dimanche 10 juillet 2011

LA "TOURISTA"

Je me proposais de faire ma chronique sur la problématique de la salubrité publique. Croyez-moi, c’est un filon que l’on pourrait exploiter ad nauseam.

Mais il fait si beau que je me suis ravisé. D'autant plus qu’à quelques jours des vacances de la construction, le sujet n’est pas particulièrement ragoutant. À cette période-ci de l'année, on rêve plutôt d’air salin, de lacs clairs et de paysages grandioses. C’est un temps à fredonner du Pink Martini sur une terrasse romaine, à se badigeonner de Deep Wood dans un parc national ou à faire un trekking mythique au Ladakh.

Qu’importe l’endroit où vous passerez vos vacances, il vous faudra bien manger. Aux bourlingueurs habitués à rouler leur bosse hors des sentiers battus, inutile de rappeler que chaque gargote abrite sa va-vite. Il leur suffira d’éviter les crudités et les eaux « dormantes » qui grouillent de coliformes et autres « bibites parasitiques » pour faire un voyage paradisiaque.

Quant aux sédentaires qui comptent plutôt faire du Balconville, ce sera beaucoup plus simple. L’eau du robinet et les salades (même exotiques!) sont de tout repos. C’est sans compter que la plupart des restaurants et traiteurs de la métropole et d’ailleurs au Québec prennent soin de faire les choses selon les règles hygiéniques les plus strictes. Après tout, il y va de leur réputation, de la santé de leurs entreprises... et de leurs clients. Cela vaut pour tous les types d’aliments, y compris pour la nourriture cachère.

Alors que certains affirment que la nourriture supervisée par les autorités rabbiniques est synonyme de santé (voir vidéo) et une garantie de qualité sans pareil (voir vidéo) , il y a parfois nettement (sans jeu de mots) matière à amélioration.


Êtes-vous déjà allés visiter le site Resto-Net qui tient un palmarès des inspections sanitaires des établissements alimentaires montréalais?

Peut-être serez-vous surpris d’apprendre qu’au 360 rue Saint-Viateur Ouest, à deux pas du YMCA aux fenêtres givrées, le service traiteur cachère Oineg Fine Kitchen se mérite la médaille d’or (dure), ex aequo avec le restaurant chinois U & Me de la rue Sainte-Catherine et le Resto Rosie de la rue Pierre, à Montréal-Nord. Chacun de ces trois lieux de gastronomie (ou gastro tout court?) s'est surpassé en récoltant, chacun, 11 amendes pour des manquements au niveau de la salubrité.

En plus de contrevenir à différentes
normes d’hygiène, Oineg s’est également vu remettre une amende particulière puisqu’il est interdit «d’entraver le travail d'une personne autorisée dans l'exercice de ses fonctions, de l'induire en erreur ou de tenter de le faire, de négliger ou de refuser de lui obéir.» Décidément, il est coriace et pas vraiment en odeur de sainteté ce traiteur ultraorthodoxe.

Bouts de baguettes moisies à la porte du traiteur Oineg. Excellent pour attirer la vermine.


Là dessus, je vous souhaite de très belles vacances où que vous alliez. Moi, pas plus fou que les autres, je prendrai une pause estivale. Bye! Bye! Blogue pour les semaines à venir. Je n'offrirai que les services essentiels, le cas échéant, et vous reviendrai à la rentrée tout ragaillardi et... avec plein de surprises.


Bon été et à très bientôt
.

1 commentaire:

Jean-Marc Corbeil a dit…

Parions qu'OINEG FINE KITCHEN sera le point de rendez-vous des amis de la rue Hutchison!!!