Ce soir-là de novembre 2007, le chantre des libertés individuelles avait prêché la miséricorde à l'égard des ménnonites, des huttérites, des hassidim et autres sectes de tout acabit. "Certains petits groupes ne veulent pas (s'intégrer)... ils sont indissolubles... Au nom de la liberté religieuse et de la coexistence, on ne peut appliquer la loi de la même façon à tous."

Or le 24 juillet 2009, en dépit de l'allocentrisme gandhiesque de Julius, la Cour suprême a décidé qu'il y avait un "boutte à toutte" et que la poursuite du bien commun devait avoir préséance sur la satisfaction des mille et une croyances individuelles dans les affaires de l'État. C'était à peu près temps! (Lire le texte d'opinion de Jean-Louis Roy)
Il revient donc aux élus de faire les choix reliés à la gouvernance. Ils devront apprendre à dire: "S'cusez-nous si certains

C'est contre votre religion de faire prendre votre photo pour votre permis de conduire? Parfait! Ben... faites du pouce ou faites-vous conduire, a dit de façon plus élégante le plus haut tribunal du pays.
Comme l'a écrit aujourd'hui André Pratte, l'éditorialiste de La Presse, c'est un méchant coup de frein que vient de donner la Cour suprême. Et on espère que ça sentira encore longtemps le caoutchouc brûlé dans les salles d'audience de nos tribunaux.
Souhaitons que Julius avait sa ceinture de sécurité bien attachée. On ne le dira jamais assez: une cause est si vite arrivée!
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