lundi 28 janvier 2013

LE GOÛT DU FAISAN



En ce mois de janvier frisquet et à moins de deux jours du duel sans merci que se livreront Me Julius Grey et Me Rosalia Giarratano devant l’honorable juge Claude Dallaire, j’aurais cru pouvoir profiter du calme avant la tempête.

À gauche, le très médiatique Julius Grey et ses trois richissimes clients immortalisés dans un décor flairant l'omnipotence et l'establishment; à droite, dans un décor nettement moins pompeux, mes avocates Me Rosalia Giarratano et Hila Huelsen.
Pendant que les plaideurs de la cause qui m’oppose au puissant trio des Rosenberg et Werzberger fourbissent leurs armes en vue de leur prestation de mercredi, le monde, lui, ne s’arrête pas de tourner. Et pas toujours rondement, comme c’est, hélas! trop souvent le cas.

Me voici donc forcé de reprendre du collier et de souligner deux évènements d’intérêt public qui viennent refaire une ixième fois la manchette. 

Membres de la communauté hassidique de Boisbriand

Il y a à peine plus de deux semaines, le Journal de Montréal nous annonçait que la communauté hassidique établie à Boisbriand venait d’essuyer un quatrième jugement défavorable dans la cause qui l’oppose à la municipalité.

Cela fait presque huit ans que la secte refuse de payer sa facture d'eau potable. Une facture qui s’élève aujourd’hui à 2 millions de dollars et qui a coûté au-delà de 250 000 $ en frais juridiques à cette petite municipalité des Laurentides. Faut-il s’étonner que la mairesse Marlène Cortado doive se retenir à deux mains pour ne pas péter une coche? Revisitez mes chroniques du 12 avril 2012 et du 29 juin 2011 sur cette minable saga.
 

Par ailleurs, il y a à peine cinq jours, le téléjournal de Radio-Canada nous apprenait que le Gan unifié, l'organisme qui coordonne le réseau de garderies hassidiques en milieu familial, a commis «des centaines d'infractions administratives, comme des dossiers incomplets, des ententes inexistantes avec les parents ou encore l'absence de projet éducatif et de références sur les responsables». 

20 millions de dollars de subventions... mal gardées!

Cela fait plus de six ans que le Gan unifié n'a pas fourni au ministère l’information indispensable pour que celui-ci puisse déterminer le montant des subventions accordées à ces 122 garderies hébergeant 487 enfants hassidiques. Un petit détail : le seul réseau de garderies du Québec qui repose totalement sur une ghettoïsation religieuse a reçu quelque 20 millions de dollars de subventions depuis 2006. C’est ce que je qualifiais de blanchiment d’enfants dans ma chronique du 22 novembre dernier.

Au ministère, on ferme les yeux sur les pratiques douteuses

Le plus révoltant de toute cette affaire, c’est que le directeur régional au bureau de Montréal du ministère, Pierre Gaucher, raconte tout bonnement que le ministère se contentera de mettre la clé dans la porte de ce bureau «responsable». 

Quel culot! En ces temps où l’on gratte les fonds de tiroirs et siphonne les poches des contribuables, M. Gaucher entend simplement tourner la page et laisser s'envoler ces faisans devenus experts dans les activités irrégulières, douteuses et louches. Il n'exigera même une enquête sur ce qui est advenu de cet argent public qui a servi à renforcer l'isolement des intégristes ultraorthodoxes dans leur bulle ethnique.

Gageons qu’il craint comme la peste de se faire traiter de raciste et d’antisémite par ceux qui semblent avoir allègrement profité du système pour s’en mettre plein les poches. Si ce n’est pas du laxisme, dites-moi comment ça s’appelle. 

P.S.: En passant, puisque ça ne coûte rien (façon de parler!), je vous invite tous et toutes à venir assister aux plaidoiries de mon procès, mercredi 30 janvier, à compter de 9h, au palais de Justice de Montréal. Ça risque d'être fort enlevant, même si, croyez-moi, ça n'a rien à voir avec la Ligue nationale d'improvisation!

lundi 21 janvier 2013

LE FONCTIONNAIRE HONNÊTE


Depuis plusieurs jours, le téléphone ne dérougit pas chez moi. «Pis? Comment ça s’est passé?», «C’est-tu allé à ton goût?», «Grey était-tu aussi fort qu’on le dit?», «Rosenberg, lui… y’avait l’air de quoi?» «Et la juge, elle était comment?»

J’ai pensé enregistrer un message et partir ma cassette chaque fois que le téléphone sonnerait. Après ça, je me suis dit que je n'avais aucune raison de ne pas être fin avec vous. Bien au contraire. 

Vous comprendrez sans difficulté que je me garderai une petite gêne. Après tout, les plaidoiries sont prévues pour le 30 janvier prochain. Et puis, l’honorable juge Claude Dallaire n’aura pas trop de quelques mois pour déballer les innombrables boîtes de documents que les deux parties sont allées déverser dans sa... Cour, si je puis dire. 

Pas question, donc, que je me substitue à la juge. Ne manquerait plus que ça.

Je me limiterai donc à vous rassurer du mieux que je peux en vous disant qu’à part les deux premiers jours du procès où j’ai dû demeurer zen et stoïque en écoutant les Rosenberg et Werzberger casser du sucre sur mon dos, je suis plutôt satisfait d’avoir enfin pu déballer mon sac.

Après cinq ans d’accumulation, vous ne pouvez pas savoir comme ça fait du bien de pouvoir enfin cracher le morceau. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai ressenti quelque chose comme… comme un soulagement. Ahhhhhhhhhhhhh!


Gang de curieux! Vous voudriez que je vous raconte des trucs croustillants, c’est ça? Pour savoir ce que j’ai dit, c’est très simple, vous n’avez qu’à vous replonger dans les 312 chroniques de mon blogue. Pratiquement tout y est. Vous ne vous attendiez tout de même pas à ce que je vous ressorte tous les documents que j’ai déposés en cour. Pensez donc à l’écologie, bon sens! En plus, tout est déjà sur mon blogue. 

OK! OK! D’accord. Pas d’émeute, s’il vous plaît. Je vais vous en ressortir un document, mais un seul. C’est clair?

Je le prends au hasard. Tiens! Celui-ci. Qu’est-ce que c’est? C’est… le procès-verbal que les inspecteurs du département des permis et inspection du Plateau Mont-Royal ont rédigé au fil des ans à propos de la synagogue du 5253 Hutchison que fréquentent depuis toujours Michael et Martin Rosenberg. C'est truffé de faits juteux, mais limitons-nous à la page 7. Qu'est-ce que ça dit à propos d'un évènement qui s'est passé le 21 décembre 2004?


















 

«II m'a offert de I'argent en me demandant de le laisser terminer. À ce moment, j'ai refusé immédiatement et j'ai quitté les lieux en lui mentionnant que s'il y avait encore des travailleurs sur place 30 minutes plus tard, la police viendrait faire cesser le chantier.»

Wouppelai! Je rêve ou quoi? Ça ressemble à une tentative de corruption de fonctionnaire. On ne sait juste pas qui a tenté d'acheter l'illégalité.

La bonne nouvelle dans toute cette histoire, c'est qu'en 2004, il y avait encore des fonctionnaires honnêtes à Montréal. Quelqu'un devrait aller le dire à la juge Charbonneau! Ça va l'encourager.

lundi 14 janvier 2013

GODZILLA C. LILLIPUTIEN

Dans le centimètre carré droit, le lilliputien Pierre Lacerte. Dans la moitié gauche du ring, le Godzilla Michael Rosenberg. À 9 heures ce matin, la cloche sonnera le début du combat extrême.                  

C'est mon Jour J. Après plus de cinq ans d'intimidations judiciaires, débute le second procès que m'a réservé l'un des hommes les plus riches et les plus puissants du Québec. Mais afin de ne pas gaspiller un iota de mes forces avant le combat, je ne m'étendrai pas sur le sujet (ni sur le tapis!). 


Je laisse au quotidien Le Devoir le soin de vous décrire l'enjeu de cette lutte qui n'a rien d'une chicane de clôture entre deux voisins, mais qui relève plutôt d'un débat de société qui doit se faire sur la place publique. L'article est publié dans l'édition de ce matin.

Avant de vous inviter à lire cet article, la disparité des moyens financiers entre M. Rosenberg (président d'une multinationale milliardaire) et moi (ex-journaliste aux revenus aléatoires depuis ce conflit),je me permets de solliciter une aide financière de citoyens qui seraient disposés à m'appuyer.

Depuis 2008, un groupe de résidents d’Outremont et du Plateau a mis sur pied le comité Citoyens pour l’équité réglementaire (CER). Comme son nom l’indique, cet organisme à but non lucratif veille à ce que la réglementation municipale soit appliquée équitablement à l’égard de tous les citoyens, sans passe-droit pour un groupe ou un autre de résidents. En plus de faire de la sensibilisation auprès du public, le CER organise des collectes de fonds pour appuyer des dossiers devant les tribunaux. (visionner leur vidéo)

Le comité suggère des dons de 100 $, mais il accepte évidemment des sommes de plus ou de moindres valeurs. Le comité s’engage à ne jamais divulguer l’identité, les coordonnées et le montant de la contribution des donateurs.

Si vous souhaitez m’épauler, je vous invite à prendre connaissance du communiqué du CER, puis à faire parvenir vos chèques libellés au nom de Citoyens pour l’équité réglementaire (CER) à l’adresse suivante :

Citoyens pour l’équité réglementaire (CER)
C.P. Bernard
48 053
Montréal (Québec)
H2V 4S8


Pour mieux connaître ma cause, cliquez ICI.




P.S.: Le procès est public et tous les citoyens sont invités à y assister. Il débutera à 9h ce matin et se poursuivre jusqu'à jeudi après-midi au palais de Justice de Montréal.

Maintenant, je vous laisse à la lecture de l'article du Devoir intitulé Poursuite-bâillon à Outremont? publié ce matin. 





Le Téléjournal de Radio-Canada a aussi diffusé un reportage sur ma cause






Mardi 15 janvier

Les parties en cause
 
La Presse a publié un compte-rendu de la journée.


Le Devoir a également publié son compte-rendu.


Mercredi 16 janvier:

Le Devoir:  
«Stationner en double n’est pas illégal si on paie 

                     sa contravention», estime Rosenberg

Dutrizac, au 98,5FM : Entrevue que j'ai accordé à M. Dutrizac


Jeudi 17 janvier

Le DevoirLacerte se défend d'être antisémite

La Presse: Pierre Lacerte se défend d'être antisémite. Une 

                  accusation qui, selon lui, cause plus de tort que la
                  pédophilie.

Vendredi 18 janvier:

Canadian Jewish News: Voici un article étonnamment 
                                        équilibré. Bravo!

Le Devoir: Problèmes de voisinage au menu