jeudi 24 novembre 2011

LES GÎTES DU PASSANT, LES GÎTES DU RESTANT

«Certains propriétaires ou locataires transforment leurs appartements locatifs en gîtes ou en résidences de tourisme pour les louer à court terme. Quand on fait cela de façon systématique, à l’année longue, on prive un locataire d’occuper ce logement-là, De plus, les gens de passage ne sont pas des voisins avec lesquels tu peux établir des relations. Ça tue le tissu social. La Ville de Montréal devrait se doter de lois et règlements pour pincer les illégaux».
Luc Ferrandez, journal Le Plateau, 16 novembre 2011.

Pas mal, l'analyse du maire du Plateau, vous trouvez pas? Un gîte du passant illégal, c'est un locataire qui est détroussé d'un logement. En plus, c'est un voisin inconnu avec lequel on ne pourra jamais établir de relations. Avouez que ça fait mal quand on a à cœur l'occupation du territoire sur un mode de quartiers et de villages.

C'est drôle, mais il n'est pas le seul à voir les choses de cette façon. Dans le Mile-End et à Outremont, pas mal de monde pense exactement comme lui... à l'égard des lieux de culte illégaux.

Chaque fois qu'un appartement locatif est débaptisé au profit d'un Dieu, ÇA TUE LE TISSU SOCIAL. Vous en voulez une preuve patente?


Pendant des années, une petite famille a vécu paisiblement au 2e étage du 5253 Hutchison.

Une maman originaire de France, un conjoint québécois anglophone et un petit garçon qui ne demandait pas mieux que de partager le balcon avec le chat, une guitare et le soleil d'après-midi.



Il aura fallu que les administrateurs de la synagogue First Mesifta Hutchison qui o
ccupait le rez-de-chaussée obtiennent un permis sous de fausses représentations pour que la famille ne soit expulsée de son logement.



Le 1er avril 2007, frigo et cuisinière se sont retrouvés sur le trottoir. Suivront planche à repasser, aspirateur, boîtes de vaisselle, vêtements, plantes empotées, poubelles et
... souvenirs!





Depuis 2008, d'innombrables plaintes ont été portées au chef de la division des Permis et inspections du Plateau Mont-Royal. Inspecteurs et élus ont été alertés autant comme autant, mais rien n'a jamais bougé. Était-ce parce que ce lieu de culte appartenait à la puissante famille Rosenberg? N'en déplaise au conseiller de Ville du Mile-End, Alex Norris, la question se pose. Et comment!


Regardez un peu cette photo de la synagogue du 5253 Hutchison qui dispense maintenant ses cours religieux jusque dans l'appartement du 2e étage et dites-nous, sans rire, que ça ne tue pas le tissus social!



Mais maintenant qu'on connaît les principes qui guident le maire du Plateau, l'espoir renaît. On se dit qu'il va certainement bouger sur le dossier du faux logement d'un rabbin fantôme.

Ce sera d'autant plus facile que, contrairement au cas des gîtes du passant illégaux, il n'aura pas à demander à la Ville de Montréal de se doter de lois et règlements pour expulser les illégaux du 2e étage du 5253 Hutchison. En cette matière, la législation n'attend plus que quelqu'un se donne la peine de l'appliquer. C'est pas beau, ça?

Et si certaines personnes dans l'entourage du maire Ferrandez lui conseillent de faire le mort comme l'ont fait les administrations du Plateau et d'Outremont, qu'elles sachent seulement que les citoyens ne lâchent pas toujours le morceau facilement. Vous voulez encore un exemple?

Lundi, mardi et mercredi (oui, oui, cette semaine!), se tient le procès de M. Pinchos Freund au palais de Justice de Montréal.

En 1980, ce
résidant de la rue Bloomfield avait illégalement transformé un duplex résidentiel en un lieu de prière. Il violait ainsi l'article 3.5 du règlement Numéro 1044-1 de la Ville d'Outremont.

Imaginez.
Ça fait 30 ans que les autorités municipales ferment les yeux. Comme les autres, l'ancien maire Harbour et son héritière, Marie Cinq-Mars, ont tout fait pour que le dossier soit oublié dans un placard.

C'était sans compter sur la détermination des citoyens. C'est vrai, il en aura fallu des périodes de questions houleuses aux assemblées du conseil d'arrondissement d'Outremont avant que les citoyens viennent à bout de l'entêtement de la mairesse et qu'elle ne dise enfin: «Lorsqu'il y a mauvais usage d'un endroit, il faut se conformer. Les règlements sont les mêmes pour tout le monde. On va vivre en harmonie si tout le monde suit les mêmes règles.»
(Voir La Presse, 9 mai 2009) Bon gré, mal gré, le dossier a toujours bien fini par se retrouver entre les mains de la justice.

Oh! bien sûr, on ne va pas crier victoire trop vite, d'autant que Cinq-Mars n'a pas pris de chances.
À la séance du conseil de l'arrondissement du 6 septembre dernier, elle a fait adopter un projet de règlement qui fait en sorte que les élus pourront accorder une dérogation de zonage à qui souhaiterait construire, modifier ou d'occuper un immeuble sur un terrain où le zonage l'interdit actuellement.

Est-ce à dire que si le tribunal décrétait la fermeture de la synagogue illégale du 1030-1032 Saint-Viateur, Marie Cinq-Mars se servirait de son nouveau projet de règlement pour émasculer le jugement? Le 6 septembre 2011, la mairesse ne s'en est même pas caché:
« La synagogue du 1030 - 1032 pourrait faire l'objet d'un changement d'usage. » Avouez que ça tranche avec sa déclaration du 9 mai 2009.

Mais des tours de passe-passe, nous en avons vu d'autres. Et tout comme le Plateau ne souhaite pas de gîtes du Passant illégaux, nous n'accepterons pas les gîtes du
Restant clandestins sur nos rues résidentielles.

Au fait, Mme Cinq-Mars, pas plus tard que samedi dernier, il est venu à nos oreilles que la résidence située au 411 Wiseman servait de synagogue. Après vérification sur le site Web iMasoret, nous nous sommes aperçu que ce n'était pas seulement une rumeur.


Le jour du Sabbat, les fidèles se rendent à cette adresse et s'y engouffrent par la porte de garage.

Ci-contre, deux dévots y débarquant entre chien et loup.

Nous avons bien peur, madame la mairesse, que votre tout nouveau règlement pour distribuer des dérogations de zonage aux illégaux va rouler comme une planche à billets.
Espérons que vous ne pèterez pas votre budget d'encre.

samedi 12 novembre 2011

LE ZÈLE MODULÉ

« C’est incroyable ce qu’on a fait à notre pays depuis 30 ans... J'ai été en Gaspésie quand j’avais 16 ans. À partir de Trois-Pistoles, t’avais l’impression d’une terre battue par la mer et par le vent. Maintenant, s’tie, c’est une succession de p’tites maisons que t’aurais pu trouver à Terrebonne, à Laval qui se sont installées sur cette côte-là. Comment ça se fait qu’on n’a pas protégé plus que ça?... On a abandonné notre mode d’occupation du territoire qui était un mode de quartiers et de villages... Il y a dix ans, [ Gilles] Duceppe avait sorti un petit document donnant les 100 raisons pour construire le Québec. Il n’y en avait pas une qui faisait référence au pays physique. C’était la langue, l’emploi, les relations fédérales-provinciales, les juridictions. Je suis allé le voir et lui ai dit : M. Duceppe, voulez-vous construire un pays sur Internet? Y’est où le pays physique dans votre affaire? Quand est-ce que vous parlez de paysage, d’aménagement du territoire, de la façon de vivre dans les quartiers?»

Luc Ferrandez, en vedette dans le film République, un abécédaire populaire
Dans sa chronique de samedi, c'était au tour de Foglia de décrire l'endroit où il avait donné rendez-vous à trois jeunes slamers: «[ Au métro Angrignon] prenez le boulevard Newman jusqu'au boulevard Dollar, pas loin y'a un café, me souviens plus de son nom, mais vous ne pouvez pas vous tromper il est dans la cour d'un magasin de vitres d'autos, y'a aussi un Jean Coutu pas loin, combien on parie que ce Jean Coutu-là bat les records des ventes d'antidépresseurs de toutes les pharmacies de toute l'Amérique du Nord?»

Les promenades de la Cathédrale, rue Sainte-Catherine


Non seulement les architectes ne pourront pas contredire le maire Ferrandez lorsqu'il affirme qu'il n’y a pas d’endroits au Québec où tu peux rouler pendant une heure et dire que tu trouves ça beau, mais ils devront admettre que Ferrandez est très très gentil. Une heure en bagnole? Ben voyons donc. On n'est même pas capable de faire 5 minutes à vélo ou 15 minutes à pieds à Montréal sans rencontrer des horreurs monumentales.
Mile-End: Immeuble de Rosdev photographié depuis le stationnement du Home Depot de la rue Beaubien.
Entendons-nous. Il y a de très beaux immeubles dans la métropole, mais ils sont si parcimonieusement parsemés le long de nos rues «asphaltées» qu'il faut choisir les tronçons de rues pour ouvrir les yeux et apprécier le paysage bâti.

On a le droit de fantasmer, mais ce n'est pas demain que Montréal pourra rivaliser avec Barcelone ou même Milan.
La promenade (à vélo) de la cathédrale de Milan
Évidemment, c'est assez cochon de comparer la «Catherine» avec le centre historique d'une grande ville européenne. On n'est pas dans les mêmes ligues.



Aussi, plutôt que de jouer à la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf, contentons-nous de prendre des bouchées raisonnables
. Pensons, par exemple, à la pub qui pollue nos espaces publics.
Projet Montréal a pris l'engagement de réduire la pollution visuelle dans nos milieux de vie. Alex Norris, conseiller de la Ville pour le Mile-End a déjà dans sa mire les envahissants panneaux publicitaires extérieurs juchés sur nos toits.



Immense pub de Twin Set vue depuis le toit de la cathédrale de Milan.




Pub sociétale incitant à l'utilisation du transport en commun, aux coins de Fairmount et avenue du Parc. Norris fera-t-il une exception pour celle affiche qui fait la promotion d'une valeur qui lui tient à cœur?



En septembre 2010,
le spartiate conseiller de Projet Montréal s'était donné un an pour les démanteler du territoire de son arrondissement. Ça aurait certainement fait du bien à nos cerveaux déjà massivement irradiés par le bombardement d'images de surconsommation. Mais ne nous faisons pas d'illusions. Plus de 14 mois plus tard, on peut encore dire que ce n'est pas demain que notre ciel sera déclaré «No pub's land», car les publicitaires n'ont pas l'intention de le laisser démanteler leurs échafaudages sans réagir.
En attendant la fin de ce bras de fer, Alex Norris a choisi de sévir au ras des pâquerettes.
Le 12 août dernier, M. Norris écrivait une lettre aux propriétaires du nouveau A & W
qui allait bientôt ouvrir ses portes au coin des rues Saint-Denis et Mont-Royal.

Éminemment sensible au raffinement et à l'esthétique dans son arrondissement,
le conseiller y dénonçait «la laideur et le mauvais goût de l'enseigne commerciale temporaire» du commerce de restauration rapide. Norris terminait sa lettre en ces termes: «Si vous êtes absolument déterminés à vous installer dans notre quartier, je vous prie de le faire de façon plus respectueuse de nos citoyens et de notre architecture patrimoniale.» Et vlan! Quelle jouissance de voir un élu dire sa façon de penser à un illettré du design qui ose enduire ses vitrines d'une pellicule orange Crush.

C'est qu'il n'a pas froid aux yeux, notre ami Norris. Que ce
franchisé ait souhaité soustraire aux yeux des passants les travaux de rénovation jusqu'au jour de l'ouverture ou qu'il ait prévu boucher ses vitrines pour de bon, ça ne semblait faire aucune différence aux yeux du conseiller de ville. Même le fait que la réglementation municipale ne lui donnait aucune autorité pour intervenir (c'est l'arrondissement qui me l'a confirmé), Alex avait décidé de lui passer un savon et de le réprimander vertement.
Un excès de zèle, non seulement on peut comprendre ça de la part d'un être passionné qui souhaite ce qu'il y a de mieux pour ses électeurs, mais on peut même l'applaudir. Ce qui est un peu plus difficile à accepter, c'est de voir ce même élu donner franchement l'impression que son zèle est modulé selon l'estime qu'il a (ou n'a pas) pour le commerçant ou le propriétaire fautif.

Il est où le conseiller Norris lorsque des
intégristes investissent tantôt légalement, tantôt illégalement des immeubles du Mile-End sans agir de façon respectueuse de ses citoyens et de notre architecture?

On aimerait bien ça mettre la main sur des
communiqués publiés sur le site de son parti où Alex s'adresserait avec autant d'intensité et de détermination à l'égard des Aaron Drazin, Michael Rosenberg et autres propriétaires des immeubles des communautés hassidiques qui font preuve d'une bien plus grande insouciance et de beaucoup moins de respect des citoyens que le franchisé du A & W de la rue Saint-Denis. Ce dernier, au moins, ne donnait pas à ses vitrines une allure de taudis en décrépitude.

Mais peut-être est-ce trop demander. Après tout, le retour sur investissement électoral du proprio de A&W ne fait pas le poids avec celui que peut offrir une secte d'intégristes religieux.


Depuis près de cinq ans, les vitrines de l'ancien restaurant La Grand-Mère Poule sont tapissées de papier kraft sans qu'Alex Norris ne s'insurge.








Quelqu'un peut-il se risquer à nous dire depuis combien d'années la synagogue (officiellement centre communautaire hassidique) au coin de Van Horne et Parc nous fait bénéficier de ses vitrines crados sans soulever l'indignation d'Alex Norris?







Sur l'avenue du Parc, un local aussi ragoutant que sans permis pendant une longue période.








Avouez que c'est chic et respectueux des résidents de la rue Jeanne-Mance.




Peut-être que je devrais inviter Alex à m'accompagner au cinéma du Parc, le 19 novembre. On y présentera Urbanized, le film de Gary Hustwit qui traite de l'organisation des villes et de leurs problèmes. Alex, si tu veux, on s'arrangera pour y aller avant Gérald Tremblay. It's a deal?


dimanche 6 novembre 2011

LE TUNNEL CLANDESTIN, VERSION BOBOV

Le 19 juin 2011, à 19 h 10, le greffier de l'arrondissement du Plateau déclarait que les opposants à l'agrandissement de la synagogue Bobov du 5363 Hutchison avaient gagné le référendum. Après une saga de trois ans, nous allions enfin pouvoir passer à autre chose.

Mais, de toute évidence, l'issue du vote est restée comme une arête en travers de la gorge des autorités hassidiques.

Jeudi dernier, près de 150 jours après le vote, même Michael Rosenberg, le nabab de la communauté hassidique d'Outremont, n'a pas pu résister à l'envie de qualifier le geste des opposants à l'agrandissement de la synagogue de «purely anti-Semitic». Il s'en est confié au McGill Daily, le journal étudiant de l'Université McGill dont la devise est ironiquement NOT KOSHER FOR 100 YEARS

(cliquer ICI pour lire l'article du McGill Daily qui se penche sur mon «cas»)


Déjà, lors de la Journée des bons voisins 2011 qui s'est tenue
sur la rue Saint-Viateur, le 18 septembre dernier, Mayer Feig, le lobbyiste hassidique avait établi son campement sur la rue aménagée pour accueillir des activités de yoga, danse, réparation de vélos, groupes de musique et expositions d'art public.

Installé sous une tente, au coin des rues Saint-Viateur et Jeanne-Mance, le lobbyiste professionnel n'était pas là pour initier les résidents du coin à l'entraînante musique klezmer. Un mois après sa défaite référendaire, il s'affairait toujours à sonner la charge.

Mayer Feig à son kiosque, en compagnie de Leila Marshy et Kathryn Harvey qui ont reçu l'appui indéfectible d'Alex Norris, conseiller de ville pour Projet Montréal (cliquer sur l'image pour voir quelques photos de sympathisants à leur table)

Avec l'aide de quelques coreligionnaires et de ses deux nouvelles «amies de la rue Hutchison» qui constituent sa garde prétorienne, Mayer Feig distribuait le même dépliant truffé de faussetés et de contrevérités qu'il avait fait concocter avant le référendum dans l'espoir d'écraser les adversaires de son projet d'agrandissement.

De la part de Leila Marshy et Kathryn Harvey, le geste apparaissait d'autant plus paradoxal que quelques jours avant le vote référendaire, les deux porte-étendard de ce nouveau groupuscule s'étaient fait les apôtres de l'harmonie planétaire et de l'amour infini sur leur page Facebook:

«
I hope, no matter the outcome of Sunday's vote, that we (all of us - Hassidim, non Hassidim, francophone, anglophone) can get together. Not to debate, not to argue, not to convince one side or the other. But to share a drink, a laugh, and some good conversation»?

On repassera pour ces vœux pieux et à cet appel à se faire des
«guili guili» avec un abat-jour sur la tête!








Mayer Feig encourageant Leila Marshy pour son bon travail sur la page Facebook de Friends of Hutchison Street.

Voilà un mouvement qui semble aussi spontané que celui des syndiqués qui, à «l'invitation» de la FTQ, quittaient les chantiers de construction, la semaine dernière.





Pendant que Mayer Feig roulait des yeux doux sur la rue Saint-Viateur dans l'espoir de gagner à sa cause la sympathie de «bons voisins», d'autres résidents qui refusaient de se mettre la tête dans le sable, ont plutôt recouru à la Loi sur l'accès à l'information.

Cliquer sur l'image

L'effort n'a pas été vain, car dans les dossiers du service des inspections du Plateau Mont-Royal, nous avons déterré un document digne d'intérêt.

Dans ce fameux document (cliquer ICI pour en prendre connaissance — voir page 6), nous avons appris qu'en septembre 2001, M. Jacob Spira, un membre de la communauté hassidique qui réside au 5355 Hutchison, s'est fait prendre par des inspecteurs à creuser un passage reliant son immeuble au duplex du 5361 Hutchison qui, quel hasard, est collé à la synagogue de toutes les controverses.

Lors de la séance d'information publique tenue le 29 avril 2010 par l'arrondissement du Plateau Mont-Royal à propos de cette demande de dérogation de zonage, nous ne savions pas que des propriétaires hassidiques étaient déjà passés à l'acte en reliant clandestinement deux des trois duplex mitoyens de la synagogue. Cela ne nous avait pas empêchés, ce soir-là, de faire part de nos craintes en ce sens, puisque le scénario s'était déjà produit à différentes reprises dans le quartier. Pensons aux cas patents de la synagogue du
5344 Jeanne-Mance et suivants (cinq duplex avaient été reliés, puis transformées en une seule méga synagogue) et de la synagogue du 5555 Hutchison dont un passage secret reliait au dortoir illégal du 5569-5571 Hutchison.

La stratégie des petits pas utilisée par les autorités ultraorthodoxes ne semble pas être à la veille de tomber en désuétude. Regarder, par exemple ce qui vient de se passer aux triplex portant les adresses civiques
5896 à 5906 avenue du Parc. C'est ce même Jacob Spira, notre spécialiste en passages souterrains, qui vient de les relier par le sous-sol pour en faire ce qui semble être devenu une grande synagogue. Cette fois, les autorités hassidiques ont baptisé le projet «centre communautaire» afin, probablement, de contourner le zonage qui, à cet endroit, interdit l'établissement de lieux de culte. Futées, hein?

Forts de cette nouvelle révélation des activités «minières» autour de la synagogue Bobov du 5363 Hutchison, vous comprendrez, qu'à nos yeux, les propos «rassurants» des Feig, Rosenberg et autres autorités ultraorthodoxes ne sont pas, mais vraiment pas parole d'évangile.

En passant, quelqu'un est-il en mesure de nous expliquer pourquoi, à quelques exceptions près, les «amis de la rue Hutchison» sont tous des Friends of Hutchison Street
? Pour un Thérien ou un Karabineris, on y retrouve presque exclusivement des Marshy, Harvey, Norris, Feig, Pollack, Cooper, Feldman, Kirk, Leve, Kasirer, Daley, Rogers, Stevens, Blackmore, Conlin, Smith, Silberman, Katz, Malbranck, Keesal, Milo, Stoker Leighton, Moser, Boro, Dolgin, Keesal, Louder, Ones, Gregor-Pearse, de Boer, Danger, Morgenstern, Jenny, McKenna et Hornby. C'est certainement le fruit du hasard.