vendredi 1 février 2013

LES MOTS HONTEUX ET LA BONNE NOTE


Hier avant-midi (30 janvier 2013), Julius Grey, l'avocat des Rosenberg, père et fils, s'est porté à leur défense comme un sauveur de la veuve et de l'orphelin. 

Dans une plaidoirie d'une heure trente, sans notes et en dépit d'une toge qui ressemblait davantage à un saint suaire en lambeaux qu'à la robe d'apparat, le jurisconsulte s'est insurgé avec grandiloquence contre les mauvais traitements que j'aurais infligés à ses protégés. 

Me Julius Grey avant sa plaidoirie.



Le plaideur s'est montré tout particulièrement horripilé par certains termes que j'utilise dans mon blogue. À ses yeux, les expressions «secte», «intégrisme», «extrémisme religieux» ou «ghetto» relèvent de l'injure de la pire espèce. 

Mais dites-moi, maître. Comment devrions-nous qualifier le mode de vie ou le degré de religiosité des communautés hassidiques d'ici et d'ailleurs? Faudrait-il parler de communautés ouvertes sur le monde? De pratiquants modérés? La rectitude politique dictera-t-elle que l'ultraorthodoxie devienne un synonyme de libéralisme? Allez donc lire l'article paru dans le New York Times d'avant-hier sur les escouades de la modestie qui sévissent dans les quartiers ultraorthodoxes de Brooklyn, la maison mère.

Sauf votre respect, Me Grey, dans mon dictionnaire, ces expressions sont tout à fait appropriées. Non seulement reflètent-elles la réalité, mais elles sortent de la bouche même de vos trois clients. Cliquez ICI, maître, pour sortir de votre torpeur. Vous verrez que les journalistes aussi les utilisent pour ces mêmes croyants.  

Même vous, Julius, y faites référence, à l'occasion. Souvenez-vous d'une interview que vous avez accordée sur TV5 à François Parenteau, le 8 janvier 2009. Vous conveniez vous-même que les écoles ethniques constituent de véritables ghettos: «Le ghetto, disiez-vous, c’est la pire chose au monde. C’est pourquoi je ne pardonnerai jamais à M. Charest d’avoir voulu subventionner à 100% les écoles ethniques.» 

Vous qui vous autoproclamez un libre penseur sans aucune espèce de sympathie pour les fanatismes religieux, l'extrémisme politique ou les bars de danseuses, vous n'êtes pas facile à suivre. Comme ça, j'aurais outrepassé les limites de la liberté d’expression? 

Serait-ce votre frère jumeau qui, le 14 juillet 2008, aurait signé une chronique intitulée Liberté d'expression dans le Journal de Montréal?

Voici ce que vous plaidiez alors: «Depuis quelques années, le Canada souffre d'une gentillesse étouffante. Il ne faut pas dire des choses qui blessent ou offensent des membres des lobbys puissants...   
Au nom de la gentillesse et des droits absolus des soi-disant victimes, nous sommes prêts à briser des carrières, à imposer des sanctions monétaires accablantes et même à utiliser le droit pénal contre ceux qui rechignent à l'orthodoxie dominante.»

Dans cette même chronique que vous avez pondue, vous êtes allé beaucoup plus loin. En citant trois nouvelles jurisprudences, vous avez ajouté:
«...il n'y a plus de sujets tabous et seule la propagande haineuse définie d'une façon très étroite est sujette à sanction. Il est peut-être temps de demander aux tribunaux de réexaminer les lois sur la propagande haineuse dont les risques à la liberté sont plus grands que les bénéfices».  

Ma parole, Maître! En vous lisant, je jurerais que vous étiez en train de plaider ma cause. Il n'y manque que mon nom à titre de bâillonné et de ceux des Rosenberg dans le rôle des soi-disant victimes. J'ai le regret de vous dire que la semaine du 14 janvier dernier, vous vous êtes trompé de camp. C'est-tu bête. Vous auriez dû être mon avocat. On aurait aplati mes fossoyeurs les doigts dans le nez!  

D'autant plus que les mots que me reprochent mon trio de poursuivants sont à des années-lumière de la «propagande haineuse» à laquelle vous faites allusion. 

Là-dessus, Julius, je vous laisse faire votre examen de conscience.

Oh! Une dernière petite chose pour mes lecteurs et lectrices.

Hier, Julius Grey a brandi à l'honorable juge Dallaire un «sondage» vieux de dix ans réalisé par Dieu sait qui et qui laissait entendre que les Rosenberg avaient décroché une sorte de A+ pour l'entretien de leurs immeubles. 

C'est drôle, car pas plus tard qu'aujourd'hui, la synagogue devant chez moi a été le théâtre d'un sauvetage périlleux. En raison de l'excellent entretien de ce lieu de culte, les pompiers ont dû intervenir afin d'éviter que des passants soient décapités par la tôle du toit qui menaçait de s'envoler (les photos sont une gracieuseté de voisins). 

En ce 31 janvier 2013, les pompiers ont dû sortir le camion-échelle et s’improviser couvreurs pour rafistoler le toit galeux de la synagogue Rosenberg.

C'est vrai qu'il faisait un vent à écorner les bœufs. Le hic, c'est que le même problème s'est produit exactement au même endroit le 28 décembre 2008. 

Ajouter une légende
Nous aurions pu prédire la chose, car depuis que les pompiers ont procédé au rafistolage d'urgence, il y a plus de quatre ans, les responsables de l'immeuble semblent tout bonnement avoir présumé que les pompiers avaient fait la job à leur place. Les propriétaire de la synagogue vont-ils poursuivre les pompiers de la caserne 30 pour malfaçon, en 2008? Je les vois d'ici brandir la garantie à vie sur les travaux exécutés par les combattants du feu.

Vous voulez savoir qui est le président et administrateur de cette proprette synagogue? Je vous le donne en 1000. Il s'appelle Martin Rosenberg, un de mes trois poursuivants.

Peut-être pense-t-il qu'il revient aux contribuables que nous sommes de payer pour entretenir ses édifices? 

Que diriez-vous si je passais le chapeau pour leur permettre d'au moins compléter les travaux de peinture de la corniche qu'ils avaient commencés à faire en... 2004?










lundi 28 janvier 2013

LE GOÛT DU FAISAN



En ce mois de janvier frisquet et à moins de deux jours du duel sans merci que se livreront Me Julius Grey et Me Rosalia Giarratano devant l’honorable juge Claude Dallaire, j’aurais cru pouvoir profiter du calme avant la tempête.

À gauche, le très médiatique Julius Grey et ses trois richissimes clients immortalisés dans un décor flairant l'omnipotence et l'establishment; à droite, dans un décor nettement moins pompeux, mes avocates Me Rosalia Giarratano et Hila Huelsen.
Pendant que les plaideurs de la cause qui m’oppose au puissant trio des Rosenberg et Werzberger fourbissent leurs armes en vue de leur prestation de mercredi, le monde, lui, ne s’arrête pas de tourner. Et pas toujours rondement, comme c’est, hélas! trop souvent le cas.

Me voici donc forcé de reprendre du collier et de souligner deux évènements d’intérêt public qui viennent refaire une ixième fois la manchette. 

Membres de la communauté hassidique de Boisbriand

Il y a à peine plus de deux semaines, le Journal de Montréal nous annonçait que la communauté hassidique établie à Boisbriand venait d’essuyer un quatrième jugement défavorable dans la cause qui l’oppose à la municipalité.

Cela fait presque huit ans que la secte refuse de payer sa facture d'eau potable. Une facture qui s’élève aujourd’hui à 2 millions de dollars et qui a coûté au-delà de 250 000 $ en frais juridiques à cette petite municipalité des Laurentides. Faut-il s’étonner que la mairesse Marlène Cortado doive se retenir à deux mains pour ne pas péter une coche? Revisitez mes chroniques du 12 avril 2012 et du 29 juin 2011 sur cette minable saga.
 

Par ailleurs, il y a à peine cinq jours, le téléjournal de Radio-Canada nous apprenait que le Gan unifié, l'organisme qui coordonne le réseau de garderies hassidiques en milieu familial, a commis «des centaines d'infractions administratives, comme des dossiers incomplets, des ententes inexistantes avec les parents ou encore l'absence de projet éducatif et de références sur les responsables». 

20 millions de dollars de subventions... mal gardées!

Cela fait plus de six ans que le Gan unifié n'a pas fourni au ministère l’information indispensable pour que celui-ci puisse déterminer le montant des subventions accordées à ces 122 garderies hébergeant 487 enfants hassidiques. Un petit détail : le seul réseau de garderies du Québec qui repose totalement sur une ghettoïsation religieuse a reçu quelque 20 millions de dollars de subventions depuis 2006. C’est ce que je qualifiais de blanchiment d’enfants dans ma chronique du 22 novembre dernier.

Au ministère, on ferme les yeux sur les pratiques douteuses

Le plus révoltant de toute cette affaire, c’est que le directeur régional au bureau de Montréal du ministère, Pierre Gaucher, raconte tout bonnement que le ministère se contentera de mettre la clé dans la porte de ce bureau «responsable». 

Quel culot! En ces temps où l’on gratte les fonds de tiroirs et siphonne les poches des contribuables, M. Gaucher entend simplement tourner la page et laisser s'envoler ces faisans devenus experts dans les activités irrégulières, douteuses et louches. Il n'exigera même une enquête sur ce qui est advenu de cet argent public qui a servi à renforcer l'isolement des intégristes ultraorthodoxes dans leur bulle ethnique.

Gageons qu’il craint comme la peste de se faire traiter de raciste et d’antisémite par ceux qui semblent avoir allègrement profité du système pour s’en mettre plein les poches. Si ce n’est pas du laxisme, dites-moi comment ça s’appelle. 

P.S.: En passant, puisque ça ne coûte rien (façon de parler!), je vous invite tous et toutes à venir assister aux plaidoiries de mon procès, mercredi 30 janvier, à compter de 9h, au palais de Justice de Montréal. Ça risque d'être fort enlevant, même si, croyez-moi, ça n'a rien à voir avec la Ligue nationale d'improvisation!

lundi 21 janvier 2013

LE FONCTIONNAIRE HONNÊTE


Depuis plusieurs jours, le téléphone ne dérougit pas chez moi. «Pis? Comment ça s’est passé?», «C’est-tu allé à ton goût?», «Grey était-tu aussi fort qu’on le dit?», «Rosenberg, lui… y’avait l’air de quoi?» «Et la juge, elle était comment?»

J’ai pensé enregistrer un message et partir ma cassette chaque fois que le téléphone sonnerait. Après ça, je me suis dit que je n'avais aucune raison de ne pas être fin avec vous. Bien au contraire. 

Vous comprendrez sans difficulté que je me garderai une petite gêne. Après tout, les plaidoiries sont prévues pour le 30 janvier prochain. Et puis, l’honorable juge Claude Dallaire n’aura pas trop de quelques mois pour déballer les innombrables boîtes de documents que les deux parties sont allées déverser dans sa... Cour, si je puis dire. 

Pas question, donc, que je me substitue à la juge. Ne manquerait plus que ça.

Je me limiterai donc à vous rassurer du mieux que je peux en vous disant qu’à part les deux premiers jours du procès où j’ai dû demeurer zen et stoïque en écoutant les Rosenberg et Werzberger casser du sucre sur mon dos, je suis plutôt satisfait d’avoir enfin pu déballer mon sac.

Après cinq ans d’accumulation, vous ne pouvez pas savoir comme ça fait du bien de pouvoir enfin cracher le morceau. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai ressenti quelque chose comme… comme un soulagement. Ahhhhhhhhhhhhh!


Gang de curieux! Vous voudriez que je vous raconte des trucs croustillants, c’est ça? Pour savoir ce que j’ai dit, c’est très simple, vous n’avez qu’à vous replonger dans les 312 chroniques de mon blogue. Pratiquement tout y est. Vous ne vous attendiez tout de même pas à ce que je vous ressorte tous les documents que j’ai déposés en cour. Pensez donc à l’écologie, bon sens! En plus, tout est déjà sur mon blogue. 

OK! OK! D’accord. Pas d’émeute, s’il vous plaît. Je vais vous en ressortir un document, mais un seul. C’est clair?

Je le prends au hasard. Tiens! Celui-ci. Qu’est-ce que c’est? C’est… le procès-verbal que les inspecteurs du département des permis et inspection du Plateau Mont-Royal ont rédigé au fil des ans à propos de la synagogue du 5253 Hutchison que fréquentent depuis toujours Michael et Martin Rosenberg. C'est truffé de faits juteux, mais limitons-nous à la page 7. Qu'est-ce que ça dit à propos d'un évènement qui s'est passé le 21 décembre 2004?



«II m'a offert de I'argent en me demandant de le laisser terminer. À ce moment, j'ai refusé immédiatement et j'ai quitté les lieux en lui mentionnant que s'il y avait encore des travailleurs sur place 30 minutes plus tard, la police viendrait faire cesser le chantier.»

Wouppelai! Je rêve ou quoi? Ça ressemble à une tentative de corruption de fonctionnaire. On ne sait juste pas qui a tenté d'acheter l'illégalité.

La bonne nouvelle dans toute cette histoire, c'est qu'en 2004, il y avait encore des fonctionnaires honnêtes à Montréal. Quelqu'un devrait aller le dire à la juge Charbonneau! Ça va l'encourager.


lundi 14 janvier 2013

GODZILLA C. LILLIPUTIEN

Dans le centimètre carré droit, le lilliputien Pierre Lacerte. Dans la moitié gauche du ring, le Godzilla Michael Rosenberg. À 9 heures ce matin, la cloche sonnera le début du combat extrême.                  

C'est mon Jour J. Après plus de cinq ans d'intimidations judiciaires, débute le second procès que m'a réservé l'un des hommes les plus riches et les plus puissants du Québec. Mais afin de ne pas gaspiller un iota de mes forces avant le combat, je ne m'étendrai pas sur le sujet (ni sur le tapis!). 


Je laisse au quotidien Le Devoir le soin de vous décrire l'enjeu de cette lutte qui n'a rien d'une chicane de clôture entre deux voisins, mais qui relève plutôt d'un débat de société qui doit se faire sur la place publique. L'article est publié dans l'édition de ce matin.

Avant de vous inviter à lire cet article, la disparité des moyens financiers entre M. Rosenberg (président d'une multinationale milliardaire) et moi (ex-journaliste aux revenus aléatoires depuis ce conflit),je me permets de solliciter une aide financière de citoyens qui seraient disposés à m'appuyer.

Depuis 2008, un groupe de résidents d’Outremont et du Plateau a mis sur pied le comité Citoyens pour l’équité réglementaire (CER). Comme son nom l’indique, cet organisme à but non lucratif veille à ce que la réglementation municipale soit appliquée équitablement à l’égard de tous les citoyens, sans passe-droit pour un groupe ou un autre de résidents. En plus de faire de la sensibilisation auprès du public, le CER organise des collectes de fonds pour appuyer des dossiers devant les tribunaux. (visionner leur vidéo)

Le comité suggère des dons de 100 $, mais il accepte évidemment des sommes de plus ou de moindres valeurs. Le comité s’engage à ne jamais divulguer l’identité, les coordonnées et le montant de la contribution des donateurs.

Si vous souhaitez m’épauler, je vous invite à prendre connaissance du communiqué du CER, puis à faire parvenir vos chèques libellés au nom de Citoyens pour l’équité réglementaire (CER) à l’adresse suivante :

Citoyens pour l’équité réglementaire (CER)
C.P. Bernard
48 053
Montréal (Québec)
H2V 4S8


Pour mieux connaître ma cause, cliquez ICI.




P.S.: Le procès est public et tous les citoyens sont invités à y assister. Il débutera à 9h ce matin et se poursuivre jusqu'à jeudi après-midi au palais de Justice de Montréal.

Maintenant, je vous laisse à la lecture de l'article du Devoir intitulé Poursuite-bâillon à Outremont? publié ce matin. 





Le Téléjournal de Radio-Canada a aussi diffusé un reportage sur ma cause






Mardi 15 janvier: 

Les parties en cause
 
La Presse a publié un compte-rendu de la journée.


Le Devoir a également publié son compte-rendu.


Mercredi 16 janvier:

Le Devoir:  
«Stationner en double n’est pas illégal si on paie 

                     sa contravention», estime Rosenberg

Dutrizac, au 98,5FM : Entrevue que j'ai accordé à M. Dutrizac


Jeudi 17 janvier: 

Le Devoir:  Lacerte se défend d'être antisémite

La Presse: Pierre Lacerte se défend d'être antisémite. Une 

                  accusation qui, selon lui, cause plus de tort que la
                  pédophilie.

Vendredi 18 janvier:

Canadian Jewish News: Voici un article étonnamment 
                                        équilibré. Bravo!

Le Devoir: Problèmes de voisinage au menu 

lundi 31 décembre 2012

LE PÈSE-ÂMES

À la Cour suprême, la seule burqa qui devrait être tolérée est le manteau de neige qui recouvre les voitures en ne laissant à découvert que les glaces des portières.  






Dans plusieurs partys de famille du temps des Fêtes, alors que ça chantait «Pis ôte ta capine. Veux-tu jouer de ma mandoline?», le jugement de la Cour suprême sur le port de la burqa devant les tribunaux a dû pas mal faire jaser. Et pour cause.


Accusant un cousin et un oncle de l'avoir agressée sexuellement, une musulmane de Toronto a exigé, pour des motifs religieux, de témoigner en
portant son niqab. 

Le juge présidant l’enquête préliminaire a conclu que la conviction religieuse de la victime n’était «pas tellement forte» et lui a ordonné d’enlever son éteignoir. 

Froissée, la victime masquée en a appelé à la Cour d'appel qui a conclu que si la liberté de religion du témoin et le droit de l’accusé à un procès équitable ne peuvent être conciliés, le témoin peut être forcé de se dévoiler le visage. 

La jeune intégriste s'est alors tournée vers la Cour suprême qui, comme c'est son habitude en ces matières d'accommodements controversés, a préféré refiler la patate chaude au tribunal de première instance. C'est ce pauvre juge  qui devra se patenter  une espèce de pèse-âmes pour soupeser le poids véritable de la foi religieuse des témoins. Bonne chance!

Comme bien d'autres, Me Julie Latour, ancienne bâtonnière du Barreau du Québec, n'en revient pas. 

Dans un article publié dans La Presse, l'avocate trouve cette situation d'autant plus absurde que la Charte canadienne accorde une protection au port du niqab alors que l'Islam ne le prescrit nulle part. Me Latour estime même que cette utilisation d'une pratique discriminatoire donne un coup de pouce au sectarisme, au détriment de l'esprit universel à la base de la protection des droits fondamentaux.

Quand on pense que même l'ex-ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles (MICC), Yolande James, trouvait que le port du niqab était incompatible avec les valeurs québécoises et n'avait pas sa place dans les cours de francisation réservés aux immigrants, on peut imaginer ce qu'elle doit penser du niqab dans les tribunaux.

Aux prises avec un jugement qui
«légitime un symbole dégradant pour les femmes», l'éditorialiste du Devoir, Antoine Robitaille, invite le gouvernement à recourir à la clause dérogatoire. Comme il le dit: «Une courte majorité de juges à la Cour suprême n’a le monopole ni de l’interprétation des droits ni de la démocratie.» Je seconde! Et vous?


Malgré tout, si Jean Gabin était toujours de ce monde, il aurait pu servir sa réplique légendaire à sa flamme, fut-elle voilée!
«T'as de beaux yeux, tu sais.»













 





BONNE ANNÉE À TOUS, MÊME À CELUI QUI EXAGÉRA ET QUI «CHARIA»

dimanche 23 décembre 2012

LA RENCONTRE DU 3e TYPE


N’en déplaise aux Mayas, il semble bien que nous soyons arrivés à Noël en même temps que tout le monde. Mais êtes-vous vraiment prêts pour le réveillon du Jour de l’An? 

Si vous avez oublié de réserver votre troupe de gigueux pour défoncer la nouvelle année, il n’est pas trop tard pour sauver votre party. Allez vite cogner à la porte de Thomas Mulcair. Il va vous arranger ça en deux temps, trois mouvements.
 

La Noël deThomas au Manoir Outremont : 
Les anges dans SA campagne
Je parie que vous ne saviez pas qu’en plus d’être député d’Outremont et chef du NPD, Thomas est l’impresario d’un fringant band juif ultraorthodoxe. 

Lundi dernier, il a fait monter le groupe Refuah V'chesed sur les planches de la cafétéria du Manoir Outremont. 

Attention les marchettes, les Refuah V'chesed sont là!
Pendant que les musiciens cassaient la baraque au plus grand plaisir des résidents, Mulcair, lui, profitait du Happy hour pour courtiser à la fois les aînés et les leaders hassidiques de la circonscription d’Outremont. Un «deux pour un» bien orchestré. «On voyait ça comme une manière de bâtir des ponts», expliquait le chef du NPD au journaliste de La Presse. Des ponts électoraux, s’entend. 

Regardez la courte vidéo du show. Quand vous verrez comment les marchettes ont pris le bord, vous vous arracherez le band pour le 31 décembre, c'est sûr. Et swinge la Bar Mitzvah dans le fond de la mezouzah!

En bon gérant d'estrades, le lobbyiste Mayer Feig s'est fait un devoir d'être du spectacle et de fouetter l'ardeur de ses troupes.
  
Je vous souhaite à toutes et tous un  joyeux Temps des Fêtes et une très bonne année. Revenez-nous en forme, car mon petit doigt me dit que ça va swinger encore en 2013!