jeudi 27 mai 2010

LE NIQAB HASSIDIQUE

Les trois journée d'audiences sur le projet de loi 94 qui ne tolère plus le voile intégral dans l'administration publique ont débuté le 18 mai dernier. Pas moins de 17 mémoires provenant d'organismes tel le Mouvement laïque québécois, le Barreau du Québec , la Ligue des droits et libertés, la CSN, le Conseil du statut de la femme, la Fédération des Canadiens Musulmans, la FTQ ont été présentés.

Sur The Shteeble, un site de la communauté juive de Montréal, un article explique pourquoi le Congrès juif du Québec (QJC) n'a pas souhaité présenter sa position sur le projet de loi 94 et l'interdiction du port du niqab au Québec. Au bas de l'article, deux commentaires seulement, mais ils ne manquent pas d'intérêt.

Sous le pseudonyme " confused ", l'aut
eur du premier commentaire se réjouit de la non intervention du Congrès juif section Québec puisque l'interdiction du niqab n'a aucun impact sur la communauté juive de Montréal. Mais " de vimy ", le second commentateur, se révèle nettement plus préoccupé et il ne se gêne pas pour faire redescendre " confused " sur terre.

"Malheureusement, cette loi aura un impact significatif sur notre communauté. Certains droits auront préséance sur d'autres. Par exemple,
l'égalité des sexes primera sur le droit de pratiquer sa religion. Ainsi, le frum (celui qui observe les 613 commandements de la Torah) ne pourra plus exiger un homme infirmier s'il est hospitalisé..."


Les ultraorthodoxes vont-ils laisser laisser les choses se "dégrader" ainsi sans rien dire? Vont-ils laisser les femmes prendre du galon jusqu'à devenir leurs égales? Leur permettre de chanter et d'étudier la Torah? Ô sacrilège! Un homme ne pourrait plus répudier sa femme s'il devait soupçonner d'être inféconde? Il ne manquerait plus que ça. À quoi pourrait bien servir une femme si elle n'est même pas foutue d'être mère? Si le projet de loi 94 devait être adopté, à quoi lui servirait-il encore de commencer sa prière du matin par ses mots : « Loué soit Dieu de ne pas m'avoir créé femme »?

En Israël, par exemple, de plus en plus de lignes d'autobus publics séparent " l'ivraie" du bon grain en forçant les femmes à voyager dans des autobus ségrégués ou à céder leur place aux mâles ultraorthodoxes et à se réfugier à l'arrière des autobus.


Demandez donc à Kim Glassman, cette jeune israélo-américaine, comment elle apprécie être refoulée par les ultrareligieux.

cliquer sur sa photo pour visionner la vidéo

Alors qu'il y a dix ans à peine, ce type d'autobus ségrégués était inexistant, aujourd'hui, à Jérusalem, il existe plus de 90 de ces lignes d'autobus dignes de l'ancien apartheid sud-africain. Et ce type de ségrégation se transporte désormais dans les hôpitaux, les bureaux de poste et sur les vols d'avion.

Au point où les activistes des droits publics se demandent où cela va s'arrêter. Même Naomi Ragen, célèbre écrivaine israélienne orthodoxe est partie en croisade contre les autobus ségrégués (cliquer ici
pour visionner le reportage).


Vous nous direz: "Ouaie! mais Montréal n'est pas Jérusalem!" Vous avez tout à fait raison... mais allez donc faire un petit tour sur les rues du Plateau et d'Outremont où passent chaque jour des centaines d'autobus scolaires destinés aux enfants de la communauté hassidique. Vous remarquerez que dès le jardin d'enfance, les petites filles hassidiques ne prennent jamais place à bord d'un autobus jaune où se trouvent des petits garçons. Et, croyez-nous, cette ségrégation ne va pas en s'estompant avec l'âge.

Bien sûr, puisque cela fait des lustres que vous n'empruntez plus les autobus scolaires, cela ne vous dérange peut-être pas.

Alors demandez donc à Marie-Soleil si elle a aimé autant que son petit frère Marc-Antoine sa fin de semaine au Crowne Plaza, l'un des deux hôtels que possède Michael Rosenberg, près de l'aéroport Trudeau.

Cliquer sur la photo de famille pour visionner le reportage de TVA

Papa et fiston ont pu faire trempette dans la grosse piscine à glissades d'eau alors que maman et fifille ont dû se contenter de la douche de leur chambre d'hôtel. La raison? Un groupe de garçons hassidiques pataugeait dans ladite piscine.
Est-on vraiment si loin que ça de Jérusalem?


Une chose est sûre. Ce ne sont pas les émules du rabbin Chaim Weiner qui manquent à Montréal.

Parions qu'il y en a un qui voudrait bien pouvoir se trouver une job à la STM.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Malheureusement l'exercice de la ségrégation constitue le pain et le beurre électoral des élus. Voyez ceux du Plateau qui accordent une dérogation de zonage pour un Shul dont les espaces destinés aux hommes et aux femmes sont séparés. Honte à vous messieurs Bergeron, Norris, Ferrandez, Boileau et Ryan, mais plus encore honte à vous mesdames Huggins et Duplessis. Vous blessez l'humanité.