mardi 2 octobre 2012

LES LOCK-OUT RELIGIEUX


La semaine dernière, souvenez-vous, ce sont trois élus de confession juive qui n’ont exigé rien de moins que la fermeture de l’Hôtel de Ville de Montréal pour leur permettre d’aller célébrer le Yom Kippour. Après tout, cette fête est un commandement divin écrit dans la Torah. Quant aux 62 autres élus municipaux qui ne partageaient pas leur foi, ils n’avaient qu’à aller jouer aux quilles!

Mais il n’y a pas qu’à l’Hôtel de Ville que ces célébrations peuvent causer des dommages collatéraux. 

Michael Rosenberg, le PDG du Groupe Rosdev
À trois reprises en autant de semaines, des travailleurs de la construction qui bossent sur un chantier appartenant à Michael Rosenberg se sont vus forcés de remballer leurs outils et de quitter, le casque sous le bras… et les poches vides. 

En raison d’une fête célébrée par à peine 1% des citoyens du Québec, le dirigeant hassidique a décrété la fermeture du chantier qui jouxte le siège social de l’empire Rosdev. Comment? Même les édifices en chantier doivent respecter la religion, maintenant?

Un des ouvriers qui a perdu plusieurs journées de salaire
Encore hier et avant-hier, une douzaine d’ouvriers du chantier du 7101, avenue du Parc ont dû rentrer chez eux sans compensation pour les journées de travail perdues. 

Les représentants syndicaux n’avaient même pas été avisés de ce «lock-out» religieux. Est-ce parce que cette fête doit s’accompagner de jours chômés pour les fidèles juifs qu’il est normal qu’elle fasse des chômeurs occasionnels dans la population non-juive? 

Cette pratique, apparemment exceptionnelle jusqu'à tout récemment, semble en voie de gagner du terrain. Visionnez le reportage  diffusé sur les ondes de TVA en fin de semaine dernière. 

2 commentaires:

Michel Delage a dit…

Ils font de plus en plus ce qu'ils veulent.

Un vrai gros problème en perspective.

Alain Roy a dit…

Les juifs hassidiques n'ont pas de travailleurs de la construction? Il me semble que ça réglerait le problème! Ils prendraient leurs congés quand bon leur semblerait.