feu de 20 heures qui venait d’être réinstauré par le gouvernement. Sans supervision de leurs parents, mais de toute évidence avec l’assentiment et l’encouragement de ceux-ci, ces jeunes garçons (oubliez les filles!) sont débarqués sur les trottoirs en trottinette, à pied et en vélo pour protester. Sans masques, sans aucune distanciation sociale, ils se sont agglutinés (voir les photos) au coin de quelques rues pour relayer le mécontentement de leurs parents et rabbins.

On se gardera bien de blâmer ces jeunes qui ont été poussés par des adultes à bafouer le couvre-feu. Mais n’allez pas croire qu’il s’agisse d’une première depuis le début de la pandémie. 

Lors de l’instauration des trois couvre-feux du 9 janvier, du 21 mars et du 11 avril, des résidents d’Outremont ont remarqué que des enfants hassidiques continuaient d’arpenter les trottoirs bien au-delà de l’heure fatidique. Ils ne s’aventuraient pas bien loin de la maison, mais les Spitzer, Schwartz, Lebowitz et autres laissaient gambader leurs rejetons en toute connaissance de cause. Un geste de défiance que certains transmettent allègrement à leur progéniture, question, peut-être, de marquer et de renforcer leur isolationnisme.

Si on incite des enfants à faire fi des règlements, il ne faut pas se surprendre que des adultes poussent plus loin la délinquance. En voici un superbe exemple.

Si vous habitez le quartier, vous avez probablement connu le restaurant Maïko Sushi, au coin de Bernard et Hutchison. Pendant plus de dix ans, les amateurs de plats japonais se sont délectés sur sa terrasse. Or, en 2018, le restaurant disparaît. En lieu et place, la boucherie cachère Mehadrin qui avait été la proie des flammes au coin de Bernard et Parc décide d’y déménager ses pénates.

Dans le temps de le dire, avec leurs gros sabots, les nouveaux propriétaires ont cochonné l'endroit d'une façon incroyable. Sans aucun permis, les tripiers ont pris sur eux d'installer directement au sol et en bordure du trottoir trois, puis quatre et, une fois partis, pourquoi pas cinq bruyants compresseurs de réfrigération.

Que le diable emporte le domaine public, le règlement de zonage, les permis, les autorités municipales, la quiétude des locataires, la sensibilité esthétique des commerçants voisins et des touristes! L'invitante terrasse de la rue Bernard s'est transformée en une vulgaire salle des machines à ciel ouvert.

Entre nous, tant qu'à gaspiller un demi-million de notre argent, c'est ici que le maire d'Outremont aurait dû aménager sa placette d'aristocrate. Vous dites, Philipe? L'endroit est sur le territoire du Plateau? Euhhhh! Vous nous niaisez ou quoi? Mindy Pollak habite du même côté de la rue Hutchison que la boucherie délinquante et ça ne vous a pas empêché d'en faire une conseillère d'Outremont.  

Avouez que ça serait chouette que Tomlinson fasse une somptueuse dépense pour l'acquisition d'un Botero. Comme la placette Champagneur, le Square Pollak parviendrait peut-être à détourner l'attention sur l'horreur de l'intersection Bernard/Hutchison.

À la fin de l'automne 2018, les inspecteurs du Plateau ont constaté la présence de deux équipements mécaniques dans la cour avant de la boucherie. Ils entrent dans le commerce pour découvrir qu'au rez-de-chaussée et au sous-sol un monte-charge et une porte extérieure sont en cours d'installation. Le tout sans permis, évidemment!

Le 20 février 2019, d'autres inspecteurs rapportent que non seulement les deux compresseurs réfrigérants sont toujours en place en façade, mais qu'un troisième a été ajouté. Un constat d'infraction est donné aux contrevenants. En date du 26 mars 2019, on note aussi au dossier que les propriétaires n'ont toujours pas déposé les plans pour l'emplacement des équipements mécaniques. On comprend aujourd’hui pourquoi. 

Pensez-vous que cela va empêcher de dormir Mordechai Friedman, Shlomo et Chaim Moskovits? Pffffff! Les marchands de viande vont en rajouter une tranche. Le 12 mars 2020, les inspecteurs se butent à un quatrième compresseur sur le domaine public. Allez hop! Un autre constat d'infraction pour ces gentlemen à tête fromagée. 

Les délinquants en ont vu d'autres. Les requêtes en Cour municipale les laissent plus froids que leurs congélateurs. En ultime bravade, les julots installeront un cinquième compresseur que les fonctionnaires ajouteront à leur rapport, le 28 septembre 2020. Re-pffffff!

La terrasse du Maïko Sushi (2014) que les propriétaires de la boucherie Mehadrin ont transformée en vulgaire salle des machines en plein air depuis deux ans et demi.

Ces temps-ci, on parle beaucoup des manœuvres prédatrices des compagnies du type Shiller Lavy dont l'élégant slogan creux est L'immobilier repenséOr il s'avère que le clan des Friedman Moskovits ne donne pas que dans le boudin cachère. Il fait aussi dans le bacon

Grâce à sa compagnie à numéro 9378-8263 Québec inc le trio exploite des bâtiments résidentiels et de logements. Et ces messieurs n'iraient pas avec le dos de la cuillère. Ils semblent en connaître un bail sur les rénovictions.

Selon une locataire de l'immeuble, «les propriétaires ne font rien. On a l'impression qu'ils préfèrent payer les amendes... s'ils les paient!» En 2019, cette même dame était franchement découragée. «Nous sommes huit locataires qui nous faisons évincer en juillet. La plupart y habitent depuis plus de 10 ans. Deux ont plus de 75 ans et vivent ici depuis 30 ans.» 

Cette pauvre locataire n'a vraiment pas de chance puisqu'en 2017, des membres d'une autre secte hassidique l'évinçaient une première fois du studio d'artiste qu'elle habitait au 6585 Jeanne-Mance, à Rosemont. À l'époque, David Weinberger, un administrateur de la secte Wiznitz que la conseillère Mindy Pollak connaît bien (elle est elle-même Wiznitz) avait envoyé des lettres d’éviction aux locataires de l'immeuble sous de faux prétextesDans ces deux cas d'éviction, qu'a fait Projet Montréal? On se le demande.

Pour en revenir à l'immeuble de l'avenue Bernard, simplement en consultant le rapport des inspecteurs, on comprend que les propriétaires pourraient faire partie de la famille des Slumlords.

Si au moins les kingpins du mortier entreprenaient des rénovations dignes de ce nom, certains pourraient peut-être se consoler. Pensez-vous! 

En plus des bruyants appareils illégaux qui se trouvent en bordure du trottoir, d'autres, installés de façon non conforme sur le toit, vibrent et rugissent au point de rendre la vie insupportable aux nouveaux locataires qui y ont emménagé en août 2020. 

Le « delicatessen» délinquant précipite la déliquescence du quartier.

L'un se plaint du fait que le système de ventilation propage dans les appartements une forte odeur de viande qui s'incruste. À cela, il faut ajouter un paquet d'autres problèmes comme une pression d'eau anémique qui fait en sorte qu'il faut compter une bonne demi-heure pour remplir une baignoire. En revanche, quand vient le temps de sécuriser leur commerce, les tenanciers n'y vont pas de main morte. Pas moins de cinq caméras de surveillance font le planton (une par compresseur?) en façade . Il faut croire que leur bidoche se vend à prix d'or!  

À 1 400$ par mois, les locataires ne peuvent quand même pas exiger la lune. D'autant moins que lorsque survient une avarie, le proprio fort avenant envoie un employé de sa... boucherie (!) patenter une gogosse qui, si Hashem le veut, tiendra peut-être jusqu'au lendemain. «Ils ne règlent jamais rien. Pour eux, c'est normal que le robinet coule au goutte-à-goutte, qu'il n'y ait pas d'eau chaude, que ça pue.» Serez-vous surpris d'apprendre que ce locataire a été refroidi et qu'il foutra le camp dès juillet?

Bon courage aux prochains! S'ils savaient, les pauvres.



mercredi 31 mars 2021

LE FOND DE TEINT DE PHILIPE


Vous souvenez-vous de la phrase qu’avait prononcée Philipe Tomlinson le 25 octobre 2017? Il avait réuni ses partisans  dans un local de la rue Van Horne. C'était un espace commercial appartenant à un Outremontais à qui il évitera un procès malgré les importants travaux illégaux qu’il a réalisés chez lui. Là, le candidat à la mairie d’Outremont avait laissé tomber ceci :

«On a besoin de trouver une façon, 
lorsque le besoin se refera sentir, 
de contourner ce règlement-là 
qui interdit [les synagogues] à Outremont.»

Aujourd’hui, en année électorale, Tomlinson tente par tous les moyens de faire oublier cette déclaration qui lui est restée comme un bouton au milieu de la face. Un furoncle qui, ajouté à toute une série de manœuvres plus douteuses les unes que les autres, a gangrené son image politique.

Pensons au tour de passe-passe qu’a fait Michael Rosenberg dans l’immeuble du 1260 avenue Bernard. Le 4 avril 2016, un an après avoir obtenu un permis pour aménager un bain rituel et une «salle polyvalente» en face du restaurant Les enfants terribles et du Théâtre Outremont, le magnat de Rosdev a décidé de jouer le tout pour le tout.

Rappelez-vous. Profitant d’une information privilégiée qui semble avoir été ébruitée par
Mindy Pollak, la conseillère de Projet Montréal, Rosenberg a réclamé en catastrophe un agrandissement supplémentaire de 6 087 pi2 pour aménager une synagogue dans l'édifice situé au coin de Bernard et Champagneur. Il a déposé sa demande quelques heures à peine avant que les élus présentent au conseil un avis de motion pour faire interdire tout nouveau lieu de culte sur Bernard. C’était près de cinq fois la superficie que le président de Rosdev avait demandée et obtenue au printemps 2015. 

Mindy et Philipe Tomlinson devaient être fiers de leur complicité. Un peu plus d’un an avant les élections de 2017, cette entourloupette allait certainement permettre à nos deux moineaux de Projet Montréal d’engranger par anticipation de précieux votes hassidiques.

Comme si ce coup fumant n’avait pas suffi, cinq mois plus tard (septembre 2016) Tomlinson est allé déposer lui-même en personne la demande de registre qui permettrait de contester le règlement qui interdirait l’aménagement de nouveaux lieux de culte sur la partie commerciale de l’avenue Bernard. Les Rosenberg, Tomlinson et Cie ont perdu le vote référendaire, mais ces opportunistes calculateurs n’allaient pas se dégonfler pour si peu.

Le 6 février 2019, le maire Tomlinson offre une nouvelle fleur au dirigeant hassidique délinquant. Dans un souci de «poursuivre [ses] efforts de dialogue» avec les sectes ultraorthodoxes et prétextant que le procès pourrait coûter des sous à Outremont, Tomlinson ignore certains avis juridiques qui ne font pas son affaire et décide de mettre un terme à la poursuite qui oppose l’arrondissement à Rosenberg. 

Qu’importe si les locaux contestés ont fait l’objet de travaux illégaux et qu’ils ont forcé les inspecteurs à intervenir pas moins de 52 fois sur le chantier. Grâce à une entente hors cour, le ploutocrate hassidique allait enfin pouvoir aller de l’avant avec sa mégasynagogue de près de 10 000 pi2. Au diable le résultat référendaire qui avait explicitement rejeté tout nouveau lieu de culte sur Bernard.

Comment Diable notre bon maire allait-il s’y prendre pour maquiller toutes les faveurs qu’il a octroyées à Michael Rosenberg? C’est simple. Il va mettre du fond de teint sur la pustule. 


L’idée est géniale. Philipe n’a qu’à sortir un demi-million de la poche des contribuables outremontais pour aménager une magnifique placette juste devant la synagogue controversée.

Fallait y penser. D'ailleurs, il avoue que le projet est dans les cartons depuis 2018. Aussi bien dire que c'est depuis que Rosenberg a déposé sa poursuite contre la ville pour forcer la réalisation de son lieu de culte. Un temple que son coreligionnaire lobbyiste Max Lieberman avait publiquement qualifiée de simple «synagogue dépanneur»! 

À l'été 2019, le maire avait déjà préparé le terrain en faisant aménager une belle saillie de trottoir végétalisée sur l'emplacement même de sa fameuse placette. 

Pour un gars qui ne voulait surtout pas affronter Rosenberg de peur de risquer nos deniers publics (et sa réélection!), ne trouvez-vous pas tout à coup qu'il a la dépense grandiose pour une placette?

Tomlinson parle de 559 000$ pour un projet de quelque 200 m2 qui deviendra ni plus ni moins qu'une
oasis de verdure. Mais attendez. En considérant que la récente saillie de trottoir qu'il a fait aménager occupe déjà un bon tiers de l'espace total de son projet, c'est dire que son verdissement «granitisé» de 133 m2 ne nous reviendra à rien de moins que 4 203 $/ m2. C'est presque deux fois et demi plus cher le mètre carré que pour un appartement en dehors du centre-ville de West Palm Beach et près de huit fois le budget d'aménagement de la place Kate McGarrigle, sur Laurier. Wouppelai!

À gauche, la placette Champagneur, sortie d'urgence du Théâtre Outremont. Au centre et à droite, la place McGarrigle, sortie de détente. De dimensions comparables, les deux offrent un éclairage d'ambiance. La place McGarrigle a même une boîte aux lettres en plus.

À ce prix de pacha, il faudra équiper nos chenillettes de pantoufles à semelles de feutre cirées pour ne pas abimer la surface marbrée lors du déneigement. Heureusement, Philipe Tomlinson nous rassure. En raison des équipements d’Hydro-Québec qui se trouvent juste sous la placette, il sera très difficile de verdir le site. Les cols bleus ne risquent donc pas de piétiner une végétation luxuriante. Bon, ben... On se reprendra ailleurs pour contrer les ilôts de chaleur! Pour finir, avez-vous observé quelque chose de particulier sur la maquette illustrant la future placette Champagneur? Regardez bien.  

La version post-révolution tranquille de Marie de l'Incarnation intégrée dans la maquette de la placette de Projet Montréal.

Pas l'ombre d'un aîné ou d'une vieille riche occidentale colonialo-suprémaciste. Pas même une procession de hassidim en liesse. On se trouve pourtant devant ce qui est en voie de devenir la plus grande synagogue
post-référendaire de l'avenue Bernard.

Ne cherchez pas les marmots ou les mouflets en poussette.Ni les Mercedes stationnées devant la Brasserie Bernard, pas plus que les Dodge Grand Caravan qui filent en direction de Petit chic ou de chez Walters. Pour 200 000$, Tomlinson a affirmé qu'il aura piétonnisé la rue Bernard cet été. Fini les maudits chars polluants!

Mais Projet Montréal n'aura tout de même pas oublié d'y placer une bonne Outremontaise encore plus ensaucissonnée (si c'est Dieu possible!) que le fut notre bonne Marie de l'Incarnation au XVIIe siècle. Si c'est pas du Projet Montréal tout craché, ça!

D'un côté, le Théâtre Outremont, bâtiment patrimonial d'architecture art déco. De l'autre, deux étages commerciaux transformé en lieu de culte intégriste en grande partie illégal (zone en rouge). Vive la convivialité et la bonne entente!

Le 23 mars dernier (photo ci-haut), Pollak, le lobbyiste Feig et Tomlinson arpentaient encore la future place qui l'immortalisera bientôt. On aurait dit qu'ils étaient en train de mettre la dernière main au joyau de la couronne. Peut-être négociaient-ils encore où devraient être placées les statues de marbre du David de Michael... Rosenberg et de son premier serviteur Philipe? Et Mindy, là-dedans? Elle demeurera fidèle au principe théocratique fondamentaliste de la modestie féminine. 

Une chose est sûre. Impossible, ici, de mettre des vitres givrées sur la placette pour empêcher les hormones des adolescents hassidiques de coller au plafond de la boîte crânienne. Notre trio s'entendra peut-être pour une belle grande haie de cèdres pour préserver la chasteté des âmes pures.

Mazel tov*, mon Philipe!


* Bonne chance!

lundi 22 mars 2021

LES VARIANTS D'ABRAHAM


«Il est temps pour le gouvernement du Canada
de s’ajuster à la réalité de la pandémie.
Il est temps d'écouter la science et les faits.
Fini le confinement et le couvre-feu.
C’est l’heure des vaccins et de la réouverture.
Donnez la liberté aux citoyens vaccinés.
Arrêtez d’être trop prudents. »*

Cet appel à la résistance, on aurait fort bien pu l’entendre dans une manifestation d’anti-masques complotistes où l’on agite des drapeaux pro-Trump et dénonce la tyrannie et la pandémie programmée.

Mais ce cri de « Libarté! » lancé en anglais sur Facebook, le 8 mars dernier, est sorti tout droit de la bouche de Max Lieberman, vice-président du Conseil des juifs hassidiques du Québec (CJHQ) et membre de l’exécutif de Projet Montréal/Outremont.

Si la situation sanitaire, économique et sociale n’était pas si dramatique et si une bonne proportion de hassidim ne s’opposait pas à la vaccination, on poufferait de rire. Imaginez. Ce gars qui nous dit «[qu’] il est temps d'écouter la science et les faits.» croit dur comme fer que le monde a été créé en huit jours il y a 5781 ans. On hallucine.

Pour Max, le Big Bang est pure foutaise, tout comme le réchauffement climatique. À l’instar de ses coreligionnaires, il réfute les données scientifiques voulant qu’un volcan soit considéré comme éteint après 100 000 ans sans éruption. Et ne lui parlez pas des dinosaures qu’il jure n’avoir été mis sur terre qu’au sixième jour de la création. Dans la soirée du 27 mars prochain, pour éviter le courroux de Yahvé et se retrouver spirituellement mis au ban du peuple d’Israël, il fera la chasse aux hametz à la chandelle dans le fond de ses armoires de cuisine. Le matin du 28 mars, lorsque le soleil se trouvera au même endroit qu'au moment de la création (!), Max fera brûler ses croutons devenus pestiférés.

On croit rêver. Bien sûr, nous ne sommes pas surpris une seconde que la mère de Mindy Pollak (la conseillère bien-aimée de Projet Montréal/Outremont) applaudisse aux propos de Lieberman. Encore heureux que le cinéaste Eric Scott se permette de rappeler au lobbyiste que «ce que tu proposes va à l'encontre de la réflexion scientifique actuelle, surtout en ce qui concerne la propagation des variants».

Chose certaine, Max est en beau fusil. À voir le pitbull hassidique mordre tout ce qui bouge sur son passage, on pourrait même dire que le lobbyiste est en beau bazooka!

Après avoir bafoué les directives sanitaires, accusé le gouvernement de racisme et dénoncé les interventions policières dans les écoles et les synagogues récalcitrantes, Max Lieberman continue de japper sur Facebook et dans les médias. Et, allez hop!, une demande d’injonction n’attend pas l’autre. À le voir sévir, on croirait un virulent variant d’Abraham! 

Pourtant, Tomlinson ouvre grand les portes à ce bourru hurleur qui participe aux côtés de l'Institut du nouveau monde à une réunion concernant la table de concertation sur le bon voisinage au sein de l'arrondissement. Ça promet!

En plus de péter sa coche, Lieberman et ses colobbyistes font des pieds et des mains pour faire éclater les bulles dans lesquelles ils sont confinés. Par ordre de gouttelettes d’aérosols: Max Lieberman, Sam Muller, Mayer Feig et Abraham Ekstein.

Tout en se disant très actif pour combattre la Covid-19, Lieberman fait dans la mutinerie de gros butors. 

Il fallait le voir se mettre en scène, le 17 février dernier à l’entrée de l’hôtel Sheraton de l’aéroport Dorval. Se prenant pour Superman, le macho sectaire volait au secours d’un de ses coreligionnaires en isolement «forcé». Celui-ci s’était présenté à la frontière terrestre sans avoir en main le test de dépistage de la COVID-19 exigé par la Loi sur la mise en quarantaine. 

17 février 2021: Les lunettes embuées d'arrogance, d'insolence et de mépris, Lieberman a beau porter un masque, il entendait faire la loi au Sheraton de l'aéroport et outrepasser les directives de Santé Canada.

Se faisant passer pour le président du CJHQ, l'intégriste de la secte satmar bulldozait les agents du Bureau de la sécurité privée (voir la vidéo) et une fonctionnaire de Santé Canada, les menaçant de les traîner en cour s’ils ne le laissaient pas récupérer son ami Shmarya Plotkin soi-disant «illégalement détenu» et p
rivé de nourriture cachère depuis 24 heures. Un peu plus, Lieberman demandait un Habeas corpus!

Quand on sait la lutte qu'il mène pour combattre et contourner les mesures de confinement, il est encore plus troublant de savoir que c'est à ce même Lieberman que Tomlinson a confié 9 700$ pour l'établissement d'une ligne de référencement pour lutter contre la Covid-19 auprès des communautés hassidiques. Projet Montréal n'est vraiment plus à une contradiction près.

Avec les dirigeants hassidiques et leurs porte-parole, ce n’est pas compliqué. Ou bien on capitule sans condition à leurs revendications intégristes ou alors ils traînent tout le monde devant les tribunaux. 

Ils n’ont pas un rond pour entretenir leurs lieux de culte aux airs de taudis, mais pour soumettre les autorités à leurs caprices fantasques et prendre en otage le reste de la société, ils n'ont aucun problème à délier les cordons de la bourse et à inviter leurs avocats à piger dans la corne d’abondance pour débarquer en force au palais de justice.

Dans un autre coup de gueule, l'intégriste intempestif dénonce le gouvernement et les policiers qui, prétend-il, veulent tout simplement empêcher les fidèles de prier le samedi. Mais tout le monde ne semble pas de l'avis du «Gaslighting Master».

On en a passablement soupé de leurs menaces constantes. D’autant plus que, peu importe qu’ils aient gain de cause ou non, ils finissent souvent par faire à leur tête. Ne comptez pas sur le vice-président du CJHQ, pas plus que sur Mayer Feig, Abraham Ekstein et Sam Muller (la récente recrue qui fait ses classes) pour inciter leurs ouailles à respecter la loi.

Nous en avons encore eu la preuve dimanche dernier. En zone rouge, la directive a beau décréter une limite de 25 personnes pour des funérailles, les autorités théocratiques ont décidé que le cortège funèbre se ferait à 100 personnes sans distanciation sociale! La loi d’Abraham a priorité sur tout. Que le diable emporte la loi des goys! Et ne cherchez pas les contraventions. On rapporte dans les médias qu'ils n'en ont pas eu.

Le 14 mars dernier, lors des funérailles hassidiques illégales, les lobbyistes Mayer Feig (au centre) et Sam Muller (à droite) faisaient du contrôle de dommages auprès des policiers. Pas de danger qu’ils incitent leurs ouailles à respecter les consignes sanitaires.

En défiant, contournant et contestant sans cesse les lois, règlements et directives, les instances ultraorthodoxes instillent juste ce qu’il faut de sentiment d’insoumission à leurs ouailles qui se sentent ainsi justifiées de se réunir clandestinement, de célébrer en catimini des mariages et autres célébrations religieuses avec moult invités. 

Mais il y a aussi tout ce qui se produit dans la vie de tous les jours. Vous passerez devant cette boutique de chaussures de l’avenue du Parc fréquentée pratiquement exclusivement par les ultraorthodoxes. À toute heure du jour, vous y verrez quelques hommes, des grappes de femmes, d’adolescents et d’enfants agglutinés en surnombre sans aucun respect des normes de distanciation et du port du masque.

À gauche : Tout comme ce garçon, les clients embrassent l’un après l’autre la mezouzah à la porte du magasin. Allo la transmission!  À droite : Les masques brillent par leur absence ou sont portés sous le menton. Et personne ne semble préoccupé le moins du monde. À coup sûr, Yahvé les protège!

Le 26 février, pendant que Lieberman claironnait faussement que les enfants ne se promèneraient pas déguisés pour la fête de Pourim, à la résidence de Rosenberg Jr, le vice-président de Rosdev, des hommes entraient chez lui comme dans un moulin. Et ça défilait, messieurs! En milieu d'après-midi, on s’y adonnait à des séances de prières à haute voix. Zéro distanciation sociale et pas l’ombre d’un masque à l’horizon. L’exemple de papa qui a bien failli être emporté par la Covid-19 lors d’un grand mariage célébré en contravention du confinement semble n’avoir rien appris à son pieux fils.

Derrière son lutrin à prière, Martin Rosenberg (médaillon) et ses acolytes chantaient des prières à voix haute, collés les uns sur les autres. Distanciation physique oblige, nous nous excusons de la piètre qualité des photos et des vidéos qui nous ont été remises.  

S’ils ne se la refilaient qu’entre eux, certains diraient que leur incurie est leur problème. Le hic, c’est que toutes ces entorses ne favorisent pas seulement la propagation de l’épidémie au sein de leurs sectes, mais aussi dans la population en général. Une insouciance très difficile à digérer pour bien des gens. Et tout particulièrement pour tous ceux et celles qui se sont retrouvés seuls en fin de vie. Bien sûr, il n'y a pas que des hassidim à ne pas respecter les règles sanitaires. Pensons aux manifestants de la fin de semaine qui ont envahi l'avenue du Parc. 

Comme si la désobéissance civile ne suffisait pas, le site ultraorthodoxe montréalais Bill 613 diffuse sur sa page Facebook une vidéo concoctée par le groupe d’extrême droite RebelNews de l’ultraconservateur Ezra Levant

Dans un yiddish pas même digne d’une vache espagnole, Levant invite les membres de la communauté hassidique de Montréal à contester les contraventions dont ils auraient écopé durant le confinement. Mieux. La campagne de financement Fight the Fines! qu’il a mise sur pied sert à payer des avocats qui défendront les contrevenants qui s'estiment injustement lésés.


Êtes-vous vraiment surpris que les dirigeants hassidiques de chez nous se servent de la grosse droite pour se rebeller?

Rappelons que les sectes ultrareligieuses d’Outremont ont leur maison mère à New York. Et que durant la dernière campagne électorale américaine, les grands rabbins Satmar, Viznitz, Bobov, Munkacs ainsi que d’autres rabbins ultraorthodoxes parmi les plus vénérés ont fait l'éloge de Trump. Si bien qu’à quelques jours du vote, un sondage du Ami Magazine, un important mensuel orthodoxe, révélait que 83% des répondants orthodoxes prévoyaient voter pour Donald Trump, ce qui s'est avéré. Ils ont heureusement perdu leurs élections.

Mais il ne faut pas être naïf. Qu'ils soient des States, d'ici ou d'ailleurs dans le monde, les ultrareligieux ne mettent jamais tous leurs oeufs dans le même panier. Ils courtisent toutes les instances du pouvoir, qu'elles soient en place ou susceptibles de prendre un jour le pouvoir. Comme tous les lobbyistes, ils cherchent à tirer tous les marrons du feu sans en laisser un seul tomber.

Ce qui étonne tout de même, c'est de voir qu'à leur égard, les politiciens habituellement si frileux n'ont aucune gêne à «dealer» avec des interlocuteurs au pedigree parfois troublant, sulfureux et très controversé. 


Sur cette photo publiée le 18 décembre 2017, le site ultraorthodoxe Bill 613 met en avant-plan quatre de
ses «leaders de la communauté hassidique de Montréal». Avouons qu'à les regarder comme ça, ils ont tous l'air de gentlemen tout à fait fréquentables par des politiciens. Et pourtant...

Hersber Hirsch, le premier à gauche, est un ancien truand de l'important gang mafieux de Mordechai Samet. Depuis Kiryas Joel (NY) la très délinquante et la plus pauvre ville des États-Unis, le groupe a volé au moins 5,5 millions $ US par le biais de diverses escroqueries, notamment la collecte de prêts commerciaux et de crédits d'impôt frauduleux et la tenue de fausses loteries. Après s'être réfugié à Montréal auprès de membres de la synagogue Amour pour Israël de l'avenue Durocher, Hirsch s'est fait coincer par la GRC et a été extradé aux États-Unis. Accusé de 29 chefs d'accusation pour complot de blanchiment d'argent, racket et fraude postale, il a été condamné à 30 mois de prison.

Mordecai Samet, le chef de la bande criminelle dont a fait partie Hersber Hirsch. On apprend dans ce tableau que durant son incarcération, Samet a raté 1013 shabbats et 173 fêtes juives. Avouez que c'est à vous briser le coeur.

Depuis son retour à Montréal, Hirsch a siégé au Conseil juif du Québec (CJQ) destiné, à l'époque, à proposer des solutions pour des relations harmonieuses dans notre beau quartier. Il a aussi oeuvré au sein d'au moins une école illégale avec Abraham Ekstein, en plus de jouer les activistes dans les affaires municipales d'Outremont. Comble de malchance, le 10 mars 2020, jour de la Pourim, son véhicule a été à l'origine d'un délit de fuite qui s'est produit juste devant ma fenêtre.

À gauche, le propriétaire éploré de l'Audi bossée. À droite, la trace de la collision sur le véhicule de Hirsch. Ça n'aurait pas plus mal tomber. J'étais à la maison. C'est à croire qu'ils le font exprès! Les policiers l'ont retracé.

Pour le potinage, exactement 30 jours après ce délit de fuite, un voisin hassidique de Hirsch a accidentellement arraché une partie du pare-chocs de sa voiture en effectuant une mauvaise manoeuvre de stationnement. Oups! Ce voisin est allé porter ses sacs d'emplettes chez lui avant de vite ressortir. Il a gauchement replacé le pare-chocs de la voiture de Hirsch avant de déguerpir pour se stationner sur une autre rue et de rentrer chez lui à pied. Ni vu ni connu. Est-ce ce que l'on appelle la justice réparatrice?

Deuxième sur la photo ci-haut, Mayer Feig. Dans le couple de lobbyistes qu'il forme avec Max Lieberman, on pourrait dire qu'il tient le rôle du «bon cop» alors que Lieberman joue le «bad cop». Moins bouillant et impétueux que son collègue devant les caméras de télévision, Feig n'en demeure pas moins retors.


On a bien vu comment il s'est interposé lors de descentes de police dans quelques synagogues. Plutôt que de collaborer avec les policiers, il a donné l'impression de couvrir la fuite de ses ouailles délinquantes dans les ruelles. Revoyez en vidéo son comportement avec un policier lors de la descente qu'ils ont faite le soir de l'Halloween.

Il n'est pas superflu non plus de raconter à ceux et celles d'entre vous qui ne se souviendraient plus ou qui n'habitaient pas l'arrondissement qu'en 2005, ce bon Mayer avait organisé et offert un superbe voyage à New York à une quinzaines de personnes d'Outremont parmi lesquelles figuraient le conseiller politique du maire de l'arrondissement, le directeur de l’arrondissement, le directeur de la Sécurité publique, un lieutenant de police du poste 24 et deux conseillers (un élu et un autre qui se fera élire peu après).

Ce «cadeau» douteux d'au moins 6 000$ avait pour but d'influencer les participants. Une véritable tentative de corruption de fonctionnaires. Il s'agissait d'une gracieuseté de nul autre que Michael Rosenberg. Pour séduire tout ce gratin outremontais, le nabab de Rosdev les avait invités à loger à son hôtel quatre étoiles de New York, bar ouvert, bien entendu. Vraiment pas cachère tout ça. Dans cette histoire, Mayer Feig était le complice et l'exécutant des basses œuvres de Rosenberg.

Tout ce beau monde avait entre autres été amené à apprécier l'enclave pourrie de Kiryas Joel, la ville même d'où ce bon Hersber Hirsch avait justement perpétré ses fraudes avec le clan Samet. Voyez donc, ci-dessous, ce fameux reportage qu'avait réalisé quelques années plus tôt 60 Minutes, la célèbre émission d'affaires publiques américaine. Un voyage paradisiaque, vous verrez.
 
Voici le reportage de 60 Minutes.


Max Lieberman est le troisième à figurer sur cette photo parue sur le site Bill 613. Nous avons déjà esquissé quelques traits de son profil caractériel dans ces lignes. Cela n'empêche pas de rappeler que Max alias Menachem se trouve toujours sous le coup d'une accusation de manœuvre dolosive (fraude) pour la coquette somme de 310 688 $. En attendant que son cas soit réglé devant les tribunaux, il est tout de même extrêmement troublant de voir que Tomlinson n'exige pas que ce membre du conseil exécutif de Projet Montréal/Outremont se retire en attendant le dénouement de cette affaire. Notre maire serait-il à ce point soumis aux diktats des ultraorthodoxes? L'idée fait frémir.

Max Lieberman a contribué à faire coffrer David Ranta pendant près d'un quart de siècle pour un crime qu'il n'avait pas commis. Y aura-t-il un jour un juste retour des choses?

Enfin, deux mots sur Shrage alias Sam Muller, le quatrième larron de la photo. Il est en quelque sorte le p'tit stagiaire qu'élèvent les lobbyistes chevronnés du clan hassidique de Montréal affilié à celui de New York.

Feig et Lieberman le traînent un peu partout dans leurs missions de pression sur les pouvoirs publics pour obtenir des accommodements religieux et satisfaire leurs intérêts particuliers.


Le 24 mai 2016, en plein milieu d’une soirée de consultation publique sur la question des lieux de culte sur l’avenue Bernard, il a suffi que Michael Rosenberg donne le signal pour que Sam Muller et la groupie Diane Shea (robe verte) soient les premiers à se lever et quitter la salle alors que Lieberman et Hirsch (photo ci-dessus, rangée du haut) déroulaient des bannières comme un rouleau de Torah

Un autre de ses mandats est, bien sûr, de jouer les sismographes enregistrant les supposés pics d'incidents haineux secouant la communauté hassidique d'Outremont. Vous pourrez toujours nous dire ce que vous en pensez, mais il nous semble qu'au cours des trois dernières décennies, Outremont est demeurée extrêmement calme et sereine.

Avez-vous vu ou lu dans les médias des événements choquants dignes de ce nom? Avez-vous été témoins d'actes haineux sur votre rue? À mon souvenir, il est vrai qu'il s'est déjà produit une bataille rangée sur Durocher. C'était en 2007. Il s'agissait de deux groupes opposés
du clan Satmar qui en avaient décousu physiquement entre eux à la suite d'un différend à propos du successeur du grand rabbin Teitelbaum décédé à New York. C'est vrai qu'il s'agissait d'un héritage de 600 millions US!

La chose la plus digne de mention dans les nobles activités charitables de Muller demeure très certainement son activisme pour faire libérer deux des pires truands hassidiques des États-Unis. Remarquez qu'il est de son devoir religieux de tout mettre en oeuvre pour faire libérer tout juif qui serait détenu par des Gentils (non-juifs). C'est ce qu'on appelle faire son Pidyon Shvuyim.

Sam n'a pas choisi n'importe qui pour ses bonnes actions. Comme son pote Mayer Feig, il a milité pour faire libérer Sholom Rubashkin, le «vibrant pilier» d'une communauté ultraorthodoxe des États-Unis tombé en disgrâce après avoir été déclaré coupable de 86 chefs d'accusation de fraude pour des dizaines de millions de dollars et condamné à 27 ans de prison. Bien sûr, on ne parle même pas de ses procès pour la maltraitance des animaux de ses abattoirs cachers de Postville (Iowa) et de ses abus à l'égard de ses employés.

Sa deuxième bonne action a concerné le chef mafieux Mordechai Samet, le «parrain» pour qui œuvrait justement son acolyte Hersber Hirsch dont on a parlé plus haut.
 
Dans son billet Facebook du 21 décembre 2017, Muller rendait grâce au président Trump qui a fait sortir de prison Sholom Rubashkin. Le 17 septembre, le bon Sam demandait la même chose pour Mordechai Samet. 

Bref, que voilà de beaux et bons personnages dont nos politiciens de tous les paliers s'entourent. Ils les écoutent religieusement et les accommodent avec une foi trempée pour les élections qui viennent toujours si vite. Et on ne parle même pas de leurs supporteurs Woke et autres bien-pensants du quartier. Un autre mystère aussi insondable que celui de la Caramilk!

*  «Time for the government of Canada to get real about the pandemic. Time to listen to science and facts. Lockdowns and Curfew are the past. Vaccines and opening is the current. Give the citizens who are vaccinated freedom. Don't just be so called over cautious.» Max Lieberman



dimanche 21 février 2021

LES FINS FINAUDS FINIS!


Vous connaissez le principe du Pikuach nefesh ? Noooon? פקוח נפש, ça ne vous dit vraiment rien? Ouain, ça commence mal. Essayez quand même de le retenir parce qu’en plus d’être une des plus nobles prescriptions humanistes encodées dans la Torah, c’est saprément utile. Surtout par les temps qui courent.

«Veiller sur une âme», c’est le commandement qui dicte que la sauvegarde de la vie humaine a préséance sur pratiquement tous les interdits religieux. La loi de Moïse est claire. Qu’importe si vos chances de sauver la vie de quelqu’un sont faibles, ça urge plus que de respecter le jour sacré du repos. Les exégètes soutiennent que même si vous avez entre les mains un médicament expérimental à l’efficacité douteuse (pensons à l'hydroxychloroquine du professeur Raoult, par exemple) vous ne devez faire ni un, ni deux. Vous sautez dans votre Dodge Grand Caravan avec vos comprimés, la pédale au fond jusqu’au chevet du malade. Au diable le sabbat!

Forts de cet enseignement, vous comprendrez qu’en début de pandémie, le communiqué de presse du Conseil des Juifs hassidiques du Québec (CJHQ) avait tout pour rassurer la population.

«Nous nous conformons aux lois divines et terrestres 
qui nous commandent en premier de préserver la vie. 
Nous continuerons à prier avec l'ensemble des Québécois 
pour que notre pays puisse passer à travers ces difficiles épreuves.» 

La belle affaire, toi! Près d’un an après la déclaration d’urgence sanitaire, les policiers sont encore et toujours forcés de jouer au chat et à la souris dans les écoles et les ruelles du Plateau et d’Outremont. 

Quand on n’a pas affaire à des mariages clandestins derrière des vitrines de papier Kraft, ce sont des rassemblements illégaux de fidèles obsessifs compulsifs. Des zélotes qui n’hésitent même plus à foncer sur les agents des forces de l’ordre en crachant et en les traitant de l’autre «N word». Qui aurait cru qu’un jour, les policiers auraient été forcés de recourir à l’escouade de la Moralité pour rétablir l’ordre au sein d'une secte ultra vertueuse! 

Sachant depuis longtemps que l’attaque est la meilleure défense, la bande des Quatre, (Mayer Feig, Max Lieberman, Abraham Ekstein, Schrage Muller) et trois autres congrégations hassidiques sont montées aux barricades criant à la persécution millénaire sur toutes les tribunes.

Les fantomes du Parlement:   Abraham Ekstein, Mayer Feig, Max Lieberman, Schrage Muller. Superbe timing pour la table de bon voisinage de Tomlinson.

Au moment où les hassidim s’adressaient aux tribunaux pour obtenir le droit d’accueillir dix fidèles par salle plutôt que par synagogue, ils informaient la SPVM qu’ils ne respecteraient pas les mesures sanitaires. C’est fou comme le Pikuach nefesh a vite pris le bord!

Encore plus outrageant, les dirigeants hassidiques ont renouvelé leur menace de violer le décret dans le libellé même de la requête en injonction sur laquelle l’honorable juge Chantal Masse devait se prononcer. Elle n’en est d’ailleurs pas revenue de cet ultimatum provocateur lancé au gouvernement.





On peut comprendre son étonnement. Contrairement à nous, la juge de la Cour supérieure n’avait probablement jamais été témoin des méthodes de victimisation, de chantage, d’intimidation et des menaces auxquelles les pieux hommes nous ont habitués au fil des années.

Les représentants musulman et catholique de la Table de concertation interreligieuse ont affirmé qu’il était très clair pour eux que la limite de dix personnes s’appliquait aux immeubles, pas au nombre de portes. Il faut croire que nos anges des ténèbres sont durs de la feuille. Aucun d’entre eux n’a saisi ce que tous les autres ont compris du premier coup?

En fait, ce n'est pas tellement qu'ils ne comprennent pas. Ils ne supportent tout simplement pas qu'on ne capitule pas devant leurs exigences. 

Si les dirigeants hassidiques ont décidé de boycotter la table interreligieuse, c'est qu'ils avaient plus à gagner en mettant tout leur poids à une autre table de concertation. Une table ségréguée où seules les composantes de confession juive se retrouvaient entre elles.

En lisant les évènements relatés dans le jugement sur l’injonction provisoire, on a une petite idée de ce qui s’est passé autour de cette table de concertation parallèle.

Il semble que nos lobbyistes soient parvenus à administrer une superbe clé de bras au cool Dr David Kaiser, chef médical à la Direction de santé publique de Montréal. Si bien qu’entre le 23 et le 24 janvier 2021, le pauvre docteur qui siégeait à la table juive a fait un 180 degrés dans son interprétation des directives et leur a finalement ouvert tout grand les portes (de service!) des synagogues. Qu’est-ce qu’on ne dirait pas sous la torture, n’est-ce pas? Entre temps, on apprend au paragraphe [96]  du jugement, que Kaiser n’a pas consulté ses supérieurs à la Direction de la santé publique avant d’ouvrir les vannes. Ça sent le coup fourré à dix lieux (de cultes) à la ronde.


Le Bobov Mayer Feig et le Satmar Abraham Ekstein. Qu'ils viennent de New York, d'Argentine ou d'ailleurs, les activistes hassidiques n'ont pas que la barbe et les rouflaquettes en bataille. Partout dans le monde, les fous d'Abraham veulent imposer leurs diktats et leur loi. Partout, ils soulèvent le tollé et l'indignation.

Comment ne pas rigoler quand on entend Abraham Ekstein soutenir sur les ondes de Radio-Canada  qu’ils ne savent plus sur quel pied danser avec toutes ces modifications de décrets. On pourrait les croire s’ils nous parlaient de Rumba, de Mambo ou de Salsa, mais certainement pas quand il est question de Mitzvah Tantz (danses des mariages hassidiques) que leurs ouailles n’ont pas cessé de pratiquer même au temps du coronavirus.

N’ayez crainte. Ces joyeux noceurs n’ont pas attendu la volte-face de Kaiser du 24 janvier dernier pour se gosser une directive à leur goût. 

Souvenez-vous de Mayer Feig, le soir de l’Halloween dernier. Pendant que la police était débarquée à la synagogue derrière le YMCA du Parc et que quelques 40 de ses disciples hors-la-loi se sauvaient à toutes jambes par la ruelle, nous l’avions surpris répétant qu’ils avaient droit à 25 fidèles par salle et par porte. Cliquez ICI pour le voir et l'entendre dire.

Mayer Feig devant une de ces «portes» de la synagogue du 5555 Hutchison d'où sortent encore des hassidim après la descente de police.

Luc Ferrandez, l’ancien maire du Plateau qui a souvent eu à se coltailler avec eux ne s’en laisse plus compter. «C’est très difficile d’en arriver à des ententes avec les hassidim parce qu’ils réinterprètent constamment la loi en fonction de leurs besoins… [Ils se disent] ça, c’est la loi, maintenant qu’est-ce qu’on peut faire pour la contourner ? Dès que tu oublies une virgule quelque part dans un texte qui leur permet de faire quelque chose qui est contre l’esprit de la loi, ils vont le faire. » Ce n’est pas François Legault qui contredira Ferrandez sur les manigances de ces «fins finauds» 

Originaire d’Argentine, Abraham Ekstein est un Satmar tout comme l'arrogant et dur à cuire Max Lieberman qui fait toujours face à une accusation de manoeuvre dolosive (fraude)

Interviewé par Paul Arcand sur la question des écoles hassidiques demeurées ouvertes alors que toutes les écoles du Québec étaient désertées, Ekstein qui est pourtant le président de l’Association hassidique juive pour l’enseignement à la maison a prétendu ne pas être en mesure de parler de ce dossier… sauf pour dire que «les administrateurs ont interprété la directive de façon plus permissive que le gouvernement». Encore de l’enfirouapage, quoi! Ça ressemble comme deux gouttes d’eau au traficotage que décrivait Ferrandez à Patrick Lagacé.

Pour ajouter l'injure à l'insulte (à l'intelligence), le CJHQ dont Ekstein est un administrateur patenté n'a pas hésité une seconde à accuser le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, «de se servir de la communauté hassidique comme bouc émissaire en envenimant inutilement le climat social». Ils n'ont vraiment peur de rien!

Dans les médias, Ekstein a également dénoncé «la réaction totalement disproportionnée des policiers» avant de nous tartiner qu’«il n’y avait pas de personnes armées, pas de gangs, pas de drogue. Juste des prières 
[dans ces synagogues]». Abrahaaaam? Tu oublies juste une chose. Le virus. Un virus que vous répandez, entre autres, en postillonnant vos prières à haute voix et en gang, quand ce n’est pas en meutes virulentes. Nous faire avaler des couleuvres une fois de temps en temps, ça peut aller, mais des boas...

En passant, on aimerait bien qu'Abraham ou un de ses complices nous fasse visiter leurs fameuses synagogues à portes multiples. Avez-vous déjà vu ça, vous, des portes de secours qui ne servent qu'à évacuer une pièce unique? Une pièce qui ne doit donner accès à aucune autre partie d'un édifice? Si de tels niques à feu existaient, il faudrait leur interdire d'y mettre les pieds. On le répète: la 489e mitzvah est très claire: «Ne pas se tenir inactif si la vie d'une personne est en danger».

Sans la prière, finit par confesser Ekstein, la vie est impensable et n'a aucun sens. Comment pourrait-il en être autrement quand ils enfoncent 613 commandemens dans le coco de leurs rejetons captifs depuis leur première dent de lait? Il y a certainement de quoi être victime d'un méchant sevrage quand le robinet à prières se referme subitement. On devrait peut-être leur proposer un palliatif. En attendant l'arrivée du Messie de Pfizer, les boys, une petite shot de benzodiazépine, ça ne vous tenterait pas? 

Parce que là, là, il va falloir vous calmer un peu et respirer par le nez. Avec tous vos sparages et vos délires des derniers mois, Philipe Tomlinson a même été forcé d'annuler  la première réunion de sa fameuse table de concertation sur le bon voisinage qui nous coûtera pas loin de 75 000 $. À ce prix-là, ne faudrait pas que vos petites crisettes d'hystérie durent trop longtemps. 



Avez-vous remarqué? Quand Tomlinson veut minimiser les problèmes que soulèvent les citoyens d'Outremont à propos des abus des dirigeants sectaires, il pointe systématiquement 
«un petit groupe de deux ou trois personnes intolérantes, toujours les mêmes!». Par contre, lorsque des centaines de hassidim font du grabuge ou bafouent les directives sanitaires, le maire parle encore de «petits groupes». Il y a pourtant eu des descentes de police dans NEUF synagogues et pas loin de 250 interpellations. Allo les petits groupes !

À compter de jeudi soir prochain, c'est la Pourim qui commence. On se demande bien comment ça va se présenter. Les fanatiques irréductibles vont-ils imiter Moïse et briser les tables de la loi? On ne tardera pas à le savoir. 

Les Rachel Bendayan, Justin Trudeau, Valérie Plante, Philipe Tomlinson et bien d'autres se font les meneuses de claques de cette minorité de dirigeants fanatiques qui, ici comme ailleurs dans le monde, sont passés maîtres pour faire la pluie et le mauvais temps partout où ils passent. 

La mesure ayant été dépassée depuis longtemps, on se demande encore comment il est possible que les politiciens de tous pallier gouvernementaux se laissent encore conter fleurette ou menacer par tous ces bondieusards intégristes. Il faut croire que l'appât du vote est aussi addictif sinon plus que les chips, les pinottes, la coke et le «comfort food»

Il y a deux jours à peine, le gouvernement Trudeau accordait à Michael Rosenberg, le fauteur de trouble-en-chef, un beau contrat juteux pour un des «joyaux» de son empire immobilier.

Imaginez. Le survivant de la Covid-19 avait justement chopé cette peste à son hôtel de l'aéroport P.E.T. en méprisant les consignes du gouvernement goy. Depuis aujourd'hui, il va pouvoir se remplumer en le remplissant de voyageurs qui, eux, seront forcés d'y garder une quarantaine obligatoire à prix fort. Vive la grosse ploutocratie décomplexée.

Dans le dossier de l'agrandissement de la synagogue Bernard/Champagneur comme dans bien d'autres, Tomlinson mange dans l'écuelle que Rosenberg a déposée à ses pieds.

Mais il y a plus troublant qu'un nabab qui se graisse la patte. Tous ces rabbins fondamentalistes qui, pendant qu'ils nous chantent le bien-vivre ensemble et le bon voisinage d'un côté de la bouche, lobotomisent leur petit peuple soumis à des lois dignes de celles de Jim Crow. Interdiction de mariages hors-secte, ségrégation dans les établissements scolaires, dans les transports interurbains, dans les lieux de rassemblement. Et gare à ceux et celles qui oseraient briser leurs chaînes. Ils sont condamnés à la mort sociale, au banissement familial, à l'ostracisme sectaire et ce, jusque dans le cimetière. 

Vive le militantisme Woke qui combat et protège les dirigeants rabbiniques et leurs mécènes racistes. Ben quoi? On n'a pas le droit de dire ça? Voyons donc... y z'arrêtent pas de nous le dire. Et puis, une fois n'est pas coutume. OK, on ne le dira plus!

Pour terminer sur une belle note, que diriez-vous d'un petit album photo souvenir? On va l'appeler Il était une foi

Album photo de Max Lieberman:



Album photo de Mayer Feig:



Album photo d'Abraham Ekstein: